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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 17 novembre 2025 88 min

L'intégrale du lundi 17 novembre

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce lundi 17 novembre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. À quatre mois des municipales, les maires sont réunies en congrès toute la semaine. Dans quel état d'esprit sont-ils ? Qu'attendent-ils du gouvernement ? Notamment sur le plan budgétaire, dans une demi-heure, nous recevons David Lissnard. Le président de l'Association des maires de France.

Un congrès des maires qui s'ouvre traditionnellement par la journée des Outre-mer, qui a lieu aujourd'hui, vie chère, problème de logement. Les réponses aux préoccupations des ultramarins sont-elles suffisantes ? La sénatrice socialiste de la Réunion, Audrey Bellim, est notre invitée dans quelques instants. Et puis les municipales sont-elles plus que jamais une élection locale à enjeu national ? Ce sera notre débat d'éditorialistes dans une heure entre Yves Tréhard et Mathieu Souquier.

1:00
Invité

Enfin, à la une de nos régions, la principale priorité des Français pour ces municipales, c'est la sécurité.

1:06
Présentateur

Reportage à Saint-Avertin, près de Tours, où le maire a mis en place une subvention pour pousser ses habitants à investir dans des systèmes d'alarme. Voilà pour le programme, on est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Alexandre Poussard. Bonjour Yann. À la une de ce lundi 17 novembre, Volodymyr Zelensky est à Paris. Le président ukrainien retrouve Emmanuel Macron pour préparer, je cite, « un accord de défense majeur entre la France et l'Ukraine », selon Volodymyr Zelensky. L'Ukraine espère obtenir de nouveaux systèmes de défense aérienne.

Quant à l'Élysée, elle promet de mettre l'excellence française en matière d'industrie d'armement au service de la défense de l'Ukraine.

1:54
Invité

Camilo Castro, libéré par le Venezuela, est de retour en France.

1:56
Présentateur

Vive la liberté, l'égalité et la fraternité, ce sont les premiers mots prononcés par Camilo Castro hier à son arrivée à l'aéroport parisien d'Orly. Le français de 41 ans vivant en Colombie avait été arrêté fin juin par les autorités vénézuéliennes alors qu'il renouvelait son visa à un poste frontière. Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, a accueilli hier Camilo Castro à l'aéroport et s'est exprimé sur les conditions de sa libération.

2:23
Invité

Il n'y a pas eu de contrepartie. J'étais moi-même dans la région.

2:27
Présentateur

En début de semaine, j'ai eu l'occasion auprès des interlocuteurs pertinents de faire passer un certain nombre de messages qui ont conduit à cette issue heureuse. C'est le résultat d'un travail discret, d'un travail de long mené par les diplomates, les agents du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères auxquels je veux rendre hommage aujourd'hui. C'est aujourd'hui la première édition du sommet Choose France dédié aux entreprises tricolores. Ce sommet réuni à la Maison de la Chimie à Paris, plus de 200 entreprises pour valoriser les investissements en France.

Une édition consacrée aux investissements des entreprises françaises qui s'élèvent à 30 milliards d'euros, dont 9 milliards d'euros de nouveaux projets. Le Premier ministre Sébastien Lecornu participera à une table ronde sur la stabilité politique en France. L'Assemblée nationale reprend aujourd'hui l'examen du budget. Dernière semaine d'examen du projet de loi de finances pour les députés. Il leur reste encore beaucoup d'amendements à discuter. Jérôme Rabier. Le compte à rebours est lancé. Il reste jusqu'à dimanche minuit aux députés pour adopter le projet de loi de finances 2026 avant qu'il soit transmis au Sénat.

Mais après une coupure des travaux ce week-end, il est peu probable que l'Assemblée achève dans les temps. Et pour le RN, c'est d'abord le fait du camp gouvernemental. Il y a une inflation du nombre d'amendements sur ce texte. Qui vient de qui ? Du bloc central, du bloc qui soutient le gouvernement. Normalement, c'est leur texte et ils l'amendent. Donc la réalité, c'est qu'ils sabotent le budget. Ils savent très bien que le temps pour eux joue contre eux et qu'ils cherchent des voies, des issues. Les oppositions accusent le gouvernement de jouer la montre pour finalement faire adopter son budget par ordonnance. Ce qui est possible si le Parlement ne s'est pas prononcé à temps.

Un scénario rejeté par la porte-parole Maude Bréjon.

4:13
Invité

Il n'y a aucune raison d'utiliser les ordonnances. Vous pensez qu'on a posé le 49-3 sur la table pour ensuite utiliser les ordonnances ? Mais est-ce que vous l'excluez ? C'est absolument insensé. C'est absolument insensé. Est-ce que vous l'excluez ? Ce n'est absolument pas notre volonté. Et je ne crois pas aux ordonnances.

4:29
Présentateur

Mais du côté des insoumis, on se prépare en cas de blocage à tenter de renverser ce gouvernement sans attendre les derniers jours de l'année. Fin novembre, mi-décembre, si on sent qu'ils vont vers les ordonnances, nous en tout cas on déposera une censure puis on verra bien ceux qui la suivent. Les députés vont cette semaine siéger en continu pour tenter de boucler au moins la première partie sur les recettes avant que le Sénat se penche lui aussi sur ce budget. Le fondateur du SAMU Social, Xavier Manuelli, est décédé. Il était le médecin des plus démunis, l'un des pionniers de l'action humanitaire. Xavier Manuelli est décédé hier à l'âge de 87 ans.

Il avait fondé Médecins sans frontières avant de créer le SAMU Social, ONG d'assistance aux sans-abri. Avec lui disparaît un grand humaniste de notre République, à saluer Emmanuel Macron. Merci beaucoup Alexandre et à tout de suite. Bonjour Audrey Bellim. Merci beaucoup d'être notre invité. Vous êtes sénatrice socialiste de la réunion vice-présidente de la délégation sénatoriale aux Outre-mer. On va évidemment revenir sur les problématiques spécifiques des Outre-mer puisque c'est aujourd'hui qu'a lieu la journée des maires d'Outre-mer. Mais d'abord, on va regarder ensemble comme tous les jours trois titres de la presse régionale. D'abord la une du Dauphiné. Fusillade à Grenoble.

La victime aurait 12 ans. Un mineur non accompagné qui serait âgé d'environ 12 ans et dont l'identité n'était pas confirmée hier a été touchée par au moins 3 balles à Grenoble. Est-il une victime collatérale du trafic de stupéfiants ? C'est ce que l'enquête dira. La deuxième une, c'est celle du Midi Libre. Quel avenir pour nos retraites alors que la suspension de la réforme arrive cette semaine devant les sénateurs ? Les partis politiques affûtent leur scénario en vue de la présidentielle. Et puis la dernière une, c'est celle de Sud-Ouest. Dégâts climatiques, 100 millions. La note salée de la Gironde.

Le département très exposé aux sinistres, aux dégâts liés aux tempêtes, aux inondations, à la sécheresse. Le coût, 100 millions d'euros par an pour les assureurs. De quelle une avez-vous envie de nous parler, Audrey Bellier ?

6:21
Invité

Écoutez, on va peut-être parler du changement climatique. Je pense que c'est important d'avoir ce regard et d'avoir cette possibilité d'en parler plus précisément pour nos territoires. Parce que les impacts du changement climatique sont importants, mais ils sont beaucoup plus graves sur nos territoires et beaucoup plus graves par rapport à ce qui se passe sur le territoire hexagonal du fait de notre insularité, de notre éloignement. Et lorsque l'on évoque la montée des eaux, la sécheresse, le réchauffement, la hausse des températures, pardon, lorsqu'on évoque encore les bâtis qui ne sont pas adaptés, les infrastructures qui ne sont pas adaptées pour protéger les populations.

Donc oui, il y a une forte, comment dire ça, un fort besoin en tout cas d'adapter les infrastructures de protection pour protéger les populations.

7:06
Présentateur

C'est d'ailleurs l'un des thèmes de la journée des Outre-mer aujourd'hui, ces règlements climatiques. Les spécificités des Outre-mer ne sont pas suffisamment prises en compte ?

7:16
Invité

Exactement, il n'y a pas d'adaptation. Ce qui est très drôle, c'est que par exemple, moi depuis la Réunion, je suis dans l'hémisphère sud. Or jusqu'à aujourd'hui, ce sont encore des normes européennes qui conditionnent la construction des bâtis par exemple. Alors j'ai apporté une loi pour entamer un changement parce que nous avons eu l'exemption des normes CE en avril dernier. Mais toujours est-il que cette démarche, elle va être longue. Mais il nous faut absolument réagir. Quand on parle par exemple de la perte de biodiversité, cela impacte également nos ressources halieutiques par exemple. Cela impacte également nos crises agricoles, les crises alimentaires.

Donc il y a un impact très important pour nos populations qui sont encore une fois très éloignées du continent, de la terre hexagonale. Et encore une fois, nous ne sommes pas dotés d'infrastructures de protection.

8:01
Présentateur

On va évidemment revenir tout au long de cette interview sur les problématiques des Outre-mer. Outre-mer touchées comme l'ensemble du territoire par le narcotrafic. On a vu encore ce qui s'est passé ce week-end à Grenoble, à Marseille. Est-ce que le narcotrafic gangrène le pays aujourd'hui ?

8:16
Invité

Bien sûr, c'est extrêmement incompressible. Et en même temps, il nous faut trouver un moyen de lutter contre cela. Je salue réellement la loi portée par Jérôme Durin, mon collègue sénateur, qui pose un cadre national extrêmement fort. Cependant, lorsque l'on regarde les Outre-mer, il faudra absolument l'adapter. Nos territoires, là où ils sont, dans les bassins où ils sont positionnés, sont des territoires stratégiques. Et les narcotrafiquants, bien sûr, eux, ce qu'ils veulent, c'est contourner les contrôles. Et donc ils utilisent ces emplacements stratégiques pour pouvoir finalement alimenter l'Europe. Les Antilles, par exemple, sont devenues réellement des zones d'impact impressionnants.

La Guyane est une zone de transit. Et La Réunion également, même si ce n'est pas aujourd'hui encore, et heureusement, un hub international de narcotrafic, mais il y a des entrées de plus en plus importantes de cocaïne, d'héroïne, de drogue de synthèse, des choses que nous ne voyons pas auparavant. Et donc il nous faut absolument un cadre qui soit adapté à nos spécificités. Et c'est pour cela qu'on demande un renforcement des forces douanières, un renforcement des contrôles navals. Il nous faut absolument lutter beaucoup plus fort contre le blanchiment monétaire.

Donc il y a réellement ce cadre qui a été posé, que nous saluons et que nous attendons avec beaucoup d'impatience, parce que nous voulons protéger nos populations, qui sont encore une fois, avec des indicateurs sociaux que tout le monde connaît, je ne vais pas le répéter, mais il est vrai que le fort taux de chômage, la précarité, finalement, sont des lieux où se favorise le trafic, où il est plus facile de recruter, etc., etc. Donc le narcotrafic est un véritable danger. Et là où nous sommes, dans les territoires ultramarins, dans nos bassins, nous devenons des positions stratégiques pour les narcotrafics.

Donc il faut investir et il faut engager une lutte très importante dans nos territoires.

10:03
Présentateur

– Un mot sur les questions budgétaires qui sont actuellement en cours d'examen au Parlement. Le Sénat, qui va donc examiner cette semaine en séance le budget de la Sécurité sociale, en commission, les sénateurs ont rétabli la réforme des retraites, sans grande surprise. Qu'en dites-vous ? La victoire a été de courte durée pour les socialistes ?

10:19
Invité

– Alors on a cette chance d'avoir cette chambre bicamérale et ces navettes et cette commission mixte paritaire et finalement ce dernier mot donné à l'Assemblée nationale, parce que, comme vous l'avez si bien dit, eh bien moi j'estime qu'on voit le retour des horreurs. Bien sûr on parle de la suspension de la réforme des retraites, mais on parle aussi par exemple du gel des prestations sociales ou encore de celui des pensions de retraite supérieures à 1 400 euros. Donc il va nous fanoir, nous, en hémicycle, avoir des débats extrêmement…

10:46
Présentateur

– Mais ça c'est pas le compromis qui a été trouvé en commission ce week-end ?

10:48
Invité

– Je ne pense pas encore… – De geler les pensions de retraite

10:50
Présentateur

pour uniquement pour…

10:51
Invité

– Moi je pense qu'encore une fois, les efforts ne doivent pas tenir que sur les plus fragiles. Les efforts ne doivent pas tenir que sur les malades. – Donc il faut dégeler pour tout le monde ? – Il faut dégeler. Il ne faut pas, encore une fois, les plus grandes fortunes, les plus grandes entreprises, n'ont pas voulu porter main forte dans l'examen de ce PLFSS. Nous verrons bien quand les dépenses arriveront lors du PLF, ce qui là viendra, des aides aux entreprises, etc., etc. – Mais juste, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, elle dit qu'il y a suspension de la réforme des retraites.

Si elle vote sur le budget, est-ce que ça veut dire que les socialistes vont voter ce budget ? – Écoutez, cela va dépendre dans quel type de budget va atterrir à la fin. C'est ça aussi qui est important. Ce qui est à noter, tout de même, c'est que ça faisait très longtemps qu'on n'était pas revenu à un véritable débat parlementaire, un véritable débat démocratique avec l'absence de l'utilisation du 49-3. Et ça, c'est une chance incroyable que nous avons aujourd'hui afin justement de revenir sur les horreurs que l'on dénonce. il nous faudra avoir notamment des positions communes avec les autres groupes de gauche ici au Sénat.

Je crois bien d'ailleurs qu'il y aura une conférence de presse qui va être donnée très rapidement par l'ensemble de ces groupes. Donc, nous allons travailler, nous allons mettre en place des stratégies afin de faire en sorte que ce budget vienne de moins en moins un budget d'injustice sociale et fiscale pour les plus fragiles.

12:08
Présentateur

– Parmi les préoccupations des Français, il y a la question du pouvoir d'achat et le sujet de la vie chère qui touche également les Outre-mer.

12:15
Invité

C'est l'une des urgences d'ailleurs, Alexandre, actuellement, la lutte contre la vie chère.

12:19
Présentateur

– Oui, l'écart des prix entre les produits d'Outre-mer et les produits de la métropole n'a cessé de se creuser ces dernières années. Les chiffres sont très inquiétants si on prend les produits alimentaires. Par exemple, à La Réunion, ils sont supérieurs de 37% par rapport à l'Hexagone, plus 40% en Martinique, plus 42% en Guadeloupe. Alors, le gouvernement de Sébastien Lecornu, à peine nommé, a tout de suite mis à l'ordre du jour du Parlement un projet de loi de lutte contre la vie chère en Outre-mer. Écoutons sur ce point la ministre des Outre-mer, Naïma Mouchou.

12:54
Invité

– Dans les trois océans, nos compatriotes attendent une chose simple, que les prix baissent. Ce projet de loi vise donc un objectif simple mais essentiel, corriger une injustice et rendre davantage effective notre devise républicaine en avançant sur le chemin de l'égalité. Car la cherté de la vie, ce n'est pas seulement une question économique, c'est aussi une question de cohésion nationale.

13:14
Présentateur

– Alors, l'objectif de ce projet de loi porté par le gouvernement, il est d'abord de respecter un engagement qui a été pris l'an dernier par l'État au pic de cette crise de la vie chère en Outre-mer, à savoir réduire à 20% cet écart des prix entre l'Outre-mer et l'Hexagone. parmi les mesures de ce texte, un bouclier qualité-prix qui fixe le prix d'un panier de produits de première nécessité. Ce texte, il vise aussi à faire la transparence sur les marges, les marges des entreprises commerciales, notamment de la grande distribution. Alors, ce sont des mesures intéressantes mais largement insuffisantes pour les sénateurs qui ont débattu de ce projet de loi à la fin du mois d'octobre.

13:50
Invité

Même son de cloche

14:16
Présentateur

et même déception du côté de la gauche de l'hémicycle sénatorial.

14:20
Invité

Le texte que nous discutons aujourd'hui n'aborde même pas la question des revenus ni la revalorisation des bas salaires et encore moins la prime d'activité ultramarine. Alors que les revenus médians en Outre-mer sont inférieurs de 40% à ceux de l'Hexagone, comment dissocier la question de la vie chère de celle des revenus ?

14:43
Présentateur

Alors au final, durant cet examen de ce projet de loi au Sénat, une majorité de sénateurs ont même supprimé certaines dispositions du texte comme à la baisse du seuil de revente à perte, c'est-à-dire le prix en dessous duquel un distributeur ne peut pas vendre ses produits sous peine d'être sanctionné. Avec cet abaissement du seuil de revente à perte, le gouvernement voulait baisser les prix, mais les sénateurs ont estimé que cela allait favoriser la grande distribution qui est déjà trop dominante dans les Outre-mer par rapport au PME local.

Et puis le Sénat a également supprimé un mécanisme qui visait à baisser les frais d'approche, ces frais qui augmentent le prix des produits d'Outre-mer, que ce soit les frais de transport ou encore les taxes. Les sénateurs ont estimé que la puissance publique n'était pas assez concernée, en tout cas mise au centre de ce dispositif de baisse des frais d'approche. Donc le texte a été un petit peu vidé de sa substance par le Sénat, même s'il a été adopté par les sénateurs et est maintenant transmis à l'Assemblée nationale.

Audrey Bellim, ce texte, il est jugé insuffisant pour lutter contre la vie chère en Outre-mer, mais on a l'impression qu'il est encore plus insuffisant, qu'il a été vidé de sa substance par les sénateurs.

15:50
Invité

Alors le texte, il a tout de même ce mérite de venir poser, de cranter la problématique structurante de la vie chère dans nos territoires. Chose qui n'était jamais arrivée jusqu'alors. Donc ça, symboliquement, c'est très important pour nous parce que ça fait très longtemps que l'on dénonce la vie chère dans nos territoires et finalement ce gap de pouvoir d'achat que nous avons lorsqu'on est ultramarin et lorsqu'on est hexagonaux. Toujours est-il que le texte aurait mieux fait de s'appeler peut-être loi relative à la structuration économique des territoires insulaires par exemple.

Parce que lorsque vous l'abordez, il est extrêmement technique d'une part, vous parlez effectivement de frais d'approche, de revente à perte, etc. Et ce qui est attendu des ultramarins, c'est juste un impact sur les tickets de caisse au final. Ils n'attendent que cela. Or, les mesures qui ont été présentées ne viennent pas impacter les tickets de caisse. Bien au contraire, il y a des choses palpables qui sont intervenues. Par exemple, nous avions une procédure très lourde afin que lors d'événements exceptionnels, climatiques, sanitaires, sociaux, afin que les prix soient régulés. Crise du chikungunya, comme par hasard, les prix des répulsifs vont augmenter, voire même doubler.

Mais auparavant, c'était le gouvernement qui permettait au préfet de venir réguler ces prix. Aujourd'hui, grâce à cette loi, on a rétabli la possibilité, enfin on a donné un sens, une définition aux circonstances exceptionnelles et le préfet aura la possibilité de le faire sans cette procédure qui était extrêmement lourde. Ce sera plus simple pour réguler les prix. Exactement. Mais effectivement, toujours est-il que nous n'abordons pas les sujets concernant la faiblesse des revenus.

Or, comment parler de la vie chère si nous ne parlons pas des revenus, si nous ne parlons pas des pensions de retraite, si nous ne parlons pas finalement du pouvoir d'achat et de l'impact que cela aura pour les consommateurs ultramarins ?

17:35
Présentateur

Juste avant de parler des revenus, vous le disiez, il y a des mécanismes assez techniques pour baisser les prix qui étaient prévus par le gouvernement. Mais pourquoi les sénateurs les ont supprimés ? L'intention était bonne ?

17:45
Invité

Parce que, voyez-vous, il y a aussi un gros problème de transparence sur la construction des prix. Et quand il y a un loup comme ça, finalement, ça met les territoires à feu et à sang. Par rapport à la terre hexagonale, vous avez la possibilité d'identifier le constructeur, le fabricant, le distributeur et le transporteur. Quand vous êtes sur un territoire ultramarin, c'est entre 10 et 15 acteurs. depuis la fabrication du produit jusqu'à la vente du produit sur les étalages. Et nous n'arrivons pas à mettre le doigt sur cette construction du prix. Et or, ces mécanismes tels qu'ils étaient proposés venaient favoriser, finalement, les très grands groupes, les importateurs, les transporteurs.

Mais chez nous, l'économie, le tissu économique est essentiellement fait de très petites entreprises. Près de 98% de nos entreprises sont des très petites entreprises qui ne seront pas concernées par ces mesures qui ne vont bénéficier finalement qu'aux très grands groupes. Et donc, encore une fois, nous aurions creusé encore plus l'abus, je dirais, sur la construction même du prix. Donc, il nous fallait de la transparence, mais il nous faut aussi la possibilité de limiter les bénéfices des très grosses structures qui viennent ici, finalement, manger, je dirais, les toutes petites structures économiques que nous avons sur les territoires.

18:57
Présentateur

Alors, sur les revenus, comment vous faites

18:59
Invité

pour augmenter les revenus en Outre-mer par de l'aide publique

19:02
Présentateur

alors que nos finances publiques sont dans le rouge actuellement ?

19:05
Invité

Vous aviez justement ce grand débat sur l'allodéum, l'allodéum social. L'allodéum social, c'est une loi pour le développement économique des territoires insulaires. Et vous aviez, dans ce projet de loi de financement de la sécurité sociale, une envie de réforme de cette l'allodéum sociale qui venait justement compenser, finalement, l'éloignement, l'insularité, la vie chère, etc. Et donc, qui venait préserver l'emploi voire même développer l'emploi dans nos territoires parce qu'il y a aussi ce sujet du chômage dans nos territoires.

Et lorsque vous avez une l'allodéum dont le gouvernement a la volonté de vouloir la réformer alors même que vous n'avez pas d'études d'impact et qu'on souhaite tout simplement retirer 350 millions d'euros au territoire, cela devient dangereux parce qu'on vient impacter le bon travail. C'est ce qui était prévu et c'est ce qui a été rétabli par nos parlementaires à l'Assemblée nationale. Donc, il y a un véritable sujet.

Il nous faut garder ces aides publiques pour préserver l'emploi afin que le coût du travail ne vienne pas impacter notre territoire au sens où cela serait finalement l'ouverture, un plus grand nombre de procédures collectives alors que nous en connaissons beaucoup déjà sur nos territoires et donc finalement la fermeture d'entreprises et donc une baisse d'employabilité sur nos territoires. Il nous faut absolument préserver cela. Autre sujet de préoccupation, c'est la question du logement.

20:25
Présentateur

On va aller à Saint-Denis de La Réunion. On retrouve Christelle Floricourt. Bonjour Christelle. Merci beaucoup d'être avec nous. Journaliste à Réunion

20:32
Invité

La Première, vous vouliez parler justement avec Audrey Bellim de la question du logement cher. Bonjour. Alors oui, on sait que la problématique du logement, elle est centrale dans nos territoires d'outre-mer. En deux ans, les loyers ont augmenté d'environ 5% dans les plus grandes villes de l'île. Alors d'abord, peut-être quelques éléments de contexte. À La Réunion, dans le parc social, près de 50 000 demandes de logements sont en attente. Audrey Bellim, vous avez fait voter une loi en juin dernier qui porte d'ailleurs votre nom, c'est la loi Bellim, pour encadrer les loyers en outre-mer. Pour certains ménages, selon la Fondation pour le logement, le loyer représente 50 à 80% des dépenses.

Cette loi, elle existait déjà dans l'Hexagone puisqu'elle a été expérimentée dans des villes comme Paris ou Bordeaux ou Montpellier depuis près de 10 ans. La mesure, elle permet de plafonner l'inflation des loyers dans le secteur privé à hauteur de 20% par rapport au prix du marché. Alors ma question est, aujourd'hui, cinq mois après, où en est-on ? Pour le moment, une seule commune a fait savoir qu'elle expérimenterait la loi pour le moment. Où est-ce que nous en sommes ? Nous sommes en cours d'écriture des décrets d'application. Donc cette loi est passée très vite finalement. Et effectivement, vous avez deux communes.

Il y a Saint-Paul mais il y a aussi Saint-Denis qui ont proposé des motions municipales afin de pouvoir candidater à ce dispositif. Et donc, encore une fois, ce dispositif, il est important pour ramener une régulation naturelle. On le disait tout à l'heure, les revenus sont beaucoup plus faibles chez nous. Et lorsque vous avez des prix de marché qui se confortent avec l'arrivée de nouveaux revenus sur les territoires, il se passe que les locaux n'ont plus la possibilité de se loger en tout cas dans le privé. Et effectivement, lorsque Élan a été designé, il a oublié les Outre-mer. Donc, nous avons des décrets en cours d'écriture.

J'espère que ça s'appliquera très rapidement dans notre territoire. J'espère l'année prochaine. J'essaye d'être très optimiste parce que c'est un besoin et vous l'avez si bien dit encore une fois, c'est le poste de dépense principal des ménages en Outre-mer comme en Hexagone de toute façon. Et il nous fallait ce type de loi afin de pouvoir amener une régulation naturelle. Il y a également un équilibre à avoir. Et c'est pour ça que dans cette loi, il y avait bien sûr le plafonnement des loyers dans le privé, mais il y avait également un comité référentiel bâti pour pouvoir adapter les normes de construction.

Parce que s'il y a bien une variable sur laquelle on peut jouer finalement, ce n'est pas sur le foncier, mais c'est bien sur les coûts de construction. Et donc, en amenant cette adaptation des normes, nous, on souhaite ouvrir finalement les possibilités dans nos bassins géographiques. cesser par exemple d'avoir du bois d'Afrique qui soit normalisé, revenu et puis récupéré à la Réunion. Pourquoi pas faire des circuits plus courts par exemple, qui feraient finalement descendre les prix et qui feraient aussi baisser les coûts de transport de ces matériaux. Et puis également les procédés techniques.

Nous parlions du changement climatique tout à l'heure et nous parlions du fait que nous sommes dans l'hémisphère sud et que finalement ce sont des normes de l'hémisphère nord qui nous sont imposées. Il nous faut aussi adapter notre bâti à notre façon de vivre, à la façon de vivre réunionnaise, à la façon de vivre martiniquaise, guyanaise, guadeloupéenne, etc. Afin de pouvoir nous adapter à ces événements climatiques qui vont devenir finalement beaucoup plus intenses.

Vous avez le GIEC qui nous disait ces événements ne seront peut-être pas plus nombreux mais ils seront beaucoup plus violents, beaucoup plus intenses et nous avons bien vu Chido et Garance et les impacts que cela a eu sur nos territoires. Christelle a une autre question pour vous, Audrey Bellé. Alors c'est une expérimentation qui est prévue pour 5 ans. Après ces 5 années, qu'est-ce qui est envisageable ? Alors nous avons déjà des amendements préparés afin de demander la prolongation du dispositif en territoire hexagonal. Bien sûr, nous avons déjà commencé à écrire des amendements de repli pour intégrer les Outre-mer.

Donc si cette régulation naturelle est bénéfique telle que le proposent les bilans qui sont faits ici sur les grandes villes où elles sont mises en œuvre, il faudra absolument les faire pour nos territoires ultramarins et éviter la spéculation locative. Merci Christelle Fleury-Court, merci beaucoup d'avoir été avec nous journaliste à Réunion la Première. On va rester à Saint-Denis de la Réunion. Bonjour Brigitte Adam, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes adjointe au maire de Saint-Denis de la Réunion et avec vous on va parler des missions locales. D'abord, expliquez-nous ce que sont ces missions locales et quelles sont leurs utilités.

Bonjour, bonjour madame la sénatrice, bonjour tout le monde. Alors effectivement, je suis Brigitte Adam, la deuxième adjointe de la mairie de Saint-Denis et conseillère départementale. La ville de Saint-Denis de la Réunion est la 19e ville de France et la première ville des Outre-mer et par ses 156 000 habitants. Donc nous sommes une ville à la fois littorale mais également rurale du fait que nous touchons la mer mais aussi nous sommes à plus de 1000 mètres d'altitude sur notre territoire.

Et dans ce contexte, je dirais géographique, nous avons décidé de porter une politique d'hyper-proximité pour être au plus près des habitants, pour être au plus près des familles et permettre ainsi d'avoir des pouvoirs déconcentrés de la grande mairie centrale au plus proche des citoyens et citoyennes.

Et dans un contexte local qui est très fragile en termes d'emploi, nous avons créé la direction jeunesse et une direction d'insertion qui travaille de concert avec différents partenaires à la fois institutionnels, associatifs et avec le monde économique pour mettre en place un certain nombre d'actions, un certain nombre de projets et rapprocher les chefs d'entreprise, je dirais, proches des familles. Donc, on a mis en place beaucoup de forums d'insertion, beaucoup de job dating dans chacun de nos quartiers et permettre à chacun d'avoir accès aux chefs d'entreprise, d'avoir accès à l'entreprenariat et développer ces actions de rencontre.

Le contexte local reste néanmoins très fragile avec 36% de taux de pauvreté, taux de chômage des jeunes de 32% et nous avons à La Réunion 49% des personnes qui travaillent alors qu'au niveau de l'hexagone, c'est 67%. Le parcours contractuel d'accompagnement vers l'emploi et l'autonomie des missions locales a diminué de 50%. Nous avons moins 734 000 euros qui ont été perdus en deux ans avec une suppression qui va venir de neuf postes de conseillers d'insertion dans les missions locales avec 5300 jeunes qui seront totalement impactés et donc ma question est très simple.

Quelle serait pour le Sénat leur mobilisation pour garantir une pérennité des dispositifs d'insertion et permettre l'accompagnement de notre JTS dans notre territoire en sachant que cette diminution pour ma part n'est pas seulement un accompagnement mais c'est aussi le développement des personnes des jeunes

27:30
Présentateur

On a un petit problème de liaison mais je pense qu'on a quand même bien compris l'essentiel de la question Audrey Bellimain Qu'est-ce que va faire du coup le Sénat face à cette baisse budgétaire et ces difficultés des missions locales ?

27:44
Invité

Si je peux me permettre tout de même vous avez 66 000 jeunes qui sont suivis par la mission locale à La Réunion parce que vous avez un taux de chômage qui est très important il a été rappelé par la collègue élue qui a pris la parole et surtout vous avez la moitié de ces jeunes qui est suivie par la mission locale le rôle de la mission locale n'est pas que de l'insertion professionnelle elle fait aussi du coaching de vie parce que quand vous avez du décrochage scolaire quand vous avez finalement une rupture familiale et que vous êtes isolé et que vous avez des problèmes de logement c'est très compliqué de vous insérer directement et donc c'est le travail des missions locales sur nos territoires Oui justement est-ce que vous pensez pouvoir éviter ces bêtes de budget ?

Écoutez il nous faut absolument le faire l'année dernière nous avons perdu 6,8% là ils veulent réintervenir avec 13% cela va se traduire par le territoire par la perte de 44 postes de collaborateurs et donc cela veut dire que près de 6 000 jeunes ne seront plus accompagnés par la mission locale donc oui déjà l'année dernière nous étions parce qu'une délégation sénatoriale était venue à La Réunion nous les avons emmenés à la mission locale afin qu'ils soient sensibilisés sur la problématique et sur finalement l'impact important sur notre territoire nous avions proposé des amendements en 20 cette année nous allons revenir avec des amendements nous les avons travaillés avec les missions locales l'ensemble des missions locales elles sont 4 à La Réunion afin de pouvoir avoir une écriture plus agressive afin d'obtenir finalement le gel voire même la suppression de ces suppressions nous ce qu'on veut c'est le maintien du budget tel qu'il est en 2025 voilà on veut ça et puis surtout on voudrait que certains dispositifs reviennent vous avez la promo 16-18 qui continue à se faire ici en Hexagone plus chez nous donc pourquoi ça je ne pourrais pas vous le dire on va remercier Brigitte Adam on n'a pas réussi à rétablir la connexion mais on la remercie adjointe au maire de Saint-Denis de La Réunion tous les sujets qu'on a abordés ils sont évidemment

29:28
Présentateur

abordés aujourd'hui lors de la journée des maires d'Outre-mer on imagine que vous attendez des réponses du gouvernement le ministère des Outre-mer il a connu une valse des ministres maintenant depuis plusieurs mois est-ce que c'est un mauvais signal quand même qu'il vous a envoyé

29:41
Invité

en tout cas ce n'est pas un bon signal c'est évident parce que il y a un désir d'Outre-mer qui doit très symboliquement être démontré par le gouvernement je le rappelle nous sommes à des positions très stratégiques pour la France d'un point de vue général nous faisons de la France et de l'Europe la deuxième puissance mondiale maritime et nous ce que nous attendons c'est qu'il y ait non pas nous ne souhaitons pas être sous perfusion c'est pas ce qu'on dit nous souhaitons qu'il y ait un accompagnement à ce qu'on puisse se développer à ce qu'on puisse parvenir à une souveraineté alimentaire à ce que finalement on puisse se sentir égaux à un français ici en Hexagone or quand vous avez 80% de la biodiversité française dans nos territoires mais pas du tout 80% des financements c'est à se poser des questions quand vous voyez les taux de chômage quand vous voyez les crises de logement quand vous voyez que tout cela est exacerbé on peut se poser des questions donc ce congrès des maires et ces projets de loi de finance et de financement de la sécurité sociale sont à chaque fois des moyens de mettre en lumière les difficultés de nos territoires et donc de dire qu'il nous faut qu'il y ait ce désir d'outre-mer donc oui envoyez-nous un bon signal travaillez avec nous nous avons de belles mesures et très souvent voyez-vous nous sommes souvent très soudés les ultramarins que nous sommes dans nos hémicycles réciproques et on verra comment cela cette journée des maires d'outre-mer ce sera à suivre sur notre antenne cet après-midi merci Audrey Bellim merci beaucoup d'avoir été avec nous Alexandre on se retrouve dans 20 minutes pour la rue de presse régionale

31:07
Présentateur

et oui et on parlera du sommet Choose France et de son impact concret dans les territoires c'est assez intéressant

31:11
Invité

et on va continuer à parler du congrès des maires puisque David Lysnard le président de l'association des maires de France est notre invité bonjour David Lysnard

31:36
Présentateur

bonjour

31:36
Invité

merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation vous êtes maire Nouvelle Énergie de Cannes président de l'association des maires de France on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview

31:44
Présentateur

en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de Ouest France bonjour Stéphane bonjour Ariane David Lysnard bonjour

31:50
Invité

on va évidemment on va parler du congrès des maires de France David Lysnard qui se tient cette semaine mais d'abord un mot sur l'actualité un adolescent de 12 ans grièvement blessé sur un point de deal à Grenoble ce week-end à Marseille c'est le frère d'un militant anti-narcotrafique qui a été exécuté le gouvernement hier a parlé de guerre contre le narcotrafique est-ce que l'État a perdu cette guerre ?

32:08
Présentateur

le vocable de guerre on l'entend souvent on l'a entendu contre le terrorisme on l'a entendu contre l'islamisme il faut l'utiliser à bon escient ce qui est sûr c'est que il y a vraiment un développement mafieux en France de très grand banditisme je me permets de dire que l'association des maires de France avait alerté il y a plusieurs années en premier sur la grande graine dans la ruralité de cette mafia ce qui surprenait beaucoup mais on voyait bien arriver les points de deal les réseaux le blanchiment même la production maintenant locale il n'y a pas que de l'importation de drogue et que c'est extrêmement grave parce que c'est tout un système de corruption aussi qui peut se mettre en place parce qu'il y a beaucoup d'argent on le voit en prison et que le phénomène doit être traité tous azimuts et qu'on en est encore très très loin alors la loi narcotrafic qui suivait d'ailleurs un débat qui avait été organisé au congrès des maires il y a un an avec la présence notamment du sénateur Étienne Blanc est une bonne loi mais comme toujours en France il faut un cadre géologique mais il faut surtout ensuite aller dans l'exécution des choses et pour terminer là-dessus bah oui comme souvent très très souvent d'ailleurs le théâtre politique il est fait d'annonces parfois de textes législatifs mais contrairement à la vie réelle j'ai envie de dire on s'occupe moins de l'exécution d'ajuster enfin de ce que l'on fait dans une entreprise dans une mairie dans une association mais pour revenir mais pour revenir au problème l'histoire du monde montre que les mafias naissent toujours quand l'État s'effondre et notre État nous qui est le plus consommateur d'argent de prélèvement obligatoire d'impôts et de charges du monde on est le pays qui a le record du monde de la dépense publique paradoxalement on a un État régalien malgré la qualité des gens qui le servent et qui est réel qui un État régalien qui a considérablement diminué depuis une quarantaine d'années une cinquantaine d'années et quand l'État n'est plus là pour veiller à l'ordre il y a d'autres groupes qui mettent en place un ordre et ce sont des groupes mafieux c'est l'histoire de la Sicile c'est l'histoire du Mexique c'est l'histoire de toutes les mafias dans le monde et c'est ce qui est en train de se passer en France c'est l'effondrement de l'État oui oui quelque part oui alors c'est pas désespéré on est encore une grande nation mais quand vous laissez des adolescents dans la rue trafiqués quand vous ne les mettez pas dans des centres disciplinaires et bien au bout d'un moment vous acclimatez la société à la normalité du trafic de drogue mais juste est-ce que vous redoutez

34:32
Invité

l'ingérence de narcotrafiquants dans les municipales est-ce que vous avez déjà eu des remontées des alertes

34:37
Présentateur

alors c'est une question qui m'est posée maintenant donc déjà c'est significatif on ne me la posait pas il y a 4, 5 ans ou 6 ans ou 7 ans j'ai eu des alertes récemment alors quelle est la réalité de tout cela je ne sais pas encore au moment où je vous réponds mais oui il y a un risque il y a un risque de toute façon il y a toujours eu du risque d'infiltration de mafia c'est vrai dans plein de domaines pour influencer sur des projets d'aménagement etc vu les années 60 70 alors à l'époque ce n'est pas les maires qui signaient le permis mais donc c'est une réalité on sent bien qu'aujourd'hui il y a un risque que les narcotrafiquants sont de plus en plus structurés et organisés et deviennent en col blanc de plus en plus et que deuxièmement il y a aussi dans certaines communes l'antrisme islamiste qui se manifeste c'est une réalité ce n'est pas une vue de l'esprit c'est pas voilà c'est une réalité donc ce sont des phénomènes qu'il va falloir appréhender et vous ajoutez à cela les influences étrangères sur les réseaux sociaux et on parle du rôle de la Russie ça fait effectivement des pressions assez fortes et nouvelles – Quand Bruno Rotaio ministre de l'Intérieur parlait d'un risque de mexicanisation de la France il avait raison – Oui oui oui oui c'est comme guerre enfin c'est des termes qui ont leurs limites et qui permettent quand même d'attirer l'attention du public alors Mexique ça a été c'est les enlèvements d'enfants etc – C'est aussi un système de corruption généralisée – Mais ça n'est pas loin quand vous avez le frère d'un militant de gauche qui est engagé contre le narcotrafic et il faut soutenir cette famille qui est endeuillée à nouveau c'est vraiment des pressions de gangs que l'on retrouve dans des pays d'agriculatifs – L'impact sur les municipales il y a quand même eu le cas d'Ahil-et-Rose avec Vincent Jambrun qui avait été agressé à son domicile avec sa famille donc on voit que ça peut se passer aussi à l'échelon municipal bien sûr mais quand vous faites fermer un établissement soit parce qu'il y a de la drogue soit parce que il est séparatiste comme on dit islamiste moi ça m'arrive dans ma commune vous pouvez voir vos enfants dans les photos l'adresse sont mis sur les réseaux sociaux des menaces des gens qui vous entendent c'est notre quotidien enfin il faut c'est…

36:44
Invité

– Et la sécurité c'est la première priorité des Français pour ces municipales c'est ce que confirme un sondage qui a été publié hier dans la tribune d'imanche est-ce que vous souhaitez que toutes les polices municipales soient armées ?

36:53
Présentateur

– Non, je suis pour l'armement des polices municipales à titre personnel dans ma commune il y a une police municipale H24 avec des gros moyens et c'est historique c'était même avant que je sois maire c'est ancien mais c'est du ressort de la commune parce que dire je veux que toutes les polices municipales soient armées c'est mentir aux gens pourquoi ?

il n'y a que 12% des communes qui ont une police municipale en France il y a un effet déformant des grandes villes mais la sécurité c'est la mission c'est le cœur de mission de l'État l'État a été inventé pour protéger le groupe l'homme est un loup pour l'homme c'est le Léviat bon et donc soit on change complètement de système où on dit on décentralise la sécurité et on dit c'est une responsabilité communale et voilà les moyens dont vous disposez soit l'État reprend sa mission et on intervient nous pour une sécurité du quotidien aujourd'hui on a le cul entre deux chaises pardonnez-moi cette expression c'est ce qu'il y a de pire alors le beau veau de la sécurité était un très bon processus d'élaboration législative en coproduction entre le ministère de l'Intérieur et l'Association des maires de France qu'on avait relancé avec Nicolas D'Aragon l'année dernière au congrès est-ce que vous savez quand sera présenté le projet de loi sur les polices municipales écoutez on me dit il y a un tel chaos national mais qui devrait être présenté dans les prochaines semaines donc avant Noël oui il le faut de toute façon il faut que ce soit avant Noël pour que ce soit applicable pour le prochain mandat mais ça doit être de l'ordre de la responsabilité mais c'est un peu long vous trouvez que vous disiez ça fait un an qu'il a été lancé tout est long et c'est pas forcément bon voilà donc mais vous êtes confiant sur ce texte ?

oui parce que c'est un bon texte on a réussi à trouver un texte d'abord on a fait un énorme travail à l'Association des maires de France transpartisan parce qu'il y avait un vrai clivage là-dessus et entre ceux qui ne voulaient pas entendre parler de la police municipale et ceux qui voulaient que le maire soit un shérif un cow-boy donc on a réussi à trouver un texte qui va nous permettre pour les polices municipales d'aller plus dans le bon sens c'est-à-dire que les policiers municipaux qui sont 80 moi c'est 98% des interventions dans ma commune c'est vrai dans beaucoup de villes très urbaines c'est la police municipale qui est primo-intervenante donc ils sont très bien formés ils sont formés juridiquement mais aujourd'hui on ne peut pas faire un contrôle d'identité c'est stupide c'est absurde donc il faut qu'on ait accès sous le contrôle du juge à certains fichiers c'est du bon sens et ce texte en s'inspirant des pouvoirs des gardes champêtres ça peut faire sourire mais les gardes champêtres ont un pouvoir judiciaire supérieur aux policiers municipaux donc ça permet d'avoir une police municipale qui reste sous le contrôle de la municipalité c'est-à-dire des habitants qui ne devient pas la supplétive ou la palliative de l'État c'est-à-dire qu'on n'a pas un transfert de charge pour parler net mais qui a plus de pouvoir concret et ça c'est absolument nécessaire il faut faire preuve de bon sens

39:41
Invité

– De nombreux ministres seront présents toute la semaine lors de votre congrès Sébastien Lecornu viendra lui-même est-ce qu'il aura face à lui des maires en colère ?

39:49
Présentateur

– C'est un petit peu un marronnier ça donc il y en a certainement qui sont en colère d'autres qui ne sont pas en colère – Pas vous ? – Mais la colère je la garde pour moi moi j'essaie de pas – Dans quel état d'esprit vous allez l'accueillir ?

– L'état d'esprit qui ressort de ce que je vois sur le terrain de mes rencontres avec les maires partout en France et des études d'opinion qui sont faites par le Sébipof ou par d'autres c'est qu'il y a à la fois de l'exaspération parce que ça fait des années qu'on alerte sur la montée de l'impuissance publique on est dans une crise de la démocratie aujourd'hui et l'enjeu c'est de démontrer que la démocratie elle est plus efficace que les régimes autoritaires et on voit bien que la gangrène fiscale normative nous plombe dans l'action tout est plus long plus cher plus coûteux plus compliqué plus exaspérant qu'avant donc il y a une forme d'exaspération mais aussi une forme de détermination c'est-à-dire que les maires qui ont résisté à ce mandat qui a commencé à la fin de crise le Covid on a vacciné on a mis des masques on a montré qu'on était des urgentistes de la République et je dis souvent des praticiens du quotidien il y a eu l'inflation les cantines scolaires on s'est retrouvé 15-16% d'augmentation des prix alimentaires et parallèlement l'État nous prenait de l'argent on nous impose des dépenses supplémentaires tous les mois et on dit qu'il y a trop de dépenses toutes ces injonctions contradictoires donc il y a eu 40 démissions de maires par mois c'est 4 fois plus qu'il y a 20 ans 4 fois plus qu'il y a 20 ans mais les maires qui ont résisté à cela ils sont plutôt costauds vous citiez l'enquête du CIVIPOF la même enquête dit que 58% des mêmes maires sont prêts à repartir l'année prochaine c'est un score plus élevé qu'il y a 6 ans donc il reste une détermination et puis je crois qu'il y a du civisme en France contrairement à tout ce qu'on nous raconte alors votre congrès des maires a pour thème pour les communes liberté quelle liberté revendiquez-vous vous avez parlé de la liberté fiscale le poids des normes il y a d'autres choses sur lesquelles vous devez faire avancer la copie d'abord quel bonheur quel plaisir de voir écrit en gros liberté liberté c'est formidable vive la liberté caronne mais quel plaisir de voir ça et si on le dit c'est qu'on en manque évidemment la première des libertés c'est la liberté fiscale c'est pour pouvoir avoir le principe d'autonomie de libre administration des collectivités territoriales c'est-à-dire que la liberté elle doit avoir les moyens de la liberté or si on le dit c'est que depuis une quinzaine d'années au moins il y a eu une recentralisation fiscale budgétaire mais aussi normative j'ai connu une époque je n'étais pas en commerce j'étais encore commerçant mais j'étais à Joe pour faire un projet vous regardiez ce qui était interdit et puis vous lanciez votre projet maintenant vous recherchez ce qui est autorisé en 20 ans le code général des collectivités territoriales alors moi avec un peu d'insolence je disais c'est notre petit livre rouge à nous c'est le gros livre rouge on arrive il faut le porter comme ça mais c'est pareil sur le code de l'urbanisme c'est vrai sur le code de la commande publique le code a été multiplié par deux le code de l'urbanisme par trois donc vous voyez pour réutiliser les OUZ traités c'est une invention française c'est le génie français sans qu'on ait les derniers du monde à cause des procédures il faut des décrets alors qu'on connaît toutes les normes l'état devrait moins entraver a priori et contrôler a posteriori et sanctionner ceux qui sortent des clous aujourd'hui c'est pas comme ça que ça se passe mais ce qu'on vit en tant que maire c'est ce que vit un industriel c'est ce que vit quelqu'un qui veut faire un entrepôt tout est plus compliqué et long c'est d'abord donc la confiance la capacité de décider ça s'appelle la démocratie et c'est mieux que la technocratie et la bureaucratie mais les moyens financiers sur les moyens financiers il y a une espèce de nostalgie par rapport à la taxe d'habitation qui était perçue en partie par les communes qui n'existe plus ça fait partie des choses qui font que vous avez perdu beaucoup d'autonomie est-ce que vous seriez favorable à un rétablissement de la taxe d'habitation ou à une espèce d'impôt local nouveau qui permettrait de financer les communes aujourd'hui ce débat est inaudible dans le chaos politique et fiscaliste surtout quand vous avez des républicains qui disent pas d'impôt pas d'impôt mais à juste titre pourquoi il faudra voter contre les impôts aussi d'ailleurs il faudra que les actes suivent les paroles mais c'est quoi l'alternative comment on fait ?

si on a juste sans être trop long il faut regarder les réalités moi je suis mon idéologie c'est le réalisme plus on a supprimé des prélèvements locaux plus il y a de prélèvements obligatoires en France on peut acter de ça c'est-à-dire qu'il y a eu une espèce de vase communiquant c'est ça ?

oui bien sûr c'est-à-dire qu'en fait il y a eu une recentralisation d'impôts parce que si on avait supprimé ces impôts locaux et qu'il y avait eu une baisse des prélèvements obligatoires une dynamique économique et des services publics bien alimentés ça aurait été formidable aujourd'hui dans une spirale de la recentralisation ça n'a jamais fonctionné l'Union soviétique n'a pas fonctionné la Corée du Nord marche moins que la Corée du Sud c'est comme ça donc on paye plus d'impôts et de charges qu'avant donc ce que je dis est parfois contre-intuitif mais si vous voulez moins de fiscalité mieux de fiscalité un meilleur service public une dynamique économique il faut associer l'habitant à la dépense dans le moment orwellien dans lequel on est c'est-à-dire qu'on est une époque quand même où un ministre des affaires sociales va vous dire que tout travail mérite prélèvement c'était sa formule mérite cotisation génial enfin c'est terrible donc dans le moment orwellien vous remarquerez que la taxe d'habitation est payée par ceux qui n'habitent pas les résidences c'est extraordinaire ceux qui n'habitent pas payent la taxe d'habitation et ceux qui habitent ne payent pas la taxe d'habitation donc il faudra un jour un prélèvement universel pour inciter les élus à être sobres fiscalement aujourd'hui on a mis sous perfusion du malade dans les mairies c'est-à-dire qu'on a dit on vous supprime une fiscalité on vous compense par une dotation et vous devenez les mendiants de l'État moi je ne veux pas être mendiant la vocation des mairies ce n'est pas d'aller pleurer auprès de l'État donc ce système doit être réformé de fond en comble mais là on dérive c'est-à-dire que c'est un projet politique que moi je porte avec nouvelle énergie mais la seule façon pour résumer d'avoir moins de prélèvement obligatoire et un meilleur service public c'est la responsabilité individuelle y compris de l'habitant qui doit être concerné par la dépense donc par l'impôt mais aujourd'hui c'est inaudible impossible si vous dites je vais faire un impôt local alors que les classes moyennes sont étranglées par la fiscalité à juste titre vous créez un rejet du corps social c'est évident une dernière question finance dans le projet de budget tel qu'il a été conçu par l'État il est question de demander 4,6 voire 4,7 milliards d'efforts entre guillemets à l'ensemble des collectivités territoriales sachant que en fait les départements sont dans un état ont des finances dans un état catastrophique la marge des régions n'est pas folichonne non plus est-ce que vous avez peur que l'essentiel de la demande d'efforts ou de contribution à la réduction de la dette se porte sur le bloc communal oui oui parce qu'il y a un travers dans cet état boulimique on parlait de drogue tout à l'heure l'État est drogué à la dépense publique enfin sur tout le système social d'ailleurs donc il va toujours en chercher partout comme quelqu'un en manque donc il se jette sur les entreprises il se jette sur le patrimoine là on va se jeter sur l'épargne des Français et sur les mairies cette année et oui et ce qui est extraordinaire c'est qu'on nous reproche en même temps de trop dépenser et en même temps d'arriver à avoir des résultats c'est-à-dire qu'on respecte il y a des mairies mal gérées évidemment il y a parfois des grandes villes qui troublent un peu la perception par le grand public de ce que sont les réalités communales mais aujourd'hui quand vous avez une commune enfin moi je sais que j'ai baissé mes dépenses c'est pas une baisse de l'augmentation de la dépense on a un dialogue social on essaie de faire des gains de productivité mais est-ce qu'il faut le revoir est-ce qu'il faut le revoir le modèle social devant les départements vendredi Sébastien Lecornu il a annoncé une autre question très vaste il a annoncé un projet de loi pour une allocation sociale unique c'est une bonne mesure c'est pas l'EMF qui parle mais moi je pense que l'état providence qui a été un formidable modèle de développement d'après-guerre est cuit tout simplement parce qu'il reposait sur une grande démographie on faisait des enfants on ne fait plus d'enfants donc une base de cotisants très large une croissance économique des gains de productivité une immigration maîtrisée une immigration de travail aujourd'hui on a une immigration qui explose et qui est une immigration de peuplement et très pauvre souvent donc je pense que c'est cuit pour revenir à la question précédente à la contribution à la contribution tout le système est infantilisant c'est-à-dire qu'on veut dire participer à l'effort etc redresser le pays c'est une priorité réduire les dépenses optimiser créer de la performance publique c'est prioritaire sauf qu'aujourd'hui c'est pas comme ça que ça marche l'état va toujours chercher va saigner les biens portants en pensant que ça va rétablir les mais vous êtes sur la ligne du Sénat 2 milliards 2 milliards c'est acceptable d'abord je salue les efforts du Sénat pour réduire les causes qui produisent les mêmes effets parce que si ces milliards qu'on nous prélevait rétablissaient les comptes publics ce serait formidable depuis 2010 rien que sur la DGF qui est censée la dotation globale de fonctionnement qui est censée appartenir au bloc communal il y a eu 81 milliards de prélèvements pour rétablir les comptes publics et parallèlement plus on nous prélève plus l'état qui ne se réforme pas qui ne s'applique pas lui-même les efforts qui demandent aux autres s'enfoncent donc je salue les efforts de l'état mais je ne peux pas cautionner ce qui va amplifier les causes du problème parce que juste on nous dit 4 milliards etc le comité des finances locales présidé par André Léniel a démontré que c'était plus de 7 milliards en réalité et ce ne sont pas des économies parce que les gens nous disent ce ne sont pas des économies ce sont des prélèvements supplémentaires c'est une forme d'impôt de l'état sur les collectivités et trop d'impôt tue l'impôt on va parler des municipales oui est-ce que le contexte politique nationale peut avoir à votre avis une incidence sur les municipales en 2026 ou est-ce que la prime au sortant sera toujours aussi forte le problème c'est que le contexte national quel sera-t-il faire une prévision politique à plus d'une semaine actuellement en France c'est encore plus aléatoire qu'en matière de météorologie vous pensez qu'il y aura une poussée du rassemblement national dans les villes en mars prochain je suis incapable de vous le dire je crois mais c'est pas très scientifique ce que je dis puisque je dis je crois je crois qu'on restera sur des sauf peut-être sur quelques grandes villes mais qu'on restera sur des problématiques locales moi je vois dans ma ville il y a des gens parlent politique ils en parlent beaucoup mais quand on me voit c'est la voirie c'est la propreté c'est les questions que vous évoquiez tout à l'heure c'est comment on traite la pauvreté comment on aide les gens pauvres donc il n'y aura pas une nationalisation du scrutin je ne crois pas peut-être que c'est un vœu d'ailleurs ça cache une espérance mais j'ai pas l'impression que vous la redoutez oui et vous pensez que les LR vont payer cette nationalisation du scrutin écoutez quand je vois la bordélisation et qu'on me pardonne ce terme mais je n'en vois pas de meilleur la bordélisation de la vie politique nationale j'ai pas envie de retrouver ça au plan local au plan local il y a des situations compliquées aussi mais très globalement on arrive à produire de l'action publique cohérente et d'ailleurs quand vous regardez en macro-finance il y a des collectivités mal gérées il y a le 100 000 feuilles ou le 1 million de feuilles qu'on nous impose il y a les absurdités qu'on affronte il y a le droit de l'urbanisme dont on est nous-mêmes dépositaire malgré nous et qui est abscon etc donc il y a plein d'efforts à faire évidemment mais quand vous regardez le total des dépenses des collectivités françaises malgré celles qui sont mal gérées malgré le millefeuille donc prenez les régions les départements les intercommunalités et les communes par rapport à la richesse produite c'est un peu moins de 11% la moyenne européenne des administrations locales c'est presque le double c'est presque 20% donc il y a des efforts à faire comme vous dites mais c'est pas là que ça se joue c'est dans les comptes sociaux et c'est dans les comptes de l'État voilà et donc je souhaite évidemment qu'on reste sur des municipales sur des enjeux municipaux votre mandat

51:30
Invité

pardon Stéphane votre mandat de président de l'association des maires de France il prendra fin dans un an juste avant la présidentielle est-ce que vous allez vous représenter à la tête de l'AMF ?

51:38
Présentateur

déjà il faudra avant que je me représente aux élections municipales à Cannes et si je me rends aux élections municipales à Cannes

51:42
Invité

parce que vous n'êtes pas sûr de vous représenter à Cannes ?

51:44
Présentateur

non je ne suis pas encore dans ce temps-là si vous voulez quand est-ce que vous ferez l'annonce ? en début d'année prochaine c'est ce que font la plupart des maires oui en début d'année mais il y a un doute ? non je me projette mais c'est jamais vous savez ça vous paraît peut-être bizarre mais on ne se lève pas tous les matins en disant est-ce que je continue la vie est faite de plein d'autres choses et ça se discute chez soi aussi voilà je n'en ai pas encore discuté parler chez moi donc voilà il y a toutes ces conditions-là et on verra où je suis dans un an en revanche vous ne vous projetez plus sur 2027 pour le coup

52:17
Invité

est-ce que vous avez envie d'être candidat à la présidentielle ?

52:20
Présentateur

ce n'est pas une question d'envie c'est que j'ai envie que mon pays change de politique fasse une rupture avec ces 40 années de social étatisme qui nous plombent cette doctrine technocratique collectiviste je la retrouve partout à l'extrême gauche jusqu'au RN en passant par tout ce qui rentre y compris LR etc donc j'essaie d'apporter quelque chose d'autre qui est très profond chez moi vous avez envie d'être candidat à la présidentielle ? oui j'ai envie de porter ce truc j'ai envie je ne veux plus faire des campagnes pour des gens qui n'ont pas de colonne vertébrale d'idées et de croyances et de convictions et donc vous parlez de qui ?

tous ceux qui plantent le pays et qui ne font que du marketing politique de la com politique de la séquence tous ces mots sont très similaires et au LR il n'y a pas des gens qui ont une colonne vertébrale ? si si il y a des gens formidables au LR j'entendais parler François-Xavier Vellamy il est très solide Bruno Rotaio quelqu'un voilà mais vous avez envie d'y aller pour vous ?

mais non ce n'est pas pour moi je vous jure le seul endroit où j'ai envie d'aller pour moi c'est en Italie ou dans l'Aubrac et regarder la nature voilà avec mes gosses et tout ça le truc c'est que aujourd'hui on a vraiment besoin de changer de logiciel et tout ce que j'entends c'est à chaque fois de l'interventionnisme l'étatisme on va faire une mesure ici on ne peut croire parce qu'on va plaire à telle catégorie ça ne m'intéresse pas tout ça aujourd'hui il faut mettre à plat le système la France est un pays créatif il faut libérer les forces de production les forces de création et on peut être véritablement dans le 21ème siècle de la quantique de l'IA de la blockchain qui vont être débattus examinés au congrès des mers il y aura un grand buffet des terroirs c'est une nouveauté cette année mais il y aura aussi la crypto l'IA qui seront examinés et bien qu'on porte un projet pour la sécurité le retour du bon sens sécuritaire mais aussi pour libérer les forces de production et pour l'école et l'éducation l'instruction publique comment on refait de la France une puissance éducative bref tout ça ça me passionne donc je souhaite le mettre sur la table et le porter alors vous souhaitez le porter mais changer de système est-ce qu'il faut changer le système il faut y aller il faut le faire avec une méthode un peu choc est-ce que vous espérez toujours une démission organisée d'Emmanuel Macron qui pourrait annoncer sa démission et partir en juin prochain par exemple c'est-à-dire que chaque jour qui passe confirme l'agonie de la fin de ce cycle qui a été accéléré par cette dissolution absurde de l'été 2024 voilà c'est-à-dire que si après la dissolution le président Macron avait dit écoutez dans un an quand on pourra à nouveau dissoudre je démissionne ce qui vous laisse le temps de vous organiser et dans un geste gaullien parce que moi je me suis très attaché à la 5ème république et à l'oeuvre du général de Gaulle notamment institutionnel et bien on reprend un cycle sain, démocratique et on compare un projet une personnalité et la femme et l'homme qui est élu ensuite peut dissoudre et on régénère on réoxygène la démocratie parce qu'aujourd'hui vous voyez bien que plus le président de la république est contesté il atteint des niveaux d'impopularité donc moins sa légitimité non pas juridique elle est incontestable mais politique est forte plus il est faible plus le pouvoir se recentre sur les derniers des Mohicans macronistes et tout ça c'est très malsain parce que d'abord ça ne marche pas le pays est bloqué c'est la grande nouveauté le président précédent François Hollande était très impopulaire et moi j'étais très opposant mais j'ai jamais demandé enfin jamais en tout cas proposé sa démission la nouveauté c'est que le pays est bloqué ne serons pas dupes ce qui se passe aujourd'hui malgré les habiletés du Premier ministre qui est très respectable c'est que c'est bloqué c'est pas du tout à la hauteur des enjeux c'est pas à la hauteur du 21ème siècle c'est pas à la hauteur de la France il faut que notre vie politique soit au niveau de la France aujourd'hui c'est pas le cas c'est beaucoup trop court merci à vous merci d'avoir été notre invité on suivra bien sûr toute la semaine sur notre antenne et on commence aujourd'hui avec les Outre-mer et c'est à suivre c'est le plus grand rendez-vous d'élus d'Outre-mer c'est l'Association des maires de France qui organise c'est à suivre dès aujourd'hui et toute la semaine sur notre antenne dans cette émission bien sûr on suivra votre congrès merci beaucoup David Lissnard d'avoir été avec nous Stéphane Laune de Ouest France et l'industrie française peut-elle rebondir à la une de votre journal on regarde tout de suite ce qu'est la une de nos régions

56:31
Invité

et c'est l'heure de notre reportage en région on le disait la préoccupation principale des Français pour ces municipales ça reste la sécurité dans la commune de Saint-Avertin près de Tours les cambriolages ont été multipliés par trois l'an dernier alors pour faire face le maire a décidé de mettre en place une subvention pour que les habitants puissent s'investir dans des systèmes d'alarme et ça fonctionne on regarde ce reportage de Jérémy Hines

56:59
Présentateur

une commune paisible mais des habitants inquiets à Saint-Avertin les cambriolages ont triplé l'an dernier pour faire face Hubert Godin a installé ce dispositif pour se sentir plus en sécurité

57:13
Invité

alors l'alarme se présente avec un boîtier extérieur moi j'ai installé des caméras devant et derrière son ancienne maison a déjà été cambriolée alors cet équipement permet d'avoir l'esprit plus léger je suis plus rassuré et plus tranquille et je peux partir tranquille je suis informé immédiatement de l'intrusion dans ma maison et je peux déclencher un plan d'intervention immédiat

57:40
Présentateur

s'il a sauté le pas c'est grâce à sept lettres de la mairie faisant passer la facture de son alarme de 900 à 600 euros

57:49
Invité

l'objectif de ce courrier c'était prévention et conseil en matière de sécurité en nous proposant une subvention de 200 euros de 200 euros pour installer l'alarme par nos soins personnels ou 300 euros une alarme installée par une entreprise ça m'a donné un coup de fouet pour installer l'alarme voilà

58:10
Présentateur

280 foyers ont bénéficié de cette subvention et elle s'ajoute aux autres dispositifs voisins référents qui veillent sur leur quartier renforcement de la police municipale mais pas seulement dans notre dispositif intégré pour renforcer la sécurité nous avons aussi mis en place des caméras de vidéoprotection au nombre de 80 dans la ville aujourd'hui ce sont l'ensemble de ces dispositifs intégrés et globalisés qui ont une efficacité plus importante une efficacité prouvée selon la municipalité il n'y a quasiment plus de cambriolage alors on va pas dire quasiment qu'il n'y en a plus du tout ça a été vrai pendant 5 mois et là depuis quelque temps il y en a 2-3 comme ça par-ci par-là qui reviennent c'est-à-dire qu'on a retrouvé des seuils qui étaient des seuils Saint-Avertinois de départ même un peu en deçà coût de ces dispositifs pour la mairie plus d'un demi-million d'euros car la sécurité reste un enjeu à quelques mois des municipales travailler pour garantir la sécurité oui c'est important il faut le faire on doit le faire ça fait partie de nos obligations en tant qu'élus de garantir la sécurité de nos administrés d'autres villes ont mis en place des mesures similaires Bègle Bois-Guillaume ou encore Clamart et on va poursuivre le tour de l'info dans nos régions consacrées aux maires alors que cette semaine on lisait lieu le congrès des maires de France on va aller en Gironde bonjour Jérôme Guillem merci beaucoup d'être avec nous vous êtes maire de Langon président de la communauté de communes du sud Gironde et Jérôme Guillem dans beaucoup de territoires dans le vôtre votre service d'urgence a connu des difficultés et il y a un nouveau dispositif qui est mis en place pour améliorer la situation oui tout à fait depuis il y a 3-4 ans on était dans une situation assez tendue sur notre territoire concernant les urgences le projet de réhabilitation de l'hôpital a amené un petit peu plus de confort et surtout de l'envie à des médecins de revenir sur nos territoires qui sont très ruraux et depuis 2 ans on a réussi à stabiliser le fonctionnement de nos urgences il y a toujours ça reste marginal des situations un petit peu tendues et un système s'est mis en place sur le territoire avec une fédération interhospitalière sur l'ensemble du département et qui permet de mutualiser l'humain car ce qui est important parfois dans un hôpital il peut y avoir un tout petit peu plus de médecins sur une quinzaine de jours ailleurs surtout sur nos territoires ruraux ça peut être un peu en tension donc comment s'organiser comment mutualiser les moyens pour assurer une continuité de service public Est-ce qu'il va y avoir une pérennisation de ce dispositif monsieur le maire ?

Il démarre donc je l'espère bien de toute façon ça va dans le sens de la sécurité des services et la sécurité de nos pauvres citoyens car quand on arrive aux urgences c'est les moments qui sont assez cruciaux et ne pas avoir accès à ces services-là c'est pas garantir l'égalité aux soins pour tous donc je pense que c'est un bon début il nous appartiendra d'être vigilants pour qu'ils soient pérennisés

1:01:15
Invité

Merci beaucoup monsieur le maire Jérôme Guilhem

1:01:17
Présentateur

maire socialiste de Longon merci d'avoir été avec nous pour nous parler de ce dispositif Alexandre on va voir ce qu'il y a à la une de la presse régionale et on commence ce matin par le sommet de Choose France vous le dites très bien le sommet Choose France qui réunit 200 entreprises aujourd'hui à Paris et qui met à l'honneur les investissements sur le sol français et justement le journal Le Républicain Lorrain titre sur les 2 milliards d'euros investis par le groupe Eclairion dans le département de la Moselle pour construire des centres de données des data centers comme on dit à Lamax et Richemont sur d'anciens sites d'anciennes friches industrielles d'EDF le groupe Eclairion qui est spécialisé dans l'hébergement de calculateurs à haute intensité et de centres de données nécessaires au développement de l'intelligence artificielle A la une du Dauphiné libéré un enfant blessé par balles à Grenoble près d'un point de deal Oui la victime aurait 12 ans titre le journal Le Dauphiné libéré cet enfant a été touché par au moins 3 balles dans une fusillade qui a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche dans le quartier Chaurier-Béria à Grenoble la piste d'un règlement de compte lié au narcotrafic est étudiée par les enquêteurs selon le procureur de Grenoble l'enfant pourrait être un mineur non accompagné d'origine algérienne il aurait été convoqué par le juge des enfants le 10 décembre dernier mais ne s'est pas présenté à sa convocation accueilli en établissement par le département de l'ISER l'enfant a multiplié les fugues ces derniers temps les victimes du narcotrafic c'est aussi le sujet à la une du journal Le Populaire du Centre où témoigne pour la première fois la famille du jeune Wassim 16 ans assassinée en mai dernier à Clermont-Ferrand un crime là aussi lié au trafic de drogue Les municipales à Marseille et la France Insoumise qui se lance dans la bataille Avec pour candidat le député insoumis Sébastien Delogu il fait la une du journal La Provence aujourd'hui âgé de 38 ans l'élu des quartiers nord de Marseille a officialisé sa candidature elle vient s'ajouter à celle de Martine Vassal pour la droite et de Franck Alizio pour le Rassemblement National Le candidat insoumis Le candidat insoumis est très critique envers le maire actuel Benoît Payan et sa majorité municipale alliance socialiste écologiste et communiste Je cite Sébastien Delogu Je souhaite ramener le peuple au pouvoir et ne pas laisser Marseille aux magouilleurs qui font du favoritisme et du clientélisme comme la ville a toujours connu Voilà le ton de la campagne municipale à Marseille est donné Effectivement bonne ambiance On finit par les éliminations de Noël Et oui nous sommes à 39 jours 38 jours de Noël et c'est déjà le coup d'envoi des illuminations dans de nombreuses communes de France et notamment en Corse le journal Corse Matin explique pourquoi aujourd'hui il y a sur l'île de beauté ce pouvoir des lumières alors c'est un héritage ancien en Corse mais surtout un outil de cohésion sociale et de dynamisation commerciale d'attractivité pour les commerces corses et malgré les difficultés budgétaires de nombreuses communes ne renoncent pas à leurs illuminations les anciennes guirlandes sont remplacées par des systèmes LED qui consomment 25 fois moins d'électricité donc le pouvoir des lumières c'est moins cher Merci beaucoup Alexandre merci pour cette revue de presse Allez on va parler dans quelques instants des municipales et de ce congrès des maires mais d'abord dernière semaine pour les députés pour examiner le budget dernière semaine pour Sébastien Lecornu pour tenter de trouver un compromis et éviter l'impasse budgétaire et la chute alors peut-il y arriver avant d'en débattre avec nos éditorialistes on regarde ce sujet de Jérôme Rabieff Le compte à rebours est lancé il reste jusqu'à dimanche minuit aux députés pour adopter le projet de loi de finances 2026 avant qu'il soit transmis au Sénat mais après une coupure des travaux ce week-end il est peu probable que l'Assemblée achève dans les temps et pour le RN c'est d'abord le fait du camp gouvernemental il y a une inflation du nombre d'amendements sur ce texte qui vient de qui ?

du bloc central du bloc qui soutient le gouvernement normalement c'est leur texte et ils l'amendent donc la réalité c'est qu'ils sabotent le budget ils savent très bien que le temps pour eux joue contre eux et qu'ils cherchent des voies des issues les oppositions accusent le gouvernement de jouer la montre pour finalement faire adopter son budget par ordonnance ce qui est possible si le parlement ne s'est pas prononcé à temps un scénario rejeté par la porte-parole Maude Bréjon

1:05:27
Invité

il n'y a aucune raison d'utiliser les ordonnances vous pensez qu'on a posé le 49-3 sur la table pour ensuite utiliser les ordonnances mais est-ce que vous l'excluez ? c'est absolument insensé c'est absolument insensé est-ce que vous l'excluez ? ce n'est absolument pas notre volonté et je ne crois pas aux ordonnances

1:05:42
Présentateur

mais du côté des insoumis on se prépare en cas de blocage à tenter de renverser ce gouvernement sans attendre les derniers jours de l'année fin novembre mi-décembre si on sent qu'ils vont vers les ordonnances nous en tout cas on déposera une censure puis on verra bien ceux qui la suivent les députés vont cette semaine siéger en continu pour tenter de boucler au moins la première partie sur les recettes avant que le Sénat se penche lui aussi sur ce budget et on va en parler tout de suite avec vous Mathieu Soukert bonjour Mathieu merci d'être là Yves Tréa bonjour Yves merci également d'être avec nous directeur adjoint de la rédaction du Figaro le Figaro qui titre ce matin sur le cornu sous la menace d'une impasse budgétaire vous pensez qu'il va avoir de grandes difficultés à réussir son pari à faire passer ce budget Yves ?

écoutez je ne lis pas dans le mar de café mais c'est vrai que c'est compliqué parce qu'il y a quand même ce qui s'est passé ce week-end qui est assez étonnant c'est-à-dire qu'ils ont décidé de ne pas siéger ce qui fait prendre évidemment du retard dans l'examen du budget est-ce qu'ils auront fini dans les temps encore une fois vous pensez que c'est une stratégie politique que ça arrange tout le monde finalement qu'il n'y ait pas de vote tout le monde je ne sais pas mais ça peut être interprété comme une stratégie politique comme une tactique disons et je ne suis pas loin de le penser moi personnellement je ne suis pas loin de le penser que comme ça ils vont faire passer le budget éventuellement par ordonnance en dépit de ce que dit madame Maude Bréjon et que ça leur évitera quelques déconvenus et surtout de présenter un budget qui ne soit pas conforme à leur vœu donc si on passe par ordonnance ils reprennent le budget alors là il y a encore une il y a encore une discussion de savoir s'ils reprennent le budget tel qu'il est en l'état ou est-ce qu'ils reprennent le budget tel qu'il était à l'état de projet au tout début mais bon c'est sûr que le gouvernement je ne suis pas persuadé qu'il veuille aller jusqu'au bout ça arrangerait bien le gouvernement et les socialistes aussi de ne pas avoir à voter ce qui est sûr c'est que c'est très compliqué il y a pour Sébastien Lecornu soit une impasse politique soit une impasse budgétaire l'impasse politique c'est je ne parviens pas à aller au bout et à faire adopter un budget l'impasse budgétaire c'est pour faire adopter un budget le coût politique est très élevé et le budget que je présente va exploser les compteurs en termes de déficit donc de toute façon son équation est extrêmement complexe la question des ordonnances telles que rappelées par Maude Bréjon est réévoquée par Yves elle pose quand même une difficulté certes Sébastien Lecornu se pense se voit comme un premier ministre de mission qui n'a qu'une vocation en tout cas qu'une raison d'être c'est de faire adopter ce budget pour donner un tout petit peu de stabilité politique au pays en réalité s'il y a temporisation et usage des ordonnances il saute avec une motion de censure dès les premiers jours très vraisemblablement et le gouvernement qui vante une nouvelle méthode on va écouter le ministre de l'économie Roland Lescure c'était ce matin sur TF1

1:08:34
Invité

aujourd'hui l'objectif il est qu'on aille jusqu'au bout vous savez que ça ne dépend pas que de nous ça dépend aussi des parlementaires nous on fait tout pour que ce débat ait lieu et qu'il ait bien lieu et n'écrivons pas la fin du film avant qu'il ait lieu on est dans une certaine forme de nouveau cinéma là c'est une nouvelle méthode avec des résultats j'espère inédits et je le souhaite du fond du coeur un budget voté et un bon budget

1:08:58
Présentateur

nouvelle méthode va-t-elle porter ses fruits oui on va voir on va voir mais c'est vrai que bon c'est sûr que s'il recourt aux ordonnances le premier ministre s'expose à une motion de censure ça paraît assez évident il faut encore que cette motion de censure soit adoptée c'est pas sûr à 100% il y a quand même une grande partie il y a un pourcentage important pour que ça soit le cas mais après qu'est-ce que fait le président de la république à ce moment-là est-ce qu'il dissout comme on lui en prête l'attention puisqu'il a raté la précédente dissolution et qu'il veut semble-t-il et bien essayer de cramer le rassemblement national en le mettant au pouvoir ou au contraire est-ce qu'il continue avec un nouveau premier ministre c'est toute la question ce qu'il faut savoir aussi c'est que et ça c'est Jordan Bardella qui le dit et je crois qu'il n'a pas tort il l'a dit dans une interview au Parisien il y a 15 jours ni les LR ni le parti socialiste n'ont intérêt à de nouvelles élections législatives assurément ceux qui veulent la dissolution à ce stade ce ne sont que le RN et les filles qui imaginent en tirer un bénéfice politique pour tous les autres on voit mal en fait effectivement quel avantage on peut en tirer et donc ils sont coincés entre voter un budget qui sur le fond ne leur convient peut-être pas et éviter la dissolution qui leur porterait préjudice dans les urnes ils m'apparaissent dans une impasse politique parce que de toute façon une censure et une dissolution ce sont des gains encore pour le rassemblement national et le spectacle par ailleurs je ne sais pas si c'est du cinéma ça ressemble à du cirque mais du cirque dans du brouillard de toute façon tout ce qui se passe en ce moment ne fait que prospérer l'extrême droite donc de toute façon l'impasse elle est politique et elle va durer jusqu'en 2027 quoi qu'il se passe je le crains c'est ce que redisait Mélène Monchalin ce week-end dans Le Parisien le budget ce n'est pas seulement une question économique c'est une question politique et le budget qui pourrait être adopté dans quelques jours si pour de vrai on a un budget de toute façon il sera totalement incohérent politiquement un budget c'est la traduction en chiffres d'une orientation politique on voit bien que ceux qui se jouent au Parlement depuis quelques jours donnent à avoir une incohérence politique absolument totale on ne sait pas quelle est la ligne économique de ce pays quelle est la ligne politique de ce pays on observe au Parlement des alliances totalement contre nature jour après jour on n'y comprend plus rien et dans le on n'y comprend plus rien on mesure et le spectacle déplorable et l'impuissance politique et l'incohérence politique oui le budget le budget c'est d'abord un acte politique parce que c'est en fonction du budget que vous savez si vous êtes dans l'opposition ou dans la majorité donc là c'est vrai que le budget il est complètement inisible parce que d'abord quoi qu'on dise le Premier ministre est obligé de faire énormément de concessions il est obligé de céder sur beaucoup de fronts et puis il y a des incohérences totales c'est-à-dire que ce qui par exemple a été proposé pour protéger les retraités et pas toucher les retraités alors là tout le monde s'entend là-dessus les retraités sont vraiment à l'abri de toutes les de toutes les tentatives d'imposition mais c'est vrai qu'il y a des alliances avec par exemple le Rassemblement National dont vous savez plus s'il est parfois très à gauche en votant des dispositions qui sont quand même extrêmement rudes et puis parfois où il est plutôt à droite enfin bon tout ça est très compliqué un compromis ça a du sens et de la cohérence si ça se négocie de façon globale encore une fois avant l'amorce d'une procédure budgétaire vous mettez toutes les parties prenantes autour de la table et vous négociez un accord global pour donner à l'ensemble une cohérence dès lors que vous ne négociez pas de façon globale mais que vous négociez article par article ou amendement par amendement à la fin ça part dans tous les sens parce qu'encore une fois les négoïs ou les compromis qui se trouvent article par article ou amendement par amendement ce sont à chaque fois des compositions politiques totalement baroques les filles votent avec horizon etc et c'est pour ça que le gouvernement ne veut pas peut-être enfin me semble-t-il aller jusqu'au bout du vote du budget de l'État pour le coup puisque le budget de la sécurité sociale il faut le dire c'est compliqué aussi tout ça c'est compliqué par la technique parlementaire il a au moins réussi à faire passer la première partie la première partie recette a été votée maintenant il faut la partie dépense de la sécurité sociale mais sur le budget de l'État on est encore à la partie recette et on n'ira pas jusqu'au bout vraisemblablement que ça ira au Sénat la semaine prochaine sans être votée et on voit avec le Sénat qui n'est pas du tout évidemment sur la même ligne que l'Assemblée on a vu ce week-end où déjà en commission le Sénat a rétabli la réforme des retraites suspendue par les députés oui et le Sénat donne bien l'image à travers son discours que tout ce qui se sera passé à l'Assemblée n'aura servi à rien n'aura été qu'une vaste mascarade alors c'est le sens de la procédure parlementaire de toute façon de ce point de vue là le Sénat est dans son rôle mais ça ajoute par définition de la confusion c'est à dire que les sujets dont on cause quotidiennement les uns après les autres paraissent du jour au lendemain en fait ce qui est assez déplorable d'ailleurs aux yeux du public en termes de culture politique c'est épouvantable les gens ne comprennent plus rien ils se disent mais pourquoi on pourquoi on paye ces gens ils en sont là d'ailleurs pourquoi on rémunère nos représentants pour ça quoi tout ça pour ça c'est terrible on va parler de nos élus ça nous dit l'antiparlementarisme des élus on va parler des élus locaux qui attendent également des réponses sur le plan budgétaire de la part de Sébastien Lecornu qui viendra conclure leur congrès dans quel état d'esprit sont les maires à l'ouverture de leur congrès on va voir ce que nous en disait il y a quelques minutes sur ce plateau David Lissnard le président de l'association des maires de France il y a une forme d'expiration mais aussi une forme de détermination c'est-à-dire que les maires qui ont résisté à ce mandat comment c'est que le Covid on a vacciné on a mis des masques on a montré qu'on était des urgentistes il y a eu 40 démissions de maires par mois c'est 4 fois plus qu'il y a 20 ans 4 fois plus qu'il y a 20 ans mais les maires qui ont résisté à cela ils sont plutôt costauds si vous voulez voilà finalement les maires effectivement ils ont été dans le mandat de toutes les crises et David Lissnard nous disait c'est pas forcément des maires en colère qui vont accueillir Sébastien Lecornu il disait moi la colère je la garde pour moi alors il est sûr que le contexte se durcit et que le contexte conjoncturellement a été difficile cette succession de crises depuis 2020 depuis la dernière élection municipale il y a aussi quelque chose de structurel on parle régulièrement du blues des maires le blues des maires il a des causes structurelles ces causes structurelles elles sont bien identifiées il y a des exigences citoyennes qui augmentent c'est-à-dire qu'ils sont confrontés à une opinion à une population locale à un électorat qui est de plus en plus exigeant et par ailleurs ils ont pour partie été dépossédés de leur pouvoir alors leur pouvoir en particulier parce que des intercommunalités de plus en plus importantes de plus en plus puissantes sont là à leur place et par ailleurs ils ont perdu une partie de leurs moyens dès lors que la fiscalité locale a été réformée et que désormais l'essentiel de leurs ressources provient de ce que l'État veut bien leur donner et dans une crise des finances publiques l'État leur donne de moins en moins donc il y a cette espèce d'effet ciseau à la croisée duquel les maires se retrouvent et qui nourrit chez eux une insatisfaction un mal-être des difficultés et pour autant le contraste est assez net entre la confiance dont continuent d'être crédités les élus locaux et les maires en particulier le capital de confiance de n'importe quel maire n'importe quel ministre député ou acteur politique national en voudrait donc il y a un contraste très net la commune ça reste quand même l'échelon politique de cœur pour les gens et derrière le maire c'est la dernière personnalité politique qui est respectée et même souvent appréciée et vous le disiez Mathieu on a beaucoup parlé du blues des maires de cette crise d'évocation il y a une étude du Cevipov qui est parue ce week-end justement à l'occasion du congrès des maires 58% des maires se disent prêts à se représenter c'est 9 points de plus qu'en 2020 ça peut paraître étonnant vu le contexte bah oui parce qu'on disait qu'il y avait une désaffection qu'il y avait une crise d'évocation parce que les maires c'est vrai elles sont à portée comme on dit à portée de baffe mais ce sont aussi les élus les plus appréciés des français si on en croit les sondages ils sont assez populaires parce que justement ils sont dans la proximité ils sont proches des gens et puis ils remplissent je ne sais pas combien de fonctions un maire dans une petite commune c'est quasiment une assistante sociale aussi donc ils sont quand même très appréciés et je pense que il y a quand même beaucoup de français et c'est heureux d'ailleurs qui souhaitent remplir cette mission qui est un véritable sacerdoce parce que vous êtes dérangé tout le temps vous n'avez plus de vie privée pour une rémunération d'ailleurs qui est d'ailleurs un défraiement ce n'est pas une rémunération qui est quand même assez modeste il faut le dire plus que modeste même donc chapeau moi je leur tiens mon chapeau et je trouve qu'on ne trouve on ne salue jamais assez le dénouement le dévouement de ces femmes et de ces hommes qui se mettent au service des autres sincèrement et ce n'est pas pour la gloriole la plupart du temps vous citiez l'étude du Cevipof effectivement pour le compte de l'AMF c'est très intéressant la popularité des maires elle tient à la proximité qu'évoquait Yves à leur probité présumée c'est-à-dire que nos concitoyens considèrent que les maires sont des élus honnêtes il y a évidemment quelques contre-exemples qui parfois se font réélire à le Valois ou ailleurs mais globalement quand même le maire est considéré comme quelqu'un d'honnête et le troisième élément c'est la fidélité aux promesses faites c'est-à-dire tient ses promesses donc tout ça ça fait un capital de sympathie un capital de confiance et c'est très intéressant aussi l'autre dimension dans cette étude c'est le fait que s'il y a un capital de confiance pour le maire c'est parce que globalement les français considèrent qu'à l'échelle de leur commune ça va bien ça va même plutôt très bien en réalité ils considèrent qu'ils sont très satisfaits très majoritairement satisfaits de leur cadre de vie et ils considèrent que leur cadre de vie s'améliore et là encore il y a un contraste très net entre la perception que les français ont de cette réalité à l'échelle locale et à l'échelle nationale ou à l'échelle nationale c'est exactement l'inverse considèrent que la France s'effondre et que la France va de plus en plus mal au niveau de leur commune de chez eux c'est exactement l'inverse et du coup évidemment ça se traduit par une confiance pour l'élu qui porte qui incarne ça alors c'est pas vrai tout le temps mais c'est vrai qu'en plus c'est le lieu de la culture du consensus la mairie bon parfois il y a des projets qui divisent sérieusement la population et qui deviennent des obsessions d'ailleurs même d'ailleurs la première cause c'est ce qu'on voit aussi la première cause de démission de maire c'est des dissensions au sein des conseils municipaux mais en règle générale et surtout dans les communes modestes enfin de taille modeste le consensus c'est la nécessité enfin c'est nécessaire il est obligatoire pour pouvoir gouverner une diriger une ville alors que c'est aussi en rupture avec ce qu'on voit à l'image nationale c'est surtout vrai en fait au niveau des intercos parce qu'il peut y avoir quand même des dissensions locales au niveau d'une mairie même si un maire recherche toujours au consensus non ce qui est vrai c'est que ce dont on parlait à l'Assemblée tout à l'heure sur le fait que nous sommes manifestement encore à ce stade incapable d'avoir une culture du dialogue parlementaire et du compromis à l'échelon local ça se passe et ça se passe même très bien parce que avec les intercommunalités dont je parlais tout à l'heure où vous avez en réalité dans ces établissements publics comme ça une co-gestion par de la gauche de la droite des élus locaux etc.

vous avez une culture du compromis qui se travaille depuis déjà de nombreuses années donc ça existe on sait le faire en tout cas à l'échelon local on le fait tout le temps

1:20:26
Invité

et la première préoccupation des français pour les municipales

1:20:29
Présentateur

ça reste la sécurité c'est ce que dit un sondage publié hier dans la tribune dimanche et parmi les questions que cela pose la question de l'armement de la police municipale on va voir ce qu'on dit la porte-parole du gouvernement Maude Bréjon c'était hier sur BFM

1:20:43
Invité

Ma conviction comme celle du ministre de l'Intérieur c'est que les policiers municipaux aujourd'hui qui travaillent en uniforme dans nos villes peuvent être des cibles et que de ce fait rien que d'ailleurs pour cet argument-là il est légitime et de bon sens je pense de pouvoir les armer

1:21:05
Présentateur

Faut-il armer les policiers municipaux ?

Alors ça c'est la grande question moi je pense que oui parce que ce sont de plus en plus on est très loin du garde-champette et de l'image qu'on avait jadis de celui qui fait traverser les enfants devant l'école la criminalité c'est quand même sérieusement durci je dirais et donc je pense que les policiers municipaux qui maintenant font absolument l'unanimité quasiment il y a des polices municipales partout et je pense que notamment dans les grandes villes ça me paraît très difficile qu'ils ne soient pas armés parce que pour la raison qu'évoque Maude Bréjon et puis ils servent aussi de partenaires à la police nationale qui malheureusement n'a pas tous les moyens nécessaires pour être partout à la fois donc je crois qu'effectivement c'est une question qu'il faut lever maintenant encore une fois les policiers municipaux sont de plus en plus professionnels d'ailleurs c'est reconnu par tout le monde Yves a raison il y a encore 20 ou 25 ans on avait des débats sur la légitimité des polices municipales moi j'étais à l'époque au cabinet du maire de Paris le précédent et il y avait des débats homériques au conseil de Paris sur faut-il une police municipale on avait aussi des débats homériques sur les caméras de vidéosurveillance dans l'espace public et la gauche en particulier était assez divisée autour de ces deux sujets là désormais on voit bien que c'est assez consensuel ou en tout cas que l'analyse que les uns et les autres font de l'opinion et de la demande très forte de tranquillité et de sécurité a poussé tout le monde à se mettre d'accord autour d'une présence de police municipale absolument partout en tout cas personne ne remet en cause ça la question qui est posée au-delà de l'armement c'est l'articulation des missions de ces polices municipales et de la police nationale en réalité le sujet c'est ça c'est à quoi sert l'une à quoi sert l'autre et après on répond à la question de l'armement on peut mais il y a un sujet quand même dans l'articulation des deux niveaux de police on voit que la police si elle a eu plutôt une bonne image à certaines époques sa cote de popularité sa cote de confiance a largement reculé dans l'opinion alors je ne sais pas si une police municipale une police de proximité comme une police municipale peut contribuer à redorer le blason de la police dans son ensemble et à recréer le lien de confiance entre l'autorité régalienne et les gens dans la rue mais je pense qu'il y a peut-être aussi quelque chose à jouer donc je ne sais pas si la police municipale doit absolument venir en fait en suppléance de la police nationale pour faire à peu près la même chose avec les mêmes outils ou plutôt réfléchir à une articulation un peu plus intelligente de cela et des municipales qui ont lieu dans 4 mois David Lissnard qui il y a quelques minutes nous disait ne pas croire à une nationalisation du scrutin pensez qu'au final les français vont voter en fonction de leur maire et pas d'un contexte politique national bon écoutez il est bien placé pour vous répondre effectivement moi je pense que de toute manière dans une élection municipale il y a toujours des considérations locales ça paraît tout à fait évident ne serait-ce que pour les problèmes de sécurité pour les problèmes de fiscalité chacun a ses propres sujets et ses propres priorités néanmoins parfois ça dégage aussi des tendances regardez les dernières élections municipales on a constaté qu'il y avait une poussée très forte de l'écologie avec l'arrivée dans des grandes villes de maires écologistes donc il y a parfois des tendances qui se dégagent c'était manifeste lors des dernières élections municipales on verra si cette fois-ci il y a une tendance qui se dégage la proximité de l'élection présidentielle et le contexte je dirais assez chaotique de la politique nationale fait que ça va peut-être bouleverser un peu les choix des français on va voir ça va être intéressant Mathieu il y aura une nationalisation du scrutin le local d'expérience ou en tout cas l'observation des faits est là le local écrase toujours tout pour des élections municipales ce qui ne veut pas dire que les élections municipales se tiennent en dehors d'un contexte politique national mais les enjeux locaux et les personnalités locales sont les premiers paramètres de déterminisme des électeurs pour autant là on voit bien qu'on a un contexte très particulier avec un pouvoir exécutif national en fin de règne très impopulaire on n'imagine pas que ça n'ait pas un impact sur les candidats du camp macronien ceux qui sont peu implantés localement en particulier et la question effectivement est de savoir si ces élections municipales vont être pour la première fois une forme de réalignement entre les dynamiques politiques locales et les dynamiques politiques nationales on sait que et c'est un des éléments de notre crise démocratique actuelle les forces politiques nationales ne sont pas les forces politiques locales au contraire il y a un découplage total entre les deux la France insoumise et le Rassemblement national qui sont les principales forces politiques aujourd'hui en tout cas si on en croit les sondages y compris à l'approche de la présidentielle sont totalement faibles localement alors est-ce que le RN enfin qui reste aujourd'hui de très loin le premier parti dans ce pays va avoir l'implantation locale qui lui fait défaut depuis toujours les quelques villes dont on parle qui pourraient basculer du côté du RN en réalité ne sont pas tellement plus nombreuses et très différentes de celles que le Front National en 1995 avait commencé de gagner le RN c'est quand même très étonnant c'est le parti qui fait de l'ancrage de l'ancrage national mais donc aussi de l'ancrage local sa boussole idéologique et c'est celui qui dispose du moins d'ancrage en réalité dans la vie politique locale alors est-ce que là pour le coup il va y avoir un réalignement pour la première fois cette différence entre les scrutins nationaux et les scrutins locaux leur implantation locale a toujours été difficile la grosse différence c'est que désormais ils sont au moins implantés à travers l'Assemblée Nationale ils ont plus d'une centaine de députés qui se baladent sur le terrain

1:26:43
Invité

et ça peut jouer aux municipales

1:26:44
Présentateur

et précisément on va voir si pour la première fois alors qu'ils disposent d'une force parlementaire importante ça va se traduire en siège aux élections municipales rappelons qu'en 2020 le RN a beau être une grande force politique il n'avait pas eu les moyens de présenter des candidats dans la moitié des villes ou à peu près et je dirais même question pour LFI LFI n'a absolument aucune implantation locale on verra si les divisions de la gauche aujourd'hui peuvent produire une implantation locale pour LFI et on parlera des municipales de ce congrès des maires à suivre toute la semaine sur notre antenne on termine par l'histoire du jour l'histoire du jour elle est à la une du bien public aujourd'hui c'est celle d'un ancien mineur isolé devenu patron Edwin Igleke qui a repris une boulangerie à Dijon il raconte son parcours au journal je suis né au Nigeria mais j'ai dû quitter mon pays car je n'étais plus en sécurité à cause de l'instabilité politique dit-il à 17 ans il embarque dans un bateau de fortune qui mène des migrants jusqu'en Libye puis en Italie puis en France et sur les conseils de ses éducateurs il cherche un apprentissage comme j'aimais bien le pain pour me nourrir et nourrir les autres j'ai opté pour la boulangerie il fait donc son apprentissage et au moment de prendre sa retraite son patron pense à lui pour lui transmettre sa boulangerie il a passé un an à ses côtés pour que la transition se passe bien le nouveau patron qui s'est construit une nouvelle vie il va notamment au concert il va voir les matchs de foot et il avoue se sentir encore nigérian et espérer retourner un jour dans son pays voilà pour la belle histoire du jour à la ligne du bien public merci beaucoup Yves Tréard merci Mathieu Souklier d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis on se retrouve demain très bonne journée public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme public Sénat Sénat

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Sénat