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interviewPublic Sénat· 28 janvier 2021 96 min

Bruno Le Maire croit dans les « capacités de rebond économique » de la France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

je suis très heureux de vous retrouver pour cette audition sur les mesures de soutien et de relance de notre économie dans cette période de crise sanitaire qui persistent et de crise économique qui je le rappelle est la plus importante que la france ait eu beaucoup l'oublient mais les chiffres de récession nous n'avons pas connu d'aussi grave depuis des décennies ce qui explique aussi les niveaux d'endettement auquel nous sommes parvenus et les mesures exceptionnelles que nous avons prises avec le président de la république et le premier ministre depuis le début de cette crise nous avons aujourd'hui des chiffres sanitaire qui restent préoccupants comme vous le savez nous aurons des décisions à prendre avec le premier ministre et le président de la république dans les jours qui viennent je tiens simplement rappeler que rien n'est arrêté que nous suivons l'évolution de la situation épidémique au jour le jour pour prendre les meilleures décisions le moment venu en fonction de cette situation épidémique et de la nécessité aussi de protéger les français contre les conséquences de la crise économique pour garder du temps pour les questions que vous aurez à me poser je voudrais simplement passer des messages très simple sur la stratégie qui était la nôtre depuis le premier jour de cette crise parce que je crois que elle se traduit par beaucoup de lisibilité et beaucoup de constance la lisibilité elle repose sur un choix qui a été fait choix qui a été fait par d'autres pays européens de protection de tous les salariés et de toutes nos entreprises depuis le premier jour de cette crise et je lui comme ministre de l'économie et des finances est un choix qui n'était pas évident à faire mais que nous avons fait en faisons tout simplement un bilan des coûts et des avantages de cette stratégie le coût de cette stratégie c'est de la dépense d'argent public bien entendu mais un coup j'y reviendrai qui est modéré étant donné la situation des taux d'intérêt l'énorme avantage c'est que nous préservons des compétences que la france a mis des années à acquérir et nous évitons tout simplement un tsunami de faillite nous avons eu en 2020 moins de faillites qu'en 2019 alors même que nous étions confronté à la plus grave crise économique depuis 1929 35000 faillite en 2020 près de 50000 en 2019 donc le choix stratégiques il est là qu est ce qu est le plus coûteux avoir des millions de chômeurs supplémentaires et des dizaines de milliers de faillite qu'ils auraient fait perdre des compétences extrêmement difficile à acquérir des technologies extrêmement difficiles à protéger ou au contraire emprunter de l'argent public pour pouvoir protéger nos salariés et nos entreprises nous avons fait c'est second choix protéger nos salariés nos entreprises nos compétences je pense que c'est plus juste mais je pense aussi que c'est plus efficace économiquement car cela nous permettra de rebondir plus rapidement lorsque la crise sanitaire sera derrière nous pour vous donner mon évaluation des mois à venir je veux aussi vous dire que malgré les jours difficiles dans lesquelles nous sommes malgré la lassitude des français que je comprends malgré l'épuisement qui est lié à ces restrictions sanitaires au couvre-feu à 18 heures qui n'est pas une mesure anodine c'est une mesure qui pèse sur la vie de chacun je sais convaincu que dans la deuxième partie de l'année 2021 une fois que nous aurons je l'espère la crise sanitaire derrière nous que la vaccination aura produit tout son effet la france montrera des capacités de rebond économique exceptionnelle j'en suis convaincu et je veux dire à tous les français qui nous écoutent oui le moment que nous traversons est particulièrement difficile j'ai toujours indiqué depuis la fin de l'année dernière que ces premières semaines et ses premiers mois de 21 serait dur mais nous avons devant nous dans les mois qui viennent d'ici la fin de l'année la perspective d'un vrai une redressement économique et notre responsabilité est à la fois de protéger les secteurs qui sont les plus touchés par la crise et dans le même temps de préparer ce rebond de l'économie française en engageant immédiatement sans délai les mesures de relance que nous avons déjà définies et adoptées au sénat comme à l'assemblée nationale ces deux volets de protection et de relance sont d'autant plus indispensables que l'économie française aujourd'hui ce n'est pas une économie ces deux économies vous avez une économie qui est très durement touché par la crise vous avez des secteurs qui sont fermées des restaurants des bars vous avez des établissements qui tourne avec 10 20 30 % de taux de remplissage pour les hôtels vous avez des secteurs comme l'événementiel le sport la culture qui sont sinistrées et qui souffrent terriblement et qui souffre encore plus de l'absence de perspectives parce que nous ne pouvons pas donner de calendrier qui ne serait pas raisonnable donner de calendrier c'est cette économie là qu'il faut aider en priorité et qui doit savoir que aussi longtemps que la crise durera nous serons là et elle pourra bénéficier des mesures de protection sur lesquelles je reviendrai et puis vous avez une deuxième économique il faut pas oublier parce que évidemment on en parle moins mais c'est l'économie qui marche bien c'est le secteur du luxe qui commence à rebondir c'est l'agroalimentaire c'est le bâtiment et les travaux publics qu'embaucher 20000 personnes de plus l'année dernière qui ne l'avait embauché précédemment c'est les 485 milles apprentis qui ont été embauchés dans ces secteurs en 2020 soit le meilleur chiffre que nous ayons obtenue en termes d'apprentissage depuis des années pour ne parlons pas de l'économie française globalement la réalité de l'économie française c'est deux économies très différentes l'une qui est très durement touché par la crise sanitaire l'autre qui a déjà commencé à rebondir et qui doit être accompagnée également pour rebondir encore plus fort et créer les emplois dont nous avons besoin s'agissant du volet de protection il repose depuis le premier jour sur quatre dispositifs que nous adaptons et qui sont les 4 piliers de la protection économique de la france le premier c'est le fonds de solidarité n'avons cessé de le faire évoluer ce était à l'origine un fonds universel protégeant tous les secteurs de l'économie nous l'avons fait évoluer pour se concentrer sur les secteurs qui sont les plus touchés l'hôtellerie les cafés la restauration le monde du tourisme et pour l'élargir vers des entreprises de taille plus importante car chacun voit bien que un groupe de restaurateurs dans une ville comme lyon ou dans une ville comme paris dans une grande métropole un restaurateur qui avait trois ou quatre établissements les premiers mois de la crise il peut tenir parce qu'il a des réserves financières de la trésorerie mais au fur et à mesure de la crise économique s'installe dans la durée et que des mesures de l'instruction sanitaire s'installera j'irai lui aussi a besoin de soutien j'ai annoncé hier que nous allions débloquer un prêt garanti par l'état de près d'un demi milliard d'euros pour accor un vaste accord un veste au mois de mars ou avril 2020 n'avait pas besoin de cet argent de cette trésorerie tout simplement parce qu'il y avait l'été devant des perspectives de reprise mais maintenant que nous nous installons dans une crise de longue durée même des groupes comme accor un geste ont besoin du soutien de l'état donc nous avons fait évoluer le fonds solidarité qui a représenté 13 milliards d'euros de dépenses en 2020 et qui a concerné près de deux millions d'entreprises principalement des très petites entreprises et des pme c'est dire si ce fonds serait d'arrêter a été un des piliers absolument essentiel de la réponse à la crise il reste aujourd'hui un des piliers essentiels de la réponse à la crise c'est la raison pour laquelle je le redis nous n'avons cessé de l'adapter et d'augmenter aussi les indemnités qu'ils versent pour protéger des secteurs concernés le deuxième volet de protection c'est l'activité partielle 28 milliards d'euros dépensés en 2020 qui ont concerné jusqu'à 8 millions de salariés au moment où le dispositif a été le plus développé je rappelle que lors de la précédente crise nous n'avions pas adopter ces dispositifs d'indemnisation du chômage partiel et que alors même que la france avait été un peu moins touchée que son voisin allemand elle avait eu plus de chômeurs parce qu'elles ne disposaient pas de ce filet de sécurité avec le chômage partiel je pense que nous avons tiré toutes les leçons de la crise de 2008 2009 en mettant en place le dispositif d'activité partielle qui est le plus généreux en europe le plus protecteur en europe et qui nous a évité des vagues entières de licenciement au cours des mois passés le troisième pilier c'est le prêt garanti par l'état 135 milliards d'euros ont été décaissés ils ont concerné 650 mille entreprises et je rappelle qu'il continue à faire l'objet de sollicitations de la part de certains secteurs qui sont les plus touchés c'est dire si là aussi c'est un pilier essentiel je tiens à dire sur ces prêts garantis par l'état que nous avons obtenu des banques françaises et je tiens à les en remercier parce qu'elles ont fait preuve de sens des responsabilités que la durée totale de six ans qui comprend l'amortissement complet du prêt garanti par l'état puis sentant non pas une année + 5 avec le début du remboursement du capital au bout d'un an mes deux années plus 4 il est donc possible et c'est désormais un droit pour toutes les entreprises quelle que soit leur taille qui serait décalé le premier remboursement de leurs prêts garantis par l'état d'un an supplémentaire chacune a la possibilité de le faire une pme pays qui emprunte et 150 mille deux cent mille trois cent mille euros en mars ou en avril 2020 et qui aurait dû commencer à rembourser son capital à partir de mars ou avril 2021 pourra de droit je dis bien de droit le rembourser à partir de mars ou avril 2029 alors vous me direz que cela renforce le poids des échéances qui ne se calculent plusieurs quatre ans sur cinq ans mais sur quatre ans je suis prêt à regarder pour certains secteurs qui continuent à être les plus touchés par la crise et pour lesquels les montants des prêts sont les plus importants si un échéancier plus étendue serait possible j'engagerai les décident les discussions avec la commission européenne pour étudier dans certains secteurs spécifiques si cet étalement est envisageable je donne un exemple dont j'ai parlé déjà avec le président reynal c'est l'aéronautique vous avez des pme qui ont engagé des prêts garantis par l'état très important qui se chiffrent parfois en millions d'euros qui voit arriver cgc ans avec beaucoup d'inquiétude et qui avaient tablé sur une reprise du trafic aérien dans les mois qui viennent chacun voit bien que la persistance de la crise sanitaire et la mutation du virus éloigne encore davantage le retour à la normale du trafic aérien il me paraît donc légitime de tenir compte de cette réalité sanitaire pour étudier avec la commission européenne dans le secteur aéronautique pour les sous traitants qui sont aujourd'hui les plus menacés un étalement plus long du prêt garanti par l'état je m'engage comme se défait à toulouse à étudier cet étalement pour le secteur de l'aéronautique avec la commission européenne c'est très important parce que derrière ces les compétences hors normes qui sont en jeu c'est des ouvriers qualifiés c'est des ingénieurs cd savoir faire que nous avons mis des années à acquérir et rien ne serait pire que de voir des entreprises sous-traitantes de l'industrie aéronautique fermé parce que nous n'aurions pas donner un bol d'air financier supplémentaire enfin le dernier instrument de cette protection se sont les exonérations de charges qui ont représenté 4 milliards d'euros en 2020 je pense que ce qui a fait la force et l'efficacité de la réponse économique française à la crise c'est la simplicité de ces dispositifs c'est l'adaptation de ces dispositifs au fur et à mesure de la crise pour qu'il réponde aux besoins des entreprises et c'est en troisième lieu la certitude pour les entreprises que nous maintiendrons ces dispositifs aussi longtemps que cela sera nécessaire cette stratégie a été efficace nous n'en changerons pas nous maintiendrons ces quatre dispositifs nous continuerons à les adapter à la réalité de la crise économique et nous donnons la certitude au monde économique qu'ils seront maintenus aussi longtemps que cela sera nécessaire je rappelle que ces dispositifs ont également permis de protéger le pouvoir d'achat des ménages vous avez d'un côté une perte de pnb est de l'ordre de 10 ou 11 points en 10 11 points il est probable que nous puissions révisé dans un sens plus favorable les chiffres de la récession pour 2020 qui sera sans doute moindre que les -10% que nous avions annoncée grâce aux capacités de redressement l'économie française au troisième trimestre et au mois de décembre enfin il reste que c'est une récession très violente au regard de ces -11% vous mettez la stabilité du pouvoir d'achat des français c'est bien la preuve que ces dispositifs ont été efficaces je n'oublie pas mais en moins car croyez moi avec mes équipes nous regardons tout cela chaque jour avec la plus grande attention que là aussi ce chiffre de stabilité du pouvoir d'achat cache des situations très différentes que les 100 milliards d'euros d'épargné qui ont été mis de côté par les français au cours de l'année 2020 cache des situations très différentes et qu'il y as pour des centaines de milliers de français des millions de nos compatriotes qui sont les plus fragiles les moins qualifiés qui ont perdu leur emploi des situations qui sont extraordinairement difficile et que nous sommes tout à fait prêts je pense à ce qui concerne les jeunes étudiants je pense à ce qui concerne les femmes seules aux personnes qui ne sont très peu qualifiés s'il ya besoin le moment venu de mesures de soutien complémentaire parce que derrière la réalité ces chiffres globaux il y à des situations individuelles très différentes et nous en avons conscience donc s'il ya besoin à un moment donné de mesures complémentaires pour ces personnes qui sont les plus touchés par la crise qui sont les premières victimes et qui sont souvent celles qu'on entend le mois nous sommes évidemment ouverts à des mesures complémentaires pour ces personnes-là ces mesures seront donc maintenus elles ont un coût sur les finances publiques que vous connaissez avec un niveau de dette qui approche les cent vingt pour cent de notre richesse nationale je veux profiter cette audition pour dire que les français n'ont pas d'inquiétude à avoir sur le financement de notre dette et je veux juste donner l'appui de cette affirmation quelques chiffres s'agissant du financement sur le marché de la levée de dette nous avons levé en 2020 290 milliards d'euros de dette à moyen et long terme le taux moyen de ses 290 milliards d'euros de dette à moyen et long terme a été de -0 14% nous empruntons à taux négatifs la dernière levée de dette ce que nous avons fait sur les marchés pour les obligations du trésor à 10 ans était à moins 0,33 pour cent nous avons fait une levée de dette la semaine dernière sur une maturité exceptionnelle à 50 ans nous avons demandé 7 milliards d'euros nous avons eu un livre d'ordres à 75 milliards d'euros c'est à dire plus de dix fois ce dont nous avions besoin en termes de financement et le taux d'intérêt étaient à 0 59% j'imagine que les ménages français qui nous écoutent aimerait pouvoir emprunter de l'argent pour leur logement à 0 et 2 59% à maturité de 50 ans tout cela pour dire que nous n'avons pas de difficultés de financement que les taux reste très bas ils sont négatifs pour l échéance à 10 ans et que le taux moyen de -0 14 est inférieur de 20 points de base au taux moyen de 2019 qui s'établissait à +0 11% - 0,14 taux moyen en 2020 +0 11 taux moyen en 2010 9 20 points de base supérieur en 2010 9 par rapport à 2010 dernier élément d'analysé pardon pour tous ces chiffres mais je pense qu'ils sont importants pour éclairer la commission nous avons aujourd'hui l'écart de taux d'intérêt entre la france et l'allemagne le spread qui est le plus bas de ces dernières années j'insiste simplement au passage pour dire que si nous avons des taux aussi bas une signature aussi crédible c'est que la france s'engage sans aucune ambiguïté à rembourser sa dette et que rien ne serait plus dommageable à la qualité de la signature française que de laisser entendre que nous pourrions ne pas rembourser notre dette nous rembourserons notre dette nous les rembourserons le moment venu c'est-à-dire lorsque la crise sanitaire sera d'ailleurs nous nous la rembourseront par une croissance qui sera de retour je l'espère d'ici la fin de l'année 2021 avec un capacité de rebond je le redis qui est très puissante dans l'économie française nous le rembourserons par la maîtrise des finances publiques qui devra revenir d'actualité lorsque les circonstances économiques nous ne permettrons et nous les rembourserons vous connaissez ma conviction sur ce sujet par un certain nombre de mesures structurelles qui doivent rendre notre modèle social plus soutenable du point de vue financier je pense en particulier à la question des retraites j'insiste enfin pour dire que ce soit de protection et d'un choix qui a été fait par tous les états européens c'est un choix collectif et ce qui fait aussi la solidité et la crédibilité des décisions que nous avons prises et qu'elles ont été prises en coordination étroite avec les autres partenaires européens en particulier l'allemagne d'un autre côté nous devons aussi préparer le rebond de l'économie française avec la relance quelques mots sur la relance la première chose sur laquelle je veux insister c'est que nous n'avons pas attendu le début de l'année 2021 pour engager la relance les crédits sont déjà engagées depuis la fin 2020 nous avons engagé 10 milliards d'euros de crédits sur les 100 milliards d'euros du plan de relance en 2020 et ne plaisir de recapitaliser la sncm pour qu'elles puissent financer son plan fret financer les rénovations de ligne et donc moderniser cet équipement d'un grand service public auquel nous sommes tous je pense très attaché il y a également dans ses décaissements le plan de soutien aux jeunes les mesures de soutien à l'apprentissage qui ont montré leur efficacité je le rappelle près d'un demi million d'apprentis qui ont été embauchés en 2020 la rénovation des logements privés avec ma prime rénove qui démarre très fortement et la transformation notre industrie avec en particulier le plan de digitalisation des pme qui est absolument indispensable pour rattraper notre retard nous avions prévu 280 millions d'euros grâce à un crédit d'impôt pour la digitalisation des pme je rappelle que nous aurons sans doute 800 millions d'euros de crédits décaissés sur la digitalisation des pme tellement l'appel a été suivi de propositions de la part des pme qui étaient en attente de ce type de dispositif deuxième chose sur laquelle je veux insister c'est que cette relance est clé pour transformer notre modèle économique réussir la décarbonation ai les clés aussi pour ouvrir de nouvelles filières et de nouvelles chaînes de valeur en france c'est un enjeu absolument stratégique la france est trop reposé sur ses lauriers elle avait trois quatre grandes filières industrielles qui lui permettait d'avoir un excédent commercial sur ses seules filières mais un déficit commercial global et il n'a pas su renouveler ces filières de valeur elle n'a pas su renouveler ses chaînes de valeur c'est une erreur stratégique qui étaient commises depuis des années c'est très bien d'avoir une filière du luxe qui se porte très bien tant mieux c'est un motif de fierté nationale c'est très bien d'avoir une industrie agroalimentaire puissante l'ancien ministre d'agriculture que je suis lié profondément attaché c'est très bien d'avoir une filière viticole qui est très puissante et une filière aéronautique et qui fait partie avec boeing des filières aéronautiques les plus avancées et les plus pertinentes du globe simplement quand vous avez un virus qui empêche les gens de voler votre filière aéronautique est en grande difficulté quand vous avez des sanctions américaines sur le vin votre filière viticole est en grande difficulté et au bout du compte il ne vous reste plus quasiment que des filières du luxe pour apporter des excédents commerciaux à la france il est irresponsable de reposer faire opposé la croissance française et nos capacités d'excédent commercial uniquement sur des filières qui en tout dix vingt ou trente ans d'existence il faut savoir renouveler ces filières les valoriser parce qu'elles sont exceptionnelles et qu'elles sont un motif de fierté mais ouvrir de nouvelles filières et de nouvelles chaînes de valeur pour la france je pense évidemment à tout le domaine de la santé des biotechnologies de l'immunothérapie je pense qu'on pourra en reparler parce que c'est aussi peut-être une des leçons qu'on peut tirer de ce qui s'est passé en france récemment je pense aux calculs quantiques je pense à l'hydrogène je pense aux batteries électriques toutes ces filières et toutes ces chaînes de valeurs vont nous permettre de recréer des capacités de création de richesse dans notre pays et c'est maintenant que ça se joue c'est maintenant qu'il faut investir si nous voulons que la sortie de la crise nous puissions avoir une économie qui soit plus compétitive et plus décarbonés et c'est bien notre objectif grâce à ce plan de relance avoir une économie plus compétitive et plus des cargos troisième et dernière remarque que je tiens à faire je vois que certains me disent mais sans milliard d'euros c'est pas assez il faudrait rajouter un deuxième plan de relance à 100 milliards d'euros je vais vous dire essayons déjà de décaisser le maximum de ces 100 milliards d'euros du plan de relance dès 2021 c'est un défi considérable parce que vous êtes tous ici les élus locaux comme je le suis moi même et que vous savez que entre l'annnonce du crédit et le moment où il va réellement l'entreprise qui en a besoin il faut que le dossier soit instruit faut qu'il y ait un appel d'offres il faut que l'argent arrive jusqu'à l'intermédiaire qui est peut être par exemple la banque publique d'investissement et puis faut gridda banque publique d'investissement jusqu'à l'entreprise ça peut prendre beaucoup de temps et parfois trop de temps mon obsession est la bonne exécution du plan de relance j'y consacre beaucoup de temps chaque semaine avec mes équipes l'essentiel aujourd'hui est d'abord de décaisser c'est 100 milliards d'euros le plus rapidement possible je le redis si nous voyons peu les conditions continuent de se dégrader qui peut y avoir besoin ici ou là de mesures complémentaires pour ceux qui sont le plus touchés par la crise nous sommes ouverts à toutes les propositions mais je pense que quand on gère une crise aussi importante que celle là il faut avoir des priorités ma priorité est la bonne exécution de plans de relance qui était adoptée par le parlement le décaissement le plus rapide possible de ces 100 milliards d'euros mon objectif est d'avoir les quais c'est au minimum je lis bien au minimum 40 milliards sur les 100 milliards d'ici la fin de l'année 2021 merci monsieur le ministre avant de donner la parole à l'ensemble de nos collègues je me tourne vers le rapporteur général pour quelques premières questions et observations oui merci et merci messieurs présents merci monsieur le ministre moi je j'apprécie la prestation ou d'une et serge apprécié le volontarisme que vous déployez et je fais partie de ceux comme beaucoup qui ont soutenu le gouvernement et je ne veux donc pas ni douches et votre optimisme et parfois même votre enthousiasme je comprends que dans des situations difficiles il ya aussi des positions à tenir et il ya des lignes notamment au niveau de la confiance de l'opinion des acteurs économiques et aujourd'hui même de l'europe je crois néanmoins je vais illustré par quelques questions plus précises que nous avons collectivement et puisque vous êtes aux affaires nous avons un devoir de lucidité de la situation et de vérité l'endroit des français la lucidité c'est pour moi de faire attention à ce que l'enthousiasmé ne soit pas trop débordant d'un argent qu aujourd'hui y compris à vous entendre ce serait de l'argent facile je l' ai dit plusieurs fois c'est la valse des milliards il pleut des milliards l'argent ne coûte pas puisque on emprunte même à des taux négatifs on emprunte à 50 ans avec des taux exceptionnels enfin je pense qu'ils sont aussi des taux variables et hier avant la crise sanitaire le monde était différent donc je pense que la vérité est entre les deux et c'est la raison pour laquelle je pense que nous devons à la fois affiché affirmer une volonté dans une crise sanitaire planétaire on pensait qu'il y aura un épisode et quand tu y compris sur le terrain ici on disait il y aura peut-être un deuxième jaune au nom que nenni c'est pas 2 c 3 et on voit les difficultés de la vaccination est aujourd'hui où la vidéo dans vos propos vous dites quand la vaccination a produit ses effets ce que tout le monde souhaite et donc je pense que il faut aussi tracer des perspectives sur les efforts qui sont aujourd'hui consentis collectivement parce que les états c'est cette des finances publiques mais c'est aussi des contributions les contributions elles sont acquittées par un certain nombre d'acteurs avec des parts variables vous avez dit très subtilement dans les mots qu'il faudrait envisager des des réformes et notamment sur les retraites vous l'avez évoqué je pense effectivement qu'il ya un temps pour tout il est encore certainement trop tôt pour être précis mais je pense que nous serons attendus collectivement sur ce devoir de vérité que ce soit sur la manière dont dans un premier temps on accompagne et ensuite la manière dont tu ensemble on s'acquittera de cet effort exceptionnel qui à mon avis engendrera que ça plaise ou non des efforts exceptionnels notamment de celles et ceux qu'ils seront le plus en capacité de le faire sans freiner le développement économique je crois que nous ne pouvons pas dire autre chose parce que nous n'avons pas le droit de lui que moi je ne veux pas berner les français je pense que vous non plus et nous avons donc cette exigence de vérité alors je vais maintenant rapidement mais si oui monsieur le ministre je pense que les chiffres sont une chose ils sont têtus et ils sont la réalité du quotidien je pense qu'on a aussi besoin de temps en temps et vous nous donner aujourd'hui l'occasion y compris par votre propos liminaire d'échangés peut-être plus en direct et en face à face sur l'état d'esprit des français dont vous mesurez je crois à la fois le doute et les souhaits pour eux de voir une sortie du tunnel avec une véritable perspective et le climat actuel est un peu complexe pour trouver cette cette lumière au bout du tunnel je voulais revenir très rapidement vous avez abordé les les prêts garantis par l'état je pense vous avez donné un certain nombre d'éléments de réponse moi je propose en tous les cas que des informations claires soient données aux entreprises lorsqu'elles vont faire bouger le 1 + 5 en 2 + 4 et les informations claires c'est vous en est où qu'est-ce que vous des quais c'est ça vous coûte combien parce que vous savez que c'est parfois aussi une manière de mettre la poussière sous le tapis et puis comme chaque année plus ça dure je dirais plus le montant est important en bourse et donc il faut faire attention que ce ne soit pas dans deux ou trois ans un frein ce matin le gouverneur de la banque de france le disait qu' il est estimé entre quatre et demi et 6 % des entreprises qui pourraient connaître des désillusions pour notre économie avec ce changement voilà donc moi je pense en tout cas et puis il peut y avoir un petit sujet également la question c'est est ce que vous envisagez alors vous avez dit on peut aménager mais éventuellement de convertir certains pge en subventions sur le fond de solidarité vous avez dit beaucoup de choses moi je vais ajouter un élément non pas technique celui ci dans le fond celui d'arrêter on a fait ici au sénat une proposition de loi sur un partenariat public privé avec le monde de l'assurance pour essayer de garantir les frais fixes des entreprises vous avez été enthousiaste puis j'ai cru comprendre enfin que le cas vous avez fait déclaration considérant que le dossier était bouclé qu'on n'en parlait plus je vous invite à reconsidérer votre position je pense parce que finalement nous aurons besoin de trouver des solutions je sais pas de quoi l'avenir est fait mais je trouve en tout les cas en plus juste une forme un peu de mépris à l'endroit de haies et du monde de l'entreprise et des parlementaires troisième élément troisième question sur les prêts participatifs lors de l'examen du plf le gouvernement nous avait assuré qu' il était sur le point de trouver un accord sur les prêts participatifs avec la commission européenne pour le mois de décembre à ce stade c'est toujours pas le cas donc pouvez vous nous dire où sont les discussions quels sont les points à trancher sur le plan de relance si j'ai bien tenu mais compte le plf 2021 prévoyait 14 milliards d'euros devant être dégagées dès 2020 le 21 janvier vous avez fait à 2,11 milliards tout à l'heure de 10 au titre de 2020 pouvez vous nous indiquer quels dispositifs dans les prévisions n'ont pas été confirmées enfin je terminerai par la territorialisation parce que je pense que c'est également un sujet important on a un tableau de bord le gouvernement depuis du blues janvier commence à signer des accords régionaux de relance provence alpes côte d'azur occitanie ça va se dérouler comme avec les autres régions mais je vais plus loin ces contrats devront être me semble-t-il coordonnée avec la nouvelle génération des contrats de plan état région nous allons à vendre et nous avons des contrats de relancer la transition énergétique avec les intercommunalités les départements quelle est en fin de compte la part du plan de relance de 100 milliards qui est définie et décidées par l'état et ses opérateurs et quelle est la part qui va être défini en coopération avec les collectivités puisque dans ces accords il y aura des cofinancements donc quel est le financement additionnel à ses 100 milliards que vous attendez des collectivités monsieur le ministre je vous propose de répondre si vous voulez bien en retraite en général que nous ouvrirons le débat alors monsieur le rapporteur général beaucoup de questions tout important d'abord sur l'état d'esprit des français je peux me faire juge des français je pense que ça n'est pas mon rôle je veux simplement faire part de ma très grande admiration devant le sens des responsabilités dont font preuve l'immense majorité des français et devant leur capacité à résister à des temps qui sont extraordinairement difficile pour eux on dit très souvent voilà les français peuple indisciplinés et chaque fois on y va de ses remarques sur nos compatriotes c'est à dire sur nous mêmes la réalité c'est qu'il respecte dans leur immense majorité des règles sanitaires qui sont contraignantes ils font preuve de sens des responsabilités ils font preuve de beaucoup de solidarité les uns entre les autres et je le voit notamment dans le secteur économique qui est le mien ou à tous les niveaux il y a un vrai sens des solidarités qui se déploie dans une filière entre les donneurs d'ordre et les sous-traitants dans les secteurs financiers je lui ai indiqué si les banques n'avaient pas été là pour répondre les prêts garantis par l'état je pense que nous n'aurions pas pu résister à cette crise donc moi je veux vraiment avec beaucoup de gravité salué la manière dont les français traverse cette épreuve je trouve que cela force l'admiration ensuite quelles sont les perspectives je vais très honnête avec vous nous travaillons sur des scénarios qui sont différents c'est ma responsabilité de ministre des finances personne n'a de certitude dans ma responsabilité de mise des finances dont la première responsabilité de garantir que il y aura financièrement ce qu'il faut pour soutenir les français les salariés et les entreprises comme l'a souhaité le présent la république c'est d'étudier plusieurs options il ya au moins trois grandes options et trois grands scénarios le premier c'est celui où la situation sanitaire ne nous oblige pas à prendre des mesures sanitaires complémentaires c'est le scénario du statu quo nous arrivons à traverser cette période sans mesures de restrictions sanitaires supplémentaires qui pèsent sur l'économie dans ce cas là nous avons comme vous l'avez voter comme je voulais proposer une croissance qui pourrait atteindre 6% en 2021 et une vraie capacité de rebond de l'économie française soyons clairs ce scénario aujourd'hui n'est plus le plus probable et il s'éloigne à mesure que la situation sanitaire reste préoccupante le deuxième scénario c'est celui où la situation sanitaire nous obligerait à prendre de nouvelles mesures de restrictions sanitaires qui pèseront nécessairement sur les co2 et en fonction de la dureté des mesures qui sont prises l'impact sur l'économie est plus fort dans ce cas là bien entendu nous aurons une croissance qui ne pourra pas atteindre les 6% en 2021 regardez ce qui se passe dans les autres pays européens ce que je crois qu'il faut aussi voir que c'est la situation de tous les pays européens sans exception l'allemagne a déjà indiqué que sa croissance serait sans doute très inférieur à ce qui avait été annoncé on parle de chiffres de l'ordre de 3% donc on est très en dessous de ce qui avait été lancée parce que l'allemagne a décidé sous l'autorité de la chancelière angela merkel de mesures de confinement strict est longue et l'impact sur les finances publiques comme sa croissance est évidemment très fort et puis il ya un troisième scénario dont j'ose espérer que c'est un pur scénario et que c' est pour le moment est quelque chose qui n'a pas lieu de se produire c'est celui où à nouveau une nouvelle forme de virus arriverait au milieu de l'année et nous obligerait à rester dans des conditions sanitaires difficiles jusqu'à la fin de l'année 2021 je leur dis ce n'est pas le scénario le plus probable mais c'est ma responsabilité aujourd'hui d'étudier l'intégralité des scénarios leur impact sur les finances publiques et leur impact sur la croissance française dans tous les cas de figure quel que soit le scénario qui se présentera je le redis les mesures de soutien économiques resteront à disposition des salariés et des entreprises et c'est bien parce que je veux me préparer à tous les cas de figure que je présente en toute transparence l'intégralité des scénarios sur lesquels nous travaillons avec mes équipes pour moi le scénario de référence reste celui d'une amélioration de la situation au milieu de l'année 2000 21 qui permettra un rebond puissant de l'économie française dans la dernière partie de l'économie 2021 c'est à dire dans la fin du troisième et le quatrième trimestre 2001 21 c'est mon scénario de référence une fois encore il est soumis aux aléas sanitaires mais l'économie française a montré une chose au cours des derniers mois quand les mesures de restrictions sanitaires sont levés l'économie française rebondit fortement parce que les fondamentaux d'économie français sont sains je veux leur dire avec beaucoup de fermeté sur la conversion des prêts garantis par l'état en subventions peut-être reprendre plus globalement cette question des prêts garantis par l'état parce que derrière il ya la question du financement de notre économie je redis que nous adaptons les dispositifs à la réalité de la situation économique nous ne sommes pas droits dans nos bottes à vous dire on a voté quelque chose ça ne bouge pas d'un millimètre non il faut savoir s'adapter à la réalité des situations économiques s'il y a des entreprises qui sont en très grande difficulté alors même qu'elle aurait des perspectives de redressement un peu plus lointaine moi je n'exclus pas que nous puissions avec la commission européenne et en accord les qu'elle étudie pour ces entreprises les plus en difficulté s'il y a des perspectives de redressement je suis prudent parce qu'il s'agit pas que ça devienne la règle mais qu'on puisse progamme par cas avec l'accord de la commission européenne transformer certains prêts garantis par l'état en subventions en tout cas je trouve que cela mérite d'être étudié je dis bien au cas par cas pour certains secteurs quand il ya des capacités de redressement qui peuvent se présenter c'est une option qui mérite d'être étudiée que nous présenterons donc à la commission européenne de la même façon que j'ai indiqué que pour le secteur de l'aéronautique avoir un étalement un peu plus important parce que les sommes empruntées sont importantes et que le transport aérien ne serait ce pas est une option que nous deux aussi étudié pour toutes les autres entreprises je rappelle que nous avons obtenus a différé de remboursement du capital de un an supplémentaire et des taux d'intérêt particulièrement attractif enfin toujours sur cette question de trésorerie je veux insister sur un point très important il faut soutenir la capacité d'investissement des entreprises c'est un des enjeux stratégiques de la reprise de la relance et donc de la création d'emplois je présenterai dans les jours qui viennent les éléments des prêts participatifs qui nous permettrons d'octroyer aux entreprises qui veulent investir des quasi fonds propres dans des conditions financières qui sont les plus avantageuses possible et avec a différé de remboursement de 4 ans donc des prêts participatifs qui va quasi fonds propres qui ne pèse pas sur l'endettement des entreprises et dont le remboursement ne se commet ce que quatre années après avoir obtenu ces prêts c'est une façon de répondre aux besoins d'investissement des entreprises s'agissant des frais fixes nous avons mis en place c'est une remarque qui avait été fait effectivement par beaucoup de sénateurs nous avons mis en place un premier dispositif en novembre était un crédit d'impôt permettant de rembourser la moitié des frais de loyer qui sont les principales charges fixes qui pèsent aujourd'hui sur les entreprises qui ne sont pas ouvertes ou qui fonctionne au ralenti le ce dispositif ne peut pas être inscrit dans la durée parce qu'après et vous transférer la charge des entreprises sur les bailleurs et dans le fond c'est pas la solution idéale sur le long terme c'est pour cela que nous avons prévu la possibilité de prendre jusqu'à 70 % des charges fixes en compte dans le soutien de l'état en plus de l'aide du fonds de solidarité chaque entreprise dès lors qu'elle a un minimum de chiffre d'affaires de 1 million d'euros qui appartient au secteur touché le plus par la crise l'hôtellerie les cafés restauration le tourisme peu de vent d une couverture jusqu'à 70% de ses charges fixes dans un plafond de 3 millions d'euros que nous sommes en train de négocier avec la commission européenne car je n'exclus pas il faut encore si la crise dure que ce plafond dessus fils passe un plafond qui court de janvier à juin 2021 il peut arriver par exemple pour des chaînes hôtelières pour des chaînes de restauration que ce plafond de 3 millions d'euros ne soit pas suffisant donc nous sommes en train d'étudier avec la commission européenne la possibilité de le relever vous voyez avec tous les exemples que je vous donne que nous gardons les mêmes dispositifs et je le redis nous ne cessons de les compléter de les adapter pour qu'il réponde le mieux possible à la situation des entreprises sur le terrain s'agissant du plan de relance en 2020 et de sa sous consommation je le redis nous avons toujours dit que nous ferions 10% du plan de relance en 2020 c'est à dire 10 milliards d'euros ils sont faibles 6 très précisément s'agissant des collectivités locales il y à un moindre décaissements en 2020 pour une raison très simple c'est qu'il ya une moindre baisse des recettes exactement comme pour l'état nous avons eu la bonne surprise d'avoir une moindre baisse des recettes simplement parce qu'il ya eu un fort rebond est donc la tva est bien rentré lire est mieux rentré prévu parce que nous avons bien amorti le choc sur le pouvoir d'achat des ménages eliès est également mieux rentrés que prévu parce que l'impact sur l'économie a été moindre que ce que nous avions prévu s'agissant de la prime à la conversion je vous confirme qu'effectivement des chiffres sont un peu inférieures à ce que nous avions prévu mais le bonus écologique fonctionne bien et les résultats sont là nous avons multiplié par trois les ventes de véhicules électriques en 2020 en part de marché des véhicules électriques c'était un peu moins avec 2 9 % du marché cela a bondi à 6 % et la tendance reste la même raison de plus je le dis au passage pour que nous réussissions impérativement le déploiement de 100000 bornes électriques en 2021 sur les réseaux routiers français parce que rien ne serait pire que d'avoir vendu des véhicules électriques pour français et qui ne trouve pas des bornes de recharge sur les routes et croyez moi il ya un certain nombre d'obstacles techniques a levé et je mets toute ma détermination et tout mon engagement faire en sorte que nous arrivions à déployer ses cent mille bornes électriques en 2021 enfin dernier point sur l'association des collectivités locales moi je redis que nous travaillons très bien avec les régions que nous voulons continuer à travailler main dans la main avec la région sur le déploiement du plan de relance et que toutes les aides complémentaires sont évidemment toujours les bienvenus merci nous avons dix inscrits donc nous allons faire en 2 x 5 si vous voulez bien me suis mise donc nous démarrons avec roger karoutchi puis sébastien meurant monsieur le président je me dis ça je fais pas être très long une observation et de questions l'observation elle reprend celle du rapporteur général je me souviens je crois que c'était en juin dernier où on nous disait baffe pas de problème après la crise sanitaire en 2021 rebond de 9% du pib pas de souci et cgt il faut qu'on bria que je suis j'étais déjà sur le thème ou là vous allez un peu vite avec le virus n'a pas l'air d'avoir dit son dernier mot celui-là est est ce que vous n'avez pas le sentiment qu'il faudrait peut-être être plus plus modérés sur les possibilités presque le virus n'a pas disparu et sincèrement je vous entends le seul ministre et si je puis me permettre je prie pour que vous ayez raison mais malheureusement le virus est insensible la prière et si j'ai bien compris si j'ai bien compris pour le moment les vaccins ou les laboratoires d'isola ça marche sur le variant angles et sud africaines comme par hasard ils prennent aucun engagement sur le variant brésiliens ont sur la grogne en californien ce qui veut dire que on a le sentiment parce que certains nous disent vous en avez pour des années d'autres nous disent oh là il faudra changer les vaccins à la fin de l'année bref franchement je crains que le que le le stop and go ne soit pas finie en 2021 par conséquent est-ce que sans nous le dire mais ce que bercy travaille quand même sur des modèles des schémas à long terme ou quand je dis à long terme sur les trois quatre ans qui viennent qui sont un peu moins optimiste que simplement allez ça va être vite fait on est tous vaccinés fin août et vous allez voir on est tous au boulot est ce que quand même il n'y a pas des choses plus plus risquées sur la fin de l'année et l'année 2022 ensuite deux questions rapides monsieur le président je m'y étais engagé premier point on apprend que sur l'année 2020 malgré les aides et l'action énergique de votre ministère pour soutenir l'activité on a eu sept et demi pour cent de chômeurs supplémentaires est-ce que sur 2021 vous avez une perspective où vous avez eu une idée de ce que pourrait être avec malgré tout les faillites d'entreprises et les difficultés le nombre de chômeurs à la fin de l'année et deuxième question le l'activité partielle a coûté 27 milliards d'euros en 2020 c'était un peu plus que ce qui était prévu en tout cas initialement est-ce qu'on a une idée de ce que pourrait être le coût de l'activité partielle en 2021 merci pour cette excellente note d'optimisme que nous apprécions toujours avec roger karoutchi si sébastien meurant le veut bien je vais si l'année d'accord donner la parole albéric de montgolfier qui doit s'en aller et qui va s'excuser auprès du ministre parce qu'il écoutera la réponse après sa mort parce que je reçois le présent de la mf hors la loi qui doit concerner persie du sur le courtage qui vit en commission la semaine prochaine donc il faut il faut avancer sur ce le rapport de cette loi sur le courtage donc c'est une bonne raison voilà donc le président de la mef est arrivé monsieur mais une seule question puisque le soutien et massif je crois que nous l'avons d'ailleurs à prouver leur apportant général l'a rappelé à l'occasion notamment des pfr que nous avons amendé et au final approuvé et on ne conteste pas une question simplement concernant le pg vous avez souligné qu'il n'y a jamais eu aussi peu de faillite c'est vrai est ce que finalement c'est pas malheureusement un petit peu pour avoir une année 2021 voire 2022 qui serait pire notamment avec des entreprises qui auraient souscrit au pge alors qu'en temps normal elle serait finalement peu viable et elles ont bénéficié de ces mesures de trésorerie très concrètement est ce que vous ne craignez pas un pourcentage considérable d'entreprises qui ne pourraient pas rembourser on a de fait peut-être un peu artificiellement m'amener une trésorerie ou à des entreprises qui en temps normal aurait été en difficulté et le fait qu'on ait aussi peu de faillite c'est finalement peut-être pas si rassurant que ça allait donc la raison craignez vous pas qu'il y ait des entreprises qu'ils aient eu un effet d'aubaine en se disant je prends le pge parce que c'est un prêt qui n'a pas de garantie pas de caution la part de l'entreprise c'est finalement une mesure de trésorerie relativement simple et on peut s'en féliciter je crois que nous avons tous souhaité collectivement pizol le plus simple possible keven une nécessité due à l'urgence mais est ce que finalement il n'y a pas ce risque d'avoir à défaut d'avoir une années 2020 ils soient bonnes des années suivantes qui rélève finalement un nombre défiance plus importante et donc je vais écouter prix en ms pour papa et la ppl nous nous retrouverons prochainement sur le courtage un sujet absolument passionnante merci monsieur merci el merrikh sébastien meurant ont donc merci monsieur le président monsieur ministre une fête de la situation sanitaire les perspectives dans cette situation particulière soit difficile à envisager peut le comprendre bien sûr d'ailleurs lorsque la situation est normale à l'avenir est toujours incertain par contre là où là une problème sur la cohérence la situation sanitaire elle est mondiale différents degrés et la réaction des états j'ai simplement s'intéresser à l'europe elle est différente quand vous parlez de l'allemagne là qui prend aujourd'hui des mesures extrêmement dures sur l'année 2020 la chute du pig babe et va être moitié moindre que chez nous et la situation de départ est évidemment très différente donc à l'arrivée lorsque on se félicite de pouvoir s'endetter peuchère bien sûr mais la crise elle vient elle les idents pas prévu elles elles arrivent sans prévenir jeudi et les taux d'intérêt pourraient revenir et de ne serait-ce que augmenté de quelques points et nous mettre dans une situation intenable on ne leur pas de ne pas faire de de la dette met pas et ne va pas pouvoir faire date mais voilà de devoir rembourser et sur cette situation des sanitaires dans les hémicycles nous sommes quelques centaines et on voit pas comment le monde de la culture on n'a pas pu continuer à fonctionner selon certaines situations on voit dans certains pays qui a maintenu des stations de ski ouvertes et que mathilde des restaurants de ski au vert et nous on a choisi de confiner de fermer et ça c'est un choix politique c'est une décision qui va entraîner la disparation malgré tous les efforts que vous que l'état fait est là on ne vous soutenu dans cette démarche parce que c'est une décision qui a été radical de fermeture peu importe ce qu'ils ont fait les efforts de prendre les mesures sanitaires de respecter et d'autres pays n'ont pas fait choix là donc à l'arrivée il y aura des écarts et là dans un département sur des questions une question posée sur le nos hôpitaux dans mon département et les hôpitaux qui sont en train d'être continue à être fermé est là la réponse de l'état par rapport à ce que nous vivons paraît incompréhensible de la part des locaux et de la part des personnels qui travaillent et aider des malades et moi sur les entreprises hors norme dans les capitales des compétences hors norme je termine dans mon département j'ai une entreprise petites entreprises stratégiques reconnu par l'état comme stratégiques qui a des contrats signés avec l'état mais du fait de l'interdiction de voyager là et désespéré va mettre la clé sous la porte et je suis ravi de conseil est là et je vais m'entretenir vous permettez avec vos collaborateurs parce que là qui a les brevets ouais entreprises stratégiques c'était contrat signé par l'état et qui là est au bord de la faillite hélas ses compétences hors norme nous avons dans un pub créatif et ça serait vraiment dommage de les laisser partir à l'étranger ou de les voir mettre la clé sous la porte donc si elle est mesure pour ce genre de petites structures qui sont passés pour l'instant à travers les mailles du filet de soutien merci merci sébastien pascal savoldelli merci monsieur le ministre mes collègues ayant dit tous les trois qu'il use of qu'ils avaient soutenu au plan de relance je veux sujet de dire que moi je n'ai pas fait ou le savez monsieur le ministre voilà cela étant dit je vais procès avec le même plan que une observation et des questions une observation je vous avoue que je ne suis pas un homme qui fait la politique et les petites phrases tout ça fait de la politique j'ai regardé ce qu'on était tous nos débats depuis une loi de finances auquel j'ai participé 2017 2018 2019 nous avions une dette dangereuse alarmante se posait la question de la solvabilité d'ailleurs aussi bien la dette publique que la dette privée aujourd'hui on a une dette faramineuse et là elle devient solvables remboursables il ya là quand même du trouble donc on se posait la question de l'opinion des françaises et des français je suis aussi dans le trouble alors je me suis dit comme j'ai vu qu'ils avaient posées de l'élection législative partielle je me dis il ya quelque chose d'autre donc puisque là il ya quand même un retournement de certitude celle istres voilà si je peux me permettre cette observation est en fait je voudrais savoir si si parlons au conditionnel on était dans une situation de confinement quels sont à votre avis les activités économiques essentielles à votre avis avec les retours que vous avez des différents acteurs économiques est ce que vous avez présenté ma deuxième question c'est dans quel domaine vous envisagez un plan de réindustrialisation vous avez évoqué l'hydrogène vous avez évoqué le cantique moi je vous donne un avis mais parce que c'est aussi un débat je pense qu'il faut prendre les questions de la santé là je vous donne une autre piste l'électronique et puis une troisième est pas par nostalgie mais je pense qu'il ya un enjeu et que le textile avec la reconversion du coton on aurait tout intérêt ce que la france retrouve sa place dans ce domaine là donc qu'est ce que vous envisagez avec quels moyens et puis la troisième chose je vous remercie parce que je trouve que d'ailleurs globalement le trouve que ce gouvernement répond assez vite aux questions des parlementaires on peut ne pas partager totalement la réponse mais au moins il ya un respect mois et répondu sur thales vous avez évoqué l'aéronautique j'étais inquiet il ya quand même mille suppressions de postes j'ai un site à rungis et sur lequel vous m'avez répondu et à la fin de votre courrier monsieur le ministre vous revenez sur la question du versement des des acomptes sur les dividendes et vous réméré speak et à juste titre et je la partage votre position sur le fait qu' il vous paraît pas en porte un que les entreprises qui sont durement touchés par la crise reprennent dès à présent le versement d'acompte sur dividende je vais pas vous demander évidemment nominativement qu'il a faits qui l'a pas fait mais quand même quel est votre appréciation quelle a été l'attitude des grandes entreprises et l'attitude en termes de versement des acomptes des dividendes je vous dis ça parce que dans le choc ya dans l'opinion française et c'est pas une question de bouche droit il ya énormément de français et françaises qui sont extrêmement choqués par ces questions voilà merci merci pascal thiery cozic puis sophie dany brillant merci le ainsi monsieur le président monsieur le ministre également les plus près du micro peut être un peu plus près c'est mieux la wii tout à l'heure vous avez vous avez fait état de votre souhait de devoir une bonne exécution du plan de relance donc je souhaite intervenir sur ce sujet globalement le plan de relance mobilisent d'importants moyens qui répond notamment à l'impératif de transformation et le moderne et de modernisation du tissu productif à horizon 2030 néanmoins me semble-t-il ils négligent l'enjeu de relance à court terme de l'économie française et notamment les crédits de la mission plan de relance portent majoritairement sur des actions à horizon 2022 2023 voire plus lointaines à rebours de l'impératif de relance rapide sur les 22 millions d'euros crédit annoncée pour 2021 se confondent en réalité des mesures d'urgence les mesures de long terme et et des musées et des mesures de pardon des mesures d'urgence des mesures de long terme et des mesures de relance le stimulus budgétaires de court terme est donc plus faible qu'annoncé et qu'il n'est nécessaire mais je crois que ce n'est pas le plus gros écueil tel qui est tel qu'on peut le voir aujourd'hui et notamment dans les territoires je constate tout de même que le plan de relance aujourd'hui est calibré vous l'avez évoqué notamment avec les régions et calibré à destination des grosses collectivités qui ont l'arsenal administratifs nécessaires pour pouvoir traiter les dossiers avec avec une vraie célérité en revanche pour les petites communes et on sait que pendant cette crise sanitaire elles ont été le maillon important dans dans la gestion de la crise j'ai aujourd'hui de vrais retours sur la difficulté à monter les dossiers et notamment ses petites communes ont une vraie volonté de s'engager dans le processus mais n'y arrive que trop peu faute d'ingénierie et d'accompagnement suffisant et également sur des délais extrêmement courts donc ma question est simple c'est comment aujourd'hui vous pourrez vous pouvez enfin l'étape peut rassurer nos petites communes sur la faculté aller à mettre tous les moyens d'ingénierie possible pour les accompagner dans les montages de dossiers si nécessaire pour déployer ce plan de relance merci thierry sophie taillé pour lyon merci monsieur le président monsieur le ministre vous avez évoqué vos priorités et évidemment par rapport à la gestion de cette crise tant au niveau des plans d'urgence qu'au niveau du plan de relance nous nous avons soutenu un certain nombre de dispositifs le chômage partiel le fonds de solidarité les prêts garantis par l'état et je vous rejoins également sur le fait qu'il faille décaissés au plus vite s'agissant du plan de relance mais pour nous il ya aussi d'autres priorités et votre action est un autre sens déséquilibrée entre d'une part cette volonté d'aider et de soutenir l'économie pour lui permettre son rebond ultérieur et d'autre part la transition écologique et la lutte contre la pauvreté et les le véritable politique pour éviter un approfondissement des inégalités qu'on observe par ailleurs c'est un déséquilibre qui nous semblent majeur aujourd'hui l'épargné très importante d'un côté et on observe une paupérisation extrême de l'autre alors vous appeler ce que cette épargne des français servent à l'investissement pourquoi pas s'il est productif surtout si les verts mais certainement pas je crois ce ne seraient pas de bonne politique s'il aboutit à faire grimper les prix de l'immobilier vous appelait aussi à la consommation de cette épargne mais je crains bien que les dépenses des indes ne fasse pas le alors on n'aime pas dire et le bonheur mais en tout cas là la situation digne des autres parce qu'on en attendant ce sont des familles qui sont quand même en situation de de tomber dans la dans la pauvreté et vous dit s'il ya des besoins nous irons nous serons là et c'est je crois que les besoins sont vraiment extrêmement prégnant et que les mesures qui ont été prises étaient trop faible et souvent de très très très court terme pour les familles les plus en difficulté c'est la raison pour laquelle je pense que d'autres d'autres mesures complémentaires sont absolument indispensables je pense notamment aux micro-entrepreneurs là qui vont être touchés par l'arrêt des aides du fonds de fonds de solidarité lorsqu'ils ne sont pas tout à fait directement un passionné sur les activités qui sont fermées administrativement et on a là beaucoup de gens qui vont encore être davantage impacté est davantage mis en grande difficulté je pense aussi dans le plan de relance au fameux 1% qui devrait être fléché dans les quartiers prioritaires politique de la ville c'est un engagement du premier ministre suite à l'appel des maires or dans les comités départementaux ce qui nous est dit qu en nous posant la question c'est que il n'ya pas de fléchage donc évidemment il y aura une attention particulière sur les projets qui seraient relatifs à ces quartiers mais bon on n'est pas dans une situation où on va voir véritablement un fléchage alors je partage le fait qu'il faut décaisser il faut aller au projet je dirais qu'il faut aller aux projets qui sont prêts pour ce qui concerne les semaines et les mois qui viennent mais il faut aussi s'attacher à faire en sorte que ces crédits puissent être répartie et notamment les crédits de la dessine mais d'autres crédits de manière à ne pas aggraver les inégalités je je je terminerais très rapidement sur la question de la dette vous dites nous la rembourseront eynulla rembourseront notamment par une baisse des dépenses publiques et notamment des réformes structurelles telles que les retraites vous imaginez bien que ce n'est pas la philosophie qui est la mienne mais mais mais je je souhaite vous interroger sur cet agenda on a aujourd'hui un accord européen d'où nous allons débattre la semaine prochaine en séance avec comme indication un engagement des pays à faire des réformes structurelles est ce que la réforme des retraites a été abordé et 2e deuxièmement n'y at il pas aujourd'hui d'autre voie explorée notamment fiscales qui garantirait davantage de justice fiscale je pense à la proposition au projet de loi que nous avions voté ici même sur la taxe gars femmes il ya aujourd'hui des changements majeurs au niveau international est-ce que nous allons pouvoir enfin aboutir je sais que c'est un dossier que vous avez beaucoup suivi pour faire en sorte que les les multinationales de ce type puisse être véritablement contributive hauteur des besoins de nos sociétés merci vu le temps qu'il nous reste monsieur le ministre compte tenu de votre emploi du temps je vous propose finalement de prendre l'ensemble des questions est ce toi et d'avoir une vision collective sur les réponses apportées vous laissant le soin de les classer par grands thèmes si vous voulez bien allons nous poursuivons avec michel canévet merci monsieur le président messieurs mes chers collègues effectivement la réponse du gouvernement était massive comme cela a été dit la traitement de cette crise il faut s'en féliciter il faudra simplement que nous prenions bien grand sens de diffuser le message que l'argent n'est pas facile auprès du grand public qui vont les milliards qui pleuvent ici et on doit faire comprendre qu'après cette crise et bien il y aura des réformes structurelles à poursuivre à mener et bien je comprends que cela appellera aussi des efforts de la part de l'ensemble de nos concitoyens parce que on ne peut pas continuer à dépenser beaucoup plus pour ne touchant recettes alors dans cette crise il ya encore quelques éléments difficiles toute la horde a évoqué l'aéronautique il y à aussi bien sûr et vous le savez autant que les normands la question du trafic maritime du trafic de passagers maritimes des compagnies maritimes ou l'eurostar d'ailleurs qui est en difficulté aussi qu'ils attendent que les conditions de compétitivité pour leur avenir soit réunie et n'importe que l'on puisse leur donner des assurances grotte retour à ces conditions de compétitivité pour ma part je plaide pour un remboursement des de la part des charges salariales de façon à leur donner cette productivité sur le long terme mais froid qu'il sera important qu'il y ait des réponses qui ne reçoit effectivement donné sur la dette vous avez évoqué mais seul ministre les conditions dans lesquelles la france emprunte là maintenant je suppose que ce sont des emprunts à taux variable donc il faudra là aussi que nous serons vigilants parce que la charge des intérêts de la dette pourrait augmenter si la situation était moins favorable qu'elle ne le sont maintenant les intérêts de la dette et puis dernier point sur les filières de valeur qu'il le faut relancer dans notre pays vous en avez cité un certain nombre j'aime beaucoup ma part la conviction qu'il faut aussi mais c'est sans doute à l'échelle européenne que de soyons beaucoup plus allons sur les questions numériques pour qu'il y ait quelques champions numérique en europe est assez à ce titre la commande d'état est importante pour justement permettre à des acteurs numériques d'émerger donc il faut que l'on soit très vigilant sur ce sujet de la commande d'état mais c'est un secteur qui est essentielle elle va bien avec la valorisation économique des gars femmes et autres acteurs chinois il est important que l'europe aussi s est champion en la matière est que nous ne soyons pas totalement dépendant des puissances étrangères pour ce qui concerne le recours au numérique merci michel poursuivre avec rémi féraud puis charles bonnet merci monsieur le président monsieur le ministre on a qu'à ce stade il faut être bref toujours est vous poser deux questions sur chacun finalement des sujets dont on parle qui sont très différents à l'afp le plan d'urgence et un plan d'investissements d'avenir et c'est vrai qu'on jongle entre les concepts et pour nous parlementaires ce n'est pas non plus toujours évident d'ailleurs de ligne de des différentes missions budgétaires et de plf en plfr de crédits consommés en crédit plutôt reportée il est assez difficile d'avoir pour notre part une lecture claire des choses y compris parce que la situation est évolutive et parce qu'aussi leur présentation volontariste est aussi parfois assez mélangé j'ai d'ailleurs au ciel pas pourrait pas répondre précisément mais fo espère aussi que le prochain plfr soit l'occasion de pouvoir avoir aussi un état des lieux de la situation des actions engagées de celles qui sont nécessaires moi j'aurai deux questions l'une sur le plan d'urgence dont nous contestons pas la légitimité ni même l'importance mais je fais partie de ceux qui pensent qu'il y a des éléments qui manque c'est d'ailleurs ce qu'a montré notre discussion je crois au sénat sur la mission plan de relance est ce que justement certain nombre de ces éléments que nous avions essayé d'introduire voter puis retiré ne manquent pas à votre avis aujourd'hui je parle même pas des outre-mer ou de la culture mais pour les jeunes et est ce que d'ailleurs ces crédits d'urgence ne pourraient pas venir aussi alimenter la consommation dont nous avons absolument besoin puisque on voit qu'il ya d'un côté beaucoup d' épargne mais d'un autre côté des gens dont la paupérisation entraîne aussi une sous consommation qui pourrait alimenter la relance sur le plan d'investissements d'avenir une question qui est un peu dans la suite de ce que disait pascal savoldelli quelle est la méthode comment se font les choix de secteurs quel est le rôle du haut commissaire au plan comment se définit la feuille de route comment se font les choix par rapport à des investissements d'avenir qui sont en effet tout à fait essentiel pour la nation sophie rémy charles bonnet suivi de stéphane total oui merci monsieur le président messieurs milices merci pour votre exposé très pédagogique qu'on retrouve d'ailleurs dans dans vos mémoires outre le style est très élégant au fait monsieur l'ogc nice une remarque il ne remarque est une question alors la première première remarque elle tient tôt au devoir de vérité qu'à évoquer de remporter en général et qui provoquent les troubles ne d'autres familles pascal savoldelli et les angoisses philosophique de même madame tailler pas lyon et c'est donc où on sait pertinemment que finalement nous bénéficions de trait bretons parce que comme je le disais tout à l'heure le gouverneur de la banque de france safran la france n'a jamais failli à sa parole pour rembourser sa dette mais aussi parce que il ya des gens qui pensent que nous allons à la foire bien sûr réindustrialiser notre pays c'est l'aspect positif très positif des choses comme tu l'as vos clics mais aussi effectuer des réformes qu'il faut et simplement le petit doute que j'ai c'est un peu c'est quand même quelque chose qu'il faut faire partager le plus rapidement possible sinon on ira vers de cruelles désillusions voilà c'est le prof c'était ma remarque le deuxième point concerne l'aide au aux entreprises vous avez évoqué la simplicité des mesures que et leur maintien aussi longtemps qu'il le faut effectivement je vous suis là dessus mais pour avoir discuté que de nombreux chefs d'entreprises qui sont pas relax helmand très très angoissée alors qu'ils ont quand même un parapluie qui est quand même assez bien ouverts généralement ces mesures portent sur des garanties de chiffre d'affaires et des choses comme ça et comme l'a évoqué le rapporteur général nous savons qu'al au juge de paix c'est quand même le compte d'exploitation alors vous avez tout à l'heure développer effectivement la possibilité de de prêts participatifs d'être supplémentaire lorsqu'il ya des capacités de redressement mais je pense qu'il y aura toute une frange d'entreprise qui qui aura des problèmes d'exploitation qui sera pas forcément dans les seuils que vous souhaitez et je pense qu'il serait important que vous puissiez leur donner des garanties ou alors est-ce que vous excluez totalement de rentrer dans ces éléments de grandes exploitations merci stephen stéphane total donc suivi des philippe dallier oui merci monsieur le président monsieur le ministre j'essayais de me borner à deux aspects en étant pragmatique et et avec le souci de de la confiance en fait puisque je crois que c'est ça qui est qui est essentiel donc à la fois pour décaisser pour investir donc premier premier point sur toute la partie qui concerne la protection je voulais juste insister sur quelques remarques de terrain est très pragmatique sur ce prix il est coutume d'appeler les trous dans la raquette qui peuvent encore exister et sur lequel effectivement il ya eu de nombreux ajustements mais je crois que le dialogue est encore nécessaire sur des aspects sur les effets de seuil sur l'amendé filière aussi parfois où il ya quelques quelques oublis parce que les activités sont pas directement concernés mais elles sont impactées de fait sur la réalité aussi saisonnière je pense en particulier au secteur de la montagne dans l'appréciation ne peut pas se faire sur quelques mois mais sur l'année même si 95% du chiffre d'affaires est réalisé sur trois mois et puis aussi sur les périodes de référence puisque on était sur des périodes de référence qui était de -1 et la maintenant en 2021 le moins jeunes n'aura plus beaucoup de valeur donc sur toute cette partie de la protection peut-être des ajustements et donc un dialogue avec les remontées de terrain deuxième volet sur la sur la relance donc effectivement je reviendrai pas sur les aspects de territorialisation qui me semble bien sûr essentielle mais aussi sur la manière dont cette relance aller articulé justement entre le territoire et le central genre j'en veux pour preuve les le premier appel à projets sur la résilience qui pour une entreprise de mon département qui travaille justement dans le secteur de la santé et sur les thérapies par le microbiote donc qui est un secteur d'avenir et qui avait été très encouragée et qui au final ne s'est pas vu retenues dans cet appel à projets alors que c'est à la fois des investissements d'avenir des créations d'emplois est donc sacré d incompréhension alors que par ailleurs l'objectif c'est de consommer d'engager des crédits et d'investir puisque leur unité sur un programme d'investissements conséquents et de même dans les dents les contrats dans les plans de relance qui sont aujourd'hui signé entre l'état et les régions on s'aperçoit j'ai vu celui qui avait été signé dans la région auvergne rhône-alpes connais beaucoup sur des gros seins france investissement structurant avec peut-être un regard sur les territoires qui n'est pas suffisamment fins et j'espère que les cp verts vont pouvoir corriger corriger cela voilà jour merci merci stéphane philippe dallier ministre comme le rapporteur général je veux saluer votre volontarisme et votre confiance dans la capacité de ce pays à rebondir effectivement très fortement même si ce que vous nous aviez dit il ya quelques mois à saillir espérer le retour à l'entée crise en 2022 semble effectivement s'éloigner un peu ceci étant dit je vous ai trouvé trop rassurant sur la bête traoré en tous les cas tout à l'heure parce que la situation est quand même extrêmement difficile on peut se féliciter france trésor est placé 7 milliards à 50 ans à un taux relativement bas c'est très bien mais il me semble avoir lu ce week-end un article dans un hebdomadaire où effectivement il était fait état d'un certain nombre d'angoissés france trésor à l'idée quand même d'avoir à placer pas loin de 300 milliards aux rennais ce sont des sommes que nous n'avons jamais atteint alors d'un côté on a un certain nombre de politiques qui disent la dette c'est pas grave on la remboursera pas et cetera vous inquiétez pas de local discours qui dit mais regardez les taux sont extrêmement bas et ça va durer donc finalement comment convaincre les français qui va falloir faire ces réformes structurelles après on verra comment répartir l'effort mais faire les efforts et les faits relativement vite le gouverneur de la banque de france nous disait ce matin qu'il espérait qu'en dix ans en mai 10h c'est très long nous reviendrions de 120% du pub à 100% dix ans c'est l'écart qui nous sépare de la dernière crise de la crise actuelle peut se passer énormément de choses encore j'ai trop et monsieur le ministre votre discours peut-être trop trop rassurant sur le nôtre difficulté a modélisé les effets de la crise on l'a vu avec la l'exercice 2001 bon sort avec 45 milliards de moins sur l'exécution tant mieux pour autant ça démontre la difficulté à mobiliser et j'avais interrogé olivier dussopt aps la semaine dernière sur les prévisions faites pour l'année 2000 21 est la suivante il m'a pas vraiment répondu le gouverneur de la banque de france ce matin nous a dit effectivement que lui il estimait le taux de chute des entreprises bénéficiant d'un peugeot de 4 à 6% ce que vous pensez que moi ça me semble enfin comme ça c'est ça me semble faible j'espère que qu'il a raison qu'est ce que vous en pensez merci philippe vincent subway et jean michel arnaud et vacins se voir aura donc l'occasion cet après-midi de poser sa question 1 ce matin j'étais un peu plus peu trop tard merci monsieur présent c'était compliqué ce matin en effet oui monsieur le ministre de questions la première c'est sur le pg les entreprises et tpe ont souscrit des pga à hauteur de 25 % de leur chiffre d'affaires hors elles ont un seuil de rentabilité qui tourne autour de 3 à 4% et elles devront rembourser en quatre ans je n'arrive pas à comprendre la règle de calcul si vous pouviez m'éclaircir sur ce sujet là le deuxième point sur la dette j'ai alors je poursuis un peu ce que philippe dallier viennent de vous poser comme questions sur la dette quand nous avions une croissance en rythme normal 1,5 pour cent des étions incapables de rembourser le capital et là vous nous dites qu'avec la croissance on va leur rembourser mais est-ce que vous tabler sur une croissance de 3% terraine pendant 30 ans puisqu'il ya aussi la dette européenne qui viendra s'ajouter en plus pour rembourser voila voila ma question sur le sur la dette merci toujours une question très optimiste jean-louis non mais jean michel arnaud une petite note positive et s'il vous plaît pour terminer je crains que ça ne soit pas le cas mais en tous les cas merci monsieur mise votre exposé je serai très rapide cela a été évoqué par mon collègue du cantal tout à l'heure on est des situations différentes et les territoires notamment de montagne sont particulièrement impactés par les décisions regretté est regrettable de fermeture des remontées mécaniques impact particulièrement les départements de montagne à titre d'exemple si d'affaires du tourisme dans mon département et deux milliard d'euros et mobilise 15000 emplois pour cent quarante mille habitants avec 390 mille lits touristiques de difficultés la première sur la diversification je constate que certaines entreprises sur des filières qui ne sont pas touristique ont déposé des demandes de financement dans cas du plan de relance soit n'ont pas eu de réponse soit ils ont eu des réponses négatives aujourd'hui sans qu'on ait forcément les explications nécessaires pour rassurer les entrepreneurs qui dans la période de dépression veulent comme investir et préparer le rebond la sortie de la crise et d'autre part sans capacité non seulement de leur donner des réponses mélo mais les explications donc j'apprécierais tout particulièrement les instructions soient données dans les services déconcentrés de l'état pour qu'on puisse avoir des réponses très précis sur les réseaux de roger éventuel de deux sollicitations financières la deuxième chose la concerne les collectivités locales je crois qu'en la formule devenue très visité des trous dans la raquette demeure et je constate qu'un certain nombre de collectivités locales avec des modes de gestion un peu spécifique je pense notamment aux services publics industriels commerciaux sur la gestion de remontées mécaniques et de parkings adossés à ces remontées mécaniques ne bénéficient pas d'accompagnement financier de l'état pour compenser les pertes et cela met et cela altère la capacité d'autofinancement et donc de robben ces collectivités locales pour accompagner le plan de relance le moment venu donc j'aimerais là aussi que l'on puisse améliorer ainsi possible la méthode de travail pour pouvoir rassurer ces collectivités locales et éviter que par effet domino des faillites entraîne d'autres faillites dans des territoires particulièrement marqué par cette décision gouvernementale particulièrement dure en matière de protection sanitaire de nos territoires de montagne de leurs économies et également de l'attractivité de ces territoires merci merci jean michel monsieur le ministre pour essayer de répondre rapidement et synthétiquement à l'ensemble de ces questions merci merci monsieur le président je vais peut-être des réponses globales vais te donner le temps dont je dispose que j'ai un entretien que la commissaire malgré de vesta guerre dans quelques instants et beaucoup de questions importantes ont été posées d'après sur des questions très particulière de dossiers locaux n'hésitez pas à m'écrire sur le sujet à chaque fois évidemment je regarde si les dossiers doivent être revues stéphane ceaux tard elle a cité le projet de bio je rappelle juste que sur l'intégralité des projets de relocalisation dans les secteurs stratégiques nous avons près de 900 projets qui ont été déposés devant retenir deux sans aucune sélection qui est importante le projet de bio été redéposé à une forme différente et améliorer donc je crois que c'est vraiment le rôle des élus de relayer des projets qui aurait été retoqué par l'administration dont vous estimez que malgré tout il mérite d'être réévalué et regarder à nouveau je le ferai évidemment à chaque fois pour répondre peut-être pour commencer par les remarques de roger karoutchi dont je reconnais bien l'optimisme fervent et la lucidité également malheureusement l'honnêteté m'oblige à le dire je rappelle juste que nous travaillons sur un certain nombre de scénarios et que j'ai un scénario de référence qu'est celui d'une amélioration de la situation économique à partir de la moitié de l'année 2021 une dernière partie de l'année 2000 21 qui devrait permettre à l'économie française de rebondir fort je travaille aussi sur d'autres scénarios dont j'espère qu'ils resteront des scénarios purement spéculatif me sall l'économie des finances et pas des réalités mais je reconnais bien volontiers que le virus nous a tous appris l'humilité et l'obligation de considérer plusieurs options est de ne jamais s'enfermer dans une option unique en tout cas ce serait responsable du point de vue financier de ne pas considérer toutes les options y compris effectivement celle que vous avez présenté c'est à dire une nouvelle vague d'une nouvelle dégradation la situation est donc un impact plus fort sur la situation financière du pays ce qui nous amènera je leur dis à chaque fois à veiller à soutenir tous ceux qui sont le plus en difficulté et ceux qui sont les plus touchés par la crise s'agissant du chômage laci on regarde les choses de manière honnête c'est à dire avec les chiffres qui nous ont été communiqués nous avons une situation qui a été moins dégradés que prévu tout simplement parce que l'économie française après avoir détruit plus de 700 mille emplois a montré sa capacité en recréé près de 500000 au moment du rebond économique donc je leur dis parce que ça pour le coup c'est une conviction très ferme la france a des fondamentaux économiques solides et josé capacité de rebond exceptionnel on peut encore les améliorer ses objectifs du plan de relance elle doit se déployer vers de nouveaux secteurs d'activité ça c'est absolument vital à mes yeux il est impératif d'ouvrir et je vais venir aux questions très pertinentes qui m'ont été posées de nouveaux champs et de nouveaux secteurs d'activité mais les fondamentaux sont bons nous avons amélioré la compétitivité l'économie française réduit la fiscalité qui pesait sur les ménages et sur les entreprises améliorer le fonctionnement du marché du travail réinvesti dans l'industrie former de nouvelles compétences tout ça doit nous permettre de rebondir fort je rappelle que nous sommes entrés en crise ennuyant l'un des meilleurs taux de croissance de la zone euro et un chômage qui avait baissé de près de deux points donc nous avions la possibilité de redresser notre économie parce que les fondamentaux avaient été améliorés qui sont désormais solidement j'en viens justement à la question qui a été posée par parce que ça vaut le dédit sur la réindustrialisation c'est pour moi un enjeu absolument critique de ne pas sortir de la crise avec la même économie que celle que nous avions avant il faut qu'au sortir de la crise nous tirions les leçons de ce que nous avons connu pour avoir une économie qui réduisent les inégalités qu'ils soient davantage décarbonés et qu'ils soient plus diversifiée si en sorte de l'économie de la crise actuelle en se disant en est reparti sur les énergies fossiles on va refaire exactement comme avant avec le même type de croissance et le même type de modèle économique mais ce sera un échec historique c'est pas ça ce que nous voulons faire nous voulons utiliser cette crise comme une opportunité pour améliorer notre modèle économique dans un sens de plus de compétitivité plus de diversité et plus de protection climatique quand vous citer l'exemple de la santé des biotechnologies je partage totalement dans le plan de relance notamment dans le pays à nous avons mis beaucoup d'argent ça et biotechnologies sur l'immunothérapie sur les technologies de santé de pointe de la digitalisation de la santé parce que ses clés pour réduire les dépenses et les rendre plus efficaces en matière de dépenses de santé et c'est absolument décisif pour réindustrialiser le pays sur des champs d'avenir je partage totalement votre analyse la santé est un des champs de triel d'avenir pour le pays et il reste encore beaucoup à faire pour investir dans ces domaines là autre exemple électronique ou de les citer moi je suis favorable à ce qu'il y ait un programme d'intérêt commun européen sur les microprocesseurs il ya un grand débat pour savoir si on fait du rouz mm du 5 mm ou du 2 mm moi je suis favorable à ce que nous ayons les microprocesseurs qui soient les plus pointus possibles même si l'investissement à chaque fois est exponentielle au fur et à mesure qu'on réduit la taille mais nous avons une filière industrielle là dedans qui est performante donc nous devons continuer à investir et diversifié pour avoir dans le domaine de la microélectronique une filière qui soit la plus efficace possible qu'elles sont du coup les règles qui président à cette industrialisation avait tout de suite vous rassurer c'est pas les économies des finances qui tout seul dans son bureau dit dans un claquement de doigts tient à faire telle filière ou telle filière absolument pas c'est une démarche qui vient de la base qui vient du terrain et qu'il correspond à un certain nombre de critères et ses critères d'aidé fixé par les industriels par des scientifiques pas mais cherche heures et pas par des politiques je vais être très clair là-dessus ce que je pense que c'est très important ce ne sont pas des choix politiques se sont d'abord des choix scientifiques industrielles et économiques notamment menée par monsieur gauthier le président d'air liquide et par l'ensemble du conseil national de l'industrie qui a fait des propositions ont été validées ensuite présenté au parlement nous sommes en démocratie c'est le peuple qui décide mais la méthode n'est pas la méthode des années 60 effectivement j'ai eu 60 le politique dit on va être développées telles filières et puis ça suit derrière nous avons adopté une démarche radicalement différente qui part de la base des scientifiques des industriels du monde économique qui est instruite par le comité national chargé de l'industrie est ensuite validé au niveau politique et présenté aux parlementaires quelles sont les conditions qu'il faut remplir la première c'est qu'il y ait un marché donc il ya eu des études de marché pour savoir est ce qu'il ya un marché sur l'hydrogène ça rien développé l'hydrogène pour développer hydrogène la réponse est oui il ya un marché par exemple sur les avions et je pense qu'airbus peut-être le premier avionneur la planète a développé un avion fonctionnant à l'hydrogène et émettant zéro co2 c'est la première condition y at il un marché y at il un marché ses microprocesseurs oui y at il un marché sur les biotechnologies oui y at il un marché sur l'oncologie de pointe adaptées à l'adn de chaque personne oui y at il un marché sur la physique quantique oui c'est probablement beaucoup plus important encore que l'intelligence artificielle et nous avons là dessus un atout absolument considérable présent la république a annoncé que nous mettrions près de 2 milliards sur cette filière c'est le point d'aboutissement de tout le travail qui a été fait première question y at il des marchés sur tous les secteurs que j'indiquais oui il y à des marchés disponibles qui permette d'avoir de la croissance deuxième condition avons nous des industries de base pour développer ces technologies soit on va pas prendre de nulle part une technologie en soutien à investir massivement là dessus si vous n'avez pas l'industrie de bah ça ne sert à rien arriverait pas dans les délais qui sont les nôtres je reprends les ans de l'hydrogène vous avez avec makfi spécialiste des valves vous avez avec les reliques id des industries françaises qui ont déjà la compétence pour franchir l'étape suivante qui va être l'électro lise la séparation de l'hydrogène et de l'oxygène pour fabriquer de l'hydrogène et qui nous permettra ensuite d'avoir des capacités totalement décarbonée donc il faut avoir un outil industriel c'est la deuxième condition est ce que nous l'avons également dans le domaine des biotechnologies de la santé et là la réponse est de toute évidence oui s'agissant la microélectronique je rappelle que avant à crolles avec st micro et les entreprises les plus performants de la planète donc ça vaut le coup de continuer à se déployer sur ce secteur-là c'est la deuxième condition la troisième position est ce que nous avons les compétences il faut un marché faut des industries il faut les compétences et des formations nous allons ouvrir des filières de formation sur tous ces secteurs de réindustrialisation que nous avons prévu parce que l'on sait bien que le premier obstacle à la réindustrialisation au delà de la question des coûts c'est les compétences et tous les industriels que vous consultez régulièrement sur le terrain de vous dire la même chose on cherche des compétences dans tel ou tel domaine on les trouve pas donc il faut forme enfin une dernière condition c'est y at il un soutien européen parce que surtout ces filières de relocalisation industrielle de réindustralisation le chiffre de référence c'est pas le million d'euros c'est pas la centaine de millions d'euros c'est le milliard milliards d'euros l'unité de compte des stratégies de création de nouvelles chaînes de valeur quand renault décide d'investir sur de nouvelles batteries électriques c'est plusieurs milliards d'euros quand nous quittons la filière et batteries électriques c'est plusieurs milliards d'euros donc vous ne pouvez pas le faire seul il faut qu'il y ait aussi un engagement européen sur toutes les filles que j'ai cités l'hydrogène didot technologie des batteries électriques le calcul quantique c'est une approche européenne et peut être très simple principalement une approche franco allemande donc c'est d' un des enjeux historiques le plus important qui se joue aujourd'hui basculer d'une économie qui depuis trente ou quarante ans repose sur les mêmes chaînes de valeur à une nouvelle économie plus décarbonés technologiquement plus avancés ouvrant de nouvelles chaînes de valeur pour la france et garantissant à nos enfants et à nos petits enfants des emplois et un niveau de vie suffisamment élevé parce qu'il ya un lien direct entre l'industrialisation du pays et le niveau de vie du pays donc pardon d'avoir un peu long sur ce sujet mais je pense qu'il le mérite parce que c'est un sujet extrêmement important sur des questions qui m'ont été posées sur les jeunes je rappelle ce qui a été fait à l'été elles elles embauchent les aide à l embauche de jeunes de moins de 26 ans en cdi les aides exceptionnelles pour les jeunes précaires le renforcement des dispositifs d'insertion d'accompagnement comme la garantie jeunes dans les plats sont les dédoubler les aides financières spécifiques lit le repas par jour à 1 d'euros quand est annoncé par le président de la république mais je redis que nous sommes ouverts à l'étude d'autres dispositifs monsieur guérini a proposé encore récemment la possibilité d'avoir un capital jeunes de départ de 10000 euros qui seraient remboursés uniquement lorsque la personne qui en profiteraient auraient un emploi qui lui permettrait de rembourser dans de bonnes conditions je trouve que c'est une idée intéressante qui le méritent d'être étudiées et retenue s'agissant des quartiers prioritaires de la ville madame la sénatrice nous avons un comité interministériel à ville qui va se tenir vendredi il y aura un suivi de cet engagement je sais que c'est un engagement important qui vous tient à coeur nadia est pleinement mobilisée sur ce sujet notamment avec madame bornes et nous avons dans le plan de relance je crois des réponses très concrètes à cette question importante du quartier prioritaire de la vie la modernisation de l'infrastructure insertion par l'emploi ou 500 millions d'euros dégagés pour la réhabilitation des logements sociaux sur la dette la question était posée par plusieurs d'entre vous ont fini peu d'alliés notamment monsieur kahn devait également et d'autres parmi vous quand je dis que je n'ai pas d'inquiétude pour notre dette c'est tout simplement parce que nous avons une capacité à lever de la dette sur les marchés qui aujourd'hui et je m'exprime au nom du trésor de l'agencé france trésor ne rencontrent aucune difficulté j'ai lu les mêmes magazine que vous j'ai vu les alertes qui sont tirées par certains je pense qu'elles ne correspondent pas à la réalité de ce que je vis comme ministre qui a la tutelle de l'agencé france trésor et qui a la responsabilité de lever de l'argent sur les marchés si la situation était différente je vous le dirai mais il se trouve que ces propos sont sanctionnés par des chiffres si la france avait des difficultés à lever de la dette sur les marchés cela se traduirait par un spread beaucoup plus élevé avec l'allemagne et par les taux d'intérêt très différent de ce que nous avons je rappelle également pour eux ce qu'ils 120 kg est que nous empruntons toujours à taux fixe et donc si jamais de hier une hausse des taux d'intérêt elle n'aurait n'a pas sur le coût de la dette que progressivement l'eau si tout ce qu'ils nous disent tout d'un coup ça va augmenter il a la charge de la dette va exploser ce n'est pas la vérité partir du moment nous empruntons à taux fixe l'ensemble de ce qu'il peut emprunter sera remboursé à taux fixe et sur les nouvelles levée de dette qui pourrait y avoir une augmentation mais uniquement sur les nouvelles émissions de dette je pense de manière plus globale que dia la vérité ne veut pas dire jouer avec les peurs des français personne ne l'a fait dans cette salle dans cette commission vous en remercie mais je pense que c'est notre responsabilité politique de dire sincèrement la vérité aux français mais sans jouer avec leurs peurs la france n'a pas de problème pour le lait de la dette et il n'y aura pas d'impact brutal sur le niveau de remboursement de cette dette dès lors que les émissions et les emprunts sont faits à taux fixe troisième élément et ça rejoint des remarques ont été faites notamment par monsieur d'allier c'est que bien entendu ce raisonnement de se tient qu'à partir devant pour le ministre des finances français garantit aux marchés le remboursement de cette dette dans des délais qui peuvent être des délais longs parce que chacun sait que cela prendra du temps étant donné le niveau de dette auquel nous sommes parvenus et la garantie du remboursement de la dette fait la crédibilité de la signature française et la crédibilité de cette garantie tient aux mesures que nous proposons croissance réduction des dépenses publiques le moment venu quand la croissance sera de retour et réformes structurelles dont la réforme des retraites et pardon de le rappeler parfois avait beaucoup d'obstination mais c'est aussi ça qui fait que lorsque nous le devons de l'argent sur les marchés nous avons des investisseurs qui restent intéressés par notre dette enfin je veux signaler tous ceux qui disent qu'on ne rembourseront pas la dette qu'ils auront expliquer aux français qui ont investi la dette française qui je le rappelle est détenu à 25% par des épargnants français qu'il ne l'ait rembourseront pas le moment venu je pense qu'ils seront très heureux de l'apprendre [Musique]

Bruno Le Maire croit dans les « capacités de rebond économique » de la France — Bruno Le Maire · Pourquijevote