Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewClémentine Autain· 16 mai 2023 22 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & familleTravail & emploi

Il y a de la folie dans le discours de Macron - C. Autain sur LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteÉludée

    Est-ce que vous applaudissez la décision de Macron sur les baisses d'impôts pour les classes moyennes ?

  • 2:01OuverteRéponse partielle

    Macron a rappelé son entêtement sur les retraites, vous en pensez quoi ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Vous parlez de dialogue social, mais quid des fonctionnaires ?

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Comment jugez-vous les investissements étrangers pour la réindustrialisation ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Le gouvernement a un plan anti-inflation, est-ce efficace selon vous ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Pensez-vous qu'une liste d'union de la gauche est nécessaire pour les européennes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Clémentine AutainFait
    « il n'a échappé à personne que l'Assemblée nationale ne s'est pas prononcée et son prochain je vais pas me faire son ventriloque mais il pensait au fait qu'il y a eu une motion de censure qui a été déposée un vote sur la motion de censure et que c'est un fait le gouvernement n'a pas été renversé par la censure alors qu'ils prennent garde ça s'est joué à neuf voix »
  • 3:00Clémentine AutainFait
    « il a dit que nous avions voté sur le texte or il n'a échappé à personne que l'Assemblée nationale ne s'est pas prononcée »
  • 4:01Clémentine AutainChiffre
    « les salaires des fonctionnaires c'est quand même 5,7 millions de personnes dans notre pays ces salaires n'ont pas augmenté pendant 5 ans puis il y a eu 3,5 elle était dernier d'accord on a dégelé un tout petit peu le point d'indice »
  • 5:00Clémentine AutainChiffre
    « prenons les dividendes reverser l'année dernière par les entreprises du CAC 40 vous savez combien c'est on n'est pas très loin de 70 milliards d'euros »
  • 6:01Clémentine AutainChiffre
    « regardez Dunkerque vous savez hier il avait la petite batterie qui justement vient de l'usine qui sera donc liée à des investissements taïwanais avec des fabricants de batterie électrique regardez les chiffres il nous promet 3000 emplois il y a un à 1,5 milliards d'euros d'argent public qui serait investi pour ces 3000 emplois »
  • 9:00Clémentine AutainFait
    « il y a quand même première ministre en charge de la planification écologique depuis un an d'ailleurs c'est son premier anniversaire aujourd'hui à Matignon »
  • 11:00Clémentine AutainFait
    « nous sommes dans le cadre d'une tripolarisation du champ politique c'est-à-dire qu'en fait il y a trois pôles vous avez la macronie l'extrême droite et nous voilà »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour Clémentine Notin bonjour Adrien merci beaucoup d'être là ce matin Emmanuel Macron a donc annoncé hier des baisses d'impôts 2 milliards qui vont précisément viser les classements moyennes est-ce que vous applaudissez cette décision écoutez le président de la République d'abord hier a rappelé son entêtement sur les retraites puisqu'il estime que on va en parler mais là aussi c'est un sujet des baisses d'impôts ça peut être une bonne nouvelle pour ceux qui sont concernés hier soir une opération politique qui visait justement à déplacer le sujet de la conversation donc c'est quand même important de le noter avant de répondre donc j'entends bien que vous me posez la question sur les demi-heure mais je vous réponds d'abord que il y a quand même un problème gravissime et compris un mensonge puisqu'il hier il a dit que nous avions voté sur le texte or il n'a échappé à personne que l'Assemblée nationale ne s'est pas prononcée et son prochain je vais pas me faire son ventriloque mais il pensait au fait qu'il y a eu une motion de censure qui a été déposée un vote sur la motion de censure et que c'est un fait le gouvernement n'a pas été renversé par la censure alors qu'ils prennent garde ça s'est joué à neuf voix c'est quand même très très serré et que là en l'occurrence il s'agit d'un texte sur les retraites alors soit on estime que c'est terminé l'exécutif peut tout faire et le législatif n'a plus aucun pouvoir ce qui est visiblement la conception anti-démocratique du président de la République mais si on est encore en République et en démocratie le vote de l'Assemblée nationale est un vote qui importe mais si vous le voulez bien avant qu'on déroule par le moyen-âge nous aurons l'occasion de nous ça vous embarrasse du président de la République je vais pas vous en dire du bien d'abord ah non non je vais pas vous en dis pas une bonne chose des classe moyenne puissent demain avoir davantage de pouvoir d'achat absolument pas la bonne réponse et qu'hier le président de la République n'a fait aucune déclaration concrète il n'y a rien de concret d'ailleurs les deux milliards de faire des propositions oui mais il a dit aussi que c'est 2 milliards quand on lui demande quand cela dépend de la trajectoire financière budgétaire ce sera écoutez ça fait 4 ans alors que les Français sont aujourd'hui dans l'urgence dans l'urgence parce que les salaires sont comprimés dans l'urgence parce que l'inflation est totalement record donc 2 milliards de baisse d'impôts c'est pour l'instant une promesse qui est totalement je veux dire éthérée c'est-à-dire qu'elle n'a pas elle n'a pas de de résonance immédiate et concrète pour la majorité de nos concitoyens et pour ces fameuses classes moyennes mais surtout je pense que ce n'est pas la bonne recette parce que si on va baisser les impôts vous voulez dire mais ça dépend de qui en fait aujourd'hui vous avez si on veut parler d'impôts nous il y a pas de problème on avait propositions très précise aujourd'hui il y a quatre tranches d'impôts le problème c'est de rendre l'impôt plus progressif et c'est pourquoi nous proposons de créer 14 tranches ce qui permettrait à tous ceux qui gagnent en gros moins de 4000 euros de voir leurs impôts baissés et tous les autres en revanche au-dessus de 4000 euros par mois de voir les impôts effectivement ça veut dire c'est à dire de faire en sorte que les plus riches contribuent davantage à les formations dans une période de crise et je mets plein de s à ce mot-crise c'est important de bien réfléchir à l'idée que partager les richesses et d'abord la première des solutions or ces deux milliards là il les annonce on ne sait toujours pas où est-ce que il va les prendre tiens où prend-il ses deux milliards et pendant qu'il vous parlent de ces 2 milliards on ne sait pas il ne met pas dans le débat public et on l'interroge pas sur le fait que par exemple la CVAE qui est un impôt sur la production de 8 milliards d'euros va être prolongé c'est-à-dire qu'on continue de faire des cadeaux aux grandes entreprises sans aucune contrepartie au classement moyenne il faut parler salaire parce que il y a une catégorie de la population dont le président de la République n'a pas parlé hier ce sont les fonctionnaires parce que quand il dit oui il faut que le travail paie il faut inciter au prime à l'intéressement tout ce qui ne donne pas lieu à cotisation sociale oui oui bien sûr toujours les CODIAL c'est pas bien le social le dialogue social il dépend d'un rapport de force entre les syn bien elle patrona il correspond aussi un rapport de force qui est lié au chômage à la pression sur les salariés donc quand c'est les favorable vous le savez très bien c'est la loi qui permet de vous n'êtes pas pour que les syndicats et leur mot à dire sur les décisions sur les salaires etc et même pour qu'ils aient leurs mots à dire sur les retraites vous voyez donc je suis vraiment pour qu'ils aient leurs mots à dire et je suis pour qu'il y ait évidemment un dialogue donc c'est une bonne chose qu'il y a du dialogue social prenait par le président sur les hausses de salaire de la République l'enjeu est favorisé ce dialogue mais aussi de favoriser les plus faibles dans un rapport de force qui est détérioré par le niveau en fait sur tous les sujets qu'on évoque vous vous pensez que c'est au gouvernement de faire les propositions Parlement de voter et puis on en reste là c'est pas au syndicat de négocier c'est pas des logiciel de travailler aussi mais la responsabilité d'un gouvernement est aussi de proposer des lois qui permettent au plus faible d'être protégé voilà par exemple vous savez qu'il y a de la précarité vous savez qu'il y a du chômage vous savez qu'il y a de l'intensification du travail vous le savez tout ça donc c'est pas évident de se mobiliser de ce syndiquer et dans des entreprises plus ou moins grandes d'avoir son mot à dire donc il faudrait donner du pouvoir aux salariés dans l'entreprise et ça il ne le fait pas c'est la loi qui pourrait le faire donc vous dites donc si vous voulez améliorer ce dialogue il faut mais permettez-moi d'insister parce que vous m'avez coupé mais sur un point prête sur un point très important c'est les fonctionnaires pas un mot donc si on nous parle du privé du dialogue social c'est une chose mais pour ce qui est des fonctionnaires vous savez que les salaires des fonctionnaires c'est quand même 5,7 millions de personnes dans notre pays ces salaires n'ont pas augmenté pendant 5 ans puis il y a eu 3,5 elle était dernier d'accord on a dégelé un tout petit peu le point d'indice mais quand vous avez une inflation qui est de 5 ou 6% oui et bien que les salaires sont toujours c'est la même chose que ce que vous disiez sur les deux milliards donc que dit-il vous savez que par exemple prenons les dividendes reverser l'année dernière par les entreprises du CAC 40 vous savez combien c'est on n'est pas très loin de 70 milliards d'euros donc prendre de l'argent en faisant les 14 tranches d'impôts en allant taxer le capital vous savez que ce sont des milliards et des milliards précisément pour redistribuer du pouvoir d'achat il y a la loi sur le partage de la valeur qui va arriver pas de charge je parle de cotisation sociale et justement ce qu'il valorise et c'est en cela que son discours était très dogmatique très idéologique il y a une part de folie dans ce discours je vais vous dire comme ça oui comme disait Einstein vous savez la folie c'est c'est de refaire toujours la même chose en pensant qu'on peut obtenir un résultat différent dans son entretien très précis qu'il a donné à l'opinion hier où le maître mot c'est croissance productivité ou la logique de dérégulation de ne pas toucher au pouvoir du capital est érigé en dogme absolument il y a le déni de réalité il dit que vous êtes dans le déni de réalité de la manière qui a du mensonge aussi je vais citer juste une formule qui à mon avis vous vous me direz ce que vous en pensez quand j'ai le boulot lui demande s'il est méprisant il dit le vrai mépris c'est de mentir aux gens sur le mensonge les extrêmes sont bien meilleurs que les parties de gouvernement bon visiblement ça vous vise moi je me sens absolument pas visé je pense que il est dans le déni de la réalité c'est à dire la réalité c'est que on est à bout de souffle de 40 ans de politique néolibérale et que continuer à penser que la logique de marché va apporter du mieux vivre pour les gens c'est une folie continuer à penser qu'on peut régler le défi climatique en continuant à dire que le Produit Intérieur Brut est une bonne mesure de la richesse et que ce qu'il faut c'est travailler plus produire plus c'est complètement délirant penser que c'est en embêtant pas le capital en faisant bien des investisseurs étrangers qu'on va créer de l'emploi et qu'on va créer du mieux vivre c'est délirant ne pas venir à Versailles plus 200 investisseurs qui viennent avec 13 milliards d'investissements des milliers d'emplois à la clé faut pas le faire mais faut regarder les résultats non je pense que c'était pas la priorité je pense que si on veut réindustrialiser la France ce n'est pas la meilleure porte d'entrée la meilleure porte d'entrée c'est la relocalisation de l'économie et la localisation de l'économie elle s'appuie avant tout sur les TPE et les PME dans les territoires des investissements étrangers ça veut dire qu'il y aura des productions en France qui va y avoir des usines en France et donc de l'emploi parce que là aussi du mensonge il y en a quand même un sacré paquet et puis faut voir combien ça coûte regardez Dunkerque vous savez hier il avait la petite batterie qui justement vient de l'usine qui sera donc liée à des investissements taïwanais avec des fabricants de batterie électrique regardez les chiffres il nous promet 3000 emplois il y a un à 1,5 milliards d'euros d'argent public qui serait investi pour ces 3000 emplois on fait un petit calcul ça va très vite ça veut dire que chaque emploi nous coûterait entre 330 000 et 500 000 euros vous trouvez que c'est une bonne utilisation de l'argent public je ne crois pas l'argent public ne doit pas aider à ce que l'emploi s'installe en fait marche pas donc si on veut aider ça veut dire qu'il faut répartir l'argent autrement et investir dans l'accompagnement de la transition écologique vous savez je crois profondément si on veut réindustrialiser dans notre pays il faut d'abord être capable de planifier d'organiser dans le temps or l'État se dépossède en permanence de ses compétences en la matière aussi bien légale que humaine donc il faut réinvestir nous nous proposons la création d'une agence pour la relocalisation et la réindustrialisation et ne pas donner enfin se dire que c'est par des investissements étrangers qui peuvent investir aujourd'hui profiter de l'argent public et demain délocaliser et quand je vois le bilan de choose France parce qu'il faut le regarder dans le temps l'économie c'est pas assez cher c'est pas la Star Ac le président de la République hier il était là en VRP pour masquer il a démissionné sur les l'essentiel et il est là avec des VIP en expliquant qu'il va changer la donne mais hier soir hier moi ce que je constate mais je ne critique pas la Star Ac je critique surtout la politique du gouvernement il reçoit en grande pompe des pollueurs comme Arcelor Mittal il reçoit des profiteurs de crise comme Pfizer et reçoit des évadés fiscaux comme Ikea c'était ça ses amis hier à Versailles je ne crois pas que c'est d'abord on s'appuyant sur eux qui sont capables de prendre encore une fois les milliards qui ont été donnés autrefois par le cice aujourd'hui par d'autres biais d'autres niches fiscales et qui peuvent ensuite délocaliser et dont on ne mettriez on peut dire il faut faire la transition écologique derrière le gouvernement le dit mais la réalité c'est qu'on a quand même besoin d'emploi aujourd'hui aussi mais vous savez que nous avons dans besoin d'emploi utile et vous savez que nous avons besoin de TPE et de TPE de PME qui puisse mieux vivre et pas de grands groupes qui font des marges toujours plus grandes regardez ce qui se passe dans l'alimentation je veux dire si les prix ils flambent bien sûr qu'il y a des éléments de crise la guerre en Ukraine le prix du de l'énergie etc mais passage ils ont pris de très grosses marges et si on arrive à 15% d'augmentation le gouvernement travaille à la suite les distributeurs les industriels vont être reçus à Bercy c'est un sujet qui me semble-t-il a été pris en main par le gouvernement avec des demandes des exigences formulées à la grande distribution et aux industriels mais c'est des demandes non mais on a on a un gouvernement et un président de la République il y a eu des produits sur lesquels les prix ont été maîtrisés à chaque fois soit on fait un numéro vert soit Monsieur le Maire en permanence il demande alors quand c'est pour aller fliquer ceux qui touchent le RSA à ceux qui ont des bas salaire que ceux qui sont les plus en difficulté dans ce pays là en légifère là ça devient violent là il y a des règles et des normes quand il s'agit plus riches non non rien du tout vous savez très bien et la fraude fiscale non la réalité alors là pour le coup c'est un déni de réalité quand vous regardez les moyens qui sont mis sur la petite délinquance par rapport au moyen qui sont mis contre les évadés fiscaux et contre la délinquance en colle blanc c'est une plaisanterie il n'y a pas de volonté politique un peu différent mais admettons juste je vous ai coupé dessus sur un sujet de raconter voyez ce que je fais pas juste de dire alors je demande le planning anti-inflation Que Choisir a fait un remarquable travail et Bruno Le Maire le met en cause remarquable le travail ils sont comme spécialistes sur le suivi des prix or ce planning anti-inflation il produit très très peu d'effets très très peu voir même pas d'effet et parfois les gens comprennent qu'il y a un enjeu marketing dans le panier inflation Carrefour vous savez ce qu'il y a dedans on a vu un panier avec des charentaises et de l'alcool vous croyez que c'est essentiel on ferait mieux de faire comme nous on propose c'est à dire de bloquer les produits de première nécessité les prix des produits de première nécessité et d'augmenter les salaires parce que ce que ne veut pas faire le président de la République c'est augmenter les salaires et nous ces dialogues sociales qui va le faire ça pour les fonctionnaires c'est pas au président et les services publics vous savez qu'hier parce que hier il aurait pu en parler allure en Haute-Saône il y a 260 organisations syndicales associations etc qui se sont réunis pour défendre les services publics quand on parlait des classes moyennes vous savez que les classes moyennes il y a bien sûr le salaire qu'il faudrait augmenter il y a les prix qu'il faut arriver à comprimés il y a notamment la question du logement mais il y a aussi les services publics parce que c'est le patrimoine de ce qui n'en n'ont pas et le président public est à bout de souffle les profs j'ai jamais vu ça la situation des enseignants dans notre pays c'est incroyable on n'est pas très loin du burn out qu'on connaît dans les hôpitaux je fais le président de la République rien et que faites-vous vous vous disiez ce sont que des mots est-ce que c'est pas exactement ce qui va se passer également à l'Assemblée le 8 juin avec cette proposition de loi d'abrogation la réforme des retraites il y aura peut-être un vote pour cette abrogation mais symbolique parce que infini va rien se passer vous aurez pas de soutien du Sénat donc en fait là c'est de l'agitation sans quête conséquence concrètes derrière écoutez c'est pas de la vitesse l'Assemblée nationale pardonnez-moi mais qu'elle vote si vous estimé que ça c'est de la législation c'est quand même assez grave comme mépris à l'égard de ce qui est censé être la représentation nationale ce que nous voulons c'est gagner cette bataille au long cours donc on ne la lâche pas parce que travailler deux ans de plus c'est insupportable pour l'écrasante majorité des Français est-ce que vous croyez vraiment que le Parlement votre à l'abrogation avec le Sénat non le problème qu'on aura et sans doute au Sénat mais vous voyez bien que dans le pays si l'Assemblée nationale vote contre cette loi c'est le président de la République c'est le gouvernement qui sera dans une situation critique parce que nous allons mettre en relief le fait que il y a un déni démocratique absolument magistral donc ça ça produit de la crise politique vous voyez ce que je veux dire le but c'est de créer une crise politique mais il y a une crise politique il y a une crise politique quand vous avez des millions de gens qui sont dans la rue que vous avez eu les grèves qu'on a eu qu'il y a eu 13 journées de mobilisation considérable voyez ce que je veux dire enfin je viens le vous connaissez les revendications des syndicats je vais pas vous les apprendre alors d'abord effectivement il y a de la loi voilà mais ce qu'il faut pas avancer sur les autres sujets aussi est-ce que l'intérêt des Français du pays c'est pas derrière les autres sujets j'ai regardé quels étaient les demandes des syndicats et je veux dire que il y en a trois d'entre elles qui sont très importantes que je partage totalement la première c'est les salaires et vous allez voir qu'une mettront ils mettront la question de salaire des fonctionnaires sur la table la deuxième question c'est celle des aides publiques aux grandes entreprises sans contrepartie je vous assure que là on peut récupérer beaucoup de milliards qui permettraient d'augmenter les fonctionnaires qui permettraient de faire en sorte que les services publics soient confortés bon troisième proposition vous savez qu'il y a le RSA sous condition qui est en ligne de mire là qui doit arriver parce que pas de contrainte pour les grands groupes mais par contre pour ceux qui gagnent quelques centaines d'euros par mois il va falloir aller les traquer syndicats ne sont pas d'accord que va répondre le président de la République que va répondre Elisabeth borne là-dessus et ce qu'ils vont faire comme sur les retraites c'est à dire veut dire les écouter faire une sorte de concertation et puis dès que ils sont sortis de la dire merci au revoir et qu'on avance ensemble alors vous venez de bénéfice de doute de la première ministre peut-être qu'elle va écouter avancer avec les syndicats en tout cas je vois que ça rame beaucoup pour essayer de parler d'autre chose et de donner l'impression d'être en dynamique j'insiste sur le fait que ce que j'entends c'est les mêmes recettes et avec ces mêmes recettes nous allons continuer à dans le mur parce qu'il faut changer de modèle de développement il faut qu'il y ait un sursaut dans ce pays parce que la crise sociale et la crise climatique sont trop importantes et j'ai beaucoup apprécié hier peut-être vous l'avez vu elle faisait la Une de Libération Camille Étienne qui est une jeune écologiste d'activistes et elle disait cette phrase importante non on est plus dans le moment de l'inaction climatique c'est pas vrai on est à l'heure de l'impuissance choisie c'est à dire que c'est une action que de ne pas décidé de résorber cette crise écologique majeure et si on veut la résorber la bonne nouvelle c'est une forme d'horreuse coïncidence et bien quand on s'attaque à ce sujet écologique en réalité on se rend compte qu'on arrive très vite à la justice sociale parce que c'est en partageant les richesses c'est en arrêtant cette loi du profit qui est ruine tout qui nous épuise que on peut trouver une voie qui est à la fois juste sur le plan social et efficace sur le plan écologique le gouvernement s'enferme et le président de la République hier s'enferme dans un triptyque qui est celui de la compétitivité à tout craint de la croissance sans limite et aussi de une forme d'austérité budgétaire il y a quand même première ministre en charge de la planification écologique depuis un an d'ailleurs c'est son premier anniversaire aujourd'hui à Matignon c'est la première fois qu'il y a une première ministre qui est en charge la planification économiste et écologique quand on a pour mettre mot le produit intérieur brut la croissance et le produit plus vous voyez pas qu'il y a une contradiction je suis pas porte par le gouvernement mais je pense que chacun peut entendre que dans les termes il y a une contradiction il faut ralentir il faut arrêter de consommer tout et n'importe quoi il faut gouverner à partir des besoins et redéfinir les besoins véritables c'est ça la politique alternative pour connaître qu'il y a d'autres parties à gauche qu'ils disent les écologistes le disent pratiquement mais pour moi la même manière vous avez bien vu que pour le moment pour les prochaines élections les européennes on est en train de partir se délice qui seront divisés à gauche est-ce que vous considérez que c'est ce qu'il faut faire ou est-ce que vous vous souhaitez une liste d'union l'année prochaine moi je souhaite une mise d'union pour trois raisons la première c'est que nous sommes dans le cadre d'une tripolarisation du champ politique c'est-à-dire qu'en fait il y a trois pôles vous avez la macronie l'extrême droite et nous voilà c'est les trois pôles ça a pas toujours été comme ça dans la vie politique française vous le savez souvent c'était l'alternance trop la droite classique la gauche classique la droite classique mais vous êtes pour la première c'est donc dans le cadre de cette tripolarisation il est très important de s'unir durablement la deuxième raison c'est que pour gouverner demain on a besoin d'approfondir non convergences sur l'Union européenne elles sont grandes et d'ailleurs ma collègue Manon aubryon regardez les votes regardez les vorteaux au Parlement européen en réalité il y a beaucoup de convergences et si on veut gouvernement ensemble on a besoin de les travailler et troisièmement je pense que la nupes pour continuer à vivre et à bien vivre pour se développer elle a besoin de faire ensemble et si nous faisons campagnes ensemble alors je pense que nous pouvons faire grandir cette UPS elle est indispensable pour gagner y compris en 2027 et puis je regarde effectivement les sondages vous savez le soir des résultats si vous avez trois chiffres qui sont au coude à coude comme c'est le cas aujourd'hui dans les sondages quand il y a une liste une pèse on voit bien qu'on est au même niveau que l'extrême droite 26 26 et puis ensuite Renaissance à 22 listes qui sont atomisés où il faudra faire en effet l'addition mais c'est pas la même chose donc je souhaite dynamique ce qu'elle peut être et je pense qu'elle peut être porteuse pour les élections européennes mais aussi au delà présentiel peut être un mot vous concernant nos confrères du Parisien révèle que Manuel Bompard adressait une lettre de mise en garde à vos amis qui sont organisés dans la gauche et que socialistes je cite le coordinateur de la France insoumise il n'y a pas il n'y aura pas de courant à EFI vous répondez quoi à vos ordres chefs pas de souci c'est pas mon genre de répondre à vos ordres je comprends pas très bien cette polémique j'aurais aimé qu'il se fente aussi peut-être d'une lettre quand nos amis du poy ont décidé de ficher des militants sur l'affaire cadenas donc vous voyez je pense qu'il y a des sujets plus importants et là je vois pas le sujet de la polémique alors on peut se dire courant pas courant alors c'est pas un courant de toute façon il y a pas de courant la France insoumise il le sait bien il est le coordinateur de ne pas faire de courant mais il y en a pas ça n'est pas possible donc il y a une sensibilité qui est la GES qui existait auparavant même titre que d'ailleurs le point dont je vous parlais à l'instant que rêve de mon collègue camarade aymeric Caron ou encore du Parti de Gauche donc il y a différents partis qui siègent d'ailleurs dans le conseil politique donc je vois pas quel est le sujet alors si si ça crispe le mot courant à ce point c'est parce que ça renvoie l'histoire du Parti socialiste que personne n'a envie de refaire l'histoire du Parti socialiste donc sur ça on est d'accord donc je ne vois pas le sujet en fait vous en ai parlé avec lui à peine pas du tout pas du tout je trouve ça dommage que tout ça se fasse par presse interposé ça permet peut-être de parler en effet du de ce moment fondateur ce week-end de la gauche et que socialiste qui a qui réuni c'est vrai des centaines maintenant on arrive en milliers de militants et et qui sera donc votre micro parti mais pas votre courant c'est pas vrai c'est un micro parti dans lequel je compte beaucoup d'amis voilà et qui est à l'intérieur de la France insoumise et qui effectivement se bat pour démocratiser la France insoumise par exemple et plein d'autres choses merci beaucoup Clémentine