20 heures : [émission du 6 avril 2008]
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Bonsoir à tous, il est 20h, voici les titres de l'actualité de ce dimanche soir. 148 tombes profanées dans le carré musulman d'un cimetière militaire près d'Arras. Et une indignation unanime, le racisme le plus inadmissible, ce sont les mots du président de la République. Le même site avait été il y a moins d'un an la cible d'axes similaires. Des incidents déjà sur le parcours de la flamme olympique, tout cela s'est passé à Londres aujourd'hui. Demain, elle traversera Paris et cela sous très haute surveillance. Le premier relayeur sera Stéphane Diagana et il nous livrera son sentiment dans un instant.
16 villes mobilisées et des milliers de manifestants pour les marches blanches aujourd'hui un peu partout en France. Tous réclamer la libération d'Ingrid Bettencourt. Nous irons également à Bogota pour les dernières informations du jour. L'inquiétude des familles et des membres d'équipage du voilier français. Le navire est toujours aux mains des pirates et s'approche des côtes somaliennes. Un contact a été établi. Nous découvrirons quels sont les moyens militaires français mobilisés. La disparition d'une légende du cinéma américain, Charlton Heston, est mort. Il avait 84 ans. Bénure, les 10 commandements, nous reviendrons sur sa carrière exceptionnelle et sur ses engagements politiques.
Et puis du cinéma, toujours et un événement heureux cette fois. Bienvenue chez les ch'tis. A-t-il battu ce week-end le record détenu par la grande vadrouille avec plus de 17 millions de spectateurs ? Eh bien, nous poserons la question à Danny Boone. Merci d'être avec nous. Et puis à tout à l'heure. A tout à l'heure. Les faits se sont donc déroulés la nuit dernière dans le cimetière militaire d'Abelin-Saint-Nazaire, dans le Pas-de-Calais, près d'Arras. 40 000 combattants de la première guerre mondiale y reposent. Et c'est dans le carré musulman que près de 150 tombes ont été profanées. La même où il y a un an déjà, des actes similaires avaient été perpétrés.
Le président de la République a très vite dénoncé le racisme le plus inadmissible. Et sur place, l'émotion est grande depuis ce matin et la découverte des faits. Marianne Masse, Patrick Burstorm.
148 tombes souillées par des mots terribles. Inscriptions nazies, messages d'injures pour salir la religion et la communauté musulmanes, et deux phrases visant explicitement le garde des sceaux Rachida Dati. La profanation a eu lieu dans le même carré musulman qu'il y a un an et entraîné une vive émotion. Je pense que quand on n'a plus de respect vers les autres, c'est une catastrophe. On était indignés, c'est triste de voir que l'année dernière il y a eu une cinquantaine de tombes. Là cette année, donc triste anniversaire car on est quasiment à un an jour pour jour.
Émotion aussi chez les gardes d'honneur qui se sont réunis spontanément aujourd'hui pour une cérémonie de recueillement à la mémoire des soldats, la deuxième de ce type en à peine un an. Nous gardes d'honneur, on est là pour protéger la mémoire, alors ça fait mal, ça fait mal, ça fait mal. Je suis ému. Là il y a, je ne sais pas, il n'y a pas de sanctions assez sévères pour ce genre de fait. La première fois, ça n'a pas dû servir à de leçon. Cet après-midi, le secrétaire d'Etat aux anciens combattants Jean-Marie Boquel avait tenu à se rendre sur place. Il a fermement condamné cette insulte à la mémoire des soldats, à la mémoire de l'ensemble de la communauté nationale.
Nous partageons évidemment tout ce qu'on peut ressentir devant des faits d'une telle bêtise, d'une telle gravité, des faits qui sont, je le répète, inqualifiables. Toute la matinée, les enquêteurs de la gendarmerie ont ratissé la zone à la recherche du moindre indice. Ils disposeraient déjà de plusieurs pistes. Il est évident que les gendarmes travaillent sur toutes les hypothèses. Mais pour l'instant, vous dire qu'on est dans telle ou telle piste, ça serait vraiment prématuré de le dire. Dans cette nécropole à ciel ouvert, 40 000 combattants de la grande guerre reposent ensemble, en paix et sans barrière.
Choqués, indignes et les condamnations sont unanimes, celles des associations de lutte contre le racisme au sein de la communauté religieuse, mais également au sein de la classe politique. On écoute ce soir quelques-unes de ces réactions et on commence par celle de la garde des Sceaux, Rachida Dati.
La profanée, la détente, c'est l'acte de l'acheter le plus grave. C'est une atteinte à la mémoire de ces personnes qui sont mortes pour la France. C'est une atteinte à la mémoire des morts. Et aussi, c'est une atteinte et une injure à la mémoire de tous les Français. Et ce sont des actes indignes et inacceptables. Ce sont des infractions qui seront lourdement poursuivies, lourdement sanctuées. Le mot qui s'impose, il n'y en a qu'un, c'est indignation, consternation, même répulsion face à ces actes de racisme,
bêtes, scandaleux. C'est la bêtise épaisse, éructante de gens qui vont, nuitant, enfin dans le noir de la nuit, profaner des tombes.
Ils doivent être, je m'imagine, avec des quantités d'alcool qui leur donnent le courage dont ils sont habituellement dépourvus. Ça, c'est ce qu'on voit. Et c'est naturellement désespérant pour l'espèce humaine.
Voilà pour cette affaire. Dans l'actualité de ce dimanche, la mobilisation un peu partout en France pour la libération d'Ingrid Bettencourt. Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées pour des marches blanches dans une quinzaine de villes du pays, comme ici à Bordeaux. Le fils de l'otage franco-colombienne avait affirmé qu'il s'agirait de la dernière marche. De nombreuses personnalités étaient à ses côtés aujourd'hui à Paris. Reportage d'Indy de Boudaoud et Mathieu Niven-Gloski. Place de l'Opéra, des milliers de voix portent un même message, la paix en Colombie et la libération des otages détenus par la guérilla, Ingrid Bettencourt en tête.
L'épouse du chef de l'État, Carla Bruni, le maire de Paris, de nombreux intellectuels, des élus, tous mobilisés pour sauver Ingrid Bettencourt.
Il faut simplement qu'Ingrid sorte le plus vite possible. Et je voulais vous dire que mon mari ne renoncera pas.
Je suis surpris qu'on nous demande, et alors cette mission humanitaire qui est l'étape actuelle et qui ne sera pas la dernière, quand allez-vous l'arrêter ? Mais nous n'allons pas l'arrêter. Nous n'arrêterons pas ces démarches. Nous ne les arrêterons jamais. La présidente argentine est en visite officielle en France. C'est sa première sortie publique.
J'ai pris cet engagement dès le premier jour de mon mandat de présidente de l'Argentine, obtenir la libération d'Ingrid Bettencourt.
Environ 5000 personnes ont participé à cette marche blanche à l'appel de la famille d'Ingrid Bettencourt, prisonnière des FARC, la guérilla colombienne depuis plus de 6 ans. Les manifestants réclament un accord humanitaire à la Colombie pour secourir Ingrid Bettencourt. Vous savez, maman est en train de livrer son dernier combat. Elle livre son dernier combat et elle met en face les FARC et le président colombien en face de leurs responsabilités. Il y a urgence et la foule en a bien conscience, mais jusqu'ici, la guérilla colombienne a rejeté les appels à la libération de la franco-colombienne. Mobilisation donc en France aujourd'hui. Voyons quelle est la situation en Colombie.
On retrouve notre envoyée spéciale Dorothée Olyrique. Bonsoir Dorothée. Alors la mission humanitaire française est-elle toujours ce soir en quelque sorte bloquée ? Elle est totalement bloquée. La presse colombienne dit qu'elle est congelée et qu'elle n'est pas prête de se décongeler. Alors pourquoi il y a un problème de communication, on le sait avec les FARC, suite à la localisation de l'appel de Raoul Reyes, il y a eu une opération militaire, il a été tué. Donc les FARC n'osent plus communiquer. Mais ce n'est pas seulement ça. En fait, la guérilla ne cherche pas à être populaire. La guérilla n'a jamais cherché la popularité.
Elle a choisi depuis 40 ans la guerre, les enlèvements, le trafic de drogue. Elle tue des militaires et des civils. Elle tue des hommes, des femmes et des enfants indifféremment. Donc le geste humanitaire, quelque part, ce n'est pas son truc. Alors hier, elle voulait faire la révolution. Aujourd'hui, elle voudrait une reconnaissance politique. Donc la guérilla ne lâchera pas Ingrid Bettencourt tant qu'elle n'aura pas obtenu suffisamment de contrepartie politique. Alors c'est étrange parce que depuis plusieurs jours ici, il y a beaucoup de rumeurs très alarmantes sur l'état de santé d'Ingrid Bettencourt.
Mais en fait, ça a commencé il y a deux semaines, quand soi-disant Ingrid a été hospitalisée dans ce petit village. Eh bien, vous savez, personne ici n'a pu retrouver un témoin direct.
Donc on peut dire que toutes ces rumeurs sont peut-être orchestrées par les Farc, tout simplement pour revenir sur le devant de la scène internationale et pouvoir pousser à la négociation en sa faveur. Merci Dorothée. La flamme olympique est attendue demain à Paris. Nous allons en parler dans un instant avec celui qui sera le premier à la portée de main au départ de la Tour Eiffel, Stéphane Diagana. Mais avant cela, voyons quelle était l'atmosphère aujourd'hui à Londres. Eh bien, le parcours a été émaillé à plusieurs reprises d'incidents. 35 personnes ont d'ailleurs été interpellées aujourd'hui. Maryse Burgot, Laurent Desbois.
Ce devait être un événement festif. Ce fut un cauchemar pour les forces de l'ordre. Policiers extrêmement tendus et incidents très violents auront émaillé ce passage à Londres de la flamme olympique. Ce manifestant anti-chinois a bien failli s'emparer de la torche. Il fait partie des dizaines de personnes arrêtées sur ce parcours de 50 kilomètres. Plus loin, la flamme est aspergée avec un extincteur. Ce n'est que le début d'un véritable chemin de croix où la politique prend le pas sur le sport.
J'ai essayé d'éteindre la flamme parce que la Chine n'a pas le droit de se comporter ainsi.
La flamme est protégée par une triple escorte concentrique, dispositif totalement insuffisant. Mouvement de foule et nouvelles arrestations aux abords du 10 Downing Street. Les militants pro-Tibet font face aux militants pro-Chinois. Un cordon de sécurité empêche les uns et les autres d'accéder au siège du gouvernement britannique. Gordon Brown y accueille officiellement la flamme. La Grande-Bretagne organise les Jeux olympiques de 2012 et entretient d'excellentes relations économiques avec la Chine. Ce parcours très mouvementé est sans doute un avant-goût de ce qui se passera demain en France. Quant à Gordon Brown, il confirme qu'il assistera bien aux cérémonies d'ouverture de ces Jeux.
Et la flamme olympique terminera donc sa tournée européenne demain à Paris. Elle sera aussi presque plus protégée qu'un chef d'Etat. Ainsi, près de 3000 policiers et gendarmes seront mobilisés sur les 28 km du parcours dans la capitale. 80 relayeurs se passeront la flamme et le premier d'entre eux sera Stéphane Ndiagana. Bonsoir, merci d'être avec nous. Normalement, c'est toujours un peu une émotion de porter ce symbole olympique, mais le contexte est plus que particulier. Alors, dans quel état d'esprit êtes-vous ce soir, à la veille de ce relais ?
C'est un état d'esprit partagé. On voit que le parcours a été compliqué à Londres. On peut anticiper des difficultés, en tout cas de l'expression, une expression qui va bien au-delà de ce qu'elle est du fait du choix des Jeux de Pékin. Autour du passage de la flamme à Paris. Donc, c'est un peu d'émotion, un peu d'anxiété aussi. C'est un mélange bizarre, alors que ça ne devrait pas l'être.
Alors, Stéphane Ndiagana, vous porterez demain ce fameux badge lors du départ ?
Oui, oui, je le porterai. Il y a eu une discussion avec le Comité national olympique et sportif français. C'est juste un badge pour rappeler qu'effectivement, l'olympisme doit contribuer. C'est lui qui s'en est donné la mission dès le début, c'est dans les textes fondateurs de l'olympisme, contribuer à un monde meilleur. Et aujourd'hui, on a des doutes là-dessus. On a l'impression que tout ce qui pouvait être fait n'a pas été fait pour que la Chine aille sur la voie progressiste, en termes de droits de l'homme. Donc, on tient à expliquer un peu le malaise qu'il y a à vivre l'olympisme et tout ce qu'il y a de beau dans l'olympisme.
Et c'est pour ça que demain, je respecterai le symbole de la flamme et j'espère qu'il sera respecté. Et ce malaise à vivre ça et puis à l'imaginer pour les sportifs qui vont concourir là-bas dans un contexte bien compliqué et bien loin de tout ça.
Merci Stéphane Ndiagana. Et puis, sachez que le journal de Françoise Laborde, demain à 13h, sera largement consacré à ce passage de la flamme olympique dans la capitale. Où en est-on ce soir dans l'affaire du voilier français aux mains des pirates des mers au large de la Somalie ? Eh bien, Bernard Kouchner affirme que Paris a établi un contact avec les pirates. Pas de demande de rançon pour le moment. En revanche, une chose est sûre, les familles des otages souhaitent que la voie diplomatique soit la seule envisagée. Dorothée Cochard, Romuald Bonan. L'État français commence à avoir quelques informations. Voici les toutes dernières images du bateau pirate, tournées hier par un avion chasseur.
Elles viennent s'ajouter aux clichés déjà connus, notamment celui-ci. On y distingue clairement trois hommes, dont deux armées. Et l'on y voit aussi les deux petites barques des pirates, ce qui laisse penser que les malfrats sont une dizaine, tout au plus. La marine dispose également d'autres clichés plus précis qui n'ont pas été diffusés. Ils sont plutôt rassurants pour les familles des otages, comme pour les parents de Timothée. On y voit les membres de l'équipage. Ils semblent en bonne santé. On a pu nous affirmer qu'il n'y avait pas eu de violence caractérisée, que la situation était calme à bord. Et qu'à priori, l'équipage avait pu prendre des repas, prendre des douches.
Parmi les autres passagers, Quentin Thiebo, le maître d'équipage du bateau.
On le voit ici sur des images qui ont déjà plusieurs mois. Il navigue depuis 17 ans sur le Trois-Mas. Il connaît bien le golfe. Le navire y passait pour la quatorzième fois. Qu'est-ce qu'ils vous racontaient sur cette zone ?
Que généralement, ils passaient tout feu éteint. Qu'ils ont toujours pris des précautions en essayant de rendre le bateau invisible, pour ne pas être trop repéré ou remarqué. Et que c'était un moment qui était plutôt pénible en règle générale. Quentin était censé fêter ses 44 ans demain. Pour lui, comme pour les autres otages, il faudra attendre, mais peut-être moins que ce que l'on avait initialement redouté. On l'apprend à l'instant, le navire a jeté l'encre. Mais selon l'état-major, aucune rançon n'a encore été demandée. Et les pirates refusent toujours les contacts radio.
On vient d'apprendre également qu'une réunion a eu lieu tout à l'heure à l'Elysée, autour de Nicolas Sarkozy, pour faire un point sur cette prise d'otage. On le sait, la France dispose donc d'importants moyens militaires dans cette région du globe. Le voilier est en constante surveillance. Par qui ? Et qui sont ces hommes qui pourraient agir ? Réponse avec le Nelferstein et Stéphane Guimond. C'est l'un des scénarios possibles. Une opération d'accostage en pleine mer par des militaires spécialement formés pour la prise d'otages. Les commandos marines. Ces bérets verts filmés à l'entraînement il y a quelques mois pourraient monter à bord du ponant et récupérer la trentaine d'otages.
Mais l'opération pour les membres d'équipage n'est pas sans risque. Ce sont des opérations avec des moyens de guerre qu'il faudrait faire, mais ce sont des opérations en réalité de police. Donc le cadre juridique est difficile, il y a des vies en jeu, probablement des discussions entre les différentes parties et une intervention est extrêmement délicate. Pour l'instant, les autorités sont toujours en phase d'observation. Avec dans le sillage du Trois-Mats, à quelques mille nautiques, le commandant Bouhan, un aviso, un navire de la marine française. Mais il n'est pas seul.
Depuis le déclenchement du plan Pirate-mer, des bâtiments américains et canadiens, avec des hélicoptères à bord, sont arrivés en soutien. La pression militaire sur les pirates est donc très forte. Mais cela ne les a pas empêchés de poursuivre leur route vers Garade. Si on regarde comment se sont déroulées jusqu'à présent l'action de ces pirates, il s'agit de se saisir d'une proie, de la ramener dans sa base. Et une fois qu'on estime être en sécurité, on négocie avec le propriétaire du bateau pour obtenir la rançon la plus élevée possible. Il y a quelques semaines, dans la même région, un remorqueur russe et son équipage avaient été libérés après un versement de 450 000 euros.
En matière de prise d'otages, l'État a officiellement toujours refusé de payer. L'armateur français, lui, ne s'est pas encore exprimé sur la question. Ce fait d'hiver maintenant qui a coûté la vie ce matin à deux personnes à Romainville, en Seine-Saint-Denis. Deux piétons qui sont décédés sur le coup après avoir été renversés par un chauffard qui tentait d'échapper à la police. Les précisions avec Karine Comadie et Chloé Cormery.
C'est le petit matin à Romainville. Après une nuit de danse, un groupe de jeunes gens rentrent chez eux. Lorsqu'une voiture arrive en trombe, sort de la route, percute un couple sur ce trottoir et s'encastre dans la camionnette. On a vu tous les pompiers, la police, ils étaient en train de pratiquer trois massages cardiaques. Et il y avait des familles ou des amis qui pleuraient, qui criaient, c'était vraiment pas joyeux. Les deux piétons n'ont pas survécu au choc. Les policiers venaient de repérer le véhicule du chauffard quelques minutes plus tôt à la sortie de cette discothèque.
Appelés pour régler une dispute entre clients, ils voient une Smart déboucher en trombe et percuter des véhicules à l'arrêt. Lorsque les policiers retrouvent la Smart 400 mètres plus loin, c'est déjà trop tard.
Les fonctionnaires de police voient le conducteur qui s'échappe. Donc un des fonctionnaires de police commence à se mettre à sa poursuite, à pied, pour tenter de le rattraper.
Et le passager du véhicule Smart est quant à lui interpellé. Le passager légèrement blessé a été placé en garde à vue. Il est connu des services de police, tout comme le chauffeur, activement recherché ce soir.
Et puis cet accident de manège cet après-midi à Saint-Maximin dans le Var. 16 adolescents ont été légèrement blessés, évacués vers les hôpitaux de la région. On ne connaît pas encore les causes de cet incident. Selon les premiers éléments, il y aurait eu un emballement du moteur de la traction. La ministre de l'Intérieur, Michel Alliomarie, a demandé une enquête immédiate. Attention, la neige est de retour à basse altitude. 12 départements sont en vigilance orange, et cela pour des chutes de neige attendues entre ce soir et demain matin. Attention donc si vous habitez le Nord, l'Aisne, les Ardennes, mais également l'île de France. Arrêtons-nous maintenant sur une histoire.
C'est le grand format de ce dimanche soir. Elle permet d'illustrer ce que peut être la précarité aujourd'hui en France, la fragilité d'une situation sociale. Du jour au lendemain, quels peuvent être les effets d'un licenciement ? Être directrice financière un jour et RMiste quelques temps plus tard. C'est le cas de Patricia, elle a 44 ans, voici son quotidien. Elle a fait le choix de témoigner. Regardez ce document, il est signé Jenny Brifa et Eric Delagneau.
Donc aujourd'hui vous allez avoir un colis, mais ça va être très limité. Chaque mercredi, Patricia Huvier vient au secours populaire chercher de la nourriture. Il y a encore trois ans, elle était cadre et gagnait plus de 4000 euros par mois. Aujourd'hui, elle vit avec 800 euros, allocations familiales et RMI compris. C'est très dur parce qu'on a l'impression qu'elle est très bas. Et puis au-delà, c'est l'alimentaire, donc l'alimentaire c'est la survie.
Quand elle ouvre son colis avec son mari chômeur, petite déception. Hauss des prix oblige, il est moins fourni qu'avant.
Il y a à l'aide, d'habitude on en avait trois. Il n'y a pas de farine. D'habitude on avait un poulet complet, là il y a trois cuisses de poulet. Son budget, lui, ne varie pas. 80 euros par semaine pour 4. Ce jour-là, elle a attendu la fin du marché pour trouver les meilleures affaires.
Non, non, non, vous me dites combien il y en a là, en kilo, s'il vous plaît.
Les courgettes, 2,50 euros le kilo. 0,99 euros par discount, c'est très cher. Elle cible alors les corbeilles. C'est l'eau de légumes bradée par les vendeurs à la fin du marché. C'est une corbeille là, s'il vous plaît. Merci, une bonne journée. Au revoir. Madame, vous avez de plus en plus de clients qui prennent des produits à la corbeille, comme ça ? Oui, ça pèse beaucoup le pouvoir d'achat, surtout à la fin du mois. Les enfants mangent à la cantine le midi, donc on est certain qu'ils ont au moins un repas complet et équilibré. Parce qu'il y a certains jours, notamment en fin de mois, où leur assiette est remplie, là n'autre est vide. Ses enfants, sa priorité.
Elle nous a demandé de ne pas les filmer de face, tout comme son mari, pour les épargner. Le mercredi, c'est foutre pour le plus grand, grâce à un oncle qui paie la cotisation. On en a marre des fois. Les copains, on voit qu'ils ont des choses que nous on ne peut pas avoir, ça nous énerve un peu, donc on est triste. Patricia Huvier était directrice financière d'une grande entreprise. C'est mon dernier bulletin de salaire lorsque j'étais encore salariée et mes revenus actuels. Désormais, le soir, régulièrement, elle fabrique des bagues pour les vendre. Une seule ampoule sur un lustre, chaque économie compte. Licenciée à 44 ans, elle n'a pas retrouvé d'emploi.
On m'a dit que j'avais plus de 30 ans, que je ne parlais pas couramment trois langues, que je ne sortais pas d'une école de commerce. Donc il serait très difficile pour moi de retrouver du travail. J'ai postulé sur les annonces NPE, sur les sites intérims. Je n'ai jamais eu de réponse.
Alors il y a un an, elle a monté une entreprise de conseil administratif, mais pour l'instant, ça ne décolle pas.
Quand les fins de mois sont trop difficiles, elle vient ici. Ils ne m'ont pas sorti les privées. A la fermeture du supermarché. Je suis déçue, on ne trouve pas toujours quelque chose dedans, mais il y a toujours l'espoir d'y trouver quelque chose,
et donc d'avoir un petit plus malgré tout.
Depuis un an, Patricia Huvier est au RMI. 1 150 000 foyers vivent avec le revenu minimum d'insertion en France.
Le point sur l'actualité sportive de cette fin de week-end du football. Et le Paris Saint-Germain qui chute face à Nancy, de la Formule 1 et Ferrari qui s'imposent à nouveau. Au Toulouse qualifié, c'est du rugby. Et enfin, le marathon, c'était à Paris ce matin. Christophe Tortora nous raconte tout cela. 29 706 courageux ont descendu tôt ce matin les Champs-Elysées pour le 32e marathon de Paris. Une traversée où chacun va à son rythme, où tous profitent pendant 42 km 195 de la beauté de la capitale. L'Ethiopien Kebede s'impose en 2 heures 6 minutes et 40 secondes. A 20 ans, il réalise la deuxième performance mondiale de l'année. Il fait figure de favori pour les Jeux de Pékin.
Lewis Hamilton ne gardera pas un bon souvenir du Grand Prix de Bahreïm. Au premier tour, il visite le sable avant de retrouver le bitume. Puis, il monte sur son ancien coéquipier Fernando Alonso. Contraint de s'arrêter au stand, il termine 13e et perd la tête du championnat du monde. Une course qui a vu le succès du Brésilien Felipe Massa et un doublé de l'écurie Ferrari. Massa ne se contente pas de retirer sa ceinture avant de descendre de sa voiture. Il enlève aussi le volant. Toulouse, en rouge, pensait avoir fait le plus dur en quart de finale de la Coupe d'Europe de rugby. Médard a rinscrit le premier essai moins d'une minute après le début du match.
Mais les Galois de Cardiff réagissent par Spice et rien n'est joué à la mi-temps. C'est à la fin de la rencontre que les Toulousains font la différence grâce notamment à Vincent Clerc. Score final 41 à 17. En demi, le seul club français encore en lit s'affrontera, les Anglais du London Irish. Enfin en football, le Paris Saint-Germain renoue avec la défaite. Ce soir à Nancy, fortuné a inscrit le seul but du match. Paris reste 18e au classement, relégable. Je vous le disais en titre, on a appris la mort aujourd'hui d'une légende du cinéma américain. Charlton Heston est décédé à l'âge de 84 ans. Il souffrait depuis plusieurs années de la maladie d'Alzheimer.
Il restera pour Hollywood et le grand public le héros de plusieurs grands classiques du cinéma, et notamment Bénure et Lady Commandement. Sa carrière avec Marie Jojouan.
Une stature de légende, un regard bleu acier et un charisme qui lui ont ouvert le chemin des superproductions hollywoodiennes. Moïse, Lucide, Michel-Ange, Charlton Heston est à lui seul une leçon d'histoire. 5000 ans de civilisation en une soixantaine de films. C'est pourtant le théâtre, Shakespeare en particulier, qui attire à 17 ans ce fils de Meunier, il est dans le Guinoy. Cécile B2000, le repère à Broadway. Il en fait le directeur de son plus grand chapiteau du monde. Oscar du meilleur film, Charlton Heston est lancé. Dans les années 50, Hollywood aime l'antique, il est Moïse dans Lady Commandement, et dans Bénure, le gagnant de la plus belle course de char de l'histoire du cinéma.
11 Oscars, dont celui du meilleur acteur, pour Charlton Heston. Sous le masque de l'icône se cache l'homme de conviction, controversé pour ses prises de position en faveur du port d'armes, mais se conseillent moins défenseur des auteurs maudits, mis au banc d'Hollywood. Il a imposé Orson Welles comme réalisateur de l'inoubliable Soif du Mal. Personnage historique, sauveur du monde et héros de science-fiction, tel l'astronaute pris au piège des singes belliqueux de la planète des singes. Ou policier seul contre tous, de soleil vert.
Porn, père, 14e commissariat. Je m'appelle Paul. J'attends quelque chose à me reprocher ? Non, je fais une enquête sur le meurtre de M. William Simonson.
Après un passage à vide dans les années 80, on le retrouve dans Hamlet, puis dans Alaska, réalisé par son propre fils, qui 40 ans plus tôt, jouait Moïse dans Lady Commandement. Sa dernière apparition, il l'a voulu comme un clin d'œil dans la planète des singes de Tim Burton en 2001. Il avait tenu à jouer un vieux singe plutôt qu'un être humain.
Charlton Heston, acteur mais également citoyen américain engagé aux Etats-Unis aujourd'hui dans les reportages résumant sa vie. On voyait deux images, celles qui rappelaient son soutien à Martin Luther King, mais également celles de son soutien inconditionnel au lobby des armes à feu à Washington, Alain de Chalvon et Ariane Monange. Voilà une des dernières images de Charlton Heston, 2003. Déjà bien atteint par la madalie d'Alzheimer, il reçoit la médaille de la liberté des mains de George Bush. C'est moins l'acteur que le militant qu'on honore, le porte-parole zélé, l'incarnation appointée du lobby des armes, la NRA.
Celui qui affirmait en 2000 qu'il faudrait lui passer sur le corps pour lui retirer son arme. Du temps de sa gloire, l'acteur était pourtant engagé dans la lutte pour les droits civiques, il était démocrate. Mais élu à la tête du syndicat des acteurs quelques années plus tard, il suit l'exemple d'un de ses prédécesseurs, Ronald Reagan, et se radicalise à droite. Moïse a-t-il donc oublié le principal commandement ? Tu ne tueras point. 1999, le massacre du lycée de Columbine. Douze élèves et un professeur tué, Charlton Heston, ne regrette rien et réaffirme son credo pro-arme.
Piégé par Michael Moore dans le film Bowling for Columbine, il ne sait trop quoi répondre lorsqu'on lui montre la photo d'une petite fille. tuée par un tireur fou. Regardez-la, c'est cette petite fille, pitoyable sortie pour un grand acteur qui croyait que la liberté passait par le canon de son fusil. Qu'il y ait cru, plus de 17 millions de spectateurs en moins de 6 semaines bienvenus chez les ch'tis, est en passe de battre un record historique, celui détenu par ce film mythique et d'un couple mythique de finesse-bourville, la grande vadrouille, souvenez-vous.
Évidemment, ce n'est pas des chaussures pour la marche que vous avez là. Puisque vous me le proposez si gentiment, j'accepte. Quoi ? Que vous me prétiez vos souliers. Bah, vous chaussez du combien ? J'ai du comme vous. Ah bon ? Ah bah là, ça va mieux. C'est moins quand même. Venez, allons. Il faut que je m'y habite. Allons, allons, allons, venez, bon sang. Allons. Les allemands. C'est ça, et moi, c'est le même monde.
Où en est, bienvenue chez les ch'tis. Je reçois de toute façon un homme heureux ce soir, acteur, auteur et réalisateur du film. Bonsoir, Danny Boone. Bonsoir. Merci d'être là ce soir. Je vous en prie. Alors on en est où ? Battu ou pas battu ce record ? Je sais pas. Et on m'a dit, les gens, on ne saura que demain matin en fait. Demain midi. C'est quoi, c'est 17 millions, 200 milles à peu près ? 17 millions, 2, ouais. Logiquement, oui. Enfin bon, d'après les statistiques. Les statistiques ? On devrait y arriver, ouais, c'est vrai. Alors ça vous fait quoi d'être en fait l'antidépresseur le plus vendu en France en ce moment ? C'est formidable de faire rire.
Moi, je suis très heureux pour le cinéma français. Oui, parce que ça draine vraiment tout le cinéma. Plus 14% dans les salles. Voilà, ça draine le cinéma. Il y a plein de choses en plus, l'économie, la ville de Bergue, plein de choses. Le Nord-Pas-de-Calais. Le Nord-Pas-de-Calais. Non, c'est formidable. Voilà, c'est formidable. L'étranger s'intéresse énormément au film. Le fait d'avoir fait... Parce que c'est le film qui a fait le plus d'entrées dans le monde en un mois. En si peu de temps. En si peu de temps. Donc voilà, le film est vendu à l'étranger. Il va y avoir du ch'ti partout dans le monde.
Les parisiens disent bonjour en disant Je suis très heureux, je vis un grand moment de bonheur. Il y a un parallèle, on voit cette image de Bourville, De Funès, Calmerade et vous. Il y a pas mal de similitudes, le couple. Les duos, oui, souvent. Oui, c'est l'Auguste et le clown blanc. C'est vrai que c'est dans la tradition du cinéma français. Et puis, hasard de l'histoire, vous êtes en train de tourner avec Daniel Thompson. La fille de Gérard Roux. Vous en parlez avec elle, de ce parallèle quand même après toutes ces années ? On en a parlé, oui. C'est vrai que le film bat un record qui date de 1966. C'est ma date de naissance en plus. Ah oui, il y a plein de symboles.
Il y a plein de symboles, oui. Il y en a un autre à battre encore, Titanic. Il y a Titanic, un film américain. Un film américain. Ce serait pas mal que ça redevienne. Le record revienne à la France. Mais bon, au-delà des records, je vous dis, c'est formidable pour le cinéma français. J'étais très touché d'ailleurs de voir une interview dans Le Parisien de Michel Morgan qui disait que Gérard Roux aurait adoré le film. Oui, parce que c'est ça en fait. Comment vous expliquez le succès de ce film ? Il est simple, il n'y a pas de fioriture, il n'y a pas de gadget. On est dans une histoire simple. C'est ça qui touche les Français finalement aujourd'hui. C'est une histoire vraie.
C'est une histoire qui se passe souvent. Le film est drôle et tendre. Je crois qu'il y a une humanité dans le film. Un côté fraternel que dégage le film qui est très fort. Et en plus, moi j'adore l'idée que les gens se retrouvent dans les salles de cinéma en grand nombre pour rire ensemble. C'est particulier pour vous quand même. Parce qu'il y a beaucoup de vous, il y a beaucoup de votre histoire. Il y a des moments comme ça, ce que tous les jours on doit vous croiser. Tous les 3 mètres on doit vous dire biloute. Ça doit être parfois un peu étouffant, il faut reconnaître. Mais en même temps, est-ce que quand vous vous retrouvez à sol avec cette histoire, il y a de l'émotion ?
J'imagine en tout cas. J'étais très ému de voir, c'était juste quand le film est sorti, on m'a montré des images d'une émission sur France 2, des images sur le cinéma, de spectateurs qui sortaient du film et qui étaient très émus. Oui, on a les larmes aux yeux. En tout cas, quand on est originaire de la région, je vous confirme, on a les larmes aux yeux. Ah, tu es de Roubaix, mais l'autre ? Ça arrive, oui, oui. Il y a une vraie motion Roubaix, je peux. Pourquoi tu parles avec l'accent parisien, là ? Non, non, avec l'accent du Nord, si tu veux. Tu fais ton film, un petit peu, c'est ça ? Je pourrais vous donner des dizaines de chiffres, il y en a un que j'ai regardé ce matin.
Franchement, c'est énorme. 48 500 spectateurs à Boulogne-sur-Mer pour 45 000 habitants. C'est incroyable, oui. C'est incroyable. Plus de gens qui vont voir le film, en tout cas, ils ont été le voir plusieurs fois. Oui, apparemment, les gens vont le voir plusieurs. Il y a des gens qui ne sont pas allés au cinéma depuis très longtemps, justement, depuis 30 ans, ou qui demandent à aller voir ce film. Oui, ou qui demandent des places au balcon. Au balcon, oui. Qui disent, mais où est l'ouvreuse ? Je ne comprends pas. Mais non, je suis très heureux de la... Je ne m'attendais pas du tout à ce que ça plaise à autant de personnes, évidemment. Au Nord comme au Sud. Oui, au Nord comme au Sud.
En Suisse aussi, on est premier en Suisse, premier en Belgique. Donc, c'est un grand bonheur. Je vis un grand bonheur. Et qu'est-ce que vous allez faire aux États-Unis à présenter ce film ? Ils ne vont rien comprendre. Non, non, ils comprennent. Non, j'ai fait des interviews pour les journaux américains, des gens qui ont vu le film. Des frais américains qui ont vu le film. Je fais des interviews en anglais. Ils sont intéressés et en fait pour une adaptation. Oui, une adaptation ou même le sortir. En tout cas, oui, il y aura un remake de fait, oui, ça c'est sûr. Mais pour l'instant, oui, en tout cas dans les pays européens, le film se vend et va sortir sous-titré ou doublé. Doublé.
On va suivre ça. Il y a du ch'ti partout. Oui, c'est bien. Alors, sortes-je-les. Non, parce qu'il y a un côté très humain dans le film qui est universel. Merci beaucoup, Danibou. Merci. Biloute, à bientôt. Au revoir. Et puis on va suivre ça de très près. Comme chaque dimanche, voici maintenant. Je vais mettre ça.
Mais rien, je suis comme ça.
D'accord. Voici comme chaque dimanche, en tout cas, le classement du box-office. C'est pas mal en parisien aussi, avec l'accent comme ça. Sorti dans les salles. Ils restent tous du score de Bienvenue chez les ch'tis. En tête, Disco, le dernier film de Fabien Nostellente avec Franck Dubosc. Et les films d'animation, on le vend en pouple avec tout d'abord Orton, l'éléphant. Orton. Orton. J'ai fait la voix, d'ailleurs. Donc c'est la voix de l'éléphant. Orton, l'éléphant, c'est Daniboune. Ou encore Vings Club, des créatures diplômées de l'école des fées. Et enfin, deux sœurs pour un roi avec les magnifiques Nathalie Portman et Scarlett Johansson.
Vous vous demandez certainement, lorsque vous regardez la télévision, comme en ce moment, pourquoi les présentateurs sont étirés en largeur. Ils n'ont pas obligatoirement la grosse tête. Eh bien, c'est tout simplement parce que votre poste est en 16 neuvième. France 2 a donc décidé de s'adapter. Elle est la première chaîne à changer de format. Et cela, dès demain. Explication, François-Julien Pied-Noir et Jean-Marie Lequartier. Le moteur est demandé. Mesdames, Messieurs, c'est peut-être l'un des derniers reportages que vous regardez en 4 tiers. Car demain, à votre réveil, France 2 sera passée en 16 neuvième. Mais ça veut dire quoi, 4 tiers et 16 neuvième ?
C'est en fait le rapport entre la largeur de l'écran et sa hauteur. 4 sur 3 à gauche, c'est presque carré. 16 sur 9 à droite, plus rectangulaire. Aujourd'hui, on ne vend plus que du 16 neuvième ou presque. C'est 95% des écrans présentés dans ce magasin. Il nous reste encore 5 téléviseurs 4 tiers, qui sont des petits formats, qui sont des formats portables et qui sont presque en voie de disparition. Le 4 tiers, c'est le format qu'on a toujours connu, notamment lorsque la 2 devenait la première chaîne à passer en couleur en 1967. Et puis, les industriels ont proposé un format de meilleure qualité pour aller vers la haute définition, le 16 neuvième.
4 millions de postes vendus l'an dernier, un foyer sur deux est aujourd'hui équipé. Alors France 2 a décidé de devenir la première chaîne généraliste à diffuser 100% de ses programmes en 16 neuvième. Le téléspecteur s'équipe massivement avec des écrans qui sont à ce format. Il était donc de notre devoir de leur fournir des images qui s'adaptent à l'écran qu'ils ont. C'est un petit peu comme si vous achetiez une voiture, mais si on ne vous donnait pas le carburant qui permet à votre voiture de bien fonctionner. Jusqu'à aujourd'hui, le 4 tiers sur votre écran 16 neuvième s'adonnait ça, des bandes noires de chaque côté ou une image déformée pour ceux qui avaient tendance à zoomer.
Désormais, en appuyant sur le mode plein écran de votre télécommande, l'image est parfaitement adaptée au poste de télé. Et pour les irréductibles possesseurs d'écran 4 tiers, la perte d'images sur les bords devrait être minime. France 2 a donc adapté ses logos et son graphisme.
Vous voyez le petit logo spécial Noël. On l'a placé de telle façon à France 2 pour que n'importe lequel des téléspectateurs puisse avoir accès à ce logo
et qu'il ne disparaisse pas dans une configuration particulière. Le 16 neuvième est en réalité la première étape vers une meilleure qualité d'image. Car fin 2008, France 2 passera à ce qu'on appelle la HD, la haute définition. Avant de refermer ce journal, je vous en rappelle l'une des principales informations du jour, la profanation de près de 150 tombes dans un cimetière militaire près d'Arras. C'est le carré musulman qui a été visé. Un acte relevant du racisme le plus inadmissible selon les propos du président de la République. Une profanation qui intervient près d'un an jour pour jour après des faits similaires dans la même nécropole militaire.
Voilà pour l'essentiel de l'actualité de cette fin de week-end. La fin de ce journal, on va la faire en ch'ti. A toi, Tizot.
Eh ben, toute chouette, la météo avec Isabelle Martinet. À 20h55 du cinéma avec Irobot, avec Wich Mich. Et demain à 13h, chez Françoise Lambert qui présentera le journal à la grande partie consacrée au parcours de le flanc olympique de Paris quoi. À 23h, j'ai d'avis de bougeant d'oche. À mes loutes, vas-y, c'est à côté d'art. Faites une très belle soirée. Et merci à tous les mes loutes qui sont allés voir Bienvenue sur l'ici.
Allez, au revoir et à demain.
Au revoir !
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