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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 28 septembre 2024 10 minFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & famille

Dans les Ardennes, le défi de la réindustrialisation - Reportage #cdanslair 27.09.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 20 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le bilan n'est pas fabuleux pour les finances publiques, pour E.Macron. Sur la réindustrialisation, après 7 ans de présidence Macron, est-ce qu'il a réussi à inverser la vapeur?

  • 9:00RelanceRéponse partielle

    Garder les masques...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00StéphanePromesse
    « Objectif affiché: 200 emplois d'ici 5 ans. »
  • 2:00StéphaneFait
    « Nous venons dans une région où on sent que les personnes ont envie de travailler. »
  • 3:00InconnuChiffre
    « Le taux de chômage dépasse les 20 % dans la commune. »
  • 4:00JorisChiffre
    « Sur les 800 jeunes suivis l'an passé, seuls 23 % ont trouvé un emploi. »
  • 5:00DanielChiffre
    « A son apogée, sur cette photo, elle comptait 1200 personnes. »
  • 6:00A.de GuignéChiffre
    « Un emploi industriel crée 3 ou 4 emplois derrière. »
  • 7:00G.DaretFait
    « Une étude a été publiée il y a quelques jours par l'institut Harris, avec la Fondation Jean-Jaurès. »
  • 8:00E.CohenPromesse
    « On a fixé des objectifs très ambitieux. On a dit qu'on allait augmenter jusqu'à 15 % la part de l'industrie dans ce pays. »
  • 9:00E.CohenFait
    « On a même pu faire un solde positif à un moment. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Depuis plusieurs mois, le pays connaît plus de fermetures d'usines que de créations. On s'est rendus dans les Ardennes, un département qui cherche un second souffle après des décennies de difficultés économiques. - Au coeur de la vallée de la Meuse, la grande époque industrielle semble lointaine.

La plupart des friches ont été rasées, mais certains bâtiments encore debout accueillent une toute nouvelle activité. Stéphane supervise depuis début septembre l'assemblage de ces vélos électriques. - Nous effectuons l'assemblage complet des vélos.

Aujourd'hui, 35 personnes ont été engagées pour assurer la fabrication et le volume demandés. Nous venons dans une région où on sent que les personnes ont envie de travailler. - Objectif affiché: 200 emplois d'ici 5 ans.

L'entreprise travaillait avec des sous-traitants roumains. Les pouvoirs publics lui ont promis 8 millions d'euros de subventions pour rapatrier son activité. - Vous êtes bien installés? - Visite des élus locaux. - Vous avez fait combien de vélos? - Nous avons déjà sorti 120 vélos. - L'industrie n'est pas finie chez nous.

Avec cette installation, on souhaite en faire venir d'autres. Dès l'instant où les élus ont comme partenaires l'Etat, la région, le département, les interco, la ville de Revin, on arrive à faire des choses. - Cette lueur d'espoir pourra-t-elle compenser les fermetures d'usines des dernières années?

Le taux de chômage dépasse les 20 % dans la commune. La mission locale tente d'orienter les jeunes vers le peu d'emplois disponibles. - C'est un contrat d'engagement jeune.

Vous devrez justifier une activité. - Sur les 800 jeunes suivis l'an passé, seuls 23 % ont trouvé un emploi. A 24 ans, Joris ne souhaite pas travailler dans l'industrie. - Toute ma famille travaillait sur Revin.

Il y a eu un gros flop. - La population diminue chaque année. Les gens ne restent plus.

Ils se dirigent vers des zones où il y a de l'emploi. - La commune a perdu la moitié de ses habitants depuis les fermetures d'usines. Daniel a travaillé 35 ans dans l'une d'elles.

Il était directeur de l'entreprise Porcher. - A son apogée, sur cette photo, elle comptait 1200 personnes. La grande période, c'était les années 60 à 80. - Il doute de la capacité de réindustrialisation de la France face à la concurrence étrangère. - Je ne crois pas qu'on puisse lutter.

Il faut lutter en étant performant. L'Etat ne fait jamais assez. Il faudrait qu'il fasse plus.

Il faut trouver les bons créneaux, les bonnes productions. - Le département des Ardennes reste l'un des plus industrialisés de France. 20 % d'emplois dépendent du secteur, contre 12,4 % pour la moyenne nationale. - A.de Tarlé: Question. - A.de Guigné: Oui, mais ça date plutôt des années 70-80-90.

Il y avait cette idée qu'on allait avoir une magnifique économie de services en France, une économie plus humaine. Un livre a beaucoup marqué les cercles intellectuel et économique français. Vous avez une 1re vague de désindustrialisation à ce moment-là.

Dans les années 2000, il y avait encore un consensus en France autour d'Alcatel. - A.de Tarlé: On parlait de France sans usines. - A.de Guigné: A l'époque, certains syndicats avaient réagi très fortement, mais il y avait un consensus pour se dire qu'on allait se libérer de toutes ces usines.

Les patrons disaient qu'il fallait beaucoup de grèves dans les usines, que ce serait plus simple. Il y a eu l'idée qu'on pouvait avoir une économie de services pendant longtemps. Depuis 10 ans, on en est largement revenu.

Il y a eu un rétropédalage complet. Il y a un consensus sur le thème qu'il faut réindustrialiser le pays. Un emploi industriel, ça n'a rien à voir. - A.de Tarlé: Ca paye mieux qu'un emploi de service? - A.de Guigné: Oui.

Un emploi industriel crée 3 ou 4 emplois derrière. Vous avez des carrières plus intéressantes. Vous pouvez commencer à un niveau modeste et terminer patron de votre usine.

Dans les services, vous pouvez rester...

Dans toute votre vie, ça peut augmenter de 300 euros. L'industrie est beaucoup mieux répartie sur tout le territoire. La réindustrialisation, c'est presque devenu un totem. - A.de Tarlé: Avec des conséquences politiques.

B.Le Maire avait coutume de dire: "Là où une usine ferme, une permanence du RN ouvre." - G.Daret: Ce qui est certain, c'est que le RN table sur l'échec supposé des autres partis politiques.

Une étude a été publiée il y a quelques jours par l'institut Harris, avec la Fondation Jean-Jaurès. La 1re raison du vote en faveur du RN, dans les motivations, c'est l'incapacité des autres partis à répondre aux problématiques de la vie quotidienne. Plus particulièrement dans ces régions industrielles qui ont longtemps voté à gauche, quand on demande pourquoi la gauche ne convainc plus les électeurs, la 1re chose qui revient, c'est que les électeurs disent que la gauche n'est plus connectée à leurs préoccupations du quotidien.

Il y a les questions économiques, de sécurité, d'immigration. Quand les électeurs de ces régions touchées par la désindustrialisation, quand on leur demande ce qui fait qu'ils reviendraient dans des partis plus classiques, notamment à gauche, ils répondent: "Il faut que ces partis parlent plus de notre vie quotidienne. Ils sont totalement déconnectés." Une fermeture d'usine peut entraîner l'ouverture d'une permanence du RN.

On a vu des territoires, notamment dans le sud-ouest de la France, historiquement des bastions communistes, basculer sur des mouvements beaucoup plus radicaux. - A.de Tarlé: Le bilan n'est pas fabuleux pour les finances publiques, pour E.Macron.

Sur la réindustrialisation, après 7 ans de présidence Macron, est-ce qu'il a réussi à inverser la vapeur? - E.Cohen: Macron a le mérite d'avoir pointé du doigt le problème et de dire qu'il va falloir réindustrialiser le pays.

L'idée commune jusqu'à présent était de dire: "La France dispose des biens dont elle a besoin grâce au commerce international, à l'intégration européenne." C'est une tendance naturelle de l'économie que les pays émergents font de l'industrie et les pays plus sophistiqués font des services à valeur ajoutée et de la recherche. Le problème, c'est que les crises qu'on a connues ces dernières années ont mis à mal les croyances.

Avec la crise du covid, on a découvert qu'on ne fabriquait plus de paracétamol et qu'on pouvait manquer de médicaments. Il y a eu cette espèce de panique: comment retrouver de l'autosuffisance en matière pharmaceutique? Dans l'alimentaire, on a vu que même pour faire de l'huile, on dépendait des importations.

Il peut y avoir des pénuries aussi dans ce domaine. On a découvert que pour faire nos automobiles, on avait besoin de composants électroniques qu'on importait. On a découvert qu'Airbus avait besoin de mousse de titane pour faire les ailes de ses avions.

On est en train d'entrer dans un monde où la sécurité d'approvisionnement va devenir cardinale. Est-ce que pour autant, on peut tout faire? Non. - A.de Tarlé: Garder les masques... - E.Cohen: Il faut rehausser le niveau de la production industrielle en France.

On a fixé des objectifs très ambitieux. On a dit qu'on allait augmenter jusqu'à 15 % la part de l'industrie dans ce pays. On n'y arrivera pas.

On a vu qu'on avait pu stopper à un moment la chute de l'emploi industriel et la fermeture des usines. On a même pu faire un solde positif à un moment. - A.de Tarlé: On a stoppé l'hémorragie.

On a arrêté de fermer des usines en France. - E.Cohen: Et on a créé plus d'usines qu'on en supprimait.

Le bilan en termes d'emploi n'a pas été formidable. Même si la France était plus attractive que l'Allemagne ou l'Angleterre, le bilan en emploi de ces créations d'usines était plus favorable au Royaume-Uni ou en Allemagne. Le résultat est un peu mitigé de ce point de vue.

En tout cas, on a pris conscience qu'il fallait réindustrialiser. On ne peut pas le faire seuls, d'où l'idée d'un partage du travail au niveau européen. On a déterminé toute une série de secteurs où on devait retrouver une certaine autonomie.

On a même été capables d'articuler la stratégie européenne