IL FAUT RESPECTER NOS 11 MILLIONS D'ÉLECTEURS - J.L LACAPELLE (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:26OuverteRéponse directe
On va peut-être entendre les premiers mots du nouveau locataire de Matignon, Gabriel Attal qui a cédé la main à Michel Barnier.
- 2:55OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est une surprise politique qu'on a vu avec cette passation de pouvoir ?
- 4:01OuverteRéponse partielle
Pourquoi Michel Barnier ? Pourquoi ça a duré aussi longtemps ?
- 6:42OuverteRéponse partielle
Quelles infos sur la nomination de Barnier et les coulisses ?
- 8:35OuverteRéponse directe
Est-ce que tout à l'heure, vous avez déjà vu une rupture dans le style de Barnier ?
- 10:04OuverteRéponse directe
Les premières priorités énoncées par Michel Barnier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:33Invité politiqueFait
« On attend de lui qu'il dise la vérité, même si cette vérité est difficile. La vérité d'abord sur la dette financière et sur la dette écologique, qui pèse aujourd'hui lourdement déjà sur les épaules de nos enfants. »
- 1:46Invité politiqueFait
« On attend qu'il dise la vérité sur l'influence ou la manière d'augmenter encore l'influence de notre pays en Europe. »
- 11:06Invité politiqueFait
« Je pense à la sécurité au quotidien. Je pense aussi à la maîtrise de l'immigration. »
- 11:11Invité politiqueFait
« Je pense évidemment au travail et au niveau de vie des Français. »
- 13:29InvitéFait
« Votez pour nous, vous aurez une alternative naissance au Rassemblement National. »
- 16:25InvitéFait
« Notre première responsabilité, nous, cadre et élu du Rassemblement National, c'est de faire respecter les 11 millions de voix qui se sont portées sur les candidats du Rassemblement National lors de la dernière élection législative. »
- 16:45InvitéFait
« Le premier critère, dans l'acceptation de la nomination d'un nouveau Premier ministre, c'est bien sûr qu'il respecte nos électeurs. »
- 17:02InvitéFait
« Aujourd'hui, la proportionnelle, qui avait été d'ailleurs promise par Emmanuel Macron, peut être un moyen de sortir d'une situation aussi ingouvernable. »
- 19:46InvitéFait
« Il recommandait la suppression de l'AME. »
- 19:48InvitéFait
« Il recommandait de restreindre le règlement familial. »
- 20:44InvitéChiffre
« L'immigration, l'AME, un million. »
- 20:52InvitéChiffre
« Un milliard. »
- 20:57InvitéChiffre
« C'est 5 milliards d'euros d'économie possibles. »
- 21:02InvitéChiffre
« On peut très bien baisser de 2 milliards comme ça avait été déjà proposé dans les programmes que nous... »
- 30:00InvitéFait
« le message politique des Français sorti des urnes lors de l'année de l'élection est pris en compte »
- 30:20InvitéFait
« nos compatriotes qui ont beaucoup plus de maturité politique que vous ne le dites ont compris que cette Assemblée était ingouvernable »
- 30:31InvitéFait
« ce qu'ils demandent, c'est des gens qui ont de l'expérience, qui sont capables de gérer des crises, qui sont capables de faire passer une loi de finances »
- 31:32InvitéFait
« Macron vient de remplacer un Macron avec 10 ans de moins par un Macron avec 30 ans de plus »
- 31:40InvitéFait
« Avec les Français, nous voulions que tout change. Nous croyons que ce choix soit fait pour que rien ne change »
- 33:33InvitéFait
« Pour moi, il incarne le prototype du fonctionnaire politique »
- 34:00InvitéFait
« les Français attendent autre chose »
- 34:12InvitéFait
« il le traitait de solitaire et arrogant »
- 34:22InvitéFait
« On est dans un tel bordel politique que toutes les boussoles sont déréglées »
- 34:43InvitéFait
« C'est extraordinaire, ça. Tout peut arriver. Tous les sarcophages peuvent s'ouvrir »
- 35:10InvitéFait
« s'il tombe dans le piège de la technique politique qui consiste surtout à prendre des ministres compatibles avec Macron »
- 35:48InvitéFait
« Imaginez qu'on ait un premier ministre capable de s'imposer, capable d'imposer sa politique, capable d'imposer ses réformes »
- 38:23InvitéFait
« il a préféré donner des gages au Rassemblement National pour qu'il ne soit pas censuré par le Rassemblement National »
- 40:06InvitéFait
« Le Rassemblement National ne participera pas à un gouvernement de quelque nature que ce soit »
- 40:41InvitéFait
« la nomination de M. Barnier est possible parce qu'Emmanuel Macron considère le RN plus fréquentable qu'... »
Temps de parole
- Présentateur29 %
- Invité23 %
- Invité 219 %
- Jean-Lin Lacapelle10 %
- Invité 38 %
- Invité 47 %
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Mais la guérison est possible si nous sortons du sectarisme. Les mots tout à l'heure de Gabriel Attal, il était autour de 18h45. Alors évidemment, on va parler d'abord de cette figure, de Michel Barnier, 73 ans. C'est totalement même l'anti Attal. C'est le plus âgé des premiers ministres qui n'est jamais été nommé contre le plus jeune jusqu'ici.
Et d'abord, on va peut-être entendre les premiers mots du nouveau locataire de Matignon, justement lors de cette passation de pouvoir. Gabriel Attal qui a cédé la main à Michel Barnier.
Notre pays connaît une situation politique tout à fait inédite. La politique française est malade. La politique française est malade, mais je crois que la guérison est possible. À condition que nous acceptions tous de nous placer à la hauteur de cette responsabilité historique. À condition que nous acceptions tous de sortir du sectarisme. À condition que nous acceptions tous de sortir des coups politiques. À condition que nous acceptions tous d'arrêter de tout voir en noir.
Je peux dire quelques mots là. Qu'est-ce qu'on attend d'un premier ministre ? Je le dis avec humilité. Je pense qu'on attend de lui qu'il dise la vérité, même si cette vérité est difficile. La vérité d'abord sur la dette financière et sur la dette écologique, qui pèse aujourd'hui lourdement déjà sur les épaules de nos enfants. On attend qu'il dise la vérité sur l'influence ou la manière d'augmenter encore l'influence de notre pays en Europe.
On attend qu'il dise la vérité sur le rôle vital que tiennent et que jouent dans tous nos territoires métropolitains et outre-mer, les acteurs du monde de l'économie, des grandes entreprises industrielles, j'en y connais beaucoup dans ma région, comme des entreprises plus petites ou de l'artisanat, les entreprises du monde agricole et de la pêche aussi, dont j'ai eu l'honneur d'être le ministre il y a quelques années, pas loin d'ici.
– L'hommage d'abord d'Emmanuel Macron à Gabriel Attal avant d'entamer la discussion en plateau, le chef de l'État qui a remercié son jeune Premier ministre. Donc merci, cher Gabriel Attal, pour ces huit mois en tant que Premier ministre. Avec le gouvernement, vous avez fait avancer le pays et contribué à son rayonnement dans un moment important au service de nos concitoyens, la France au cœur. Un premier commentaire, Yoann Uzaï, on a attendu 51 jours pour voir Michel Barnier arriver à Matignon. Est-ce que c'est une surprise politique qu'on a vu, qui était assez taquin dès cette passation de pouvoir, avec cette petite pique envoyée au moment de prendre la parole face à Gabriel Attal ?
– On a le droit déjà de dire que le tweet d'Emmanuel Macron n'est pas sincère. – Est-ce qu'il faut le dire ? Est-ce qu'on a besoin de le dire ? – Je vais faire le préciser pour tout le monde. Ensuite, est-ce que la nomination de Michel Barnier est une surprise ? Oui et non, on savait que c'était… – Ça faisait un moment qu'on pensait à lui à l'Élysée, mais ce n'était pas rendu public. – C'est le secrétaire général de l'Élysée qui avait soufflé son nom il y a déjà quelques semaines. – Alexis Colet. – Alexis Colet, qui l'a contacté cet été ? – Oui, absolument. Est-ce que c'est une surprise ? Oui et non, je vous le disais, parce que c'est le profil qu'on recherchait en réalité.
Il fallait que ce soit à l'évidence quelqu'un de droite, compte tenu des exigences, et il fallait que le Rassemblement national donne son feu vert. Emmanuel Macron a testé tous les partis politiques, il a appelé Marine Le Pen et Jordan Bardella, et c'est évidemment cela qui a permis de nommer Michel Barnier plutôt que Xavier Bertrand par exemple. – Hervé Moin, un premier commentaire, 51 jours pour en arriver là. Pourquoi Michel Barnier ? Pourquoi ça a duré aussi longtemps ? C'est un choix par défaut ou c'est l'homme de la situation ?
– Le fait que ce soit 51 jours, ce n'est pas un drame. D'une part, il y avait les Jeux Olympiques. – Ils ont bon dons les JO. – Oui, mais enfin, c'était important qu'on ait un gouvernement et qu'on ne soit pas dans un bordel complet. Deuxièmement, quand vous regardez certaines démocraties en Europe, alors ce n'est pas du tout ce modèle, c'est-à-dire que c'est le modèle de formation politique qui se met autour de la table, qui décide de faire une coalition, qui bâtisse un programme et qui ensuite décide de gouverner ensemble. Bon, et souvent, en Allemagne, ça ne dure pas 51 jours, ça dure 2 mois, 3 mois, etc.
Alors nous, on est dans un modèle différent, parce qu'en vérité, on pense que c'est un homme qui est capable de régler le problème du pays. Donc là, on nomme un Premier ministre. Moi, Michel Barnier, je trouve que c'est un choix judicieux. Je le connais bien, j'étais au gouvernement avec lui. Il a été élu local, il a exercé à peu près toutes les fonctions de la République. – Et le gouvernement ? Parce qu'il y en a eu quelques-uns pour Michel Barnier. – Il a été ministre de l'Agriculture, quand moi j'étais ministre de la Défense au Sarkozy. Et il a été commissaire européen. Je vous rappelle que c'est lui qui a géré le Brexit.
Donc il a une expérience en matière de politique européenne qui est extrêmement solide. – Le CV est impeccable, mais c'est ce qu'il va faire de ce mandat qui nous intéresse. – Pardon, alors c'est peut-être parce que j'ai plus de 60 ans, mais moi je n'ai jamais pensé qu'on était bon forcément à 25 ou à 30 ans. Le jeunisme qui consiste à considérer qu'il faut être jeune pour être bon, moi je pense que je suis meilleur à 60 ans que je ne l'étais à 30 ans ou à 40 ans. – Il avait le titre quand même de plus jeune député de France. – Avoir un peu d'expérience pour être capable… – Il a été le plus jeune député de France, il a été élu à 20 ans, 27 ans.
– Oui, être capable d'arranger les bidons, avoir pris l'habitude de discuter à la fois avec le parti communiste et avec un certain nombre de formations politiques. Il y en a quelques-uns comme ça encore dans la vie politique française. Au bout du compte, Michel Barnier, c'est plutôt un homme de consensus. Ce n'est pas le mec violent, ce n'est pas le provocateur. Et pour terminer, pour le connaître, il a beaucoup plus de fermeté que l'idée qu'on fait souvent de lui.
– Sans vouloir lui manquer de respect, il y a peut-être un déficit de charisme, d'image qui fait que… je parle d'image, je ne parle que d'image.
– On s'en fout, je veux dire, ce n'est pas ça le sujet. Le sujet, c'est d'avoir un Premier ministre capable d'éviter le chaos politique et éventuellement le chaos financier compte tenu de la situation financière. Donc ce dont on a besoin, c'est d'un Premier ministre qui est capable de faire voter un budget, une loi de financement de la Sécurité sociale et d'arranger autant que possible pour que le pays ait à peu près dans le bon sens.
– Et de ne pas être censuré dans l'église.
– Hubert, Jean-Christophe, est-ce que vous avez des infos sur la manière dont c'est passé un peu dans la coulisse, son arrivée, sa nomination, le choix autour de lui, etc. ces dernières heures ?
– Mais ce qu'on sait, ce qui est le plus important politiquement aujourd'hui, c'est que le président de la République, finalement, il a eu deux conversations avec deux acteurs politiques importants. – Un qui n'est pas très important quantitativement, qui est Les Républicains et donc Laurent Wauquiez à l'Assemblée nationale, et un autre qui est plus important quantitativement politiquement, qui est la Rassemble nationale et Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Et avec ces deux acteurs-là, il y a eu la possibilité de virer légèrement à droite par rapport à ce qui se faisait auparavant, mais en réalité d'installer une possibilité d'avoir le moins d'opposition, le moins d'opposition potentielle dans ce que va être l'Assemblée nationale. Parce qu'effectivement, il ne s'agit pas de plaire aux Français tout de suite. Si on était dans le business, ce n'est pas un acte de B2C, c'est un acte de B2B, c'est-à-dire qu'il faut parler à l'Assemblée nationale, si vous voulez, c'est des députés. – C'est quand même une réponse au vote des Français. – Non, non, non, oui, mais sauf qu'on apprend dans un… On est quand même dans une République parlementaire.
Au Parlement, il va devoir gérer un public de parlementaires. Il commence à parler aux parlementaires, d'abord les siens. Il parlait d'ailleurs déjà à un des siens tout à l'heure, là. Le président, c'est ça l'innovation de cette journée, Lino, le président du deuxième parti du groupe central, ce qu'on appelle le groupe central. Gabriel Attal est aujourd'hui un acteur politique qui d'habitude, quand le Premier ministre s'en va, on ne sait pas trop ce qu'il devient. Je parle sous le contrôle d'Arré Morin. C'est vrai qu'historiquement, les premiers ministres, quand ils sont virés, ils s'en vont, on ne sait pas trop ce qu'ils font. Les envoient, ils vont dans le noir, en gros.
Là, lui, il a marché, il a fait un peu comme le cas. Il a marché jusqu'à l'Assemblée nationale. Et il est un acteur avec lequel, il réunit d'ailleurs ce soir même, il les a réunis, ses propres députés. Donc c'est très politique et là, il se parle différemment. Donc on a un moment qui va être un moment effectivement particulier, qui va être celui d'une conversation maintenant depuis Matignon. Et on verra, il ne s'agit pas d'être charismatique, il ne s'agit pas, il l'a dit lui-même, on va moins parler et plus s'agir. Ça s'adressait à Gabriel Attal d'ailleurs, entre parenthèses. C'est très important.
Est-ce que tout à l'heure, vous avez déjà vu, est-ce qu'il a déjà marqué une rupture dans le style ? Complètement. C'est vrai que tout le monde sait que c'est un homme sérieux, c'est un homme respectable, c'est un homme qui a une audience et des réseaux internationaux, qui est notamment en Europe, puisqu'il est reconnu, respecté. Tout de suite, il a été félicité par Mme Van Der Leyer. On peut voir le tout, d'ailleurs. Un homme horrifique. Et donc quelque part, il marque une rupture en disant la com' à tout craint, c'est fini. Et cette passation de pouvoir, elle est assez inhabituelle. En général, c'est un exercice rituel. Et là, ils se sont balancés quand même quelques vérités à la figure.
Ensuite, on avait deux personnages qui étaient mis en avant, c'était Xavier Bertrand et Bernard Cazeneuve. Et il est sorti et on apprend finalement... Alors je ne dirais pas qu'il y a un pacte avec le Rassemblement national qui a été fait, mais il y a eu quand même une discussion approfondie avec Marine Le Pen, dont on disait que depuis son échec, peut-être pour avoir trop poussé Bardella et avoir un peu trop fait de wishful thinking, elle était pendant l'été un peu déprimée. En français, Hubert. Prendre ses désirs pour des réalités. Là, il y a un retour au réel. Et quelque part, on sait très bien que d'abord, au-delà du théâtre politique, c'est le problème économique qui prime.
Car il l'a dit, et c'est très important, la France va mal. La France a une dette énorme. La France est sous surveillance de l'Europe et encore plus des marchés financiers. Et donc lui, il est là d'abord pour rassurer. Ils ont très bien réagi ce soir. Et ensuite, on va voir ce qu'il dit. D'ailleurs, la Bourse de Paris a très bien réagi ce soir, me semble-t-il.
Juste un mot de Michel Barnier avant de vous entendre, M. Skanazier, qu'on n'a pas entendu, et Jean-Alain Capel également. Les premières priorités énoncées par Michel Barnier tout à l'heure.
J'aurai l'occasion, dans quelques jours, dans quelques semaines, à peine devant le Parlement, de dire les grandes priorités législatives et les propositions au nom du nouveau gouvernement. Il s'agira de répondre, autant que nous le pourrons, aux défis, aux colères, vous l'avez évoqués, aux souffrances, aux sentiments d'abandon, d'injustice qui traverse beaucoup trop nos villes, nos quartiers et nos campagnes. Je pense, mesdames et messieurs, à l'accès aux services publics. Et l'école restera bien la priorité du gouvernement, l'école de la République. Je pense à la sécurité au quotidien. Je pense aussi à la maîtrise de l'immigration.
Je pense évidemment au travail et au niveau de vie des Français. Qu'est-ce qu'on attend d'un Premier ministre ? Je le dis avec humilité. Mais je pense qu'on attend de lui qu'il dise la vérité, même si cette vérité est difficile.
Sous-entendu, la vérité n'a pas été dite jusqu'ici. C'est ça. C'est ce qu'on entend.
Romain Scenazy, une réaction à cette nomination et à ces premiers mots du nouveau Premier ministre ?
Écoutez, moi, j'ai vécuré assez rapidement la question de la personne. Mais quand j'allais aimer la télé tout à l'heure, j'ai cru qu'on était sur Antenne 2. Un homme politique qui rentrait en politique dans les années 70, qui a voté d'ailleurs contre la dépénisation de l'homosexualité, qui était ministre, sous Mitterrand, sous le gouvernement Balladur, alors qu'Emmanuel Macron nous a vendu la fin de l'Ancien Monde et le Nouveau Monde. Là, l'Ancien Monde fait son entrée en force à Matignon. Mais encore une fois, c'est un homme d'expérience et moi, j'évacuerai rapidement la question de la personne pour porter mes critiques.
La personne est importante parce que c'est ce qui a fait qu'on attend autant de temps, M. Scenazy. Non, mais non. Ce qui a pris du temps, c'est le quoi. Ce n'est pas le qui, c'est le quoi. Et encore une fois, moi, je considère que cette nomination est grave et il y a beaucoup, beaucoup de Français en colère aujourd'hui. C'est une trahison à plusieurs titres. D'abord, une trahison de la majorité des électeurs qui, qu'ils aient voté à gauche, qu'ils aient voté à droite, qu'ils aient voté même pour le Rassemblement National, ont voté aux européennes et aux deux tours des législatives pour un changement de cap, pour un changement de politique.
La priorité d'Emmanuel Macron, ça n'a pas été de respecter la voix des électeurs, ça a été de tout faire, absolument tout faire pour poursuivre sa politique qu'ont absolument décrié et condamné les Français. C'est une trahison, effectivement, de la gauche qui est arrivée en tête et à qui on aurait dû confier le soin de composer un gouvernement pour aller chercher des majorités. C'est comme ça que ça se passe dans toutes les démocraties parlementaires. On est de fait rentrés dans une démocratie parlementaire. C'est une trahison, y compris pour les députés macronistes qui sont présentés par le président comme le seul rempart face au Rassemblement National. Il ne lui donne pas qu'il tue.
Aujourd'hui, on réalise que sans le soutien du Rassemblement National, il ne va pas voter la censure. Ce soir, même les députés de la majorité ne lui donnent pas qu'il tue. La majorité est divisée. Pour la droite, dont M. Barnier est issu, qui s'est battu à la fois contre le centre et contre l'extrême droite. Et c'est même une trahison des électeurs du Rassemblement National à qui on a expliqué « Votez pour nous, vous aurez une alternative naissance au Rassemblement National. » Et finalement, on se retrouve avec un Rassemblement National qui ne va pas censurer ce gouvernement et qui a donné un certain nombre de gages pour faire tenir ce gouvernement.
Donc très franchement, aujourd'hui, personne n'est satisfait à part Emmanuel Macron seul dans son bureau de pouvoir continuer sa politique. Est-ce que les Français sont satisfaits ?
Avant de donner la parole à Jean-Alain Capel, justement, ce premier sondage, alors il faut dire que bon, ça fait trois heures qu'il est Premier ministre parce que les Français ont confiance a priori, on va dire, en Michel Barnier. À 42%, ils répondent oui, donc 57% non, sachant qu'un 1% ne s'est pas représenté. Non, mais ce qui est intéressant de voir, c'est à la même moment, au même moment, Jean-Alain Capel, Hervé Morin, si vous voulez réagir juste avant que je donne la parole à Jean-Alain Capel, juste sur ce sondage qui est intéressant de voir, c'est l'évolution du sondage de pré-popularité, j'ai envie de dire, des trois premiers ministres, des trois derniers premiers ministres.
Eh bien, on voit que c'est pour Michel Barnier que le score est le plus faible. 53% d'a priori favorable pour Elisabeth Borne, 48% pour Gabriel Attal en janvier 2024 et aujourd'hui 42%. On est dans une France globalement mécontente, frustrée de la situation. C'est peut-être le seul enseignement qu'on peut tirer, en effet, après trois heures à Matignon pour le premier ministre. Comment on va expliquer le français pour prendre
nos urnes et aller voter le résultat des élections qui n'est pas respecté sur l'opposition à la politique d'Emmanuel Macron ?
Et Jean-Alain Capel, vous reprenez juste derrière.
Oui, Hervé Morin, allez-y. Oui, vous pensez qu'on aurait eu un autre score si ça avait été quelqu'un ici du Parti Socialiste ou Mme Casté, vous pensez un seul instant ? Non, la France, honnêtement, il y a au moins une chose qu'on doit admettre, c'est qu'la France n'a jamais été aussi à droite. L'alliance des partis de gauche n'a jamais fait un aussi faible score sur la Ve République, peut-être sauf 93. Bon, donc, honnêtement, il ne faut pas se raconter d'histoire. Non, mais ce n'est pas une question de clivage, c'est une question de mécontentement en général.
Non, mais attendez, le mécontentement, alors moi, le hasard de la vie qui a fait que pendant toute la semaine, je me suis baladé dans ma région, baladé au sens rencontrer beaucoup de monde. Bien, j'ai rencontré des Français qui disaient est-ce que vous allez être responsable au moins une fois ? Est-ce que vous allez vous entendre pour faire en sorte qu'au moins, on ne se retrouve pas dans un chaos absolument complet parce que les Français, ils ont en tête qu'avec l'endettement et les déficits dans lesquels nous sommes, la Grèce n'est pas si loin que ça. Et donc, c'est ça leur inquiétude. Et donc, ils sont plus... Je pense qu'ils doivent être plutôt ravis.
On a la première phrase de Gabriel Attal, ce que disait tout à l'heure, la politique française est malade, mais la guérison est possible. Et alors, la dernière chose pour saufler les filles, c'était de dire « et évitez-nous Mélenchon ». Voilà, grosso modo, c'était ça. On n'a jamais été sur la table.
Jean-Lalac Apelle qui n'a pas réagi. Les Français, pour conclure sur ce sondage, n'ont pas une image très forte encore aujourd'hui de Michel Barnier.
Oui, mais de la situation politique globalement et je crois que le message avait été clair, ils ont sanctionné le gouvernement lors des élections législatives dernières. parce que notre première responsabilité, nous, cadre et élu du Rassemblement National, c'est de faire respecter les 11 millions de voix qui se sont portées sur les candidats du Rassemblement National lors de la dernière élection législative. Jean-Lalac Apelle, Marine Le Pen ont été reçues à l'Elysée en audition par Emmanuel Macron et ils ont exprimé, vous le savez, trois critères. Le premier critère, dans l'acceptation de la nomination d'un nouveau Premier ministre, c'est bien sûr qu'il respecte nos électeurs.
stop aux insultes, aux injures, aux mépris, comme depuis sept ans, nous le voyons avec les différents électeurs qui portent leur voix et leur confiance sur nos candidats. Deuxièmement, de remettre en question le mode de scrutin. Aujourd'hui, la proportionnelle, qui avait été d'ailleurs promise par Emmanuel Macron, peut être un moyen de sortir d'une situation aussi ingouvernable.
Nous étions dans une situation politique bipolarisée, aujourd'hui, on a trois blocs, aujourd'hui, et on voit bien que le mode de scrutin est arrivé probablement, obsolète, nous sommes le seul pays dans l'Union Européenne à ne pas avoir le scrutin proportionnel dans d'autres pays avec 25% vous accédez aux responsabilités. Donc, c'est le deuxième critère sur lequel se sont exprimés Jean-Anne Bardella et Marine Le Pen auprès d'Emile Macron. Donc, c'est changer le mode de scrutin rapidement et troisièmement.
Et vous avez l'assurance que le mandat de Michel Barnier, ceci arrivera ?
Non, mais il n'y a pas eu d'assurance, il n'y a pas eu de négociation. Nous, la négociation...
Pour ce soit bien clair, à l'heure où on se parle, vous ne savez pas si vous allez censurer Michel Barnier ou pas ?
Eh bien non, Marine Le Pen l'a dit, nous verrons lors du discours de politique générale et lors des débats, notamment aussi autour du budget, nous verrons s'il y a une façon de censure et s'il faut. Et le troisième critère, parce que c'est celui-ci qui est très important aussi, qui va déterminer la position du groupe parlementaire de Brésil de Marine Le Pen, ce sont les trois piliers autour du pouvoir d'achat, de l'immigration et de la sécurité sur lesquels, qui ont fondé notre programme et sur lesquels, je rappelle que 31% des Français ont porté leur suffrage, leur soutien. Romain, ce qu'elle a dit, doute que vous le censuriez, c'est ça, c'est bien compris.
Écoutez, Emmanuel Macron, qui encore une fois, n'avait qu'une seule obsession, c'est de se maintenir au pouvoir et de poursuivre sa politique. Il s'est dit, soit je présente un gouvernement avec une risque de censure de l'extrême droite, soit avec une risque de censure de la gauche.
Il a fait son choix, il sait qu'en faisant ce choix-là, avec cette ligne politique-là, nous allons déposer et nous voterons, en tout cas au groupe socialiste, une motion de censure contre ce gouvernement qui est selon nous un déni absolu de démocratie par rapport au message qu'ont passé les Français qui ont dit nous ne voulons plus de la politique d'Emmanuel Macron, quelles que soient les voies qu'ils ont choisies. Et d'ailleurs, cher monsieur, encore une fois, il y a un certain nombre de vos électeurs qui pensaient qu'en votant pour vous, ils arriveraient à faire barrage à la politique d'Emmanuel Macron.
En fait, il réalise que vous lui servez de béquille et que grâce à vos électeurs qui ne vont pas voter la censure, Emmanuel Macron va pouvoir vous dire. Oui, oui, ne vous inquiétez pas. Je vais répondre. La démarche et l'attitude qu'a eu le groupe que préside Marine Le Pen pendant deux ans à l'Assemblée nationale, c'est d'être toujours constructif. Nous avons toujours voté les textes qui allaient dans le bon sens pour les Français et nous opposerons toujours aux textes qui viennent avant sont préjudiciables pour les Français. Et nous continuerons dans cette démarche-là, c'est-à-dire une démarche constructive et intelligente et mature.
Ça veut dire que demain, si dans le discours de la politique générale et si dans l'action de Michel Barnier, le message des Français autour de la baisse du pouvoir d'achat, enfin du maintien du pouvoir d'achat et de l'arrêt de cette baisse du pouvoir d'achat de l'immigration et de la sécurité, si un certain nombre de critères sont pris en compte, Michel Barnier, dans sa primaire, rappelez-vous, avait réclamé un moratoire sur l'immigration. Il recommandait la suppression de l'AME. Il recommandait de restreindre le réglement familial. Eh bien écoutez, si on retrouve des éléments comme ceux-là, ça ne mérite pas la censure. Est-ce que je peux poser une question ?
Et sur la question du déficit et de la réduction de celui-ci de 15 à 20 milliards, ce qui est absolument indispensable, c'est quoi vos propositions ? Écoutez, on nous avait annoncé, Emmanuel Macron, rappelez-vous, pour lequel vous avez tous autour de la table appelé à voter, on a annoncé le Mozart de la finance. Le budget à 4,1%, 4,1%, finalement, l'année va se terminer à autour de 6,2%. Donc on est loin... 5,6%, 5,6%. On est loin d'être dans... Et une projection à 6% pour 2025. C'est une grosse sortie de route. Bien avant, nous sanctionnerons cela. Et dans les débats autour du budget, nous sanctionnerons... C'est quoi vos pistes d'économie ?
Les pistes d'économie, elles sont très claires, vous savez. Il faut regarder un petit peu l'éléphant qu'il y a au cœur du salon. L'immigration, l'AME, un million. L'AME a arrêté. Mais bien sûr, mais bien évidemment, l'AME, un milieu. C'est d'ailleurs ce que M. Barnier a proposé. Un milliard, pardon. Un milliard. Il y a des niches fiscales comme celle qui est destinée aux armateurs. C'est 5 milliards d'euros d'économie possibles. Il y a une contribution auprès du Parlement européen, de l'Union européenne, pardon, qu'on peut très bien baisser de 2 milliards comme ça avait été déjà proposé dans les programmes que nous... À mondial.
Il y a la fraude sociale comme l'immigration qui sont deux postes extrêmement coûteux sur lesquels, bien sûr, on peut trouver des leviers de... Tiens, tiens, avant de vous donner la parole, une image peut-être en direct du palais de l'Elysée où en ce moment, Emmanuel Macron reçoit les ministres qui sont... On a les futurs, les anciens. C'est si, parce que les futurs n'existent pas encore.
Il y en a qui s'accrochent. Il y en a qui s'accrochent. Il y en a qui s'accrochent. Il reçoit les anciens et les futurs parce que parmi les anciens, il y aura des défis. Nécessairement ? Oui. C'est sur la liste. Qui est pressenti ? Alors, on sait a priori que Catherine Vautrin devrait rester au... Au travail, à la santé ? Au gouvernement. Sébastien Lecornu ? Sébastien Lecornu devrait rester aux armées. Le Régalien. Le Régalien. Pardon, mais tout ça pour ça. Et Rachidatati pourrait aussi rester à la culture. Je mets ça au conditionnel. On est chez les fous quand même. Il y a des ministres qui resteront au sein du...
Vous avez les mêmes infos ?
Oui, ça fait partie d'une liste qui a dû signer parce qu'il y a malgré tout dans cette passation, c'est assez vrai. Il y a quand même un accord minima entre le futur Premier ministre et le président de la République. Où est le changement ? Oui, je sais, mais il y avait un certain nombre de points de vue qui ont été négociés. Notamment, il y avait aussi M. Séjourné dont on ne sait pas trop parce qu'il y a l'idée aussi de conserver le ministre des Affaires étrangères. Lecornu, ça c'est quasiment certain. Et M. Barnier, quand il a signé son acte d'engagement... C'est pour changer le ministre de l'Agence de la guerre. C'est son acte d'engagement et on ne sait pas trop.
Il y a un point d'interrogation sur Bercy. On ne va pas garder M. Le Maire parce qu'il est déjà partant et puis ton air... Alors attendez, c'est parce qu'Hervé Morin qui dit que ce n'est pas un gouvernement de rupture. Sauf que Michel Barnier a parlé de changement et de rupture. Écoutez-le et on revient.
Mesdames et Messieurs, il y aura aussi dans cette nouvelle page des changements et des ruptures. Il faudra enfin beaucoup d'écoute, beaucoup de respect. d'abord du respect entre le gouvernement et le Parlement, du respect à l'égard de toutes les forces politiques, je dis bien toutes les forces politiques qui y sont représentées et je vais m'y atteler dès ce soir, du respect aussi vis-à-vis des partenaires sociaux, des partenaires économiques et puis vis-à-vis des élus locaux qui font partie de ce tissu républicain qui est à notre honneur et à leur honneur sur le terrain.
Je n'oublie pas, Mesdames et Messieurs, je n'ai jamais oublié tout ce que j'ai appris sur le terrain dans mon département de la Savoie. À coup sûr, nous devons et nous allons davantage agir que parler. partout les solutions qui marchent et le gouvernement n'aura pas la prétention de croire que la science infuse vient seulement de lui. J'ai appris dans ma longue vie publique que les bonnes idées venaient de partout, d'ailleurs, souvent des gens les plus modestes ou les plus simples quand on prend le soin de les écouter.
J'ai bien des exemples en tête de progrès petits ou grands qui ont été accomplis grâce à des idées de bonnes idées et de bonnes solutions apportées par les gens d'en bas qu'il faut respecter.
On est vraiment dans la rupture, là ? Oui. Non, mais justement, on est dans la rupture parce que... Parce que c'est ce que demandent les Français, tout simplement. Pardon de porter modestement la voix des... Vous n'avez pas les ministres à la Suédoise. Alors, par en même temps, monsieur le gouvernement durier.
Je pense qu'il faut prendre les choses dans l'ordre. D'abord, même au RN, on ne sait pas exactement ce que Marine Le Pen va décider parce qu'elle a envoyé un feu orange à Michel Barnier. Même ce matin, Jean-Philippe Tanguy disait que c'est hors de question.
Oui, enfin, Jean-Philippe Tanguy, il n'a pas la voix de Marine Le Pen.
Exactement. C'est pour ça que je vous dis que ça va évoluer. Il y aura d'abord la première étape du discours de politique générale. Ensuite, il y a le vote du budget. Et puis après, le bon morceau, ça va être la réforme des retraites. Mais ça va se négocier. Et le signal important, c'est qu'effectivement, lors de la primaire de la droite, il a été favorable à un moratoire. Ça va assez loin à ce qu'il avait proposé sur l'immigration et sur le contrôle. On a un petit tableau, on peut le voir. On reparlera tout à l'heure. De ce point de vue-là, il y a des deals qui vont se faire. Il s'est quand même battu contre les Anglais pendant 4 ans qui étaient dans le plus grand déni de réalité.
Donc ne sous-eximez pas ses capacités de négociation et le fait qu'il ne se laissera pas apprécier. Ce soir, je pense qu'il y a notamment le fait d'abandonner la réforme des retraites. Ce soir, les Français, en vous écoutant, ont appris qu'on aurait des ministres qui seraient encore dans ce gouvernement alors qu'il y a eu une demande de rupture absolue. Donc il y a des questions qui se posent.
Il y a 166 députés macronistes à l'Assemblée nationale. Ils font partie de cette coalition qui est en train de faire en place. Il faut quand même qu'ils soient représentés. Non mais Yohan, c'est différent. Tous les ministres avaient gagné. C'est différent d'avoir la conservation d'acteurs politiques, certes de la majorité, qui étaient déjà ministres, qui ont été sanctionnés en vérité, en réalité. Que ce soit des acteurs régaliens, de l'économie ou je ne sais quoi. Finalement, hormis ceux qui ont organisé les Jeux Olympiques, qui est la sortie victorieuse de ce gouvernement. Il faut espérer, quand vous regardez votre graphique, il faut espérer d'ailleurs que M.
Barnier dure plus longtemps que 8 mois parce qu'on est passé de 16 mois à 8 mois. Il faut espérer que ce ne soit pas 4 mois parce que c'était ça l'intérêt du graphique. La réalité aujourd'hui, c'est ça la question. La question, c'est la survie. Le premier acte, ce sera d'abord l'acte du gouvernement. Effectivement, là-dedans, on aurait pu imaginer qu'il y ait des macroniens, mais comme M. Gabriel Attal le disait, il lui a dit que ce n'est plus à nous de gouverner, en tout cas en tant que Premier ministre. Peut-être même suggérait-il qu'il n'y ait pas tant de ministres que ça à l'intérieur. On pouvait avoir des nouveaux.
En tout cas, là, en l'occurrence, ce vers quoi on va, c'est un, on ne touche pas à la réforme des retraites. Donc, il y a déjà des figures imposées. Dans la rupture, il annonçait trois grands thèmes. S'il annonçait des thèmes qui sont l'immigration, et ça, ça se relie avec ce que vous disiez, c'est-à-dire qu'à un moment donné, on est quand même dans un, non pas un accord de gouvernement, mais malgré tout, un accord pour nommer quelqu'un à Matignon. Il y a sécurité, immigration, pouvoir d'achat. C'est trois parmi les quatre. Il y avait l'école qui commençait. Et ça, c'est pour Gabriel Attal pour continuer sur l'affaire.
Donc, en réalité, on est sur quelque chose qui est une continuité, il l'a dit, continuité et rupture. Il ne peut pas faire autre chose. Il veut durer. Il veut durer. Donc, le premier acte, ce sera le gouvernement avant de commencer par la politique générale. C'est le premier acte. Après, discours de politique générale, on verra combien de temps ça tient. Je pense que ça tiendra au moins là. Et le budget, ensuite, il ira plus loin que les huit mois parce qu'il fera le 49-3 sur le budget qui sera l'acte majeur dans un temps record puisque vous voyez ce qu'il nous reste comme temps maintenant pour élaborer. Alors, juste... Non, non, non.
Parce qu'en fait, Hubert, il y a Hubert Collard qui nous attend pour commenter également cette actualité. Je voudrais juste très rapidement Romain Esquenazi et Jean-Alain Capel pour réagir à ce qui vient d'être dit en 30-40 secondes l'un et l'autre,
s'il vous plaît. En 40 secondes, c'est quand même la coalition des perdants. Nous, on nous a refusé la majorité. Vous avez seulement 193 députés. La coalition des perdants. Dois-je rappeler que LR a fait 6,5 ? Dois-je rappeler que LR a 47 députés ? Nous, au Parti Socialiste, on a 66. Juste le Parti Socialiste sans la coalition avec laquelle vous avez été élu. Donc, encore une fois, je suis désolé, la Macronie a perdu les élections et européenne, premier tour, deuxième tour d'égislative. Elle va s'allier avec LR qui gagne Matignon avec 6,5%. Donc, je suis désolé, il y a un vrai problème de légitimité.
C'est vrai qu'il y a une forme de miracle de voir la cinquième force politique et grâce au Rassemblement National, Macron va pouvoir continuer On vous remet le petit camembert, on vous remet les chiffres et les forces en présence. Jean-Lin Lacapelle. Nous ne sommes pas le DRH d'Emmanuel Macron. Nous ne sommes pas le faiseur de roi. Et nous ne sommes pas là non plus pour donner un chèque en blanc au gouvernement. Donc, que les choses soient claires puisque la question a été de nouveau formulée, la position du Rassemblement National... Mais Michel Parnier est entre les mains de Marine Le Pen. Marine Le Pen et Jordan ont exprimé à plusieurs reprises ces dernières heures.
C'est qu'il fallait que le Premier ministre respecte enfin les 11 millions de Français qui aillent voter pour nous et pour nos alliés. Michel Parnier semble en avoir en effet le profil. Ensuite, nous attendons le discours de politique générale en effet et nous verrons s'il intègre réellement dans le cap qu'il va donner parce que là, on est dans le casting. On s'en fout du casting en quelque sorte. Il veut une rupture politique. Il a fallu 51 ou pas. Il veut une rupture politique. Il veut une rupture politique. Et est-ce qu'un certain nombre...
Vous vous moquez un petit peu de nous, Jean-Lin Lacapel. Vous vous en fichez du casting ? Alors pourquoi vous n'avez pas voté ? Enfin, pourquoi vous n'avez pas laissé Xavier Bertrand arriver à Matignon ? C'est Laurent Wauquiez qui voulait pas Xavier Bertrand. Ce que je voulais vous dire... C'est Laurent Wauquiez qui voulait pas Xavier Bertrand. Je voulais expliquer le premier critère.
Le premier critère, voilà. Le premier critère, la casse n'était pas cochée par Xavier Bertrand. Mais ce que je voulais dire par là, c'est que c'est le cas politique que va donner, que va assuffler Michel Barlier qui va être intéressant. Si en effet, le message des Français, le message politique des Français sorti des urnes lors de l'année de l'élection est pris en compte, eh bien, la position de l'Assemblée nationale ne sera pas la même, bien évidemment. Gilbert prendra la parole après. Mais honnêtement... Il a entendu.
Je suis convaincu que nos compatriotes qui ont beaucoup plus de maturité politique que vous ne le dites ont compris que cette Assemblée était ingouvernable et qu'à partir de là, ils se disent la seule chose dont on a besoin, c'est d'un peu de stabilité gouvernementale pour passer cette année où il ne peut pas y avoir d'élection. Et donc, ce qu'ils demandent, c'est des gens qui ont de l'expérience, qui sont capables de gérer des crises, qui sont capables de faire passer une loi de finances, mais ils ne sont pas en train de demander de la rupture. Ils veulent juste que le pays ne sombre pas. C'est la seule chose qu'ils demandent.
Et ils disent, eh bien, le moment de la rupture, ce sera l'élection présidentielle qui aura lieu dans un an, dans deux ans ou dans trois ans. Un mot en disque, comme ça. Un mot en disque,
parce que ce graphique, il est intéressant. Est-ce que vous voyez sur ce graphique que la gauche a gagné les élections législatives ? Elle est arrivée en tête, cher monsieur. La gauche n'a pas gagné les élections législatives.
C'est une fable.
Ce que vous dites, c'est une fable. Elle est arrivée en tête, monsieur. Elle est arrivée en tête, d'accord, mais vous n'avez pas gagné, monsieur. Mais vous êtes mis en tête. Elle est arrivée en tête. Mais vous n'avez pas gagné. C'est une fable. Mais vous n'avez pas gagné. Non, mais honnêtement, vous jouez pour les noms évidemment que le Rassemblement national. Non, mais c'est normal, c'est normal que les gauches aujourd'hui aient un peu la gueule de bois parce qu'elles ont été les seules qui ont proposé pendant deux mois le jeu d'un rêve estival. Elles ont eu envie, elles ont proposé des noms. Vous pouvez pas, vous pouvez accorder d'éviter que ce n'est pas marrant.
C'est pas marrant de prendre une vie. S'il vous plaît, Gilbert Collard est connecté avec nous.
Il nous écoute. Bonsoir, Gilbert Collard. Je voulais juste, avant de donner la parole, citer Éric Zemmour qui disait Macron vient de remplacer un Macron avec 10 ans de moins par un Macron avec 30 ans de plus. Avec les Français, nous voulions que tout change. Nous croyons que ce choix soit fait pour que rien ne change. Voilà, Éric Zemmour. Gilbert Collard. Oui, écoutez, on n'avait pas besoin d'Éric Zemmour pour... On est d'accord. On a un accord avec M. Collard. Je dis qu'on n'avait pas besoin d'Éric Zemmour pour faire ce constat. Moi, je crois que tout va se jouer sur la réalité du caractère de Barnier.
Soit l'homme qui était candidat lors de la primaire de droite va accomplir dans la réalité le discours qu'il tenait sur le moratoire, sur la limitation du regroupement familial, sur la réforme du droit d'asile. Enfin, tout cela, vous le savez, je ne vais pas le répéter. Peut-être avec des atténuations, politiques, soit il ne tiendra aucun compte des engagements qu'il a pris. Et à ce moment-là, il ne durera pas. Mais ce n'est pas tellement Barnier qu'on juge ce soir. C'est Macron. C'est Macron.
C'est Macron parce que c'est lui qui finalement a été amené, faute de possibilité de trouver un Premier ministre, à racler les fonds de tiroirs et à trouver quelqu'un qui, au demeurant, est assez convenable. Moi, au Parlement européen, on le connaît, il est poli, il est courtois. Bon, la gauche, elle est cocu, il n'y a pas de doute. Ça, c'est clair, c'est net. Ils portent des cornes qui leur permettraient de faire de la corrida. Il n'y a aucun doute là-dessus. Je leur concède volontiers. Tant pis pour eux. Ils l'ont cherché. Bon, maintenant, ils vont essayer d'avoir une session de rattrapage dans la rue. Ce n'est pas forcément très démocratique.
Barnier, il durera ce que durera son authenticité.
Si c'est un... Qu'est-ce qu'il incarne pour vous ? Pardon ? Qu'est-ce qu'il incarne pour vous, Michel Barnier ?
Pour moi, il incarne le prototype, du fonctionnaire politique, avec des qualités de technocrate, des qualités psychologiques d'écoute, des qualités de politesse, ce qui n'est pas déplaisant non plus. Bon, mais il va peut-être réussir par sa manière un peu huileuse de fonctionner, d'apaiser le débat. Mais encore une fois, les Français attendent autre chose. N'oublions quand même pas que Macron était... C'est un opposant politique
à Emmanuel Macron tout de même. L'entourage du président, d'ailleurs, n'a eu cesse de le répéter cet après-midi. Pardon ? C'est tout de même un opposant politique à Emmanuel Macron qui a été nommé à Matignon aujourd'hui.
Bien sûr, il le traitait de solitaire et arrogant. Mais plus rien ne veut plus rien dire, vous comprenez. plus rien ne veut plus rien dire aujourd'hui. On est dans un tel bordel politique que toutes les boussoles sont déréglées. La seule chose qu'on peut se dire, c'est est-ce que cet homme qui est sorti finalement d'une retraite dans laquelle il pensait demeurer, et qui... De reste, tout peut arriver sous Macron. C'est extraordinaire, ça. Tout peut arriver. Tous les sarcophages peuvent s'ouvrir. C'est extraordinaire. C'est extraordinaire. C'est néfertiti Macron. C'est extraordinaire. Bon, voilà. Cet homme, il a l'avantage...
Emmanuel Macron, c'est Champollion.
Champollion, s'il vous plaît, oui. Il a l'avantage d'avoir une expérience politique, d'être un homme qui a parcouru quand même les chemins politiques. Mais s'il tombe, et je crains que cela se produise, s'il tombe dans le piège de la technique politique qui consiste surtout à prendre des ministres compatibles avec Macron, à ne pas fâcher le président, à rester en bon terme avec tout le monde, dans trois mois, ils volent en éclat. Ça sera inévitable, vous comprenez ? Et c'est la raison pour laquelle je me permets de dire que tout va dépendre de son caractère.
Où on a la chance de découvrir un homme qui a un caractère et qui s'impose à Macron, parce que Macron, si son premier ministre a du caractère, il n'est plus rien. Imaginez qu'on ait un premier ministre capable de s'imposer, capable d'imposer sa politique, capable d'imposer ses réformes. Macron, qu'est-ce qu'il va faire ? Des voyages ! Il ne pourra plus rien faire. Et le Parlement, à ce moment-là, s'il y a de vraies décisions, de vraies réformes qui respectent tout le monde, le Parlement peut suivre, y compris du reste avec l'appui du Rassemblement national. Merci beaucoup, Gilbert Collard, de cette analyse et de ces quelques punchlines qui nous ont ravis également.
Il est en forme, M. Collard. Merci beaucoup.
On va réécouter justement une archive qui prouve à quel point M. Barnier a du chien quand il veut à du mordant, surtout quand il s'agit d'Emmanuel Macron, archive de 2021.
Voilà, c'était pendant la primaire de la droite avant l'élection de 2022.
J'ai envie de vous parler de la France et de la manière dont je la gouvernerai, si les Français me font confiance. Donc des institutions et de la Ve République. Notre pays n'a pas été bien gouverné. Et l'échec du président sortant est clair. Pourquoi ? Parce qu'il a gouverné notre pays à l'intérieur et à l'extérieur de manière solitaire et arrogante. Et c'est pas ça la Ve République. Et ça n'a pas donné de résultats tels que les Français peuvent le juger. La manière dont je voudrais gouverner, c'est que chacun se laisse sa place. Le président doit présider. Le gouvernement, comme l'indique la Constitution, doit gouverner. Le Parlement doit être respecté et écouté.
Le dialogue social est important. Et puis, il faut qu'il y ait de la confiance, qui n'a pas été le cas depuis 5 ans, entre les maires, on l'a encore vu au Congrès des maires, les régions, les départements, et le pouvoir exécutif. Que chacun soit à sa place, à sa bonne place, parce que chacun est utile.
Que chacun soit à sa place. Mais il était assez à l'abin contre Emmanuel Macron. Donc, il y aura une sorte de polissage. L'exercice du pouvoir va faire en sorte que... Alors, je ne sais pas si on va parler de cohabitation, d'ailleurs. C'est clairement pas une cohabitation. Encore une fois, l'obsession de Macron, c'était de poursuivre sa politique. C'est un opposant politique. Non, mais attendez. Je reprends la grille de lecture de l'encourage du président. Vous m'avez compris. député sur 577. Il a effectivement besoin du bloc central ou du bloc libéral pour... Bonne question, Nervé Morin.
Si ce n'est pas une cohabitation, c'est quoi, alors ?
Mais c'est de la continuité du pouvoir.
C'est de la collaboration.
Macron cherche depuis 51 jours à savoir comment il va pouvoir continuer sa politique. Là, effectivement, il a trouvé, soit il donnait des gages à la gauche. Nous, au Parti Socialiste, on a donné 10 conditions, effectivement, pour ne pas censurer. Il n'a pas choisi de nous choisir. C'est long. Effectivement, il a préféré donner des gages au Rassemblement National pour qu'il ne soit pas censuré par le Rassemblement National. Donc, c'est clairement la poursuite de sa politique. Oui, il y avait moins de conditions. Il a raison. Non, non, c'est vrai.
Moi, encore une fois, je suis un militant de gauche depuis très longtemps et je me mets à la place des électeurs du Rassemblement National qui se sont dit « Moi, je veux voter » parce que Macron avait expliqué « Il n'y a que soit moi, soit le Rassemblement National. » Tout le reste de la politique est effacé. Moi, je suis et la droite et la gauche. Il n'y a que le RN. Donc, il y a beaucoup d'électeurs, notamment dans les campagnes, qui ont voulu voter pour avoir une alternative effectivement au président de la République et là, grâce au Rassemblement National qui leur sert de béquille, il va pouvoir tranquillement poursuivre la politique qu'il a menée depuis 7 ans.
Je trouve ça proprement scandaleux. Effectivement, je parle sans aucune difficulté de déni de démocratie quand les deux tiers des électeurs ont choisi de changer de politique.
Jean-Réal Capel, avant de vous entendre, je voudrais qu'on entend de Marine Le Pen justement parce que les politiques... La vérité à manœuvre. Juste un instant, si vous le voulez bien. Les politiques ont évidemment tous, ou beaucoup d'entre eux, réagi à la désignation de ce 26e Premier ministre La gauche fustige le choix d'Emmanuel Macron. On l'a compris à travers vos mots et on l'entendra encore dans un instant. La droite encense les qualités du nouveau chef du gouvernement quand l'URN veut donc lui laisser sa chance. Écoutez Marine Le Pen tout à l'heure.
Monsieur Michel Barnier semble répondre au moins aux premiers critères que nous avions réclamés, c'est-à-dire un homme qui soit respectueux des différentes forces politiques et capable de pouvoir s'adresser au Rassemblement National qui est le premier groupe de l'Assemblée Nationale de la même façon qu'aux autres groupes. Et ce sera utile parce que des compromis vont devoir être retrouvés compte tenu de la situation budgétaire de notre pays. Le Rassemblement National ne participera pas à un gouvernement de quelque nature que ce soit. Monsieur Barnier n'est pas de nos idées.
Et ils ont fait en sorte que le Rassemblement National ne puisse pas obtenir une majorité absolue avec toute une série de magouilles de désistements. Aujourd'hui, ils sont dans la situation que nous avions annoncée. C'est une situation de chaos. Nous verrons bien si M. Barnier arrive au moins à faire en sorte que ce budget puisse être équilibré. Voilà. Et j'ajoute peut-être le commentaire de Sandrine Rousseau. la nomination de M. Barnier est possible parce qu'Emmanuel Macron considère le RN plus fréquentable qu'... Il a fait un choix Emmanuel Macron. Il a fait un choix. Emmanuel Macron le emmène en même temps à succéder le choix de gouverner à droite.
Et l'union des droites elle est en train de se faire subrepticement sous le contrôle...
Vous voyez ça, vous ? Ah bah oui.
Sous le contrôle du RN.
Qu'est-ce qui peut séduire les électeurs RN chez Michel Barnier ? Non. Mais c'est... Pardon pour la question. Je vous prends peut-être de court.
Non mais ce sera la proposition qu'il formulera dans son discours de politique générale. Je l'ai dit autour du pouvoir d'achat de l'immigration ou de la sécurité. La manœuvre qui a eu, c'est la manœuvre qui s'est passée, la négociation qui a eu contre nature entre Emmanuel Macron et l'extrême gauche. C'est ça. C'est ça. Je vais terminer quand même mon cours. On va répartir la parole parce que vous êtes tous très... Et maintenant, j'espère que l'ancien ministre se rappellera des paysans pour lesquels il avait travaillé qui ont envoyé un cri d'alerte plusieurs fois ces derniers mois qui sont méprisés.
J'espère qu'il a renégocié les traités de libre-échange et notamment le Mercosur qui se profile tout droit. J'espère que l'ancien candidat à la primaire dont on parlait tout à l'heure et les propositions qu'il faisait pour lutter contre l'immigration, j'espère qu'il n'oubliera pas en effet une partie de ses propositions. Et enfin...
Vous êtes en train de nous dire très sérieusement.
Et enfin, j'espère que l'ancien commissaire européen saura aller... Le montagnard qu'il est saura aller au sommet de la Commission européenne aussi. Sera aller au sommet de la Commission européenne pour aller aussi challenger la Commission européenne sur le pacte des immigrations et notamment sur toutes les compétences que la Commission européenne essaie de s'accaparer comme celle de la défense notamment des affaires étrangères également. Non mais si le parti socialiste n'était pas aussi faible, n'était pas aussi inféodé à LFI et sous la tutelle de LFI, la construction gouvernementale n'aurait pas dû être celle-là.
La construction gouvernementale normale, c'est un parti socialiste social-démocrate qui est associé dans une construction gouvernementale et c'était Bernard Cazeneuve Premier ministre. C'est tout. Vous avez un représentant du GES. Non, c'est concrètement pas possible.
Vous savez pourquoi c'est pas possible ? Parce que sur les 67, il y a 15 députés socialistes qui sont autonomes de manière électorale. Donc comme il y a une élection dans moins d'un an, vous l'avez dit tout à l'heure, très justement, parce que vous avez passé un accord, il y a besoin d'un accord avec LFI et c'est ce qui vous tient aujourd'hui au-delà des idées. La réalité, c'est que vous êtes dépendants aujourd'hui pour des raisons électorales. C'est pas un gros mot. C'est pas insultant, c'est pas un gros mot, c'est une réalité. C'est un pacte électoral. 15 ou 17, même M. Hollande, il n'est pas certain de pouvoir s'enchaîner. Romain Skenazie va répondre à Yvan Vaud.
Romain Skenazie va répondre. C'est encore une autre affaire. Romain Skenazie, pour l'instant, le paix. Soyons disciplinés
à l'image du nouveau Premier ministre, rigueur et... On verra combien de temps ça a dur. Encore une fois,
il n'y a encore pas si longtemps que ça, Manuel Valls, Gabriel Attal, Elisabeth Borne, jusqu'à Jean-Luc Mélenchon, c'est-à-dire que la gauche a toujours été plurielle. Et effectivement, c'était plutôt la force centrale du Parti Socialiste qui était en avant. Aujourd'hui, ça se divise en partenaires avec différents partis. Nous, on porte une voix au Parti Socialiste qui est la nôtre, mais je fais une différence, excusez-moi, contrairement à M. Macron, entre la droite et la gauche.
Donc moi, je ne me reconnais pas dans toutes les propositions de la France Insoumise, mais encore une fois, on se retrouve sur le pouvoir d'achat, on se retrouve sur les services publics, on se retrouve sur la fiscalité, on se retrouve sur la transition écologique, on se retrouve sur l'aide encore une fois, mais moi, vous savez, j'ai dans ma circonscription, monsieur, une jeune fille de 20 ans qui vote parce qu'il trouve que la planète brûle, ils vont voter LFI. Dans les quartiers populaires qui étaient nos électeurs il y a 10 ans, ils trouvent qu'il y a des inégalités, ils vont voter LFI. Et donc je vais dire, ces électeurs, je ne leur parle plus. Je suis désolé.
Aujourd'hui, la gauche est plurielle et encore une fois, on est une coalition. Dans une coalition, il y a des différences. Dans une coalition, il y a des divergences. Et on se met ensemble parce qu'on a un intérêt commun, c'est effectivement que le Rassemblement National ne gouverne pas avec des idées farfées. On est bien sur un parti unique. À la France insoumise. À vous, vous êtes bien sur un parti unique. Non, on est bien sur un parti unique. Vous avez bien sur un parti unique. C'est un peu de discipline, messieurs. C'est vous qui avez permis à Mme Borne d'être élu. C'est vous qui avez permis à Mme Borne d'être élu comme à M. Lamarne d'être élu par le désistement de vos candidats.
Et bien là, vous allez leur permettre de gouverner la réalité. Vous allez leur permettre de continuer leur politique.
S'il vous plaît, chers amis, nous sommes tous des amis. Nous écoutons dans le respect. En fait, c'est pour les téléspectateurs. Quand on parle tous ensemble, on n'entend rien, on ne comprend rien. C'est pour que votre voix soit audible. Johan Uzaï. Je voulais revenir sur le tweet de Sandrine Rousseau qui tout d'un coup a eu un éclair de lucidité. Elle découvre que le Rassemblement National est plus fréquentable que la France insoumise. Mais oui, clairement, demandez l'avis des Français. Il est évident que pour un grand nombre de Français, le Rassemblement National est plus fréquentable que vos alliés de la France insoumise.
Pour vous, en tout cas,
vous avez au sein de la France insoumise... Non, mais c'est quoi la France insoumise ? La France insoumise, c'est un parti au sein duquel il y a des antisémites, des agitateurs... Il n'y en a pas au RN. Des agitateurs... Il n'y en a pas au RN. Mais laissez-moi terminer, monsieur. Des agitateurs qui font monter l'antisémisme. Il y a un fichier S. Il y a un ancien dealer. Il y a des délinquants de toutes sortes, j'en passe, et des meilleurs. Et vous allez nous dire, effectivement, vous découvrez maintenant que les Français ne veulent pas 80-85% de la France insoumise. Mais il est évident que c'est un parti qui doit être ostracisé. Il est en dehors de tout cadre républicain.
Il ne correspond en rien aux valeurs de la République. Et c'est un parti qui, évidemment, ne peut faire partie d'aucune coalition, d'aucun gouvernement de quelque sorte que ce soit.
C'est impossible. En tout cas, moi, je ne suis ni membre ni avocat de la France insoumise. Je suis au Parti socialiste depuis 19 ans. Oui, bien sûr. En tout cas, je relève que vous parlez effectivement de personnes qui ont été condamnées par la justice, etc. Moi, j'en vois aussi beaucoup. Et d'ailleurs, les seules politiques en France qui étaient condamnées pour antisémitisme, ils se trouvent plutôt au Rassemblement national qu'à la France insoumise. Vous le trouvez. Donc voilà. Et encore une fois, il y a aussi beaucoup de Français qui rejettent... Ah, c'est de la diffamation. Jean-Marie Le Pen n'a pas été condamné pour antisémitisme, monsieur.
Jean-Marie Le Pen n'est pas au Rassemblement national. Je ne sais pas. En tout cas, il y a eu un front républicain. Cher monsieur, il y a eu un front républicain et une majorité des Français ont décidé de ne pas confier le pouvoir au Rassemblement national. Donc vous affirmez de manière péremptoire qu'une majorité des Français est contre l'FI. En tout cas, une majorité des Français est contre la Rassemblement national. On l'a vu dans les urnes. Rançois Hollande a dit prend acte que le RN est au centre du jeu et on va l'écouter. Ça, c'est sûr.
Il y a maintenant la quasi-certitude que s'il a pu être désigné après cette longue procédure et alors même qu'il n'avait pas été donné à madame Casté la possibilité de voir si elle pouvait elle-même être acceptée par l'Assemblée nationale, c'est parce que le RN, précisément l'extrême droite, a donné une forme de quitus. Et c'est quand même un paradoxe qu'ayant réalisé un front républicain qui a été douloureux pour beaucoup mais nécessaire même s'il ne faut pas écarter bien sûr les électrices et les électeurs du Front national.
Mais il n'empêche le Front républicain il a eu lieu pour écarter l'extrême droite et là c'est l'extrême droite qui donne d'une certaine façon à monsieur le président de la République, Macron, la possibilité de nommer un Premier ministre de son choix. Je pense qu'il aura devant l'Assemblée à son expliqué.
Jean-Christophe Galien, elle est quand même très paradoxale cette situation parce qu'il y a moins de deux mois on a appelé un front républicain pour faire barrage au Rassemblement national et aujourd'hui c'est la bienveillance du Rassemblement national qui permet à Michel Barnier d'accéder à Matignon. Quelle drôle d'histoire. Oui, c'est une espèce de cercle qui n'est pas vertueux pour reprendre ce que vous disiez mais qui traduit le résultat absolument terrible et qui illustre surtout ce qui est en train de se passer et qui va se passer à l'Assemblée nationale si vous voulez.
Et n'oublions pas d'ailleurs qu'il y a le Sénat à côté qui aujourd'hui est très silencieux dont on parle peu où il y a une majorité républicaine mais ce qui garantit d'ailleurs à la possibilité pour monsieur Wauquiez d'avoir un peu plus de levier aussi qu'on ne le dit c'est pas 47 simplement députés c'est aussi le Sénat il faut regarder ça un peu plus globalement.
Ce qui est en train de se passer c'est oui c'est qu'on découvre ce que c'est la technique aussi politique et parlementaire et se jouent là-dedans des renversements alors on parlait d'autres pays tout à l'heure ça existe de manière très naturelle croyez qu'aujourd'hui la coalition allemande qu'on appelle tricolore c'est des gens qui n'ont rien à voir entre eux entre parenthèses ils se sont mis d'accord sur un petit petit commun des donateurs ils vont perdre l'année prochaine certainement mais ils ont tenu un certain nombre de mois donc ça ne veut pas dire qu'on est obligé d'être tout à fait d'accord ce qui fait d'ailleurs qu'en réalité vous avez pu faire le NPF parce que sinon vous êtes d'accord sur très peu de choses au fond il y a un bloc central non mais c'est un bloc central mais c'était exactement vous aviez une offre séparée qui d'ailleurs devrait se retrouver dans les comptabilités qu'on a à l'Assemblée nationale et c'est ça la réalité c'est qu'on a une assemblée qui est presque sortie de la proportionnelle si vous voulez vous demander la proportionnelle mais elle est déjà là elle est déjà là vous avez tellement de partis politiques qu'on a quelque chose qui est ingouvernable non mais je veux dire c'est quasiment le résultat qu'on aurait avec la proportionnelle avec la proportionnelle on aurait encore non pas vraiment non ce que je disais d'ailleurs à monsieur La Capel sur un autre plateau je disais si j'étais le Rassemblement National je ne demanderais pas la proportionnelle il faudrait qu'il fasse une révision il devrait prendre le mode de scrutin britannique scrutin du nominal majoritaire à un tour il serait déjà à Matignon il l'aurait comme monsieur Kerstin donc en réalité ils devraient changer aujourd'hui leur système c'est le premier arrivé en tête si vous voulez sur un tour gagne tout ça pour dire mais il n'y a pas
d'élection présidentielle
non non non c'est législatif et c'est très important ils auraient gagné à l'Assemblée nationale
il nous reste 3 minutes ensuite on changera de plateau mais est-ce que ça fait partie du deal ce soir aujourd'hui ou demain la proportionnelle il n'y a pas de deal le deal est lui entre le Macron et l'extrême gauche pour faire élire pour sauver quelques sièges c'est ça le deal qu'il y a eu c'est le soir du premier tour de l'élection initiative en revanche pour me parler du mode de scrutin la position de la Rassemblement National l'éclaire on ne changera pas de position on a toujours été pour le scrutin de la proportionnelle c'est pas parce que le vent change qu'aujourd'hui on va changer d'opinion notre projet notre demande ça a toujours été le mode de scrutin à la proportionnelle proportionnelle avec pour la liste arrivée en tête une prime à la liste arrivée en tête ce qui permet de garder une stabilité et de ne pas ressembler à ce qu'était la 4ème République voilà la position de la Rassemblement National Dernière petite chose samedi samedi c'est pour vous vous pouvez lever le doigt mais c'est pour vous est-ce que samedi vous serez avec ceux qui vont aller manifester à la place de la France insumise alors première chose je vois que vous avez des femmes qui arrivent sur le plateau des gens je suis ravis parce qu'on était quand même un peu en entre soi depuis tout à l'heure je suis absolument ravi qu'il y ait des femmes qui arrivent sur le plateau j'aurais pas le plaisir d'échanger avec elles je ne serai pas samedi pour manifester je comprends que les français et je trouve pas ça anti-démocratique c'est même constitutionnel le droit de manifester pourquoi vous nirez pas samedi ?
alors pour plusieurs choses pour deux raisons d'ailleurs la première c'est que j'ai 7 forums des associations dans ma circonscription et je considère que c'est mon rôle d'être sur le terrain à l'écoute auprès des habitants des associations je ne peux pas en faire 7 deuxièmement on a 10 élections l'année prochaine donc il ne faut surtout pas obligé je considère qu'il est légitime que des français soient en colère parce que leur vote n'a pas été entendu on leur dit allez voter allez voter au final leur vote n'est pas respecté donc je comprends qu'ils veuillent manifester moi j'ai la chance de pouvoir le faire dans l'hémicycle en tant que député et donc effectivement je serai en circonscription aux côtés de mes administrés en tout cas aujourd'hui ce qui est manifeste et ce qui est clair c'est qu'il n'y a plus qu'une seule force d'opposition à Emmanuel Macron c'est la gauche
Romain Eskenazi Hubert Coudurier Hervé Mourin Jean-Alain Lacapel Jean-Christophe Gallien on va vous remercier d'avoir passé cette première heure en notre compagnie deux nouveaux invités vous l'aurez compris vont nous rejoindre pour continuer de décrypter cette actualité la nomination du 26ème Premier ministre de l'Histoire de la 5ème République le plus vieux de cette 5ème qui succède aux plus jeunes avant de retrouver nos invités écoutez cette autre son de Michel Barnier justement ce respect dû à tous les partis politiques il a voulu l'afficher et bien sûr qu'il pense lors de cette passation au Rassemblement National qui pourrait lui permettre de durer plus longtemps que certains ne l'imaginent Michel Barnier
Jean-Lin Lacapelle