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interviewSud Radio (sur YouTube)· 21 juillet 2025 17 min

"J’ai signé la pétition et je me réjouis de son succès historique"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ouvrez avec mon invité politique ce matin, Benjamin Lucas, député des Yvelines, porte-parole du groupe écologiste et social, coordinateur national du mouvement du parti Génération. Benjamin Lucas, bonjour. Bonjour à vous et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.

C'est une première dans la 5e République, une pétition affranchie la barre du million de signatures. Elle demande l'abrogation de la loi du plomb qui vise à lever les contraintes à l'exercice du métier de l'agriculteur. Le texte a été définitivement adopté par les parlementaires il y a de semaines.

Il prévoit notamment la réintroduction d'un pesticide. La cetamide, est-ce que vous avez signé vous-même cette pétition ? Oui, j'ai signé et je me réjouis du succès inédit historique qu'elle rencontre.

Est-ce que vous demandez ce matin Emmanuel Macron de ne pas promulguer cette loi ? Oui, ce serait le plus simple aujourd'hui que le président de la République prenne en compte finalement cette mobilisation citoyenne inédite et puis qu'il reconnaissent que les conditions du débat parlementaire, une motion de rejet adoptée par la majorité minorité présidentielle elle-même pour empêcher le débat et de l'obstruction parlement. Il y avait pas plus de d'amendements sur ce texte que sur beaucoup d'autres et tous les amendements, je vous mets au défi de trouver un seul amendement déposé par mon groupe qui est un amendement d'obstruction.

Par exemple, nous proposions par un amendement d'interdire la vente en France de produits importés de l'étranger qui utilise la cétamipride par exemple. ce qui permettait de protéger nos agriculteurs de la concurrence des loyales qu'il dénoncent à juste titre notamment dans le débat sur lousion française est est suffisante en la matière si on décide de ne pas importer de de produits de on doit changer de modèle et on doit changer de modèle pour notre santé pour celle de nos agriculteurs, pour la survie de notre planète. Si vous permettez sur cette pétition quand même, moi j'y vois une signification politique majeure.

On est abreuvé, saturé, décolo bching toute la journée partout dans les médias, à l'Assemblée nationale, dans la bouche des membres du gouvernement et cetera et cetera. Et là, je vois pas plutôt de de la grille bashing. Là, je vois un peuple de l'écologie qui se lève et qui dit "Notre santé compte, notre planète compte, notre avenir compte." Bah moi je m'en réjouis.

Ça veut dire quelque chose. Les agriculteurs. Non, personne ne tape sur les agriculteurs.

Nous voulons justement sortir les agriculteurs de la dépendance à un certain modèle qui est le modèle de l'agrochimie, de l'agrobiness qui est un modèle qui frappe les petits qui qui ne valorise que les grosses exploitations. Pardon, mais la FNSEA n'est pas le porte-voie de l'ensemble des agriculteurs et des paysans dans ce pays. Au contraire, la FNSEA défend des intérêts que sont le lobby de l'agrochimie. objectivement, ceux qui disent qu'on ne peut jamais changer de modèle.

Or, il y a des pays comme la Croatie qui ont changé de de modèle notamment sur ces substances-là. Donc, nous nous disons qu'il faut accompagner nos agriculteurs vers un autre modèle, sortir de la dépendance aux produits chimiques. On leur doit pour euh être viable pour les sont manipulés aujourd'hui par euh ces ils sont non, ils sont en colère et ils ont raison d'être en colère et donc je comprends que eux, ils défendent cette loi du plomb aujourd'hui parce que ils sont en en colère et que il y a un malaise agricole qui est profond.

Je ne le méprise pas, je ne le ni pas mais cette loi, elle n'y répond pas. Cette loi, elle ne répond pas à rien sur le pouvoir d'achat des des agriculteurs. Cette loi, elle ne répond à rien sur le libre échange qui les met justement en concurrence déloyale.

Parce que la réalité aujourd'hui, c'est qu'effectivement, il faut nous protéger de ce qui vient de l'extérieur avec des normes qui ne sont pas les n sont concernés notamment par le traité du du mercour. C'est pourquoi nous nous opposons au Mercousourour comme nous nous sommes opposés au CTA et au TAFTA parce que nous voulons du juste échange. Nous voulons des protections des normes environnementales et sociales qui protègent l'intérieur aux agriculteurs français d'utiliser un pesticide qui est utilisé ailleurs ailleurs en Europe.

En l'occurrence là c'est pas interdire, c'est revenir sur une interdiction qui avait déjà été voté loyal contre nos propres agriculteurs. Non parce que nous justement nous proposions dans le cadre de ce débat d'empêcher de fermer nos frontières finalement à ces produits dangereux toxiques y compris quand ils sont importés. Effectivement, ça implique de mettre de la loyauté dans la concurrence à l'échelle internationale.

C'est ce que nous nous proposons. Donc vous ne proposez pas de une alternative finalement à ce pesticide concrètement à ces agricultures. Nous nous proposons un investissement massif pour transformer notre modèle agricole pour qu'il soit plus sain, pour qu'il soit plus respectueux de la nature, pour qu'il soit plus respectueux aussi de nos agriculteurs qui sont soumis à des canadences infernales, qui n'en peuvent plus, qui ne vivent plus de leur travail.

C'est ça aujourd'hui qui devrait être l'effort sur lequel nous nous concentrerons tous. concrètement ce pesticide, pourquoi les betterraviers euh le demandent ? Pourquoi ils veulent l'utiliser ?

Parce qu'ils veulent lutter contre le puceron vert qui est vecteur de la jeuniss de la de la betterraave. Ça veut dire que et bien cette maladie, elle peut elle peut et bien euh détruire l'ensemble d'une récolte de betterve. Ça, il y aura pas de solution.

Si d'abord, il existe des alternatives, il existe aussi d'autres modèles de production. D'ailleurs, je je vous citer pardon, mais il y a aujourd'hui tout un pan de l'agriculture qui est passé en bio et qui survit et qui mérite d'être accompagné. Moi, je vous pose la question à l'envers.

Qu'est-ce qu'on fait face au cancer pédiatrique ? Qu'est-ce qu'on fait quand on a des produits qui rentrent jusque dans le cerveau des nourrissons à travers le ventre de leur mère ? Est-ce que ça c'est pas un sujet aujourd'hui de sécurité sanitaire et de santé publique majeure ?

Ce qu'on va dire pour la production pardon le cancer quand il arrive il est là et y compris nos agriculteurs, ils sont aussi concernés par ces substances chimiques respir tous les jours. Mais mais il y a une possibilité peut-être de proposer une alternative moins néfaste pour l'environnement ou pour la santé, non ? Oui, c'est ce que nous c'est ce que nous proposons à travers un changement de de modèle agricole, à travers une une facilitation à la transition écologique de notre agriculture, à travers un soutien aussi aux petites exploitations, à ceux qui galèrent, à ceux qui pardon mais n'ont pas le temps de parcourir les plateaux de télé pour reprendre les éléments de langage de l'agrochimie, c'est-à-dire à nos paysanes et à nos paysans qui sont une majorité dans ce pays qui aujourd'hui veulent eux aussi parce qu'ils ont des enfants vivre sainement sur notre planète.

La présidente de l'Assemblée nationale, Yel Bron Pivé, s'est dit favorable à l'organisation d'un débat dans l'hémicycle, à la rentrée, débat sans vote. Est-ce que vous en félicitez ? Madame Bron Pivé, c'est Alain Delon quoi.

Parole, parole, parole. Elle nous dit en permanence, il faut reconnecter avec les citoyens, faut ouvrir l'Assemblée nationale et là elle nous dit on va débattre mais on peut pas revenir sur le texte qui a été voté. On peut pas changer la loi.

Donc c'est de l'affichage. Donc c'est l'enfumage. Ouais.

Vous demandez vous demandez à changer cette cette loi là. Ben nous nous disons, soit le président de la République ne la promulgue pas et donc on passe à autre chose et on débat effectivement des vrais sujets pour nos agriculteurs. On parle pas on met pas de côté ce sujet, on parle de leur rémunération, on parle de la grande distribution, on parle du libre échange et de comment on l'encadre aujourd'hui, comment on les on les protège.

Soit effectivement on revient à travers une deuxième lecture sur ce texte et là on appelle chaque parlementaire à prendre en compte ce qui est aujourd'hui pardon mais il faut voir ce qui se passe avec le succès de cette pétition avec un élan dans le pays pour dire notre santé compte notre avenir compte nos enfants comptent notre planète compte. Est-ce qu'il faut changer la loi pour que comme en Italie par exemple une pétition qui rassemble autant de de signataires puissent permettre d'organiser un référendum veta ? C'est ce que vous souhaitez vous-même Benjamin Lucas ?

Oui pourquoi pas ? Je pense qu'il faut dans le cadre de nos réflexions sur l'avenir institutionnel de notre pays beaucoup plus de démocratie. On voit une appétence he des citoyens.

Regardez, ils ont envie de de donner leur avis. Déjà, il faudrait qu'on respecte la vie des citoyens. Je prends l'exemple de la réforme des retraites.

Je prends l'exemple de cette pétition. Quand il y a une mobilisation aussi massive, les responsables politiques en place maintenant avant même toute réforme de la Constitution devraient le prendre en compte et devraient considérer que il faut pas mépriser la parole populaire et la parole citoyenne. 1 million de signataires, on est loin quand même des 50 millions d'électeurs qui vous ont élus.

Vous députés. Ça va ça ça va continuer à monter évidemment et déjà vous savez dans les 50 millions de personnes qui nous ont élu, beaucoup nous ont élu pour rompre avec le macronisme et ils ont François Baou premier ministre. Donc je crois qu'on a effectivement beaucoup de progrès à faire en matière de représentation démocratique.

Sandrine Rousseau qui a récemment dit des agriculteurs qu'elle n'en avait rien à péter de leur rentabilité. Est-ce que vous partagez ce point de vue ? Est-ce que vous pourriez dire la même chose vous-même ?

Moi je moi je ne dis pas cela. Moi, je j'entends, j'ai pas la phrase exacte euh et la totalité du du propos euh de Sandrine sous les yeux. Donc, je vais pas alimenter ici avec elle une polémique.

Ce que je dis, c'est que nous sommes l'ensemble des députés du groupe écologiste et social attachés aux conditions de vie, aux conditions de travail de nos agricultrices et nos agriculteurs. Ils nous nourrissent, ils sont essentiels. La France est une grande nation agricole, elle doit le rester.

Donc, il faut un vrai soutien à nos agriculteurs. Ce n'est pas ce que fait la loi du plomb. La loi du plomb, elle elle est une loi de soutien au poison, à l'agrochimie.

Elle n'est pas une loi de soutien au pouvoir d'achat et aux conditions de travail des agriculteurs. Ça veut dire que les agriculteurs pourraient nous empoisonner ? Non, pas volontairement.

Ça veut dire que on leur fait utiliser des produits qui nous empoisonnent et qui a aujourd'hui oui un lobby de l'agrochimie qui a à travers la ministre de l'agriculture, à travers les membres du gouvernement, des porte-vois très puissants. Ben Jemain Lucas, l'autre actualité politique, c'est le budget. Est-ce que vous voterez quoi qu'il arrive la censure à l'automne vous-même ?

Oui, je souhaite faire tomber ce gouvernement parce qu'il est illégitime parce que monsieur Baïou, je l'ai dit euh les Français ont voté à plusieurs reprises pour mettre les macronistes à la porte. Il se retrouve avec le premier des macronistes à Matignon, donc ça c'est pas acceptable. Puis ensuite sur le fond, surtout sur le fond ce budget quels que soient les aménagements qui seront faits son orientation est la suivante : réduire négociable pour vous ce budget tant que la philosophie reste la même.

Leur philosophie c'est réduire la dépense publique, donc réduire les services publics, réduire les protections des français, réduire les solidarités notamment en matière de santé, en matière de de protection du quotidien pour les Français et notamment les plus modestes à un moment où la pauvreté augmente. Et ils le font pourquoi ? Pour ne pas remettre en cause le bilan d'Emmanuel Macron. pour ne pas remettre en cause son héritage qui est constitué d'offrandes fiscales aux ultra riches, de dizaines de centaines de milliards d'euros versés sans contreparties aux grandes entreprises.

Ils ne veulent pas remettre en cause cette politique. Or, nous, nous pensons qu'elle est au fondement des inégalités et des injustices. Et donc, tant que la philosophie reste la même, tant qu'ils ne voudront pas s'attaquer aux recettes, c'est-à-dire comment on fait contribuer les ultra riches aujourd' et bien nous, nous ne pourrons pas soutenir un budget de cette nature.

Sur ce point, du coup, vous ne négocierez pas avec le gouvernement, avec Ber ? Moi, je ne souhaite pas que nous entamions une négociation tant qu'il n'y a pas de bouger sur la philosophie de ce budget. Est-ce qu'ils sont prêts ?

Est-ce qu'ils sont prêts à introduire la taxe ? Est-ce qu'ils sont prêts à rétablir l'ISF ? Est-ce qu'ils sont prêts à rétablir l'ISF ?

Est-ce qu'ils sont prêts à euh mettre en place la taxe du hukmane que nous proposons pour imposer les gros patrimoines ? Est-ce qu'ils sont prêts à revenir sur les milliards et les milliards d'aides aux entreprises ? A priori Améine Monchalin, la ministre des comptes publics, a dit que c'était pas d'actualité.

Et bien, elle a tort. Et donc voilà pourquoi je veux la censurer parce que si on ne remet pas en cause ce totem d'immunité qui est accordé aux ultra riches dans notre pays aux grandes entreprises et bien on ne s'en sortira pas. C'est ça le sujet.

C'est ça le cœur dit autre chose à Améline Monchal. Elle dit à propos de l'année blanche que c'est un choix clair pour protéger les Français. Ce sont ces mots stabiliser ne veut pas dire baisser.

Est-ce que vous partagez cela ? Qu'est-ce que ça vous inspire vous-même Benjamin Lucard ? Elle se moque du monde avec leur année blanche.

Vous avez des milliers des dizaines de milliers de ménages qui aujourd'hui ne payent pas d'impôts qui vont se trouver à en payer. Vous avez des gens qui vont monter d'une tranche. En réalité, cette année blanche, le terme peut paraître exotique comme ça, elle vise à taxer, à faire payer les classes moyennes et les classes populaires de ce pays pour éviter encore une fois de faire payer les ultra riches et les grandes entreprises.

Le patron du MDEF, Patrick Martin dénonce un budget qui ne serait pas assez pro business. Vous pensez le contraire vous-même ? Il se trompe ?

Le MED est aujourd'hui l'ennemi public numéro 1 de la cohésion sociale dans ce pays. C'est une organisation séparatiste. C'est très lourd de dire ça.

Oui, monsieur Martin Dumédef nous dit tout le monde doit faire les efforts sauf les grands patrons. 211 milliards 211 milliards de d'aides publiques aux entreprises sans conditionnement, sans contrepartie. Gouvernement est prêt.

Et c'est ces subventions aux entreprises comptent plus de simplification. Ça va dans le bon sens. Non.

Euh, on va voir, mais je constate que le Premier ministre, il a été très précis sur les annonces en matière de casse sociale, sur les annonces en matière de réduction de la dépense, de protection des Français et qu'il a été très flou en matière de mise à contribution des ultra riches et de recalibrage des aides publiques aux grandes entreprises. Donc, je l'affirme, je l'assume, pas un propos dangereux, le MEDF est aujourd'hui une organisation séparatiste parce que une société ne tient pas debout quand les ultra riches échappent à l'effort. Quand aujourd'hui, quand vous êtes parmi les plus riches de ce pays, vous payez en proportion de vos revenus moins d'impôts que les classes moyennes et les classes populaires.

Ça c'est du séparatisme. Tu as rejoint le la discussion que vous aviez tout à l'heure sur la pétition de gens qui veulent pas un Carrefour City chez eux. Vous avez aujourd'hui dans notre pays une caste d'ultra riche qui veut continuer à vivre dans son coin à l'écart du reste de la société et ne pas contribuer à l'effort de fraternité et de solidarité qui aujourd'hui nous permettra de tenir debout.

Comme disait Eric Crel d'ailleurs à ce micro à la semaine dernière sur Sud Radio, le vrai séparatisme en France, c'est le séparatisme des riches. N'est pas le séparatisme, on va dire, de de l'islamisme. Mais aujourd'hui, il y a effectivement un séparatisme des ultrariches qui euh euh veulent des écoles à part, veulent une santé à part, euh ne veulent pas payer leur juste part d'impôts, ne veulent plus contribuer à la solidarité nationale. et les propos du président du MEDEF en témoignent quand il refuse l'attaque Zucman sur les gros patrimoines, quand il refuse aujourd'hui des budgets qui remettrai en cause les offrandes fiscales, le laxisme fiscal à l'égard des grandes entreprises, des ultrariches, entendons-nous bien, le patron du MEDF là, il défend pas les les artisans, les PME et les TPE parce que eux aujourd'hui auraient besoin d'un soutien beaucoup plus massif.

Eux auraient besoin d'investissement beaucoup plus massif de la puissance publique. Or l'argent public, il est capté par des grands groupes qui distribuent des dividendes à leurs actionnaires et euh en parallèle licenci comme c'est le cas chez Arcelor Mital par exemple. Oui ou non Benjamin Lucas, la suppression des 35 heures demandé à titre personnel par la porte-pole du gouvernement Sophie Prima, c'est oui ou c'est non pour vous ?

Non mais ça suffit le retour au 19e siècle. Ça suffit de vouloir revenir sur des conquêtes sociales arrachées de hautes luttes par les Françaises et les Français. On est plus productif qu'avant.

Moi je suis pour moi je suis même pour les 32 heures, je veux vous dire, je suis pour le partage. Je suis pour les 32 heures. Je suis pour le partage du temps de travail pour qu'on travaille, qu'on travaille moins, qu'on travaille mieux, qu'on travaille tous pour qu'on défende aussi une société du temps libre, du temps libéré, du temps pour soi, du temps pour s'engager parce qu'il faut produiser produire plus.

C'est ce que dit François Baou. Mais il a tort François Bairou. D'abord, pardon, mais c'est pas parce qu'on va travailler plus longtemps dans le temps qu'on va produire plus.

Si aujourd'hui la production elle est elle baisse ou elle augmente, c'est en fonction des carnets de commande, c'est en fonction de l'activité économique, c'est pas en fonction du nombre d'heures qu'on pendant lesquels on fait travailler les gens. D'ailleurs, regardez ces dernières décennies, le taux de productivité d'un salarié, il a explosé. Et ça profite à qui ?

On dit que ça profite aux salariés, on réduit le temps de travail, ce qui est mon option, ou est-ce qu'on dit que ça profite aux actionnaires qui n'ont jamais mis autant d'actions dans leur poche, autant de dividendes dans leur poche que sous Emmanuel Macron ? Et la possibilité de renoncer à une 5è semaine de congé payé pour gagner plus, ça aussi c'est c'est pareil. C'est quoi l'étape d'après ?

On rétablit le travail des enfants, on supprime carrément les congés payés. Qu'est-ce que c'est que cette vision de la société ces gens ? C'est pas un droit supplémentaire qu'on donne aux salariés pour améliorer leur pouvoir d'achat.

Mais c'est c'est pas un droit quand c'est c'est ça où vous crevez de faim, pardon. Mais euh ces gens se sont présentés à nous en 2017 comme des progressistes et aujourd'hui ils nous proposent recul sur recul. Moi, je vous le dis, voilà pourquoi je veux censurer.

Voilà pourquoi je veux construire avec mes camarades du Nouveau Front populaire une alternative. Le débat public ne peut pas être porté uniquement sur quel recul, à quelle vitesse et sur quel secteur. Nous avons un pays qui est riche.

Nous avons effectivement des déficits et une dette qu'il faut euh résorber et qu'il faut résorber en faisant contribuer les ultra riches. Mais nous avons aujourd'hui des besoins d'investissement pour la transition écologique, pour éradiquer la pauvreté. La pauvreté n'a jamais été aussi forte ces dernières années qu'aujourd'hui.

Euh nous avons des familles entières qui ne vivent plus dignement. Nous avons encore cet été des milliers de familles qui ne pourront pas partir en vacances du fait du coût de la vie. C'est ça aujourd'hui qui sont les grands défis qui sont auxquels nous sommes confrontés et c'est ça que le gouvernement ne veut pas traiter.

Benjamin Lucas suppression de certaines niche fiscal, il y en a 474 en France aujourd'hui, ça va coûter 85 milliards d'euros à la France. Est-ce qu'il faut en supprimer certaines ? Oui, je vous ai dit des mesures d'économie, il y en a beaucoup à faire.

Je pense par exemple qu'il faut sur les ados grandes entreprises revenir sur un certain nombre d'exonérations euh aujourd'hui de cotisation d'exonération fiscale qui euh font des cadeaux aux plus gros et qui pénalisent des plus petits. Benjamin Lucas, député des Yvelines, je le rappelle, porte-parole du groupe écologiste et social. Suite de la polémique autour de la nomination à la cour des comptes de l'ancienne ministre de François Hollande, Najad Valel Cassem.

Certains dénoncent la République des copains. Est-ce que vous pensez que c'est à cause de son genre, de son origine et de son engagement politique qu'elle est attaquée ? C'est ce que soutient le président de la Cour des comptes Pierre Moscovici ?

Je ne le pense pas, j'en suis convaincu. Quand monsieur Laurent Saint-Martin qui entre une défaite législative et son retour au gouvernement a été nommé à la tête de Business France, je n'ai pas eu une ligne dans la presse. Najobelkassem est une femme d'État qui décide de consacrer son parcours professionnel à la Cour des comptes à l'intérêt général et au services public au terme d'une procédure régulière dans laquelle il y a aucune intervention du premier ministre par exemple.

J'ai lu des choses qui disent qui disent qu'il y aurait eu je ne sais quel troc entre la non censure des socialistes et cela. Enfin c'est c'est une histoire pour les enfants. Donc oui effectivement c'est parce que c'est une femme qu'elle s'appelle Najat que madame Valobel Cassem est aujourd'hui la cible d'un certain nombre d'attaques qui sont répunophobe.

C'est raciste. C'est misogyne de s'interroger sur le bien fondé d'une telle. Je constate que pas une ligne pour monsieur SaintMin quand il a pris la tête de businessance qui est quand même autre chose.

Pas une ligne pardon très peu sur monsieur Castaner parce que moi je préfère des gens qui vont se consacrer au service public et à l'intérêt général voyez-vous que des gens qui vont faire du fric dans le privé comme monsieur Castaner qui est aujourd'hui le lobbyiste de Shine qui est une marque qui met à genoux notre industrie du prête à porter et tout un secteur économique de notre pays et qui le fait au service d'intérêt privés et étrangers. Naj Valkassem est par ailleurs conseillère régionale d'Auvergne de la région Auvergne Ronalpe en l'occurrence présidente de l'association France terre d'asile. Est-ce qu'elle devrait selon vous quitter ces deux postes avant d'entrer à la Cour des comptes ?

Je vois pas en quoi la présidence d'une grande ONG d'intérêt public, d'intérêt général et un mandat d'élu local serait incompatible avec ces fonctions. D'ailleurs, la question ne s'est jamais posée pour d'autres qui pouvaient exercer ces ces fonctions là. Et donc je le dis, je trouve ce débat assez assez médiocre.

Et quand je lis voilà des mises en cause sur la probité ou l'honnêteté des uns ou des autres, ça me choque. Voilà. Donc moi je lui apporte mon soutien et le témoignage de mon amitié.

Benjamin Lucas, député des Yvelines, porte-parole du groupe écologiste et social, coordinateur national du parti Génération. Merci d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio et très belle journée à vous. Yeah.