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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 4 septembre 2023 25 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Instant Porcher | La NUPES éclate ? : "Il y a des calculs de postes, c'est pitoyable !"

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:11OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que tu penses de toutes ces stratégies et hésitations pour les Européennes ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que tu es du même avis sur Ségolène Royal comme pièce manquante ?

  • 7:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça, c'est des choses qui sont inévitables ? C'est pour mettre la pression ? À quoi ça sert, en fait ?

  • 9:52RelanceRéponse partielle

    Vous avez encore une raison d'être au sein de cette alliance ?

  • 10:58OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que tu penses de ces positionnements-là

  • 14:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que la situation va enfin se décanter avec ce genre d'annonce ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09InvitéChiffre
    « Vous avez en gros, grosso modo, 6 groupes qui détiennent 90% des produits de consommation. »
  • 0:19InvitéFait
    « On bloquait les prix, ça permettait d'enclencher un rapport de force avec le distributeur et le producteur en disant voilà, l'État, il ne va pas se laisser faire. »
  • 3:11PrésentateurFait
    « La NUPS est-elle encore une force de gauche unie ? »
  • 4:53InvitéFait
    « Il y a vraiment un calcul de poste. Et je trouve ça pitoyable face aux enjeux sociaux, à toutes les pertes qui se sont accumulées, la réforme des retraites, la loi travail et ce qui risque de venir, et aux enjeux aussi climatiques. »
  • 13:41PrésentateurChiffre
    « L'inflation a progressé de 4,8% sur un an en août contre 4,3% en juillet alors que la hausse des prix avait ralenti depuis avril. »
  • 13:50PrésentateurFait
    « La hausse de 10% du tarif de l'électricité au 1er août a entraîné en fait une accélération de la hausse des prix. »
  • 17:06Locuteur non identifiéFait
    « Les catégories populaires sont au cœur de notre politique économique depuis 2017. »
  • 17:34Locuteur non identifiéChiffre
    « Les 2 millions d'emplois créés, les 100 000 emplois industriels dans la région de Gérald justement dans le Nord. »

Temps de parole

  • Invité59 %
  • Présentateur28 %
  • Locuteur non identifié5 %
  • Locuteur non identifié 24 %
  • Locuteur non identifié 34 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

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0:05
Invité

Vous avez en gros, grosso modo, 6 groupes qui détiennent 90% des produits de consommation. Vous pensez que ces groupes, ils se mènent une concurrence farouche pour faire baisser les prix ? Ils n'ont pas intérêt. On bloquait les prix, ça permettait d'enclencher un rapport de force avec le distributeur et le producteur en disant voilà, l'État, il ne va pas se laisser faire. C'est-à-dire qu'on a bloqué les prix des carburants sous Rocard en 90 quand il y avait la guerre du Golfe. Donc là, on pouvait les bloquer les prix.

0:25
Présentateur

Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour ce tout premier instant porché de la saison. C'est parti pour une année d'analyse, de décryptage de clés pour comprendre ce qu'il se passe autour de nous. Et cette année, on fait cette rentrée à la télé. Oui, vous avez bien entendu, je vous le répétais sans cesse l'année dernière, nous avons réussi grâce à vous. D'ici la fin du mois d'octobre, vous aurez enfin un média libre et indépendant des luttes sur les bouquets télé des box internet en commençant par Free. Oui, nous allons nous frotter au BFM, LCI et autres CNews.

Ne loupez pas cette grande étape de l'histoire médiatique en vous inscrivant via le lien disponible en description ou en cliquant juste ici pour recevoir toutes les informations concernant la grande campagne à venir. Le chantier comme le défi sont immenses. Bonjour Thomas.

1:09
Invité

Bonjour.

1:10
Présentateur

Est-ce que tu es prêt pour cette année ?

1:11
Invité

Oui, je suis prêt, complètement. Et toi ?

1:14
Présentateur

Prête. Alors au programme aujourd'hui, pour nous, ce qui se passe dans la NUPS et aussi le plan de Bruno Le Maire contre l'inflation alimentaire. La NUPS est-elle encore une force de gauche unie ? ELV, LFI, le PCF et le PS ne tombent pas d'accord sur une liste commune ou non pour les élections européennes de juin 2024 pour le plus grand bonheur de leurs détracteurs. Leurs désaccords ont pu d'ailleurs être étalés sur la place publique. La gauche patauge dans une grande cour de récréation. Sa rentrée devait être l'occasion de parler fournitures scolaires trop chères et températures qui grimpent.

Au lieu de ça, quand elle ne s'empêtre pas dans les polémiques, elle passe son temps entre le préau et la marrelle, à pointer du doigt ses camarades, cherchant le fautif. Qui veut la peau de la nouvelle Union populaire, écologique et sociale ? Analyse, libération. Les uns critiquent le retour de Mélenchon et ses ambitions présidentielles. Les autres, communistes notamment, prennent leur distance, quand d'autres encore ont peur d'être trop à gauche et maintiennent leur position antinups, notamment à la droite du PS. Je cite encore Libé. « Depuis cet été, Olivier Faure est souvent au centre de la cible.

Les insoumis n'ont jamais trop compris ni estimé les écolos, trop désordonnés, pas assez décidés à gouverner. C'est l'attelage avec les socialistes qui tenaient l'alliance. Le couple moteur de l'ANUPS a été mis à l'arrêt avec le congrès du PS en janvier, marqué par la fracture du parti entre pronups et antinups, estime Paul Vannier, député LFI NUPS au journal. LFI plaide pour l'Union européenne quand les autres hésitent ou préfèreraient partir seules dans la crainte d'un Mélenchon qui annoncerait la mort de l'ANUPS juste après les Européennes pour avoir le champ libre pour 2027.

Les insoumis ne souhaitent pas la fin de l'ANUPS, mais l'Union populaire se fera avec ou sans les partis, prévient Bompard, rapporte Libé. Bref, le PS se tergiverse encore, mais Olivier Faure assure que cela n'entrave pas l'Union, surtout pour 2027. Le PCF et EELV ont déjà annoncé leur tête de liste pour les Européennes, respectivement Léon Defontaine et Marie Toussaint. Thomas, qu'est-ce que tu penses de toutes ces stratégies et hésitations pour les Européennes ?

3:17
Invité

C'est ça qui est embêtant, c'est que ce n'est pas des alliances politiques, c'est qu'en fait cette alliance qui a eu lieu après la présidentielle, où tout le monde s'est mis d'accord en 72 heures quasiment, peut-être une semaine, où là des grosses divergences qui les empêchent de se réunir ont été réduites en quelques jours. Ça a été en fait qu'il fallait sauver leur poste. Et c'est ça qui est embêtant, c'est que bien sûr qu'il y a des divergences dans ces partis, il y en a toujours eu, mais ils ont réussi à se mettre d'accord à un moment.

Et à ce moment-là, tout le monde y a cru, il s'est dit, bon ben, en quelque temps, on peut se mettre d'accord et créer un texte commun et faire une élection législative pour faire passer à l'époque Jean-Luc Mélenchon en tant que Premier ministre, parce que c'est ça le but. Et aujourd'hui, on voit que là, c'est plus possible. Alors, quelle a été la motivation des gens qui ont participé à la NUPES à l'époque ? Les Fabien Roussel, les Olivier Faure et d'autres, et toutes les écolos, l'EPES, pour qu'ils soient main dans la main, les bras levés dans une grande conférence. Quelle était la motivation ?

Après une élection où il y avait un candidat de gauche qui était passé à quelques centaines de milliers de voix à côté du deuxième tour. À force est de constater là, que vu qu'ils ne veulent plus se réunir, c'était que chacun sauve son poste. Et ça, c'est un vrai problème. Moi, j'ai toujours été de ceux, pendant de très longues années, à défendre l'alliance. Au début, les insoumis n'en voulaient pas. À un moment, les écologistes et l'EPES n'en veulent plus. Puis, il y a une alliance de circonstances à un moment donné. Puis aujourd'hui, on n'en veut plus. Chacun fait sa liste en disant qu'on fera ça en 2027. On se rend bien compte qu'il y a des calculs et c'est toujours des calculs de poste.

Et Europe Écologie Les Verts, la moitié avouée. Donc, il y a vraiment un calcul de poste. Et je trouve ça pitoyable face aux enjeux sociaux, à toutes les pertes qui se sont accumulées, la réforme des retraites, la loi travail et ce qui risque de venir, et aux enjeux aussi climatiques.

5:03
Présentateur

Alors, le vendredi 25 août dernier, il y a une nouvelle idée qui est sortie du chapeau. C'est Ségolène Royal qui a annoncé son intention d'être la candidate de l'Union pour les Européennes. Si on nous avait dit que la rentrée politique se ferait avec Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, on ne vous aurait pas trop cru. Bref, chez les insoumis, ils ne sont pas contre l'idée, toujours dans cette volonté d'Union. Ségolène Royal pourrait être la pièce manquante qui vient débloquer la situation. C'est ce que tweet Raquel Garrido qui veut solidifier la NUPS pour 2027. Est-ce que tu es du même avis ?

5:30
Invité

Regardez ça. C'est assez impressionnant parce que là, on parle de Ségolène Royal qui a été ministre, qui a été candidate en 2007, qui était sur une ligne complètement différente de celle de Jean-Luc Mélenchon, qui a changé sa ligne, qui a soutenu Jean-Luc Mélenchon, qui a tenu des positions, qui s'est contredit elle-même, on va dire, sur toutes ces dernières années. Et il n'y a pas de souci. Donc là, on voit bien quelle est la motivation de Ségolène Royal. C'est vraiment l'alliance des gauches ou c'est de revenir en politique ? Donc, c'est un avenir commun pour d'autres ou c'est un avenir personnel ? Je veux dire, c'est la question qu'il faut se poser.

Et là, elle revient en se contredisant sur tout ce qu'elle a été ces dix dernières années. Et vous avez des gens qui trouvent ça bien dans des partis. C'est problématique. Il n'y a pas plein de jeunes qui ont milité qu'on pourrait faire monter ? Je veux dire, là, pour moi, on a l'image de ce qu'est la politique aujourd'hui. Bon, on fait des bons scores dans certains quartiers. Au lieu de faire monter les habitants de ces quartiers-là qui connaissent les endroits qui ont milité, on se parachute dans ces quartiers-là. Et là, c'est le cas de toute une génération de la NUPES. Même des gens qui se disent de gauche. Ils ne se sont pas fait élire de là où ils vivent. Et ça, c'est un vrai problème.

C'est un vrai problème démocratique, surtout quand on tient des discours en disant que là, on est inclusif, qu'on veut l'égalité, qu'on veut plus de représentations des différentes classes sociales à l'Assemblée. Dans ce cas-là, on ne se parachute pas, on fait monter les gens. Et puis, quand on n'arrive pas à faire une alliance comme ça, la seule chose qu'on trouve à faire, c'est ressortir des placards Ségolène Royal et de dire « Ah tiens, elle, ce serait pas mal. » En fait, la politique, qu'est-ce qui se passe ? De plus en plus, la base électorale se réduit. Et plutôt que d'aller chercher... On va chercher des anciens, comme ça, on les remet, ça peut être une solution.

Moi, je trouve que là, avec ce type de manœuvre, il ne faut pas s'étonner qu'après, il y ait 10% de personnes qui aillent voter ou 15% qui se déplacent aux urnes. Parce que les gens ont bien compris

7:12
Présentateur

de l'ANUPS et ou qui misaient sur leur implosion, c'est clairement du pain béni. Car au-delà des accords internes, il y a aussi le lavage de l'âge sale en public. On l'a vu, notamment sur Twitter, avec une petite dispute entre Olivier Faure et Jean-Luc Mélenchon. Voilà, ils se sont chamaillés. Est-ce que ça, c'est des choses qui sont inévitables ? C'est pour mettre la pression ? À quoi ça sert, en fait ?

7:30
Invité

Alors, moi, je suis de l'ancienne école. J'ai toujours pensé que la politique devait changer la vie des gens. Donc, j'ai toujours lu les programmes. J'ai toujours regardé ce qu'on proposait On l'a dit souvent ici que c'est un concours de beauté, mais c'est vraiment ça aujourd'hui. C'est un peu la course des petits chevaux. C'est l'élection des Miss avec des têtes comme ça. Et donc, il faut alimenter la télé-réalité, la réelle politique, qui est une espèce de télé-réalité, avec des clashs, avec des disputes, avec des réconciliations. Et ça plaît aux militants. Ça plaît à une partie des militants. Ça plaît aux militants qui sont connectés un petit peu.

Ça plaît à la partie des militants de la France insoumise. Je pense que les autres n'en ont rien à faire. Et je pense qu'au contraire, mais pour les autres, c'est ça. Et donc, il faut qu'il y ait du clash, etc. C'est dans tous les partis. Dans le parti du gouvernement, c'est pareil. Il y a Darmanin qui fait sa sortie sur les classes populaires et qui fait sa réunion à Turcoing. Il y a Bruno Le Maire qui fait une pleine page en disant dans le monde qu'il était crédible et qu'il connaissait les dossiers. Il y a Edouard Philippe qui sort un livre. Tout le monde fait ça. Mais pareil, c'est assez ridicule. Normalement, la vraie bataille, elle est sur les idées, sur ce qui va venir.

Elle n'est pas sur des querelles où on s'envoie des tweets. Surtout qu'aujourd'hui, Twitter alimente beaucoup les médias. C'est-à-dire que quand il y a des clashs sur Twitter, ça se retrouve dans les médias à être débattu à la télé, à être débattu dans les journaux. Et donc, il y a un vrai problème. Il faut être conscient de ça. Ce n'est plus Twitter une sphère autonome à part. C'est une sphère qui alimente aussi les débats des journaux. Et donc, on va plus parler de la petite phrase de Mélenchon à l'égard de Ford que des réformes qui vont venir, etc. Donc, oui, c'est un problème. Moi, je pense que c'est un problème.

9:06
Présentateur

Il y a le PCF aussi qui est pas mal en retrait de l'ANUPS depuis quelques mois avec parfois des positions bien divergentes. Il y a quelques jours, les chefs de parti ont rencontré Emmanuel Macron pendant 12 heures. PS, LFI et ELV avaient formulé un document commun et le PCF le sien. Ce n'est pas la première fois qu'il y a des choses comme ça. Il y a aussi cette image qui a énormément tourné qui, pour beaucoup, est symbolique de la dynamique en cours où Fabien Roussel est vraiment à l'écart. Le JDD, bolorisé d'ailleurs, s'amuse de cette situation.

La proposition de Céline Royal est le possible oui des insoumis à bien faire rire lors des universités d'été du PCF d'ailleurs avec des militants qui ne veulent plus, je cite, porter les seaux d'eau pour quelqu'un d'autre en critiquant la place prénante de Mélenchon au sein de l'ANUPS et de ses décisions. Et sur RTL, hier, Fabien Roussel n'a pas caché sa volonté d'être candidat en 2027.

9:52
Invité

Vous avez encore une raison d'être au sein de cette alliance ?

9:55
Locuteur non identifié

Il y a des sujets sur lesquels nous avons des points de désaccord. Ils sont connus. Et il y a des sujets comme hier soir que nous avons défendus ensemble, notamment sur les questions sociales.

10:06
Invité

Mais pourtant, vous n'aviez pas signé de propositions communes ensemble.

10:09
Locuteur non identifié

Parce que je suis certain que demain, nous saurions nous mettre d'accord sur un programme commun de gouvernement répondant aux urgences sociales, écologiques de notre pays. Nous défendons beaucoup de propositions ensemble. Mais nous avons des points de désaccord. Ces points de désaccord, il faut pouvoir les discuter entre nous. De toute façon, je ne vois pas comment on les dépassera. C'est les Français qui doivent choisir.

C'est pour cela que je demande, moi, la possibilité de pouvoir incarner une gauche qui défend les propositions qui sont celles que je défends et que les Français puissent choisir entre les propositions que je défends et celles que défend la France insoumise et les écologistes. On n'est pas d'accord sur un certain nombre de points.

10:51
Invité

Non, mais vous débattrez avec Edouard Philippe.

10:53
Locuteur non identifié

Laissons la démocratie et les Français s'exprimer. Moi, j'ai des convictions. Je souhaite pouvoir défendre mes convictions.

10:58
Présentateur

Qu'est-ce que tu penses de ces positionnements-là

11:02
Invité

que déjà, la première chose, je pense qu'être candidat, ça ne se décrète pas. C'est-à-dire qu'il y a une dynamique à mettre en marche et à un moment, ça s'impose. Je veux dire, c'est toujours comme ça. C'est ce qu'a fait Mélenchon, mais c'est ce qu'a fait à l'époque aussi Nicolas Sarkozy quand il était avec Chirac et ainsi de suite. Et c'est ce qu'essaye de faire Darmanin aujourd'hui. C'est-à-dire qu'il faut créer une dynamique. Fabien Roussel, il essaye de créer sa propre dynamique. Elle n'a pas pris à la présidentielle. Là, il peut se la faire, mais il ne faut pas régler ses comptes et se décréter.

C'est moi le président, donc il faut éliminer l'autre ou il faut que Mélenchon ne se présente pas. Comme ça, ce sera moi qui aura la voix et j'aurai de la chance de récupérer. Ce n'est pas comme ça que ça se passe. Il devrait rester sur ses combats et puis on verra ce qui se passera. La présidentielle, c'est loin. La dernière, c'était il y a juste un an. Donc les gens qui pensent déjà à il y a quatre ans, ça en dit beaucoup pareil sur l'idée qu'ils se font de la politique qui est pour eux finalement une carrière professionnelle plus qu'un engagement. Et puis après, il ne faut jamais oublier pareil. Moi, ce qui m'énerve chez les militants, c'est qu'ils n'ont pas de mémoire.

C'est qu'il y a un an, il y a un an, M. Roussel, il a fait la NUPES et donc il a dit Mélenchon Premier ministre et il s'est fait élire dans sa circonscription grâce à ça. C'est ce qui s'est passé. Donc les gens, ils ont tous été d'accord pour que Mélenchon soit Premier ministre. Ils ont tous été d'accord, quasiment tous. Une partie du PS, non. Mais le reste, ils ont tous été d'accord. Ils ont tous été acclamés. Le PS a été acclamé à cette réunion. Europe Écologie, il est vert, a été acclamé. Roussel a été acclamé. Tout le monde a été acclamé. Ils ont dit ça, ils ont sauvé leur poste. Deux mois après, ils ne sont plus contents. Ils veulent en finir avec Mélenchon, etc.

À un moment, il faut avoir une... Soit ils ont fait ça et ils croyaient vraiment à un programme et un programme de gauche commun. Ils essaient de continuer cette espèce d'alliance et après, on verra qui se démarquera. Un Roussel, un Ruffin, on ne sait pas, on verra. Ou peut-être même un autre Mélenchon pour un troisième ou quatrième, je ne me rappelle plus, élection, pourquoi pas ? Mais là, pour le moment, normalement, ça devrait être l'alliance qui prime. Sinon, ça veut dire que tout ça n'a été fait que pour les postes. Et moi, j'ai ma petite idée là-dessus. J'ai ma petite idée là-dessus et je pense que personne n'est dupe en réalité.

Tout le monde fait comme si « Ah oui, il faut s'unir, les militants, on va nous sortir un sondage, les militants sont toujours contents, il faut s'unir ». Ils ont toujours été pour l'Union. Ils savent qu'il y a des désaccords entre les gens. Ils savent que les désaccords, on arrive à les limiter par des discussions. Parfois, des discussions un peu plus longues que celles qu'ils ont eues quand il fallait sauver son poste à la NUPES, qui s'est fait en trois jours. Mais on peut discuter et réduire ces désaccords. Mais là, pour le moment, on voit que c'est le gros spectacle et que chacun est obnubilé par son destin personnel.

Et après, c'est les militants et même la population plutôt pauvre et moyenne qui trinque au final.

13:29
Présentateur

C'est la rentrée, la saga de notre été prend fin. Bruno demande. Tout l'été, Bruno Le Maire a invité, demandé, encouragé, ouvert la porte, redemandé. Bref, aujourd'hui, le ministre de l'Économie annonce. L'inflation a progressé de 4,8% sur un an en août contre 4,3% en juillet alors que la hausse des prix avait ralenti depuis avril. La hausse de 10% du tarif de l'électricité au 1er août a entraîné en fait une accélération de la hausse des prix. C'est ce qu'explique l'INSEE. Les prix alimentaires, eux, sont à plus 11% sur un an, 20% sur deux ans.

Les produits alimentaires ont pourtant vu leur coût de fabrication diminuer ces derniers mois, rappelle France Info, mais pas de baisse dans les rayons. Bruno Le Maire a donc avancé les négociations avec les industriels et les distributeurs en cette rentrée plutôt qu'en janvier. Le ministre a annoncé ce jeudi 31 août qu'un accord aurait été trouvé pour que les prix cessent d'augmenter voire se mettent à diminuer pour 5 000 références en magasins industriels qui ont pu voir leurs bénéfices augmenter en 2022 en pleine crise de l'inflation. Thomas, est-ce que la situation va enfin se décanter avec ce genre d'annonce ?

14:31
Invité

Non, parce que tout n'a pas été mis en place en réalité pour faire baisser les prix. La réalité aujourd'hui, c'est que ceux qui décident des prix, c'est toujours les industriels et les distributeurs, que leurs profits ont fortement augmenté et que de l'autre, vous avez une partie des gens qui a vu son pouvoir d'achat diminuer parce que les salaires n'ont pas suivi le niveau de l'inflation. Alors, on nous dit oui, mais c'est 5 000, on a parlé de 5 000 biens de consommation, comme s'il y avait 5 000 biens qui étaient en concurrence et que donc la concurrence ferait baisser les prix puisque c'est ça un peu que dit Bruno Le Maire puisqu'il n'intervient pas sur ce marché.

Sauf qu'il faut savoir que ce sont des marchés très oligopolistiques. Vous avez en gros, grosso modo, 6 groupes qui détiennent 90% des produits de consommation. Vous pensez que ces groupes, ils se mènent une concurrence farouche pour faire baisser les prix ? Ils ne sont pas intérêts. Donc, on est dans une concurrence très faible en réalité. Et dans les producteurs, vous avez une dizaine de groupes qui détiennent tous les biens de consommation dans les industriels. Vous pensez qu'ils se mènent une concurrence de dingue pour faire baisser les prix ? Non. Donc au final, tout le monde dit c'est la faute du industriel, l'industriel c'est la faute du distributeur.

Les deux ont augmenté leurs profits et ceux qui trinquent ce sont les classes les plus pauvres qui prennent de plein fouet l'inflation.

15:32
Présentateur

Tu penses que les négociations ne vont rien donner en cette rentrée ?

15:35
Invité

Elles ne vont absolument rien donner. On va réavancer les négociations pour possiblement faire baisser les prix sur un certain nombre de produits peut-être en mars au lieu de les faire baisser un peu plus tard dans l'année. Donc ça ne va pas changer grand-chose. Non, non. C'est juste pour montrer que l'État est occupé, qu'il fait des choses donc il réunit distributeurs et producteurs. Mais ce qu'il aurait dû faire au tout début de l'inflation, quand l'inflation est arrivée, il aurait dû taper du point et dire moi je bloque les prix. Je bloque les prix, il y a le code de commerce qui le permet, on bloque les prix pour six mois, c'est permis pour six mois en cas d'événement grave ou de crise.

On avait une guerre, la guerre en Ukraine où il y a quand même deux producteurs majeurs de blé, un des plus gros producteurs de pétrole au monde, un des plus gros producteurs de gaz. Je veux dire, on a bloqué les prix des carburants sous Rocard en 90 quand il y a eu la guerre du Golfe. Donc là, on pouvait les bloquer les prix. On bloquait les prix, ça permettait d'enclencher un rapport de force avec le distributeur et le producteur en disant voilà, l'État est aussi dans l'arène. Il ne va pas se laisser faire. On aurait bloqué les prix et puis après, une fois qu'on bloque les prix, déjà, on analyse un petit peu comment se déterminent les marges, ce que l'on ne sait absolument pas.

On refonde la fiscalité des carburants, ce qui était important. Et puis, on peut réfléchir sur ce panier optimal de biens qu'il faut isoler du marché, ce à quoi Olivier Grégoire avait réfléchi mais qui n'a pas donné lieu à une réponse concrète. On a encore laissé la main aux distributeurs et aux industriels et rien ne baisse.

16:55
Présentateur

Donc, si tu l'as dit, c'est évidemment les classes populaires et moyennes qui ont subi de plein fouet la hausse des prix alimentaires. Pourtant, Bruno Le Maire est très fier de son bilan et dit mettre au cœur de sa politique les classes populaires.

17:06
Locuteur non identifié

Les catégories populaires sont au cœur de notre politique économique depuis 2017. Vous croyez que je fais de la politique pour qui ? Pour ceux qui se portent bien ? Pour ceux pour lesquels tout va bien ? Non, d'abord pour ceux qui sont les plus en difficulté. Mais notre réponse avec Emmanuel Macron était de dire soutenir, défendre, aider les catégories populaires c'est leur donner du travail, une feuille de paye et accessoirement aujourd'hui lutter contre l'inflation dont je redis que c'est un impôt sur les pauvres.

Et il me semble essentiel de rappeler que les 2 millions d'emplois créés, les 100 000 emplois industriels dans la région de Gérald justement dans le Nord, quand vous allez dans le bassin d'Incarquois, ça a été un naufrage industriel et économique pendant des années. Nous avons revitalisé le bassin d'Incarquois et aujourd'hui on a du mal à trouver de la place pour les usines qui veulent s'installer dans ce bassin d'Incarquois. Je pense que nous avons fait en matière économique ce qui était l'essentiel pour les catégories populaires, leur donner du travail, du travail bien payé.

On a baissé les charges sur les salaires, on a augmenté les aides aux salaires les plus modestes, on a baissé l'impôt sur le revenu des catégories les plus modestes. Nous avons mis les catégories populaires au cœur de notre politique économique en créant de l'emploi bien payé et nous continuerons sur cette idée.

18:16
Présentateur

Est-ce que tu es d'accord avec lui du coup Thomas ?

18:18
Invité

Non, pas du tout. Vous savez, là c'est la concurrence pareil et on revient un petit peu à ce qui se passe à gauche dans le premier sujet. C'est-à-dire que là, Macron ne va pas pouvoir se faire réélire donc c'est la concurrence. Vous avez Darmanin qui est issu des classes populaires pour le coup et qui a dit que lui c'était son souci des classes populaires et que la réponse était plutôt sur la sécurité et l'autorité. Et là vous avez Bruno Le Maire qui lui veut jouer le volet économique ce qui lui a pas trop servi d'ailleurs à la primaire des droites à l'époque parce qu'il a fait un très mauvais score alors qu'il était apprécié par certains militants.

Il essaie de jouer la réponse technique en disant voilà lui il est technique il ne fait pas d'envolée lyrique ce n'est pas quelqu'un qui est là-dedans c'est quelqu'un qui est sur la technique mais en réalité il y a eu un certain nombre de mesures qui ont été faites les bouclés tarifaires les chèques carburants etc. Force est de constater que l'inflation continue d'augmenter que les classes populaires la prennent de plein fouet et que des vraies mesures d'ampleur type indexation des salaires sur les prix en dessous du salaire médian n'a pas été fait n'a pas été fait donc on est resté sur de la politique sparadrap sur des mesurettes qui n'ont pas aidé les classes populaires.

19:21
Présentateur

Oui c'est ça c'est à chaque fois des pansements pour ne pas changer tout le système et ne pas vexer évidemment les grandes entreprises. Thomas qu'est-ce que le gouvernement n'a pas saisi avec l'inflation ?

19:30
Invité

La première erreur qu'il a fait c'est que et ça on ne peut pas lui en vouloir complètement en réalité parce que beaucoup d'économistes pensaient ça c'est qu'il a cru que l'inflation n'allait pas durer. Alors comme le conflit ukrainien ne devait pas s'étendre il a cru que l'inflation allait durer 3-4 mois et dans ce cas-là effectivement vous prenez des petites mesures des chèques etc tout va bien.

Comme là l'inflation s'installe et que les prix alimentaires ont pris plus de 20% en deux ans plus de 20% les produits alimentaires c'est quand même énorme et c'est des produits où la demande est captive vous êtes obligé de vous nourrir pour survivre donc les prix augmentent vous nourrissez un petit peu moins mais il n'y a pas une élasticité parfaite où vous passez à autre chose et vous dites non je ne vais pas me nourrir je vais acheter autre chose ce n'est pas possible donc il y a une vraie demande captive ça a augmenté de 20% et là c'est moins la question des prix que la question des salaires et à ce niveau-là Bruno Le Maire a tout le temps appelé les entreprises à augmenter les salaires sans jamais imposer encore une fois et il fallait l'imposer par décret par loi en indexant une partie de ses salaires sur les prix en obligeant dans les conventions collectives qu'on parte du SMIC parce que le SMIC est indexé à l'inflation et que tous les salaires qui sont au-dessus du SMIC à 10%, 30% et bien pareil bougent en fonction du SMIC qui est indexé sur l'inflation donc ils prennent en compte également l'inflation à ce moment-là et bien on aurait sauvé une partie de la population notamment les plus pauvres ceux qui prennent de plein fouet cette inflation avec un mécanisme que l'Etat aurait mis en place mais pourquoi il n'a pas voulu faire ça parce qu'on nous a dit ah mais vous savez ça va alimenter cette fameuse boucle salaire-prix c'est-à-dire que si vous reliez et beaucoup d'économistes l'ont dit si vous reliez les prix les salaires aux prix vous allez alimenter l'inflation sauf qu'aujourd'hui les trois pays qui le font dans la zone euro la Belgique Malte et le Luxembourg ils sont en dessous de l'inflation de la zone euro donc ça n'a pas alimenté l'inflation et ça a protégé les salariés et ça c'est une bonne leçon que le gouvernement aurait dû faire et c'est maintenant là qu'il doit aller explorer la suite parce que ça risque d'être compliqué avec le nouveau budget et les hausses de taxes ça risque d'être un peu compliqué

21:27
Présentateur

et en général qu'est-ce que tu penses donc de cette rentrée médiatico-politique ?

21:32
Invité

Moi je pense la même chose que la NUP c'est pour ça que en fait les divisions elles sont normales en politique en réalité là on a très bien compris que chez Macron autant qu'à droite chacun joue sa carte etc après ça ne les empêche pas de savoir s'allier quand il faut gagner c'est un peu pareil pour les grands groupes c'est un peu pareil pour le grand patronat etc il a bien compris qu'il était minoritaire et qu'il fallait qu'il s'allie pour gagner il faut faire la même chose normalement les classes populaires etc il faut éviter de se diviser il faut donc trouver des points où on peut converger d'accord c'est ça qui est essentiel et là on voit bien tout ce qui s'est passé cet été le feuilleton c'est que finalement il n'y a eu que des disputes ça a été que alimenté par des petites phrases assassines il y a eu plein de choses mais il n'y a jamais eu en fait un espace où on pouvait proposer quelque chose de commun etc donc la politique c'est toujours des destins personnels on le voit dans tous les partis mais je pense qu'à gauche il faudrait qu'à un moment surtout quand on est perdant et quand on n'est pas si loin en réalité de gagner ou quand tous les sondages montrent qu'une alliance peut faire gagner quand on voit en fait qu'une alliance de la gauche permettrait d'être la première force politique aux européennes normalement ça devrait être ça qui les anime pas le poste d'un copain ou le poste d'un collègue ou le poste de ci ou combien on va peser pour pouvoir mieux peser pour la prochaine présidentielle et pouvoir peut-être avoir un candidat ça c'est des stratégies de court terme qui ne servent pas à grand chose et qui rendent la politique enfin pour moi à partir du moment où la politique devient une carrière professionnelle ça devient problématique et là il y a trop de nos politiques qui ne savent faire que ça et c'est ça le problème

23:02
Présentateur

Merci à vous chez vous d'avoir suivi cette rentrée de l'instant porché pour cette émission et pour le média la rentrée se fera à la télé mais surtout avec vous d'ici la fin du mois d'octobre vous aurez enfin un média libre et indépendant populaire des luttes sur les bouquets télé des box internet en commençant par Free oui nous allons nous frotter au BFM LCI et autres CNews ne loupez pas cette grande étape de l'histoire médiatique en vous inscrivant via le lien disponible en description ou en cliquant juste ici pour recevoir toutes les informations concernant la grande campagne à venir le chantier comme le défi sont immenses nous sommes ravis nous de décrypter l'actualité avec Thomas et vous chaque semaine merci de toujours nous suivre pour tous vos commentaires qu'on lit et vos pouces en l'air sous la vidéo qui nous aident beaucoup spectateurs abonnés donatrices et sociaux je vous dis à la semaine prochaine

23:49
Locuteur non identifié

depuis des mois nous vous en parlons depuis des mois nous travaillons d'arrache-pied pour réaliser l'impossible obtenir le droit d'être diffusé à la télé et concurrencer les médias mainstream sur leur propre terrain c'est maintenant chose faite dès la fin du mois d'octobre le média sera sur vos écrans enfin le paysage audiovisuel français comptera une chaîne télé de gauche une chaîne d'information populaire et indépendante nous allons pouvoir porter la voix de ceux qui luttent et de ceux qui s'opposent à Macron et à l'extrême droite nous allons pouvoir raconter le monde avec nos mots avec vos combats soyez prêts pour le grand virage qui s'annonce rendez-vous dès maintenant sur KissKissBankBank inscrivez-vous pour suivre cette aventure médiatique inédite ensemble révolutionnons la télé

Instant Porcher | La NUPES éclate ? : "Il y a des calculs de postes, c'est pitoyable !" · Pourquijevote