Rapport sur les Frères musulmans: Gabriel Attal propose d'interdire le voile aux moins de 15 ans
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le rapport qui est remis aujourd'hui au gouvernement est un rapport qui est édifiant. Ce rapport, il avait été commandé sous l'impulsion du président de la République il y a 1 an et j'en avais suivi les travaux en tant que premier ministre. C'est le ministre de l'intérieur de mon gouvernement de l'époque, Gérald Armanin, qui les suivait plus précisément et ce rapport a été remis aujourd'hui.
Ce rapport, je le dis, il est une forme de claque pour tous ceux qui défendent la République, ses principes et ses valeurs. Il montre une offensive organisée, coordonnée pour défier nos valeurs républicaines, défier nos règles républicaines et imposer une idéologie qui n'est pas l'idéologie de la République française. Il se trouve que nous avons travaillé avec le parti Renaissance à travers des conventions thématiques depuis de longs mois maintenant, notamment sur les questions régaliennes, les questions de valeur de la République, de défense de la République et nous aurons l'occasion lundi prochain de présenter l'ensemble de nos propositions sur ce sujet.
Parmi nos propositions figure effectivement des mesures et des propositions pour continuer à lutter contre l'entrisme islamiste. Des proposition pour assécher les financements de lieux de culte ou d'associations qui prêchent la haine et qui vont à l'encontre des valeurs de la République, des mesures pour mieux contrôler un certain nombre d'associations dont on voit aussi qu'elles sont dans cette logique de contrer les valeurs de la République et des mesures également pour protéger les enfants. Ce que montre le rapport qui a été remis, je le cite, je cite la phrase de ce rapport, c'est une offensive waabo salafiste présente sur tout le territoire national pour imposer le voilement de fillettes, je cite, de 5 6 ans.
On parle de fillettes de 5 6 ans. Qu'est-ce qu'on fait en face de ça ? Moi, j'entends un certain nombre de commentaires.
Qu'est-ce qu'on fait ? On dit que c'est pas bien effectivement, que c'est pas normal que des fillettes de 5 6 ans soient volées, mais on considère qu'il y a pas de mesure pour y répondre. Moi, j'ai jamais accepté de me résigner.
Et s'il y a dans les cohérences de mon parcours politique, des différentes fonctions que j'ai occupé, il y a toujours eu la défense des valeurs de la République et la lutte contre tous les entismes et notamment l'entréisme islamiste. Quand j'étais secrétaire d'État à la jeunesse, j'avais pris des mesures pour la défense des valeurs de la République dans le cadre du service national universel. Quand j'étais ministre de l'éducation nationale, j'ai pris des mesures pour faire respecter la loi de 2004 sur la laïcité à l'école en interdisant le port de la Baya et du Camis dans nos établissements scolaires.
Quand j'étais premier ministre, j'ai pris des décisions notamment pour mettre fin au contrat qui lie l'État au lycée à Veres et je salue la décision du gouvernement actuel de faire appel de la décision qui a été rendue par le tribunal administratif et dans ces conditions. face à ce rapport qui est édifiant, oui, je le crois très profondément, il nous faut agir. Et pour répondre très concrètement à votre question, ceux qui affirmeraiit ou affirme que cette mesure là irait contre l'islam sont précisément ceux qui confondent islam et islamisme.
Et moi, j'écoute tous ces hommes et femmes de foi, ces intellectuels musulmans qui disent qu'il n'a jamais été dans leur religion, dans leurs règles, dans leur préceptiler des petites filles de 5 à 6 ans comme c'est le cas malheureusement dans un certain nombre de points sur notre territoire national comme le documente ce rapport. Vous avez parlé d'un délit de contratte. Qu'est-ce que c'est exactement ?
C'està-dire vous obligeriez les parents, vous attaqueriez les parents si vous poursuivriez pardon les parents si les enfants mineurs portent un voile. Bien sûr que quand vous avez une fillette de 5 6 ans qui est voilée, personne ne peut imaginer que c'est son choix libre et éclairé que de se voiler. Et donc évidemment ce qu'il y a autour, ça peut être des parents, ça peut être des associations qui sont dans une logique séparatiste et qui quelque part contraignent une jeune fille à adopter à adopter le voile ou adopter ce comportement.
Et donc c'est évidemment euh ceux qui sont responsables de cette contrainte euh qu'il faut euh viser euh pas une fillette de 5 6 ans qui à priori ne comprend même pas euh pourquoi est-ce qu'on lui demande de porter le voile. Donc c'est évidemment en direction de ceux qui contraignent au port du voile des fillettes comme c'est décrit dans ce rapport euh que les mesures que nous serons amenées à proposer euh s'adressent. Alorson un nouveau cap franchi dans l'islamophobie fait un parallèle entre avec la répression des protestants et des juifs par le passé.
Moi, j'ai toujours j'ai toujours lutté contre toutes les haines, contre toutes les discriminations et notamment les discriminations liées à la religion. systématiquement, prenez toutes mes déclarations. J'ai fait un discours le 6 avril dernier à Saint-Denis avec un long passage sur la lutte contre les discrimination.
Encore il y a quelques semaines, on a vécu un drame absolu dans notre pays avec Abouakar Sissé, un musulman qui a été assassiné dans une mosquée. J'ai été l'un des seuls chefs de parti président de groupe, non seulement à lui rendre hommage, mais à m'exprimer dans l'enceinte de l'Assemblée nationale à l'occasion des questions au gouvernement pour lui adresser pour adresser mon soutien à la communauté musulmane à la suite de ce drame. J'ai pas entendu beaucoup de responsables politiques, de chefs de parti, de président de groupe en dehors de du NFP le faire.
Donc moi, je suis très cohérent et très clair. C'est toute la République, rien que la République. Quand la République est défiée par des organisations qui de manière coordonnée, comme c'est précisé dans le rapport qui a été remis au gouvernement aujourd'hui, impose à des fillettes de 5 6 ans de se voiler pour défier les règles de la République, je considère qu'on doit agir et qu'on ne doit pas rester les bras balls.
Est-ce qu'il n'est pas trop Jordan Bardella vous accuse d'avoir changé de position sur ce sujet en reprenant justement un débat que vous aviez eu. Il y a eu des réponses qui ont été faites sur ce sujet et je crois que ça a été très précisément dit que le débat que nous avions eu à l'époque dans cette émission ne portait pas du tout sur une mesure qui s'adresse au mineurs, aux filletes dans une logique de protection des mineurs, mais à la proposition qu'il faisait lui d'interdire le voile en France, ce qui n'est pas la proposition que je fais. Moi, je considère qu'une femme qui décide librement de porter le voile, c'est sa décision.
Mais dans décide librement, il y a liberté. Où est la liberté d'une jeune fille, d'une fillette de 5 6 ans ? on lui a contraint à porter le voile.
Donc c'est une vraie différence. Donc le débat que nous avions eu ne porte pas du tout sur la même mesure. Je pense qu'il le sait très bien mais il est toujours dans une logique politique politicienne sur les questions de faisabilité puisque j'avais une question sur concrètement comment ça peut être mis en place.
J'ai l'impression de revivre les mêmes arguments et les mêmes débats qu'en 2004 quand le gouvernement de Jacques Chirac à l'époque avait décidé de la laïcité dans les établissements scolaires d'interdire le port de signe ostentatoire religieux dans les établissements scolaires. Tout le monde avait dit c'est inapplicable ça pourra pas être fait et bien ça a été fait. J'ai l'impression d'entendre les débats qu'il y avait eu au moment de l'interdiction de la Bourka dans l'espace public.
Tout le monde avait dit c'est impossible, ça pourra pas être mise en place, ça pourra pas être fait. Ça a été fait. J'ai l'impression d'entendre ceux qui me reprochaient à l'époque où j'ai interdit le port de la Baya et du Camis dans les établissements scolaires qui disaient "Ça va être impossible à mettre en œuvre, ça pourra pas être fait." Ça a été fait parce que la République elle est forte.
Parce que quand on édicte des principes de manière très claire, on est capable de les faire appliquer. Moi, je considère que le rôle des politiques, c'est de mettre des limites pour défendre notre République. Quand vous avez de façon documentée dans un rapport une offensive coordonnée qui est documentée, qui passe par des fillettes de 5 6 ans pour reprendre les mots de ce rapport, je considère que c'est notre responsabilité d'agir.
Certains ont l'air de considérer qu'il y a effectivement un constat qui n'est pas acceptable, qui a effectivement un phénomène qui est contestable mais qu'il faudrait ne rien mettre en place en face. Moi, je considère que notre responsabilité c'est d'agobie est aussi documenté en hausse de notre pays. Comme vous faites avec ce genre vous différenciez d'un rotaill qui dit ah bah le voile, on entend on a entendu dans le débat dans le débat en France qui est difficile sur ce sujet là.
L'islamophobie augmente, vous savez, je pense pas vous pouvez dire le contraire. Comment vous pouvez vous positionner en en partageant un gouvernement avec quelqu'un qui dit "Ah bah le voile", comment vous faites pour vous différencier de cette ligne ? C'est toujours des débats c'est toujours des débats qui sont difficiles évidemment.
Moi, j'ai toujours été très clair. Je défends la République et dans la République, il y a la liberté de conscience et la liberté de culte. Moi, contrairement vous avez cité, j'ai pas repris et j'ai pas prononcé la phrase que vous avez évoqué.
On l'entend mais elle est prononcée gouvernement. Voà. Et moi, je défends la possibilité pour des citoyens libres et éclairés d'exercer leur culte de la manière dont ils souhaitent l'exercer à condition évidemment que ça respecte nos règles républicaines et l'ordre public.
Mais encore une fois, quand vous parlez de mineur, de fillettes de 5 6 ans comme le dit le rapport, je où est la liberté d'une fillette de 5 6 ans qu'on contraint à se voiler comme le rapport montre que c'est un phénomène en hausse dans notre pays ? Et donc pour répondre très clairement à votre question, je pense effectivement que c'est notre responsabilité d'être claire. Moi je parle moi je parle beaucoup avec des Français de toute confession et des Français musulmans mais qui le disent eux-mêmes.
Nous on en a marre d'être confondu avec les islamistes, avec ceux qui veulent imposer la charia au-dessus des lois de la République. Vous avez une grande partie des musulmans, heureusement d'ailleurs une grande majorité des musulmans qui ont une foi paisible et tranquille, qui respectent les valeurs de la République et qui en ont marre d'être représenté par certains mouvements qui n'ont absolument rien à voir avec leur foi ou leur manière d'exercer leur foi. Et je pense que notre responsabilité en tant que politique, c'est de le dire de manière très claire.
Et vous avez raison, tout le monde ne le dit pas de manière très claire, y compris certains y compris certains y compris certains avec lesquels pardon, y compris certains avec lesquels on peut être en coalition à un moment où s'il y a pas de coalition, il y a pas de gouvernement pour le pays. Être dans une forme de coalition de socle commun avec certains ne veut pas dire qu'on épouse l'intégralité de leur ligne politique. Loin de là.
Et je pense que eux vous direz la même chose s'agissant de nous et du parti que j'ai l'honneur de représenter. Ce rapport, est-ce que aujourd'hui ce rapport est sorti ? Est-ce qu'il n'est pas trop tard ?
Ah moi je Alors si on considère qu'il est trop tard, je dire c'est qu'on abandonne. Moi j'ai jamais considéré qu'il était trop tard pour agir. Quand je suis arrivé au ministère de l'éducation nationale, ça faisait des années qu'on expliquait qu'il y avait nos règles de la République et notre école qui était testée par un entrisme à travers le port de la Baya.
Certains d'ailleurs à l'époque disaient que c'était trop tard, ça faisait des années qu'on en parlait, que un certain nombre de responsables qui s'était succè qui s'était qui s'était succédé qu'un certain nombre de responsables qui s'était succédé considérait qu'on pouvait plus agir. Je suis arrivé au ministère de l'éducation nationale, j'ai considéré qu'il fallait agir. J'ai pris une décision, j'ai fait appliquer ma décision.
Il n'y a plus de port de la Baya et du Camis dans les établissements scolaires. Donc nous, il n'est jamais trop tard. Il est jamais trop tard pour défendre notre République et ses valeurs.
En tout cas, moi je ferai jamais partie de ceux qui se résigneront. Est-ce qu'il faut interagir avec le débat sur la constitutionnalité, il avait eu lieu à d'autres moments. Il a eu lieu quand j'ai pris la décision sur la ba.
Le Conseil d'État a été assez clair sur le sujet et je pense que pour prendre une référence de comparaison, ça serait la décision qui avait été prise sur le port de la Bourka qui avait été déclarée constitutionnelle à l'époque parce que à l'époque c'était le motif de l'ordre public qui était utilisé. Là en l'occurrence quand on parle de fillettes de 5 6 ans comme le documente le rapport pour moi c'est une question de protection de l'enfance et de protection des mineurs. On a travaillé évidemment ce sujet-là été travaillé.
D'abord ça date pas d'aujourd'hui qu'il est travaillé. Il y a eu des propositions de loi notamment y compris dans le groupe que j'ai l'honneur de présider aujourd'hui qui avait été déposé depuis plusieurs années. C'est un sujet qui avait déjà été débattu à l'Assemblée nationale à plusieurs reprises qui n'avait jamais été adopté mais qui a été débattu.
Évidemment, on travaille dans le cadre de mon parti Renaissance avec des juristes, des membres du Conseil d'État sur ce sujet-là. Donc oui, je crois qu'il y a une voix de passage constitutionnel comme il y en a eu sur d'autres sujets. France pour tout le reste, j'aurai l'occasion la semaine prochaine, je veux pas parce que il y a aussi beaucoup d'autres mesures et c'est important qu'on les mette en avant.
J'ai éévoqué sur la lutte contre l'entrisme la question des financements et d'assécher les financements venus de l'étranger qui alimentent des lieux de culte ou des associations qui prêchent la haine et qui vont contre les valeurs de la République. J'ai annoncé des mesures aussi réglementaires sur la question d'association qui sont aussi dans une logique communautariste ou séparatiste. Il y a d'autres mesures qui seront présentées par ailleurs sur les questions de lutte contre les discriminations qui sont essentielles pour moi et y compris les luttes contre la lutte contre les discriminations qui touche nos compatriotes musulmans parce qu'il y en a aussi. et des mesures plus largement sur les questions de sécurité et de justice.
J'aurai l'occasion à à l'occasion de cette conférence de presse 2027 propositions. Moi, vous savez, j'ai une cohérence là aussi. Je dis depuis un certain nombre de mois maintenant que contrairement à d'autres responsables politiques, je ne considère pas que nous ayons la possibilité de nous payer le luxe de ne rien faire jusqu'en 2027.
Moi, j'entends là dans l'espace public, dans le débat politique depuis des mois des responsables qui nous expliquent que maintenant, il se passerait plus rien en France. que c'est impossible et qu'il faudrait attendre 2027 pour agir. Mais pardon, mais nos concitoyens qui nous regardent ou qui nous écoutent en ce moment, eux ils ont des problèmes tous les jours dans leur vie quotidienne.
Eux, ils constatent tous les jours qu'il y a un certain nombre de phénomènes contre lesquels on doit agir. Est-ce que vous pensez qu'il y a un français qui se dit face à ces problèmes, ce qu'on évoque là sur les questions de défense de la République qui sont essentielles face à mes problèmes de rémunération du travail, d'accès aux soins, d'éducation pour mes enfants, de sécurité pour les Français, de lutte contre la délinquence. Est-ce que vous pensez qu'il y a un français qui se dit il y a une élection présidentielle dans 2 ans, donc on va rien faire dans les 2 ans qui viennent ?
Je ne pense pas. En tout cas, moi c'est pas ma vision. C'est la raison pour laquelle on se bat ici à l'Assemblée nationale.
Je remercie les députés de mon groupe ensemble pour la République qui sont à mes côtés. On se bat chaque jour pour prendre des mesures. Évidemment que c'est difficile, il y a pas de majorité à l'assemblée, mais regardez la semaine dernière le texte de loi que nous avons présenté pour lutter contre la délinquence des mineurs qui crée une comparition immédiate pour les mineurs de plus de 16 ans, ça n'existe pas. qui revient sur l'atténuation l'excuse de minorité.
Ça fait très longtemps qu'on en parle aussi. Ce texte, il a été adopté parce qu'on s'est battu, parce qu'on l'a présenté, parce qu'on a travaillé, parce qu'on a réussi à le faire adopter. Donc non, pour répondre à votre question, moi ce qui me préoccupe, c'est pas des échéances que je considère encore lointaine.
C'est les échéances aujourd'hui pour les Français. Et comment est-ce que dans une configuration politique qui est inédite, on est à leur service pour prendre les mesures qui s'imposent, pour répondre à leurs difficultés du quotidien et pour défendre la République. Merci.
Sopie quelle est vion propos ? Merci. Les collègues restent.
Gabriel Attal