Moins d’impôts et plus de travail ? Gabriel Attal prépare déjà 2027
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je veux pas forcer les français à travailler qui travaillent à travailler davantage. Encore une fois les Français qui travaillent en terme de nombre d'heures travailler c'est à peu près comme chez nos voisinson c'est pas les français qui travaillent à qui on va demander des efforts qui par ailleurs sont fatigués pour beaucoup et gagnent pas suffisamment. Le problème c'est un ceux qui travaillent qui souhaitent travailler davantage qui puissent le faire.
Or aujourd'hui on a dans notre droit du travail des mesures qui les empêchent de le faire. On a cité le 1er mai, j'ai parlé des heures supplémentaires, on pourrait citer d'autres mesures et deux, faire en sorte que ceux qui ne travaillent pas aujourd'hui puissent travailler derrière faut pas les massacrer avec les impôts ensuite quoi. Non, on est d'accord.
Mais quand faut baisser les impôts, comment baisser les impôts sûr, je viens de vous le dire, je vous dis qu'il faut que les gens qui bossent à la fin, ils aient plus de leur travail et qu'on arrête de leur prendre. Alors, faut alors comment est-ce qu'on garde l'équilibre avec le le système social français ou le système des services publics si on a moins de cotisation et si on paye moins d'impôts pour avoir plus de travail ? système social, on le réforme.
Je veux dire, moi j'aime la sécurité sociale, j'aime les valeurs qui ont soutendu sa création. Ne pas le réformer, c'est le laisser s'écou. C'est viable aujourd'hui ou pas ?
Bah non, bien sûr que non. Vous voyez bien les déficits qu'il y a et la dette sociale qu'on accumule. Gabriel Atal, l'ancien premier ministre, l'ancien ministre de l'éducation nationale, secrétaire général de Renaissance, président du groupe ensemble pour la République à l'Assemblée nationale.
Bonjour. Bonjour. C'est contre vous que vont défiler les syndicats alors aujourd'hui ?
Vous êtes un casseur de droit à qui ? un casseur de 1er mai. Gabriel des manifestations pour le travail tous les ans à l'occasion de de la fête du travail et du 1er mai.
Et pour ce qui me concerne, moi je suis favorable à ce qu'on garde nos jours fériers. J'ai jamais proposé de supprimer un jour férier. Simplement ce que je dis c'est que en ce 1er mai, vous avez des commerçants qui ont envie de pouvoir ouvrir.
Vous avez des salariés de ces commerçants qui ont envie de pouvoir travailler en étant volontaire, en étant payé double, en ayant un jour de repos pour compenser à un autre moment de l'année. Que ça me semble légitime qu'on leur permette de le faire. C'est tout simplement ça.
Donc il y a pas de case sociale, il y a pas de remise en cause évidemment du droit à un jour férier. Simplement, on propose à ceux qui le souhaite de pouvoir travailler. Alors le gouvernement a dit non à votre proposition.
Vous avez vu, on a on a reculé. On demande plutôt de la de la mensuétude et de l'indulgence aux inspecteurs du travail. Qu'est-ce que vous en dites ?
Oui, notre texte qu'on qui était proposé à l'Assemblée a été retiré par le gouvernement mais dans le même temps, ils ont dit au boulangers au fleuristes qu'il pouvaient ouvrir et donc ça les place. Je pense à eux là dans une situation un peu compliquée, c'est-à-dire que la loi n'a pas changé. Et vous avez le gouvernement qui dit vous pouvez quand même ouvrir et on espère qu'il y aura de l'intelligence collective.
Sauf que voilà, moi ce que je souhaite c'est queil y ait pas des inspecteur du travail qui ailleent verbaliser sanctionner des commerçant courage. Moi je jette la pierre à personne. La situation elle est difficile simplement pour qualifier qualifier.
Moi je regrette en tout cas je regrette en tout cas que le gouvernement a fait le choix de retirer le texte. Maintenant ils ont annoncé un nouveau texte pour le 1er mai 2027 avant le 1er mai 2027. Voilà pour que l'objectif c'est que les règles changent à partir du 1er mai 2027.
Mais pour ce 1er mai 2026, c'est vrai, j'étais il y a quelques jours à à Lyon, j'ai rencontré des boulangers, des fleuristes. Il y a une forme de flou parce que d'un côté la loi n'a pas changé et en même temps le gouvernement leur a dit il y aura une tolérance. Mais ce que j'espère que cette tolérance aura lieu et qu'il y aura une intelligence collective.
Par ailleurs, il y en a qui sont encore laissés sur euh euh le côté, c'est notamment les bouchés qui évidemment aussi demandaient à ouvrir. Par ailleurs euh qui conque connaît ce qu'est une rue commerçante, bah c'est que entre le boulanger et le fleuris, bah bien souvent vous avez le boucher. Donc ça a pas vraiment grand sens de leur demander de fermer alors que les autres sont ouverts.
Et puis vous avez le chocolatier, vous avez le restaurant, le restaurant lui il est ouverant il est déjà ouvert pour le coup. Il ça fait partie des dérogations. Superette qui est un peu plus loin, elle est ouverte.
Elle est ouverte aussi. Donc voilà. Et le McDo qui est encore plus loin, lui il est ouvert.
Donc c'est sûr qu'il y a une forme de cohérence à avoir, moi il me semble pour ce qui est métier de bouche commerçant pour qu'il puisse ouvrir le 1er mai. Encore une fois sans revenir sur le droit aux jours fériers. Oui.
Mais alors justement quel est quel est le le le bon système ou plutôt le bon 1er mai ? C'est tout le monde fermé ou tout le monde ouvert ? C'estd on revient à ce qui était le 1er mai historique et personne n'ouvre.
Euh ou alors on se dit aujourd'hui bah les temps ont changé et tout le monde peut ouvrir. Qu'est-ce que qu'est-ce que vous souhaitez ? Vous souhaitez donner la liberté d'ouverture ?
Moi je pense qu'il faut laisser le choix à tout le monde mais avec un cadre du volat. Donc je pense que ce qu'il faut dire c'est que pour tout ce qui est commerçant de bouche là il y a la possibilité d'ouvrir encore une fois en respectant le volontariat des salariés le double salaire et un jour de repos supplémentaire à un autre moment de l'année. Pour ce qui est des autres activités, ce que je propose c'est qu'on fasse branche par branche.
C'està-dire qu'il y a une discussion entre les partenaires sociaux, les syndicats, le patronat dans chaque branche et qui décide si ils ouvrent ou pas et des conditions dans lesquelles ils ouvrent avec l'indemnisation. Jean-Lou Bonami, d'accord ou pas ? Bah oui, d'accord. sur ce point précis.
D'accord avec d'accord avec monsieur Atal mais bon je me réserve un peu après. Moi je trouve que c'est vous l'avez dit mais c'est un peu hypocrite le fait que le gouvernement vous dise on fait pas votre loi maintenant par contre on va dire aux gens vous pouvez ouvrir et on en verra pas sauf que c'est pareil hier je crois que le conseil d'état a retoqué ça suite à une à une un dépôt de la CGT mais il y a un vrai sujet c'est qu'é les inspecteurs de travail n'y vont pas tout seul donc c'est bien quelqu'un qui les envoie et qui est leur patron c'est quand même l'état je trouve que c'est hyper hypocrite. Moi, je suis pour que tout soit fermé comme avant et que même le dimanche ça soit fermé, qu'on revienne à un vrai procédé ou que le le 1er mai ça soit sacralisé.
C'est c'est la dernière enfin c'est la dernière trace d'une vraie lutte sur pour les pour les droits sociaux des gens, les droits des travailleurs. Ça doit rester comme ça. Alors après, les gens veulent bosser.
Quand vous parlez de volontariat, on le sait là dernièrement quand il y a eu un peu ce flou artistique, on a commencé à dire au boulanger ou Fleuris, vous pouvez faire venir vos employés. Les employés ont pas été euh consultés dans le genre tu veux venir ou tu veux pas venir, c'est au planning et c'est comme ça. Donc il y a un vrai problème.
Et le le P x 2, ça veut si un demain vous désacraliser le 1er mai, le P x 2 n'aura plus de raison d'exister. Bon, d'abord, il est pas totalement sacralisé aujourd'hui puisque comme on l'a dit, il y a déjà des gens qui travaillent. J'entends vous vous dites "Il faudrait que plus personne euh ne travaille." Ensuite, moi je me déplace beaucoup sur le terrain.
J'étais donc à Lyon, avant ça à Bayon et cetera. J'ai échangé avec des commerçants et leurs salariés. Et franchement, c'est pas je pense parce que j'étais dans le dans le commerce qui me l'ont dit parce qu'ils m'ont reproché d'autres choses, mais ils m'ont tous dit "Nous, on veut pouvoir bosser le 1er mai parce qu'on veut pouvoir être payé double parce que par ailleurs ce jour-là, on a la possibilité de bosser." Et par ailleurs, quand on sait à quel point pour les commerçants notamment les boulangers, les bouchés et cetera, c'est difficile de recruter euh aujourd'hui qu'ils ont du mal à recruter, je pense que le pouvoir de négociation pour quelqu'un qui ne veut absolument pas travailler le 1er mai dans sa relation et sa discussion avec le futur employeur, il est plutôt du côté du futur salarié qui peut poser un certain nombre d'exigences parce qu'aujourd'hui vous pouvez aller voir des bouchers, des boulangers, des fleuristes, bref tous les artisans, le premier truc qu'il vous disent c'est on narrive pas à recruter.
Et donc voilà, moi je pense que il y a aujourd'hui des Français qui ont envie d'avoir la liberté de travailler à certains moments. Ils ne peuvent pas travailler aujourd'hui pour améliorer leur rémunération. Donc probablement parce que pardonnez-moi.
Donc pour rebondir sur ce que vous dites, donc très bien, on comprend bien que vous voulez libérer le travail, c'est une bonne chose. Bon, votre proposition a été écartée par le gouvernement, mais vous en tant que président si vous étiez, quelles seraient vos premières actions justement pour libérer le travail, vos actions concrètes ? Parce que là vous pas vous dites que le 1er mai ça ne suffit pas curer les commerces de bouche.
Oui, mais les propositions concrètes. Vous avez vous avez raison. Cette question du premier ma c'est un élément d'une vision plus large et plus globale sur le travail.
Moi, je crois qu'on doit d'abord faire en sorte de travailler tous. Et donc moi, si j'avais la possibilité d'avoir des responsabilités à nouveau dans l'exécutif, ce que je ferais, c'est que j'iraiis au bout de la réforme de l'assurance chômage que j'avais préparé quand j'étais premier ministre, qui a été interrompu par la dissolution qui vise à inciter davantage, à accompagner davantage vers le travail. Et je rappelle que j'avais préparé cette réforme avec mon gouvernement pour réduire la durée d'indemnisation, augmenter la durée qu'il faut avoir travaillé pour bénéficier du chômage pour inciter davantage à l'activité.
Deux, je libérerai encore plus la possibilité pour ceux qui veulent travailler davantage de le faire. Exemple, je fais une proposition aujourd'hui dans la loi, un salarié peut pas faire plus de 220 heures supplémentaires par an. Je pense qu'il faut supprimer ce plafond et permettre aux salariés qu'il souhaitent de faire davantage d'heures supplémentaires s'ils le veulent parce que travaille pas assez en France.
Alors commenta moi ce que je dis ? Alors j'ai entendu la dame de Bayon tout à l'heure qui a appelé d'ailleurs. Elle a dit que elle m'avait vu à la fois au jambon de Bayon le weekend dernier qu'elle avait pas osé venir me voir.
Mais alors faut venir me voir dans ces cas-là. D'ailleurs, il y a plein de gens qui sont venus me voir, ils étaient pas toujours sympas donc faut pas hésiter. Moi je me déplace beaucoup sur le terrain, faut venir m'interpeller aussi échanger.
C'est pour ça que je me déplace. Mais elle semblait penser la dame, on dit qu'on travaille 110h de moins en France que dans les pays européens. J'ai cherché effectivement le chiffre.
Ouais. Oui, c'est vrai, c'est l'OCDE qui le dit. Mais quand quand vous regardez dans le détail ce qui le fait de travailler moins, c'est pas les gens qui bossent aujourd'hui qui bossent moins que les gens que les gens qui bossent dans d'autres pays.
C'est en moyenne générale parce que globalement on a moins de gens qui travaillent et on a des gens qui rentrent sur le marché du travail plus tard. Les études sont plus longues en France qu'ailleurs et des gens qui sortent du marché du travail plus tôt parce que la retraite est plutôt qu'ailleurs. Il y a pas que ça monsieur.
Si vous avez entendu Corine, elle a dit quelque chose qui était très intéressant et moi ça me concerne parce que j'ai 54 ans cette année, c'est qu'à 53 ans trouve pas de boulot. Et aujourd'hui, vous pouvez faire ce que vous voulez et ça fait des années qu'on parle. Moi, je me suis retrouvé souvent face à à vos collègues sur les réformes des retraites ou quoi que ce soit et on nous disait "Oui, il faut mettre les gens au travail et on va aider le travail des seigneurs." C'est faux.
En fait, aujourd'hui, dans une entreprise entre 55 ans et 60 ans, on commence à vous faire sortir le plus rapidement possible de la boîte et après vous trouvez pas de boulot. Donc après on vous dit "Bah écoute, tu fais 3 ans de chômage, tu es une rupture cancel ou quoi que ce soit." Corine tout à l'heure c'est un exemple criant 53 ans, elle ne retrouve pas de travail.
Elle dit "Je suis en formation pour changer de métier parce que aujourd'hui évidemment à 53 ans dans son métier d'avant, on va pas l'embaucher. Là, votre sujet à vous, moi je veux bien qu'on traille 70 ans." Mais aujourd'hui, donn donnez-mous des patrons qui ne trouvent pas que quelqu'un qui a plus de 55 ans ou 60 plus de 60 ans trouve que c'est quelqu'un qui est trop vieux pour aller travailler dans une entreprise.
D'ailleurs, le problème en France, c'est le chômage des jeunes et le chômage des seniors. Bien sûr, mais la réponse c'est pas d'avancer le départ à la retraite et de reculer le moment où on rentre dans la carrière parce que sinon si on suit ce raisonnement, on met la retraite à 55 ans ou à 50 ans. L'objectif c'est comment est-ce qu'on comment est-ce qu'on améliore le taux d'emploi et on lutte contre le chômage des seniors et des jeunes.
D'ailleurs, le chômage des jeunes est plus important que celui des seniors. Je crois que le taux d'emploi des seniors est deux fois plus élevé que celui des jeunes aujourd'hui. Donc évidemment qu'il y a des choses à faire, beaucoup de choses à faire pour leur permettre de rester dans l'emploi ou d'en retrouver un.
On est en plus, on le voit dans un monde où tout va être transformé par l'intelligence artificielle et donc l'enjeu ça va être maintenant d'apprendre à apprendre, de se former tout au long de sa vie parce que globalement on va à peu près tous changer plusieurs fois de métier dans notre vie et dans notre carrière. Vous vous êtes issu d'un d'un d'un d'un mouvement du mouvement en marche avec le président de la République. Vous êtes arrivé au pouvoir.
En 2017, le chef de l'État avait promis cette révolution, révolution du travail, révolution de de desserrer les les carcans. Vous vous avez vous avez été au pouvoir 10 ans. Enfin, bien des fois, il y a des choses qui ont été réusses.
Mais juste cette libération de du travail, vous n'êtes pas allé au bout. Il y a eu en 2017, vous vous en souvenez, les ordonnances travail qui avaient été faites par Muriel Penico à l'époque. Quand vous voyez aujourd'hui des chefs d'entreprise, des entrepreneurs, ils vous disent "Ça nous a aidé et maintenant c'est plus facile de recruter.
Maintenant, c'est vrai qu'on n'est pas allé au bout de ça." Et moi, je je je parle d'un autre sujet qui est pour moi le sujet majeur. Mais pourquoi vous n'êtes pas allé au bout ?
Pourquoi vous n'êtes pas allé au bout de cette libéralisation qui fait qu'aujourd'hui des Français, on arrive au constat aujourd'hui comme Corine de dire "On travaille, on s'en sort pas." Ouais. Et moi je vais vous dire le principal sujet aujourd'hui pour moi pour ceux qui travaillent ils demandent pas d'échecs ils demandent pas des aides, ils demandent pas des subventions.
Ils veulent juste que le net se rapproche du brut. C'est le sujet. On en parlait tout à l'heure, on disait qu'en fait finalement aujourd'hui le travail ne nous permet pas de pouvoir vivre décemment et de de pouvoir en fait on a l'impression qu'on est juste là en train de survivre.
Donc chaque personne donne un chiffre. Aujourd'hui une personne pour 100 € qu'elle gagne de son travail, elle en garde 54. Pour la génération de mes grands-parents, c'était 30 € de plus. ell gardait plus de 4 54 avant impôt parce qu'en fait la plupart des gens c'est entre 46 et 47 en tout cas voilà c'est plus de la moitié à la fin après impôt qu' vous sont pris voilà et donc c'est quoi la réponse bah c'est évidemment de baisser les charges et comment on baisse les charges bah c'est en faisant des économies parce que les charges elles financent quoi les fait financ je vous ai parlé tout à l'heure de la réforme de l'assurance chômage.
C'est plus de 5 milliards d'euros d'économie qui était permis par la réforme que j'ai proposé quand j'étais premier ministre qui malheureusement a été interrompu par la dissolution. Évidemment, moi mon souhait c'est qu'elle soit reprise à un moment et pour l'instant aucun des gouvernements qui a succédé au mien n'a souhaité reprendre cette réforme. Deux vous avez des économies à faire aussi sur l'explosion des arrêts maladies parce que ça tous les tous les employeurs, tous les chefs d'entreprise vous le disent, c'est en explosion.
Alors, il y a des choses à faire sur la prévention, sur le bien-être au travail, sur la qualité de vie au travail bien sûr, mais vous avez quand même aussi un certain nombre d'abus et une explosion qui coûte qui coûte cher. Enfin, il y a la question des retraites aujourd'hui. Ce qui une grosse partie des prélèvements et du coup de notre modèle social, c'est aussi la question des retraites et on prend même du budget de l'État pour ça tellement le système actuel n'est pas financé.
Oui, mais là c'est Sébastien Lecnu qui a renégocié la réforme des ret la suspension avec le Parti socialiste pour s'acheter sa survie. dire toute façon pour moi le sujet n'est plus de savoir si c'est 62 63 64 ans pour moi la question moi la question la question de l'âge légal ne sert plus à rien de la rép légal ne sert plus à rien en fait regardez aujourd'hui vous avez plein de dispositifs carrière longue pénibilité et cetera quand vous décalez l'âge légal de départ de 2 ans, les gens partent en moyenne 6 mois plus tard tellement il y a de cas particuliers de de systèmes spéciaux et ceteraçon c'est unité c'est le nombre d'annité de cotisation qui fait que votre moi ce que je propose c'est qu'on dise maintenant on regarde plus il y a plus l'âge légal, il y a la durée de cotisation et donc vous voulez partir très tôt, bah vous avez moins, vous partez plus tard, bah vous avez beaucoup plus parce qu'on fait des vraies décotes et des vraies surcôtes et donc ça donne de la liberté aux gens. Première chose.
Deuxième chose, la capitalisation, moi je propose qu'on développe la capitalisation dans notre système de retraite, ce qui sera bon pour la pension des retraités, bon pour le salaire parce que c'est moins de cotisation qu'on a payé évidemment pour un système public par répartition et trois, c'est bon pour notre économie parce que ça finance aussi l'innovation, l'entrepreneuriat et cetera. Mais tout à l'heure quand vous parliez de de des mesures sur l'emploi, vous parliez que des travailleurs. Or, on a vu dernièrement et Fabien Gu a fait un travail là-dessus sur les les aides de nos entreprises, c'est 240 milliards à peu près entre crédit d'impôt, subvention.
Aujourd'hui, vous avez un sujet quand même sur les boîtes qui à qui vous avez donné de l'argent depuis des années et le CICE, c'est votre ancienne maison, les socialistes qui ont mis ça en place par exemple. En fait, c'est un vrai sujet, c'est qu'on donne de l'argent à des entreprises françaises ou étrangères pour qu' garde l'emploi en France mais quand elles s'en vont, vous leur demandez pas de rembourser l'argent. Et deuxièmement, on a vu quand même le cas de de Michelin à qui on vous avait donné de l'argent pour acheter des machines et les machines ont été achetées en Roumanie.
Donc et en fait il y a un vrai sujet. Moi je veux bien que vous ayez toujours aller chercher l'argent chez les travailleurs. OK, vous trouvez qu' moi je pas chercher l'argent chez les travailleurs.
Je demande pas je au contraire je veux qu'on baisse qu'on baisse les charges. OK. D'accord.
Mais à un moment donné pourquoi on arrête pourquoi on on ne donne on narrêterait pas de donner de l'argent aux entreprises et qu'en fait l'argent que vous donnez aux entreprises vous allez récupérer sur les charges qu'il y a qui sont prises aux entreprises et aux salariés. à un moment donné arrêter de sa vraie va se communiquant en fait hein. Vous savez ce que c'est la première aide aux entreprises dans le rapport euh ce qui est qualifié comme aide aux entreprises ?
Le truc qui coûte le plus cher c'est les baisses de cotisation patronale. Ça veut dire que ce qui est considéré comme une aide aux entreprises dans ce rapport c'est que les entreprises on a baissé leurs cotisations quand elles quand elles embauchent. Moi je trouve ça bien qu'on ait baissé ces cotisations parce que la réalité c'est que le coût du travail il est élevé en France.
Et donc si on supprime comme le propose le rapport les aides aux entreprises dans leur ensemble, ça veut dire qu'on augmente le coût du travail pour les patrons et donc ils vont recruter moins. Il y aura plus de chômage. Je peux vous dire qu'à la fin les gens ils galéreront encore plus.
Il y a des abus sur certains sujets. Évidemment, il faut le regarder. Il faut le tracer cet argent.
Vous le par de il y a pas de traçage d'argent. Le CE c'était quand même pour faire de l'emploi. Excusez-moi.
Il y a pas eu des millions d'emplois qui ont été promis derrière. Je vais vous dire aujourd'hui on a le taux de chômage le plus bas depuis à peu près 30 ans, le taux d'emploi le plus haut depuis qu'il est mesuré. Donc ces dernières années globalement le chômage a baissé.
D'ailleurs, le problème c'est plus vraiment le chômage de masse en France. Heureusement, continuez pour que ça soit ça le redevienne pas. C'est encore une fois la rémunération de ceux qui bossent.
C'est pas normal aujourd'hui que des gens qui travaillent se retrouvent avec une impossibilité à Là. Vous avez une profession libérale qui régulièrement nous disent c'est de la taxe, c'est de la taxe, c'est voilà, on est pressé, pressurisé. Mais mais là vous voyez bien que vous allez vous hororter quand même à un blocage puisque votre prédécesseur Nicolas Sarkozy avait aussi placé le travail à un moment donné au sein même de son programme et rien ne s'est passé.
Là, on voit bien que si vous demandez encore aux Français de travailler davantage, certes, vous allez baisser des cotisations patronales, ce genre de choses pour pouvoir employer, pour pouvoir embaucher, sauf que le français qui va vouloir travailler davantage, ben là, vous allez vous heurter à un blocage. Mais moi, je veux pas je veux pas demander, je veux pas forcer les Français à travailler qui travaillent à travailler davantage. Encore une fois, les Français qui travaillent en terme de nombre d'heures travailler, c'est à peu près comme chez nos voisins.
Le problème qu'on a, c'est pas les français qui travaillent à qui on va demander des efforts qui par ailleurs sont fatigués pour beaucoup et gagnent pas suffisamment. Le problème c'est un ceux qui travaillent qui souhaitent travailler davantage qui puissent le faire. Or aujourd'hui on a dans notre droit du travail des mesures qui les empêchent de le faire.
On a cité le 1er mai, j'ai parlé des heures supplémentaires. On pourrait citer d'autres mesures et deux faire en sorte que ceux qui ne travaillent pas aujourd'hui puissent travailler derrière faut pas faut pas les massacrer avec les impôts ensuite quoi. Non, on est d'accord.
Mais quand j'ai fa baisser les impôts. Comment baisser les impôts je viens de vous le dire. Je je vous dis qu'il faut que les gens qui bossent à la fin ils aient plus de leur travail et qu'on arrête de leur prendre.
Alors faut alors comment est-ce qu'on garde l'équilibre avec le le système social français ou le système des services publics ? Si on a moins de cotisation et si on paye moins d'impôts pour avoir plus de travail. C'est le système le système social, on le réforme.
Je veux dire, moi j'aime la sécurité sociale, j'aime les valeurs qui ont soutendu sa création. Ne pas le réformer, c'est le laisser s'écou. C'est viable aujourd'hui ou pas ?
Bah non, bien sûr que non. Vous voyez bien les déficits qu'il y a et la dette sociale qu'on accumule. Voilà.
Et donc réformer notre système social, c'est pas s attaquer, c'est tout simplement le sauver parce que sinon à la fin, je peux vous dire ça ne tiendra plus. Donc moi, je vous ai dit de manière très claire, assurance, chômage, retraite [raclement de gorge] et encore une fois, il s'agit pas de dire on va faire douiller euh ceux qui travaillent, c'est plutôt faire en sorte qu'on soit davantage à travailler. C'est ça qui sera aussi la clé pour permettre à notre système de tenir.
Gabriel Atal, vous restez avec nous. Euh, je rappelle le titre de votre livre dont on va parler aussi tout à l'heure, en homme libre aux éditions de l'observatoire, candidat potentiel à l'élection présidentielle, hein, donc ou candidat tout court à l'élection présidentielle. Vous allez faire une annonce ?
J'ai pas d'annonce à faire aujourd'hui. Euh potentiel, virtuel, c'est vous savez, c'est pas une petite annonce, une petite décision que vous prenez comme ça sur peut-être c'est quelque chose que vous murissz, que vous réfléchissez. Ce qui est sûr, c'est que ce livre, c'est une étape importante dans ce chemin vers vers parce que là, vous n'êtes pas rasé, donc vous n'y pensez pas encore réellement.
Alors peut-être c'est une étape importante ce livre. Moi, je vais à la rencontre des Français, je me déplace partout. Je serai mardi à Bordeaux à la librairie Mola pour euh faire une signature et rencontrer les lecteurs.
J'étais à Bayon, vous l'avez dit et je continuerai à me déplacer qui viennent et à l'issue en campagne donc je je vais sur Mais vous savez moi je suis toujours allé sur le terrain. J'ai pas attendu les campagnes pour me déplacer. D'ailleurs, parfois on m'a reproché de trop me déplacer dans mes fonctions quand j'étais au gouvernement en disant il passe son temps sur le terrain et cetera.
Oui. Vous allez le dédicacer au Havre chez Édouard Philippe parce que c'est ça en fait votre problème principal. Gabriel Atade, l'ancien premier ministre, ancien ministre de l'éducation nationale, potentiel candidat à l'élection présidentielle.
C'est donc ce que l'on on l' en a compris. On est en plein contexte de la guerre au Moyen-Orient, Gabriel Atal avec euh la la hausse des prix du carburant. Euh finalement, c'est Total qui en fait plus que l'État aujourd'hui sur les carburants avec ses ristournes, c'est même sa double ristourne.
Il faut laisser faire, il faut laisser faire total. On dit bravo total, merci total. En tout cas, c'est important que les distributeurs notamment ne fassent pas de marge indu pour profiter de cette situation.
Bien sûr, quand ils font des Oui, mais vous savez que la plupart de leurs profils les font pas en France, hein. Euh et parce qu'on produit pas d'hydrocarbure en France, on taxe pas, on bloque pas les prix. Bah je pense que encore une fois, si vous avez des distributeurs qui sont capables de rendre une partie démarche qu'ils font, c'est bien.
Ensuite, il faut tout regarder. Vous savez, moi quand j'étais premier ministre, on avait on avait lancé une mission d'inspection pour vérifier secteur par secteur si dans la crise de l'inflation, il y avait pas des super profits indus. On avait même mis en place une mesure pour en récupérer.
Il y en a là ou pas une partie. Je suis plus au gouvernement euh c'est important qui oui, je fais de la politique mais je veux dire moi je préfère les choses qui sont établies sur des faits, sur des chiffres et donc c'est important que les choses soient regardées et je crois qu'elles le sont en ce moment et si jamais il y a des profits indus qui sont faits bah il faut savoir est-ce que le le le chèque pour les gros rouleurs, c'est une bonne chose ? Est-ce que les aides ciblées c'est ce qu'il faut faire ou il faut aller au-delà ?
Vous avez des Français qui ont pas d'autre choix qu'utiliser leur voiture notamment pour aller bosser. Euh je pense l'infirmière libérale qui a besoin de sa voiture en zone rurale pour faire sa tournée euh bah c'est sûr que ça lui coûte beaucoup plus cher et donc faut aider ces français-là. La question c'est comment vous le faites ?
Moi les chèqus je suis toujours un peu perplexe parce que vous avez toujours les effets de seuil. C'est dire vous avez des gens ils disent "Moi, je suis toujours au-dessus des seuils pour être aidés et moi j'ai jamais les aides alors que je bosse et que je galère." Moi, j'aurais privilégié une autre une autre mesure qui est celle que j'avais porté quand j'étais moi-même au gouvernement qui est de revaloriser le barême des indemnité kilométrique.
Vous savez, les Français qui travaillent, ils ont ce cette aide et donc c'est l'entreprise qui paye. Ah non non, c'est c'est eux, c'est qu'ils payent moins d'impôts. En fait, c'est dans leur déclaration d'impôts, ils ont le barem des indemnités métérique.
Voilà. Exactement. Et donc, ils ont une déduction fiscale.
J'aurais revalorisé le barem. Je crois que c'est 5 millions de personnes qui qui travaillent, qui en bénéficient. Typiquement l'infirmière libérale, elle est dedans de manière certaine bien sûr, mais sauf qu'elle met du temps à le récupérer puisque c'est dans la déclaration c'est là ce qui ce qui importe c'est le c'est pour ça qu'il est possible de faire un texte de budget rectificatif pour qu'il puisse y avoir inversement tout de suite mais au moins [rires] c'est un cadre qui existe.
On n'est pas là à inventer des nouveaux seuils. Total a pris la bonne décision en disant jusqu'à la fin de la crise on baisse. Bah oui bien sûr.
Mais bon ce sont des petits gestes quand même. Ce qui permet de baisser la facture des Français je vais pas dire parce que c'est total. Je vais pas le critiquer évidemment.
Maintenant, encore une fois, on en revient au débat de tout à l'heure. Si les Français, on leur permettait de vivre au mieux de leur travail, d'avoir un net plus proche du brut, évidemment que vous auriez moins de difficultés comme celle-là aujourd'hui. Jean Bunami, ouais.
Vous vous dites tout faire pour justement le portefeuille des Français, mais est-ce qu'il y aurait pas des mesures plus structurelles qui permettraient en effet d'aider le portefeuille des Français ? Alors, je repense à un dossier complètement enterré, mais par exemple la question en France de l'exploration du pétrole et du gaz de chiste, on en parlait énormément en 2012-23, c'était dans le rapport galois sur la réindustrialisation de la France. Arnaud Mondbourg, à l'époque ministre de gauche, en parlait, ça a été complètement enterré.
Ou alors également donc toujours sur la politique énergétique aujourd'hui les Français quand ils payent le litre d'essence à la pompe il paye des taxes. Bon il y a des taxes qui sont nécessaires mais il y a aussi des taxes qui en fait qui servent à subventionner l'éolien. Est-ce que c'est normal que le l'infirmière ou le boulanger quand ils vont à leur travail ils financent, ils subventionnent en période de crise l'éolien ?
Est-ce qu'on devrait pas tout simplement supprimer cette subvention pour euh voilà pour baisser le prix de l'essence ? Donc la politique énergétique euh éolienne, gaz de chiste, ce genre de choses. D'abord, si on veut que la facture d'électricité des Français n'augmente pas, il faut produire plus d'électricité.
Et pour produire plus d'électricité, vous avez besoin du nucléaire. Et c'est très bien que ça a été relancé en France et on a trop attendu pour relancer. [grognement] Et vous avez besoin des énergies renouvelables aussi.
Faux. Ensuite, faut parce que l'éolienne en fait, elle produit très peu, elle est subventionnée à mort. C'est pas du tout ça qui va produire massivement de l'électricité.
Moi, je me fie au rapports scientifiques qui sont faits à celui de RTE qui a été fait qui montre que la demande d'électricité va exploser dans les années à venir. GL, c'est pas avec l'éolien que vous allez le couvrir. Bah en tout cas, c'est pas c'est pas avec le nucléaire non plus tout de suite puisque pour construire une centrale nucléaire, vous le faites pas en quelques semaines ou quelques mois.
Moi ce que je veux, c'est que la facture d'électricité des Français n'explose pas. Et pour ça, avec l'éolien, elle explose comme la demande d'électricité augmente, c'est que globalement on électrifie les usages, vous avez des français qui passent à l'électrique et cetera. Donc il y a il y a la demande qui augmente.
Donc il faut que la production elle augmente. On peut pas augmenter le nucléaire tout de suite. On a relancé et ça prend une dizaine d'années pour sortir des réacteurs.
Donc les énergies renouvelables au moins dans l'intervalle elles sont nécessaires. Je passe à la suite. Vous avez parlé gaz de chist et cetera.
Il y a une nouvelle qui est passée un peu inaperçue ces dernières semaines alors que c'est potentiellement une très bonne nouvelle pour la France. En Moselle, on a identifié un gisement d'hydrogène qui est potentiellement le plus grand au monde. Au monde.
Et là ça peut être des dizaines de milliards d'euros. Il faut aller forêt, il faut y aller. Ah bah bien sûr qu'il faut y aller sur l'hydrogène en plus qui est une une énergie euh qui est bascarbone.
Ensuite le faut y aller. Oui, bien sûr sur ce sujet-là. Oui.
Moi je suis pas [rires] sur le pétrole gaz de chiste, il y a une loi qui a été votée qui a fait que la France est le premier pays au monde qui a interdit le forage, l'exploitation de fossil sur son territoire. Moi, je suis pas favorable à la faire évoluer. En revanche, pour de l'énergie évidemment décarbonée, il faut y aller.
Deuxième chose, le vrai sujet pour l'augmentation structurelle des salaires, c'est l'innovation. Si la trajectoire, si la productivité en France avait eu la même trajectoire que celle des États-Unis depuis 20 ans, le salaire médian français ne serait pas de 2200 € net par mois, il serait de 3300 € net par mois. 50 %.
Pourquoi on n pas respecté cette trajectoire ? Alors, bah parce qu'en fait, c'est quoi ? un l'éducation, la formation, la recherche pour l'innovation.
Deux, aux États-Unis, ils ont des entreprises qui sont devenues des géants du numérique, qui tirent toute l'économie euh et qui font qui qui augmente la prospérité du pays. C'est comme ça qu'ils ont réussi. Et donc, si on avait suivi la même trajectoire que ces 20 dernières années, encore une fois, le salaire médiat en France serait de 3300 € net par mois, c'est 50 % de plus.
Donc moi, je crois qu'on doit tout faire que la France puisse redevenir une nation de scientifique et d'ingénieurs. Quand vous avez des jeunes talents qui ont des idées qui innov, bah il reste en France plutôt que partir, qu'on ait des géants du numérique en France, que dans l'industrie évidemment aussi on puisse innover et bénéficier de l'innovation. Il faut bien se rendre compte de ce qui se passe en ce moment.
La course technologique, elle se fait beaucoup entre les États-Unis et la Chine. On l'a perdu. Est-ce qu'on a perdu la course de l'innovation ?
Est-ce qu'on a perdu la course euh sur la la voiture électrique ? Est-ce qu'on a perdu la course sur l'intelligence artificielle ? Je crois pas qu'on l''est perdu encore et que s'il y a pas de ressaisissement au niveau européen et au niveau français, on peut la perdre.
Et à ce moment-là, nos enfants, nos petits-enfants, le seul boulot qu'ils auront qu'ils pourront faire, c'est servir du café euh aux Américains ou du thé aux Chinois quand ils viennent en France. Alors, on aura toujours une industrie touristique, c'est important, mais pour le reste, on risque d'être colonisé, vassalisé par les États-Unis et la Chine. Regardez ce qui se passe aujourd'hui sur le véhicule électrique en Chine.
Je crois que c'est moins de 6 minutes pour recharger la batterie de son son véhicule. Bref, ils sont à la frontière technologique surtout si nous on se laisse durablement dépasser là-dessus, bah c'est enfin les salaires n'augmenteront pas à l'avenir. Au contraire, on va s'appauvrir et donc tout doit être fait pour moi pour cet objectif euh de de de d'innovation et de prospérité du pays.
Et encore une fois pour tout le monde, c'est pas quelques start-up à Paris, ça concerne aussi l'industrie et ça concerne tous les secteurs et tous les territoires. Vous dites que dans vos dédicace en librairie, vous parfois vous faites mal accueillir, vous faites en guirlandais, vous payez le bilan de Macron. On peut pas attendre dans les dédicaces parce que les gens qui viennent priori, c'est des gens qui ont envie de lire mon livre.
Donc je me déplace évidemment au-delà de mes dédicaces. J'étais sur la foire au jambon de Bayon, on le disait tout à l'heure. Oui, vous avez des gens qui disent on est déçu, on est en colère et il parle de plein de sujets.
Pourquoi est-ce qu'il voterait pour vous encore une fois ? Parce que c'est Gabriel Atal, Emmanuel Macron, c'est président et c'est c'est le clone peut-être Gabriel AT, c'est le clone de Mac. Je pense que les gens, ils sont lucides.
Il y a des choses qui ont été ratées, il y a des choses qui ont été réussies. Je pense qu'il y en a aussi. Et ensuite que s'ils veulent tourner la page du macronisme, ils tourneront la page Gabriel aussi.
Moi, vous savez, je vais pas prendre les gens pour des imbéciles. Les Français, ils sont intelligents. J'ai été au gouvernement depuis 2018.
Moi, je pense que je dois être comptable de ce que j'ai fait ou pas fait ou bien fait ou mal fait dans les ministères qui m'ont été confiés. On peut me reprocher des choses. On peut ne pas avoir été d'accord avec des mesures que j'ai prises ou des décisions que j'ai prises.
Globalement, on peut pas me reprocher de pas avoir agi dans les ministères qui étaient les miens, que ce soit à l'éducation nationale, à Ber au secrétariat d'État, à la jeunesse. Voilà. Après, la campagne, elle va servir à présenter un projet au Français et on est à l'heure des choix en 2027. la campagne.
Est-ce qu'on considère Bah oui parce que c'est sur ça qui m'inrog chef de parti. Ma responsabilité c'est de préparer une campagne évidemment pour mon parti. Et vous serez campagne avec qui ?
Tout seul avec Édouard Philippe contre Édouard Philippe parce que tout le monde est sur la ligne de départ et vous avez on voit pas les différences entre Gabriel Atal et Édouard Philippe quoi. En fait pour l'instant vous avez assez peu d'idées et de projets qui ont été mis dans le dans le débat public. Donc c'est sûr que si vous parlez que des noms, vous voyez pas les différences.
Mais ensuite quand il y auras les projets qui vont sortir, vous verrez les différences. On reprend l'exemple de la retraite. Tout à l'heure, moi je vous dis je supprimer l'âge légal de départ.
Gardz que la durée de cotisation pour que les gens aient plus de liberté sur quand ils partent. La dernière fois qu'Edouard Philippe s'est exprimé sur la retraite, lui il propose les 67 ans. Vous voyez déjà une différence entre nous et sur d'autres sujets, il y aura probablement évidemment des différences.
Ensuite, l'important, c'est qu'il y a une vraie campagne. 2022, il y a pas eu de campagne. Président s'est déclaré très tard, il y avait la guerre en Ukraine.
Qu'est-ce que ça a donné ? De la frustration chez beaucoup de Français. une absence de majorité absolue ensuite et même pas vraiment de programme pour la suite après l'élection présidentielle.
Est-ce qu'on une vraie campagne et ensuite il faudra un vrai rassemblement s'il y a un risque d'avoir un deuxième tour entre LFI et le RN ? Ce qu'on veut éviter bien sûr. Vous disiez à l'instant que en 2022 il n'y avait pas vraiment de campagne mais est-ce que vous avez l'impression que là les Français ont la tête aux élections sincèrement avec tout ce qui se passe ?
Vous vous mettiez dans la balance le fait qu'il y avait la guerre en Ukraine là il y a la guerre en Iran. Les Français n'ont pas la tête un an avant l'élection. C'est normal, je vous dire, moi je comprends parfaitement les Français.
On parle de tous les sujets depuis tout à l'heure, comment ils bouquent leur fin de mois et cetera. C'est ça qui les qui les préoccupe aujourd'hui plus qu'une élection dans un an. Maintenant, la responsabilité d'un parti politique, c'est de préparer cette échéance parce que c'est pas n'importe quelle élection, parce qu'on n'est pas à n'importe quel moment.
Tous les pays dans le monde aujourd'hui, ils investissent, ils réforment, ils cherchent à être les premiers et à être les leaders sur toutes les nouvelles technologies. On peut pas se laisser durablement dépasser. D'ailleurs, justement par rapport aux nouvelles technologies que vous soulevez, toutes nos données sont aux USA.
Donc, on a l'impression que la France est dépassé. Qu'est-ce que vous vous feriez si vous étiez président en 2027 ? À partir de quel moment on pourrait protéger un peu nos données françaises ?
En fait, vous avez quand même aujourd'hui un projet de cloud souverain européen qui est en train de se de se de se déployer. Et pour moi, c'est ça la réponse. Si on veut rivaliser sur ces sujets-là avec les États-Unis ou avec la Chine, c'est pas vrai de dire qu'on y arrivera tout seul en franco-français.
C'est évidemment au niveau européen 450 millions de consommateurs euh une puissance économique qui est importante. Donc moi c'est pour moi ça se joue en Europe et objectivement sur ce sujet-là et sur d'autres on va dans la bonne direction. Le deuxième quinquena de d'Emmanuel Macron, c'est un quinquena raté.
Bah depuis la dissolution en tout cas, il se passe plus rien. Je dire franchement la dissolution, vous en parlez d'ailleurs dans votre livre he de la dissolution, hein. Bah oui, parce que moi quand je déplace traumatisé de la dissolution, non ?
Enfin, tous les Français ont été choqués de cette décision et je pense qu'on en paye le prix aujourd'hui, mais moi quand je me déplace, vous avez toujours des Français qui viennent me voir qui me disent "On ne comprend pas comment il a pu décider de cette dissolution." Vous dites là, il se passe plus rien. Mais donc il ne va rien se passer d'ici 2027.
Juste pour répondre à la à la question. Quand je me déplace, les gens ils me disent "On comprend pas pourquoi il a fait cette dissolution le président et comment vous avez pu ne pas être au courant, comment il vous l'a caché et cetera." Dans le livre, je raconte effectivement ce qu'on lit jamais dans la presse, qui se passe derrière les portes, dans les dans les coulisses et comment tout ça s'est fait.
Donc c'est pour ça que j'ai voulu faire ce témoignage. Ensuite, c'est une réalité. Depuis la dissolution, il y a plus aucune majorité à l'Assemblée.
Il y a plus aucune réforme qui peut être passée. Regardez sur l'histoire du 1er mai. On parle de permettre juste au boulanger fleuris bouché de travailler le 1er mai.
Il y a un texte de loi. Il peut même pas passer à l'Assemblée. Donc il ne se passera rien d'ici la présidentielle.
Ah bah je crois qu'il va se passer très peu de choses malheureusement. OK. Qu'est-ce à quoi il sert Sébastien Lecnu ?
Je vous voyez bien là, il a annoncé une mesure pour aider les gros rouleurs et cetera. Bien qu' un gouvernement. Le fond de ma question c'est qu'aujourd'hui il sert à rien.
Il il dure à Matin jusqu'à la présidentielle. D'abord, il est pas responsable de la situation du parlement aujourd'hui. Emmanuel Macron le responsable.
Ça c'est sûr que c'est la dissolution. Bien sûr, c'est le choix de dissoudre et dans ces condition vous baladez en France, vous dites vous baladez en France mais vous avez bien vu qu'il y a un vrai rejet au-delà de Macron du macronisme et en fait malheureusement pour vous enfin vous l'incarnez peut-être pas malheureusement c'est ce que ce qui fait que vous êtes quand mme marqué une rupture mais en fait non la rupture c'est mort. Moi je je peux vous le dire la plupart des gens aujourd'hui vous Édouard Philippe Macron c'est une kata c'est une kata les gens ne veulent plus.
Donc moi j'ai bien peur et pas que pour vous mais j'ai bien peur qu'à un moment donné votre aujourd'hui il y a quand même par exemple une rumeur qui dit qu'il y aura un pack de non agression entre vous et Philippe et s'il y en a un des deux qui est plus qui est plus haut que l'autre b l'autre se rangera derrière lui. Mais les français veulent pas. C'est ça vous avez signé un p de non agression.
J'ai rien signé du tout. Ce que je disais tout à l'heure non ce que je disais tout à l'heure c'est que il faut une vraie campagne et qu'il y ait plusieurs candidats entre nous et ensuite s'il y a un risqueard Philippe et Gabri, il y en aura une trentaine. On est bien parti, on aura une trentaine de candidat.
Si a s'il y a un risque d'avoir un deuxième tour entre LFI et le RN, moi je veux éviter aux français parce que je pense que ça serait une catastrophe pour le pays. S'il y a ce risque là bah il vaut mieux éviter qu'il y ait plusieurs candidatures rupture avec les voix modif rupture avec vous. Donc à ce moment-là, il faudra un rassemblement évidemment, mais ça c'est une question qui se posera début 2027 à l'issue d'une campagne où on doit confronter des projets.
Merci Gabriel. Est-ce que Emmanuel Macron a reçu votre livre ? Est-ce qu'il l'a lu d'après vous ?
Alors, je lui ai envoyé. Très bien. Je ne sais pas s'il l'a lu, j'ai pas eu de retourid.
Quel sont vos rapports avec lui aujourd'hui ? Moi, j'ai du respect pour lui, de la reconnaissance parce que c'est lui qui m'a permis évidemment. Comment ?
Et de la ranqueur. Non, il y a eu un avant et un après avec la dissolution. Mais encore une fois, passant pour moi, ce que je raconte dans le livre, c'est que j'avais décidé de démissionner au vu des résultats des élections européennes.
Donc moi, je savais le soir que mon sort à Maton, il était scellé. Donc l'avant, il y a eu un avant et un après à cause de la dissolution. Mais c'est pas tant pour ma situation à moi que pour le pays.
Parce que et ça, je le raconte dans le livre, quand il nous dit qu'il va dissoudre, qu'il me l'annonce à peu près une heure avant tous les Français, je pressends et je lui dis que ce qui va se passer pour le pays, c'est exactement ce qu'on voit aujourd'hui. C'est-à-dire l'absence de majorité. C'est un pays qui est ingouvernable, un pays dans lequel il y a plus aucune réforme alors même que tout le monde réforme et tout le monde avance dans le monde.
Ah.
Gabriel Attal