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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 7 septembre 2012 13 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesSantéImmigration & asile

Jean-François Copé

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Bonjour Jean-François Copé.

  • 0:13OuverteRéponse directe

    D'abord votre commentaire sur les annonces du gouvernement pour Marseille, la mobilisation des moyens de l'État, des policiers en plus, une réorganisation administrative, c'est un bon plan ?

  • 1:12RelanceRéponse directe

    Quel arsenal en particulier ? Vous parlez de la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs ?

  • 1:59RelanceRéponse partielle

    Mais si on s'arrête un instant sur l'un des points que vous avez soulevé, en quoi les tribunaux correctionnels pour mineurs qui ont été créés il y a quelques mois, qui n'ont pas encore fait leur preuve, en quoi sont-ils un gage de fermeté dans la lutte contre la délinquance ?

  • 3:16RelanceRéponse partielle

    Les peines encourues sont exactement les mêmes, Jean-François Copé ?

  • 3:53RelanceÉludée

    Ce qu'on a pu constater, c'est que les peines qui ont été prononcées, il y a eu quelques dizaines d'audiences, n'ont pas été plus sévères que dans le système précédent avec les tribunaux pour enfants. Dans ce cas, M. Cohen, alors Mme Taubira a raison, supprimons-les.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:13Invité politiqueFait
    « En tout cas sur le papier c'est exactement ce qu'il faut faire. La seule chose c'est que maintenant il faut passer aux actes. »
  • 0:27Invité politiqueFait
    « Ce que j'attends du gouvernement en vérité c'est que dans les questions qui touchent à la sécurité et à toute la chaîne, c'est-à-dire aussi bien l'intervention de la police que de la justice, on maintienne absolument la ligne qui a été tenue par Nicolas Sarkozy et notre majorité durant les cinq années qui viennent de s'écouler. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « le risque c'est que si d'un côté à grand renfort de ministres on fait des annonces comme ça a été le cas hier à Matignon devant les caméras de télévision et que de l'autre on continue ces projets qui me semblent irresponsables de supprimer tout l'arsenal qui a été mis en place pour lutter contre les délinquants multirécidivistes »
  • 1:17Invité politiqueFait
    « Je pense bien sûr à la suppression annoncée par Madame Taubira des tribunaux correctionnels pour mineurs délinquants multirécidivistes, je pense aux peines planchées, je pense à tous les dispositifs que nous avons mis en place en termes de développement des polices municipales »
  • 4:24Invité politiqueFait
    « la grande inquiétude qui est la mienne face à ce qui a été accompli depuis à peu près de 4 mois maintenant, c'est que du point de vue économique, on a fait croire aux Français, durant la campagne électorale, en tout cas M. Hollande a fait croire aux Français que les principales difficultés de la France venaient du fait que M. Sarkozy était président de la République et que les mesures que nous avions prises n'étaient pas les bonnes. »
  • 4:58Invité politiqueFait
    « Et ainsi a-t-il, par exemple, désormais fiscalisé les heures supplémentaires, ainsi a-t-il dans le même temps supprimé la fiscalité anti-délocalisation que nous avions décidé, de sorte que cela ré-alourdit les charges patronales »
  • 5:16Invité politiqueFait
    « Il a de la même manière rétabli une mesure de retour à la retraite à 60 ans partiel pour une partie de la population, et il l'a fait financer en augmentant les impôts des gens et les impôts des entreprises. »
  • 6:41Invité politiqueChiffre
    « il y a déjà eu 7 milliards d'euros d'augmentation d'impôts, vous le savez, et qui a touché tous les Français, tous les Français. »
  • 8:05Invité politiqueFait
    « C'est en tout cas, pardon de le dire, mais quand même une sacrée hypocrisie, ce système. »
  • 11:09Invité politiqueFait
    « J'ai été très choqué que les socialistes suppriment la franchise de 30 euros que nous avions instaurée pour les étrangers en situation irrégulière qui bénéficient des soins gratuits. »

Temps de parole

  • Jean-françois Cope81 %
  • Présentateur19 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

Le secrétaire général de l'UMP est notre invité ce matin. Bonjour Jean-François Copé. Bonjour. D'abord votre commentaire sur les annonces du gouvernement pour Marseille, la mobilisation des moyens de l'État, des policiers en plus, une réorganisation administrative, c'est un bon plan ?

0:13
Jean-françois Cope

En tout cas sur le papier c'est exactement ce qu'il faut faire. La seule chose c'est que maintenant il faut passer aux actes. Ce que j'attends du gouvernement en vérité c'est que dans les questions qui touchent à la sécurité et à toute la chaîne, c'est-à-dire aussi bien l'intervention de la police que de la justice, on maintienne absolument la ligne qui a été tenue par Nicolas Sarkozy et notre majorité durant les cinq années qui viennent de s'écouler.

Parce que le risque c'est que si d'un côté à grand renfort de ministres on fait des annonces comme ça a été le cas hier à Matignon devant les caméras de télévision et que de l'autre on continue ces projets qui me semblent irresponsables de supprimer tout l'arsenal qui a été mis en place pour lutter contre les délinquants multirécidivistes et toute cette criminalité pour laquelle des lois existent, même si les socialistes à l'époque ne l'avaient pas votées, alors il y aura une très très grand risque de dérive, pas seulement à Marseille, dans toute la France.

1:12
Présentateur

Quel arsenal en particulier ? Vous parlez de la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs ?

1:17
Jean-françois Cope

Je pense bien sûr à la suppression annoncée par Madame Taubira des tribunaux correctionnels pour mineurs délinquants multirécidivistes, je pense aux peines planchées, je pense à tous les dispositifs que nous avons mis en place en termes de développement des polices municipales, je peux témoigner à mot que la mise en place dans la ville dont je suis le maire de caméras de vidéosurveillance, de policiers municipaux qui travaillent en permanence avec les policiers nationaux, contribuent énormément à réduire les problèmes de délinquance, même s'ils demeurent évidemment importants, et que c'est un combat de tous les jours.

Donc je crois qu'il faut vraiment dans ce domaine écouter d'abord l'attente des concitoyens, qui est très très forte en matière de sécurité, et pour lesquelles les déclarations du gouvernement depuis trois mois font peur aux gens.

1:59
Présentateur

Mais si on s'arrête un instant sur l'un des points que vous avez soulevé, en quoi les tribunaux correctionnels pour mineurs qui ont été créés il y a quelques mois, qui n'ont pas encore fait leur preuve, en quoi sont-ils un gage de fermeté dans la lutte contre la délinquance ?

2:12
Jean-françois Cope

Tout simplement parce que ce sont des tribunaux correctionnels qui ont été créés pour une catégorie bien particulière, ce sont les mineurs de 16 à 18 ans, qui à travers le statut qui est le leur bénéficient de l'excuse de minorité, et à ce titre ne pouvaient pas, avant que ces tribunaux existent, être traités de la même manière, enfin étaient plutôt traités de la même manière que des plus jeunes. Ils étaient jugés par un tribunal pour enfants. Oui, pour mineurs, mais comme vous le savez, Oui, mais d'abord, disons les choses telles qu'elles sont.

2:40
Présentateur

En franchement, c'est la composition du tribunal. C'est deux magistrats professionnels à la place de deux assesseurs civils. Ils encourtent exactement les mêmes peines. Non, je suis désolé de devoir le dire,

2:48
Jean-françois Cope

ce n'est pas tout à fait le même système, dans la mesure où à partir du moment où vous créez des tribunaux spécifiquement dédiés au traitement de jeunes entre 16 et 18 ans, dont on peut considérer qu'ils ne sont quand même pas dans la même situation psychologique, morphologique, que ceux qui ont 12, 13, 14 ans ou 15 ans. Cela permet de traiter spécifiquement, dans un certain nombre de nos quartiers, des problèmes pour lesquels, jusqu'à présent, la réponse pénale n'était pas suffisamment adaptée. Les peines encourues sont exactement les mêmes, Jean-François Copé ?

Les peines encourues sont exactement les mêmes, sauf que rien n'empêche qu'avec le temps qui passe, à travers le travail accompli par ces tribunaux correctionnels spécifiques, on puisse justement développer un arsenal qui soit mieux adapté à un fléau, que peut-être n'avez-vous pas constaté dans la place qui est la vôtre, mais qu'en tant que maire de mots, je mesure tous les jours, qui est en réalité la multirécidive de jeunes qui, entre 16 et 18 ans, se comportent extrêmement mal, sont extrêmement dangereux pour eux-mêmes et pour les autres, sans pour autant avoir 18 ans et donc être traités comme des abus.

3:53
Présentateur

Ce qu'on a pu constater, c'est que les peines qui ont été prononcées, il y a eu quelques dizaines d'audiences, n'ont pas été plus sévères que dans le système précédent avec les tribunaux pour enfants. Dans ce cas, M. Cohen, alors Mme Taubira a raison, supprimons-les. L'économie, on va parler maintenant des façons de lutter contre cette crise que François Hollande a qualifiée d'exceptionnelle il y a quelques jours. Quel est le principal reproche que vous faites à la politique économique du gouvernement ?

4:24
Jean-françois Cope

Écoutez, la grande inquiétude qui est la mienne face à ce qui a été accompli depuis à peu près de 4 mois maintenant, c'est que du point de vue économique, on a fait croire aux Français, durant la campagne électorale, en tout cas M. Hollande a fait croire aux Français, que les principales difficultés de la France venaient du fait que M. Sarkozy était président de la République et que les mesures que nous avions prises n'étaient pas les bonnes. Et donc c'est la raison pour laquelle il a pris la décision de faire de manière systématique la suppression de toutes les mesures que nous avions mises en œuvre.

Et ainsi a-t-il, par exemple, désormais fiscalisé les heures supplémentaires, ainsi a-t-il dans le même temps supprimé la fiscalité anti-délocalisation que nous avions décidé, de sorte que cela ré-alourdit les charges patronales, à un moment où il faudrait les alléger pour permettre que le coût du travail, sans toucher au salaire, que le coût du travail soit plus compétitif par rapport à nos voisins allemands. Il a de la même manière rétabli une mesure de retour à la retraite à 60 ans partiel pour une partie de la population, et il l'a fait financer en augmentant les impôts des gens et les impôts des entreprises.

De telle sorte que nous nous trouvons dans cette situation où à un moment où il faudrait améliorer le pouvoir d'achat des gens et renforcer la compétitivité des entreprises, il a alourdi le pouvoir d'achat et il a en même temps aggravé la compétitivité. C'est-à-dire qu'il a exactement mis l'ensemble des moteurs du Pâquebot France à l'arrêt. Et je le dis d'autant plus que c'est à un moment où, au contraire, il faudrait annoncer des réformes importantes. Il ne l'a pas fait.

Résultat des courses, et là encore, je peux en témoigner comme acteur local, je vois autour de moi des ménages, des commerçants, des entrepreneurs qui n'embauchent pas, qui n'investissent pas, qui ne consomment pas, et je suis extrêmement inquiet pour la situation économique de notre pays aujourd'hui parce que personne ne voit quelle est la vision stratégique de M. Hollande pour la France en ce début de quinquennat. C'est une politique qui freine la croissance, diriez-vous ? C'est surtout une politique qui ne crée pas d'impulsion à un moment où, justement, les acteurs économiques sont en attente d'annonce, de visibilité. Je prends l'exemple des impôts.

À l'heure où je vous parle, et ça fait déjà donc 4 mois que M. Hollande est élu président de la République, il y a déjà eu 7 milliards d'euros d'augmentation d'impôts, vous le savez, et qui a touché tous les Français, tous les Français. Mais en plus, personne ne sait ce que va être l'état de la fiscalité l'année prochaine. On le saura dans le prochain jour. Oui, mais je comprends, mais il n'y a même pas de lisibilité stratégique. Je me doute bien qu'on ne sait pas, à la virgule près, l'évolution du barret, mais c'est surtout qu'il n'y a pas de visibilité par rapport à ça.

Et si vous ajoutez, dans le même temps, le fait que le gouvernement socialiste annonce des augmentations de dépenses dans tous les sens, alors qu'on sait qu'il faudrait les réduire, je suis très inquiet pour la capacité de notre pays, tel qu'il est commandé aujourd'hui par François Hollande, pour réussir à traverser dans une bonne condition cette crise. Voilà. Alors, évidemment, vous allez me dire, je suis dans l'opposition, il est normal que je ne sois pas élogieux pour M. Hollande.

Je voudrais vous dire quand même là-dessus une chose, c'est qu'au même titre que je vous ai dit tout à l'heure que les décisions prises en matière de renforcement de la sécurité à Marseille me paraissent aller dans le bon sens, je vous dis de la même manière que si demain, le gouvernement annonçait un programme courageux de baisse de dépenses publiques, je le voterais. D'ailleurs, la règle d'or, je la voterais.

7:48
Présentateur

Je la voterais. En revanche, sur une mesure comme la proposition de tarification progressive des prix de l'énergie, ce qui a été présenté cette semaine, vous voyez, plus on consomme, plus on paie, c'est le principe. Votre ami Christian Jacob dénonce un projet gauchiste et collectiviste. Ce n'est pas un peu excessif ?

8:05
Jean-françois Cope

C'est en tout cas, pardon de le dire, mais quand même une sacrée hypocrisie, ce système. Parce que quand on voit comment les choses se passent, ça veut dire que plus vous consommez, plus vous payez, en clair. Plus la facture d'électricité va être élevée. Et c'est là où je mesure combien le gouvernement de M. Hollande est quand même assez déconnecté de la réalité. Ça veut dire que les maisons très bien isolées, par des gens qui auront eu les moyens de les isoler correctement, payeront moins cher. Alors que ceux qui n'ont pas les moyens de les isoler correctement et qui ont des revenus modestes vont payer plus cher leur facture d'énergie.

Reconnaissons ensemble que c'est quand même un peu aberrant. Je ne parle même pas de cette affaire de 6 centimes sur l'essence dont on sait pertinemment que ce qui est enlevé de la poche du consommateur va se retrouver dans la poche du contribuable par des augmentations d'autres impôts. Et qu'en plus, finalement, ça veut dire que celui qui n'a pas de voiture va payer de l'essence pour les autres. Tout ça est quand même assez hypocrite.

9:06
Présentateur

On va parler dans quelques minutes, après la revue de presse, de la compétition au sein de l'UMP à laquelle vous participez. Il y a un mot, une expression qui revient souvent dans votre bouche face aux militants ou dans vos interviews, c'est le terme de droite décomplexée, ce que vous voulez incarner, Jean-François Copé. Alain Juppé, ici même, la semaine dernière, disait « Je ne sais pas ce que c'est, moi je ne me sens pas complexé ni décomplexé d'ailleurs. » Votre concept de décomplexification, je ne sais pas si on doit dire comme ça, n'est pas forcément compris par tous au sein de l'UMP. Oh, enfin, écoutez, en tout cas, dans le cas d'Alain Juppé, j'en ai parlé avec lui,

9:42
Jean-françois Cope

nous sommes tombés d'accord après cette interview. Il a compris. Écoutez, en tout cas, j'ai eu le sentiment que nous étions à peu près, nous parlions bien de la même chose. Mon idée, elle est la suivante, elle consiste à dire que nous avons beaucoup de leçons à tirer de la campagne présidentielle que nous avons vécue. Lesquelles ? Et en particulier, le fait qu'il nous faut pas craindre d'assumer une ligne qui soit claire du point de vue politique.

C'est-à-dire celle, en tout cas, c'est celle que je défends, d'une droite qui est républicaine, clairement républicaine, qui lutte contre l'intolérance, les extrémismes, les intégrismes, qui étaient prises de liberté, de respect, de tolérance, et qui en même temps fait vraiment de la confortation de la République, notamment par une réforme de l'école, une priorité. Je défends aussi l'idée d'une droite moderne, c'est-à-dire lucide sur les enjeux européens, sur les grands défis que nous avons à relever pour que notre pays reste compétitif et qu'il puisse permettre à chacun de nos concitoyens d'avoir un emploi, une formation, un pouvoir d'achat, une possibilité de faire vivre sa famille.

Et puis enfin, d'une droite qui combatte le politiquement correct d'une certaine gauche bien pensante qui est très souvent déconnectée de ce que nous vivons au quotidien, de ce que les Français vivent au quotidien et par rapport auquel il ne faut pas se laisser impressionner.

11:01
Présentateur

Est-ce que la suppression de l'aide médicale d'État pour les étrangers sans papier que vous avez proposé il y a quelques jours, est-ce que ça fait partie de ce concept de droite décomplexée ?

11:09
Jean-françois Cope

Écoutez, j'ai été très choqué que les socialistes suppriment la franchise de 30 euros que nous avions instaurée pour les étrangers en situation irrégulière qui bénéficient des soins gratuits. En supprimant cette franchise, les socialistes ont réussi cette situation paradoxale dans laquelle la seule catégorie de personnes en France qui ne payent absolument rien pour sa couverture maladie, c'est celui qui est étranger en situation irrégulière. Pas régulière. Étranger en situation régulière, il paye. La personne qui a une petite retraite est obligée de prendre complémentaire. Celui qui est illégal en France ne paye absolument rien.

Je pense que ça n'est pas responsable, ne serait-ce que pour ce qui correspond aux valeurs de la République. C'est la raison pour laquelle j'ai posé la question de dire est-ce qu'on ne devrait pas finalement puisque nous sommes le seul pays en Europe à proposer une prise en charge totale, totale des soins de maladie, de le réserver aux urgences, ça c'est une évidence, aux enfants bien entendu, et que l'on essaie de faire la distinction avec ce qu'on peut appeler des soins de confort. Quand en France on a décidé qu'on ne rembourserait plus les cures thermales de la même manière, eh bien on a appelé ça, on a considéré que c'était pour tenir compte de la situation budgétaire de notre pays.

Je crois que ne pas le faire pour les étrangers en situation irrégulière alors que par ailleurs on assume la lutte contre les filières clandestines, c'est une énorme contradiction.

12:31
Présentateur

La question avait été posée pendant la campagne présidentielle à Nicolas Sarkozy qui avait répondu je ne souhaite pas qu'on remette en cause cette générosité française. C'est exact. Ben écoutez, vous n'êtes pas d'accord ?

12:41
Jean-françois Cope

Je ne suis pas tout à fait d'accord mais je ne suis pas tout à fait d'accord parce que je pense que notre pays est généreux, que c'est tout à son honneur et je trouve que c'est quelque chose de très bien mais il faut que on soit aussi lucide à la fois sur notre capacité de financement et puis aussi sur des principes à partir du moment où n'importe quel français qui aujourd'hui est dans une situation de petits revenus doit contribuer par une mutuelle par exemple ou par des contributions complémentaires il y a quand même quelque chose de logique est-ce que l'étranger qui est en situation irrégulière

13:14
Présentateur

paye aussi un peu quelque chose ? Jean-François Copé secrétaire général de l'UMP on vous retrouve dans quelques minutes après la revue de presse Sous-titrage Société Radio-Canada