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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 1 juillet 2026 26 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsJustice

PHILIPPE BALLARD : « La France, c'est 0,9 % des émissions de CO₂ » (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Philippe Ballard, bonsoir, vous êtes député de l'Oise et porte-parole du Rassemblement National qui a présenté, et on va en parler dans un instant, un plan clim aujourd'hui.

  • 0:18OuverteRéponse partielle

    Bonsoir Aubry Perrault, de la cellule Vrai ou Faux. Aubry, donc le RN promet d'équiper en climatisation les écoles, les EHPAD, les hôpitaux et d'autres bâtiments publics pour permettre aussi aux particuliers d'installer la clim chez eux.

  • 0:34RelanceRéponse partielle

    Oui, on a bien écouté la conférence de presse de vos collègues, Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménager. Alors il y a un détail qui a surpris les journalistes, c'est de savoir qui va payer pour faire installer ces climatisateurs.

  • 2:20OuverteRéponse partielle

    Et puis un autre point qui vous a semblé étonnant dans cette conférence de presse du RN aujourd'hui ?

  • 3:59OuverteRéponse directe

    Philippe Ballard, on va longuement parler de la climatisation. Vous allez pouvoir répondre évidemment.

  • 5:46FerméeRéponse partielle

    On va repasser dans l'autre sens. Ma prime rénove, c'est sans condition de ressources ? C'est pour tout le monde ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:14Invité politiqueChiffre
    « Premier temps, premier quinquennat, c'est 10 milliards d'euros. Ça fait 2 milliards par an. »
  • 4:21Invité politiqueChiffre
    « 2 milliards par an, quand on regarde la journée de solidarité, le fameux lundi de Pentecôte, on est au-delà de 2 milliards. »
  • 4:48Invité politiqueFait
    « premier quinquennat, ce sont les EHPAD, les écoles, les hôpitaux, une partie des transports publics. »
  • 4:53Invité politiqueChiffre
    « Deuxième quinquennat, toujours 10 milliards, 2 milliards par an, argent public. »
  • 5:01Invité politiqueChiffre
    « Troisième temps, il y a l'encours, je dis bien un encours de 20 milliards d'euros. »
  • 5:15Invité politiqueChiffre
    « Les intérêts seront payés par l'État, ça coûtera 600 millions à l'État français. »
  • 7:13Invité politiqueChiffre
    « C'est 20 euros par mois. »
  • 11:30Invité politiqueChiffre
    « La France, c'est 0,9% des émissions de CO2. »
  • 11:35Invité politiqueFait
    « La moitié sont dues à nos importations. »
  • 11:37Invité politiqueChiffre
    « La Chine c'est 30%, les États-Unis c'est 15%, l'Inde c'est 15%, nous on est à 0,9%. »
  • 11:44Invité politiqueChiffre
    « Un super tanker qui vient d'Asie pour arriver en France, ça pollue autant qu'un million de voitures en un an. »
  • 23:59Invité politiqueChiffre
    « 44% de prélèvements obligatoires en France. On est champions du monde. »
  • 24:02Invité politiqueChiffre
    « 56% de dépenses publiques. On est champions du monde. »
  • 24:12Invité politiqueChiffre
    « 50 milliards d'euros d'économie. »
  • 24:22Invité politiqueFait
    « dans notre politique migratoire, dans notre contribution au budget de l'Union européenne, dans les énergies intermittentes dont on parlait tout à l'heure, dans le train de vie de l'État, dans le train de vie des opérateurs, dans ce qu'on donne à l'étranger, ce qu'on appelle la coopération économique. »

Temps de parole

  • Philippe Ballard57 %
  • Invité17 %
  • Présentateur13 %
  • Invité 213 %

4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Philippe Ballard, bonsoir, vous êtes député de l'Oise et porte-parole du Rassemblement National qui a présenté, et on va en parler dans un instant, un plan clim aujourd'hui. Bonsoir Aubry Perrault, de la cellule Vrai ou Faux. Aubry, donc le RN promet d'équiper en climatisation les écoles, les EHPAD, les hôpitaux et d'autres bâtiments publics pour permettre aussi aux particuliers d'installer la clim chez eux. Et Aubry, ici présente, a épluché attentivement ce plan pour voir si tout était parfaitement cohérent.

0:34
Invité

Oui, on a bien écouté la conférence de presse de vos collègues, Jean-Philippe Tanguy et Thomas Ménager. Alors il y a un détail qui a surpris les journalistes, c'est de savoir qui va payer pour faire installer ces climatisateurs. Donc on le rappelle, vous prévoyez 20 milliards d'euros pour les particuliers, pour les aider à installer des clims, mais aussi 20 milliards d'euros pour équiper les établissements publics avec en priorité les EHPAD, les hôpitaux. Les écoles et pour les établissements publics, justement, écoutez ce que disait Thomas Ménager ce matin sur France 2.

1:05
Présentateur

Pour les collectivités et les établissements publics, EHPAD, hôpitaux, etc. Et bien entendu, ce qui est dépendant de l'État, c'est l'État directement qui assumera, on ne se défausse pas sur les collectivités.

1:15
Invité

Donc vous l'avez entendu, Thomas Ménager, il dit on ne se défausse pas sur les collectivités locales, territoriales. Donc ça veut dire que l'État paiera pour ces établissements-là, pour les écoles, les hôpitaux et les EHPAD. Sauf que lorsqu'on lit votre plan clim qui a été présenté cet après-midi et lorsqu'on discute avec ces députés, en fait, ils nous disent que tout ça sera financé en réalité par des prêts verts à taux zéro. Donc le mot qui est important, c'est évidemment prêt, y compris donc pour ces établissements publics. Donc ce que propose le RN, ce n'est pas de payer à la place des collectivités, c'est plutôt de les aider, ces collectivités, à emprunter.

Donc si une mairie a besoin d'argent pour équiper son école de climatisateur, l'État lui prêtera de l'argent sans lui faire payer les intérêts, donc pour la soulager de ça. Sauf qu'on a regardé, en réalité, c'est un peu le même principe qui existe déjà aujourd'hui pour permettre aux écoles de rénover leurs bâtiments. Les collectivités peuvent souscrire à des prêts à des taux avantageux, sauf que toutes les collectivités n'ont pas forcément les moyens. Et donc forcément, certains n'auront pas les moyens non plus pour la climatisation.

2:20
Présentateur

Et puis un autre point qui vous a semblé étonnant dans cette conférence de presse du RN aujourd'hui ?

2:24
Invité

Oui, parce que le Rassemblement national accable un peu le gouvernement en disant que le gouvernement n'était pas prêt. Alors ce qui est vrai, c'est que le Rassemblement national, il parle depuis longtemps de ce plan clim. Marine Le Pen en parlait déjà en juin 2025. Maintenant, nous, on a regardé si concrètement vous avez des élus qui gouvernent localement. On a regardé si vous aviez fait preuve d'anticipation sur cette clim. Et justement, Perpignan, c'est un bon exemple parce que vous avez un élu depuis 2020, Louis Alliot. Et Perpignan, c'est une grande ville et puis c'est surtout une ville où il fait très chaud. Sauf que Louis Alliot, il a été interrogé sur le sujet en septembre 2025.

Alors les propos sont rapportés par nos confrères de l'Indépendant. Et il dit à l'époque, je vous cite, sur cette question de la climatisation, les avis sont partagés. Certains la réclament, d'autres non. Si nous devions installer la climatisation partout, imaginer la facture pour la municipalité, sans parler du coût énergétique. Il dit que ça s'apparente plutôt à un rêve. Donc le maire, il insiste plutôt à l'époque sur le fait que les écoles disposent déjà de ventilateurs. Ça ne semblait donc pas forcément être une priorité pour lui en septembre 2025. Donc oui, les communes ont besoin d'aide de l'État pour installer des climatisateurs. On comprend bien.

Mais c'est vrai que vous avez impulsé un débat là-dessus. Vous forcez un peu tous les partis à se prononcer. En revanche, on voit que sur le terrain, vous n'avez pas non plus été visionnaire puisque les mairies n'ont pas forcément appliqué.

3:46
Présentateur

– Merci beaucoup Aubry Perrault de la cellule Vrai ou Faux. On retrouve toute l'équipe pour l'émission hebdomadaire le samedi à 13h. Philippe Ballard, on va longuement parler de la climatisation. Vous allez pouvoir répondre évidemment.

4:00
Philippe Ballard

– Je vais répondre sur les chiffres notamment. Vous avez montré à l'écran le petit livret. Tout est dedans en fait. Je pense qu'il y a une mauvaise interprétation. Alors je vais vous donner la bonne interprétation. – Alors, allez-y. – Ah bon, d'accord. C'est en trois temps. Premier temps, premier quinquennat, c'est 10 milliards d'euros. Ça fait 2 milliards par an. 2 milliards par an, quand on regarde la journée de solidarité, le fameux lundi de Pentecôte, on est au-delà de 2 milliards. C'est de l'argent public. Ça n'a rien à voir avec les prêts à taux zéro.

4:27
Invité

– Alors si, si, les députés disent que c'est des prêts verts à taux zéro. Ils nous ont confirmé ça cet après-midi que tout était du…

4:31
Philippe Ballard

– Non, mais ce n'est pas ce qui est écrit dans le livret.

4:33
Invité

– Alors ils ont reconnu qu'il y avait des coquilles dans le livret et que ça serait bien des prêts.

4:38
Philippe Ballard

– Oui, je vous dis, premier quinquennat, ce sont les EHPAD, les écoles, les hôpitaux, une partie des transports publics. Deuxième quinquennat, toujours 10 milliards, 2 milliards par an, argent public. Là, on s'attaque, dans mon sens du terme, à tout ce qui accueille le public, c'est-à-dire les administrations, les commissariats de police, etc. Troisième temps, il y a l'encours, je dis bien un encours de 20 milliards d'euros. Un encours, ce sont les établissements financiers qui prêteront au public, à ceux qui veulent en bénéficier, avec donc une limite de 20 milliards d'euros. Les intérêts seront payés par l'État, ça coûtera 600 millions à l'État français.

Et là, on pourra inclure, parce qu'on a pris une rénove, tout le monde a compris que ça ne marchait pas, ça ne marchera jamais, ça change tout le temps, il y a de la fraude. Donc là, ça sera un 100% rénove. Et on pourra prétendre à ce prêt à taux zéro, pour faire à la fois des travaux d'isolation. Ça, c'est pour les particuliers. Ça, c'est pour les particuliers. Et donc, les intérêts seront payés par l'État. Voilà.

5:42
Invité

Moi, j'ai besoin de précision pour bien... On va repasser dans l'autre sens. Ma prime rénove, c'est sans condition de ressources ? C'est pour tout le monde ?

5:50
Philippe Ballard

Là, c'est sans condition... Alors, ce n'est plus ma prime rénove, c'est 100% rénove.

5:54
Invité

Appelez ça 100% rénove, c'est-à-dire le fait.

5:56
Philippe Ballard

Voilà, il n'y a pas de condition de ressources, on peut même avoir bénéficié... Je pense que si on est milliardaire, je ne sais pas si on ne sollicite pas un prêt à tous. Je vous fais le même raisonnement. Pour poser la clim, je pense que c'est déjà dès l'installation, ils ont la clim.

6:08
Invité

Je vous fais le même raisonnement que sur l'exonération d'impôts entre Kylian Mbappé et un certain nombre de jeunes quand il y avait eu la campagne présidentielle. Est-ce que, pour les particuliers, parce qu'il y a beaucoup de gens qui nous regardent, qui sont quand même chez eux, vous avez parlé des EHPAD. Or, 10% seulement des plus de 75 ans sont en EHPAD, les autres sont à la maison, chez eux. Qu'est-ce qu'on fait pour eux ? On attend le deuxième quinquennat ?

6:31
Philippe Ballard

Non, mais non, parce que dès... Je ne vais pas dire demain, parce qu'on n'est pas encore au pouvoir. Mais si ce plan est mis en place, dès aujourd'hui, vous pouvez aller dans un établissement financier où vos enfants, vos petits-enfants solliciter un prêt pour installer la clim. Si on n'a pas les moyens ? C'est un prêt, mais vous ne remboursez que le capital.

6:49
Invité

Non, mais d'accord, mais si on ne l'a pas, le capital, je vais vous poser cette question. Pour les personnes âgées qui sont... Vous connaissez quand même, et vous l'avez suffisamment dit, que les retraites, un certain des retraites des personnes âgées n'étaient quand même pas énormes. Pour pouvoir ou acheter un climatiseur ou se climatiser globalement, il faut avoir les moyens.

7:05
Philippe Ballard

Mais justement, c'est bien pour ça qu'on va avoir un établissement financier, pour qu'ils vous prêtent de l'argent. Et vous ne remboursez que le capital, et on l'a chiffré, c'est dans le livret. C'est 20 euros par mois.

7:14
Invité

20 euros par mois, d'accord. 20 euros par mois.

7:17
Philippe Ballard

On souligne, effectivement, qu'il y a un problème de pouvoir d'achat en France, notamment auprès, de ne pas tous les retraités, mais une grande partie des retraités. C'est 20 euros par mois pour avoir la clim, pour éviter de mourir. Parce qu'il faut quand même avoir présence à l'esprit. C'est juste pour éviter de mourir. Je ne dis pas le contraire.

7:33
Invité

Pour les logements sociaux, certains logements sociaux qui ont été construits ou à la va-vite dans les années 60 ou 70 et qui sont devenus des bouilloires thermiques, est-ce que là, c'est les mêmes conditions de prêt que quand on a une maison avec des gros murs, si j'ose dire, qui protègent un peu plus ? Est-ce qu'il n'y a pas un petit plus qu'on donnerait en fonction, puisqu'il n'y a pas de condition de ressource, des gens qui, eux, sont au 8e étage ou au 10e étage d'une tour ?

7:58
Philippe Ballard

Alors, ce qu'il faudrait, c'est éviter de faire ce qu'on a fait avec MaPrimeRénov', qui est une usine à gaz. Moi, je m'étais un peu penché dessus. On ne comprend rien. Franchement, si vous comprenez MaPrimeRénov', bravo. Alors, si on commence à réinventer une usine à gaz... Non, ce n'est pas une usine à gaz. Si, parce que si on commence à mettre tel ou tel critère, je suis au 8e, je suis au 5e, je suis au 4e, il n'y a pas de condition de ressource.

8:18
Invité

Il y a des critères, si on est E, D ou F, O, G ou je ne sais pas quoi, on peut considérer que dans ces moments-là, on a besoin de rénover plus quand on est dans une maison bourgeoise ou dans une maison de ville normale ou dans un pavillon et que là, on revient à la campagne et qu'il ne fait pas trop chaud.

8:32
Philippe Ballard

Mais vous avez vu ce qui s'est passé sur les logements qu'on mettait à la location AFG, ce qui est cité en bas ? Il y a une telle pénurie qu'ils ont été contraints de les remettre sur le marché. Avec l'engagement des propriétaires de faire des travaux. Voilà, de faire des travaux, ce qui est plutôt une bonne chose. Donc, c'est ce qu'on réclamait. Donc, voilà, on va éviter de refaire une usine à gaz. Vous allez voir votre banque. Vous voulez, après, pour installer la clim et faire, si vous le voulez, d'autres travaux de rénovation, de l'isolation, parce qu'il faut penser à l'hiver aussi, il peut faire froid. Là, il y aura un accès à la pompe à chaleur, notamment. Reversible, donc.

Reversible, c'est-à-dire l'hiver, ça chauffe, l'été, ça fait du frais.

9:07
Présentateur

Philippe Ballard, les écologistes ont annoncé aujourd'hui qu'ils déposaient une motion de censure contre le gouvernement pour le sanctionner du retard dans la politique d'adaptation au réchauffement climatique. Est-ce que vous la voterez ?

9:20
Philippe Ballard

Écoutez, il y a mille façons, il y a mille raisons, en tout cas, de sanctionner, de voter une censure pour ce gouvernement. On n'a pas arrêté de position, là, à l'instant T où on se parle. Marine Le Pen nous fera part de sa réflexion. Elle va en parler avec Jordan Bardella.

9:36
Présentateur

C'est Marine Le Pen et Jordan Bardella qui décident tous les deux ?

9:39
Philippe Ballard

Oui, c'est quand même un peu normal, ils en parlent. Et puis en réunion de groupe, alors c'est le mardi matin, là, s'il y avait une motion de censure de déposé, vous savez que c'est 48 heures. Donc elle serait examinée jeudi ou vendredi. Mais elle nous ferait part, effectivement, de sa réflexion. Jordan Bardella aussi, on verra. Mais enfin, encore une fois, il y a mille raisons de censurer ce gouvernement. Et si elle attend les voix de la gauche, on lui rappellera quand même qu'au mois de janvier, il a manqué neuf voix, neuf voix pour censurer le gouvernement après le PLF, le projet de budget. Donc là, je ne sais pas où aller chercher ces voix qui permettraient de censurer le gouvernement.

10:11
Invité

Est-ce que ça serait honnête, alors qu'il y a eu du climato-scepticisme, ou des gens qui ont dit qu'il n'y avait pas le feu, si j'ose dire, de censurer le gouvernement au nom d'une impréparation ? Parce que Sébastien Lecornu, ça lui tombe sur la figure, comme ça aurait pu vous tomber sur la figure si vous êtes élu, vous d'autres d'ailleurs, c'est pas du tout. Est-ce que c'est véritablement quelque chose qui...

10:30
Philippe Ballard

Non mais je vous dis, honnêtement, je ne vois pas bien la raison qui nous permettrait de voter cette motion de censure. On va en parler, Marine Le Pen nous expliquera sa vision, elle en parlera avec Jordan, et puis on décidera à ce moment-là. Votre sentiment ? A priori, non mais en fait là, vous savez ce qui se passe, vous suivez ça quand même tous les jours. Il y a eu une guerre interne chez les écologistes, Sandirine Rousseau, Marine Tondelier, et la présidente du groupe, Mme Chatelain, sans téléphone tous les jours. Alors que chez vous, tout le monde est aligné ? En fait, ah oui, oui, oui, ça je vous confirme, oui, oui, oui, tout à fait, oui, en ordre de bataille.

11:08
Invité

En dehors des climatisations, de la bataille de la climatisation, qui n'est quand même qu'une partie des solutions qui... Enfin, il y a les solutions temporaires, et puis il y a l'adaptation progressive. Qu'est-ce qu'il y a dans le plan du RN qui pourrait expliquer concrètement, de manière à jouer l'avenir ?

11:26
Philippe Ballard

Eh bien, une vision, ce que n'ont pas les autres partis politiques. Alors, je vais m'expliquer. La France, c'est 0,9% des émissions de CO2. On est mieux que les autres. La moitié sont dues à nos importations. Donc, alors, la Chine c'est 30%, les États-Unis c'est 15%, l'Inde c'est 15%, nous on est à 0,9%. La moitié sont dues à nos importations. Un super tanker qui vient d'Asie pour arriver en France, ça pollue autant qu'un million de voitures en un an. Donc, on relocalise, on arrête avec la fable de la mondialisation en rose, on relocalise un certain nombre de productions qu'on a faites en France. Et qu'on a, ben voilà, avec la mondialisation, tout est parti à l'étranger.

12:01
Invité

Ça va prendre un certain temps. Parce que par exemple, j'ai regardé tout à l'heure l'état du marché des climatiseurs ou des climatisations. C'est un marché qui est dominé totalement par l'Asie et les Américains. C'est-à-dire que nous, on a un, quelques fabricants comme Atlantique, avec un C à la fin,

12:14
Philippe Ballard

qui a été vendu d'ailleurs, entre parenthèses, à des Japonais et à des Américains.

12:17
Invité

Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait ? On importe des centaines de milliers de climatiseurs qui ne sont pas français, ou on attend que ça soit relocalisé ? Dans ce cas-là, on pourra peut-être se climatiser en 2050 ?

12:28
Philippe Ballard

Non, c'est justement, quand je vous dis relocaliser, c'est réindustrialiser aussi le pays. On sait faire, je pense qu'on sait faire. Des pompes à chaleur, on en importe à peu près 35%. Bon, ça veut dire qu'en fait, le reste, on le fait en France. Ben, ça sera 100% de pompes à chaleur made in France. Et puis, pour la climatisation, ça peut être exactement la même chose. Enfin, on a un savoir-faire, on a quand même le génie français. Et avec cette mondialisation, on nous a mis en concurrence avec des pays qui n'ont pas les mêmes règles fiscales, sociales, environnementales. Alors, tout est parti à l'étranger. Donc, on va relocaliser, réindustrialiser le pays.

Et puis, on n'est pas contre la végétalisation, par exemple, des cours d'école, des rues, etc. Mais là, on est dans l'urgence. Et effectivement, on s'était rappelé il y a quelques instants. Le plan clim, ça fait quand même quelques années que Marine Le Pen en parle. Parce que ça sauve des vies. Le bilan, j'espère qu'il sera le plus bas possible. Mais il faut sauver des vies. Donc, il y a l'urgence.

13:24
Présentateur

Philippe Ballard, on apprend ce soir que des perquisitions sont en cours en France et dans d'autres pays européens sur des soupçons de détournement de fonds européens par le groupe d'eurodéputés Identité et Démocratie, où siégeait le Rassemblement National au Parlement européen. Et Jordan Bardella, sur son compte Twitter, parle de perquisition en cours au siège et au domicile personnel de prestataires de communication ayant travaillé avec vous.

Alors que dans le même temps, le canard enchaîné nous apprend, c'est toujours Jordan Bardella qui cite le canard enchaîné cette fois, qui nous apprend l'ouverture d'une autre information judiciaire, le concernant, à la suite d'une plainte d'une association à propos d'un emploi de quelques mois occupé au Parlement européen il y a bientôt 12 ans. Et il termine son message par cette formule. « Comme à chaque fois, les procédures judiciaires annoncent le calendrier électoral, nous n'avons rien à nous reprocher et nous le montrerons. »

14:23
Philippe Ballard

Plus on se rapproche du sommet, et moins on a d'oxygène, si vous voulez. Donc si on prend point par point, il s'agit d'un emploi qui daterait de 12 ans d'après ce qu'écrit Jordan Bardella. C'est une association militante, il y en a beaucoup, qui nous font des procès, quelqu'un que jamais d'ailleurs. Après, il y a une perquisition en cours, on va laisser les enquêteurs perquisitionner, et on va laisser la justice suivre son cours, mais on est sereins, et Jordan Bardella le dit, on montrera que nous sommes encore une fois complètement innocents.

14:51
Présentateur

C'est ce que disait Marine Le Pen, elle a été condamnée en première instance, même s'il est de nouveau présumé innocente, et qu'on attend la décision en appel pour le 7 juillet.

14:59
Philippe Ballard

Oui, oui, c'est la même chose. Pour Marine Le Pen, on va attendre le 7 juillet, mais on sait très bien qu'il y a un tas d'associations, qui sont des associations militantes, sous couvert de dire, nous on veut laver plus blanc que blanc, on veut que tout soit nickel, mais en fait, il y a un agenda politique derrière tout ça.

15:14
Présentateur

Donc vous ne faites pas confiance à la justice de notre pays ?

15:16
Philippe Ballard

Non, c'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit qu'il y a des associations qui portent plainte, quand il y a une plainte de déposé, et bien les enquêteurs enquêtent.

15:22
Invité

Mais les Français ne sont pas forcément dus, parce que la première réaction qu'avait eue Marine Le Pen, en appelant à la manifestation qui avait lieu au Place Vauban, n'avait finalement pas été suivie. Quand on avait regardé les sondages, vous me direz que les sondages, ça ne vaut peut-être pas grand-chose, globalement, les Français ne considéraient pas que la justice faisait de la politique à l'état pur et qu'il n'y avait pas quand même quelque chose qui avait été mal fait ou malhonnête. D'ailleurs, la stratégie de défense de Marine Le Pen a changé entre le premier et l'appel.

15:46
Philippe Ballard

Moi, je m'en rappelle du 31 mars dernier, j'ai sur un plateau d'une chaîne d'info, il y avait l'ancien président de l'USM, l'Union syndicale des magistrats, qui s'était étonné de ce jugement. On dirait que la peine d'exécution provisoire, et qu'on ne comprenait pas les tenants et les aboutissants, et puis la peine en tant que telle, les cinq ans d'inigibilité, qu'on ne comprenait pas très bien ce qu'il y avait derrière. Après, les magistrats, il y en a qui font excellemment leur travail en France, il y en a même qui sont sous protection policière. Ça veut dire qu'ils font très très bien.

16:18
Invité

– C'est notamment la présidente du tribunal qui a...

16:20
Philippe Ballard

– Oui, mais il y a ceux qui sont aussi face aux narcotrafiquants, voilà, donc il y a d'excellents, excellents magistrats. Et puis il faut essayer de constater quand même que vous avez en France un syndicat de magistrats qui s'appelle le syndicat de la magistrature, qui fait 30% des voix aux élections professionnelles, et qui parfois peut avoir un comportement, je vais dire, assez aléatoire.

16:43
Invité

– Beaucoup de politiques sont logées à une mauvaise enseigne, comme vous dites. J'aurais juste une question supplémentaire sur les énergies. Le renouvelable, vous ne croyez pas en ça ? Vous croyez en le nucléaire, mais pas le renouvelable ?

16:55
Philippe Ballard

– Ah ben non, les éoliennes, non. C'est clair. – Oui, enfin, ce ne sont pas des énergies pilotables, comme on dit. Qu'est-ce que ça veut dire ? Il faut que les Français comprennent. Parce que c'est occulté dans le débat public. Le nucléaire, c'est pilotable. L'hydraulique, c'est pilotable. – Ça peut se stocker, se redistribuer ? – Non, mais on peut le... Voilà, à l'instant T, dans les centrales, on peut réguler. Qu'est-ce qui s'est passé en Espagne en mois de juin dernier, quand il y a eu le blackout des gens, coincés pendant des heures dans les ascenseurs, les cartes bancaires qui ne fonctionnaient pas ? Maintenant, ils ont essayé de planquer la vérité.

Mais on le sait, c'est parce qu'ils ont des panneaux photovoltaïques et des éoliennes. Et ça injecte, sans que ça soit pilotable, contrôlable, de l'électricité dans tout le circuit. Le circuit l'a pété, tout simplement. Donc on est contre, mais ce n'est pas parce qu'on ne trouve pas les éoliennes très jolies. Moi, j'en ai dans ma circonscription, je peux vous dire que les gens sont remontés comme des pendules. Donc on est contre l'éolien. Le panneau photovoltaïque fabriqué en Chine, entre parenthèses, ça peut se concevoir dans les dom-toms, ça peut se concevoir en Corse. Mais enfin, quand c'est implanté dans des champs, ce n'est peut-être pas l'idée du siècle.

17:56
Présentateur

Revenons au calendrier judiciaire et politique. Comment vous vous préparez pour le 7 juillet ? Donc 7 juillet, ce sera la décision de la Cour d'appel concernant Marine Le Pen dans le procès en détournement de fonds européens.

18:09
Philippe Ballard

Si vous n'avez pas échappé, on n'a pas la main.

18:11
Présentateur

Je vous demande comment vous vous préparez.

18:13
Philippe Ballard

Eh bien, nous, on continue le combat déjà au jour le jour. Enfin voilà, qu'est-ce que je vous dise ? On ne va pas se pendre. On va attendre le 7 juillet la décision de la justice française. Des magistrats vont décider en quelque sorte du sort de celle qui est donnée avec Jordan Vardéa, puisque les sondages voulaient regarder parmi l'année. Une des favorites pour...

18:34
Présentateur

Si elle est condamnée, ça sera la fin de sa carrière politique.

18:39
Philippe Ballard

Il faut poser la question à Marine Le Pen directement. Mais on a la chance de la voir au quotidien. C'est une formidable, exceptionnelle combattante. C'est une guerrière. Donc non, c'est... Ça veut dire qu'elle fera la campagne ? A priori, je ne vois pas Marine Le Pen. Elle fera un 20h, comme vous le savez, le 7 au soir, dire « j'arrête tout, tentation de Venise ». Non, elle combattra. Enfin voilà, elle mène le combat de sa vie pour... Mais pas pour elle, pour la France et les Français. Donc c'est une guerrière, c'est une combattante. Elle continuera le combat, bien sûr.

Quelle que soit la décision, si évidemment elle est ce que l'on pense innocentée, ça sera notre candidat à l'élection présidentielle.

19:14
Invité

Est-ce qu'elle pourrait revenir sur ce qu'elle avait déclaré qui était de ne pas vouloir faire campagne sous bracelet ? C'est-à-dire, imaginons un scénario qui soit en gros où l'inéligibilité arrive juste quelques jours ou quelques semaines avant la date de l'élection. Est-ce que c'est quelque chose qu'elle peut réviser dans sa tête ? On sait très bien qu'à ce moment-là, un juge peut lui donner la possibilité de rentrer à plus tard, de se déplacer. Est-ce que c'est envisageable, ça ? C'est le juge d'application des peines qui, si c'était le cas, parce que là, on fait la politique question,

19:41
Philippe Ballard

mais je réponds à votre question. Elle a dit « je ne ferais pas campagne sous bracelet électronique ». Oui, parce que faire une campagne, si on va dans les dom-toms, c'est compliqué d'entrer chez soi. C'est pas des dom-toms, oui. Non, mais même en Corrèze et de rentrer à l'intérieur de chez soi au commissariat. Donc même si elle était éligible au moment de l'élection ? Mais ça, il faut lui poser directement la question. Elle, c'est le juge d'application des peines qui peut effectivement plus ou moins assouplir s'il y a un bracelet électronique. Mais enfin, encore une fois, on n'est pas dans cette optique. Pour nous, elle est innocente, donc elle sera innocentée.

20:09
Invité

D'accord. Si Jordan Bardella, il sera son premier ministre, je suis de la politique fiction à Jean-Pruval le conditionnel.

20:16
Philippe Ballard

Là, c'est pas fiction, parce qu'on l'a dit. Si Marine Le Pen est élu président de la République, c'est Jordan Bardella le premier ministre.

20:21
Invité

Quels sont vos accords et avec qui ? Vous avez déjà dû y penser. Il y aura des législatives dans la foulée. Vous travaillez avec qui ? C'est qui l'équipe de Jordan Bardella ? C'est des hauts fonctionnaires assez capés ou des gens du parti d'Éric Ciotti. C'est quel profil de gens ? Sachant que ça sera un jeune premier ministre à très expérimenter.

20:40
Philippe Ballard

C'est pas condamnable de fréquenter nos alliés de l'UDR ?

20:45
Invité

Je vous dis juste, avec qui vous parlez pour les législatives ? Et qu'elle serait en gros la dream team de Jordan Bardella ? Il y aurait qui dedans ?

20:52
Philippe Ballard

Il fera son gouvernement, si c'est lui qui est nommé premier ministre, en accord évidemment avec Marine Le Pen, qui sera présidente de la République. Voilà, c'est classique. Je n'invente pas l'eau chaude. Non, mais je vous demande simplement comme de la composition de l'eau. Et après, les législatives, on a fait une alliance en 2024 avec nos alliés de l'UDR, d'Éric Ciotti. Il est évident qu'on recommencera la même chose. Marion Maréchal a eu quelques députés élus sous sa bannière, enfin sous notre bannière commune. Voilà. Et puis après, nous, on tend la main à tous ceux qui sont sincèrement patriotes et souverainistes.

Voilà, s'il y a des LR qui sont déçus, quand on voit le spectacle des LR, quand même, franchement, il faut avoir du courage pour rester chez eux. Eh bien, ils peuvent nous revenir. Et puis s'il y a des gens qui ont une sensibilité plutôt sociale de gauche, mais qui sont sincèrement patriotes, souverainistes, mais ils peuvent venir travailler avec nous. Nous, on veut rassembler, on ne veut pas diviser, cliver, comme la France insoumise.

21:47
Présentateur

Rassembler la droite et la gauche, comme Emmanuel Macron, finalement ?

21:49
Philippe Ballard

Oui, quand on voit le résultat, non, lui, c'était dû en même temps. Donc on ne va pas faire dû en même temps. Nous, c'est très clair, on a un projet, encore une fois, patriotes, souverainistes. Tous ceux qui partagent cette vision de la politique peuvent venir nous rejoindre.

22:03
Présentateur

Mais la ligne économique, elle n'est pas très claire. Entre la ligne plutôt à gauche, plutôt sociale, étatiste...

22:08
Philippe Ballard

Ou celle qui appelle le ciotiste de Jordan de Bardella, plus libérale. J'écoutais l'autre soir Jordan de Bardella, sur une chaîne d'info, qui parlait du patriotisme économique, qui parlait de protectionnisme intelligent. En l'écoutant, je me suis dit, tiens, les journalistes vont dire qu'il est de gauche. Et puis Jean-Philippe Tanguy, dans le même temps, qui parlait des impôts de production. Nous, on demande qu'ils soient baissés. La C3F, la CVAE, etc. Là, quelqu'un qui arrive de l'étranger, qui n'a pas écouté les infos depuis quelques mois, il peut se dire, lui, Jean-Philippe Tanguy, il est plutôt libéral. Et Jordan de Bardella, il est plutôt social, étatiste.

Il n'y a pas de ligne de fracture entre nous.

22:49
Présentateur

Mais oui, mais comme vous l'avez dit, le bilan, en tout cas la tentative macroniste de transcender le clivage de droite-gauche n'a pas remporté un franc en succès. Elle est plutôt au retour du clivage. Pourquoi vous ne l'assumez pas ?

23:05
Philippe Ballard

Ceux qui sont à gauche, ils restent à gauche. Les filles, je pense qu'ils sont irrécupérables. Et nous, on met en temps la main. Ceux qui veulent travailler avec nous, ce n'est pas une histoire de clivage. Ceux qui partagent notre vision nous rejoignent avec le programme économique. Alors, c'est bon ton de la part des journalistes d'essayer de trouver des biais.

23:23
Invité

Non, ce ne sont pas des inventions des journalistes.

23:25
Philippe Ballard

Vous savez qu'on parle avec des députés. Il n'y a pas une ligne sociale étatiste. Il n'y a pas une ligne néolibérale.

23:34
Invité

Ils ne sont pas totalement d'accord. Ou alors, ils jouent ces doubles faces. C'est-à-dire une face pour attister un peu à gauche et une face pour attister plus libéral.

23:41
Philippe Ballard

Je vous ai donné deux exemples précis. Voilà, avec les déclarations de Jordan Bardella et de Jean-Philippe Tanguy qui prouvent qu'on a un discours complètement cohérent. On parle de protectionnisme, de priorité nationale dans la commande publique, de la baisse des impôts de production. De toute façon, on est tous d'accord pour le consacre. 44% de prélèvements obligatoires en France. On est champions du monde. 56% de dépenses publiques. On est champions du monde. Et il y a des gens qui le disent du mois et ne peuvent pas finir les fins de mois. Il faudra qu'on nous explique un peu.

24:06
Invité

Oui, mais c'est juste pour trouver des recettes.

24:08
Philippe Ballard

Les recettes, je vous renvoie au contre-budget que nous avons présenté au mois d'octobre dernier. 50 milliards d'euros d'économie. Mais économie structurelle, pas les coups de rabot que ça prête à faire une nouvelle fois. Ce gouvernement, M. Le Corne-Nunon, est économie structurelle dans notre politique migratoire, dans notre contribution au budget de l'Union européenne, dans les énergies intermittentes dont on parlait tout à l'heure, dans le train de vie de l'État, dans le train de vie des opérateurs, dans ce qu'on donne à l'étranger, ce qu'on appelle la coopération économique. Ce sont des milliards d'euros à économiser.

Il y a des milliards d'euros à économiser, mais dans le bon sens et en faisant des économies structurelles.

24:38
Présentateur

Si Marine Le Pen ne peut pas se présenter et que c'est Jordan Bardella qui est élue, quel rôle elle aura, Marine Le Pen, dans le nouveau pouvoir ?

24:46
Philippe Ballard

On lui a posé la question à plusieurs reprises et je renvoie à ce qu'elle a répondu. Elle aura évidemment un rôle, mais elle sera une tutrice. Une tutrice ? Non, mais elle aura un rôle.

25:00
Présentateur

Le président de la République de la France peut avoir une tutrice ?

25:03
Philippe Ballard

Non, mais comprenez le mot tel que je l'ai employé. Si on se place dans l'hypothèse, parce que là, c'est un peu le jeu quand même, c'est la politique fiction, mais enfin bon bref, si Jordan Bardella a été élue président de la République, évidemment que Marine Le Pen, ce sera toujours une figure, vous la connaissez depuis, de longues années dans la vie politique française. On ne peut pas gommer une personne comme Marine Le Pen.

25:23
Présentateur

Donc il sera tenu de l'écouter ?

25:24
Philippe Ballard

Non, mais il s'écoute toujours, il se parle, il s'écoute. Un président qui n'écoute personne, on en a un en ce moment à l'Élysée, il s'appelle Emmanuel Macron. Et on voit où ça a amené la France. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Bonne soirée.

25:35
Présentateur

Merci d'avoir été notre invité. Merci.

PHILIPPE BALLARD : « La France, c'est 0,9 % des émissions de CO₂ » (France Info) — Philippe Ballard · Pourquijevote