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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 18 novembre 2025 16 min

Deux ans de détention à Madagascar: l'honneur retrouvé de Philippe François

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Philippe François. Bonjour monsieur. Comment vivez-vous ces heures de liberté retrouvée et surtout j'allais dire comment vivez-vous ces heures où vous avez vu précisément un pouvoir malgache renversé celui-là même qui vous accusez de vouloir le renverser ?

Ouais, ça fait un peu l'arroseur arrosé. J'ai trouvé ça assez amusant. Ça m'aurait fait rire si j'avais pas été en prison.

Mais euh donc il y a une espèce de la roue tourne. Donc euh après moi je le vis, moi je vois aussi l'intérêt de du peuple malgache. J'espère que de ce pouvoir adiendra un sort meilleur pour pour Madagascar.

Il mérite vraiment de d'être bien gouverné. Voilà, ça fait quand même assez longtemps que on connait on connaît on connaît un peu la la gabie de ce pouvoir. Donc moi, c'est le vœu que je formule en fait, c'est que ce peuple soit mieux gouverné, aille mieux.

C'est un pays extrêmement riche, riche de ces richesses naturelles et riche aussi des gens qui le qui le composent qui sont c'est un beau peuple peuple malgache donc il mérite vraiment ça. Donc voilà, vous avez donc passé plusieurs quelques temps à Madagascar avant d'être emprisonné. Votre histoire donc votre cauchemar on l'a vu, on vient de l'entendre débute en 2021.

Vous faites du business à Madagascar, vous comptez revenir en France pour marier euh votre fille et euh vous êtes condamné donc pour une tentative de coup d'état. Est-ce que vous avez vraiment compris pourquoi aujourd'hui vous avez été condamné ? Oui.

Oui, j'ai parfaitement compris. En fait, ça c'est un espèce de jeu à trois. Le le premier conseiller de l'ambassade et l'ambassade se montait à ses critiques contre le pouvoir en place.

Donc, il y avait des critiques assez souvent sur dans les réseaux sociaux et autres. Et puis ça ça commençait un petit peu à partier le pouvoir. Mon associé était premier ministrable, c'est qu' pouvait accéder à la primature et le président Ratzoel en fait avait comme possibilité de le nommer premier ministre.

Euh moi, j'étais le colonel de service qui avait quitté l'armée depuis quasiment 10 ans. Donc j'avais peu de à part mes amis, j'avais pas de lien avec l'armée. Donc en fait l'idée a été d'éliminer à la fois ce premier conseiller, cette ambassade qui les gênit énormément et d'éliminer un candidat à la primature.

Donc il fallait un espèce de colonel Barbous et j'ai joué ce rôle là. Donc c'est pas S, c'est pas à cause de mon nom que j'ai que je me suis retrouvé dans cette affaire, c'est S qualité d'ancien colonel. Voilà donc c'est voilà voilà comment ça s'est fait.

Donc les motifs du complot sont extrêmement clairs. Donc ça a été monté par le premier ministre très certainement avec l'appui de Mam Ravatmang qui est l'éminence grise euh qui a été l'éminence grise de ce pouvoir parce que NSA n'aurait jamais fait ça de sa propre initiative. En tout cas, ça n'a pas été fait par le président Ratzoel.

Au contraire, ça a été fait dans son dos. He ça c'est important à le comprendre. Mais une fois que la l'accusation a été lancée, le présent Ratzoel a dû prendre le train en marche et dire non, c'est un complot comme les comme les relation à ce moment-là était exécrable avec la France à cause des îles et puis globalement le climat était pas très sain entre les entre les deux pays.

Bien, ils ont enfourché ce cheval de bataille et puis ils ont utilisé cette affaire là. Voilà, vous avez passé 2 ans en détention dans une prison près de d'Antonarive. Euh vous dites que vous avez été bien traité.

On se demande comment sont traités les gens qui sont mal traités parce que les conditions quand même semblaient assez sparciates. Alors en fait on était à l'isolement donc alors ce que nous avaient dit les surveillant, il nous avait dit vous avez fait 5 mois à l'isolement donc 23h sur 24 dans une cellule 1 heure de promenade dans une petite cour et ils nous ont dit bah vous avez battu un record parce que le dernier qui a tenu le plus longtemps c'est 3 semaines et vous vous avez fait 5 mois. Donc nous on voulait pas leur donner l'apparence de de faiblir de faillir.

Donc on est resté fort. Pourquoi ? Bah pour pas leur donner ce plaisir, ceux qui nous avaient mis en prison auraient été trop heureux de nous voir euh dégringoler complètement.

Donc on déjà rien que par fierté et puis quand vous êtes en prison, vous avez pas dr vous vous avez pas le droit de vous laisser aller dans la vie en général mais en prison encore plus. La prison c'est un milieu hostile comme les le désert, la plongée, le la jungle et dans des milieux styles, en fait la les fautes se payent 10 fois plus vite et 10 fois plus fort que dans un milieu permissif. Voilà.

Et la prison est un milieu le plus dur de tout ça, tous ceux que j'ai pu pratiquer, c'est quand même la prison. Donc nous, on était en quartier de haute sécurité, donc on était on avait chacun une cellule seule. Euh mais moi le je me suis jamais plaint en tout cas pendant 2 ans, j'avais pas le droit parce que à côté de nous, il y avait des chambres composées à côté de nous dans les quartiers à côté.

Vous aviez 200 détenus par chambre. On y est allé une fois ou deux. C'est c'est c'était horrible.

Il dormait dans un petit truc comme ça. Ils avaient ça pour dormir. Il y avait un type qui sifflait toutes les toutes les demi-heures pour qu'il puisse se retourner pour pendant la nuit.

Enfin donc quand vous avez vu des gens comme ça avec de telles conditions d'incarcération, vous vous avez perdu le droit de vous plaindre. Donc nous c'était Spartiat, il y avait pas d'élicité, il y avait pas d'eau courante, on était dans du béton mais bon on s'était on s'était organisé on voilà donc moi je peux pas dire qu'on a été maltraité. Les surveillants ont toujours été corrects à notre égard.

On était filmé par contre H24 par la présidence, par la primature, par la la procureur générale. Bon, ce qui est une violation des droits de l'homme, ça a été constaté par le NU. Et là-dessus, on laissera pas faire.

Mais au-delà de ça, pas de maltraitance et puis on serait pas laissé faire. On voyait tout à l'heure votre fille témoigner pendant justement votre détention, votre captivité. Euh est-ce que vous avez été mis au courant de tout ce qui avait été fait en France à ce moment-là et est-ce que vous avez pu malgré cet isolement avoir quand même quelques contacts avec d'abord les autorités françaises à Madagascar et puis avec votre famille, avec vos proches ?

Alors Constance, ça fait un magnifique travail de méditisation de saffaire avec mon accord. H euh l'idée c'était de défendre effectivement mon honneur parce que Libération avait quand même commis un article m'accusant carrément au début he sans bien sûr vérifier quoi que ce soit. J'étais le barbous de service et ils sont partis à bon voilà Libération a fait un travail d'amateur là-dessus.

Mais sinon toute la presse a été extrêmement bah dit la vérité en fait. Il y a pas de moi il y a pas de il y a pas de On va rappeler hein. Vous étiez donc euh vous étiez officier d'actif, vous avez été même chef de corps du régiment de marche du Cchad et puis après vous êtes parti dans la vie civile et vous avez euh on vous dit alors Étienne de Montetti qui vous consacre vous a consacré deux portraits vous dit que vous avez plein d'idées à la minute et donc à cette à ce moment-là vous aviez l'idée de faire du du business à Madagascar.

Exactement. Donc je suis venu pour prendre la direction générale et organiser structurer une start-up qui faisait de de l'annotation de data dans dans le secteur de l'intelligence artificiel. Je suis resté 1 an après la question je suis parti.

Donc la question se posait de monter un fond d'investissement dans des projets stratégiques. Donc éventuellement exploiter de l'or mais surtout utiliser l'or pour lancer de d'autres projets dimensionnants pour le pays. Voilà donc ça c'était le le projet pour Madagascar.

Voilà parce qu'il y a tellement de chantiers à faire dans ce pays que c'est on on a que l'embarras du choix. Ça c'était mon objectif. Je n'ai jamais fait de politique.

J'en ai jamais fait ni en France ni à Madagascar. C'est pour ça que quand j'étais arrêté si vous voulez, j'ai pas compris. J'ai vraiment pas compris.

J'ai mis 3 jours à demander au policiers qui nous gardai. J'ai dis mais pourquoi je suis là ? J'ai essayé d'émettre des trucs.

Il me disaient non, je peux vous assurer que si vous êtes là avec ce qu'on a, les moyens qu'on a déployé, c'est vraiment que c'est très très grave. Et donc j'ai vu arriver, ça c'était une scène d'anthologie. On était dans une minuscule pièce et j'ai vu arriver en fait la procureur générale avec son fauteilleur Channel.

Elle est rentrée dans la dans la pièce, elle m'attendait. Il y avait 10 policiers autour d'elle dans une toute petite pièce. Elle m'a regardé, elle me dit "Vous savez pourquoi être là ?" Je dis "Ben, j'ai hâte de le savoir madame.

Vous êtes là pour atteindre à la sûreté de l'État, tentative d'assassinat du président." Et je l'ai regardé d'une telle façon qu'elle a répondu en disant "Mais vous savez, je suis quelqu'un de très compétente hein. C'est pour ça qu'on m'a nommé procureur général.

Et là, je me suis dit là, je suis en dans de bonnes mains, là ça va bien se passer." Ouais. Donc c'était voilà et ça a été le sketch après tout le long.

Vous aviez vous avez eu est-ce que vous avez eu accès quand même à certains droits élémentaires de vous défendre ? Bah oui, on a eu un avocat mais l'affaire était jouée d'avance. On savait que c'était c'était l'idée était pipée.

On a eu des messages du président qui sont venus pendant le procès en disant rassurez-vous et autres. Mais c'était joué d'avance. En fait, il faut vraiment bien comprendre que c'est pas Radzoel he c'est pas le président Malgache qui a qui a qui a lancé le truc.

Lui, il s'est retrouvé un petit peu prisonnier entre guillemets, sauf qu'il était pas en prison. euh de ce jeu-là. Euh donc on a eu Oui, on a eu des avocats.

Oui, les avocats ont pu venir mais par contre dans les avant le procès on a eu aucune visite, c'était interdit. Euh mais les avocats ont pu venir. Ouais.

Mais le truc qui a été absolument scandaleux, c'est que je n'ai jamais eu accès ni à mes en ordinateur ni à mon iPhone où j'avais tous les business plans. Donc ils me l'ont donné au procès quasiment je suis resté 7h à la barre pour me défendre. Ils m'ont passé l'iPhone croyant qu'ils allaient me déstabiliser, que j'arriverai pas à retrouver mes documents.

Donc j'ai retrouvé rapidement mes documents et je dis "Regardez, ça c'est des business plan." Parce qu' en fait, ils accusaient de Sara First, la boîte qu'on avait monté d'être un espèce de faet permettant de de monter un coup d'état, enfin n'importe quoi. Donc j'aurais prouvé qu'il y avait des business plans et pendant 7 heure, j'ai démonté tous les arguments.

Mais ça servit à rien. Le le dossier est vide. C'était une on m'a mis on a récupéré une de mes clés USB et ils sont tellement malins que dans le procès il projetaient en fait la la date du document qui correspondait à deux ou tr jours après mon arrestation.

Voilà donc la pensée magique, j'ai transféré un document rien qu'avec la puissance de mon cerveau sur une clé USB. Donc c'était ils sont même pas si vous voulez ils sont même pas embarrassés de monter un dossier solide. C'était euh vide.

Vous parvenez à être transféré en France. Ça c'était l'un des une demandes justement de votre fille Constance qui était venue sur le plateau de point de vue. Mais là vous n'êtes pas libéré.

Non non. Alors que les pénitentiaires qui m'accompagnent me disent "Bon, vous nous". D'abord, ils mettent pas les menottes, ce qui est plutôt rare vraiment dans un transfer et ils me disent "Bon, vous nous ferez une photo quand vous serez sur le paion deée avec le président." Bon, moi je pensais vraiment être libéré hein.

Quand j'ai vu la procureur à la Réunion, elle m'a signifié le transferment et voilà. Et quand j'ai vu quand je suis arrivé à la santé, on m'a fait comprendre rester un petit peu au chaud. Enfin, dans l'esprit de tout le monde, c'était je restais un peu au chaud histoire de dire qu'il y avait une peine qui était quand même un quand on fait un transformement, on accepte la peine.

Donc je pouvais pas être libéré dans la foulée. Ça c'était pas possible. En revanche, que je fasse un ou deux mois de prison puis après être libéré grâce à l'aménagement de peine, oui, c'est ce à quoi je m'attendais.

Et j'ai vu que ça se reculait et que le parquet a employé absolument tous les moyens pour que je pour pas que je sorte. Ça, j'en ai. Ils ont eu non seulement ils n'ont utilisé aucune occasion pour pouvoir me sortir, mais ils ont utilisé toute la jurisprudence et toute la toute toute tout le droit pour faire en sorte que je sorte pas.

Et pourquoi est-ce que vous avez compris pourquoi vous vous n'avez pas été libéré ou pourquoi vous n'avez pas pu bénéficier de cet aménagement de peine ou même pourquoi vous n'avez pas été gracié ? Alors euh juste deux points. D'abord le transfermant, le président Macron a œuvré.

Le président Macron a œuvré aussi pour la grâce. Ça c'est un fait réel. Il est vraiment personnellement intervenu et ça je l'en remercie.

Le président Sarkozi aussi c'est vraiment impliqué de façon très chaleureuse. Euh mais après pourquoi pourquoi j'ai pas été j'ai pas été libéré alors j'arrivais en France après avoir fait un ou de mois ce qui se fait habituellement hein pour des gens qui ont vraiment fait quelque chose en plus. Et bien écoutez je sais pas j'ai quelques petites idées mais je sais pas pour l'instant.

Euh mais il y a eu mais c'était des raisons puissantes quand même. Ça devait être des raisons puissantes. Vous pensez que vous avez été sacrifié aux relations entre Madagascar et Paris par exemple ?

Ça peut c'est une hypothèse possible ou euh faciliter le transfer de Paul Maillot. C'est c'est possible aussi. Était votre euh Ouais. qui était le le compare celui qui était euh qui pouvait accéder la primature.

Il y a plusieurs hypothèses possibles. Peut-être c'est un faisceau de cause euh mais ça me paraît pas assez puissant pour l'expliquer. On verra.

Un homme vous a beaucoup soutenu au cours de cette épreuve, vous l'avez dit, c'est Nicolas Sarkozi. Oui. Oui.

Et il l'a fait de façon vraiment désintéressée parce que moi je suis pas encarté, je représente pas un enjeu politique particulier au lieu du fait que ouais je suis en prison. Euh, il a d'abord soutenu ma famille, il a reçu mes enfants, il a été un véritable pat familias et il l'a fait de façon désintéressée mais je suis pas son seul cas, il s'est occupé de de un certain nombre d'otages français sans sans forcément d'ailleurs assez sans le médiatiser. Donc il a été euh il a une présence extrêmement réconfortante.

Grâce au lien qu'il avait avec le président Radzoel, bah il a pu servir de faciliter les choses parce que les deux présidents, Macron et Radzoel avaient été en leur rapport était extrêmement tendu. Donc il a vraiment aidé au transfer. Ça c'est sûr.

Alors donc il y a cet aspect, il a aidé le transfer et il a été un vrai réconfort pour ma famille. Ça c'est important et j'en suis extrêmement reconnaissant. Vous l'avez rencontré ?

Oui oui. Après ça j'étais même surpris parce que moi il sortait il venait juste d'être libéré de la santé. Moi j'aurais Donc là vous l'avez rencontré récemment juste après sa libération.

Oui oui 3 jours après ou il nous a reçu Rudy Rinil de façon extrêmement chaleureuse. Moi je moi je le connaissais pas Nicolas Sarkozi au-delà de des plateaux télé. Donc, j'ai rencontré quelqu'un d'avoir extrêmement serein, un peu fatigué, on le serait à moins, euh très déterminé et en même temps chaleureux.

Très très chaleureux. Enfin, c'est c'est voilà, j'avais l'impression de le connaître depuis depuis longtemps. Vous avez échangé sur vos détentions ?

J'ai échangé avec son conseiller pendant qu'il était à la santé pour prendre de ses nouvelles régulièrement. Et enfin, moi de toute façon, c'est un le président Sarkozi, c'est un soldat. Vous le mettez dans la difficulté, il se renforce.

Voilà. Mais je pense que la ce petit passage à la à la santé a été une une faute politique si quelqu'un voulait l'écarter politiquement. Euh est-ce que les récents événements euh et le renversement du président Razoel euh vous ont ouvert les portes de la prison ?

A priori ? Oui. Alors oui, mais ça aurait pu me les fermer encore un peu de enfin ça aurait pu les laisser fermer un peu de temps.

En fait le président Macron avait négocié avec son avec son son équipe eu une grâce avec le président Razzoel. Elle devait intervenir en fait à la sortie de l'été. Ça avait été désére à la sortie de l'été pour pas qu'il ait concomitance entre le voyage du président et une grâce.

Voilà. Donc quand j'ai vu arriver à la fin de l'été, je me suis dit bon c'est bon là on est proche parce que je savais de sources sûr que ça allait se faire. les les gens qui me l'avaient dit euh étaient sont absolument fiables.

Or, j'ai vu le début de coup d'état que j'ai suivi de près et là je me suis dit c'est bon là je vais je suis parti pour de tr mois de plus bah le temps que le nouveau pouvoir soit reconnu que ça d et autres. Donc euh et donc à ma surprise il était on était dimanche il devait 22h30 j'entends un interphone "Monsieur préparez vos affaires, vous êtes libéré." Donc je me rapproche, je lu demande de répéter, je dis "C'est une blague ?" Il dit non, c'est pas du tout une blague, vous devez partir avant minuit.

Donc je me suis retrouvé libéré. Donc en fait le président Macron a dealé euh la grâce avec le président Roël au pied de l'avion. C'est ce que ce que je sais de source sûre.

Et ensuite il a été évacué par les phasil et les forces de l'océan Indien. Euh puis il est reparti après il est parti vers Dubaï. Voilà.

Euh un certain nombre de personnes qui ont contribué à vous accuser se retrouvent aujourd'hui euh poursuivi. Vous allez porter plainte contre elle. Euh je vais regarder les suites judiciaires.

Alors moi je continue à croire la justice mais avec un grand J. J'ai vu à quel point la justice peut dévoyer utiliser et c'est on salie la démocratie quand il y a plus de justice, il y a plus de démocratie. Donc on s'est attaqué quelque chose de de très puissant.

Est-ce que je vais porter plainte ? Je ferai en sorte que d'obtenir justice, ça c'est sûr et certain. Et ça a commencé.

Euh vous êtes libre depuis à peine plus d'un d'un mois. Euh comment on vit ces premières heures de liberté ? Bah il y a une phase d'exaltation.

D'abord vous retrouvez votre famille, vos amis. Vous êtes bombardé de messages d'appel hein euh non de joie de joie. Vous retrouvez la nature aussi.

Moi ça me manquait de pas voir des arbres, de pas marcher. Vous retrouvez ceux que vous aimez. Euh ça ouvre plein de projets.

Quels sont vos projets aujourd'hui ? Bah j'en ai sur le plan professionnel, c'est bah ça va être c'est de faire du conseil en terme de leadership parce que j'ai j'ai écrit un livre en détention, faut que je sorte d'ailleurs sur les 150 mots autour du leadership. Voilà.

à partir de 150 mots, vous enf vous essayez de comprendre ce qu'est le leadership et vous viendrez nous le présenter. Avec plaisir. Merci beaucoup Philippe François d'être venu témoigner sur le plateau de points de vue.

On se retrouve demain même heure même endroit.