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interviewC dans l'air (sur YouTube)· 11 juillet 2026 12 min

Trump, cible numéro 1 de l’Iran

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On n'en sait pas plus. Le propre du Secret Service, c'est de garder les informations, comme les réactions de défense, secrètes. - A.Casse: On va essayer de comprendre l'ampleur de cette menace qui pèse sur la vie du président américain.

Est-il est la seule cible? Le risque est-il aussi terroriste? Les Iraniens pourraient-ils commettre un attentat aux Etats-Unis? - Mercredi soir, après le sommet de l'Otan, D.Trump monte à bord de l'avion présidentiel.

Une scène banale dans la vie du président américain, et pourtant, cette fois, l'image fait réagir. D.Trump n'emprunte pas son avion flambant neuf, pourtant utilisé la veille. - Pourquoi ne rentrez vous pas à bord du nouvel Air Force One? - D.Trump: Le nouvel avion s'envole pour l'Europe, vers l'une des grandes bases, 2 ou 3 des grandes bases où nous pourrons le montrer au public.

Nous rentrerons chez nous par les moyens habituels. - Le président reste plus qu'évasif sur ce changement de dernière minute avant de reconnaître, en plein vol, face aux journalistes... - D.Trump: C'est probablement une nuit dangereuse par rapport à ces crapules auxquelles nous devons faire face. - Allusion très claire aux Iraniens.

Le nouvel avion offert par le Qatar ne serait-il pas suffisamment sécurisé pour transporter le président américain? Un cadeau à 400 millions de dollars dont D.Trump s'est pourtant amplement vanté ces dernières semaines. - D.Trump: La qualité de fabrication de cet avion est telle que quand on le voit, on a du mal à le croire.

La qualité des bois, des matériaux, des moteurs...

Ces moteurs sont exceptionnels. Ce sont les meilleurs au monde. Il n'y a rien de comparable.

Ils l'ont rendu digne d'un avion présidentiel. Cela inclut la sécurité et tous les gadgets qu'ils y ont intégrés. C'est très complexe, mais c'est vraiment impressionnant.

C'est un avion que les Etats-Unis d'Amérique se devaient d'avoir. - Mais les services secrets américains en auraient décidé autrement. Selon le "New York Times", le nouvel Air Force One ne dispose pas des contre-mesures défensives du modèle précédent.

Le journal prend un risque potentiel Le journal pointe un risque potentiel lors des déplacements du président à l'étranger. Sur les plateaux télé, les spécialistes vantent le vieux modèle, renforcé pour résister à une explosion nucléaire, doté d'un système pour déjouer les missiles et capable d'être ravitaillé en plein vol. Vieux de 35 ans, certes, mais adapté à un besoin d'hypersécurisation pour le président des Etats-Unis. - Il dispose également d'une suite médicale: ce qui est en quelque sorte une salle d'opération.

Il est équipé d'un système électronique renforcé et offre la capacité d'assister le président lors de tout type de crise, en particulier à l'étranger. Cet avion fait partie intégrante de l'infrastructure de sécurité nationale. - Inquiétudes autour de la sécurité du président, à l'heure où la guerre en Iran reprend.

Nouveaux affrontements, cessez-le-feu terminé selon D.Trump, et une nouvelle venue d'Israël. - Selon le "Wall Street Journal", les autorités israéliennes auraient transmis aux Américains des renseignements indiquant que les Iraniens préparaient un nouveau complot visant à assassiner Trump. - Depuis des années, l'Iran promet de riposter pour l'assassinat du général Soleimani. - Une hypothèse confirmée par écrit par le nouveau Guide suprême iranien aujourd'hui.

M.Khamenei jure de venger la mort de son père et évoque une liste des personnes visées pendant que dans les rues de son pays, un nom est donné. De quoi faire réagir la Maison-Blanche.

D.Trump menace de décimer intégralement l'Iran. Israël assure aussi que son armée est en état d'alerte pour une éventuelle reprise des combats. - A.Casse: Question. - Gal N.Richoux: Je ne crois pas.

Ce sont les services secrets qui ont la main. Le président n'a pas son mot à dire. Pendant son mandat, il n'a pas le droit de conduire une voiture ni de descendre de sa voiture tant que ce ne sont pas les services secrets qui lui ouvrent la porte et lui disent qu'il peut descendre.

Ce sont les services secrets qui l'extraient de la salle de conférence ou du restaurant où il était et qui l'entraînent vers la voiture sans qu'il ait son mot à dire. Il ne peut rien dire. C'est le rôle des services secrets.

C'est un geste technique. Que la menace soit avérée ou non, et vraisemblablement, les menaces sont réelles, les services secrets ne peuvent absolument pas prendre le risque d'avoir une protection dégradée. On utilise les modes d'action les plus sécurisés.

Ils n'avaient pas d'autre choix que de faire ce qu'ils ont fait. - A.Casse: Pourquoi utiliser l'avion le plus sécurisé pour aller au Royaume-Uni et reprendre l'avion qatari, un ancien jet En avion présidentiel?

Pourquoi fallait-il prendre celui-là pour aller à Washington? C'est un caprice de D.Trump? - Gal N.Richoux: Je pense.

On voit bien qu'il aime bien les dorures. Il a beau être plus confortable sur le plan intérieur, il ne répond pas aux standards d'un cahier des charges très strict. Air Force One, c'est un cahier des charges sécuritaires très strict autour duquel on bâtit un avion.

Il a beau être résistant sur le plan électromagnétique, redondant en transmission, il peut être ravitaillable en vol et voler un certain nombre d'heures...

Il a des leurres contres les missiles. - A.Casse: Et d'autres choses qu'on ignore. - Gal N.Richoux: C'est un avion d'occasion, dont on ne sait pas comment il a été entretenu, dont on ne sait pas s'il y a des micros à l'intérieur.

Il n'a pas du tout le standard sécuritaire de l'ancien Air Force One. C'est un avion de ligne. Il parlait des meilleurs moteurs du monde.

Si ça se trouve, ils ne sont pas aux standards de ce qu'on exige pour Air Force One, qui doit être capable de voler des dizaines d'heures sans se poser. C'est une Maison-Blanche en vol. - A.Casse: C'est une des failles du trumpisme.

D.Trump a accepté ce cadeau à 400 millions de dollars. C'est peut-être un cadeau empoisonné. - D.Rigoulet-Roze: Ce n'est pas fiable.

Les avions classiques remontent à l'ère Reagan. On a vu son utilité quand il y a eu le 11-Septembre. Le président G.Bush a été mis immédiatement dans l'avion, qui a tourné en permanence.

La caractéristique, c'est qu'il a la capacité...

Sur le nez, un ravitaillement en vol lui permet une autonomie quasiment illimitée. C'est après le cockpit. - A.Casse: La bosse sur la tête... - D.Rigoulet-Roze: Ca lui donne une autonomie quasiment illimitée pour ne pas se poser.

Il a des systèmes électroniques, des systèmes antimissiles...

Il y avait un problème d'incrémentation du niveau sécuritaire sur le neuf, celui offert, qui n'était pas aux normes. - A.Casse: L'alerte que reçoit le Secret Service vient visiblement d'Israël, qui dit: "Attention, une menace pèse sur D.Trump." Peut-on imaginer que cette alerte soit instrumentalisée par Israël, qui veut reprendre la guerre? - P.Allémonière: Tout peut être analysé dans un sens comme dans un autre.

L'alerte était suffisamment prise au sérieux parce qu'on est dans un secteur géographique...

N'oubliez pas que la Turquie a été sujette à tirs de missiles venant d'Iran. Le lieu est dangereux pour le président américain. avec cet avion.

Il y avait un vrai risque. Quant à savoir si Israël veut reprendre la guerre, je peux vous dire que oui. Vous êtes certain qu'Israël veut reprendre la guerre, enfin, veut finir le job.

J'ajouterai quelque chose d'important dans le contexte actuel. Cette déclaration de guerre, en quelque sorte verbale, de l'Iran, c'est-à-dire "nous avons des cibles, parmi lesquelles D.Trump", n'est pas une fatwa.

C'est assez important. Quand on vise le président américain...

Pourquoi M.Khamenei n'a pas émis une fatwa? Il émet ce mot d'ordre le jour de la fin de l'enterrement de son père.

Il est publié le lendemain. Il n'y a aucun mot, à part "nous allons venger mon père"...

Un texte sur l'enterrement de son père ne pouvait être porteur d'autres mots... - A.Casse: En quoi n'est-ce pas une fatwa? - P.Allémonière: Une fatwa est un texte émis comme un ordre purement... - A.Casse: Ce n'est pas un ordre? - P.Allémonière: C'est complètement juridique. - D.Rigoulet-Roze: Il ne pouvait pas.

Il n'est pas ayatollah. - P.Allémonière: Si, il peut.

On va éviter ce détail trop compliqué. Il pouvait en émettre une. Aujourd'hui, ce qui se passe à travers cette menace de mort et cette cible mise sur la tête de D.Trump, c'est les durs du régime qui, avec cette démonstration de force faite lors des funérailles, ont voulu pointer du doigt leur force et montrer au peuple iranien Et ils galvanisaient leurs soutiens par cet appel à la mise à mort de D.Trump. - A.Casse: Question. - D.Khalfa: Les Gardiens de la révolution et les Bassidj, les miliciens au service des Gardiens de la révolution.

On sait que sur ces manifestations dont on parle...

Il faut faire attention à la propagande du régime, qui parle d'une dizaine de millions d'Iraniens dans la rue. En réalité, c'est plutôt une centaine de milliers. Il y a principalement des miliciens du corps des Gardiens de la révolution, des Bassidj...

Entre 180 000 et 250 000 à peu près. Ca fait pas mal de monde. Il faut faire attention.

Le hors-champ, c'est l'écrasante majorité des Iraniens qui ne se sont pas rendus à ces funérailles. - A.Casse: Ceux qui viennent aux funérailles viennent aussi saluer un chef religieux.

Les motifs de la mobilisation sont divers. Ce n'est pas forcément une façon de dire: "Je montre à quel point je soutiens le régime." C'est aussi tout simplement religieux. - D.Khalfa: Des gens viennent car ils n'ont pas le choix et sont menacés par le régime de perdre leur salaire.

Les fonctionnaires dépendent de cette manne financière accordée par l'Etat iranien. Vous avez ensuite des gens qui sont idéologisés, qui sont là pour des raisons politiques ou idéologiques et religieuses. Ce sont les deux.

Ils crient vengeance. L'infrastructure critique du régime iranien, encore une fois...

Il y a les Pasdarans et les Bassidj, les miliciens, qui sont là parce que, pour le coup, ils représentent l'aile la plus dure du régime. Juste un mot sur la menace...

Très peu de choses ont filtré dans la presse israélienne. C'est assez étonnant. En général, les médias israéliens sont assez bien informés quand il y a des éléments un peu concrets et tangibles sur la menace d'assassinat de Trump.

Ca ne veut pas dire que la menace n'existe pas, mais ça m'a interpellé. Un nom a filtré dans la presse israélienne, le général Vahidi, le chef du corps des Gardiens de la Révolution.