LES SECRETS DU VATICAN : CARDINAL BUSTILLO RACONTE CE QU'IL A VU DE PLUS FOU DANS L'ÉGLISE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour tout le monde et bienvenue sur leségendes. Aujourd'hui, notre invité c'est le cardinal Bustill. C'est devenir prêtre à 26 ans.
Vous avez été cardinal à 54 ans. Vous avez tout fait jeune. J'ai senti que le Seigneur m'appelait.
Est-ce que vous croyez au karma ? Je me rappelle une dame qui m'avait dit voilà je fais du bien, je vais à la messe, je fais plein de bonnes choses et le Seigneur m'a envoyé un cancer, il m'a puni. Dieu ne s'amuse pas avec nous.
Si on est atâé, est-ce qu'on peut avoir une place au paradis quand même ? Dieu Dieu, je pense qu'il va pas regarder le passeport en disant "Toi, tu es allé à la messe ? C'est ça.
Tu as fait là. Bonjour tout le monde et bienvenue sur légende. Aujourd'hui, notre invité c'est le cardinal de Corse, le cardinal Bustillot.
Cardinal, c'est le dernier niveau juste en dessous en fait du du pape. Il va nous expliquer comment il est devenu cardinal à 54 ans. Le pape l'a nommé, l'a créé cardinal.
C'est comme ça qu'on dit, va nous raconter son parcours, pourquoi il il est rentré dans ce parcours et cette vie religieuse, comment il a découvert ça, nous raconter aussi ce qu'il a vécu de plus beau et de plus incroyable dans sa vie. En tout cas, merci d'être de plus en plus nombreux à nous suivre. On vous met trois émissions par semaine au documentaire.
On essaie d'en mettre une tous les mercredis, vendredi et dimanche. Je vous dis, on essae parce que parfois c'est une interview et parfois c'est les documentaires aussi qu'on vous met et en podcast audio sur Spotify 10, Apple Podcast et Amazon Podcast. Euh, mettez-nous 5 étoiles si vous voulez bien sur la plateforme de podcast audio.
On est premier podcast de France au jour du tournage. Merci beaucoup pour tout ça. Merci d'être de plus en plus nombreux chaque semaine.
Vous êtes quasiment 200000 à vous être abonnés ce mois-ci euh sur notre chaîne YouTube. Donc merci d'être là euh si nombreux. Hésitez pas à commenter l'émission aussi.
À la fin de chaque émission, moi je regarde euh ce que vous en avez pensé, votre avis et cetera. Et sachez que si vous voulez faire un cadeau, on a ouvert, vous étiez nombreux à nous demander lorsqu'on avait les meugs sur le plateau, on a fait le shop de légende. Donc si vous voulez les chercher, c'est directement shop. légende-groupe.fr.
On a mis des tasses, on a mis les mug de l'émission, mais on a mis aussi d'autres produits, les suites et cetera. Donc si vous allez chercher et représenter les gens, il y a même les autocollants, vous êtes nombreux parfois à me croiser. Et je vous avais dit dans une émission, vous pouvez se faire le signe L, alors pas ici, ça fait voilà.
Mais si vous faites un petit L, comme ça, on se reconnaît entre nous, il y a les autocollants, vous pouvez coller sur votre voiture aussi sur le shop. Donc merci d'être là de plus en plus nombreux. C'est un plaisir d'être avec vous.
Et c'est parti avec le cardinal Bustillio sur les gens. On y va. Je suis le cardinal François Bustillot avec des Corses et euh je vais passer un bon moment avec vous.
Je vous raconter mon histoire, mon parcours de cardinal. Et ben voilà, bienvenue. Merci à vous de venir jusqu'à nous.
Vous êtes évêque, vous êtes cardinal, évêque cardinal de Corse. Vous habitez à Ajaxo, c'est ça ? L'évêché est à Jacio.
Après, j'ai fait le tour de Corse parce que l'évêque de Corse, il fait le tour de toute la Corse. Il doit visiter, rencontrer tous les tous les corses dans leur ville, le village. Donc c'est une vie passionnante.
On dit boostillo, c'est ça ? Oui. Euh à l'Espagnol, vous êtes le premier évêque étranger espagnol à être nommé en France.
J'ai noté le pape François vous a créé Cardinal de Corse en 2023. C'est comme ça qu'on dit. Vous avez été décoré de la Légion d'honneur.
Alors, vous la portez pas tous les jours sur votre sur votre habit. Vous avez 27000 aujourd'hui. J'ai vu c'est des dizaines de milliers de de de followers sur Instagram.
Vous êtes très présents médiatiquement. H euh et c'est vous qui avez fait venir le pape si je dis pas de bêtises François 1er vous l'avez fait venir à l'époque c'est vous qui avez organisé sa venue. Oui, c'était un moment extrêmement important pour la vie des Corse et pour l'église de Corse.
Vous imaginez un pape avec l'autorité universelle qu'il a, il est venu nous visiter en Corse. Bon maintenant on est à côté, on est à 350 km de Rome, donc c'est pas loin. Mais on a vécu un moment où le pape était à l'aise.
C'était moment festif et moment de famille. Un moment simple et les corn un souvenir magnifique. Et moi personnellement, le fait d'accompagner le pape chez moi dans mon territoire, c'est un moment extrêmement émouvant et magnifique.
On va on va parler de ça. On va je vais vous poser des questions philosophiques si vous voulez bien. Vous m'avez dit vous pouvez poser toutes les questions que vous voulez.
Je vous poser des questions sur la vie après la mort, votre vision de l'amour, des des questions un peu plus philosophiques. L'Évangile dit demandez vous recevrez. Alors, si j'arrive à répondre, je vais le faire avec plaisir.
Vous voyez, vous avez déjà vu une émission de de ce qu'on fait ici sur les gendes ? Oui. Vous voyez un peu le ton ?
Euh, comment on doit vous appeler d'ailleurs quand on est cardinal ? Est-ce qu'on vous appelle monsieur ? Est-ce qu'on vous appelle François ?
Qui a votre prénom ? Oh, les les titres utilisés en France par rapport au titre des cardinals, c'est ou monsieur le cardinal ou éminence. Après, je suis souple, on m'appelle, j'ai beaucoup de beaucoup de titres, on m'appelle de tout, on appelle Monseigneur, on m'appelle François, on m'appelle Frère.
Voilà, donc l'important c'est ce qu'il y ait que tout le le respect aussi à la personne et au-delà du titre. Vous êtes le plus haut grade en dessous du pape pour ceux qui connaissent pas bien la religion chrétienne ou comment ça ça fonctionne, il y a le pape et juste en dessous, il y a les cardinaux. Euh, c'est vous qui choisissez d'ailleurs le nouveau pape ?
Plusieurs dans le conclave, le pape des cardinaux. Alors les cardinaux, ils sont nommés par le pape, il nomm il veut et quand il veut. On postule le pape pour être cardinal.
C'est le pape qui décide. Et quand on est cardinal, effectivement, on est les conseillers du pape. Et nous avons nous sommes tous papabiles et faiseurs de pape.
Nous avons c'était double responsabilité. Il n'y a pas longtemps, on a vécu le conclave, on en parlera. Mais quand on est cardinal, on a un regard sur l'église universelle.
L'église catholique, c'est 1 milliard 400 millions de personnes. C'est une grande famille. Donc les cardinaux veillent sur le pape pour le conseiller et veille aussi sur l'ensemble de l'église catholique en essayant d'apporter des éléments positifs et constructifs pour les biens de la famille.
C'est quoi papa B ? Ça veut dire on est tous papa B ce qu'on peut être élu pape quand on participe au conclave. On était 133.
Le conclave, c'est l'élection du pape. C'est l'élection du pape. On peut être élu pape.
Après, évidemment euh on est tous euh papabil euh de l'expérience de chacun et ce que l'esprit veut pour son église. Pas une question de tactique politique ou stratégie, c'est une question aussi de responsabilité. C'est une question aussi de de spiritualité.
On n'est pas dans la politique de base. On est même si on est humain, donc on est capable de parler, de dialoguer, d'échanger, mais on vise le bien des fidèles et le bien de l'église. Euh juste avant de commencer, pour ceux qui nous écoutent, si vous nous écoutez en podcast audio, euh vous êtes très nombreux.
Merci d'ailleurs de faire de légendes le premier podcast de France sur Spotify, dieser Apple Podcast, Amazon Podcast. Vous êtes très nombreux chaque semaine. Merci beaucoup à vous.
Si vous nous écoutez, est-ce que vous pouvez nous dire quand vous êtes habillé ? Enfin, comment s'appelle votre Alors, je porte un habit franciscain. Je suis francisquin, donc Saint-François, il a fondé et les Franciscains au 13e siècle.
Donc, nous sommes des fils du Moyen-Âge. On est plus de 8 siècles de d'histoire. Et on porte un habit, voilà, une habit gris, c'est la couleur cendre.
Et c'est une structure simple avec un capuchon et avec une corde parce que la corde alors dans l'histoire du Moyen-Âge euh ceux qui avaient du pouvoir, il portaient une ceinture et dans la ceinture on portait l'épée et l'argent. Donc c'est un signe de pouvoir. Ce français a voulu qu'il y ait une corde.
La corde on peut rien porter, on pas porter une épée ni rien du tout. Et on a trois nœuds. C'est les trois vœux qu'on prononce quand on choisit la vie consacrée.
Pauvreté, chasteté, obéissance. On donne sa vie à Dieu, on donne son temps, ses capacités et tout au Seigneur. C'est votre style de tous les jours, on en parlera tout à l'heure, mais vous vous habillez comme ça, je vais dire le dimanche.
Le dimanche, il y a la messe donc tous les jours. Ou oui, après quand il y a des fêtes un peu plus importantes, on met la tenue la tenue plus importante de cardinal ou la son filter ou ou l'habit de cœur mais d'habitude s'habiller comme ça. Votre habit quand vous dites quand il y a des des genres de fêes, c'est l'habitù vous êtes rouge en rouge.
Voilà, c'est ça. Qui a un rapport avec la couleur du sang, je crois. Bien sûr et à l'origine quand même de la couleur, ce n'est pas le on cherche pas la discrétion ou on cherche pas non plus la le de à plaire, même si dans la à l'époque des des phéniciens, il y a la couleur rouge était la couleur la plus élégante.
Alors la couleur rouge dans le cas des cardinaux et dans l'histoire des cardinaux, elle est liée au sang et au don de la vie. Euh quand on est cardinal et on donne la vie. C'est la couleur aussi de l'amour, le rouge, l'amour, le martyre, la vie, on donne tout.
On n'est pas là pour prendre la vie, pour profiter de la vie, mais pour donner la vie en donnant ce que nous sommes selon nos capacités et nos talents. Pendant le conclave, justement, vous êtes tous en rouge, on a vu le film. Vous avez vu le film ?
D'ailleurs, on en parlera après, mais vous je vais le voir. Je l'ai pas vu encore. Vous l'avez pas vu encore ?
Pas encore. Quel est le rôle d'un cardinal ? Bon, si on a aucune notion puis on va parler des choses un peu plus philosophiques, mais c'est important de comprendre le contexte.
Cardinal, comme vous l'avez dit, euh fait partie du collège le plus proche du pape. Donc, on a euh le devoir, la mission de conseiller le pape. Ce conseil, on le donne d'une manière très simple, hein.
On a pas tous les jours, tous les 15 jours pour dire au pap, je te conseille de faire ça de non. On fait partie de ce qu'on appelle les dicast de la curie romaine. C'est un peu comme les ministères, ministère de l'intérieur, ministère de de finances.
Voilà, à Rome au Vatican, il y a des 10 casters, une vingtaine. Et donc les cardinaux ont fait partie de ces dicaster et donc chacun dans son domaine conseille le dicast. Donc c'est un organisme de fonctionnement et de gouvernance et c'est notre manière concrète de conseiller le pape.
Après évidemment on a on a le devoir, c'est la mission de des cardinaux de conseiller le pape mais aussi de donner la vie à un pape. Voilà pendant le conclave, on a fait ça, hein. C'est-à-dire on était enfermé dans la chapelle sextine.
Et lieu absolument magnifique, unique. Vous voyez, vous imaginez entre le le la création du monde, Michelange et le jugement dernier. nous au milieu en train d'écrire une page de l'histoire de l'église.
Nous 133 mais avec plus d'un milliard de personnes qui étaient dehors, la fumée et qui attendaient la fumée blanche. Donc c'était moment quand même de responsabilité, c'est moment assez unique où là on n' pas joué le pouvoir ou du pouvoir avec les uns et les autres, mais on a être responsable à penser à tous ceux qui attendent un bon pape à l'extérieur dans la place Saint-Pierre. Est-ce qu'on est obligé que le pape vous appelle ?
C'est le pape qui qui vous choisit. Est-ce qu'on est obligé d'accepter ? Parce qu'il y a des gens qui disent "Non, mais je ne me sens pas." Ou est-ce que en général quand on est évêque et qu'on dit tiens tu tu vas devenir cardinal, est-ce que on peut pas dire non ou pas ?
Alors quand on est évêque, on nous propose et on peut accepter ou refuser mais toujours en conscience. Quand on est cardinal et quand j'étais nommé cardinal, c'est la surprise. Je ne savais rien.
L'entourage ne savait rien. Le pape François, il est sorti à la fenêtre du Vatican, il a prié l'Angelus et après il a dit "J'ai décidé de de nommer des cardinaux." Et lors d'un contoire, il a sorti la liste.
Donc nous n'étions pas préparés. Moi, j'étais pas prê. Vous l'avez appris comme ça ?
Il y a plein de gens qui l'ont su avant moi. J'étais pas au courant et beaucoup de gens n'étaient pas au courant. Il y a que le pape qui sort dit sa liste sort sa liste et nous faisons partie euh de cette de cette famille.
Donc il y a un effet surprise et donc il est difficile de dire au pape mais non je suis pas digne parce que parce que c'est c'est fait. Donc il m'a pas consulté, il m'a pas dit tiens je pensais à toi pour être annoncé et alors je lui dis peut-être écoutez il y en a d'autres qui sont plus qui ont plus d'expérience voilà mais on n' pas la possibilité de dialoguer dans sa liberté et sa responsabilité il sort au balcon il dit voilà voilà voilà mes cardinaux à quoi ça ressemble une journée type d'un cardinal alors j'ai des journées très euh très variées quand on est en Corse Il y a beaucoup de mobilités. Si vous connaissez la Corse comme il y a beaucoup de la topographie n'est pas évidente.
Elle est magnifique mais elle est pas évidente. Donc on passe beaucoup de temps en voiture donc j'ai pas des journées types. Donc ce que je fais toujours, c'est la prière le matin, la prière le soir, après la messe euh si je n'ai pas de célébration à l'extérieur à vécher.
Autrement souvent, très souvent je célèbre des messes un peu à droite à gauche dans les villes, paroisses, un peu partout en en Corse. Donc je n'ai pas une journée type. Alors j'ai des moments où je vais recevoir des personnes dans mon bureau pour ou des prêtres ou des diacres ou des laïques, des personnes qui veulent me voir et avec lesquels on peut parler.
Mais et souvent je suis en déplacement pour rencontrer les communautés. Moi je pense que la la mission de Névêque c'est de rencontrer les personnes et on rencontre les personnes sur le terrain. Si je veux avoir de l'autorité auprès des miens, je dois d'abord les écouter et après les connaître.
Une fois que je j'écoute et je connais, je peux leur dire ou leur donner mes conseils en fonction de de mes responsabilités. Vous faites les les confessions, tout ça, vous vous écoutez à votre niveau, est-ce qu'on fait baptême tout ça ou vous êtes plus à ce niveau-là ? Non non, pas trop.
Non non, je Alors, quand on est curé, on fait des baptêmes, on fait des mariages, on fait des enterrements, on confesse. Quand on est évêque ou cardinal, on a on a moins le temps. C'est un peu plus délicat et de par mon timing et mon agenda.
Donc d'habitude avant, j'aime bien j'aime bien beaucoup faire des baptêmes, des mariages, des des funérailes sont des moments importants dans la vie d'un homme. Les moments bioexistentiel de la naissance jusqu'à la mort, l'église elle est présente et nous on peut avoir des paroles qui sont justes belles. Mais voilà donc j'ai il est difficile de le faire.
Vous êtes né en en Espagne à Pomplune le 23 novembre 68. Papa militaire, votre maman mère au foyer à l'époque. Est-ce que vous vous grandissez dans dans la religion ?
Vous allez la découvrir par vous-même. Comment est-ce que vous rentrez dedans ? Alors, je fais partie d'une famille catholique, des catholiques pratiquants.
Dans ma famille, il y a pas mal de euh chez mes oncles et autres, pas mal de gens qui sont dans le dans la vie religieuse, des tantes religieuses, des oncles prêtres, des cousins religieux. Donc on a baigné dans un milieu catholique. Donc la religion finalement n'est pas une réalité étrangère à ma vie et je suis tombé dans la marmite j'étais tout petit.
Donc j'ai vécu avec ma famille et ma famille elle était toujours respectueuse aussi de de la vie des autres. On a la messe tous les dimanches et moi j'étais même enfant des cœurs quand j'étais petit. Et donc le fait qu'après un peu plus tard je sois rentré au séminaire finalement c'était une un mouvement assez naturel et linéaire.
Ça s'est fait assez naturellement. Oui. Bon j'ai pas vécu une conversion à la Saint-Paul.
Vous voyez quand il y a des gens qui sont dans le monde qui font qui ont une vie pas très catholique et d'un seul coup il tombe du cheval. Conversion ça y est Dieu. C'est formidable.
Voilà, j'ai une conversion, je dois encore me converti hein, j'ai une une vocation qui est très linéaire et ça fait d'une manière très simple et d'une manière très graduelle. Donc il y a pas eu de des changements radicaux et dans ma vie. C'est pas certains disent "J'étais appelé par Dieu, j'ai rencontré vous avez pas eu ça vous il y a pas eu un jour où vous êtes dit tiens je sais pourquoi je vais là-bas ?" Je senti que le Seigneur m'a appelé mais d'une manière quand même très graduelle.
Voilà, j'ai senti que là où j'étais dans l'église euh avec ma famille, après au séminaire, j'étais bien. C'est un critère OK, il est pas très mystique mais j'étais bien. Donc je me trouvais bien.
Alors quand on est bien quelque part, c'est déjà un signe. Après évidemment, on ne peut pas rester à un niveau affectif. Il faut aller plus loin.
Il faut découvrir si c'est vraiment ta vocation. Parce que si c'est ta invocation, tu seras un homme heureux. Si ce n'est pas ta vocation, tu seras un homme malheureux et tu rendras les autres malheureux.
C'est pour ça qu'on prend le temps. On a beaucoup de temps avant d'être ça prend du temps parce que parce qu'il faut vérifier le sens et l'appel. C'est combien de temps d'ailleurs entre le moment où vous allez faire vos je peux les termes exag je pas dire de bêtises mais vous allez vous engager une première fois puis après vous avez un temps de réflexion.
Je crois on avait reçu sœur Albertine à l'époque il y a quelques temps était très gentil d'ailleurs dans l'émission et nous avait expliqué ça qu'il y avait un un temps mais je sais plus combien de temps c'était il y a d'abord le novicia en tout cas pour vous le novicia c'est une année de découverte de la famille c'est l'année de l'épreuve comme dit Saint-François ensuite je fais 5 ans d'étude en Italie et donc on étudie la philosophie et la théologie et après je continuais ma formation à Toulouse en tout avant la professionnel je J'ai mis 5 ans et 2 ans de plus pour l'ordination sacerdotale. Donc c'est en vous allez rejoindre le séminaire à 10 ans pour être précis. Vous allez faire au Pays-Basque à l'époque un séminaire c'est c'est une école en gros qui forme des adolescents.
C'est ça. Voilà. Dans le passé, le petit séminaire, c'était le lieu, c'est un peu comme une école privée où les jeunes garçons étaient orientés vers le sacerdoce ou la vie la vie religieuse.
À mon époque, bon c'était toujours ça s'appelait séminaire mais c'était un peu comme une école privée et moi j'ai fait toute ma formation académique là jusqu'au bac en fait. Et après donc très jeune à 17 à 10 ans, tu peux pas décider de ta vie. tu es un côté affectif, tu es bien, c'est sympa mais sans plus.
Après à l'âge de 17 ans, donc quand j'ai passé le bac, là quand même ce moment où tu as plus de clarté dans ta conscience et dans ton intelligence. Donc c'est là que je me suis dit peut-être qu'il faut que je suis bien là. J'ai toujours une un désir de faire du bien de de me donner aux autres.
Et donc à la fin, je me suis dit bon, il faut que je continue après beaucoup de liberté. C'est ta voix, c'est ta vie. C'est formidable.
C'est pas ta voix, c'est pas ta vie. Ils vont mieux arrêter quand il le faut. C'est à 23 ans après, vous allez arriver chez Francisquin.
Donc là, on voit votre tenue. Donc vous avez pas changé en vrai depuis donc vos 23 ans. Vous êtes resté dans le même courant parce qu'il y a plusieurs courants.
Nous avve expliqué sur Albertine à l'époque. Vous la connaissez d'ailleurs je d'elle mais vous voyez connais bien qui c'est. C'est quoi la particularité des Francisquins par ?
Alors les francisquins sont nés au 13e siècle fondé par Saint-François. Saint-François n'avait pas l'intention de créer un ordre religieux. Il voulait il s'était converti, il voulait donner sa vie à Dieu mais il a mis l'accent sur une vie de pénitence c'estàd de conversion.
Et il a voulu vivre et mettre en valeur la dimension de la fraternité. Donc pas simplement être sous le même étoit, mais viser si j'ose dire la qualité relationnelle, la fraternité. La fraternité n'est pas évidente.
La fraterie est naturelle, la fraternité exigeante. Et voilà. Donc c'est pas évident vivre en communauté en gros plus que dans vivre en communauté.
Et après donc on a la vie communautaire donc tous les frères on prie le matin, le midi et le soir toujours ensemble. Il y a la messe, il y a la mission aussi. Et donc euh Saint-François a voulu créer une fraternité vivant dans la pauvreté, c'estàd l'essentiel.
Et comme mission, il y avait au tout début de l'histoire de Saint-François, il y avait une mission morale, c'est il prêchait la paix et la réconciliation à ne pas oublier parce que soit on dit aujourd'hui l'église a des problèmes, c'est compliqué, c'est difficile. Mais quand on prend le Moyen-Âge, cit compliqué. Dans l'église, il y avait des tensions entre le haut clergé, le bas clergé.
Il y avait des tensions entre les villes et il y avait beaucoup de guerres, beaucoup de violences. Et finalement, Saint-François décide de prêcher à beaucoup simplicité la paix et la réconciliation entre les hommes. Et moi personnellement, le côté fraternité, le côté aussi prêcher la paix, ça m'a toujours séduit.
Est-ce que vous avez déjà douté de votre foi ? Le doute est humain. Le doute nous permet d'avancer et d'évoluer.
Une chose, c'est passer par le doute ou traverser le doute. Une autre chose, c'est s'installer dans le doute. Si on s'installe dans le doute, on s'installe si dire dans l'instabilité et all on avance plus.
Par contre, traverser les doutes, se poser des questions, les vraies questions, je pense que c'est tout à fait normal. Euh cela nous stimule à chercher, à trouver et aller plus loin. Vous devenir prêtre.
Donc le le à 26 ans, vous avez tout fait jeune. Vous avez été cardinal à 54 ans, je crois. Non, c'est ça.
Donc c'est le 10 septembre 94, 26 ans, vous devenez prête. La majorité des prêtres, j'ai regardé, c'est entre 30 et 40, c'est ça à peu près. Comment ça se fait que vous arrivez plus jeune que les autres à chaque fois ?
Parce que j'étais au petit séminaire. Donc, j'ai eu ce parcours comme je vous disais très linéaire. Donc, euh 10 ans, tu rentres, 17 ans le bac, tout de suite après tu fais la formation euh philosophique et théologique.
Donc c'était une continuité euh simple. Il y en a d'autres qui ont une vie euh qui font des études qui ont une vie professionnelle et après il décident de rentrer au séminaire. Dans mon cas, c'était de que j'étais tout petit.
Aujourd'hui, vous êtes cardinal, donc vous faites plus les mêmes choses. Vous disez, votre emploi du temps vous permet plus, mais quand vous étiez prête, vous avez fait du coup des confessions, vous avez écouté les gens se confessé. Euh est-ce que parfois c'est c'est c'est difficile ?
Vous entendez des choses euh compliquées, vous savez pas quoi, comment aider et cetera ? Est-ce que Alors, quand on est très jeune, on a la passion, on a le désir et on a la connaissance, si je dit académique. On a étudié la morale, on a étudié la psychologie.
OK. On connaît, c'est du domaine de la connaissance. Après ce qui est différent c'est quand tu as la personne en face là on te cette personne te demande pas une théorie, une définition, c'est la pratique pratique quoi.
Formule là, tu dois viser ce qui est bon et bien pour la personne. Souvent quand on se confesse, on va te dire peut-être les lenteurs, les lourdeurs de la vie. Parce que le propre de la confession, c'est de verbaliser.
C'est-à-dire on sort quelque chose qu'on a fait de mal, mais on sort aussi ce qu'on fait de bien. La confession, le terme confession est neutre. Souvent, on l'associe au négatif mais on confesse la vie.
Et quand on confesse quelque part, le mal quand on verbalise, le mal sort. Il y a quelque chose d'être thérapeutique de lié à la libération comme un psychologue, ça fait du bien de pas. Voilà.
Donc tu dis voilà euh mais là on est dans le domaine sacramentel donc il y a un sacrement, il y a quelque chose de sacré donc il y a le respect de la personne parce que un confesseur ne doit pas rentrer dans l'intimité de la personne. On n'est pas là pour dominer, pour manipuler ou pour séduire. On respecte le timing de la personne, ce que la personne veut dire.
On fait pas des enquêtes. Si la personne te dit "Est-ce que vous pouvez m'aider ?" Je le fais volontiers.
Mais il n'est pas très sain de de vouloir rentrer dans l'intimité, de chercher. Voilà, on respecte toujours la liberté et la maturité de la personne. Est-ce que vous avez déjà confessé, écouter quelqu'un très longtemps ?
Combien de temps ça dure au maximum ? Je sais pas vous c'est une anecdote sur ce que vous avez pu il y a pas des critères systématiques mais on il y a des personnes qui se confessent en 2 minutes donc ils disent très très rapidement ce qu'il doivent dire et peut-être qu'il y a pas beaucoup de c'est à nous de sentir si la personne veut du conseil ou pas si elle a envie de parler ou pas si c'est le moment ou pas c'est à nous de voir sur le moment donc il y a pas un critère on n'applique pas d'une manière automatique la confession à tout le monde. ce que je peux dire que quand on est bien et quand on écoute les personnes, quand la personne est dans la confiance et quand on parle avec la personne, c'est un moment qui est bon pour la personne même s'il est douloureux parce qu'il va dire des choses qui sont peut-être douloureuses mais c'est édifiant pour le confesseur.
Moi, je peux vous dire quand je regarde mon parcours et je confessais des personnes et quand elles venait se confesser, moi j'étais édifié. Tu dis "Mais quelle maturité, quelle liberté ! Quelle profondeur !
C'est passionnant. Et après donc ce qui est beau aussi pour nous, ce qui est à la fin le but de la confession, ne pas de dire qu'est-ce que tu as fait avec qui ? Comment ?
Pourquoi. Se dire tu fais confiance au Seigneur, tu vas te confesser. Je te donne le pardon par don.
On donne, c'est pas c'est pas moi, c'est le Seigneur qui pardonne et à travers la médiation de l'église. Mais après, c'est la personne qui est libérée. Notre but à nous, ce n'est pas d'écraser la personne.
Qu'est-ce que tu as fait ? Ah bon, tu as fait ça ? Mais c'est horrible.
On dit pas ça. Notre but, c'est de relever la personne, de relancer la vie de la personne. Vous avez déjà vous avez eu 7h de confession en Italieou avec une personne déjà passé 7h d'affilé.
Alors 7h mais pas avec une personne avec plusieurs. Mais 7h avec plusieurs personnes. Mais au tout début quand j'étais jeune prêtre, je me suis dit j'ai jamais confessé, il faut que j'apprenne aussi comment on fait.
Donc je suis allé dans un sanctuaire en Italie et donc je confesséis de le matin et l'après-midi toute la journée. Je peux vous dire que c'est passionnant. Là, on voit l'humanité.
Il y a c'est c'est c'est fatiguant parce que la confession, si tu es attentif à la personne, respectueux de la personne, ça te prend toute l'énergie affective. Là, tu écoutes et tu prends. Si si on dit écoutez, oui, c'est bon.
Qu'est-ce que vous savez faire ? Oui, d'accord. OK, c'est bon.
Hein ? Aller dans la paix du Christ. Si tu es passif, indifférent, ça te fait rien.
Mais si tu vis le sacrément, là tu es touché. Et donc tu il y a une fatigue naturelle parce que tu donnes le meilleur de toi-même. Après, tu dois conseiller.
Et parfois, tu vois une personne qui va te dire un péché et tu sens qu'il y a déjà une tout un travail. tu dois respecter quand même ce travail, c cette parfois c'est des douleurs, ils sont en train de de de trouver les mots, les termes, tu peux pas intervenir d'une manière maladroite. Donc tu laisses la personne s'exprimer et après le but ne se pas s'arrêter sur le péché mais viser le pécheur.
Une personne ne se réduit pas à ce qu'elle a fait de mal. Nous avons tous un potentiel. Nous avons tous des talents et nous devons accoucher le bon et le bien de chacun et relancer ce qui est bon et bien en chacun.
C'est le but de la confession. Remettre debout. Faut pas trouver ce qui est mal chez une personne et l'enfoncer quoi.
Mais déjà le fait de confesser, c'est déjà une manière ascétique de reconnaître qu'on n pas des parfaits et qu'on a des péchés. C'est-à-dire on n'est pas là pour s'autoflageller. C'est pas le but.
Mais se dit comment je peux évoluer dans ma vie, comment je peux changer, comment je prends conscience de ce que je suis, de ce que je vis et comment je peux aller plus loin et devenir meilleur. Non mais on est dans une société aujourd'hui on va dire tiens, lui il a fait ça de mal et puis après on va le le l'enfoncer puis tout le monde va lui tomber dessus sur les réseaux sociaux. Vous en parlez d'ailleurs, pour ça que j'aborde le sujet mais justement voyez la la différence dans la confession, c'est toujours dans le secret non pas pour cacher comme certains ont pu imaginer mais c'est pour respecter la dignité et l'intimité de la personne.
C'est certain liv qui s'appelle réparation. C'est chez aux éditions Fillard la cardinal François Bustillot. Donc une société fracturée peut-elle survivre ?
Vous dites on va aborder les sujets. Je vouis juste aborder un sujet avant avec vous. Le pardon parce que on pardonne, c'est très important dans la religion dans je crois toutes les religions, c'est un sujet le pardon.
Est-ce qu'on peut tout pardonner ? Votre opinion à vous là-dessus ? Je pense qu'on doit tout pardonner parce quand on pardonne, on est libéré.
Mais il faut respecter le timing de chacun. Si quelqu'un me dit "Je un cardinal idiot, je survivrai à ça." C'est pas grave.
Si quelqu'un fait quelque chose de plus grave et touche à ma vie, à ma dignité, là il est plus difficile de pardonner. Or, je suis convaincu que le pardon est important parce qu'il nous libère. Si vous me faites du mal, je pourrais dire "Ne vous inquiétez pas, c'est pas grave, je vous pardonne, ça va, ça va, j'ai oublié, c'est bon.
Ça c'est léger, c'est pas intéressant et c'est pas vrai." Le vrai pardon, c'est quand on est touché, tâché, blessé et tu dis "J'ai souffert, tu m'as fait souffrir mais je te pardonne." Et au moment où je pardonne vraiment, je suis libéré.
Sinon, à chaque fois que je vous vois dans la rue ou ailleurs, on va me renvoyer le mal que vous m'avez fait. Et donc à la fin, je ne suis pas libéré quand je pardonne. Voilà.
Donc tant qu'il y a tant qu'il y a pas de pardon, il y a un lien négatif entre nous. Quand on coupe ce lien négatif, on est on est libéré et on trouve la paix. Et c'est le but de la vie, vivre en paix.
C'est quoi la chose la plus difficile que vous ayez pardonné vous ? Bon, j'ai pardonné euh ben vous dites la dans la confession ou moi personnellement non vous c'est important d'avoir l'exemple la preuve par l'exemple moi je pense qu' était moi j'ai beaucoup pardonné et j'ai j'ai eu du mal mais c'est dans la vie relationnelle dans la vie relationnelle j'ai des cas où on a dit des choses qui n'étaient pas vraies et donc quand on est en responsabilité ça fait du mal ça touche quand même à l'être profond ça touche aussi à la dignité, à la vérité, des choses qui n'étaient pas vraies qui ont été diffusées. Donc là, j'ai eu du mal mais euh avec le temps, avec le temps, c'est pour ça que je j'inclus toujours dans le pardon, il faut inclure le temps, prendre le temps et avec le temps, on va loin et avec le temps, on relativise, on dédramatise.
On sort un peu du côté immédiat émotionnel et à la fin on a plus de rationalités et on peut aller plus loin. Je pense que le moi je je vois dans ma vie, j'ai pardonné des situations quand même délicates et difficiles. Après, je sais queon a toute la vie pour continuer à à lutter, à aimer et à pardonner.
Il faut pardonner quelqu'un qui ne demande pas pardon. Moi, je pense qu'il faut il faut toujours pardonner, il faut toujours faire le premier pas. Mais peut-être qu'aujourd'hui, moi je suis prêt et l'autre n'est pas prêt.
Et parfois on entend dire "Oui, voilà, je voulais lui pardonner." et l'autre il a pas voulu et et on s'énerve et alors moi je suis le bon je fais le bon pas et l'autre il n'a pas voulu mais peut-être il n'a pas voulu parce que la personne n'était pas prête c'est pour ça qu'il faut respecter le temps de chacun peut-être que aujourd'hui moi je suis prêt et l'autre n'est pas prêt et peut-être que l'autre il me demande pardon et moi je suis pas prêt. Je besoin de temps mais je sais que par les pardon je vais être libéré.
J'ai j'ai vu de noter aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé. C'est dans la Bible, c'est Jésus qui disait ça. Votre vision de l'amour, j'ai noté.
Est-ce que qu'est-ce que ça veut dire aimer pour vous ? Est-ce que c'est spirituel ? Est-ce que c'est une émotion ?
Est-ce que c'est un choix ? Ben l'amour, c'est le moteur de la vie et c'est le moteur aussi de ma vie. Si on naimait pas dans la vie, on rate la vie.
Mais on a des manières différentes d'aimer. Un couple va s'aimer d'une manière, moi je suis pas marié et je veux des chasteté, je vais aimer d'une autre manière. Mais le but de la vie c'est d'aimer.
On aime, on est heureux. Quand on aime, on pose des gestes de vie. Quand on est violent et on n'aime pas, on pose des gestes de mort.
Donc moi, je prêche l'amour. Alors parfois il il est difficile quand même de parler d'amour parce que alors quand je faisais les mariages, on écoutait des textes, on voyait les personnes qui écoutaiit, c'était formidable. Alors tu parlais de l'amour, on on prenait des textes bibliques absolument magnifiques.
L'amour ne passera jamais. Et tu voyais dans l'assemblée les gens avec les yeux papillons qui disent c'est magnifique. Mais aimer c'est exigeant.
L'amour te demande de donner la vie, non pas de profiter de la vie. Et donc et pour moi et ce que je prêche, ce que j'essaie de vivre au moi aussi pour moi aimer c'est donner mon temps, c'est donner mes capacités de respecter l'autre. ce que je dis souvent au prêtres et comment tu peux aimer c'est un peu ça un peu abstrait quand tu reçois les personnes pour un baptême un mariage un entérment ça veut dire quoi aimer tu vas pas les prendre dans les bras mais aimer dans ce cas-là signifie et en tout cas je je l' so au prêtre et moi je le crois profondément c'est dans la qualité relationnelle dans la qualité d'accueil qualité d'écoute qualité de conseil respect des personnes que tu aimes ces personnesl.
Donc je pense que notre société a besoin de retrouver l'amour. Quand on parle d'amour, on va voir peut-être le côté le côté un peu romantique, un peu sentimental, un peu un peu piss en love. OK.
Mais on a besoin d'aimer parce que l'amour est le sens de notre vie. Les plus grandes réussites viennent d'un amour donné, reçu et les plus grandes blessures viennent aussi d'un amour trahi ou qui nous a touché. Est-ce que Dieu vous a déjà montré son amour ?
Dieu m'a montré sa patience, il m'a montré son amour, il m'a montré sa m'a montré sa présence. Oui. Il y a un moment où j'ai senti euh que le Seigneur me parlait.
Voilà. Je je vous raconte une histoire, une anecdote qui m'avait beaucoup touché. à une époque que j'étais supérieur euh j'avais une responsabilité et parfois quand on a des responsabilités on est avec les personnes et avec les personnes parfois c'est parfois c'est facile parfois c'est pas évident.
J'ai toujours le souvenir de ce moment où j'ai sentais que le Seigneur veillait sur moi. Donc j'étais avec cette personne une situation conflictuelle et donc douloureuse, pas avec quelqu'un de loin, quelqu'un de proche. Donc j'étais j'étais là et je suis parti assise à l'Italie dans la ville de Saint-François et là je suis allé prier au tombeau de Saint-François.
Je suis en train de prier et dans ma tête ça revient. Comment je vais faire ? Voilà, je te présente cette situation douloureuse, pas quoi faire ? comment faire et cetera et donc je suis là dans ma tête, je suis là une religieuse jamais vu dans ma vie jamais vu dans ma vie et j'étais comme ça donc elle me prend par les me dit François on prie pour toi et on te soutient je sais j'ai jamais vu cette sœur mais elle connaissait mon prénom après je me suis renseigné un peu plus tard je me suis dit en ce moment où tu es quelque part tu es quelque part un peu en souffrance, tu te poses des questions, quelqu'un passe dans ta vie, il te dit Dieu est là, Dieu t'a pas abandonné, continue à faire confiance, vis dans l'espérance.
Est-ce que vous avez des signes aussi au quotidien ? Souvent, on cherche des choses, ceux qui croient, ceux qui croient pas, parfois disent tiens, j'ai cru voir quelque chose là, c'est pas possible. Ça peut être qu'un signe.
Moi, je vois beaucoup de signes autour de moi de bienveillance, vous voyez, de générosité, de bonté. Et moi je me dis quand on voit des personnes qui passent dans ta vie, d'abord ils te font confiance. Ensuite, ils posent des gestes de bienveillance, d'amitié, d'amour.
On pourrait dire. Moi, je suis reconnaissant. Je me dis Seigneur merci.
J'ai toujours béni, Seigneur, cette personne parce qu'elle passe dans ma vie. Elle m'apporte la lumière, elle m'apporte l'amour. Et donc c'était personne, même si je la vois 5 minutes, elle passe dans ma vie, elle me fait du bien.
Elle m'encourage à continuer à faire du bien. Oui. Parler à Dieu toujours la prière, c'est ça.
Parfois, on a eu la euh on a vu la prière comme une ensemble de formules dites par cœur et parfois sans cœur. La prè, c'est dire à Dieu ce qu'on a dans le cœur. C'est lui faire confiance.
C'est ma vie qui est présentée au Seigneur. Donc pour moi la prière en fonction de ce que je vis mais tous les matins, tous les midis, tous les soirs, ben je lui dit voilà Seigneur euh je dis n'importe quoi mais de je pars euh dans une paroisse, je vais rencontrer toutes ces personnes pour le Seigneur viens m'éclairer. Donne-moi la lumière, donne-moi la patience, donne-moi la joie, je puisse transmettre le bon et le bien à travers mon comportement, mes paroles, mes attitudes.
Voilà. Donc je demande au Seigneur et à la fin de la journée, c'est le moment de de l'action de grâce où tu dis "Merci Seigneur pour ce que j'ai vécu. Voilà, une telle personne qui est passée.
Elle m'a elle m'a beaucoup aidé, elle m'a voilà." Donc on dit "Seigneur aide-moi mais c'est merci." Il y a les deux éléments qui sont importants.
Donc on doit lui parler à voix haute pour ceux qui se posent des questions. À voix haute où chacun appré sa liberté. Moi, je suis pas très moi je parle toujours d'une manière très très discrète mais c'est toujours avec le dans le silence que que je lui parle que je lui dis, il sait déjà qui je suis, ce que je vis, mais ma manière de lui parler c'est lui dire voilà Seigneur voilà qui je suis, ce que je vis, que je sois fidèle, que je puisse t'aimer toujours et que tu puisses m'aimer et que voilà que ton amour me donne force et joie dans ma vie.
Vous disiez, vous parlez du vœux de chasteté juste avant depuis donc c'est à 26 ans, vous devenez prê vous êtes tenu de faire vœux de chasteté. Il y a trois vœux, vous en parliez tout à l'heure avec les nœuds qu'il y a sur vos cordes. C'est dire vous consacrez votre vie à Dieu, vous vous êtes obligé d'être célibataire à vie.
Voilà. Est-ce que ça c'est pas extrêmement difficile ? C'est difficile.
On pourrait dire que c'est pas naturel selon la nature humaine de tomber amoureux de voilà. Et en même temps, tout le monde n'est pas appelé à devenir prêtre ou religieux. C'est un appel assez particulier.
C'est pour ça que dans notre formation, il y a beaucoup de temps. La dimension du temps est importante. On prend le temps.
On peut pas dire tiens aujourd'hui j'ai une je me sens religieux, je veux donner ma vie à Dieu. Je deviens prêtre. Ce n'est pas sous le coût de l'émotion.
Encore une fois, il faut du temps, il faut le vérifier aussi avec les autres et il faut prendre le temps. Comme je vous disais tout à l'heure, c'est entre 5 et 7 ans. Ça prend du temps parce que comme je vous disais, si on est frustré, si on est malheureux, on va pas être rayonnant.
Et donc, je pense que le but de notre vie, je dis pas qu'il faut être rayonnant, illuminé un peu, voilà. Mais il faut quand même être il faut montrer que notre mission et notre vocation a du sens. qu'on est heureux de rencontrer les gens, de donner notre temps aux personnes et c'est notre manière d'aimer.
La chasteté, elle passe aussi par la la chasteté, c'est pas souvent on l'a vu, on a vu la chasteté comme se retenir et ne pas faire c, ne pas faire là. La chasteté, c'est aimer librement avec un cœur libéré. Donc je rencontre les personnes, pour moi ma manière d'aimer justement ça passe par ce respect et par cette bienveillance que je crois que les personnes méritent et que je dois aussi vivre.
Vous vous êtes déjà tombé amoureux naturellement de de quelqu'un puis après vous êtes forcément allé mais est-ce que ça vous est déjà arrivé ? Pas sérieusement. Il y a quand on est adolescent, quand on est un peu jeune comme il y a des amourettes mais rien de sérieux.
Rien de sérieux. C'était toujours un peu dans la dans la ligne déjà. J'étais dans un cadre quand même assez porteur.
Oui, vous avez fait le petit séminaire. Voilà. Donc non mais ça aurait pu.
Non, je peux pas mais de poser toutes les questions. Alors je je Oui oui tout à fait. C'est c'est J'essaie de poser les questions qu'on se poserait si on a la chance de vous rencontrer dans la rue et qu'on a la chance d'avoir une discussion ensemble naturellement.
Vous allez devenir évêque en mai 2021 je crois. Je sais pas le jour exact, mais vous êtes nommé évêque d'Ajot par le pape François euh à 52 ans à l'époque, vous saviez. Donc vous la prenez vraiment, vous étiez où à l'époque ?
Vous étiez déjà en Corse ou J'étais à Lourde à l'époque et donc j'étais contacté comme on le fait naturellement dans le protocole de l'église. J'étais appelé par le N apostolique. C'est l'ambassadeur du Vatican en France.
Donc il m'a appelé et donc il m'a dit voilà le pape vous nomme avec de de corse à Jaction et donc voilà donc là aussi le nom appelle ce qu'il y a quelque chose et après euh on se pose des questions là il n'y a pas de doute au sens existentiel du terme ou philosophique du terme on se pose des questions et on se dit est-ce que je suis la personne juste est-ce que c'est ma vocation je dois quitter la communauté Je dois parti dans une terre que je connais pas trop. Comment ça va se passer ? Mais à la fin quand quand on regarde la vie personnelle, tu te dis bon tu as signé si j'ose dire pour donner la vie continue.
Voilà, c'est une nouvelle aventure. Tu es évêque, tu ne sais pas, tu n'étais pas évque avant. Donc tu découvres la vocation à l'épiscopat et tu découvres d'autres personnes.
Euh tu découvres l'entourage et l'entourage nouveau, les personnes qui vont qui vont être avec toi. Et donc là, j'ai vécu une aventure et je le pris toujours comme et je la je prends encore la l'épiscopa et la vie épiscopale comme une aventure ecclésiale dans laquelle voilà on m'a confié par la bague hein. C'est c'est pas juste le bijou, il y a le lien avec un territoire, la fidélité aussi un territoire.
Je sais que la bague peut nous expliquer la bague c'est elle est toujours quand on est évêque ou cardinal c'est là c'est la bague de de Cardinal pas François qui me l'a donné les jours de la création de de Cardinal le 30 septembre 2023 mais tous les évêques ont une bague. C'est un signe d'alliance de fidélité. On a le lien avec un territoire avec un peuple et on doit être fidèle.
Et quand on est fidèle, il y a toujours une fécondité. Cette bague est très ancienne. C'est une bague que que vous passez de quand vous décédez.
Est-ce que vous la donnez au suivant ? Vous la rendez au pape ? Est-ce qu'elle est rendue au papoi je l'ai pas encore l'expérience évidemment.
Alors dans mon parcours à moi, c'est le le jour de la de la création de cardinal François me l'a donné. Voilà donc le pape François Mé sa pas si c'est une bague qui se transmet. Non non, je pense qu'elles sont nouvelles.
Ah c'est des nouvelles sont nouvelles. Oui, je pense hein. Et donc c'est un moment où le pape te dit voilà je cré cardinal on a tous les cardinaux la même bague donc il y a un lion aussi de de elle est pas très discrète pas le but non plus peut-être de d'un cardinal je sais pas mais sous les liens avec l'église de Rome et c'est la la fidélité et à à ce que le pape t'a demandé de vivre.
Il y a un cardinal euh pour la Corse et pour la France, comment ça se passe pour le Il y a d'autres cardinal et après ça dépend ça dépend de du pape. Donc une année avant moi, le pape avait nommé et créé cardinal aussi le cardinal Aveline de Marseille aujourd'hui le président de la conférence épiscopale. Après il y a d'autres cardinaux.
Il y en a combien des cardinaux en France aujourd'hui ? En France, on est, si je me trompe pas, on est SEP SEP. Alors, il y a le Canal Mambert qui est Corse et qui est à Rome aussi au Vatican.
Et après, il y a d'autres cardinaux qui ont déjà un certain âge et qui sont en train de vivre leur leur mission autrement. C'est quoi la rencontre la plus incroyable que vous ayez fait depuis vous êtes cardinal ? Vous avez pu rencontrer, ça vous permet de rencontrer beaucoup de gens ?
Est-ce que vous avez fait une rencontre un peu improbable ? Quand on est cardinal, on a on a le privilège de de rencontrer des gens très très très différents et on va naviguer dans des mondes très différents. On peut passer du monde de de de la politique, du monde de des responsabilités économiques, du monde de de des artistes, de la culture.
Et voilà, on voit on rencontre des gens qui ne sont pas people ou qui n'ont pas des responsabilités mais qui sont formidables. Moi, c'est ce qui m'a fasciné, je veux pas vous dire une rencontre, mais j'ai trouvé quelque chose de beau, c'est que une journée, j'étais dans un palace princier un samedi, le dimanche donc dans un contexte assez particulier, Monaco, voilà par exemple et le lendemain, j'étais dans ce petit village de Corse où on a voilà avec côté populaire, on a mangé du sanglier avec tous les villages et moi je trouvais ça très très riche pour ma vie de savoir que je dois naviguer dans des mondes différents, grand écart quoi et m'adapter à chaque réalité. C'est riche et ça apporte beaucoup.
Est-ce que vous avez pu faire des voyages aussi sympas ? Est-ce que vous avez un passeport ? Est-ce que vous avez un passeport du Vatican ?
Est-ce que vous avez un passeport français, espagnol ? Comment vous voyagez ? J'ai le passeport français, espagnol et diplomatique.
Diplomatique ? Oui, c'est celui du Vatican. Donc en tant que cardinal et on peut avoir aussi le passeport diplomatique et cela nous permet de faciliter aussi dans certains pays parfois complexes et difficiles.
Ça nous permet de faciliter les contacts et les liens avec nos missions en fait. Incroyable. OK.
Donc vous êtes pas fouillé quand vous arrivez à l'aéroport et qu' passe par diplomatique. C'est très pratique. C'est très pratique.
Alors ça m'arrive rarement parce que bon quand on est ici on est ici. Donc on fait on fait la queue comme tout le monde, on attend tout le monde. Mais quand on va dans certains pays avec des missions spécifiques, il est plus facile de passer les formalités par un passeport diplomatique.
Alors vous aviez pas d'argent, vous faites vœux de pauvreté. disait aussi ça fait partie des des trois nœuds que vous avez des voilà euh mais vous allez ouvrir votre premier compte en banque à 52 ans. Comment ça se fait ?
Vous aviez pas de compte en banque du tout avant ? Comment vous payez aux factures ? Alors quand on est en communauté, la communauté français a fait vœu de pauvreté.
Donc euh dans chaque communauté il y a un supérieur et il y a aussi un économe. Point les chiffres sur les divorces. Je suis pas doué.
Donc dans ma communauté, il y a toujours eu des économes. Et l'économe ce qu'il faisait c'est euh voilà de gérer l'argent. Donc j'avais besoin d'argent, je pars en voyage ou je dois acheter quelque chose, je demande à l'économe.
Même si je suis supérieur, je demande à l'économe. Et on me donne de l'argent, je le donne à l'économe. Et l'économe gère économe, c'est le trésorier.
C'est le trésorier de la de la communauté. Quand on devient avec, on doit gérer. Et donc moi donc c'est la découverte, c'est pas c'est pas mortel hein, mais bon c'est la découverte aussi de la gestion euh de l'argent que je reçois de l'évêcher.
Est-ce que vous savez bien c'est une nouvelle vie, c'est vous recevez un salaire chaque mois ? Je reçois un salaire comme tous les prêtres. Voilà, en Corse, on a on a tous le même salaire, le prêtre et l'évêque.
Et donc chaque mois, on reçoit euh voilà, on appelle un traitement par rapport à notre vie, à notre ministère pour pour que une certaine autonomie financière que nous puissions vivre dignement. Vous avez fait des erreurs avec l'argent au début, vous découvrez. Est-ce que je suis pas très dépensié naturellement hein.
Et alors moi j'ai des craintes par rapport aux questions techniques lié à l'argent parce que je suis pas très doué les banques tout ça mais je demande au conseil et c'est bon. Mais je pense que je pas je pense que j'ai pas fait des erreurs grables. On a du mal à imaginer ce que vous pouvez faire ou pas faire.
Ça c'est un vrai sujet. J'ai regardé sur internet un peu. J'ai pas trouvé toutes les réponses.
J'ai noté des choses. Vous nous dites si vous pouvez le faire en tant que cardinal aujourd'hui ou pas. Est-ce que c'est autorisé ou pas ?
Est-ce que par exemple, vous pouvez aller voir un verre avec euh euh des amis ? Est-ce que vous avez une vie sociale en dehors de l'église ? Euh donc des des gens qui ne sont pas religieux, prêtres ou quoi, qui ne sont pas dans les ordres, rien à voir.
Est-ce que pourir des amis et boire une bière ? Vous disiez manger un morceau de sanglier, est-ce que vous pouvez boire une bière en fin de journée avec des habitants et des amis ? Bien sûr que oui.
Et il m'arrive souvent aussi en cause d'avoir des amis ou d'avoir des des personnes qui viennent te voir et alors on peut sortir au restaurant, on peut boire un coup. C'est une manière aussi importante de euh de mettre en valeur aussi le côté informel et familial et amical aussi de la vie d'un homme. On n'est pas juste des hommes liés au formel, au protocolaire.
Il y a aussi un côté humain qu'il faut mettre en valeur. C'est important. Oui, il est important et il est important aussi de partager en dehors d'un cadre administratif, juridique ou protocolaire de partager tout simplement avec les amis, avec les proches.
C'est pas que de la rigidité parce que ça ça fait peur. Je pense l'église peut faire peur de par la rigidité extérieure, la froideur parfois. Oui, peut-être on peut avoir une perception de l'église avec le le le côté un peu attention attention ça il faut le faire.
C'est pour on peut avoir une vision un peu moraliste, un peu volontariste, un peu triste aussi de l'église. Mais après nous sommes des hommes de responsable donc nous avons la possibilité et la liberté de savoir que si ça va pas contre le mur et contre la doctrine, on peut le faire. Est-ce que vous pouvez aller au casino jouer de l'argent par exemple ou est-ce que ça c'est mal vu par non non non ça non non quand même on a fait ve de pauvreté et quand même déjà vous pouvez prendre 10 € sur votre salaire c'est mais non mais moi je vous dis déjà les gens c'est l'argent que reçoit l'église on est en France c'est le le ce qu'on appelle le déiger de l'église c'est les gens donnent de l'argent pour la vie des prêtres imaginez-vous si les gens donnent de l'argent pour que nous puissions vivre un bon ministère et moi je pars au casino pour chapeau Ça va donner beaucoup et confiance aux gens.
Est-ce que vous avez le droit d'aller bronzer sur la plage en en maillot avec des amis ? Vous avez le droit de boire un verre ? Est-ce que vous avez le droit d'aller à la plage et de vous baigner en fait ?
Mais bien sûr, je le fais souvent. Je le fais souvent. J'aime beaucoup nager, bronzer pas trop, mais ma peau ne me le permet pas.
Mais vous pourriez vous vous allongez poser quoi comme tout le monde ? Il y a aucun problème. Quand j'étais plus jeune, voilà pour moi quand on a une vie intense, aller à la mer, la plage, lire un livre, te baigner, c'était c'était un moment de détente formidable.
Est-ce que vous pouvez aller voir une voyante ? J'ai j'ai je crois que c'est pas très bien vu. Moi, je n'irai pas parce que j'y crois pas.
Je fais confiance au Seigneur. Après, je respecte toujours les personnes hein parce que je connais pas le parcours des personnes. Je me permettrai jamais de juger les personnes.
Mais il y a bon, moi je je vois pas le sens d'aller voir une voyante parce que peut-être quand on va voir une voyante, c'est qu'on a besoin de d'une certaine sécurité, peut-être d'une d'être rassuré, je sais pas. un prêtre exorciste qui est venu il y a quelques temps qui disait que c'était peut-être le diable qui parlait ou des c'est pas forcément les défunts qui vous parlent vraiment via les voyantes et cetera. Ça vous en pensez quoi ?
Mais moi je pense que il y a la le monde invisible et ce monde est compliqué. C'est pour ça qu'il faut être toujours prudent. Alors moi je dis quand on fait des appels aux esprits et tout ça, moi je me dis attention comme ce sont des domaines quand même très particuliers.
L'être humain ce n'est pas que le physique, il y a un domaine psychologique, il y a un domaine aussi spirituel. Donc il faut être prudent. Vous avez déjà vu un exorcisme ?
Non, il y en a encore, j'imagine, comme partout, peu partout, mais j'ai euh j'ai des des prêtres qui ont cette responsabilité. Oui. Vous avez jamais assisté à ça.
Est-ce que vous êtes Est-ce que vous pouvez regarder des séries télé ? Est-ce que vous avez des moments vous pouvez vous détendre et regarder quelque chose à la télé ? J'ai pas de télévision chez moi.
Vous avez pas de télévision ? Et moi si je me détendre, je regarde plutôt des documentaires d'animaux ou des paysages, la nature, ça ça m'a tout fasciné. Ou bien des matchs de tennis, ça c'est mon chacun a son domaine.
Moi, c'est le tennis qui me détend. Et donc, je regarde pas mal de voilà par rapport une journée un peu intense, tout ça, regardez match au tennis, ça fait du bien. Joueur préféré, c'est quoi ?
J'aime beaucoup ciner. Est-ce que vous pouvez aller à la salle de sport, faire du sport, vous détendre ? On pourrait aller.
Oui, ça il y a aucun problème. Il y a pas de C'est c'est important pour comprendre aussi est-ce que est-ce que vous pourriez partir en vacances à la plage à l'étranger ? Est-ce que si vous économisez, vous avez un salaire, vous avez une semaine de vacances, est-ce que partir à la plage au Bahamas, n'importe où, prendre une semaine de vacances ?
Après, il faut qu'il y ait une proportionnalité au Bahama. Je sais. Non, je pré exprès.
Mais je pense qu'il est il est sain c'estenne de quand on a une vie intense d'avoir des temps de repos parce que là aussi il faut une réparation. On s'est donne. Après, il faut se poser, se reposer, ça fait du bien.
Alors, je prends toujours des vacances et pour moi le la plage, le la mer, c'est où vous marchez, ça me fait du bien mais c'est tout à fait possible. Est-ce que vous pourrez faire du sport, des arts martiaux par exemple, des sports de combat ou ça dans l'église ? Il vont dire "Bon, la boxe pas génial." Ben la boxe, je sais pas si s'il y a des gens qui sont passionnés dans l'église, pas la boxe, je connais pas.
Moi, je pourrais pas. Je suis pas doué pour le sport et pour les arts martiaux, mais j'aime bien le le côté aussi. Je pense que on a besoin de faire du mouvement.
Je crois beaucoup aux vertus du sport. Quand on a des responsabilités et on est très pris par la vie, parfois on on accumule des tensions. Donc il est sain de faire du sport parce que ça permet de de voilà de vivre, ça permet aussi de bouger et ça permet aussi de sortir l'attention d'une manière saine.
Je je vous affiche une une photo à l'image si vous regardez sur sur YouTube. C'est c'est votre tenue rouge, votre tenue de cardinal, je sais pas comment on l'appelle celle-là par rapport à celle que vous portez aujourd'hui. C'est l'habit de cœur.
Ça c'est l'habit de cœur donc qui est rouge. Est-ce que pour expliquer les éléments rapidement ? Il y a deux chapeaux, je crois.
Il y a la calotte. Voilà, il y a la calotte qu'on porte, elle est rouge et il y a la berrette aussi cardinalise. C'est le propre de la création du cardinal.
Le pape au moment de la création te donne euh l'anneau de cardinal et la ba cardinaliste. Donc ça c'est le le côté spécifique de cardinaux. Après une tenue rouge avec une croix pectorale, la on la porte non pas pour la décoration mais pour le rappel toujours que quelqu'un est mort pour nous.
Il a donné sa vie, il a aimé, il a pardonné. Et nous à notre tour aussi, on doit aimer et pardonner jusqu'au bout. On vous voit là euh avant de parler du Vatican, est-ce que vous avez pu voir et vivre ?
Vous êtes partout, c'est vous pouvez vraiment aller parfois sur un terrain. On voit l'image avant un match de foot serrer la main des joueurs. Vous faites des choses vraiment très très différentes dans votre métier.
C'est ce dont vous parliez juste avant justement. Ça vous permet de rencontrer un joueur de foot le lendemain le prince de Monaco puis le lendemain un berger en Corse. C'est très large.
J'ai j'ai noté vous pouvez faire des je crois des matchs de hand de volet. Enfin vous aimez bien le sport. En tout cas, on voit pas.
Je pense que si un homme d'église reste toujours dans son écosystème naturel, bon, il doit s'en occuper, on est responsable, hein. Donc, ils font passer aux paroisses, aux fidèles, aux catéchistes. Ça c'est notre notre mission, notre devoir.
Mais je crois qu'il est important aussi dans la mesure de nos possibilités de notre temps de déborder un peu des murs de l'église pour rencontrer des personnes qui sont dans des milieux différents. et quand je vais un match de de foot, c'est pas très mystique ou un match de hand, mais en même temps euh ça me permet aussi de de me détendre, je mets bien et de l'autre côté aussi on rencontre des personnes qu'on ne voit pas nécessairement à l'église. Et donc là, on est typé, moi je suis typé quand je suis là.
Donc on dit tiens, il y a le cardinal, on va lui poser des questions parce qu'il y a une question sur un sujet. Et donc ça permet des liens un peu inhabituels mais fécond intéressants. Quand vous faites du tennis, vous jouez vous-même ?
Ah mais a depuis que je suis évquette. Ah rouillé, c'est Mais avant vous vous avez joué bien et vous avez des habits de sport ou vous jouez comme ça ? Non, vous jouez pas comme ça.
Pas très Si j'ai la mère habillée comme ça ou je joue au comme ça, c'est pas très pratique. Mais pour le voilà, on fait comme tout le monde quand on fait du sport mais depuis que je suis évêque, j'ai pas touché une raquette. Vous parlez de réparation, vous dites dans votre livre, je vous mettrai le lien si vous voulez commander le livre d'ailleurs dans la description directement de la vidéo sur YouTube.
Vous avez plus qu'à cliquer dessus. Euh le livre donc qui est aux éditions Fillard qui s'appelle Réparation cardien François Bustillo. Voilà, je vous mets la l'image, je vous la mets dans la description du podcast audio si vous nous écoutez, peu importe la la plateforme audio, Spotify, 10er, Apple Podcast, Amazon Podcast.
N'hésitez pas à nous mettre 5 étoiles aussi pour faire remonter l'algorithme si vous voulez bien. Et dans la description, vous pourrez trouver le lien directement pour le livre si vous voulez le commander. Euh vous parlez de la Est-ce que vous avez l'impression que la société française n'est plus rassemblée ?
C'est un peu un sujet aussi dans dans j'ai l'impression que la société française, elle est elle est tendue, elle est crispée quand on voit la politique, quand on voit le monde économique, quand on voit la violence qu'il y a aussi dans le dans certains quartiers, dans certaines familles et quand on écoute les actualités, il y a beaucoup de violences. Et alors moi d'un côté je le constate comme tout le monde parce que j'écoute les nouvelles mais de l'autre côté je ne peux pas me limiter à constater que la société va mal. Je pense que ma responsabilité mais je suis pas un homme politique, j'ai aucun pouvoir politique mais j'ai une responsabilité spirituelle.
Ma responsabilité, c'est de contribuer au bien de la société avec le génie propre de l'homme d'église et avec ma responsabilité à moi. Je ne peux pas prendre la place d'un député, d'un ministre, je sais pas qui. J'ai aucun pouvoir et mais je dois parler si je peux conseiller, si je peux apporter quelque chose.
Je pense qu'il est important que dans la société, on s'est limité pas à dire parce que les gens disent oui, le monde va mal, la société va mal, c'est catastrophique. Alors pour le côté négatif, parfois on tombe dans le syndrome de calimé. Vous voyez, c'est trop injuste, c'est dur, c'est mauvais et parfois la vision de la société, il est un peu polluée.
On voit une société sombre et on perd l'espérance. Et moi, je pense que la mission d'un homme d'église, ce n'est pas de semer l'illusion. Je suis pas là pour distribuer des rêves, mais je crois qu'il est important qu'un homme d'église encourage la société à vivre dans l'espérance.
Là où dans certains milieux, on voit qu'on est sans pitié. Moi, je me rappelle que quand on va à la messe, on commence la messe, on dit "Seigneur, prends pitié." Et moi je pense que nous devons prêcher et avant de prêcher, nous devons vivre la dimension de la compassion, la dimension du respect parce que il y a de belles valeurs.
Moi, je suis un je suis plein d'espérance, même si dans le livre, j'ai dis au début qu'il y a des choses qui m'inquiètent que je n'accepte pas et que je ne mets pas dans la société. Si je le dis, c'est parce que je crois que notre société peut être meilleure. Je crois à une vie heureuse.
Je crois que chacun a du potentiel. Je crois que nous avons tous euh du bon et du bien à nous. Mais que faisons-nous pour le mettre en valeur pour ce qui va pas, tout le monde le dit.
D'une personne, d'une situation, on va sortir très vite les points sombres. Là, on est bon, hein. Pour voir ce qui va pas, on est hyper bon.
Mais pour voir le bon et le bien, on est très trop pudique et c'est dommage parce qu'à la fin, on ne célèbre pas le bon, on ne célèbre pas la générosité, on ne célèbre pas tout ce qui est positif et constructif, tout ce qui apporte du bien à la société. Oui. Oui.
Alors, comment faire pour que ça aille mieux ? Comment faire pour améliorer la société aujourd'hui ? Moi, je pense qu'il faut euh à mon avis pour réparer la société et il faut poser des gestes, c'est-à-dire on peut prêcher la bienveillance, euh on peut prêcher le euh la compassion, on peut prêcher la fraternité, mais à la fin, on parle, on parle, on parle.
Je pense que dans notre société, on n' pas besoin de des théories ou des concepts. On a besoin d'incarner l'amour dont on parlait tout à l'heure par des comportements ajustés, par le bien. Et quand on incarne, on traduit l'amour.
Voilà. Donc moi, je vais être bienveillant avec quelqu'un. Je vais être poli, je veux être cordial, je veux pas juger, je veux pas condamner parce qu'il est tellement facile de juger de condamner tout le monde.
Ça va très vite hein. Euh la une petite phrase d'un d'un politique ou d'un évêque, peu importe, ça y est, tout le monde va faire le commentaire et parfois on fait le commentaire sans savoir ni les éléments ni les arguments. Alors on peut être injuste et on peut tâcher les personnes.
On peut toucher aussi à la dignité de la personne. C'est pour ça que moi je pense qu'il est important que nous soyons respectueux et pudique parce que nous ne connaissons pas tout et parce que je crois que dans certaines situations, on ne nous demande pas de nous prononcer d'une manière catégorique sur une phrase ou sur une pensée. On prêchait tous la tolérance, on prêchait tous le respect.
Mais est-ce qu'on est respectueux ? Est-ce qu'on est tolérant ? Est-ce que ceux qui demandent la tolérance sont tolérants ?
La vraie question. Et moi, je crois que nous pouvons être respectueux et tolérants. Mais nous savons développé, je utiliser des images, mais bon, plus une mentalité de juge qu'une mentalité de philosophe.
Et je crois que notre société a besoin d'une mentalité de philosophe. C'est-à-dire, on se pose des questions, on cherche des réponses, on parle avec les autres et on cherche la vérité ensemble sans précipitation, sans le faire dans l'émotion. euh dans la précipitation euh sous un parce que parfois on prend des coups, on a des coups d'émotion et on se prononce surtout, partout et en tout.
Moi je me dis mais qui demande mon opinion ? Parfois mon opinion, elle peut être intéressante, parfois elle n'importe rien. Alors je peux m'étère aussi.
Vous parlez des réseaux sociaux quand vous dites, on est tous juges, on est tous parler surtout de ça. Les réseaux sociaux, ce sont des moyens donc il peut être formidable. On peut communiquer le bon, le bien, on peut encourager les gens.
Ça peut être formidable. Il y a des réseaux de solidarité et d'amitié. C'est formidable d'éducation.
Et on peut aussi être sans pitié avec les gens. Le tout à mon avis dépend de l'utilisation de ces moyens. Le moyen lui-même il est il est neutre.
Si je l'utilise pour les biens chapeau. Si je l'utilise pour démolir souvent et souvent il y a l'anonymat derrière. Donc tu te dis pourquoi tu parles, de quoi tu parles et comment tu parles sur les autres.
Parce que sur des personnes publiques ou sur les voisins ou sur d'autres, on pourrait on pourrait dire des choses extrêmement graves et parfois injustes parce qu'on sait pas tout. Et moi ma culture me dit si tu ne sais pas tout, si tu ne connais pas tout, sois prudent, ne parle pas. Il y a des domaines où on va me demand me demander à moi aussi des responsabilités.
Je me prononce, il y a des domaines où peut-être c'est pas essentiel. Est-ce que vous croyez au karma ? Parle de karma parfois.
Celui qui fait le bien reçoit le bien, celui qui fait le mal reçoit le mal. En gros, récolte enfin et récolte. Oui.
Voilà. Moi, je crois que dans la tradition chrétienne, on n'est pas dans un donnant donnant. Il y a le mystère aussi, le mystère de Dieu.
Jésus a fait du bien et donc moi je crois que nous devons faire le bien. Après parfois nous on fait du bien. Je me rappelle une dame qui m'avait dit voilà je fais du bien.
Je vais à la messe, je fais plein de bonnes choses et le Seigneur m'a envoyé un cancer, il m'a puni. Alors moi, je pense que Dieu n'est pas sadique. Dieu ne s'amuse pas avec nous.
Et en même temps, on peut comprendre la souffrance d'une personne qui se retrouve malade, donc touché dans son corps avec une puissance. Mais moi, je crois que le Seigneur n'est pas n'est pas sadique. Il s'amuse pas avec nous, il joue pas avec nous.
Mais au-delà de tout, nous devons faire le bien. On doit assumer parfois des pages douloureuses dans notre vie, mais je crois que quand on fait le bien, on est toujours satisfait. C'est vrai que parfois il y en a qui qui croient moins quand il leur arrive des choses comme ça.
Il y a un décès, un truc de quelqu'un de proche, on dit "Mais attends, mais pourquoi lui il était super ? Pourquoi ça arrive à ce gars-là ou à cette femme-là qui est super et pas à quelqu'un qui est pas sympa qui fait le mal autour de lui ? La foi est fragile hein et la perception des autres aussi elle est fragile parce que parfois on dit tiens cette personne elle va la main, elle fait du bien, c'est formidable et il ne tombe que il a que des problèmes." Voilà.
Donc tu te dis OK mais peut-être que cette personne a la capacité de gérer ses problèmes sans être déstabilisé. Peut-être qu'elle a une force intérieure que nous connaissons pas et que cette personne porte. Donc là ça dépend aussi de de chacun.
On est tous tellement différents que peut-être aujourd'hui j'ai plein de problèmes et je gère je souffre et demain tout va bien et ma vie est plus belle. Et peut-être qu'aujourd'hui tout va bien pour moi et demain j'aurai que des problèmes. C'est pour ça que moi je me dis dans la vie, il faut être toujours très très respectueux et très pudique parce que nous ne savons pas ce que la vie nous réserve.
Donc il faut vivre tout dans la confiance mais aussi avec beaucoup de beaucoup de discrétion parce qu'on pourrait s'évanter. Tout va bien pour moi, c'est formidable. Je suis le plus beau, le meilleur, le plus intelligent du monde.
Je gagne partout. Après-demain, il m'arrive un problème et je perds tout. Une autre personne ne fait que souffrir toute sa vie.
Et après un certain moment, voilà, tout va bien, l'autoroute s'ouvre devant cette personne, la vie continue. Que savons-nous de la vie ? C'est dur de croire quand son enfant a quelque chose problème de santé.
C'est dur de croire quand on perd un parent qui va bien d'un coup. On peut avoir les deux réactions. La première réaction se dit voilà pourquoi Dieu m'a puni.
Et donc il peut avoir une révolte qu'on peut comprendre d'un point de vue psychologique mais il peut avoir aussi la réaction opposée dans laquelle tu dis "Mon fils a un problème, il souffre. Seigneur, aide-moi, donne-moi la force de l'aider, de le soutenir, d'aller jusqu'au bout." Donc on a des tout les réactions, il n'y a pas de de d'arithmétique dans le domaine de la foi.
Nous avec notre personnalité, notre sensibilité, notre parcours, on est tellement différent et on a des vies tellement différentes que nous avons des réactions très différentes. Est-ce que vous avez peur de la mort quand on est croyant, quand on est comme vous cardinal, est-ce qu'on a quand même peur de la mort ? reste humain et non, la mort ne me fait pas peur.
Non, en soi, euh ce qui m'a fait peur plus que la mort en elle-même, c'est peut-être l'avant, la souffrance. Voilà, je pense que humainement la mort en elle-même, l'acte de mourir, le l'acte de mourir et l'après, ça fait pas peur. Moi, ce que je vais vers Dieu, je crois qu'il que je vais tomber dans les bras du père.
Donc ça me pose pas des questions. Mais la souffrance par contre et le fait de souffrir çaose ça impose plus de respect. Alors j'ai appris un sondage hiphop.
En 2024 34 % des Français croient à une vie après la mort. Qu'est-ce que vous vous pensez ? Moi, je crois à la vie après la mort.
Sinon ma vie, la vie d'un chrétien n'aurait pas de sens. On vit, on combat, on aime, on souffre. pour rien naître pour disparaître ça n'a pas de sens quand on est dans cette pour moi quand on est dans cette vie on aime on combat on souffre et tout n'est pas simple dans la vie biologique dans la vie historique mais moi je crois qu'après demain dans l'au-delà je sais que je vais vers un Dieu d'amour et ce Dieu d'amour va m'accueillir donc je suis rassuré je crois c'était vie après la mort j'ai des discussions il y a quelques temps avec un invité ici qui me disait "Mais on est 7 milliards aujourd'hui euh on a été euh 300 millions sur terre, 1 milliard 2 milliards, 7 milliards.
Est-ce qu'on va tous au même endroit ? Est-ce qu'il y a un embouteillage ? Est-ce que Non, mais comment ça va se passer ?
C'est quoi votre opinion là-dessus qu'on est de plus en plus d'êtres humains ? Bon, déjà quand on parle de de l'au-delà, il est difficile d'avoir des critères euh d'espace et de temps. On sort des notions d'espace et de temps.
Donc, on est dans une autre dimension. Nous ici sur terre, on a un corps donc on est limité dans l'espace, dans le temps. Mais quand on meurt, on rentre dans une dans une autre dimension, le domaine spirituel.
Et là, c'est Dieu. Donc nous, avec nos critères à nous, on s'est dit la chambre du euh du paradis, la chambre du pratoire, la chambre de l'enfer, comme si c'était des lieux physiques. Et moi, je pense que le Seigneur est là, le Seigneur nous dira "Rentre à la maison du Père." Le Seigneur est là pour nous donner sa présence.
Ici, on les cherche. On combat comme je disais tout à l'heure, on essaie d'aimer. Parfois, on souffre.
Je pense quand on arrivera au paradis avec le Seigneur, il nous dira "Ben voilà, tu as essayé. En tout cas, je l'espère pour moi. Voilà, tu as essayé, tu as fait ton mieux, voilà, tu as été voilà, tu as eu combat toi aussi mais voilà maintenant repose-toi." Et c'est pas un repos euh c'est pas le ferniente, c'est le le l'être avec Dieu, être dans la paix que nous avons toujours cherché.
Ici sur cette vie, on cherche la paix. Là, on la trouve. C'est c'est c'est difficile à imaginer parce qu'en fait on rend le corps, vous dites en fait on quitte son corps mais du coup est-ce qu'on ressemble à nous ?
Est-ce qu'on ressemble à nous quand on sera âgé, quand on est jeune ? Voilà les vraies questions. Mais en fait notre corps c'est notre identité, c'est nous dans le rythme et dans l'hérite de funérail de l'Église catholique.
Et au moment de la mort, on on entoure le le cercueil, on met devant devant le cercueil le sierge pascal. Donc la lumière, on va vers la lumière et on entoure le cercueil, on l'entoure avec de l'enque part. on honore la vie et l'histoire d'une personne.
Et moi, je trouve qu'il est beau de savoir que euh un jour on va ressusciter, moi je le crois, mais avec ce que je suis, avec ma vie et mon histoire, avec mon identité. Alors à quel âge je serai j'auraiis tous mes cheveux ? Je sais pas c'est sont des détails mais je vais ressusciter c'est moi, c'est mon identité avec ce que je suis et avec mon parcours et avec l'histoire que j'ai vécu.
Par exemple quelqu'un dans s' a un couple quelqu'un décède et qui il y en a un qui vit vachement plus vieux et qui le rejoint après qu'ils vont avoir toujours 70 ans 60 ans d'écart mais ils se sont aimés donc ils vont retrouver l'amour à l'état pur. C'est ça qui est magnifique. Ces personnes peut-être ils ont mort, la personne est décédée à une à une époque, l'autre à une autre, mais ils se sont aimés jusqu'au bout et au moins de la mort ils se retrouvent, ils se sont aimés.
L'amour voilà, il est là à l'état pur. Les questions qui sont le plus posées sur internet, c'est si on est atâé, est-ce qu'on peut avoir une place au paradis quand même ? Dieu Dieu, je pense qu'il va pas regarder les passeports en disant toi, tu tu es allé à la messe, tu as fait ça, tu as fait là.
Dieu est Dieu. Et il y a un passage de l'Évangile qui m'a toujours édifié, c'est le chapitre 25 de saint Matthieu quand Dieu dit "J'avais faim, j'avais soif, j'étais malade, j'étais en prison. Est-ce que tu m'as vu ?
Est-ce que tu m'as aimé ?" C'est la vraie question. À la fin de la vie, on va nous juger sur l'amour.
Et moi, je crois que le Seigneur va regarder nos cœurs. Il va nous dire "Toi, tu as aimé et donc vas-y. Alors, peut-être que tu n'étais pas catholique, apostolique et romain, mais dans ta vie, tu as aimé, tu as fait des t mieux, tu as pas fait le mal.
Donc après, c'est le Seigneur qui est juge. Mais je pense que le Seigneur sera bon avec tous ceux qui font du bien." Autre question qui est posée, j'ai remarqué, est-ce que les morts nous voient ?
C'est quoi votre opinion là-dessus ? Est-ce que les gens décédés ? Parce qu'on dit toujours tiens, ils nous regardent.
Moi moi je crois pas je crois pas trop à au spectacle parce que parfois il y a c'est vrai que on nous pose des questions comme si nous étions des acteurs et on avait des spectateurs qui nous regardent qu'est-ce qu'on fait avec comment pourquoi attention s'il fait ça et tout le monde te regarde. C'est c'est un peu c'est un peu stressant un peu angoissant hein si vous imaginez ça. Moi je pense que les morts ils ont fait leur parcours.
Ils sont dans la paix. Ils n'ont pas besoin de de rentrer dans dans des logiques de de voilà de de de il faut pas spionner un peu ce qu'on fait. Ils ont fait leur parcours et ils sont dans la paix.
Vous croyez au paranormal ? Je crois enfin je crois que dans le monde spirituel et du spirituel il y a de m qui échappe à la raison. Il peut avoir le meilleur le pire.
Vous croyez à Dieu mais vous croyez au diable aussi. Enfin, vous savez que enfin pour vous les deux existent. C'est domaine spirituel.
Donc quand dans le crédau de l'église le dimanche on dit je crois au monde visible et invisible et on dit la foi de l'église. Donc il y a un monde qui qui nous échappe. Dans votre livre réparation, une société fracturée peut-elle survivre ?
Vous avez je vais cité une phrase, vous dites il faut vous parlez du du du président, de la politique de tout ça et vous dites il faut réhabiliter la politique non comme un théâtre de pouvoir mais comme une mission de justice et de paix. On sait qu'il faut changer complètement la politique en France. Là, quand il y a des crises politiques, il peut avoir une tendance comme on le voit ce jour-ci où on va on va être dans la déception, dans la frustration, peut-être aussi dans la colère et on peut comprendre la réaction des citoyens.
Or, moi je suis convaincu qu'il faut réparer la politique. La vie démocratique est fragile. La vie démocratique a besoin de l'engagement des citoyens.
On a besoin de d'hommes, de femmes qui s'engagent en politique parce que autrement la la société n'avance pas, ne fonctionne pas et on a besoin des guides qui nous permettent d'aller de l'avant. En même temps, quand je parle des réparations de la politique, il est important aussi que euh ceux qui sont élus qui fassent attention à leur mission. Moi, je suis pas un donneur de leçon, je je suis pas un expert en la matière, mais je pense que parfois dans le domaine politique, on peut s'éloigner du peuple, on peut ne pas écouter, on peut devenir des techniciens et quelque part, on déshumanise la politique.
Je crois que notre politique a besoin dans les crises, a besoin de revenir aux fondamentaux essentiel. l'humanité, il faut humaniser la politique, il faut qu'il y ait la proximité entre les élus et euh et le peuple. Et moi, je connais beaucoup d'élus euh enseinent, beaucoup d'élus qui sont très proches et qui vivent à fond.
Mais parfois, on voit le côté pouvoir et jeu de pouvoir et on ne voit pas l'autorité de nos politiques. Je crois qu'il est magnifique de développer la dimension de l'autorité. augmenter au sens étymologique évidemment, augmenter les possibilités d'un peuple, augmenter le bien-être des citoyens, augmenter la paix, augmenter euh la vie sociale pacifique et cetera.
C'est quoi vos cinq meilleures minutes de vie ? Vraiment la la chose que vous avez vécue qui était plus incroyable ? 5 minutes, je sais pas, mais j'ai vécu un moment de bonheur lors de ma création de cardinal.
Pourquoi ? Parce que quand on est évêque ou quand on est prêtre, on est toujours en action. On est on fait des choses.
Moi, je précis une messe en tant qu'évêc. Je suis exposé tout le temps. Je dois veiller, je prêche, je parle.
Je dois veiller sur l'ensemble de la célébration. Au moment où j'étais créé cardinal, je me rappelle que j'étais assis, je n'avais rien à faire. Je vivais un moment où chaque mot, chaque chant, chaque parole, le tout m'était donné.
Je n'étais pas acteur comme il m'arrive souvent quand on évêque, on est toujours acteur et protagoniste. On est toujours là en train de présider ou de faire quelque chose. Là, je me rappelle les lectures qu'on a écouté, les paroles du pape, les gestes, tout je l'ai vécu avec une une sérénité, une joie extraordinaire.
Vous l'avez vécu quoi ? Je l'ai vécu. Voilà, vous avez des mots.
Je voulais parler de la relation si vous voulez bien pour terminer avec le pape François. Donc vous l'avez fait venir le 15 décembre 2024. Çait fait parler, j'avais noté les dates parce que je crois qu'une semaine avant le 8 décembre, il a refusé de venir à l'inauguration de Notre Dame de Paris.
On avait dit "Ah tiens, il est très proche de de du cardinal Bustill, c'est pour ça qu'il allait là-bas et cetera. Comment ça se fait qu'il est pas allé là-bas ? Est-ce qu'il y avait une raison particulière ?
Je l'ai pas trouvé. Je vous la demanderai. Je pense qu'il n'a pas fait un choix de discrimination.
Je pas Paris, j'y vais pas. J'aime le canabustif, je mets la Corse, j'y vais. La question, il n'a pas distribué des bonbons, il est gentil, je lui donne le bonbon.
L'autre, je le punis. Moi je pense que le pape, il a une vision globale. Donc quand il fait un choix, il fait son choix et il évalue beaucoup d'éléments.
Je me rappelle quand je lui ai parlé, moi un élément que j'ai mis en valeur euh pour voilà pour qu'il fait en Corse, quand m'a dit oui la Corse et cetera, comment fait et cetera, j'ai dit on est à 300 km 350 km de Rome, on n'est pas loin. Il y a une proximité géographique qui peut favoriser la venue du pape. En plus en Italie, il y a beaucoup de visites du pape dans la journée.
Tu parles le matin, tu rentres le soir. Nous, on peut faire la même chose. Et donc je pense que le pape, il a il a il a fait le choix de venir en Corse non pas pour punir Paris, mais à cause de la proximité et aussi parce que le pape, vous le savez, il aime beaucoup la piété populaire, tout ce qui est proximité avec les gens.
En fait en Corse euh vous l'avez vu à la télé, il y avait un côté vraiment remarquable de simplicité, de défaite festif, les coré détendu et voilà, moi j'ai vu, je vous raconte une anecdote qui m'a beaucoup plu et on mais j'étais à la papa mobile donc j'étais tout le temps avec lui et donc protocolirement je l'ai accompagné de début jusqu'à la fin. Bon, j'étais avec lui et donc je voyais le regard des personnes. Il y avait de l'affection et tout dit comme c'est monsieur de 88 ans le pape et suscite euh ce mouvement, ces foules qui viennent vers lui.
Et euh je souvent raconté encore cette anecdote et il passait partout simpement. Oui. Et parfois il disait au chauffeur, "Arrête-toi." Et donc là, il appelait quelqu'un, il prenait un bébé, il lui donnait une bénédiction, un chapelet et cetera.
Il passe dans un dans une rue, il y avait des jeunes qui portaient des pompiers qui portaient une statue et le pape leur a dit "Venez, venez." Alors il savaient pas si c'était eux, pas eux. Donc il y a un moment de de de flottement comme ça.
Et donc je dit "Mais oui, c'est vous, vous c'était là le les" Alors ils sont ils sont arrivés devant le pape, des hommes solides hein. Et là on voyait dans leur visage la reconnaissance, l'affection, il y avait un côté aussi enfant. Moi, je je me suis dit mais c'est merveilleux de voir comment le pape euh à travers pas des grands discours, hein, mais à travers de comportements, des gestes simples, humains et bienveillants, toucher les personnes.
Vous avez quoi comme relation quand on est cardinal avec le pape qui vous a vous dites cré, c'est comme ça qu'on dit cré cardinal. Est-ce que vous aviez des discussions après le soir, vous mangez ensemble ? Est-ce que vous dînez ensemble ?
Vous pouvez avoir des discussions sur la vie, sur personnelle, même sur votre vie personnelle, sur la sienne. Alors, on a été créé cardino le même jour avec l'actuel pape et avec Léon X 14 et quand Léon XV et quand le pape François est venu en Corse, le futur euh pape Léon X, il est venu avec lui. Donc il était là, il faisait partie de la délégation.
Alors quand il a été élu pape, donc nous avons dîné ensemble, nous avons discuté donc la vie est normale. Le pape, il faut pas oublier, il y a une responsabilité extrêmement lourde et importante mais il reste un homme. Donc le pape, il est là.
Donc on le voit, on parle, on discute et quand on est card quand dans mon cas les cardinaux, ils ont plus de facilité de de rencontrer le pape. Donc si je demande une audience, ça va être assez rapide parce que c'est le propre quand même de de du des conseillers du pape, de le rencontrer et de pouvoir échanger avec lui. Il y a un très gros service de sécurité autour du pape qui se déplace.
C'est vraiment impressionnant. Ouais, c'était chef d'état et il faut pas oublier, petit détail que le pape est une des personnalités les plus menacées au monde et donc il peut avoir toujours quelqu'un de voilà de de malveillant qui peut qui peut des motifs symboliques ou pratiques qui en veut à sa vie. Donc il les trouve menacé donc il y a une sécurité naturelle autour de lui et voilà parce que parce qu'il est menacé.
Vous dites quand il vient encore, il a un accompagnateur spirituel. Le pape, je pense qu'il avait de des il avait il a toujours un confesseur et accompagnateur. C'est-à-dire on a besoin que nous ayons les plus importantes responsabilités dans l'église.
On a besoin du conseil de nôtre. On a besoin d'un de regard différent et cela nous aide aussi à être plus objectif, à ne pas sombrer dans une forme de dogmatisme sur le pape. Je sais tout, je décide tout, je fais tout.
Mais la dimension aussi de du conseil permet qu'on soit plus juste et ajusté dans nos orientations. Il y a eu des abus sexuels parfois dans l'église. Est-ce que vous faites très attention à ça maintenant vous êtes cardinal en tout cas en Corse ?
Du coup, est-ce que vous faites très attention à ça ? Bien sûr. Alors le la page terrible des abusuels, elle est toujours là et nous devons t faire attention.
Un homme d'église ne peut pas abuser. Quand on abuse, on massacre des vies. Nous connaissons des victimes.
Nous sommes parlés avec les victimes et nous savons que ces victimes ont souffert. Donc l'église a décidé de ne plus permettre de ne plus cacher comme c fait douloureux parce que des personnes sont tâchées, touchées et massacrées. Donc nous devons être fermes.
Alors nous faisons attention dans chaque diocèse, c'est-à-dire territoire ecclésial de France, il y a un responsable pour la protection des millions des personnes vulnérables et une équipe qui l'accompagne. Donc s'il y a un souci ou un problème, on peut toujours se tourner vers les personnes. Après nous-même, nous faisons attention un détail par exemple moi en Corse euh assez naturellement les gens viennent vers le cardinal surtout avec les enfants, pour les bénir.
C'est eux qui viennent, je le fais très volontiers. Ici, je ferai plus attention parce qu'encore s'il y a un côté un peu familial où les gens vont venir, voilà, bénissez mon petit ou ma petite, c'est formidable et cetera. ici, je fais attention parce que peut-être une démarche qui se veut bienveillante, bénir la tête et l'enfant pour être interpréter comme un acte un peu de de comme une forme d'agression ou on rentre dans l'intimité de l'autre où on impose à l'autre quelque chose.
Donc on fait attention mais c'est le propre de l'être humain adulte gérer ce qui est gérable pour pour être le plus le plus juste possible à les personnes et surtout dans la vie relationnelle. Après le décès de du pape, il y a le conclave. Donc c'est l'élection d'un d'un nouveau pape.
Il y a eu un film qui a été fait dessus. On voit les cardinaux arriver dans l'habit donc qui est tout rouge. On en parlait tout à l'heure qui a un rapport avec la couleur du sang.
Euh et vous allez vous enfermer dans la chapée 16 pendant euh un temps indéfini euh et jusqu'à ce qu'il y ait un nouveau pape. Il y a euh une fois par jour de la fumée. Euh vous allez mettre dans un je crois que c'est une sorte de poil hein euh dans lequel vous mettez un papier et en fonction de la couleur on attend une fumée de couleur blanche euh pour dire que le pape a été lu pas.
Chaque jour donc il y a des j'ai des centaines de milliers voir des plus plus d'un milliard même de personnes qui regardent ça qui attendent. Qu'est-ce qui se passe à l'intérieur concrètement ? Euh je crois que vous avez pas trop le droit de donner certains secrets.
C'est très important je crois de de respecter ça. Mais est-ce qu'il y a des discussions ? Chacun explique pourquoi il il vote pour un tel ?
Est-ce qu'il vote à voix haute ? Non. Alors en fait il y a deux moments différents après la mort du pape.
Il y a ce qu'on appelle les congrégations générales. C'est le moment où tous les cardinaux parlent, s'expriment, visent leur vision de l'église et du futur pontif. Donc c'est un moment je dirais d'analyse.
On parle et on dit les choses. Et après le conclave. Conclave c'est le moment où on vote, c'est tout.
Il n'y a pas de débat, il n'y a pas de discours. On vote, c'est tout. Mais on vote pas comme on vote le président du Sénat.
Ça se fait sur l'hôtel de de la chable sextine. C'est un secret. Donc c'est un principe intéressant, important des démocraties.
On vote librement et en conscience et en toute responsabilité mais c'est un mouvement qui se fait dans le cadre d'une liturgie. Donc la question n'est pas technique mais liturgique. C'estàd c'est une célébration.
C'est pour ça que la tenue, elle est rouge. Elle est rouge comme celle des célébrations des célébrations. Donc et pendant ce en ce moment-là, nous devons penser nous au bien de l'église et nous devons voter celui que nous croyons le meilleur pasteur pour l'église.
On n'est pas là pour dire tiens tu es sympa si je te donne euh ma voix, tu me donnes Non, il y a pas de jeu de pouvoir comme ça. il y a pas de jeu de pouvoir et je pense queon joue pas, on n pas le droit de jouer dans des tactiques un peu basiques. Parce que pour moi ce qui m'a frappé c'est que quand on sait qu'on fait partie de la famille catholique, il y a plus de milliards 400 millions de catholiques.
Je pense que nous cardinais, on peut pas s'amuser entre nous. Autrement, on tombe dans une logique de pouvoir entre nous et on oublie on oublie le peuple et on oublie les personnes qui nous font confiance et c'est pour eux que nous devons être bons et que nous devons veiller pour le bien du futur pape. Vous avez le le vous êtes en vase clos c'est que tant que pas de nouveaux pape élus, vous vous sortez pas, vous dormez du coup enfin vous sortez pas en tout cas à l'extérieur.
Vatican vous sortez pas du Vatican. Est-ce que vous avez un téléphone portable pendant ce moment-là où vous êtes complètement en les coupés du monde, il pourrait y avoir des conditionnements médiatiques et on l'a vu dans notre pays. Donc on est voilà pendant le temps du conclave, pas d'ordinateur, pas de portables.
Donc on est on est vraiment coupé du monde mais pour être centré et concentré sur le bien de l'église. Je crois que le pape Léon X a été finalement ça a pris 2 jours je crois de conclave si dis pas de bêtises au 4e tour 4e tour comment ça se fait que c'est les si vite on a été bon hein je pense que on a pensé au bien au bien de l'église. Vous parlez tout à l'heure de de la fumée et voilà le côté drôle de te dire comment au 21e siècle avec tous les moyens techniques qu'on a avec un petit bouton tu pourrais faire on pourrait avoir d'autres moyens les caméras du monde entier sont arrivés sur une cheminée sur une vieille cheminée c'est extraordinaire fumée noire voilà fumée noire fumée blanche extraordinaire ça d'un point de vue communication moi je me dis quand même il est intéressant de de signaler cet aspect après quand on est quand on est à l'intérieur euh ça allait vite parce qu'on s'est écouté et parce qu'on a perçu quand même les personnalités et les projets et après chacun selon sa conscience on dit pas tiens je voter celui-là je voter l'autre chacun en conscience vote pour pour celui qu'il croit bien.
Combien de cardinaux qui étaient 133 133 Est-ce que vous aviez peur d'être vous choisi comme pap est-ce que c'était une crainte ? Est-ce que c'était une envie ? Est-ce que c'était J'avais aucune crainte hein parce que c'est vertigineux aussi quand même d'un coup.
Voilà, c'est vertigineux, c'est une lourde responsabilité, mais moi je je viens de voilà, je suis en Corse. Il y a 2 ans que je suis cardinal, j'ai 56 ans, je suis pas un bébé, je suis pas une momie non plus, mais à 56 ans, on peut on peut me garder longtemps, hein. Je peux fatiguer tout le monde.
Donc euh il est important qu'il y a une sagesse et que nous puissions penser à quelqu'un euh qui connaît bien. dans le cas du pape actuel, il est américain du nord, il a vécu au Peru au Pérou, il était à à la congration des évêques en Italie. Il a été supérieur général des Augustins, donc il a fait le tours du monde, connaît plus de 50 pays.
Donc c'est quelqu'un qui a une vision de l'église, une vision universelle. Donc c'est ce qu'on demande un pape. Euh mais ça ça vous aurait pas fait peur si vous avez été choisis vous l'auriez on peut pas refuser d'être pape.
Est-ce qu'un cardinal peut dire je pas pe alors normalement si si on est censé si en conscience on sent pas qu'on est appelé à cette émission et quand tu sens ou quand tu vois que ta voix augmente là tu peux intervenir pour dire écoutez peut-être que c'est pas c'est pas mon cas. Voilà, c'est pas pour moi. Écoutez, peut-être qu'il faut mais c'est pas une question d'émotion, c'est une question de conscience.
Tu dis écoutez, c'est pas pour moi, je me sens pas, je sens pas cette voil donc viser quelqu'un d'autre. Et quand il est élu et que vous voyez que c'est effectivement Léon 14 qui arrive, est-ce que vous le félicitez chacun votre tour ? Qu'est-ce qui se passe ?
Mais tous les cardinaux le le félicitent et l'encourage. C'est une preuve aussi de de loyauté aussi. Donc déjà quand il a dit oui parce que déjà moi j'ai eu personnellement de l'admiration parce qu'il a dit oui que parfois dans nos familles dans nos entreprises c'est compliqué à 10 personnes ou à 15 personnes.
Imaginez-vous avec plus d'un milliard de personnes. Pas évident hein. Donc j'ai eu de l'admiration et après j'ai eu de la de la compassion parce que je me dis quand même c'est à partir de maintenant sa vie elle est totalement donnée aux autres.
Donc il n'a plus de vie privée. Voilà. Et sa vie est donnée.
Et donc ça demande quand même beaucoup d'efforts. Mais moi je le trouvais très et je le trouve très serein, discret et déterminé. Donc je pense qu'il va faire du bien à l'église évidemment.
Pas français le pape un peu. Je l'ai entendu euh lire des discours au français pas mal. Il s'est déroulé.
Il lit mais il parle peut-être pas mais il le comprend. Il comprend le français. Il le lit bien et mais on voit qu'il fait des efforts pour communiquer le mieux possible avec tout le monde.
Vous lui parlez en quoi vous ? Si on est en public, on parle en italien. Si on est en privé ou en italie ou en espagnol.
Je parler de l'avenir de l'église pour terminer. Euh l'OP en 2023, sondage 90 % des Français se disaient catholiques en 1950, 29 % seulement en 2023. Euh est-ce que les jeunes la nouvelle génération que vous voyez est plus intéressée par le l'église qu'avant ?
Est-ce qu'il y a une période de de mots ? Est-ce que vous pensez que ça pérlite aujourd'hui qu'il faut que l'église change quelque chose ? C'est quoi votre avis là-dessus ?
Mais par rapport au chiffres, effectivement l'église catholique n'est plus ce qu'elle était. Mais en même temps, moi je me dis nous Église catholique, on n'est pas appelé à la production à la fécondité. Et parfois, il y a des périodes de vaches maigres, il y a des périodes aussi des vaches grasses.
Donc il y a des moments où tout va bien, il y a plein de monde euh à l'église, plein de vocation et cetera. Il y a des moments où il y a moins d'évocation et moins de monde. Moi, je pense qu'il faut pas paniquer en fonction des chiffres.
Il faut être responsable. Il faut lire aussi les chiffres pour se dire "Mais qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on vit ?" Mais ce que je découvre avec beaucoup d'intérêt, c'est que malgré les chiffres que vous dites effectivement, donc il y a moins de pratiques, moins de français qui catholique, il y a une curiosité de la part des jeunes et ça c'est évident. il te pose des questions, il cherche des réponses et il y a beaucoup de baptêmes d'adultes entre 20 et 30 ans et il y a beaucoup de baptêmes d'adultes.
Donc cela signifie que la jeunesse a soif et dans le domaine spirituel, il y a certains qui partent, c'est pas en Amazonnie, au Tibet ou en Inde. Moi, je me dis peut-être qu'il y a une soif de spiritualité et peut-être qu'ils peuvent le faire aussi dans nos églises, dans nos monastères, à la rencontre d'un prêtre. Aujourd'hui, les prêtres, les évêques ou les cardinaux, nous sont plutôt exotiques dans la société.
On n'en voit pas tous les jours. Avant, dans chaque village, tu avais un prêtre. Il y avait un point de il y avait une une facilité de contact.
Aujourd'hui, on est moins nombreux. Et donc souvent les prêtres, les pauvres, ils courent à droite à gauche d'un village à un autre pour les messes. Donc je crois que l'église est en train de vivre un moment assez important où les jeunes frappent à la porte et ce jeûne nous demande de donner et de répondre à leurs inquiétudes, à leur rêve et à leur espérance.
Donc c'est une échange pour l'église. Il y a toujours autant de baptême là en ce moment. Ça augmente ou ça augmente.
Voilà, on va pas chanter victoire hein, on n'est pas dans le triomphalisme mais et c'est toujours encourageant de voir des jeunes qui ont des parcours très différents qui te disent "Moi, je veux recevoir le baptême." Ça c'est formidable pour pour l'église parce que là à eux, on peut pas leur dire de des banalités. Ils se posent des vraies questions, il te provoquent pour que tu donnes les bonnes et réponses.
Donc ça nous demande aussi un dialogue fort intéressant. Vous avez dit, je n'ai pas signé en tant que franciscain, prêtre, évêque et futur cardinal pour rentrer dans le Titannique et couler. L'église doit faire rêver et non pas pleurer.
Vous avez dit ça ? Je me rappelle de cette phrase. D'ailleurs, il y a eu un pour terminer un sondage qui euh classait les métiers les plus les plus heureux euh qui rendaient le le plus heureux.
Euh et le premier, c'est Clerger, représentant religieux, prêtre, pasteur. En deux, c'est les professionnels, enfin les professions médicales, médecin, infirmier et cetera. En trois, c'est tous les métiers d'écriture, quatre psychologues et cinq enseignants euh spécialisés, enseignant pour enfants à besoin spécifique notamment et sur 59000 personnes qui ont été sondées et 263 métiers.
Voilà. Euh, on a trouvé ce sondage là. Euh, est-ce que vous êtes heureux vous ?
Moi je suis heureux. Tout n'est pas simple dans la vie de d'un homme d'église mais si je vois l'ensemble de ma vie, je suis heureux. Et je pense que dans ce sondage, je vous parlais de ça.
Si une personne a trouvé sa vocation, cette personne sera heureuse et elle fera le bonheur autour d'elle. Vous avez été décoré de la Légion d'honneur, remerciement des 30 ans de de service à l'église. Vous y attendiez à ça ?
Non parce que bon, ce sont des domaines, le cardinal comme la joint d'honneur, ce sont pas des choses qu'on cherche. En tout cas, dans dans ma tête, on cherche pas ça. On va dire tiens, je j'ai besoin d'un prix pour quelqu'un pour avoir un poids dans la société, on cherche pas ça.
Après euh cela t'arrive et moi je suis honoré et donc ça me donne aussi la responsabilité d'être aussi cohérent et euh d'être aussi respectueux envers toutes ces personnes qui me font confiance. Ça fait 31 ans que vous êtes au service de l'église aujourd'hui. De quoi vous êtes le plus fier ?
Terminé vraiment vous dit tiens là j'ai j'ai je suis fier de ça. Écoutez moi, il y a il y a pas longtemps, j'étais en Corse avec des amis avec un petit que j'avais baptisé et aujourd'hui il fait 1,91 nous 97 grand. Vous êtes grand aussi ?
Moi 92, lui 97. Et donc ce jeune, il est ingénieur et il a une voilà et donc ça fait plaisir de voir que des personnes qui sont passées dans ma vie que j'ai baptisé tout petit. Vous savez quand on baptise un bébé, on sait pas.
Après il dit tiens, tu m'as baptisé quand j'étais petit, après ma famille te connaît. Et qui vient te parler et qui veut te dire merci. Donc cela signifie que quand on fait des baptêmes enterrément et mariage, communion, ces moments où il y a une visibilité sociale de l'église, si tu arrives à transmettre quelque chose de beau ou de bien, ça fait plaisir de savoir que ce que tu as su communiquer a produit un effet positif dans la vie de l'autre.
Cardinal, est-ce que vous êtes invité des mariages parfois pas à l'église mais après l'église ? Est-ce que vous allez à la fête le soir et gens sont honorés que vous veniez ? Alors, je suis souvent invité évidemment.
Après, il est difficile dans mon dans ma situation d'aller chez les uns pas chez les autres. Al, il faut être toujours très très respectueux. Voilà.
Mais si je peux euh être présent pour euh féliciter un quoi je l'ai marié, c'est toujours avec vous. Vous pouvez danser ou pas ? C'est pas bon.
Non, mieux au sport la danse moyen. Euh, j'ai j'avais noté quelque chose, j'ai appris. Euh, on n' pas besoin d'être cardinal pour être élu pape.
Il est vrai aussi que alors d'habitude les cardinaux votent mais il pourrait y avoir c'est une possibilité que soit quelqu'un qui n'est pas cardinal. C'est une possibilité du droit à l'église. C'est la dans les textes.
Dites-moi si je me trompe, il suffit d'être un homme juste un homme âgé de plus de 18 ans. Que n'importe quel homme sur terre depuis 18 ans. Voilà, il faudrait que les 133 cardinaux décident de la même chose.
Absolument. C'est quoi la chose la plus incroyable que vous ayez vu au Vatican ? Est-ce que vous avez vu, on parle toujour de trésor du Vatican, de de bibliothèques incroyables, des choses qu'on voit pas forcément à l'image.
Est-ce que vous avez vu quelque chose qui vous a vraiment euh parce que bah toujours et à chaque fois que je vais je profite, moi j'aime beaucoup les jardins du Vatican. Quand on voit les jardins, il y a des plantes exotiques, elles sont absolument magnifiques. Et dans les jardins du Vatican, il y a un peu l'histoire.
C'est très beau, très propre, c'est la nature et il y a des fontaines absolument magnifiques et c'est un lieu au Vatican. Moi, je les jardins du Vatican m'ont toujours séduit. Vous avez sorti un livre qui s'appelle Réparation, je le rappelle, si vous voulez aller le chercher pour terminer l'émission, voilà, vous allez, c'est aux éditions Faillard, une société fracturée peut-être survivre.
Vous parlez de tout ça, on a abordé une partie mais voilà, vous abordez le sujet. cardinal François Bustill. Si vous voulez prendre le le livre, je le mets en lien directement dans la description de la vidéo YouTube et dans la description pareil euh sur Spotify, Apple Podcast, Amazon Podcast dans la description du podcast audio.
Merci de faire de les gens de premier podcast de France. Merci d'être de plus en plus nombreux chaque semaine. Merci beaucoup d'être venu jusqu'à nous.
C'est un plaisir de vous recevoir. Merci d'avoir pris le temps. Je sais que vous avez un emploi du temps de de ministre par l'équivalent d'un c'est à peu près l'équivalent.
Vous partez tourner un un JT. Donc merci d'avoir donné Merci à vous pour votre accueil le temps qu'on puisse voilà bien comprendre ce que c'est que la vie d'un cardinal. Voilà, merci à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission avec moi, d'avoir lu le livre, d'avoir bossé tout ça.
On se retrouve tous les mercredis, vendredi et dimanche sur les gendes pour trois interviews ou documentaires. Merci d'être de plus en plus nombreux puis on se retrouve très vite pour une prochaine vidéo. Ciao tout le monde. [Musique] [Musique] [Musique]
Olivier Faure