Bonjour chez vous ! du 22 septembre 2026
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 28 %Attaque 49 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:30OuverteRéponse directe
Comment imposer ces efforts budgétaires à des Français qui ont des difficultés de pouvoir d'achat, renforcés par la hausse des prix du carburant ?
- 8:35OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez envie de dire à ces Français qui sont obligés de rogner sur le budget nourriture ou les sorties avec leurs enfants parce qu'il faut faire le plein d'essence ?
- 10:07RelanceÉludée
Est-ce qu'on peut simplement leur dire « Il faut faire 54 milliards d'économies, on n'a pas les moyens de vous aider » ?
- 11:32OuverteRéponse partielle
Quelle doit être l'aide prioritaire ? Qu'est-ce que vous attendez de cette conférence de presse ?
- 16:44OuverteRéponse directe
Est-ce que toutes ces mesures vous semblent justifiées ?
- 18:35RelanceRéponse directe
Sur 54 milliards, vous dites qu'il aurait fallu aller jusqu'à combien ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:26PrésentateurChiffre
« 54 milliards d'économies, c'est le chiffre posé par Sébastien Lecornu pour le budget 2027. »
- 9:54PrésentateurChiffre
« 22% des ménages français qui ont une voiture consacrent plus d'un mois de salaire à payer le carburant. C'était 10% au début des années 2000. »
- 10:00PrésentateurChiffre
« C'est autour de 800 euros par Français en franc compris. »
- 10:10PrésentateurFait
« C'est sûr que si on leur dit « On va faire 54 milliards d'économies, point à la ligne », ça ne va pas remplir leur porte-monnaie et ça ne va pas les satisfaire. »
- 14:42PrésentateurChiffre
« En 2014, François Hollande lançait lui aussi un grand plan d'économie à 50 milliards mais celui-ci a été étalé sur trois ans. »
- 15:35PrésentateurChiffre
« Bercy estime que le déficit pourrait atteindre 6,6% du PIB l'année prochaine. Le Cornu veut le ramener à 5%. »
- 15:47PrésentateurChiffre
« Les retraités, d'abord le gouvernement veut récupérer 6 milliards en gelant les pensions les plus élevées et en touchant à l'abattement fiscal de 10%. »
- 15:54PrésentateurFait
« Les fonctionnaires, ensuite, le point d'indice sera gelé en 2027 donc pas d'augmentation générale des salaires. »
- 16:04PrésentateurFait
« Les minimas sociaux sont préservés mais les APL pourraient être gelés. »
- 16:10PrésentateurChiffre
« Tous les salariés, ensuite le gouvernement veut trouver 2 milliards sur les arrêts maladie. »
- 16:14PrésentateurChiffre
« Le ministère du Travail devra aussi économiser 2,5 milliards en rabotant le CPF, le compte de formation. »
- 18:15PrésentateurChiffre
« On devait avoir une croissance à près de 1%, elle sera à 0,5%. »
- 18:51PrésentateurChiffre
« On est à plus de 3 600 milliards de dettes. »
- 19:22PrésentateurChiffre
« On nous annonce une hausse du budget de 800 millions d'euros sur l'Éducation nationale alors que nous avons eu, à la rentrée 2026, 160 000 élèves de moins qu'à la rentrée 2027. »
- 21:32PrésentateurChiffre
« Le chiffre, d'après les informations du monde, ce serait 2 034 euros. »
- 33:55Invité politiqueFait
« Raphaël Luxman est à sa place quand il est au combat pour les Françaises et les Français. »
- 35:15Invité politiqueFait
« Démarchandisation des EHPAD, c'est le modèle landais. »
- 39:16Invité politiqueFait
« De choisir entre s'habiller et se chauffer à la veille de l'hiver et au moment où explose le prix des carburants ? »
- 39:30Invité politiqueFait
« Le compromis qu'il propose aux jeunes travailleurs c'est de garder leur appart ou de revenir chez leurs parents. »
- 41:31Invité politiqueFait
« Les pays qui ne produisent pas sont des pays qui sont à la main de ceux qui produisent. »
- 42:31Invité politiqueChiffre
« 90, 95% des Français verront même leur situation améliorée puisque les héritages en dessous de 500 000 euros par personne de reçus dans une vie par personne baisseront. »
- 43:23Invité politiqueFait
« C'est ceux-là qui en réalité vont être taxés parce qu'en réalité c'est un héritage, c'est une richesse qui s'égrossit de la spéculation, de la rente et pas du travail. »
- 56:00InvitéFait
« On a un approvisionnement qui a baissé d'où la pénurie de carburant. »
- 56:43PrésentateurFait
« Le plan prévoit notamment une aide à la pompe et de nouveaux quotas de pêche en ce qui concerne notamment le thon rouge. »
- 1:02:00PrésentateurFait
« En Allemagne, forte poussée de l'AFD lors des élections régionales allant jusqu'à remporter un land pour la première fois depuis la fin de la guerre. »
- 1:02:07PrésentateurFait
« Le Rassemblement National donnait largement en tête de la présidentielle. »
- 1:03:30Françoise de GouaveFait
« On expliquera en France cette horrible expression de la submersion migratoire. »
- 1:03:32Françoise de GouaveFait
« L'extrême droite elle fait son nid d'abord sur les crises sociales. »
- 1:26:29PrésentateurFait
« De 600 milliards à 1200 milliards, cherchez l'erreur. »
- 1:26:33PrésentateurChiffre
« On est le pays qui a distribué le plus de dividendes cette année. »
- 1:26:47PrésentateurPromesse
« Redonnez de l'argent aux gens, redonnez les moyens de la consommation populaire. »
- 1:27:03PrésentateurFait
« Regardez 1983, la France à plat avec la sortie du serpent monétaire européen. »
- 1:27:37PrésentateurFait
« Le pauvre chou, il a de la croissance, le chômage a baissé. »
Temps de parole
- Présentateur69 %
- Boris Vallaud18 %
- ?5 %
- Locuteur 83 %
≈ 27,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver. Comme tous les jours, on va faire le tour de l'actualité, des sujets qui vous préoccupent et l'actualité dans nos régions. On regarde le programme de ce mardi 22 septembre. Automobilistes, pêcheurs, agriculteurs, l'inquiétude et la colère dans tout le pays face à la montée des prix du carburant et la réaction du gouvernement attendu cet après-midi à 17h. Les ministres vont présenter de nouvelles aides aux Français.
On
va en parler avec nos invités politiques, le sénateur LR Olivier Paco. Bonjour.
Merci beaucoup d
'être avec nous et à tout de suite.
Et
puis dans une demi-heure, on refera Boris Vallo, le président du groupe socialiste, à l'Assemblée nationale et on reviendra également avec lui sur la primaire de la gauche qui tourne plus à l'affrontement personnel qu'à la bataille d'idées.
Dans
une heure, le débat de nos éditorialistes. Steve Tréhard, face à Françoise Degoua, sur la montée des extrêmes-droites en Europe, quels sont les ressorts de ces votes des citoyens qui se sentent relégués des partis traditionnels qui n'arrivent plus à répondre à leurs préoccupations ? Débat à suivre. Et puis à la une de nos régions, 5 jours avant les sénatoriales, nous vous emmènerons suivre à la campagne dans les Alpes-Maritimes. Les Républicains qui détenaient les 5 sièges de sénateurs.
Mais
la victoire d'Éric Ciutti à Nice a rebattu les cartes dans le département. Voilà pour le programme. On est ensemble, on a une heure et demie. Bonjour chez vous.
Et
d'abord le journal avec Steve Jourdain. Bonjour Steve.
Bonjour
Yann. Un petit peu malade mais ça va le faire. Je suis là. Allez, on vous
entend.
Fidèle. Fidèle au poste même malade. À la lune de ce mardi 22 septembre. Face à la flambée des prix du carburant, le gouvernement va donc présenter de nouvelles aides. Les ministres doivent annoncer de nouvelles mesures d'aide cet après-midi. Une conférence de presse est prévue à Bercy à l'occasion de laquelle les ministres vont présenter leurs solutions pour aider les secteurs les plus exposés. Hier, la ministre de la Mer était dans les rots et dans le Gard pour répondre à la colère des pêcheurs. Écoutez.
L
'État a mis en place depuis le début et continuera de le faire une aide carburant qui est là aussi pour soutenir les entreprises de pêche et les aider à reprendre la mer. On a mis du temps à mettre en route la versement de cette aide et elle se poursuit. Avril-mer a été versée. Juin, juillet, août, l'ouverture du guichet, c'est cette semaine. Les règlements,
ça
va être dans les 15 jours. On va avoir aussi, et pour la suite, et on a une garantie de suivre les coûts du carburant d'ici la fin de l'année.
Voilà
noté qu'Emmanuel Macron a demandé à la Commission européenne d'assouplir certains règlements pour faire baisser les prix à la pompe. Cinq mesures au total, dont une qui permettrait notamment d'assouplir les normes de qualité du carburant. Emmanuel Macron, justement, qui s'exprimera devant les Nations Unies aujourd'hui et hier soir, il a rencontré Donald Trump. Entretien d'une demi-heure jugé constructif par l'Elysée. Il a notamment été question d'aide à l'Ukraine et de la sécurisation des sites pétroliers en mer rouge. Les détails avec Clémentine Louise.
C
'est d'un pas décidé que le président français remonte la 5e avenue. Direction la Trump Tower. Emmanuel Macron venu chercher de premières avancées vers une réouverture du détroit d'Hormuz, par lequel transitent 20% du commerce mondial d'hydrocarbures.
Plusieurs solutions qui ont été évoquées. Les solutions diplomatiques sur lesquelles on va travailler dans les prochaines heures permettraient, sans avoir un accord global, trouver les voies et moyens de passer davantage
de
portes conteneurs et de tankers.
L
'autre chose dont nous avons parlé, c'est aussi la situation en mer rouge. Comment mieux sécuriser les sites
sortis
du pétrole en mer rouge ? C
'est
important pour les cours mondiaux.
Des
États membres de l'ONU pourraient ainsi participer à la sécurisation du trafic maritime dans le détroit d'Hormuz, afin de permettre à Washington et Téhéran de poursuivre leur discussion sur les autres sujets de contentieux. La France se dit aussi prête à œuvrer à la sécurisation d'infrastructures énergétiques saoudiennes, visées par les outils, dans une approche strictement défensive. Une demi-heure de réunion seulement, mais le président français avait un autre dossier à défendre devant son homologue américain. Les Européens demandent aux États-Unis de rester pleinement engagés aux côtés de l'Ukraine, alors que Donald Trump a récemment accusé Kiev d'être à l'origine de la crise pétrolière.
On a eu une longue discussion sur
l
'Ukraine et la Russie, la nécessité d'aider encore plus vite et plus fort nos amis ukrainiens en termes d'intercepteurs.
C
'est le plan clé
pour
le plan défensif.
Et
également, nous sommes revenus sur les
initiatives
qu'on pourrait prendre pour trouver un moratoire sur les questions énergétiques.
Cet après-midi, ce sera au tour de Volodymyr Zelensky de rencontrer le président américain afin d'évoquer un possible cessez-le-feu énergétique entre Kiev et Moscou à l'approche de l'hiver. Les deux belligères en ciblent respectivement leurs infrastructures. Ce week-end, c'est une raffinerie russe qui s'est enflammée à Moscou.
Le
Sénat a publié hier un rapport sur l'empreinte environnementale de l'intelligence artificielle. Développer des centres de données en France peut contribuer à réduire l'empreinte environnementale de cette technologie. C'est l'une des conclusions un peu contre-intuitives de la mission d'information lancée par la Commission du développement durable. Écoutez son rapporteur.
Au
niveau mondial, les prélèvements d'eau des centres de données pourraient quasiment doubler d'ici 2030. Donc il y a un sujet, notamment dans cette séquence climatique bien malheureuse qui arrive en France et bien d'ailleurs. Donc l'empreinte hydrique, pour autant, elle dépend fortement des technologies qui sont utilisées. Et il faut bien retenir cela, tous les centres de données à travers le monde n'utilisent pas les mêmes technologies de refroidissement et par conséquent n'utilisent pas le même volume d'eau.
En France, spécifiquement sur les prélèvements d'eau annuels liés à l'exploitation de centres de données, en 2023, et c'est le chiffre le plus récent que l'on ait, cela représentait 0,0023%. Donc on pourrait dire que c'est peu, voire même très peu, mais pour autant, on le sait, la situation va aller en en consommant de plus en plus. Mais encore une fois, le modèle de refroidissement est fondamental. Et en France, le règlement impose un type de refroidissement très peu consommateur d'eau.
Allez,
on termine par les images du premier entraînement en bleu de Zizou. À quatre jours des grands débuts de Zizou face à la Turquie, en Ligue des Nations, les sélectionnés se sont entraînés à Clairefontaine, sous les yeux des journalistes, et d'un certain Fabien Barthez, vous le voyez, devenu entraîneur des gardiens, puisqu'on est dans le symbole, Oriane. Précisons que la séance a eu lieu sur le terrain Michel Platini, terrain le plus souvent utilisé par la génération 98, il paraît que ça porte bonheur. De revoir Zizou et Barthez en bleu, ça nous réginit un peu. C'est pas mal. On va voir les résultats. Ils étaient en blanc, là. Quand même, c'est bien de les revoir sous les couleurs d
'eau. Ah bon, bien sûr.
Allez, on va parler
de sujet
beaucoup moins réjouissant. La montée des prix du carburant dans un contexte budgétaire compliqué. Olivier Paco, vous êtes sénateur à l'air de l'Oise, membre de la Commission des Finances, 54 milliards d'économies. C'est le chiffre posé par Sébastien Lecornu pour le budget 2027. Comment imposer ces efforts budgétaires à des Français qui ont des difficultés de pouvoir d'achat, renforcés par la hausse des prix du carburant ? On va en parler dans cette demi-heure. Mais d'abord, je vous propose d'écouter ces Français, des automobilistes. C'était hier en Seine-Saint-Denis des propos recueillis par nos confrères de l'AFP.
C
'est surtout, ouais, même ce que je vais pouvoir manger bien à la fin du mois parce que maintenant, on doit mettre plus d'essence que dans la nourriture parce qu'on a besoin quand même d'aller travailler parce que sinon, si on ne travaille pas, après,
on
ne peut pas manger. Donc,
c
'est toujours le cercle vicieux.
Mais
ouais, ouais, on met plus d'argent maintenant dans l'essence et on le met moins ailleurs, on s'habille moins, je ne sais pas. On fait moins
de...
Comment on dit ? On se fait moins plaisir au quotidien, quoi.
Déjà, on a baissé un peu les sorties familiales, familiales plutôt.
Et
ouais, faire plaisir aux enfants. Par exemple, manger au moins une fois par mois dehors avec les enfants,
c
'est un peu compliqué. Et ouais,
on
va se priver un peu de se faire plaisir, en fait.
On
va plus consacrer sur
l
'essence maintenant que sur le plaisir des enfants ou de nous, quoi.
Qu
'est-ce que vous
avez envie de dire à ces Français, Olivier Paco, qui sont obligés de rogner sur le budget nourriture, de rogner sur les sorties avec leurs enfants parce qu'il faut faire le plein d'essence
? Alors,
vous savez, le témoignage, les deux témoignages qu'on vient de voir, on pourrait les multiplier. Moi, ce qui me frappe quand je prends de l'essence, c'est que devant moi, souvent, je vois des gens qui ne prennent que 10 euros, 15 euros, 20 euros, parce qu'ils ne peuvent pas mettre plus, mais il faut bien qu'ils aillent travailler. Moi, je suis dans un département avant tout rural, où pour chaque famille, il y a souvent deux ou trois voitures. Avec un réservoir de 50 litres, en quelques semaines, le plein a été augmenté d'à peu près 25 euros. Vous faites le compte, sur une semaine, c'est 75 euros de plus, sur un mois,
c
'est 300 euros de plus. Donc, pour des familles modestes, ça pèse énormément. Donc, évidemment que pour eux, c'est de plus en plus compliqué de joindre les deux bouts et qu
'ils
doivent faire des sacrifices. Et donc, qu'ils attendent, qu'ils espèrent de l'État un geste. Mais aujourd'hui, dans la situation budgétaire que l'on connaît, l'État a beaucoup de mal à soulager la dépense en carburant,
contrairement
à d'autres pays. On va parler de la situation budgétaire, mais le concret, le quotidien des Français. Il
y
a une étude de l'INSEE qui est parue il y a quelques jours. 22% des ménages français qui ont une voiture consacrent plus d'un mois de salaire à payer le carburant. C'était 10% au début des années 2000. Qu'est-ce qu'on dit à ces Français ? Est-ce qu'on peut simplement leur dire « Il faut faire 54 milliards d'économies, on n'a pas les moyens de vous aider
».
C'est sûr que si on leur dit « On va faire 54 milliards d'économies, point à la ligne », ça ne
va
pas remplir leur porte-monnaie et ça ne va pas les satisfaire. Mais il ne faut pas être dans la démagogie. On va bloquer les prix, c'est très facile à dire. Pour être très honnête, quelle que soit la mesure qui permette de baisser les prix à la pompe, elle aura un coût sur le budget.
Que
ce soit un blocage des prix, que ce soit une baisse de la TVA, que ce soit la suppression des certificats d'économie de
l
'énergie, il y aura une conséquence et donc un alourdissement de la dette, qu'on le veuille ou non. et donc la seule
réponse
à moyen terme et à long terme, ce sont des réformes structurelles qui doivent permettre aussi d
'augmenter
le pouvoir d'achat des gens parce que ce qu
'ils
veulent en fait, c'est augmenter leur pouvoir d'achat et aujourd'hui, les Français s'appauvrissent
pour
l'immense majorité d'eux
et
se déclassent. Et donc, ils ont du mal à le supporter. Et donc, il va falloir effectivement que le gouvernement actuel, je n'y crois pas, que les gouvernements futurs fassent des réformes structurelles. Et la réforme structurelle de base, qu'on le veuille ou non, c'est travailler plus.
Voilà.
Avant de revenir aux réformes structurelles, sur le carburant,
le
gouvernement tient une conférence de presse cet après-midi à 17h avec de nouvelles aides qui devraient être annoncées. Quelle doit être l'aide prioritaire ? Qu'est-ce que vous attendez, vous, de cette conférence de
presse ?
Écoutez, l'aide prioritaire, c'est très difficile parce qu'il y a à en choisir une parmi d'autres. On a vu les pêcheurs, on a les agriculteurs, tous les gens qui utilisent la route. Alors, ça peut être la petite infirmière libérale qui parcourt les campagnes pour aller soigner des patients. Ils ont tous besoin d'être aidés. Certains l'ont été. D'autres, pas du tout ou peu. Donc, objectivement, moi, je ne peux pas vous dire qu'il faudrait aider tout le monde. sauf peut-être les gens richissimes qui roulent dans des gros 4x4. Toujours est-il que la vraie question, c'est comment on les aide. Bon, donc,
on les aide par
une
baisse.
Alors,
il
y a plusieurs solutions. Je pense que la pire, c'est le blocage des prix.
Parce
que le blocage des prix, mécaniquement, il ne peut qu'aboutir à une pénurie. On le voit. Aujourd'hui, il n'y
a
pas de blocage des prix. Et pourtant, dans certains endroits, vous avez des fils très longues à la pompe parce qu'on a peur de ne plus avoir la chance. Et donc, ça génère une pénurie. On peut baisser, effectivement... Alors, Bruno Retailleau a proposé une baisse sur les certificats d'économie d'énergie qui, bon, sur un plein à 50 euros, ça pourrait faire une dizaine d'euros. C'est mieux que rien. Ce n
'est
certainement pas suffisant. La baisse de la TVA pourrait, effectivement, aussi être efficace en passant de 20 à 5,5 %, mais ça coûterait à peu près 10 milliards d'euros, 10 à 12 milliards d'euros. Donc, tout ça, il faut tout simplement avoir le courage. Il faut choisir une méthode.
Peu
importe laquelle. Pas le blocage des prix. On choisit une méthode. Mais la baisse des taxes, oui ? Oui, sachant qu'elle va aboutir momentanément à une augmentation de la dette. C'est obligatoire.
Mais
après, il faut enclencher sur des réformes structurelles. Mais là, objectivement, on ne peut pas ne pas réagir.
Les
Espagnols, les Allemands...
Et on le voit,
on
vient de voir.
Ils ont pris des
mesures au fond de nos
voisins européens.
Est
-ce qu'ils avaient des marges de manœuvre
?
Les Espagnols ont réussi à avoir, par exemple, une baisse de la dette. Ils ont baissé leur dette. Ils ont une croissance qui est plus forte que la nôtre. À nous d'avoir le courage de prendre les mesures qui vont permettre de
relancer l'activité. On
paye aujourd'hui à la pompe l'absence de réformes ? Oui, en partie. Mais pas seulement parce que c'est évident que Hormuz et puis l'Ukraine ont eu un rôle sur l'augmentation des prix de l'énergie en général. Mais le fait d'avoir refusé ou même gelé supprimé, suspendu certaines réformes a un effet délétère. C'est une évidence et nous a privés de toute marge de manœuvre. L'anaconda de la dette, il est devenu obèse, très fort et aujourd'hui, on ne s'en sort plus. Justement, on va parler du budget stif. Sébastien Lecornu a donc dévoilé en fin de semaine dernière les grandes lignes du budget 2027 et il demande aux Français un effort considérable. Oui, 54 milliards d'euros, Auriane, 54.
C'est l'effort budgétaire demandé par Sébastien Lecornu sur une seule année. C'est en effet considérable à titre d'exemple. En 2014, François Hollande lançait lui aussi un grand plan d'économie à 50 milliards mais celui-ci a été étalé sur trois ans. Le Premier ministre a donc voulu frapper les esprits.
On
évoquait ces derniers jours un tour de vis à 30 milliards et bien ça sera presque le double pour donner un ordre de grandeur 54 milliards. C'est autour de 800 euros par Français en franc compris. Mais ça ne veut pas dire que chacun va recevoir une facture de 800 euros. Non, et surtout ces 54 milliards ne sont pas 54 milliards de coupes nouvelles. Environ 40 milliards vont servir à absorber l'augmentation dite spontanée des dépenses publiques. Spontanée car d'une année à l'autre il y a plus de retraités donc plus de dépenses que la charge de la dette augmente automatiquement avec les intérêts à payer.
Si on met tout ça de côté, l'effort supplémentaire par rapport à 2026 est plutôt de l'ordre de 14 milliards d'euros. Le tour de vis est quand même bien réel car si on ne fait rien. Bercy estime que le déficit pourrait atteindre 6,6% du PIB l'année prochaine. Le Cornu veut le ramener à 5%. Alors qui va payer ou on va chercher ces 54 milliards ? Un peu tout le monde. Les retraités, d'abord le gouvernement veut récupérer 6 milliards en gelant les pensions les plus élevées et en touchant à l'abattement fiscal de 10%. Les fonctionnaires, ensuite, le point d'indice sera gelé en 2027 donc pas d'augmentation générale des salaires.
Les bénéficiaires de certaines prestations sociales sont aussi dans le viseur. Les minimas sociaux sont préservés mais les APL pourraient être gelés. Tous les salariés, ensuite le gouvernement veut trouver 2 milliards sur les arrêts maladie. Le ministère du Travail devra aussi économiser 2,5
milliards
en rabotant le CPF, le compte de formation, les collectivités locales. Enfin, leurs dépenses de fonctionnement ne pourront pas progresser plus vite que l'inflation dans un courrier adressé au président du Sénat. Sébastien Lecornu promet quand même plus de 5 milliards d'euros de ressources supplémentaires en 2027 soit une progression au niveau de l'inflation. À noter, on regarde que tous ces coups de rabot pourront encore évoluer dans les discussions parlementaires. Il s'agit simplement de la copie du gouvernement. Monsieur le Sénateur, est-ce que toutes ces mesures vous semblent justifiées
?
Dans la situation actuelle, il faut effectivement freiner les dépenses publiques. C'est une évidence, assainir la situation. Mais votre exposé était remarquable. Ce
n
'est pas 54 milliards, c'est 14 milliards.
Il
faut être clair. Et on a un vrai problème avec ce gouvernement qui est le champion des effets d'annonce. 54 milliards, eh bien non, c'est 14 milliards. Alors, pourquoi on a des chiffres qui malheureusement sont décevants, entre guillemets, parce qu
'on
a un effort énorme à faire ? C'est parce qu
'on
n
'a
pas fait les efforts qu'il fallait auparavant.
Je vais vous donner un seul exemple.
Je vais vous donner un seul exemple. Les retraites, vous avez dit, bon voilà, le gouvernement envisage d'aller ponctionner à peu près 6 milliards sur les retraités en rognant sur le fameux abattement de 10% ou en désindexant les pensions les plus élevées.
S
'il n'avait pas suspendu la réforme des retraites, s'il n'avait pas suspendu...
2
milliards, ça aurait été 2 milliards. Oui, éventuellement. C'est déjà 2 milliards qu'on n'aurait pas dû aller prendre sur les retraités. En fait, tout ce qui va impacter l'activité économique,
alors
que ce soit sur effectivement les entreprises ou même sur les retraités, ce sont des mesures à double tranchant. Parce que ce que vous n'avez pas montré malheureusement,
c
'est que notre activité économique depuis un an, elle ne cesse de ralentir. On devait avoir une croissance à près de 1%, elle sera à 0,5%. Et l'un des moyens d'avoir un déficit un peu moins fort, c'est d'avoir une croissance. Et on est malheureusement un des États d'Europe qui a une décroissance
plus
faible. Sur ce chiffre,
vous
dites que les dépenses ne
vont
pas assez loin. Combien il aurait fallu faire ? Sur 54 milliards, vous dites qu'il aurait fallu aller jusqu'à combien
?
Alors, je pense... Philippe Juvin, le rapporteur général à l'Assemblée nationale, parlait de 30 à 35 milliards. On est dans une telle difficulté, on est à plus de 3 600 milliards de dettes. On ne peut plus, aujourd'hui, investir dans l'avenir. Donc, concrètement, il faut avoir une planification pluriannuelle avec... On peut, éventuellement, effectivement, aller sur des 30 milliards réellement par an. Ça passe, notamment, par une réduction.
Et
là, peut-être que ça ne va pas faire plaisir à certains, mais il faut que l'État se ressente sur son périmètre égalien. Et donc, il peut y avoir... Je vais vous prendre un exemple très précis. L'Éducation nationale, que je connais bien, je suis rapporteur spécial du budget. On nous annonce une hausse du budget de 800 millions d'euros sur l'Éducation nationale alors que nous avons
eu,
à la rentrée 2026, 160 000 élèves de moins qu'à la rentrée 2027. Ce sera la même chose qu'à la rentrée 2028. Ce sera à peu près la même chose. On va perdre plus d'un million d'élèves sur une frange de 6 ou 7 ans et on voudrait presque garder le même nombre d'enseignants. Est-ce que c'est raisonnable ? Non. Concrètement, il faut réduire légèrement le nombre d'enseignants. Ça permettra de mieux les payer. Ça continuera à baisser le nombre d'élèves par classe. De combien ?
Par
exemple, l'an dernier, on a facialement baissé le nombre de professeurs de 4 000.
Mais
en même temps, on en a embauché plus que prévu avec la nouvelle réforme de la formation. Cette année, si on veut être logique, il faudrait aller à 8 000 suppressions de postes. Concrètement, ça correspond aux 160 000 élèves de moins sur un an alors qu'on en est à 320 000 sur deux ans. Donc déjà, l'effort... Vous
vous
dites qu'il faut baisser le budget de l'éducation nationale ? Non, il faut le maintenir. Là, il va être augmenté.
Il ne faut pas augmenter le
budget de l'éducation nationale. Écoutez, avec 160 000 ou 320 000 élèves de moins en deux ans, on a un budget qui aura augmenté de plus d'un milliard d'euros. Est-ce que c'est raisonnable ? Je ne pense pas. Oui, mais vous le dites, avec des élèves qui n'ont pas de profs, parce que ça arrive évidemment entre des élèves où il n
'y a
pas suffisamment de profs, des profs qui sont mal payés.
Le
système global, il faut être vu,
mais... Est-ce que c'est le moment de
dire non, ce n
'est
pas sur l'éducation nationale qu'il faut investir ? Non, mais
il
faut investir évidemment sur l'éducation nationale, mais avec 65 milliards d'euros, on n'a jamais eu un budget aussi important sur l'éducation nationale. C'est totalement stupide de dire qu'on n'investit pas sur l'éducation nationale. On n
'a
jamais fait autant d'efforts. Néanmoins, peut-être qu'il faut aussi adapter les efforts à la réalité budgétaire.
Sur
les retraités, on va y revenir parce que c'est important. Est-ce que vous, vous êtes favorable à désindexer les pensions de retraite pour les retraités aisés ? Alors, le chiffre, d'après les informations du monde,
ce serait 2 034
euros. Est-ce que ça, vous allez le voter
?
Non.
Parce
qu'un retraité, sa pension lui sert à lui, évidemment, mais très souvent, il aide ses enfants, il aide ses petits-enfants, parfois il aide ses parents dépendants. Et donc, taper sur le retraité aura un très mauvais impact sur toute la société. Alors, évidemment, le retraité, hyper aisé, entre guillemets, il peut faire un peu d'efforts, mais avec 2 034 euros de pension, je ne
suis
pas persuadé qu'on soit un privilégié et quelqu'un de supérieur.
Donc
oui, à condition d'augmenter le seuil ou non
? Alors, il faudra augmenter ça ou moins le seuil ?
Il faudra augmenter
ça. À combien ? Écoutez,
pour moi, au moins 3 000 euros.
Au
moins 3 000 euros.
Donc,
ça fait des économies en moins
? Ça
fait quelques économies. Oui, bien sûr, il faut les prendre ailleurs, mais je vous dis, il faut faire des réformes structurelles. Et les réformes structurelles, ça veut dire travailler plus, ça veut dire remettre en place la réforme des retraites,
ça
veut dire remettre en place la réforme de l'allocation chômage. Ça veut dire éventuellement, ce que propose Bruno Retailleau, le travailler plus pour gagner plus, au-dessus de 35 heures, des fiscalisations totales pour remettre, effectivement, de la création de richesses, de l'activité qui, en fait, va nourrir la croissance. Il n'y
a
pas d'autre solution.
Tous
les autres pays du monde qui ont un peu plus de croissance travaillent plus. Voilà.
Sur
les fonctionnaires, un dernier mot, puisque vous nous parliez des professeurs, vous dites, il faut baisser de 8 000. Est-ce qu'il faut geler le point d'indice des fonctionnaires
?
Là
aussi, ce n'est pas
forcément une bonne mesure parce que ça réduit leur pouvoir d'achat. Mais si on veut des professeurs, des fonctionnaires mieux payés, il en faut un peu moins. Voilà. Un peu moins, c'est combien
?
Alors ça, globalement, je ne me permettrais pas de donner un chiffre.
Sarah Knafo, par
exemple, a mis le chiffre de 800 000, elle, dans le débat.
Il
faut 800 000 fonctionnaires en moins. Sarah Knafo a dit qu'il faut 800 000 fonctionnaires
en moins.
800 000 fonctionnaires en moins, ça me paraît beaucoup, en tout cas, d'incris. François Fillon, à l'époque, disait 500 000. Oui, non. Objectivement, c'est... Oui, beaucoup moins. Mais il faut avoir une... Vous savez, moi, je suis un vieux gaulliste, je suis nostalgique du plan RUEF. Voilà, il faut programmer sur le moyen terme. Aujourd'hui, on godille, on fait de la politique au jour, le jour, et donc, on fait de la mauvaise politique. Excusez-moi, je veux citer La Fontaine, la fameuse cigale ayant chanté tout l'été, se trouva fort dépourvu quand la brise fut venue. Notre bise fut venue. Notre cher Lecornu, il a procrastiné pendant un an. Aucune réforme structurelle. Résultat, on est coincé.
Si
vous le rappelez, les collectivités locales seront également mises à contribution. Qu'en pensent les élus locaux ? On va en sonner Loire. Bonjour Vincent Chauvet, merci beaucoup d'être avec nous, maire Modem d'Autun. Dans une interview au Figaro jeudi, Sébastien Lecornu disait vouloir freiner les dépenses de fonctionnement. Dans une lettre au Sénat samedi, il confirme finalement une progression des ressources des collectivités au niveau de l'inflation. Est-ce que vous y voyez clair
? Non,
parce que dire qu'on peut limiter les dépenses des collectivités, ce n'est pas constitutionnel. Les collectivités locales s'administrent librement par des conseils élus et élus depuis pas très longtemps. Sur les ressources au niveau de l'inflation, on a deux ressources principales, les bases qui évoluent au niveau de l'inflation et puis les dotations de l'État. Je crois qu'il faut comprendre que les dotations de l'État se situeront au niveau de l'inflation, ce qui est plutôt une bonne nouvelle parce que le panier des mers actuellement, c'est-à-dire l'ensemble, l'indice synthétique de nos dépenses est légèrement en dessous de l'inflation, donc c'est plutôt positif.
Mais depuis quelques mois, nous avons une certaine incrédulité vis-à-vis des annonces de septembre qui ne sont pas forcément le budget de décembre. s'il y a réellement un budget en décembre puisque les années précédentes,
c
'était plutôt au début de l'année suivante. Donc, certaines prudences par rapport à ces annonces qui ne sont pas encore très précises.
Après, limiter la hausse des dépenses de fonctionnement, ça s'est fait. Ça s'appelait le pacte de Cahors, ça ne rappelle pas forcément de bons souvenirs aux élus locaux, c'était sous Édouard Philippe. Mais quelles conséquences de cette incertitude sur votre quotidien et sur vos habitants ? Vous, concrètement, quand vous êtes devant votre budget, qu'est-ce que ça a comme impact
? Alors,
le pacte de Cahors, c'était pour les grandes collectivités. Ça n'a pas touché l'immense masse des communes petites ou moyennes, c'était surtout les gros départements et les régions. Ensuite, nous, nous sommes touchés évidemment, comme tous les Français, peut-être même plus, par la hausse des prix du carburant, que ce soit pour nos véhicules techniques, pour les bennes à ordures ménagères, même si nous sommes passés pour certains au biocarburant. Et là, cette année, rien qu'en demi-année, on a déjà perdu l'équivalent d'un poste complet en fonctionnement, rien que sur la hausse du carburant. Et là, il n'y
a
pas d'annonce pour compenser cette hausse. Alors, on se débrouille, on optimise, on fait de
l
'éco-conduite, on électrifie. Mais néanmoins, nous sommes très, très fortement touchés par cette hausse. Et puis, dans les craintes que
vous avez
vu filtrer, c'est le FCTVA, le Fonds de Compensation de la TVA sur les investissements. Et le sénateur Paco vient de le dire, il est important d'avoir de la prévisibilité. Pour nous, les investissements sont prévus sur un projet pluriannuel, un projet de mandat. Certaines dépenses d'investissement s'étalent sur plusieurs années. Et si on nous dit à partir de demain, eh bien, vous n'avez pas le même taux de remboursement de la TVA, ça remet complètement en jeu certains plans de financement sur les années à venir. Et donc, on est tout à
fait
capables d'entendre qu'il faut faire des efforts, on est tout à fait capables d'entendre qu'il faut faire des économies, mais il faut une certaine planification et prévisibilité. C'est ça que demandent aussi les élus locaux.
Olivier Paco, on imagine que, comme chaque année, le Sénat va être en défense des collectivités lors de l'examen du budget. Qu'est-ce que vous allez faire ? Qu'est-ce que vous pensez de cette lettre de Sébastien Lecornu
?
J'en pense pas forcément du bien, parce que les collectivités gèrent beaucoup mieux que l'État. Alors, vous aurez toujours des collectivités mauvaises gestionnaires, mais l'immense majorité des collectivités gèrent beaucoup mieux que l'État et ils n'ont pas besoin d'un conseil ou d'un ordre pour savoir réduire la voilure quand il le faut. Ils font en fonction, quand ils ont 2 euros, ils n'en dépensent pas 3. Dans l'immense majorité,
que
ce soit des communes, des intercommunalités, des départements, des régions. Moi, je pense qu'il faut laisser la liberté, comme la Constitution, de toute façon, l'oblige aux collectivités baisser le moins possible leurs moyens parce que ce sont elles qui font vivre l'économie locale. Mon département de l'Oise, j'y suis conseiller départemental, depuis 2015, n'a cessé d'augmenter l'aide aux communes. Et donc, nous sommes le département des Hauts-de-France, comme par hasard, parce que l'aide aux communes donne beaucoup de moyens aux communes, où le taux de chômage est le plus bas. C'est jamais un hasard. Donc, les collectivités, il faut leur faire confiance et parfois, il faudrait même que M.
Lecornu, qui a été président du département d'ailleurs, suive l'exemple de certains de ses collègues qui réussissent à réduire leurs dettes. Voilà. Si on prenait l'Oise, si les méthodes de l'Oise étaient appliquées à la France, la dette sera divisée par dix. Dix. Merci, Vincent Chauvet. Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Mère Modem. Dottin en Saône-et-Loire. On termine par les unes de la presse régionale. Olivier Paco, beaucoup de unes ce matin, évidemment consacrées aux répercussions sur le pouvoir d'achat de la hausse des prix du carburant, prix du gazole, les pêcheurs en apnée. C'est la une de presse océan des pêcheurs qui puissent dans leur trésorerie en attendant les aides de l'État.
Autre sujet à la une de la presse régionale, c'est le Républicain Lorrain. Les élus, face aux intimidations de plus en plus d'élus confrontés à des menaces, des violences, une situation qui pèsent sur leur quotidien.
Et
puis la une de la dépêche, c'est Vladimir Poutine qui a le doigt sur la gâchette, sabotage, attaque de drones et maintenant les responsables du renseignement européen qui évoquent la possibilité d'une action russe imminente contre l'OTAN. De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Difficile. Parce que la géopolitique,
c
'est essentiel et Poutine, effectivement, est un danger mondial. Mais je dirais les élus face aux intimidations parce que dans ce pays où tout se délite, nos 35 000 maires et nos 500 000 élus locaux ont un rôle clé en matière de cohésion sociale, de cohésion nationale et donc, plus que jamais, il faut les soutenir quand ils sont agressés, intimidés. Sans élus qui sont en fait le premier service public, ce sont les élus. Dans des petites communes rurales où il n
'y
a aucun service public, il y
a
la mairie. Sans ce service public municipal, le pays se porterait beaucoup moins bien. Donc, soutenons nos élus. Merci Olivier Paco. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. Steve, on se retrouve dans 20 minutes. On parlera du pape, de la visite du pape. Oui, c'est aussi la une de la presse régionale. On va parler carburant, pouvoir d'achat, tout de suite avec le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Boris Vallaud. Budget, carburant, pouvoir d'achat, le PS veut s'imposer dans la bataille des idées et des solutions pour les Français, mais se retrouve un peu empêtré dans une bataille interne, une primaire où les invectives entre candidats font plus parler que les projets.
Bonjour Boris Vallaud. Bonjour. Merci beaucoup d'être notre invité, député d'élan, président du groupe socialiste à l'Assemblée. Vous soutenez-vous, Raphaël Glucksmann, dans cette primaire de la gauche interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Veserredon du groupe Ebra. Bonjour Fabrice.
Bonjour Yann, bonjour Boris Vallaud.
On
commence par la primaire, les socialistes en pleine primaire avec pour ambition initiale d'avoir un débat d'idées, d'avoir un débat projet contre projet et vous vous retrouvez avec des invectives entre candidats avec Ségolène Royal qui qualifie Raphaël Glucksmann de stagiaire. Elle n
'est
quand même pas très bien partie cette primaire.
Écoutez,
c'est la façon dont Ségolène Royal l'envisage qui est mal partie. Pour ce qui concerne Raphaël Glucksmann,
il
est sur le débat d'idées, sur les réponses à apporter aux Français dans un moment difficile, avec des vies difficiles. Moi, je suis évidemment à la fois peiné, consterné du ton que prend cette primaire. Ce n
'est
pas l'idée que je me fais du débat démocratique. Ce n
'est
pas l'idée que je me fais des relations entre camarades socialistes. Ce n
'est
pas l'idée que je me fais de la gauche et de la nécessité d'apporter des réponses aux préoccupations des Françaises et des Français. Donc, il faut que ça cesse
parce
qu'à la fin de cette désignation militante, nous devrons avoir une ou un candidat
et
puis quatre soutiens et pas cinq ennemis, cinq aigris qui ensuite feraient rester les mains dans les poches que de faire campagne.
Vous de l'en voulez, c'est de nous
? Nous mobiliser et que chacun se reprenne et en particulier, puisque vous l'avez mentionné, Céolène Royal. Vous de
l
'en voulez, à Céolène Royal, ce mot ?
Pour
vous, c'est un mot malheureux ? C'est quoi ? Ah non, non, tout ça, tout ça, et je pense, penser, calculer, c'est ce qui le rend d'autant plus à la fois inacceptable et dérisoire. Mais je ne
veux
pas perdre trop de temps dans cette émission sur ce sujet. Non,
c'est vrai, mais je comprends que vous ne voulez pas personnaliser ces polémiques. Néanmoins, ça pose une question sur ce qu'on appelle la bordélisation de la campagne, dont elle est un peu accusée, Céolène Royal. Vous pensez que c'est un objectif de bordéliser cette campagne
?
Écoutez, je pense qu'elle a suffisamment d'expérience, elle a d'ailleurs souligné pour savoir que les mots prononcés ont une portée et ont des conséquences. Maintenant, j'en appelle au débat d'idées, à la nécessité de répondre aux préoccupations des Françaises et des Français, et c'est la seule chose qui m'importe. C
'est
dérisoire et disqualifier. Mais
est-ce qu'au
final, cette primaire, elle ne va pas plus abîmer les socialistes que de lancer votre candidat
à la présidentielle ?
Mais ça dépend des socialistes eux-mêmes. C'est la raison pour laquelle je dis
place
aux idées, place aux réponses que nous voulons apporter aux Françaises et aux Français dans un moment qui est un moment difficile. Donc j'imagine qu'on va parler parce qu'au fond, c'est ça qui intéresse les Français, c'est ça qui m'intéresse. Tout le reste est ridicule, dérisoire.
On va évidemment en parler. C'est un piège, cette primaire, pour Raphaël Luxman. Est-ce que vous avez l'impression qu'il est tombé dans un piège
? Non, pourquoi
? Parce qu'il est quand même donné favori des sondages.
Au final, il se retrouve dans une primaire où il se fait insulter,
c'est un peu fort, mais il se fait
vivement critiquer.
Par
ailleurs, où il défend des idées, où il parle de la vie des Françaises et des Français. Une primaire dans laquelle il va au contact, il se déplace partout en France, c'est le candidat des usines. Il est préoccupé, comme moi, qui est insulélu par cette France rurale, des sous-préfectures qui ont le sentiment d'un pouvoir éloigné qui ne les connaît pas et qui souvent les méprise. En tout cas, c'est comme ça qu'ils l'ont vécu depuis dix ans. Donc Raphaël Luxman est à sa place quand il est au combat pour les Françaises et les Français.
Vous
êtes président de groupe à l'Assemblée. Vous aviez un projet, un concept de démarchandisation que vous aviez réussi à imposer dans le débat public. Pourquoi vous n'êtes pas allé pour le porter
? Vous
savez,
quand
on est un responsable politique dans un moment grave, avec la menace de l'extrême droite, avec une situation internationale extrêmement préoccupante qui peut à tout moment déraper, avec des vies difficiles pour lesquelles les Français souffrent en silence et ce n
'est
pas parce que c'est en silence qu'ils ne souffrent pas. Les responsables politiques doivent se demander à quelle place ils sont le plus utiles dans les grands combats à venir. Bien moi, ma place a été aux côtés de celui qui est le mieux préparé,
qui
est le mieux positionné,
qui
a conduit deux campagnes,
deux
campagnes nationales. Il a été le candidat des socialistes. Il est lui-même socialiste puisqu'il est membre du Parti socialiste européen. Ma place, elle est avec les idées qui sont les miennes, avec la démarchandisation que Raphaël Glucksmann a reprise à son compte, démarchandisation des EHPAD, c'est le modèle landais, démarchandisation des crèches, on pourrait ajouter la politique publique de l'eau comme à Paris ou encore dans les Landes. Je crois que je suis utile aussi en venant de là où je viens, un département rural, un département qui a eu
à
subir cet été les conséquences les plus dramatiques de la canicule, les incendies, la crise agricole, la sécheresse, la remise en cause d'un modèle économique, agricole, qu'il nous faut évidemment envisager avec sérieux pour donner
aux
agriculteurs par exemple des perspectives. Donc ma place, mon poste de combat, il est de son côté de celui qui peut gagner cette
place.
– On a quand même pensé un temps que vous y riez, que vous seriez vous-même comme
d'un. – Mais
là
vous avez la réponse. – Non mais absolument,
absolument,
on a la réponse.
–
Bien
moi vous avez annoncé donc votre soutien à Raphaël Glucksmann, vous êtes patron des députés socialistes, on aurait pu penser qu'en interne au Parti Socialiste, il y aurait quand même de la ressource sans aller chercher le leader de place publique. –
Mais
je l
'aurais espéré aussi,
mais
je suis obligé de faire avec vous le constat qu'aucun socialiste ne s'est imposé après dix ans dans l'opposition et c'est vrai même du premier secrétaire.
– Mais ça veut dire
quoi
? Ça veut dire que
le PS n
'a
plus cette
capacité
à
produire
un bon candidat issu de
ses rangs pour la
présidence ? – Je
crois, je crois d'abord que nous avons une famille socialiste élargie,
que le
croc-croc viment sur le huis clos de nos partis n'est pas la réponse à la question. Vous me parlez de Raphaël Glucksmann, vous savez François Mitterrand en 1965 n'était pas à la SFIO, il était socialiste, il était le candidat des socialistes. Et moi j
'ai
la conviction
que
Raphaël Glucksmann peut être le candidat non seulement de cette famille à laquelle appartient aussi vous le savez Emmanuel Morel puisqu'il participe à cette primaire, d'autres aussi puisque c'est un moment aussi de refondation d'un espace politique à gauche, social, écologique, humaniste, démocratique qui doit être capable en réalité d'une transformation radicale d'une société qui a donné à voir toutes ses limites. Le monde est un colosse au pied d'argile, nous sommes dans une société invivable du fait des inégalités et inhabitable du fait du réchauffement climatique. Eh bien c
'est
de ça qu'il faut se saisir pour permettre aux Françaises et aux Français de vivre mieux de vivre dignement de leur travail.
Boris Vallo, vous êtes président de groupe, il y a encore des batailles à mener au Parlement à commencer par la bataille du budget. Juste avant de rentrer dans le détail du budget, dans votre groupe il y a deux candidats, Olivier Faure, Jérôme Guedt, il y a un impossible candidat, François Hollande. Comment vous faites pour maintenir l'unité du groupe dans cette période et est-ce que ça va avoir des conséquences sur l'examen du budget pour les socialistes
? Vous
savez, on maintient l'unité du groupe dans le débat permanent,
dans
la démocratie interne, chacune et chacun peut donner son point de vue, son opinion, apporter une idée nouvelle ou une contradiction, dire ces désaccords
et
à la fin, on tranche
et
on se range évidemment à ce qui devient la position de groupe. Chacune et chacun, candidat ou pas, a la parfaite conscience de la nécessité d'un groupe uni et engagé dans la bataille aux services des Françaises et les Français.
Donc ça n'aura pas de conséquences sur
l'examen du budget ?
Nous ne perdons jamais de vue dans le groupe socialiste ni les raisons de nous battre, ni les hommes et les femmes pour lesquelles nous nous battons.
Alors vous avez vu les premières pistes du budget,
j
'imagine que vous avez lu avec attention l'interview de Sébastien Lecornu, 54 milliards d'économies annoncées. Est-ce que votre groupe est prêt à discuter ou est-ce que c'est censure directe
?
Vous savez, la question qui se pose, c'est
au
fond, est-ce que Sébastien Lecornu lui-même est au rendez-vous des compromis auxquels il nous a appelés dans un courrier cet été ? Auxquels il a appelés l'ensemble des parlementaires dans un courrier cet été
? Mais
je vois qu'il pose sur la table
quelque
chose qui ressemble à un budget qui a une provocation, provocation politique,
mais
une provocation pour les Françaises et les Français.
Je
reviens sur l'idée du compromis, mais quel compromis propose-t-il aux Français
? De
choisir entre s'habiller et se chauffer à la veille de l'hiver et au moment où explose le prix des carburants ? Que propose-t-il ? D'abord choisir entre les loisirs pour ses enfants le samedi ou les laisser devant la télévision. Le compromis qu'il propose aux jeunes travailleurs c'est de garder leur appart ou de revenir chez leurs parents, de choisir quand on fait ses courses au supermarché de manger de la viande ou des pâtes premier prix. Non, je pense que...
Lui, il propose des
efforts immédiats pour ne pas avoir
à faire des sacrifices plus tard. Il propose
toujours le même, donc il propose des sacrifices maintenant à ceux qui en ont déjà fait beaucoup, qui
ont
fait beaucoup d'efforts. Vous savez, c'est les Françaises et les Français qui travaillent, qui travaillent beaucoup, mais pour lesquels les fins du mois c
'est
de plus en plus tôt qui à la caisse du supermarché face à un caddie vide regardent l'addition et se disent c'est pas possible, j'ai presque rien pris. C'est des gens qui passent leur temps à faire des arbitrages à la défaveur de leurs enfants, à la défaveur de leur qualité de vie, à la défaveur de leur bien-être. Et ça, c'est insupportable. Quand je regarde les propositions du Premier ministre et j'attends qu'il les pose sur le bureau de l'Assemblée, il a encore 10 jours pour ajuster sa copie,
il
a 10 jours pour regarder les propositions que nous formulons et je voudrais qu'on puisse en parler dans un instant.
On
va en parler ? Mais quand vous prétendez faire 54 milliards d'économies
sans
mettre à contribution les plus riches, sans mettre à contribution les multinationales, sans mettre à contribution les gros héritages et en demandant aux retraités, aux classes populaires, aux classes moyennes des efforts auxquels ils ont déjà consentis toutes ces années passées, eh bien en réalité vous ne redressez rien du tout,
vous
créez de la désespérance, vous provoquez de la colère et puis par ailleurs vous abîmez le pays parce que ces 54 milliards en réalité vont nous coûter un point de croissance là où les perspectives ne sont même pas à plus 1. Ça veut dire qu'en réalité nous allons créer de la récession. M. Lecornu nous propose de nous enfoncer dans la crise. Ça n'est pas de cette manière-là que nous redressons les comptes.
Donc pour être clair, à l'heure actuelle, il n'y a pas de... C'est un budget
qui ne dit rien des urgences, rien des urgences sociales, rien des urgences environnementales après un été brûlant qui appelle une grande politique d'adaptation au changement climatique. Après la désindustrialisation nous nous faisons les frais chaque jour. Il nous faudra une politique industrielle extrêmement importante pour défendre notre souveraineté, pour créer de la croissance, pour créer des emplois, pour être à nouveau libre. Or les pays qui ne produisent pas sont des pays qui sont à la main de ceux qui produisent et nous ne voulons pas être dans la main des Russes, nous ne voulons pas être dans la main des Chinois, nous ne voulons pas être dans la main des Américains ou des Indiens.
Pour
être clair, Boris Vallaud, vous dites avec cette copie qu
'il
n
'y
a pas de discussion possible, c'est censure directe.
Mais posez la question à M. Lecornu, qui a-t-il à discuter ? Nous avons fait des propositions, je veux que nos propositions soient examinées, je veux qu'il soit pris en considération à la nécessité d'aider les hommes et les femmes qui ont des pouvoirs d'achat de plus en plus contraints. C'est la raison pour laquelle nous faisons des propositions sur le pouvoir d
'achat.
Alors votre priorité, c'est le pouvoir d'achat, effectivement, vous voulez notamment une CSG progressive, une hausse du SMIC. Ça coûterait combien ? Parce qu'on en est là, on en est à faire les additions. Combien ça coûte ? Comment c'est financé
?
Eh bien je vais vous donner une explication extrêmement simple. Nous voulons baisser la CSG de façon progressive
et
d'abord pour les revenus les plus modètes. Baisser la CSG, ça permet au niveau du SMIC
de
redistribuer 120 euros de pouvoir d'achat. C'est presque un treizième mois sur une année complète. Comment on finance ça ? Eh bien on finance par une taxe sur les très gros héritages. Ça veut dire que 90, 95% des Français verront même leur situation améliorée puisque les héritages en dessous de 500 000 euros par personne de reçus dans une vie par personne baisseront. Pour les autres,
ça
va augmenter. C'est la grande transmission qu'il faut taxer pour ne pas être dans une société d'héritier mais dans une société du travail.
Très gros héritage, c'est combien ?
C'est combien
? Quoi
donc ?
Très gros héritage.
C'est-à-dire que quand vous recevez 500 000 euros dans une vie,
c
'est-à
-dire
que 95% des gens ne reçoivent pas 500 000 euros, donc 95% des Français verront leur situation améliorée. Quand on a travaillé toute une vie, quand on est taxé sur le fruit de ce travail, on doit pouvoir transmettre quelque chose à ces enfants. C
'est 500 000 euros par
héritier ?
Par héritier.
C'est-à-dire que si
vous
avez trois enfants, c'est un héritage d'un million cinq. En réalité,
il
n'y
en
a pas ou très peu. Et c'est ceux-là qui en réalité vont être taxés parce qu'en réalité, c'est un héritage, c'est une richesse qui s'égrossit de la spéculation, de la rente et pas du travail. Oui, nous préférons que la sécurité sociale, que la protection sociale soit financée par un effort de solidarité sur les héritages et pas sur le travail. Et ça, c'est conforme au fond à l'idée qu
'on
se fait quand on est socialiste de ce qu'est la valeur du travail et comment on doit considérer celles et ceux qui n
'ont
que leur travail.
Et ça, c
'est suffisant pour trouver notre modèle social de taxer les héritages ?
Ça, ça permet de maintenir les moyens de la protection sociale, ça permet de libérer du pouvoir d'achat, ça permet de relancer la consommation, ça permet de créer des recettes supplémentaires, ça permet de créer des cotisations sociales supplémentaires dès lors que les salaires peuvent aussi augmenter puisque nous voulons que le SMIC soit augmenté. Oui, nous sommes dans une entreprise de relance de la croissance, de relance de la consommation pour desserrer la ceinture de ceux qui n'en peuvent plus de la serrer et qui ne savent plus, il n
'y a
plus de crans sur la ceinture.
Sur les héritages, on a compris votre position, est-ce que vous êtes d'accord avec Sébastien Lecornu qui dit qu
'il
faut desserrer un peu la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises ? Non, je ne suis pas d'accord.
Je
ne suis pas d'accord parce que je regarde ce qu'ont été les profits d'un certain nombre de grandes entreprises au premier semestre 2026. Eh bien, il y
a
une augmentation par rapport à l'année passée. Je ne suis pas d'accord quand je regarde les montants faraminés de distribution de dividendes et y compris sur la part française. Donc, je dis qu'avant de demander des efforts à nouveau aux classes moyennes, aux classes populaires, aux hommes et aux femmes qui bossent comme des dingues et qui ne vivent pas de leur travail, aux retraités qui ont travaillé toute une vie. Et ce
qui
souvent ont eu des vies difficiles, je dis, faisons participer
ceux
pour qui la vie est beaucoup plus
facile. Vous
allez remettre sur la table la question des aides publiques aux entreprises également
?
211 milliards.
Vous
savez, le rapport du Sénat
de
Fabien Guay a d'abord montré une chose absolument ahurissante.
C
'est qu'on ne sait pas à quoi servent pour l'essentiel ces 211 milliards. Il y
avait
même des patrons d'entreprises qui étaient incapables de dire dans le détail ce qu'ils percevaient. On ne connaît pas leur efficacité. Oui, il
y a
des économies. importantes à faire. Je suis favorable aux aides aux entreprises dès lors qu'elles aident les hommes et les femmes qui innovent, qui prennent des risques, qui sont des vrais capitaines d'industrie. Là aussi, les aides aux entreprises qui consistent à faciliter les prix de transfert, à échapper à l'impôt, à faire de l'optimisation fiscale,
à
être les passagers clandestins de la solidarité nationale. Non, nous avons besoin de patriotisme économique et de redressement productif. Et pourquoi on n'en sort pas ? Parce que c'est un vieux cheval de bataille. Et pourquoi on n'en sort pas ? Pourquoi
on n'arrive pas à en sortir d'un point de vue politique ou économique
?
Ce qui bloque depuis 10 ans, c'est qu'Emmanuel Macron
a
été élu par quelques bookmakers qui n'en finissent pas de rembourser depuis 10 ans.
Voilà.
C'est le président des gens qui vont bien.
Ses
premiers ministres successifs, Edouard Philippe, Gabriel Attal, aujourd'hui Sébastien Lecornu, sont les premiers ministres des gens qui vont bien. Nous, on veut être
des représentants. par 50
% des Français, il n
'y a
pas
50% des Français qui sont des bookmakers.
Il
a
été élu pour faire barrage au Rassemblement National, y compris avec ma voix,
et
je n'ai jamais dit à Emmanuel Macron je soutiens la suppression de l'impôt sur la fortune, j'ai dit exactement l'inverse. Moi, je veux être aux côtés des hommes et des femmes
qui
bossent, qui n'ont que leur travail pour vivre. Quand ils arrivent à avoir un travail, parce que vous savez que le chômage augmente, qu'ils croient, et en particulier pour la jeunesse, c'est difficile d'être jeune dans notre pays. C'est difficile d'être jeune. Qu'est-ce que Sébastien Lecornu dit aux jeunes ? Nous nous sommes battus depuis 10 ans
pour
améliorer les droits sociaux de cette jeunesse pour avoir le repas à 1 euro. Dans notre proposition, pour avoir une mutuelle solidaire jusqu'à 25 ans parce qu'il y a des jeunes aussi qui renoncent à des soins. Qu'est
-ce
que dit M. Lecornu à cette jeunesse ?
Rien.
Sur les retraités, la désindexation des retraites au-dessus d'un certain seuil qui serait de 2034 euros selon les informations, qu'est-ce que vous dites de ça ?
C'est pas question ?
Moi, je dis commencer par taxer les milliardaires, les multinationales qui consolident leurs résultats dans des paradis fiscaux, les héritiers qui n'en finissent pas par la spéculation de grossir leur héritage, commencer par ceux qui peuvent passer à la caisse,
mais
pas ceux dont les poches sont déjà vides.
Donc
on ne
touche pas du tout aux retraités
? On
commence
par
ceux
qui
n'ont pas été mis à contribution depuis maintenant 10 ans.
Juste pour terminer sur le budget parce que je voudrais évidemment qu
'on
parle des carburants, l'année dernière vous aviez obtenu la suspension de la réforme des retraites, vous avez obtenu les repas à 1 euro qui sont d'ailleurs un très grand succès. Qu'est-ce que vous pouvez obtenir cette année ? Vous avez fait vos propositions, vous dites il faut que ces propositions soient dans le budget, mais est-ce que vous avez encore un moyen de pression comme vous l'aviez l'année dernière
?
Cette question elle s'adresse d'abord au Premier ministre.
Nous
avons fait les propositions,
elles
sont sur la table.
Elles sont
sur la table pour le gouvernement, elles sont sur la table pour les parlementaires parce qu'il y aura un débat parlementaire et nous,
nous
sommes des parlementaires, nous allons nous battre
et
nous allons dire à l'extrême droite. Écoutez,
est
-ce que
vous
êtes du côté des travailleurs ou du côté des rentiers ? On le sait, ils sont du côté des rentiers. On va demander à M. Attal et à ses représentants, M. Édouard Philippe, est-ce que vous êtes vraiment comptable de rien dans la débatte dans laquelle nous sommes ? Mais regardez, après 10 ans de macronisme, où nous en sommes ? Un pays lessivé, un pays ruiné, un pays désindustrialiste et même un pays moqué sur la scène internationale. Moi, je regarde de l'autre côté des Pyrénées, pas loin de mon département des Landes, c'est Pedro Sanchez, il y a 2,6%
de
taux de croissance. Les salaires ont augmenté, la dette a diminué. Ben voilà, entre le socialisme et le libéralisme, je serai du côté des socialistes parce que c'est du côté des travailleurs.
Sur les carburants, on apprend ce matin que Sébastien Lecornu va proposer une règle d'or garantissant que l'État ne fait pas de profit en cas de hausse des prix. C'est une bonne idée
? Je
ne sais pas ce que ça veut dire en fait.
Parce
que que l'État ne fasse pas de profit, c'est une chose. que les pétroliers n'en fassent pas, c'en est une autre.
Et
donc, j'ai bien peur que ce soit une mesure poudre de perlimpinpin, vous voyez, poudre aux yeux. On se donne bonne conscience mais en réalité, ça ne change rien dans le prix à la pompe. Parce que si on ne taxe pas les grands pétroliers, je pense à Total qui a fait encore des profits considérables et en augmentation dans ce premier
semestre. Il
faut
aussi
encadrer les marges de l'ensemble des distributeurs comme ça avait été fait dans les années 90 par Pierre Bérégovoy.
Et
puis par ailleurs, il faut augmenter très substantiellement le chèque énergie parce que nous parlons
du
prix à la pompe
mais
enfin maintenant,
c
'est le prix pour remplir sa cuve de fioul ou le gaz avant l'hiver
qui
va augmenter. Et dans les propositions que nous formulons, il y a non seulement l'augmentation de l'aide ciblée pour les classes moyennes, pas seulement pour les gros rouleurs mais pour les femmes et les hommes qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer et même pour vivre, pour aller chez le médecin, pour aller voir ses grands-parents ou ses parents qui ne
sont
plus mobiles. Mais il faut aussi répondre à cette question de qu'est-ce qu'on fait pour la cuve de fioul ? Nous, on propose d'augmenter jusqu'à quasiment 500 euros par personne les aides aux classes populaires pour les aider parce que sinon qu'est-ce qui va se passer cet hiver ? Il
y
a 12 millions de Français qui vivent dans des passoires énergétiques. Là aussi, ça fait 10 ans qu'on en parle, ça fait 10 ans que le gouvernement n'est pas à la hauteur des enjeux. Cet hiver,
il
va falloir pour beaucoup choisir entre se chauffer et s'habiller, entre se chauffer et nourrir et moi je ne veux pas de ce type d'arbitrage.
Et
vous venez d'un département où les habitants ont besoin de prendre leur voiture pour
aller
travailler pour se déplacer les Landes. Est-ce que vous sentez vous venir les fermons d'un retour des Gilets jaunes
?
C
'est-à-dire
que dans les Landes, tous les jours,
on
me parle du prix du carburant. Tous les jours,
on
me dit que ce qui
a
dans son caddie coûte de plus en plus cher. Tous les jours, on me dit qu'on est obligé d'arbitrer entre des produits alimentaires, entre des loisirs et rester chez soi, qu'on renonce à aller voir sa grand-mère, on se débrouille pour accompagner les enfants en covoiturage au sport le dimanche. Et moi, je ne veux pas, dans la vie des Français, de la débrouiller. Je veux la solidarité nationale.
Dernière question, Fabrice
? Oui,
pour revenir une minute sur le candidat que
vous soutenez
à la primaire, ce procès, ce grief qui est opposé régulièrement à Raphaël Glucksmann.
Vous
l'évoquiez tout à
l
'heure légèrement sur cette déconnexion qu'il pourrait y avoir par rapport à la province accusé d'être sur le candidat de Saint-Germain-des-Prés. D'abord,
est
-ce que vous le ressentez, ce
grief ? Et puis, comment y remédier
?
D'abord, moi, je le vois
sur
le terrain, dans les déplacements et pas seulement à la faveur de cette primaire. Ça fait des années qu'il sillonne le pays. Je sais, j'ai eu l'occasion de l'accompagner à plusieurs reprises.
C
'est un homme qui est à l'écoute. C'est un homme qui comprend. C'est un homme qui doute. Il n
'est
pas pétri de certitude. Il n
'y a
pas de moraline. Il ne
fait
pas la leçon à tout le monde. Il est préoccupé sincèrement par la vie des hommes et des femmes. Et tout ce que je dis, tout ce qu'il y a dans ses propositions, à la fois sur le pouvoir d'achat, à la fois sur les services publics, est préoccupé par cette distance aussi des Français à ce qui pourrait être une vie digne. Quand il se bat il était en Occitanie ce week-end, c'est parce qu'il sait trop
qu
'aujourd'hui il y a une différence d'espérance de vie entre un hyper-humain et un hyper-rural qui ne cesse de croître à la faveur des territoires ruraux. Il n'est pas déconnecté.
Il
est, au contraire, je crois, aussi du fait de son histoire personnelle, peut-être plus à l'écoute que tout autre
de
ses préoccupations-là. Et moi, je suis admiratif de sa sincérité. Je suis admiratif de son engagement. Je suis admiratif de son écoute. Et puis, on a un certain nombre tour de lui à venir avec ce que nous sommes,
avec
notre ancrage local, avec cette France des sous-préfectures, avec cette France des petites villes, avec cette France des campagnes, des territoires ruraux. Merci Boris Vallaud.
Merci
beaucoup d'avoir été notre invité à la Une du Progrès. Carburant, en quelle mesure pour faire baisser les prix ? C'est à la Une de votre journal, Fabrice. Et on va le voir, c'est à la Une de beaucoup de nos quotidiens régionaux ce matin. On va regarder la Une de la presse régionale. Il y a beaucoup de Une, évidemment, qui sont consacrées au pouvoir d'achat, au carburant et aux conséquences de la hausse des prix. Et beaucoup d'attente autour des annonces du gouvernement cet après-midi. Le Premier ministre est attendu au tournant.
On
va voir cette Une de la Marseillaise. C'est effectivement aujourd'hui que le gouvernement doit annoncer de nouvelles mesures d'aide contre la flambée des prix du carburant. Une conférence de presse est prévue à Bercy, à l'occasion de laquelle les ministres vont présenter des mesures pour aider les secteurs les plus exposés. La Marseillaise voit dans cette riposte gouvernementale le résultat de la pression mise par les citoyens et les salariés sur l'exécutif. Vous avez trouvé des stations où on peut encore payer l'essence à moins de 2 euros le litre ? Ce n
'est
pas chez Total ? Non, il faut aller en Saône-et-Loire pour trouver cette perle rare. Dans un contexte inflationniste, certaines stations, services indépendants jouent sur leur marge pour rester attractives. Rousset-Marisi, par exemple, c'est dans le Charolais, une station gérée par la municipalité parvient à afficher des prix en dessous de la moyenne. 1,94 de litre de sans plomb, 2,20 le diesel, ça fait presque rêver, Orianne. On va continuer à parler de ce sujet, ça fait évidemment la une de nos régions. Il y a ceux qui ont du mal à faire le plein parce que ça coûte trop cher et puis il y a ceux qui ont du mal à mettre de l'essence parce qu'il n
'y
a plus d'essence.
On
va aller à Strasbourg dans le Barin. Bonjour Frédéric Vézard, merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef des dernières nouvelles d'Alsace et de l'Alsace. Frédéric, près d'un quart des stations du Haut-Rhin, du Barin connaissent une pénurie d'essence.
Oui
absolument, il y a au moins une station sur quatre qui est en pénurie
d'au moins un carburant. Alors en général, c'est le sans-plomb qui est touché et là, on a la conjonction assez étonnante de deux phénomènes qui sont la situation géopolitique internationale qui fait monter les prix et la crise climatique puisque
l
'explication en fait est liée au déficit
pluviométrique.
Les
raisons sont multiples Frédéric
? Oui,
la raison principale c'est le niveau du Rhin en fait puisque en fait en Alsace l'approvisionnement de carburant
se
fait alors il y a un pipeline qui amène le gazoil et le reste est amené par barge, par péniche sur le Rhin qui viennent de Rotterdam, d'Anvers et en fait le bas niveau du Rhin notamment en Allemagne
est obligé de réduire le chargement de péniche d'un tiers
voire des deux tiers dans certains cas et
du coup on a un approvisionnement qui a baissé d'où la pénurie de carburant. Donc en Alsace on a un problème de prix mais on a un problème aussi carrément d'accès au carburant qui commence à poser certaines difficultés dans certains secteurs.
Et merci Frédéric d'être venu nous en parler ça fait la une de l'Alsace ce matin le bas niveau du Rhin perturbe les livraisons. Merci beaucoup Frédéric Vézard. Steve, on va continuer à parler de la colère dans le pays. C'est la fin du mouvement des pêcheurs. C'est à la une de midi libre effectivement qui nous dit que la profession retourne en mer à contre-coeur face aux revendications. La ministre Catherine Chabot en déplacement hier à Sète et au Gros du Roi a annoncé un plan de sauvegarde de la pêche en Méditerranée. Le plan prévoit notamment une aide à la pompe et de nouveaux quotas de pêche en ce qui concerne notamment le thon rouge.
La question du pouvoir d'achat est clairement la question de cette rentrée. La Voix du Nord fait sa une sur la galère des Français pour boucler les fins de mois dans la région comme ailleurs. La hausse des prix du carburant et du coût de la vie en général a des effets très concrets sur le budget des ménages. Le journal est interrogé des Français à la sortie des supermarchés. À la pompe, on se demande s'il faut mettre de l'essence ou plutôt garder l'argent pour manger. Témoigne Julien, 43 ans, qui fait 70 km aller-retour par jour pour aller travailler. Certaines filières ne connaissent pas la crise. Non, la production d'hosties, par exemple, tourne à plein régime avec la venue du pape.
Les sœurs du monastère de la Visitation, c'est à Lourdes, ont mis les bouchées doubles. Nous apprend l'éclair des Pyrénées. À l'occasion de la visite du pape, elles ont déjà produit 400 000 hosties pour ce seul mois de septembre, deux fois plus qu'un mois habituel. Le pape fera ce dimanche une grande messe dans la ville devant 150 000 fidèles. Merci, Steve. Allez vous soigner. Petit peu de miel, petite tisane à l'ancienne. Merci beaucoup, Steve, pour cette revue de fraîche. On va parler des sénatoriales. Comme tous les jours, J-5.
Maintenant, avant l'élection, on vous le rappelle, c'est dimanche que le Sénat sera renouvelé de moitié et on vous emmène comme tous les jours au cœur de la campagne. Direction les Alpes-Maritimes, cinq sièges à pourvoir, tous détenus par les Républicains. À l'heure actuelle, les cartes sont rebattues depuis la victoire du RN et de l'UDR au municipal en mars dernier, notamment à Nice où Clémentine Louise et Stéphane Duguay se sont rendus. Sur le port de Nice, un candidat est particulièrement confiant et plein d'ambition.
L
'eurodéputé et professeur de médecine Laurent Castillo entend poursuivre l'œuvre entreprise par son mentor Éric Ciotti.
Le
candidat est chargé de poursuivre la conquête de l'extrême droite dans un département historiquement aux mains de la droite.
Cette élection nous est favorable mais cette élection est dans la continuité de ce qui se passe à Nice où nous avons mené une campagne avec Éric Ciotti, derrière Éric Ciotti. Et nous voulons continuer dans cette lancée de mise en phase pour qu'il y ait une majorité d'élus, d'élus UDR, de notre famille politique demain au Sénat.
Le
parti espère remporter trois sièges et mis sur la division des LR. Deux listes sont investies par la droite. D'un côté une figure emblématique, sénatrice depuis 12 ans, Dominique Estrosi-Sassonne. Elle se présente comme la seule candidate de droite n'ayant aucune accointance avec l'extrême droite.
Je
n'ai aucune porosité avec le RN et l'UDR. Pour moi, c'est une ligne rouge qui est infranchissable. Et je pense que là-dessus, je suis la seule à porter cette clarté parce que la liste qui est concurrente ou la liste qui est parallèle si vous voulez est une liste qui est beaucoup moins claire sur son positionnement politique.
Bonjour M. le maire. Sa concurrente, c'est elle, Alexandra Borkio-Fontain. La sénatrice sortante se défend de ses accusations de proximité avec l'UDR.
En
fait, je ne peux pas être plus claire puisque aujourd'hui, je conduis une liste en dehors de l'UDR et du RN. Si j'avais souhaité rejoindre certains élus des Alpes-Maritimes, je l'aurais fait il y a deux ans quand il y a eu la création de l'UDR où là, j'avais l'opportunité, évidemment, puisqu'ils ne font que me tendre la main, de les rejoindre. Je ne
peux
pas être plus claire en conduisant ma propre liste. Je ne peux pas exprimer plus de clarté que celle-là puisque du coup, je les affronte comme l'ensemble des autres listes.
Alexandra
Borquio-Fontain s'appuie sur des soutiens puissants comme les maires de Grasse, d'Antibes et de Cannes.
Elle
espère remporter deux sièges au palais du Luxembourg.
Et
si la bataille se joue majoritairement à droite, un irréductible maire communiste a tenu à proposer une alternative. Francis Tujag, maire de Comte, est soutenu par le Parti Socialiste et les écologistes.
Quand il y a une domination de cette importance, on ne
va
pas fuir. Il faut au contraire affronter. Et les seuls qui peuvent affronter la droite et l'extrême droite, ce sont les élus de gauche. Discutant avec des élus notamment de la montagne, du Moyen-Pays et des Alles-Maritimes, il y a parmi eux des gens qui n'ont pas d'étiquette politique particulière et qui sont sensibles aux propositions que nous faisons.
Trois autres listes ont été déposées dans le département. Une liste de la France insoumise, une liste écologiste dissidente et une dernière sans étiquette. Et voilà pour cette campagne sénatoriale. Je vous le rappelle, un jour d
'une
journée spéciale sur l'antenne ce dimanche pour suivre cette élection midi 17h30, édition spéciale sur notre antenne et lundi matin également à partir de 7h30. Allez, place au débat de nos éditorialistes. Ils sont là, ils sont prêts sur la montée des extrêmes droites en Europe.
La
montée des extrêmes droites en Europe, en Allemagne, forte poussée de l'AFD lors des élections régionales allant jusqu'à remporter un land pour la première fois depuis la fin de la guerre en France. Le Rassemblement national donnait largement en tête de la présidentielle. Quels sont les ressorts de ces votes ? Sont-ils lieux à des citoyens qui se sont relégués à des partis traditionnels qui n'arrivent plus à répondre à leurs préoccupations ou s'arrêtera la contagion nationale ? C'est le débat entre vous. Françoise de Gouave, bonjour François.
Ma chère Auriane, Merci d'être
là, éditorialiste politique et Yves Tréard,
bonjour et merci également d'être
avec nous.
Bonjour Yves Tréard. Directeur adjoint
de la rédaction du Figaro, le retour du face-à-face Françoise Yves. Deux élections régionales en Allemagne, on l'a vu, il y a 15 jours et ce dimanche avec une poussée de l'extrême droite arrivée en tête en Saxe-Sanalt, arrivée également en tête dans le Méclambourg. Ils sont en passe donc de diriger un land en France. On voit le Rassemblement national qui est également largement en tête dans les sondages. Comment on explique, Françoise, je commence par vous, cette poussée de l'extrême droite en Europe
?
La fièvre nationaliste, même la fièvre de la droite nationaliste conservatrice parce qu'il y a la poussée de
l
'extrême droite et il
y
a un glissement d'une partie de la droite qui court après cette extrême droite. On l'explique bien sûr. Alors en Allemagne, on expliquera les 1 million, comment dirais-je, de personnes naturalisées, de migrants par Angela Merkel. On expliquera en France cette horrible expression de la submersion migratoire ou même du sentiment de submersion. Moi je crois d'abord que l'extrême droite elle fait son nid d'abord sur les crises sociales. L'extrême droite elle fait d'abord son nid.
C
'est l'histoire vraiment de la marche sur Rome de Mussolini mais c'est l'histoire évidemment de l'accession au pouvoir d'Hitler. Elle fait l'humiliation du traité de Versailles, l'inflation, la grande crise. L'extrême droite fait d'abord son nid sur l'incapacité des gouvernants généralement dans le cercle de la raison que ce soit le cercle social-démocrate ou le cercle de la droite classique.
L'incompréhension et l'incapacité des gouvernants à régler la question sociale et petit à petit on relègue au fil des années on relègue des territoires entiers on relègue des populations on relègue des couches sociales et petit à petit cette relégation générale fait que à un moment donné il y a un vote qui se fait sur les extrêmes et en l'occurrence l'AFD
l
'AFD il y a une autre dimension à mon avis comme dans le rassemblement national il y a une dimension profondément raciste quand vous regardez le raciste et même antisémite et même national-socialiste l'AFD c'est véritablement c'est pire encore que le FN de Jean-Marie Le Pen le cours de russe obligatoire à l'école la remigration etc. donc je crois d'abord qu'il y a un mal-être social si profond que l'extrême droite fait son nid là-dessus
vous
êtes d'accord sur les ressorts
oui non mais il
y a un désir de radicalité effectivement chez beaucoup de citoyens européens aussi bien à droite qu'à gauche parce que vous avez oublié de parler de Berlin Berlin c'est D-Link c'est l'équivalent de LFI en France donc c'est un effondrement des partis dits de gouvernement donc c'est les extrêmes qui montent en puissance c'est vrai dans tous les pays c'est vrai aussi en Angleterre en Grande-Bretagne où on le voit avec Nigel Farage et en fait là où je tempérerai ce qui vient d'être dit c'est que ces partis essayent de se respectabiliser justement c'est pour prendre la place des partis dits de gouvernement c'est-à-dire que les discours hyper radicaux avec les dérapages et tout ils s'en gardent bien ça c'est pour en France c'est pour Zemmour par exemple où vous avez des discours qui sont vraiment alors là qui n'ont pas changé qui sont extrêmement radicaux alors que le Rassemblement National c
'est le
cas de la FD en Allemagne
c'est le cas aussi de la FD
non non la FD essaie
de modérer son discours
c'est l'effet mélodie si vous voulez et donc ils essayent de montrer qu'ils sont capables et en mesure de pouvoir gouverner c'est très malin comme technique alors
moi
je tempérerais aussi sur le Rassemblement National l'AFD effectivement a des relents extrêmement violents on va dire le Rassemblement National je tempérerais par rapport à ce que dit je pense que le Rassemblement National de Marine Le Pen n'est quand même pas tout à fait celui de Jean-Marie Le
Pen oui bien
sûr moi je pense que
c'est pas tout à fait je suis
d'accord et c'est vrai aussi moi j'en suis persuadé qu'ils prospèrent alors sur le discours le rejet de l'autre peut-être mais c'est surtout sur un discours enfin sur le malaise social le déclassement le déclassement aussi de leur propre pays c'est-à-dire le malaise que suscite le fait que la France soit être regardée dans les classements bizarres que la France n
'est
plus le même système de santé que par le passé que la France soit soit plus il n'y
a
plus la grandeur d'antan si vous voulez ne soit plus respectée sur la scène internationale comme elle l'était avant donc plus que sur la question migratoire alors
vous
comprennez
bien pour vous la question migratoire c'est pas le premier
ressort
du va-jeu c'est vrai aussi aux Etats
-Unis oui
oui
je vais aller dans le sens peut-être de pas compléter parce que c'est tellement parfait ce qu'il dit non non non en plus je pense que je suis tout à fait en raccord on va pas s'engueuler aujourd'hui je pense regardez Mélanie Giorgia Mélanie on pense qu'elle est Giorgia Mélanie elle est lorsque Salvini je me souviens le point à juste titre fait une une en disant Matteo Salvini l'homme fort de l'Europe et c'est vrai il a tous les pouvoirs il est super puissant il est ministre de
l
'intérieur etc à l'époque à
l'époque
Giorgia Mélanie est à 4% ok mais deux ans après Giorgia Mélanie triomphe et c'est elle qui prend comment dirais-je pourtant l'immigration a baissé en Italie véritablement ce qui fait que Mélanie est portée au pouvoir ça n'est pas la question migratoire ça n'est pas la question des migrants qui viennent dans le sud de l'Italie pas du tout ce qui fait que Mélanie arrive c'est qu'elle dit l'austérité tout ce qui est porté toute la cure d'austérité même de Draghi et des gouvernements précédents et bien nous on va changer ça et surtout elle dit une chose moi je vis vous savez entre Paris et Rome et donc j'ai regardé j'ai été voir qu'est-ce qu'elle dit je suis l'Italie nous sommes l'Italie et la grande Italie doit retrouver sa place sur le monde c'est pour ça que je vais dans le sens de ce que dit Yves dans un des ressorts du vote et du triomphe de Mélanie et qui continue d'ailleurs avec une grande difficulté de l'opposition de gauche finalement elle
a
déboulonné même si c'est pas si mal et bien il y a toujours cette idée de je suis l'Italie nous sommes la grande Italie et nous avons repris notre place dans le concert des nations et là c'est un ressort super important pas simplement pour les français on se dit les français aiment se voir beau dans leur miroir parce que ça n'est pas que pour les français c'est
c'est un ressort patriotique c'est ça ?
c'est le ressort c'est le ressort de la fierté de l'Italian pride c'est ce ressort qui est allé chercher Mussolini en 1921 son premier discours sur le fameux balcon c'est la grande Italie reviendra c'est le ressort d'Adolf Hitler je ne compare pas Mélanie à Adolf Hitler pas du tout mais c'est le ressort d'Adolf Hitler sur la grande Allemagne reviendra c'est le ressort de Vladimir Poutine sur la grande Russie si vous voulez cette espèce de ressort qui fait que les habitants d'un pays avec des vieux pays avec de grandes histoires comme l'Italie comme l'Allemagne évidemment comme la France comme la Russie n'en parlons pas et bien ce ressort là et bien quand un populiste va le chercher et que vous le posez sur une crise sociale si vous voulez où vous-même vous êtes dans le dénigrement personnel de vous-même comme disait Boris Vallaud tout à l'heure vous êtes obligé d'arbitrer entre un paquet de pâtes et du poisson et bien ce dénigrement personnel cette honte personnelle sociale que vous avez avec quelqu'un qui vous dit mais vous n'avez pas à avoir honte regardez c'est la grande France et je vous y amènerai et bien ça ça donne la montée des extrins de droite à
mon avis
C
'est le
ressort ce vote il prospère pardon sur le ressort nationaliste
Ah
bah évidemment bah écoutez oui bien sûr que c'est un ressort nationaliste patriotique mais effectivement il y
a
une nostalgie je dirais de ce qu'étaient ces pays qui gouvernaient le monde en plus parce qu'en fait ils ont aussi le sentiment de dépossession dépossession c'était des pays qui faisaient vraiment c'était eux qui donnaient le là je dirais sur la scène internationale aujourd'hui l'Occident est menacé l'Occident est contesté par tous les pays que ce soit les pays on parle du sud global mais ça ne veut pas dire grand chose ils sont contestés aussi bien par l'Asie la Chine évidemment par les pays d'Afrique qui entendent qu'on les écoute et puis d'autres pays en Amérique du Sud et ailleurs donc il y a aujourd'hui une remise en question de l'ordre international et l'ordre international c'est nous qui le dictions par le passé il y a une remise en question aussi de notre culture on le voit il y a une culture qui est en train de se mélanger à d'autres cultures et ça c'est ça c'est les ressorts d'un nationalisme qui est en train de pousser de grandir et là-dessus il n
'y
a pas beaucoup de réponses parce que les réponses que vous voyez dans les partis de gouvernement en France enfin dans les candidats à l'élection présidentielle qui représentent des partis de gouvernement ils sont inaudibles ils ne sont pas entendus ils sont dans des sondages ils sont complètement noyés derrière ceux qui justement ont des discours radicaux et s'il y
a
un besoin aussi d'autorité qui est très affirmé et vous voyez que les deux partis qui aujourd'hui sont au-dessus des autres ce sont deux partis qui ont des chefs
autoritaires
incontestés et incontestables donc il y a quand même beaucoup de symboliques qui montrent qu'on a changé l'époque quand vous voyez Mélenchon quand il commence sa campagne et c'est très malin parce qu'évidemment il est très intelligent politiquement à mon avis très diabolique au sens pas au sens catholique ou religieux du terme mais vraiment quand il dit chez nous c'est carré voilà cette expression c'est carré c'est extraordinairement fort sur le plan politique parce que regardez le balagan je vais prendre un joli mot qu'on utilise en Orient en Israël regardez le balagan général de la gauche vous écoutez Boris Vallaud vous écoutez Raphaël Guzman vous écoutez Ségolène Royal Olivier Faure ou François Hollande vous dites une poule il n'y retrouverait pas ses petits en réalité on est quand même dans une campagne alors excusez-moi je fais de la pub mais moi j'appelle ça les campagnes téfales vous savez c'est les campagnes où rien n'accroche c'est vraiment tout glisse je suis incapable de dire ce qu'a dit Raphaël Guzman depuis trois mois mais je suis incapable de dire François Hollande je sais ah ça y est il a changé de pied il est sur la retraite à 63 ans parce que bon il va chercher le centre droit donc on avait un président socialiste qui devient le centre droit imaginez un électeur de gauche je suis incapable de dire ce que dit Gabriel Attal je ne peux pas retenir une phrase saillante qui a une arrête de Gabriel Attal et alors Edouard Philippe à part le fait qu'il fait du jardinage qu'il coupe des cannes à sucre et qu
'il
fait des frites il
fait des
frites aussi il fait des frites je ne sais non mais c'est un sujet si vous voulez il y a aussi on peut quand même se le dire il y a aussi la puissance d'un discours autoritaire avec des chefs incarnés avec des très grandes incarnations face à une forme de nullité en réalité ou de stérilisation si vous voulez du camp républicain moi je l'appelle le camp républicain c'est ce camp là pour lequel je voterai je ne voterai jamais pour Jean-Luc Mélenchon quel que soit le cas de figure par exemple moi en tant que social-démocrate classique pas plus que je ne voterai pour Marine Le Pen j'assume ses positions je suis éditorial et j'ai trop à le dire mais mon camp républicain me désaspère c'est pas une poêle téfale c'est une batterie de poêle téfale le balagan c'est le bordel c'est le bordel
voilà pour parler
au
mot français
un
mot sur
carré d'un côté et le bazar de l'autre en fait un mot parce que je ne voudrais pas vous contredire François mais par exemple Gabriel Attal il a une proposition sur cette question c'est de faire les Etats-Unis d'Europe c'est ce qu'il propose juste alors Gabriel Attal vous savez ce que c'est les Etats-Unis d'Europe
c
'est un vieux truc depuis 20 ans vous savez ce que c'est qui pompe vous savez ce que c'est les Etats-Unis d'Europe c'est un de mes dadas vous savez c'est Victor Hugo c'est mon héros je l'aime c
'est Victor Hugo discours discours de la paix c
'est le discours de la paix sur la paix de Victor Hugo où il dit et nous ferons les Etats-Unis d'Europe mais c'est vraiment la plus mauvaise entrée qu'il puisse faire en campagne parce que justement aujourd'hui le sentiment des Français et le sentiment national c'est justement tout sauf ça l'Europe a très mauvaise presse ça fait un moment qu'elle a mauvaise presse l'Europe est considérée par beaucoup de Français comme à l'origine de beaucoup de nos mots M-A-U-X et donc c'est vraiment ne rien comprendre à la situation que de commencer par les Etats-Unis d'Europe enfin bon évidemment que l
'Europe
lui il dit c
'est
un moyen pour que demain nos enfants
soient
pas contraints d'être les vassaux des Chinois il a raison mais il faut pas le dire comme ça il a raison mais il faut pas le dire comme ça est-ce que l'Europe qui le veut c'est l'Europe des nations parce que les Français qu'est-ce qu
'ils
comprennent ils comprennent pas que c'est peut-être l'Europe des nations l'Europe des nations rendrait peut-être plus forte l'Europe qu
'elle ne l'est aujourd'hui
mais ils comprennent quoi ils comprennent que l'Europe telle que la présente M. Attal ça veut dire que c
'est
l'Europe qui va emmerder les agriculteurs parce qu'il faut qu'ils fassent des pommes de terre qui aient telle taille c'est l'Europe de l'industrie automobile qui s'est complètement effondrée c'est l'Europe justement qui s'est laissée qui s'est occupée de sa concurrence interne au lieu de s'occuper de la concurrence externe donc c'est
donc c'est l'Europe contrainte
c'est vraiment mal expliqué je ne l
'ai
pas entendu justifier cette expression mais vraiment
ce n'est pas malin
ce qui m'ennuie c'est que ça sent tellement le tchat GPT mais je vous explique parce que non mais je suis très sévère avec tous d'ailleurs je suis sévère avec la rentrée littéraire avec le nouveau phénomène littéraire qui a priori a fait tout son qui est en pique
qui
a tout fait son livre avec l'IA on est sur un autre sujet
non
je
vous
parle
de l'IA parce que
là c'est vrai vous savez ça ça sent le tchat GPT les Etats-Unis d'Europe ça s'appelle une formule il y a c'est Guy Verac je crois qui le porte depuis des années qui ? je ne sais plus comment s'appelle ce politique qui est un centriste qui porte absolument cette idée des Etats-Unis d'Europe ça fait 20 ans en 2008 déjà on parlait des Etats-Unis d'Europe on en parlait au siècle dernier
non mais c'est ce
que je vous dis pourquoi je dis ça sans tchat GPT tiens un concept une idée un truc on va recycler les vieux machins sans même savoir que je le redis discours de la paix de Victor Hugo c'est le premier dans l'histoire à parler des Etats-Unis et d'Europe mais je vous dis ça pourquoi c'est un peu vexatoire pour Gabriel Attal mais la réalité c'est que ça sent véritablement il n'y a pas de fond s'il y avait du fond vous savez la com la com ça n'existe pas s'il y avait du fond s'il y avait une réflexion il y a toujours un moment où quand il y
a
une réflexion politique ça touche le cœur des gens et y compris des journalistes et des observateurs
mais
juste pour terminer sur les conséquences sur l'Union Européenne avant de revenir au ressort du vote et notamment dans nos territoires est-ce que la montée des extrêmes droites dans l'Europe et la multiplication des victoires de l'extrême droite ça signifie la fin du projet européen ça va si ça continue et si ça a des répercussions effectivement électorales importantes ça va avoir des conséquences sur l'Europe évidemment parce que ça vous pourriez avoir à l'avenir une Europe avec des partis nationalistes beaucoup plus représentés dans les assemblées vous pourriez avoir effectivement un continent européen qui changerait beaucoup enfin un continent européen une Union européenne qui changerait beaucoup de visage mais bon tout ça il faut voir une chose
c'est qu'ils ne
s
'entendent
pas entre eux voilà j
'allais dire c
'est qu'ils sont très divisés vous avez vu les préventions du Rassemblement National vis-à-vis de l'AFD ils regardent ça de très loin ils arrivent à chaque fois qu'il y
a
une réunion de tous les nationalistes ils
n'y arrivent
pas ils n'y arrivent pas il y en a toujours
un ou deux qui
manquent que l'exemple hongrois par exemple après avoir été adulé il a été repoussé par les nationalistes des autres pays regardez ce qui s'est passé avec Jordan Bardella qui est allé signer on ne sait pas quel bout de papier avec Nigel Farage
Madame
Le Pen s'est bien gardée
sans arbitrage de Marine
Le Pen d'ailleurs elle s'est bien gardée parce que M. Farage est évidemment probablement le plus gros escroc politique de
ces dernières années il y a
plus à l'extrême droite que Farage mais
c'est quand même
un escroc politique il n'y a pas que lui il
y
a Boris Johnson pourtant qui
est
un escroc brillant lui au moins parce qu'il est capable de citer
donc fin du projet
européen ou pas ? non pas du tout écoutez moi alors là je ne suis pas du tout dans ce catastrophisme car comme mon camarade Yves Tréhard ils ne peuvent pas se blairer ils sont non mais lui il le dit parce qu
'il
est bien élevé moi je ne
suis
pas un peu plus voyouze ils ne peuvent pas se blairer par exemple Marine Le Pen
c
'est passé sous les radars Marine Le Pen et Georgia Mélonie ne se supportent pas
et
qui est-ce qui va faire le télégraphiste entre les deux ? Marion Maréchal Le Pen puisque son époux évidemment lui est passé de Salvini à Mélonie donc parce que Marine Le Pen et Mélonie ça ne marche pas parce que Marine Le Pen c'était Salvini Mélonie c'était Bardella ou César Acnafo donc vous
avez le jeu de cette famille donc en fait ils ne réussiront pas à s'unir pour faire exploser l'Europe avec le colonel
Moutarde qui est tué dans la bibliothèque vous voyez avec un couteau vous avez le jeu des sept et des dix familles ils se détestent en fait deuxième point arrêtons le catastrophisme regardons les résultats de la Suède l'extrême-brafe devait gagner c'est la Suède c'est la gauche et la social-démocratie
qui
récupèrent je dirais qu'il y
a
une chose aussi
qui est importante à dire c'est
que la social-démocratie en Suède a fait quand même son agenda mento elle a beaucoup changé
elle
a répondu justement
vous savez ce que je dis moi de la social
-démocratie quand on me demande des élèves en cours de journalisme ou de sciences politiques qu'est-ce que c'est la social-démocratie ? la social-démocratie c'est un chancelier allemand à la retraite et qui est banquier c'est Gérard Ströder pour moi la social-démocratie
n
'existe absolument plus mais c'est quand même ils ont beaucoup évolué parce qu'ils répondent justement à la demande électorale non non mais ils ont beaucoup changé non mais juste puisqu'on parle de réponse à la demande électorale on a Emmanuel Macron qui en 2017 est arrivé en disant après moi vous n'aurez plus aucune raison de voter pour le Rassemblement National Friedrich Schmerz un peu le même discours qui dit avec moi bam la FD sera divisé par deux on se retrouve avec la FD et le Rassemblement National qui n'ont pas
été aussi
haut depuis pourquoi c'est la question ? parce que c'est deux que ce soit Friedrich Schmerz ou que ce soit Emmanuel Macron je vais laisser à parole à Yves ils ont fait une erreur fondamentale ils ont totalement oublié la souffrance sociale de leur pays Emmanuel Macron n'a fait qu'une politique pour les entreprises en espérant que ça ruissellerait le mot magique ça n'a jamais ruissellé on se retrouve avec 1300 milliards de dettes et je ne lui en voudrais jamais d'avoir fait le quoi qu'il en coûte jamais il a eu raison on a 1300 milliards de dettes
il
y a en gros sur 10 ans il y a en gros il y a 400 ou 500 milliards d'euros de cadeaux aux entreprises qui n'ont jamais ruissellé et Merz c'est pareil Merz se retrouve pour la première fois de son histoire depuis longtemps avec Volkswagen qui est en difficulté c'est un symbole complètement fou ce qui se passe donc
ils
ont oublié de faire une politique
il a
fait une bêtise il a fait une grosse bêtise c'est évidemment la dissolution qui a éclaté le paysage politique avec une classe politique française qui n
'est
absolument pas au niveau qui est complètement hors des clous alors là je mets les radicaux et tous les autres dans le même sac une classe politique qui refuse de voir la réalité qui refuse d'augmenter l'âge de départ à la retraite tant qu'on aura un quart de nos dépenses publiques pour ne pas dire un tiers de nos dépenses publiques qui viennent de nos prestations sociales c
'est de l'âge c'est là qu'on va s'orgueuler
là je veux dire on ne pourra pas redresser le pays c'est clair et net même
si on taxe les
milliardaires c'est
clair et net
et ce n
'est
pas en taxant les milliardaires non non non ce n
'est
pas en les taxant que ça ira mieux et deuxièmement il y
a
une chose qu'il faut souligner et là c'est une cause exogène et là il
n
'a pas il n
'a
pas complètement tort le président de la république c'est-à
-dire
quand même que Donald Trump nous a mis dans une
dans
une impasse j'allais dire l'impasse du détroit d'Hormuz de façon colossale avec cette offensive qu'il a faite sur le détroit d'Hormuz qui a d'ailleurs été applaudi par beaucoup alors qu'on savait qu'il ne pourrait pas défaire le régime iranien avec sa politique étrangère qui est complètement erratique on ne comprend rien enfin on comprend tout surtout qu'il est très mou et qu'il a peur des autres dictateurs à travers le monde voilà mais c'est surtout que dans ce pays je suis désolé monsieur Macron est tout aussi responsable que tous les autres responsables politiques de ce pays qui sont donc responsables de ne
pas
avoir réformé pour
moi
je ne
suis
absolument pas d'accord je pense que cette question là il y a aussi des choix politiques qui ont été faits par Emmanuel Macron qui ne sont pas les bons la retraite ok on ne
va
pas repartir parce qu
'on se trouve passer deux
ans non-stop
à s'engueuler sur la retraite tant que ça sera un
sujet tabou
la France ira mal je ne crois
pas du tout que c'est un sujet tabou je pense que quand vous avez je pense que quand vous avez déjà si vous faisiez l'égalité salariale off-femme en termes de cotisation et si vous faisiez travailler les seniors vous régulez complètement
plus vous retardez l'âge de la
retraite de départ
à
la
retraite vous faites travailler les seniors
j'adore parce que nous on voit la partie parce que la retraite ce n
'est
pas la retraite c'est un symbole très puissant
dans ce pays d'égalité non non non ce n'est pas un symbole la retraite c'est très clair
vous savez très bien très clair écoutez vous savez très bien qu'on ne peut pas continuer comme Sébastien Lecornu parce que c
'est
la prolongation d'Emmanuel Macron à refiler une copie de 54 milliards d'économies sans jamais toucher en disant qu'on enlève la taxe exceptionnelle sur les grands bénéfices sans ne jamais toucher un millimètre et un cheveu ce
pays va crever de l'égalitarisme symbolisé c'est
pas l'égalitarisme
c'est l'égalité par Françoise de Gois écoutez Françoise de Gois vous allez crever la bouche ouverte écoutez Yves Tréas vous allez
crever directement avec l'extrême droite voilà pas parce qu'il est d'extrême droite mais parce que vous faites partie des gens qui amènent directement l'extrême droite c
'est bien non
écoutez vous défendez si vous voulez un personnel politique et une politique libérale
je les défends pas justement je les critique
voilà vous défendez des réformes qui sont des réformes qui de toute façon étranglerait encore ce
pays
mais absolument pas vous n'allez jamais
vous n'allez jamais vous
n'allez jamais là où il faudrait aller
vous êtes
comme les deux d'accord pour dire le ressort du vote c'est un
peu la
désespérance sociale et
ces
français qui se sentent
pas
entendus
c'est quoi la réponse la réponse
c'est la mienne la réponse c
'est la mienne
il faut aller chercher l'argent oui écoutez il
y a
un chiffre en 10 ans la fortune des milliardaires elle est passée de 600 milliards à 1200 milliards cherchez l'erreur on est le pays qui a distribué le plus de dividendes cette année cherchez l'erreur on a distribué des milliards des centaines de milliards aux entreprises de façon aveugle il y a des entreprises qui en avaient besoin d'autres qui n'en avaient pas besoin jamais ça n'a russelé redonnez de l'argent aux gens redonnez les moyens de la consommation populaire et vous verrez que ce pays repartira arrêtez vous
connaissez
la paix est-ce que vous connaissez la politique de la demande c
'est-à-dire que vous donnez de l'argent vous distribuez de l'argent vous distribuez de l'argent
vous savez ce qui s'est passé regardez 1983 la France à plat avec
la sortie du serpent monétaire européen
avec des millions de chômeurs en plus c
'est une horreur parce qu'ils ont un
problème
ils ont
un problème la droite
c'est une horreur vous n'avez
décidément jamais compris c'est pas
comme ça qu'on redresse un prix
écoutez libérez un peu les énergies regardez libérez et desserrez les
portefeuilles ce qui est bien c'est qu'on voit que le clivage droit de gauche existe encore regardez l
'Espagne le café
Pedro Sánchez
mais l'Espagne il est en train d'endetter son pays de
façon
colossale le pauvre chou il a de la croissance le chômage a baissé les Espagnards ont du pouvoir
ça
vous ennuie c
'est
un socialiste ça c'est emmerdant je comprends très bien
vous redébattrez évidemment il vit la soin de bonne à tout le monde vous regarderez long de cette allée électorale et
affrontez vos points de vue mais bien sûr que ça va être sympa merci à tous
les deux
bonne journée à demain
Public
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Boris Vallaud