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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 23 septembre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprises

"Comment faire pour les maraudes ?" La cri d'alarme d'Emmaüs avec la hausse des carburants

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Jusqu'à quel point la situation est devenue inquiétante pour vous ?

  • 4:17OuverteRéponse directe

    Vous attendez quoi aujourd'hui du gouvernement ?

  • 4:58OuverteRéponse directe

    Une mesure concrète par exemple ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Bruno MorelFait
    « l'augmentation des carburants a des incidences très importantes sur le secteur associatif, un secteur qui est déjà très fragilisé. »
  • 1:24Bruno MorelChiffre
    « Si on voit des structures, si je prends un exemple par exemple du relaisus de Gironde, c'est 50 à 60000 € supplémentaires par an affecté au carburant »
  • 2:51Bruno MorelChiffre
    « notre pays compte en gros 14 millions de pauvres »
  • 3:33Bruno MorelFait
    « Il va falloir qu'on qu'on trouve des des solutions parce que ce n'est pas en faisant des économies sur les dos plus pauvres qu'on va trouver des solutions. »
  • 4:58Bruno MorelFait
    « on a de plus en plus de personnes à la rue. Vous avez euh les milliers d'enfants à la rue, mais normalement ça n'im plus personne. »
  • 5:42Bruno MorelFait
    « Les subventions d'hébergement d'urgence ont été euh baissées d'une manière très brutale au mois de juillet. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:01

Et on reparle de la flambée des prix à la pompe qui n'épargne pas le monde associatif. Depuis plusieurs jours, de nombreuses associations alertent sur une situation devenue intenable. C'est le cas notamment d'Emaus. Son président nous fait le plaisir d'être avec nous ce matin. Bonjour Bruno Morel. Bonjour et merci d'avoir accepté notre invitation ce matin sur Sud Radio Maus, acteur majeur de la solidarité en France depuis maintenant plus de 70 ans. Aujourd'hui, vous vous tirez la sonnette d'alarme. Jusqu'à quel point la situation est devenue aujourd'hui inquiétante pour vous ? Ben d'abord, je pense qu'il faut euh on peut saluer la la prolongation des aides aux travailleurs modestes qui dépendent de leur voiture, mais elle n'est pas la hauteur des besoins. Elle répond pas à

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tous les acteurs associatifs. Vous savez, l'augmentation des carburants a des incidences très importantes sur le secteur associatif, un secteur qui est déjà très fragilisé. Si on voit des structures, si je prends un exemple par exemple du relaisus de Gironde, c'est 50 à 60000 € supplémentaires par an affecté au carburant et et les aides ne répondent pas. aux acteurs, je pense notamment aux bénévoles. Comment on fait ? Comment un bénévole fait pour aller rejoindre son activité de marau de d'accueil de d'accompagnement. la personne ne les aide sauf à ce qu'ils mettent de l'argent dans leur poche. Moi, je pense, je crains fortement qu'on qu'on finisse par décourager les acteurs et et

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entraver euh les dispositifs. Si si on évoque la situation des des dispositifs, ça a un impact à la fois je vous citais euh les marudes, comment on fait pour les visites à domicile dans dans du logement dans du logement diffus ? Comment on fait pour les activités de ramasse euh euh de collecte et puis euh tout le sujet aussi de la mobilité des publics. Nous sommes sur des publics qui sont en extrême difficulté. Euh les SOS familleus nous signalent une aggravation des problèmes économiques. Les personnes sont éloigne logé d'une manière de plus en plus éloignée de leur emploi. Elles ont déjà des problèmes à acquir des voitures et maintenant se rajoute le problème du carburant. Donc oui, on est

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dans une situation qui est extrêmement inquiétante pour le secteur euh associatif euh qui concerne quand même des millions de d'acteurs et et des millions de dispositifs et dont le gouvernement ne parle pas. J'ai pas entendu le le mot association hier et même depuis le début de de la séquence et et de cette crise de l'explosion des des prix des carburants. Je n'entends pas les ministres, le gouvernement parler de de ce milieu associatif. C'est quoi ? la colère de la résignation qui qui domine chez vous aujourd'hui Bruno Morel Bah écoutez écoutez en ce moment c'est oui c'est de la colère parce qu'on voit bien que le secteur associatif est de plus en plus mis mis à mal vous savez notre pays compte en gros 14 millions de pauvres et et on constate quoi

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indépendamment du sujet du carburant on constate des baisses de subvention de plus en plus fréquent des remises en cause des valeurs, des remises en cause des dispositifs du non respect du bénévolat comme comme vous l'avez indiqué Il y a 1 an, le mouvement associatif lancer un cri d'alerte, ça ne tient plus. Et ben ça y est, ça ne tient plus. Il va falloir qu'on qu'on trouve des des solutions parce que ce n'est pas en faisant des économies sur les dos plus pauvres qu'on va trouver des solutions. Je vous parlais de près de 2 millions d'associations, elles ont une mission de service public très importante. Bien sûr, ces solutions, c'est quoi ? Parce que il va falloir prendre, j'imagine, des décisions là en urgence dans dans le court terme. Ça veut dire quoi ? C'est veut dire réduction du

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nombre de mar de collectes certaines voire même annulé. Ah ben c'est le c'est le vrai risque. C'est le vrai risque. Comment je je prenons l'exemple des visites à domicile si les associations n'ont pas le moyen de payer le carburant, comment font-elles pour aller rendre visite au aux personnes qui peuvent habiter dans des lieux un peu un peu éloignés. Donc c'est vrai que le risque à terme, c'est pour ça que je reprenais le slogan du mouvement associatif, ça ne tient plus, c'est qu'on est en train de la ficelle va se casser et il va y avoir une une rupture une rupture très importante. Et je considère moi le secteur associatif c'était un peu les pompiers de service par rapport à une situation très très très tendue. C'est assez paradoxal puisqu'on a d'un côté le gouvernement

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qui dit voilà mettre en place des aides ciblées pour les personnes les automobilistes les plus précaires et derrière bah vous nous dites effectivement que il y a aussi les conséquences de de ces prix les carburants bah des personnes précaires qui ne sont pas aidées via les associations. Vous attendez quoi aujourd'hui du gouvernement Bruno Morel ? Ben, j'attends une meilleure une meilleure prise de conscience de ce qu'est euh de ce qu'est la pauvreté dans dans notre pays. Euh moi, ça fait des années que je suis dans dans ce secteur et je m'aperçois qu'on a de plus en plus de personnes à la rue. Vous avez euh les milliers d'enfants à la rue, mais normalement ça n'im plus personne. Il y a quelques années, ça aurait fait réagir tout un pens entier de notre société.

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Donc ce que j'attends c'est une vraie prise de conscience des vraies mesures euh et qu'on arrête une fois encore de se dire que le traitement de la pauvreté et la variement pour faire des économies. Une mesure concrète par exemple Bruno Morel. Bah une mesure concrète c'est par exemple euh considérer que le la lutte contre la pauvreté devient une grande cause nationale et on maintient toutes les subventions cet été. Les subventions d'hébergement d'urgence ont été euh baissées d'une manière très brutale au mois de juillet. La mesure la mesure concrète, c'est qu'on on arrête, on fait on fait un stop sur toutes les mesures de restriction et on maintient au moins au niveau qu' qui préexistait les

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dispositifs sociaux. Merci Bruno Morel, président des Maus France d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio. Bonne journée à vous. Bon courage également et on pense aussi au bénévoles des Maus 38000 je crois bénévoles au total je regardais effectivement. Merci beaucoup. Bonne journée à vous Bruno Morel.