20 heures : [émission du 7 novembre 2010]
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:26Locuteur non identifiéFait
« Le conflit, elle laissera des traces profondes. D'abord, la trace de l'injustice, puisque cette réforme va pénaliser ceux qui ont commencé tôt à travailler, mais aussi les femmes, ceux qui ont des revenus modestes. »
- 13:25Locuteur non identifiéChiffre
« Les associations de lutte contre le tabagisme auraient souhaité 10% d'augmentation. Elles rappellent que le tabac tue 60 000 personnes par an. »
Temps de parole
- Présentateur67 %
- Auditeur13 %
- Invité7 %
- Locuteur non identifié4 %
- Locuteur non identifié 24 %
- Locuteur non identifié 33 %
≈ 1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 20h, bonsoir à tous. Voici les titres de l'actualité de ce dimanche. Il a été le train le plus surveillé d'Europe durant tout le week-end. L'arrivée sur le sol allemand des 123 tonnes de déchets nucléaires a entraîné comme prévu des scènes d'affrontement entre policiers et militants écologistes. Tout cela n'est pas fini. Nous irons sur place dans un instant. Fumer, tu. Fumer nuit gravement à la santé. Fumer nuit gravement également aux porte-monnaie. Demain, le prix du paquet de cigarettes augmentera de 6% en moyenne. Les fumeurs vont-ils pour autant réduire leur consommation ? Pas si sûr, apparemment.
Ça ne change pas le fait que ça augmente ou pas. De toute façon, je ne sais pas ça qui m'arrête pas de fumer.
La politique et la question de Matignon est-elle en train de se réduire à un fauteuil pour deux ? François Fillon ou Jean-Louis Borloo, un affrontement qui suscite désormais des tensions. Nous reviendrons sur le dessous des enjeux de tout cela ce soir. Plus ça mûre, plus il y aura de sang sur les murs. Comment réussir son divorce en France ? C'est un mariage sur deux. Cette fois, se termine par une séparation et un salon. C'est tenu ce week-end à Paris pour vous apporter quelques conseils. Alors utile ou fut-il élément de réponse tout à l'heure ? Un dimanche de sport avec de la Formule 1 et la victoire de Sébastien de Vettel.
Et puis du football, le choc PSG-OM, la défaite cet après-midi de Brest, le leader en déplacement à Lille, à suivre les images et les résultats. Enfin, la page cinéma ce soir avec François Ozon qui aime toujours Catherine Deneuve et Catherine Deneuve qui aime toujours François Ozon. Les voilà à nouveau réunis dans le dernier film du réalisateur. Ça s'appelle Potiche, une comédie théâtrale que nous dévoilera tout à l'heure Catherine Deneuve qui est notre invitée ce soir. Voilà pour les titres de ce dimanche soir. Merci d'être avec nous. Et on va tout d'abord revenir sur ce périple, ce qu'on voit de toutes les passions écologistes.
Le train transportant les déchets nucléaires traités à la Hague et vous le savez désormais sur le sol allemand. Mais il a bien du mal à avancer sereinement. Quelques chiffres, 16 000 policiers mobilisés pour tenter d'éviter les actions des militants écologistes. Mais le dispositif n'était finalement pas suffisant. C'est ce que nous raconte tout de suite Amaury Guibert.
Ce n'est pas le train à grande vitesse, mais il est ce soir proche du but. Le convoi de déchets nucléaires n'est qu'à quelques kilomètres de son point d'arrivée au nord de l'Allemagne. Et quel périple. Parti de l'usine de la Hague, vendredi, il a traversé la France, puis l'Allemagne, où il s'est heurté juste avant son arrivée à destination à la foule des antinucléaires. Dans la forêt, ils sont plusieurs centaines à avoir investi la voie.
Ambiance, bon enfant, ils ont tous leurs coussins pour s'asseoir sur les rails. Mais après les sommations d'usage, la police intervient rapidement et sans ménagement. Les protestataires sont repoussés dans les bois.
Le plus important, c'est de rester calme, nous comme la police. La cible, c'est la voie ferrée, pas la police.
Mais certains veulent en découdre.
Affrontement au cœur de la forêt. Un véhicule de police sera même incendié. Peu après, les forces de l'ordre pensent avoir repris le contrôle. Mais la course-poursuite n'est pas terminée. Eux tentent d'enlever le ballast sous les rails, afin de retarder encore un peu plus le passage du convoi. Mais ils sont vite délogés. D'autres ont surgi pour s'installer à nouveau sur les voies. Ils sont 2500 contre 123 tonnes de déchets nucléaires. Ce soir, le convoi est arrivé à Lundbourg, à 50 km de sa destination finale, toujours sous très bonne escorte. Les derniers kilomètres seront assurément les plus longs.
Alors, où en étant à 20h, passer de quelques minutes direction d'Hannenberg avec notre envoyé spécial Arnaud Boutet. Bonsoir Arnaud. Alors, ce train va-t-il finir par arriver à Bonport, Arnaud ?
Oui, mais pour l'instant, il n'y a rien à l'horizon. Le train pourtant se situe à quelques kilomètres d'ici. C'est très peu, mais il roule très lentement car il est freiné par de multiples blocages. Alors, je peux vous dire que, malgré la température, la tension monte à quelques kilomètres. Les centaines de manifestants campent actuellement sur les rails. Toute la journée, des messages ont été envoyés sur téléphone portable. Il était écrit « Tenez bon, amenez vos couvertures ». Et la police devrait logiquement les déloger, mais au dernier moment, juste avant le passage du train. Alors, ce soir, il faut aussi réparer la voie ferrée parce qu'une partie du ballast a été arrachée.
Cela, malgré la mobilisation policière. Alors, toutes ces péripéties ne devraient pas empêcher l'arrivée du train. Peut-être cette nuit, ici, à sa destination finale. Les déchets devraient ensuite être disposés sur les camions derrière moi. Mais quelle que soit l'heure et quelle que soit la température, il devrait y avoir beaucoup de monde pour les accueillir.
Merci, Arnaud. Autre actualité ce soir, la fin de la visite du pape Benoît XVI en Espagne. Il était à Barcelone où il a consacré la Sagrada Familia, œuvre de Gaudi, toujours inachevée à ce jour. Une visite symbolique, mais également, vous allez le voir, politique, Benoît XVI a dû faire face à des opposants. L'Espagne est certes une terre catholique, mais également un pays qui s'est émancipé de ses traditions, notamment familiales. Sur place, Philippe Icerias et Gian Claudio Calderrara. Elle ne ressemble à aucune autre église au monde. Chez d'œuvre de l'architecte catalan Anthony Gaudi, la Sagrada Familia est en chantier depuis 128 ans au cœur de Barcelone.
Sans même attendre qu'elle ne soit terminée, Benoît XVI l'a consacrée aujourd'hui en tant que basilique. En présence du roi et de la reine d'Espagne, le pape a symboliquement enduit l'hôtel de l'église, d'huile sainte. Et lors de la première homilie jamais prononcée en ce lieu, Benoît XVI a fustigé l'avortement et a défendu la famille traditionnelle.
L'amour généreux et indissoluble d'un homme et d'une femme est le cadre efficace et le fondement de la vie humaine.
Des mots qu'attendaient les dizaines de milliers de fidèles massés dans les rues de Barcelone, dans un pays qui en quelques années a légalisé l'avortement et le mariage homosexuel.
L'église catholique a des principes très clairs et le chef de cette église a non seulement le droit, mais l'obligation de les revendiquer. Et en Espagne, actuellement, c'est fondamental qu'ils le fassent.
D'autres ne sont pas de cet avis. Ce matin, au passage de la Papa Mobile, environ 200 homosexuels se sont embrassés dans un acte militant.
Ce n'est pas une provocation, c'est pour lui montrer qu'ici, il y a des citoyens libres qui ne croient pas ce que dit le Vatican.
De son côté, l'homme qui a fait avancer la laïcité en Espagne, le socialiste José Luis Zapatero, chef du gouvernement, n'a rencontré le pape que quelques minutes cet après-midi. Pendant ces deux jours, Benoît XVI s'est montré volontairement en décalage par rapport aux récentes évolutions de la société espagnole, une terre qu'il souhaite re-christianiser, comme tant d'autres pays européens. En France, cela fait maintenant plus d'une semaine que l'on ait sans nouvelles de Christopher. Cet enfant de 9 ans a réussi à tromper la vigilance des éducateurs d'un foyer situé dans la banlieue de Chartres. Celui-ci a été suivi pour des troubles psychologiques.
Le parquet de la ville vient d'ouvrir une enquête pour disparition inquiétante. Elisa est là.
La photo du visage de Christopher, 9 ans, est placardée dans les commerces du village de Champolle, en Neure-et-Loire. Voilà maintenant 10 jours qu'il a échappé à la surveillance des éducateurs du foyer dans lequel il vivait depuis 3 ans. Christopher a pris le vélo d'un camarade et s'est enfui. Ses deux voisins sont les derniers à l'avoir vu.
Après coup, que ce soit mon beau-frère ou moi, on culpabilise, on l'avait sous la main ce beau-main. On le savait, on le gardait. Et je me suis posé la question. Je me suis dit, mais c'est quand même pas normal, ce monde tout seul, il habite le moulin, il y a l'heure. Et puis, puis, puis, puis, puis, puis, puis, c'est comme ça.
Après plusieurs jours de recherche sans résultat, les enquêteurs privilégient toujours l'hypothèse d'une fugue. Le petit garçon s'était déjà échappé 3 fois du centre, mais jamais aussi longtemps.
L'actualité politique ce week-end avec tout d'abord une réunion importante demain de l'intersyndicale contre la réforme des retraites. Elle pourrait d'ailleurs être houleuse, puisque la déception face à la mobilisation hier a fait naître quelques dissensions au sein des différentes organisations. En tout cas, pour le parti socialiste, cette crise des retraites laissera des traces. Pour François Hollande, elle est avant tout injuste. On l'écoute.
Le conflit, elle laissera des traces profondes. D'abord, la trace de l'injustice, puisque cette réforme va pénaliser ceux qui ont commencé tôt à travailler, mais aussi les femmes, ceux qui ont des revenus modestes. Des traces également, parce que le conflit n'a pas débouché sur des reculs de la part du pouvoir. Il n'y a pas eu de la part de Nicolas Sarkozy le souci d'un dialogue.
De son côté, justement, Nicolas Sarkozy entend s'est entamé prochainement une nouvelle séquence présidentielle. C'est le mot « prochainement » qui fait l'objet de toutes les attentions. Autre thème de débat, qui sera le futur Premier ministre ? Qui sera celui qui conduira à cette nouvelle séquence ? Eh bien, de pléthorique, la liste des candidats s'est réduite ces derniers jours à deux hypothèses. D'un côté, Jean-Louis Borloo, de l'autre, François Fillon. Elle aura un fauteuil pour deux ou une surprise à venir. Décryptage, Valérie Astruc, Alferdite Ibrahima et Tatiana Daligo.
Voilà deux mois que les deux hommes s'affrontent. Deux mois de croche-pattes pour s'installer dans un fauteuil, celui de Matignon. Premier épisode fin septembre. François Fillon fait savoir que Jean-Louis Borloo a peur en avion. Jean-Louis Borloo est alors le favori
et il se plaint des boules puantes venant du camp d'en face. La guerre est déclenchée. Fillon et Borloo, maintenant, disent des choses quasiment publiquement l'un contre l'autre. Fillon traite Borloo de Zozo, l'autre le traite de traître. Enfin, c'est épouvantable. Et effectivement, plus ça dure, plus il y aura de sang sur les murs. Deuxième épisode, le favori trébuche pendant la crise du carburant. Accusé de minimiser la pénurie, Jean-Louis Borloo perd des points auprès du président. Ce que veut Nicolas Sarkozy, c'est quelqu'un qui soit loyal
et quelqu'un qui le protège. Jean-Louis Borloo ne l'a pas protégé puisque au moment de la pénurie descend, au moment de cette crise, pendant quelques jours, il a été absent des médias et ensuite, il s'est trompé dans les chiffres.
C'est alors que François Fillon accélère. Les députés UMP réclament son maintien. Nicolas Sarkozy lui demande d'exprimer son envie de rester. Il le fera à sa manière.
Nous avons des défis à relever et ces défis ne se prêtent nullement à des virages tacticiens.
Mais les jours suivants, Nicolas Sarkozy s'affiche avec Jean-Louis Borloo.
Bonjour, monsieur le président.
En déplacement dans l'aube, puis avec le président chinois, objectif, montrer qu'il a le choix, même si les sondages sont sans appel.
Aux yeux de l'opinion, le match semble jouer en faveur de François Fillon. Il gagne parce qu'il est Fillon, il est calme, il est sérieux, il tient les manettes, on lui fait confiance.
Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy pencherait plutôt pour François Fillon. François Fillon qui écrira demain un nouvel épisode de la guerre pour Matignon. Une visite en banlieue avant de recevoir les mal logés de sujet de prédilection de Jean-Louis Borloo.
Enfin politique, toujours avec une phrase forte signée Dominique de Villepin. Frasse qu'a jugée choquante ce soir. Jean-François Copé chez nos confrères de France 5. Pour bien comprendre, on va écouter l'ancien Premier ministre qui était l'invité d'Europe 1 ce matin.
Je dis que Nicolas Sarkozy est aujourd'hui un des problèmes de la France et parmi les principaux problèmes qu'il faut régler et qu'il est temps que cette parenthèse politique que nous vivons depuis 2007 doit être refirme.
Rappelons que Dominique de Villepin est toujours membre de l'UMP. A noter également ce soir cette alerte météo-France, alerte aux fortes vagues sur plusieurs parties du littoral girondin. Elle pourrait parfois atteindre à partir de demain une hauteur de 6 à 8 mètres en mer. La préfecture recommande donc aux promeneurs de ne pas s'approcher du rivage. Je vous le disais, le prix des paquets de cigarettes va une nouvelle fois augmenter. Dès demain matin, plus de 6%, soit 30 centimes d'euros de plus en moyenne. Alors qu'en pensent les consommateurs, l'augmentation va-t-elle cette fois les dissuader de fumer ? La réponse pourrait bien à nouveau être négative.
Patrice Pelé, Annie Triboire et Nathalie Gallet. En fin de journée, c'était un peu la course vers les débits de tabac avant l'augmentation de demain.
C'est quand même difficile d'arrêter de fumer. Soit on les paye ou si on arrive à arrêter.
6% d'augmentation pour le tabac. Le paquet de cigarettes pour les marques les plus vendues va donc atteindre 5,90 euros. Dissuasif, pour les premiers, non. Le plaisir et la liberté, c'est le plus important.
Ça ne change pas le fait que ça augmente ou pas. De toute façon, je ne sais pas ça qui m'arrêtera de fumer.
On continue à fumer quand même ?
Non. Vas-y. Mais pourquoi vous fumez ? Parce qu'on est des camé.
Pour les seconds, oui. Cet argent qui part en fumée pourrait devenir un frein.
Si ça commence à dépasser les 7 euros, là, ce sera autre chose. C'est vraiment un gros trou
dans le budget. De leur côté, les anti-tabac sont mécontents. Pour eux, cette hausse n'aura aucun impact.
6%, on sait pertinemment que ce n'est pas suffisant. En l'occurrence, ça ne fait pas diminuer les ventes. Donc, ça n'aura pas d'incidence sur la santé. En particulier, ça ne fera pas diminuer ni les cancers, ni les infarctus du mieux qu'un.
Les associations de lutte contre le tabagisme auraient souhaité 10% d'augmentation. Elles rappellent que le tabac tue 60 000 personnes par an. Coup de projecteur maintenant sur un feuilleton économique qui concerne le marché du luxe. Un bras de fer qui implique le groupe LVMH et la maison Hermès. LVMH qui est entrée dans le capital de l'entreprise familiale et cela à hauteur de 17%. Une entrée jugée inamicale qui fait l'objet d'une enquête de la part de l'autorité des marchés financiers. Alors, où en est-on de cette affaire ? Est-ce que cette offensive est légale ou illégale ? Jean-Paul Chapelle, Bernie Mériot. Il joue parfaitement du piano.
Bernard Arnault, le patron de LVMH, mais c'est surtout un virtuose de la finance. Il est déjà le numéro 1 mondial du luxe avec 8 tons, Mouetensi, Christian Dior. Aujourd'hui, il s'invite au capital d'une des dernières marques indépendantes. du luxe français. Hermès. Son carré cultissime. Il s'en vend un toutes les 30 secondes dans le monde. Ses sacs de cuir et sa collection de haute couture. Bernard Arnault n'a pas lancé un raid boursier sur sa cible, mais il a pris tout le monde par surprise. L'astuce, depuis deux ans, faire acheter des petits paquets d'actions par des intermédiaires. Aujourd'hui, Bas-les-masques, c'est bien lui qui possède 17% du capital.
Alors, normalement, ce n'est pas légal. Sauf si vous êtes capable de démontrer que ces 17% ont été acquis en un jour, ce qui est bien entendu invraisemblable. L'autorité des marchés financiers, le gendarme de la Bourse, a ouvert une enquête pour savoir si la loi a été respectée ou contournée et si elle doit être modifiée. Cette opération est tout à fait pacifique, déclare Bernard Arnault dans un communiqué. Réponse du représentant d'Hermès, si vous voulez être amical, M. Arnault, il faut vous retirer. Les deux hommes se renvoient la balle. La bataille boursière et juridique s'annonce longue, mais Bernard Arnault a déjà fait une excellente affaire.
Et racheté 80 euros début 2008, l'action a atteint 170 euros, une plus-value potentielle d'un milliard et demi. Dans l'actualité à l'étranger, on a appris aujourd'hui que le second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire aura finalement lieu le 21 novembre et non plus le 28, second tour qui opposera le président sortant Laurent Gbagbo arrivé en tête dimanche dernier à l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara des élections, je vous le rappelle, qui avaient été maintes fois reportées depuis 2005. On votait en revanche aujourd'hui en Birmanie, un scrutin organisé par la junte au pouvoir, le premier depuis 20 ans.
De nombreux pays occidentaux ont dénoncé tout au long de la journée une mascarade. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a jugé ses élections ni libres ni pluralistes. Et Barack Obama en visite en Inde a une nouvelle fois appelé à la libération de l'opposante Aung San Suu Kyi, toujours assigné, résidence. On l'écoute. Il y a des élections en ce moment même en Birmanie. Elles seront toutes sauf libres et justes si j'en crois les observateurs.
Depuis trop longtemps,
le peuple birman s'est vu refuser le droit de choisir son propre destin. Donc même si nous n'avons pas à imposer un système de gouvernement aux autres, nous devons défendre surtout vous les jeunes, les droits de l'homme qui sont universels. Barack Obama qui a donc vécu une semaine politique difficile après sa défaite aux élections de mi-mandat. L'occasion ce soir de s'interroger sur son prédécesseur à la Maison Blanche qui est devenu George W. Bush. Jamais, peut-être, un président sortant n'avait été aussi discret. 55% des Américains d'ailleurs ne le regrettent pas mais il reviendra dès mardi à la une de l'actualité aux Etats-Unis. George Bush sort un livre, ses mémoires.
Stéphane Bretner, Emmanuel Richard.
Si vous voulez apercevoir George Bush, il faut se rendre à la sortie du culte de l'église méthodiste de Dallas. Parce que pour le reste, c'est sans aucun doute
l'ancien président le plus discret encore en vie. Depuis qu'il a quitté Washington le 20 janvier 2009, George Bush vit dans cette immense maison de 800 mètres carrés
achetée à Dallas avec sa femme Laura. Pas de télévision, je surfe sur Internet. Je commence tous les jours par lire le Wall Street Journal. J'ai un iPad. En fait, je lis la Bible puis je lis la Bible et je lis le Wall Street Journal.
Une vie rangée,
entrecoupée d'apparitions publiques rarissimes, pas toujours en rapport avec son ancien métier. Le voici au congrès du bien-être et de l'optimisme. Évidemment, toute caméra est interdite
parce qu'avoir l'ancien président coûte environ 50 000 euros. Et à ce prix-là, George Bush mit sur une qualité, l'humour.
C'était incroyable de voir la tête de mes amis quand ils venaient à la Maison Blanche. D'abord, ils se disaient « Je ne peux pas croire que je sois là. » Et puis après, ils me regardaient et ils se disaient « Je ne peux pas croire que George, mon pote, soit là. » Depuis près d'un an, l'ex-président écrit ses mémoires. « Decision Points », « Instant décisif » sort mardi prochain et George Bush en assure déjà la promotion sur Internet et à la télévision. Il écrit « Avoir fait des erreurs comme la gestion de l'ouragan Katrina ou les introuvables armes de destruction massive en Irak. »
Et il omet volontairement de parler de Barack Obama.
« Croyez-moi, son boulot est très compliqué. Il sera assez critiqué comme ça pour que j'en rajoute. »
Après son livre, George Bush continuera à aller avec son père voir du baseball. Mais il suit désormais un autre chantier, la construction
de sa bibliothèque présidentielle. « Il est 20h17 à suivre. Dans un instant, ils ont raté leur mariage mais rêvent de réussir leur divorce. Un salon vous proposer ce week-end quelques solutions. En France, un couple sur deux finit par séparer. Un dimanche de sport avec la Formule 1 et la lutte pour le titre de champion du monde des pilotes se poursuit. Et puis les dernières images de la Ligue 1 de football, défaite de Brest, victoire de Lille mais également du Racing Club de Lens sur Montpellier. Et puis on parlera, bien sûr, cinéma avec le box-office et notre invitée, Catherine Deneuve qui vient nous présenter le dernier film de François Ozon intitulé « Potiche ».
Mais avant cela, mardi prochain, Nicolas Sarkozy se rendra à Colombé, les deux églises afin de commémorer le 40e anniversaire de la mort du général de Gaulle. Une disparition qui fut tenue secrète jusqu'au lendemain matin. Alors, que s'est-il passé dans les jours qui suivirent ce 9 novembre 1970 ? Quelle fut la réaction des Français ? Retour sur cet événement, grand format signé, Bernard Lebrun et David d'Ameda. Éberlué, scrutant les écrans. À cette époque, tout le monde n'avait pas la télé dernier écrit. Le tout nouveau poste couleur était si cher qu'il se louait. Alors, on allait au café ou devant les vitrines des revendeurs. Le son n'était pas garanti, mais au moins, l'image était là.
Ce jeudi 12 novembre 1970, les Parisiens qui n'avaient pas accès à Notre-Dame ou qui n'avaient pu se rendre à Colombé étaient cloutés sur les trottoirs de la capitale, comme devant l'impensable. Le voir, pour le croire. Un blindé, un cercueil qui tend la boisserie. Oui, De Gaulle, le connétable, père de la nation pour certains, vieillard dépassé pour d'autres, 13 jours avant ses 80 ans, était bel et bien mort. Orphelins, mais légitimes, ceux qui gouvernaient la France, dissipent ou non, portaient la cravate noire dès le mardi matin pour un exceptionnel conseil des ministres. Le président de la République, héritier du général depuis 16 mois, s'exprima alors à la télévision.
Française, Français, le général De Gaulle est mort. La France est veuve.
Veuve. Dame La France, selon Georges Pompidou, venait de perdre rien de moins que son mari. Charles de Gaulle, 79 ans, était mort la veille au soir à la boisserie d'un anévrisme de la horte abdominale, dira le médecin. Ce lundi 9 novembre à 19h25 exactement, après avoir joué aux cartes et regardé les actualités régionales. La nouvelle était énorme et ne fut révélée aux Français que 14 heures après par l'agence France Presse. C'est alors qu'une musique classique forcément funèbre envahit les radios, mais tout le monde n'écoutait pas.
Il avait se détend mais c'était... Oh mon Dieu ! Oui, c'est dommage, c'est un grand homme
qui s'en va. Oh mon Dieu ! C'est pas vrai ça ! Mais quand ?
Il est mort hier soir, on l'a appris simplement ce matin.
Oh c'est pas vrai ! C'est une grande fère. Non, non, c'est pas vrai ça. Si, si, moi je peux pas croire. Si c'est vrai, c'est une grande fère.
Le silence. Alors que les journalistes ont envahi ce village de Haute-Marne de 600 habitants dont 12 garçons portent le cercueil, Yvonne de Gaulle, en grand deuil, conduit les funérailles sans un mot. Au passage du convoi, un jeune homme va oser un geste. Même les photographes les plus durs sont élus.
Et on était tristes. Et ça n'avait rien à voir avec les opinions politiques d'aucuns d'entre nous. Mais brusquement, il nous manquait quelque chose.
Paris, capitale de l'univers, titrait le journal. Tant le nombre de chefs d'Etat réunis était considérable. De Richard Nixon au chat d'Iran, du roi Sélassier à la reine Juliana. Au 37 de l'avenue de Breteuil, devant le domicile parisien des De Gaulle, une foule considérable d'anonymes signera les registres pendant des semaines. En trois jours, après Roosevelt, Churchill, Staline, Charles De Gaulle, le dernier des grands de la guerre, s'en est allé. Et sachez que France 2 vous proposera mardi matin à partir de 10h45 une édition spéciale à l'occasion de ce 40e anniversaire de la disparition du général de Gaulle émission présentée par Marie Drucker.
En France, en 1970, seulement 10% des couples divorcés. Aujourd'hui, nous en sommes à près de 50%. Si l'on cherche un élément positif dans ce contexte, c'est que désormais, ces séparations se déroulent de plus en plus à l'amiable. Bref, à défaut d'avoir réussi leur mariage, les anciens couples tentent de réussir leur divorce. Et pour cela, un salon a été organisé ce week-end à Paris. Valérie Gagé, Christophe Kierke.
Au salon du divorce, il y a des stands attendus, ceux des avocats, des notaires ou des huissiers. Mais il y a aussi de nouveaux métiers pleins d'avenir. Cette femme, elle-même divorcée, est manager en séparation. Pour un forfait de 5000 euros, elle aide ses clients à réussir leur divorce. Nous, on est en plein de tsunami du divorce. C'est l'époque qui veut ça. C'est très triste. Mais bon, là, avec mon concept, je réponds à un besoin. Il est vrai qu'avec 130 000 divorces prononcés en France l'an dernier, le marché est florissant.
Je suis seule
depuis pas mal d'années. Justement. J'ai rencontré des personnes. Ça n'a pas marché. La fidélité, est-ce que c'est important ? Des conseillers en amour font leur apparition. Il faut vérifier ça au début.
Je pense que je devrais être remboursée par la sécurité sociale. C'est essentiel, l'amour. La seule chose qui est du sens aujourd'hui,
c'est d'aimer et d'être aimé. Les juleux sont des hommes à tout faire. Pour 48 euros de l'heure, ces bricoleurs volent au secours des récents divorcés.
On va leur soulager leur quotidien. C'est un souci en moins en proposant de réaménager leur intérieur. Dans le cadre d'une séparation, on peut éventuellement aussi couper les meubles en deux.
Ce papa et sa fille ont inventé un calendrier pour aider les enfants de parents divorcés à se repérer.
Quand c'est rose, c'est chez maman. Quand c'est bleu, c'est chez papa.
Ce salon du nouveau départ propose aussi une foule de solutions pour retrouver l'âme sœur des voyages réservés aux célibataires aux soirées dansantes. Est-ce que le fait que le divorce soit devenu un marché, c'est quelque chose qui vous choque ? Non, il y en a tellement maintenant, malheureusement.
J'aurais bien aimé peut-être qu'on m'aide à ce moment-là.
Oui ? Oui.
J'aurais bien aimé qu'il y ait un salon à ce moment-là il y a 26 ans, 27 ans.
Le salon offre un cocktail étonnant pour trouver comment rebondir après un divorce.
Un dimanche de sport avec tout d'abord la Formule 1. C'est l'allemand Sébastien de Vettel sur Red Bull qui a remporté le Grand Prix du Brésil. L'Espagnol Fernando Alonso reste leader du championnat du monde à la veille du dernier Grand Prix qui se déroulera à Abu Dhabi. On passe au football avec la chute du leader cet après-midi. Brest s'est incliné à Lille. Score final 3 buts à 1. But de Sceaux, Gervignaud et hasard pour le LOSC. A noter également les victoires de Lens face à Montpellier, de Nice face à Toulouse. Brest ce soir conserve la tête du classement avant le choc PSG-OM. Coup de projecteur maintenant sur le marathon de New York.
Un événement pour de nombreux Français qui ont une nouvelle fois fait le déplacement ce week-end sur place. résumé de cette journée pas comme les autres. 42 kilomètres, 43 000 participants et parmi eux notre confrère Julien Beaumont, carnet de route commenté par Grégory Naboulé. Regardez. C'est le départ du marathon le plus couru de la planète. 43 000 paires de baskets dont celle de notre reporter spécialisé dans l'économie et fan de course à pied Julien Beaumont. Il participe à l'épreuve avec une caméra amateur. C'est parti pour 42 kilomètres, 195, les meilleurs métrons 12 heures. Nous c'est plutôt 4 heures, 2 heures de plus
à souffrir.
A ses côtés, au beau milieu de cette foule multicolore, 3200 Français. Ce sont les premiers kilomètres et pour l'instant il n'y a que du plaisir.
C'est magnifique et c'est l'aboutissement d'une année de préparation psychologique d'abord et deux mois et demi de préparation intensive. J'espère que ça va bien se passer. Tout au long du parcours un peu de réconfort.
2 millions de spectateurs sont venus encourager chez les coureurs. Marathonien, une passion qui n'a pas d'âge.
Vous avez quel âge ? 70 ans ! Boire, manger
pour tenir la distance, c'est un des secrets de la cour. Pendant ce temps-là, en plein cœur de Central Park, l'éthiopien Guébré Mariam en termine sur un rythme effréné. Son temps, 2 heures, 8 minutes, 14 secondes. Quatrième meilleure performance de l'histoire de la course et il n'a pas l'air vraiment fatigué. Un chèque de 130 000 dollars l'attend pour cette victoire. A l'autre bout de la ville, pour les anonymes, la route est encore longue, mais on s'encourage entre forces à du bitume. Julien mettra plus de 4 heures avant de rejoindre l'arrivée, mais pour lui, comme pour tous les autres, dont certains courent encore en ce moment même, l'important, c'est de terminer.
Et bon courage à Julien Beaumont aux Etats-Unis. Le cinéma ce soir avec la sortie mercredi prochain du dernier film de François Ozon. Cette fois, il s'attaque à une peinture caustique d'un couple bourgeois des années 70. Un homme patron réac, une femme potiche, des révoltes, des couleurs, des décors, des sourires. Bref, un univers signé François Ozon. Bonsoir Catherine Deneuve. Merci d'être avec nous ce soir. Je suis assez d'accord avec François Ozon. Même en jogging, avec des bigoudis sur la tête, vous arrivez encore à être élégante.
Oh, le gant, je n'ai pas vraiment le mot. Franchement, je trouve que le... Mais c'est vrai que le jogging, les trois bandes, tout ça, c'est une tenue quand même un peu à la mode. Mais à l'époque, c'était tout à peu grand.
Il faut reconnaître. Mais oui. On a l'impression quand même qu'au fil des années, alors nous, on le découvre peut-être, peut-être que les gens qui sont plus proches de vous le savez, que vous êtes de plus en plus rock'n'roll. Écoutez, je ne pense pas franchement. Je pense que ça se sait parce que je pense que avec le temps, forcément, il y a une accumulation, qui vous connaissent. Donc, ça finit par se savoir. Mais je ne pense pas que je ne sois tellement plus rock'n'roll qu'il y a 30 ans. Qu'avant. Franchement, non. Mais vous l'êtes bien.
Un peu, oui, quand même. Un peu, oui. Enfin, j'espère, oui, quand même.
Oui, oui, je vous le confirme. Alors, c'est coloré, c'est acidulé, c'est François Ozon, ça s'appelle Potiche. C'est qui cette Suzanne Pujol ? C'est une petite dame très sympathique. Oui. C'est une petite dame qui voudrait que... Elle vit sa petite vie. Elle vit sa petite vie. Elle vit sa petite vie. Elle vit surtout dans un univers quand même assez cossu. Son mari est PDG d'usine de parapluies. C'est un héritage quand même
qu'elle a amené dans sa dot, comme elle le dit d'ailleurs dans le film. Elle voudrait que tout fonctionne bien. Elle voudrait que ses enfants aillent bien. Elle voudrait que tout se passe bien. Donc, elle a tendance à arrondir les angles et à ne pas être trop vindicative et à être plutôt
une personne gentille, vraiment. Une personne gentille, très gentille. Un peu passive, apparemment. Mais enfin, bon, on dit aussi ça à des femmes qui ne travaillent pas. Vous savez qu'à ce que ça, il faut quand même faire marcher une maison, s'occuper des enfants, tout ça. Alors, tout va. Tout l'électroménager qui peut lui aller, en tout cas dans les années 70. Et puis, elle va basculer dans autre chose. On va regarder ça. C'est le dernier opus cinématographique de François Ozon à datation d'une pièce écrite pour Jacqueline Maillon, je crois. C'est ça ? Oui, dans les années 80. Dans les années 80. On regarde ça, le film vu par Marie-Di. Qui est de Barryé Grédi.
Barryé Grédi, Marie Jojouan, David Daména. Et on se retrouve juste après pour une interview rock'n'roll, bien sûr.
Oh, fous-moi la paix, Suzanne. La place des femmes, c'est au foyer, c'est pas au travail. Retour aux années 70 où être femme de notables en province consistait à valoriser son mari être une potiche, quoi.
Ça, pour ce qui est de l'électroménager, je suis une petite reine. Tu vois, tu es comblé. T'es obligé de l'admettre. Il fallait jouer un mari antipathique, mesquin, médiocre. Ça m'a fait plutôt jubiler. Et j'ai adoré cette réplique quand Catherine Deneuve me dit tu sais, à mon avis, et je dois répondre, je crois, ton avis ? J'ai l'avis, tu es un mari. Mais Robert... Ce que je te demande, c'est de partager le mien. Sinon, tout le reste, c'est des paroles et de l'énergie perdue.
François Ouzon revisite la pièce féministe de Barillet et Grédit créée autour de Jacqueline Maillant. Là, elle a raison, Joël. Je ne suis vraiment qu'une petite. Ouais ? Une petite ? Ah oui, je suis là, posée dans un coin, j'ai pas le droit de penser ni de m'exprimer.
Je me suis posé la question et si je mettais cette histoire aujourd'hui. Et j'avais l'impression que sans la distance, ça aurait pas été aussi drôle. Le fait de le mettre dans les années 70, on a plus de facilité à rire parce qu'on met une distance.
Une distance toute relative car lorsque son usine est bloquée par une grève, le grand patron pète les plombs. Je pense que monsieur, votre père, devraient se faire remplacer. Et pourquoi pas vous, madame Pujol ?
Maman, mais c'est une blague.
Cette espèce de misogynie totale à tout le monde. Mais tout le monde était comme ça. Beaucoup de gens étaient comme ça en 70. Suzanne Lapopote va donc se retrouver patronne et maîtresse du député communiste de la ville, rugueux mais grand sentimentale. Vous pouvez aller dans mon bureau si vous voulez. Non mais je préférerais dans ma voiture. Je suis en état, en perpétuel état amoureux avec Catherine. Comment peut-on être autrement quand on voit une femme aussi dans ce film-là, elle est vraiment belle, elle est vraiment aimable. Jubilatoire, Catherine Deneuve s'est exposé le carcan de toutes les potiches.
Qui c'est le patron ici, nom de Dieu ? Moi. Si je comprends bien, c'est moi maintenant la petite. En quelque sorte. Alors sincèrement, Catherine Deneuve, parfois il mérite des claques, Fabrice Lucchini, enfin votre mari. Oui. Dans le film.
Oui mais il y a des moments aussi qui sont très jubilatoires. C'est vrai quand il me dit le patron, mais quel patron ? Le patron ici, c'est moi. Mais même pour moi aussi, c'est très jubilatoire. Je veux dire, la revanche, la remontée comme ça d'une femme comme ça un peu timide un peu et qui devient comme ça la patronne de son usine, c'est très jubilatoire pour beaucoup de gens. Mais pour Gérard Depardieu aussi, il y avait des scènes où il était... Non, non, c'était très... Il y a eu beaucoup de travail
et vous avez beaucoup ri. C'est un bon compromis sur ce tournage. Oui, c'est ça. Karine Viard, Gérard Depardieu.
Oui. Et puis mon fils.
Effectivement, il y a beaucoup de sourires et de temps en temps, on sent que vous avez envie de basculer, de changer, de faire plein de choses.
Oui, bien sûr, mais ça c'est un peu le rêve d'une vie quand même. C'est de savoir que les choses peuvent changer.
Rassurez-moi, ça ne vous est jamais arrivé d'être une potiche dans la vie ?
Écoutez, je crois qu'il y a beaucoup plus de femmes potiches qu'on ne l'imagine.
Encore aujourd'hui, plus dans la France de Pompidou et de Giscard, même encore aujourd'hui.
Non, même encore aujourd'hui parce qu'être une potiche, on peut être une potiche à certains moments. Il y a des femmes qui à certains moments, comme des hommes aussi, qui vivent avec des personnes célèbres et se retrouvent à les accompagner simplement ou ils ont simplement à être présents, les soutenir du regard moralement et rien d'autre à faire. Donc ça peut être un moment qui passe.
Alors, on vous voit chanter dans ce film. C'est une vraie passion, ça ?
J'aime beaucoup chanter, oui. Comme beaucoup d'actrices, j'aime beaucoup chanter, oui.
On vous verra un jour un micro à la main sur une scène.
Ça, je ne pense pas qu'on me verra sur un micro à la main.
Parce que vous avez déjà dans les maritiers Giber Capentier avec Gainsbourg, avec d'autres.
Oui, mais c'était la télévision. Au cinéma, j'ai chanté aussi. C'est vrai, plusieurs fois dans des films. Mais sur scène, je ne sais pas.
Et bientôt, dans un prochain film ?
Dans le film que je tourne actuellement de Christophe Honoré, je chante, oui. Nous chantons tous, d'ailleurs, dans le film, oui.
Merci beaucoup, Catherine Deneuve, d'être venue nous présenter Potiche, ce soir. Dernier film de François Ozon. Vous restez avec nous. On regarde le box-office et vous êtes en tête, en tout cas, le film L'homme qui voulait vivre sa vie avec Romain Duris, Marina Foyce, le film d'Éric Lartigaud. Et puis, bon démarrage également pour le dernier film de Bertrand Tavernier, La princesse de Montpensier avec Mélanie Thierry et Lambert Wilson. Un chiffre qu'il ne faut pas oublier qui évolue chaque jour 313. Cela fait désormais 313 jours que nos deux confrères Végué-Kierré et Stéphane Taponnier ainsi que leurs trois accompagnateurs ont été enlevés en Afghanistan.
Nous pensons cette fin de week-end, bien sûr, à eux. Et puis, je vous rappelle l'une des informations de ce dimanche, c'est la guerre des nerfs qui se poursuit en Allemagne entre policiers et militants écologistes. Le train qui transporte, je vous le rappelle, 123 tonnes de déchets nucléaires n'est toujours pas arrivé à Gorlegen, là où il est attendu de nombreux incidents ont lieu tout au long de la journée. Merci encore Catherine Deneuve et à très bientôt. Voilà, fin de ce journal. Un grand merci pour votre fidélité tout au long du week-end. Tout de suite, un point sur la météo de votre semaine avec Tania Hound. Ce n'est pas terrible, terrible. 20h35, deux jours à tuer Albert Dupontel.
Demain, dès 6h30 Télématin, 13h, Élise Lucet, 20h, David Puget. A se passer une très belle semaine et une très belle soirée d'abord. L'info en continu, c'est aussi sur france2.fr. Merci.