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ChroniquePublic Sénat (sur YouTube)· 15 juin 2025 4 minActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & famille

Le combat du sénateur Hussein Bourgi pour les droits LGBT

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Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

En novembre dernier, le Pride baret du centreville de Nî est pris pour cible par plusieurs individus et méchés. [Musique] Philippe et Sébastien, les gérants, sont alors violemment pris à partie. Le bar é fermé.

Quand tout d'un coup trois personnes arrivent de la rue fresque comme ça, ils arrivent et ils tapent sur la vitre en disant "Sale pédé." La situation s'en venime. Philippe, le compagnon de Sébastien, tente de s'interposer.

Il y avait un mec qui était là, Philippe, qui qui lui tapait dans le ventre. L'autre, il avait son couteau et qui disait "Je vais planter sale et Philippe avait la gueule en sang." Un moment, j'ai réussi à en maintenir un donc en crochant sur le sol mais continua à me taper mais bon au moins il était coincé au sol.

Bon, il me tapait dessus mais Philippe blessé, roué de coup, le gérant à l'arcade sourcilière ouverte. La police arrive et maîtrise les individus mais le couple se sent abandonné sur le moment. On nous a laissé en plan ici comme des merdes.

Voilà. Donc la police les a arrêté. On nous a laissé en plan personne, pas de pompiers, pas de flic.

Honnêtement, on s'est senti hyper seul et ça c'est Ouais, c'est enrageant parce qu'on s'est fait agresser et finalement tout le monde disait "Elles font du bruit les elles support rien." Non, on fait pas du bruit. Voilà, on fait pas du bruit.

On demande simplement qu'on se d'être traité comme les autres et n'importe qui. C'est ce que moi j'appelle l'homophobie bête et méchante. Finalement, ce sont des gens qui se défoulent, qui débordent parfois de testostérone et surtout de bêtises.

Finalement, le phénomène de groupe, le phénomène de meut Jo. L'affaire est désormais entre les mains de la justice. Direction Montpellier, le sénateur a rendez-vous avec Cyril Caron, l'avocat des gérants du Pride pour faire un point sur la procédure.

Si le caractère homophobe de l'agression ne semble faire aucun doute, la procureur ne l'a pourtant pas immédiatement retenu. Lorsque j'ai été alerté sur les faits d'IM et que j'ai vu la première canification, j'ai sursauté. Alors, le principal problème de cette histoire, c'est que la circonstance aggravante de violence euh commise notamment en raison de l'orientation sexuelle des victimes n'avait pas été reconnu hors le dossier reflété des mots, des insultes, des menaces qui sont clairement homophobes et qui sont qui précèdent, qui accompagnent et qui suivent la violence.

Husen Bourgis en émeut dans un communiqué. Il rappelle que depuis 2004, les actes homophobes sont punis par la loi au même titre que le racisme et les autres discriminations. Ce n'est pas parce que la loi existe qu'elle est systématiquement mise en œuvre, qu'elle est nécessairement connue et donc mon rôle aujourd'hui c'est de dire aux associations, aux victimes, il existe des outils.

À vous de vous en saisir, à vous de vous en servir. De mois plus tard, sous pression, le parquet finit par reconnaître des injures à caractère homophobe, mais ne retient pas la circonstance aggravante de violence en raison de l'orientation sexuelle. Une requalification certes bienvenue pour l'avocat, mais pas à la hauteur de l'enjeu.

Aujourd'hui, en 2025, en 2024, et bien on peut pas vivre sur l'homosexualité de façon normale. Il y a toujours sujet ou matière à redire et vous avez toujours ce risque pour eux aujourd'hui d'être agressé ou d'être pointé du doigt. Et ça, c'est insupportable.

Les prévenus en cours jusqu'à 3 ans de prison, leur procès est prévu pour le mois de septembre. L'année dernière, selon l'association SOS homophobie, 186 agressions physiques ont été recensées contre des personnel LGBT.