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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 28 janvier 2021 22 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécurité

L'invité de Bourdin Direct : Robert Ménard - 28/01

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Robert Ménard, bonjour. Maire de Béziers, parlons du Covid, le coronavirus.

  • 0:26OuverteRéponse partielle

    Pourquoi les présidents de groupes Sénat et Assemblée, les partis politiques, les associations d'élus, les partenaires sociaux sont reçus par le Premier ministre ?

  • 0:42OuverteÉludée

    Quelle décision prendriez-vous face à l'augmentation des cas et au variant britannique ?

  • 1:46RelanceÉludée

    Donc confinement durci, reconfinement, vous ne savez pas ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    On ne va pas prendre une décision pour Béziers, Robert Ménard.

  • 2:18OuverteRéponse partielle

    Comment écoutez-vous les médecins, les infectiologues, les virologues, les réanimateurs qui demandent des mesures plus strictes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:03Invité politiqueFait
    « La seule chose que je sais, c'est que la situation chez moi, par exemple, dans les rots, elle n'est pas la même qu'à Nice ou à Strasbourg. »
  • 1:30Invité politiqueFait
    « À Béziers, on a un taux d'incidence important, mais en même temps, on n'a quasiment personne dans le centre hospitalier. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « Hier, j'étais sur un plateau de télévision avec le professeur Doré, qui n'est pas n'importe qui. »
  • 3:59Invité politiqueFait
    « Moi, comme médecin, voilà ce que je conseille. Lui, c'est pour un confinement beaucoup plus dur. »
  • 5:47Invité politiqueFait
    « C'est les abrutis qui vous disent qu'il ne faut pas se vacciner. »
  • 6:17Invité politiqueFait
    « Mais globalement, il faut se faire vacciner. Aujourd'hui, la seule solution, c'est se faire vacciner. »
  • 6:23Invité politiqueFait
    « Le seul problème, c'est qu'on n'a pas assez de vaccins. »
  • 7:19Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas une mesure à prendre. Non, je trouve que ce n'est pas si mal l'idée d'allonger les vacances et de les regrouper. De trois semaines. »
  • 8:19Invité politiqueFait
    « Macron, Emmanuel Macron, sur les frontières, au début du confinement, aujourd'hui, c'est de l'idéologie. »
  • 8:35Invité politiqueFait
    « Ils ont retardé la mise en place des frontières, la fermeture des frontières de façon stupide. »
  • 9:39Invité politiqueFait
    « La Grande-Bretagne. Mais rappelez-vous, ici, il y a combien de gens qui ont dû vous dire sortir de l'Europe c'est une catastrophe ? »
  • 10:11Invité politiqueFait
    « Sur AstraZeneca qui est un vaccin britannique. »
  • 11:52Invité politiqueFait
    « À Béziers, chez moi, on pourrait vacciner avec les équipements qu'on a, 5000 personnes par semaine, on ne peut pas en vacciner, 900 personnes parce qu'on n'avait pas les doses. »

Temps de parole

  • Robert Ménard78 %
  • Présentateur22 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Robert Ménard

Vous écoutez RMC. RMC Bourdin Direct.

0:05
Présentateur

Jean-Jacques Bourdin. Robert Ménard, bonjour. Bonjour. Maire de Béziers, parlons du Covid, le coronavirus. Les présidents de groupes Sénat et Assemblée, les partis politiques, consultés, les associations d'élus, les partenaires sociaux qui vont être reçus demain et vendredi par le Premier ministre. Pourquoi ? Pour guider Emmanuel Macron dans sa décision ce week-end. Que se passe-t-il ? Augmentation du nombre de cas couvre-feu devenu insuffisant. Nombre grandissant de patients atteints du variant venu de Grande-Bretagne. Quelle décision prendriez-vous ?

0:45
Robert Ménard

Honnêtement, d'abord, je ne suis pas prix Nobel de médecine. Je dis ça parce que j'entends tout un tas d'hommes politiques dire qu'il faut faire ceci, cela. Honnêtement, je suis bien en peine. Bien en peine.

0:55
Présentateur

Comme le président de la République. Non, non, non.

0:57
Robert Ménard

Il ne faut pas donner des leçons sans arrêt. Il a fait assez de conneries pour ne pas en rajouter en plus d'imaginaire. La seule chose que je sais, c'est que la situation chez moi, par exemple, dans les rots, elle n'est pas la même qu'à Nice ou à Strasbourg. Et ce que je ne comprends pas, une fois de plus, c'est comment on décide au niveau national d'un certain nombre de mesures alors qu'on n'a cessé, jamais cessé de m'expliquer, de me dire « Vous savez, c'était le couple maire-préfet, on va vous demander votre avis, ce n'est pas pareil chez vous, ce n'est pas pareil hier. » Et jamais on ne le fait. Jamais on ne le fait.

À Béziers, on a un taux d'incidence important, mais en même temps, on n'a quasiment personne dans le centre hospitalier. Ça veut dire que ce n'est pas la même situation que dans l'Est de la France. Peut-être que pour une fois, on pourrait avoir des réflexes, s'ils ne soient pas des réflexes parisiens, et écouter les maires, peut-être.

1:46
Présentateur

Donc confinement, durci, reconfinement, vous ne savez pas. Vous ne savez pas, vous demandez simplement que finalement on examine la situation dans chaque région de France. Ça va être difficile d'examiner la situation même dans chaque commune. On ne va pas prendre une décision pour Béziers, Robert Ménard.

2:04
Robert Ménard

Non, mais on l'a fait département par département. On l'a fait département par département. C'est ce que vous aimeriez qu'on fasse ? Moi, ce que je veux, c'est qu'on continue à nous demander de la vie. En plus, attendez, quand même, une fois de plus, je ne suis pas un spécialiste et je fais attention à ce que je dis. Sinon, c'est de la démagogie. J'ai une fille en première année à la fac. Depuis la semaine dernière, elle peut suivre des cours pour la première fois, les travaux dirigés. Elle est heureuse de cela. Et cette semaine, on me dit, il faut durcir. Qu'est-ce qui a changé en trois jours à ce point ?

J'ai l'impression, attendez, j'ai l'impression, j'ai l'impression qu'on dit un certain nombre de choses avec de certaines... Je ne dis pas que ça ne change pas. Je dis qu'on devrait employer un peu plus le conditionnel. Il faudrait que M. Véran soit un peu plus modeste, modeste, pragmatique, qu'il arrête de nous donner le son et de nous regarder de haut. Je trouve ça insupportable.

2:53
Présentateur

Donc, vous ne savez pas quelles sont les bonnes mesures à prendre. Vous vous dites simplement, regardons la situation dans chaque région, dans chaque département. Je sais que chez moi,

3:05
Robert Ménard

si on prenait des mesures plus dures... Chez moi, plus dures sur le week-end, par exemple, ça ne me choquerait pas, parce que je pense qu'il faut y répondre. Un confinement le week-end ? Un confinement le dimanche, ça existe, mais il y a plein de réponses. Mais encore une fois, je ne me mets pas en position de donner des leçons au reste du monde.

3:22
Présentateur

Alors, comment écoutez-vous, regardez-vous les médecins, les infectiologues, les virologues, qui sont sur tous les plateaux de télévision, les réanimateurs, les urgentistes, qui demandent des mesures plus strictes ? Est-ce que vous les écoutez ?

3:34
Robert Ménard

Vous êtes prêts à les suivre ? Hier, j'étais sur un plateau de télévision avec le professeur Doré, qui n'est pas n'importe qui. D'abord, je lui faisais remarquer que moi, les mandarins de la médecine, je les ai quand même tellement entendus dire une chose et son contraire depuis un an, que je suis un tout petit peu plus... Pas tous, pas tous. Enfin, attendez, le nombre de choses... Contradicte-toi quand même. Et je lui disais, et il disait un truc très intelligent, parce qu'il a appris la modestie. Il disait, moi, comme médecin, voilà ce que je conseille. Lui, c'est pour un confinement beaucoup plus dur.

Mais il dit, quand je reçois quelqu'un, vous, vous allez voir votre médecin, on vous demande ce que vous avez, mais il me dit, je m'intéresse aussi à sa famille, je m'intéresse à son boulot, pour savoir comment le traitement que je propose peut être adapté, accepté autour de lui. Il dit, il faut faire la même chose. Aujourd'hui, il y a une réponse médicale, mais attendez, il y a une réponse aussi sociale.

Écoutez, je vais vous dire, je n'ai jamais vu, je vous le jure, je n'ai jamais vu autant de gens raisonnables, vous ne comprenez pas, les allumés, complotistes, des gens raisonnables qui me disent des choses que je n'ai jamais entendues, parce qu'ils n'en peuvent plus, parce qu'ils sont inquiets, parce qu'ils ne le supportent plus. Et ça, je ne l'avais pas vu au printemps dernier. Au printemps dernier, c'était casse-pieds, ça gonflait tout le monde, mais en fait, ça allait durer un temps limité, on allait en sortir. Là, je pense, il faut faire attention, je pense qu'on pourrait découvrir des rébellions de gens qu'on n'imagine pas voir protester, tellement ils sont fatigués.

Et ça, vous ne pouvez pas ne pas le prendre en compte.

5:03
Présentateur

Oui, la désobéissance civile, on en parle beaucoup. Regardez, vous avez vu ce restaurateur de Nice qui a ouvert son restaurant, tout le monde est venu. Il est un peu complotiste et il employait un travailleur au noir. Au Pays-Bas,

5:19
Robert Ménard

les Pays-Bas, c'est pas un pays de révolution, vous avez vu comment ça se passe. Ça veut dire qu'il y a des risques. Il y a des risques. Aujourd'hui, que les gens ne supportent plus. Attendez, je ne dis pas que c'est une bonne chose, ce serait une catastrophe. Mais je pense que quand on prend des décisions, il faut prendre en compte ça aussi. Vous faites partie des complotistes ?

5:38
Présentateur

Vous êtes fous ou quoi ? Non, je vous pose la question. Non, mais je vous pose la question. Comment les regardez-vous, Robert Ménard, ces complotistes qui ne croient pas

5:46
Robert Ménard

à l'efficacité des vaccins ? C'est les abrutis qui vous disent qu'il ne faut pas se vacciner. Pardon, le mot est terrible. Bien sûr qu'il y a des problèmes avec le vaccin sur un certain nombre de gens. On va revenir sur le vaccin. Attendez, mais dans la vie, vous mesurez ce qui est positif et ce qui est relatif. Vous le faites pour n'importe quoi dans vos choix de vie. Aujourd'hui, peut-être parce que j'ai vagué dans le monde entier comme patron de Reporters Frontières, vous allez dire en Afrique qu'il ne fallait pas de vaccins. Mais enfin, qui peut dire une bêtise pareille ?

Bien sûr qu'il y a des gens qui peuvent avoir de vrais problèmes de s'empéter, mais il y en a très peu avec les vaccins. Mais globalement, il faut se faire vacciner. Aujourd'hui, la seule solution, c'est se faire vacciner. Le seul problème, c'est qu'on n'a pas assez de vaccins. Oui, ça je vais y revenir. Mais ce n'est pas le problème du vaccin lui-même, bien sûr.

6:28
Présentateur

Bon, interdire les locations saisonnières lors des vacances de février, c'est ce que demande le maire de Nice. C'est ce que veut le maire de Nice, Christian Estrosi ? Mais qui se démerde à Nice, qui fait ce qu'il veut. Vous ne verriez pas ça à Béziers sur la côte.

6:40
Robert Ménard

Non, mais s'il a envie de mettre Nice sous les cloches, il se démerde, il se débrouille, M. Estrosi. Moi, je ne m'occupe pas de ce qu'il veut. Il fait ce qu'il veut dans sa côte. Qu'il me foute la paix sur la mienne.

6:50
Présentateur

Et on vient sur la côte Languedocéenne. Comment ? Voilà. Et en plus, c'est moins cher et c'est aussi beau. Bon, d'accord. Ok. Ça, c'est un autre débat. Académie de Montpellier, 43 classes fermées. Un collège et une école dans le Gard fermées. À Béziers aussi, vous avez des écoles ? On a des problèmes.

7:06
Robert Ménard

Vous avez des problèmes ? Oui, bien sûr. À Béziers aussi. Mais attendez, je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas de problème. Je dis que ce n'est pas forcément les mêmes qu'ailleurs.

7:12
Présentateur

Est-ce qu'il faut fermer

7:13
Robert Ménard

les écoles ? Ah là, ce serait rude. Ce serait rude. Ce serait rude. Ce n'est pas une mesure à prendre. Non, je trouve que ce n'est pas si mal l'idée d'allonger les vacances et de les regrouper. De trois semaines. Oui, et tous en même temps. Tous en même temps. Écoutez, c'est autant de gens qui vont moins se croiser, des parents d'élèves qui vont moins être ensemble devant les écoles. C'est une espèce d'amélioration du confinement ou de ce qui se passe en ce moment, des mesures actuelles qui n'est pas inutile. Je trouve que là, il y a une piste peut-être. Vous avez vu la décision belge ?

7:45
Présentateur

Pas de vacances à l'étranger pour les Belges. Écoutez, je peux faire

7:49
Robert Ménard

un mot de politique quand même ? Allez-y, allez-y. Mais oui. Mais c'est de la politique ? Oui, bien sûr. Non, non, mais de politique qui peut paraître politicienne parce que vous avez entendu je ne veux pas dire forcément du mal des gens pour dire du mal. C'est pas comme ça. Du gouvernement. On ne voulait pas dire du mal de vous, non ? Pas systématiquement. Mais là... Vous n'êtes pas un opposant systématique. Mais non, heureusement que je ne suis pas un opposant systématique. Oui, non, mais je suis... C'est stupide. Non, mais en même temps, Macron, Emmanuel Macron, sur les frontières, au début du confinement, aujourd'hui, c'est de l'idéologie.

C'est-à-dire comme c'est des gens qui ont toujours dit mais rappelez-vous, moi je suis pour les frontières depuis une éternité. Vous êtes pro-européen. Je suis pro-européen mais pour des frontières. Ces gens-là, ils détestent tellement ça. Ils sont tellement imbibés d'idéologie, imbibés d'idées toutes faites qu'ils ont retardé la mise en place des frontières, la fermeture des frontières de façon stupide. Je pèse mon stupide. Autant je dis qu'il y a des domaines où je ne sais pas ce qu'il faut faire, autant là-dessus, c'est des préjugés, leurs préjugés, leurs préjugés.

Vous savez, de ces gens qui étaient pour la mondialisation tout craint, qui ont vanté l'ouverture tout craint de tout, de notre pays à tous les vents et tout et qui nous traitaient de quasi-fâchaux parce qu'ils ont contraint.

9:01
Présentateur

Il y a la mondialisation pour les vaccins. Comment ? Robert Ménard, heureusement qu'il y a de la mondialisation pour les vaccins. Attendez, qui s'en sort pour le mieux

9:09
Robert Ménard

pour les vaccins en ce moment ?

9:10
Présentateur

Qui a le plus de vaccins ? Qui s'en sort le mieux ? Les pays riches. Les pays riches.

9:13
Robert Ménard

Non, chez nous.

9:15
Présentateur

62% des doses administrées dans le monde l'ont été dans les pays riches qui ne représentent que 16% de la population. Vous êtes, vous avez sillonné le monde Robert Ménard. Vous avez défendu certaines minorités.

9:28
Robert Ménard

Ce n'est pas seulement la mondialisation. C'est le capitalisme, l'égoïsme des riches, le mépris des autres, l'ignorance de ce qui se passe en dehors de chez soi. Mais ici même, qui s'en sort le mieux ? La Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne. Mais rappelez-vous, ici, il y a combien de gens qui ont dû vous dire sortir de l'Europe c'est une catastrophe ?

9:47
Présentateur

C'était avant. Ils l'aiment tous. Vous ne pouvez pas dire que c'est grâce au Brexit que la Grande-Bretagne aujourd'hui vaccine plus facilement.

9:55
Robert Ménard

Comment sur l'achat des médicaments qui a pu les acheter avant l'Europe ? La Grande-Bretagne de Johnson. Sur tous les médicaments, ils en ont plus parce qu'ils ont signé avant l'Europe. Je ne dis pas que M. Johnson a raison. Sur AstraZeneca qui est un vaccin britannique. Oui. Attendez, et sur le petit laboratoire dont j'ai oublié le nom, vous savez, qui est en France et qui va vendre d'abord et qui va vendre d'abord en Grande-Bretagne. C'est qui ? Parce qu'ils ont signé, il l'a dit, le patron, je l'ai entendu sur votre antenne, expliquer qu'ils avaient eu d'abord l'argent des Anglais avant le nôtre.

Ce que je veux dire, c'est que de temps en temps, de temps en temps, la bureaucratie bruxelloise, on la découvre maintenant. Et quand on l'a dénoncée, on se faisait montrer du doigt de la même façon que pour les frontières.

10:40
Présentateur

Bon, vous achèteriez des vaccins où ? Parce que j'entends tout le monde dire il faut plus de doses, plus de doses, plus de doses. Mais où les acheter et à qui ? Où sont-ils les vaccins ? Où sont-elles ces doses ?

10:52
Robert Ménard

Attendez, elles n'existent pas. Non, non, mais attends, vous rigolez, il fallait se poser la question avant. On nous l'a fait le coup, attendez, j'ai un peu de mémoire. Je vous le redis, je ne critique pas pour critiquer, mais sur les masques, les conneries qu'ils nous ont dit, sur les tests, les conneries qu'ils nous ont dit, et aujourd'hui, et aujourd'hui, sur la logistique qui accompagne le vaccin, mais c'est le bordel, c'est le bordel. Mais le problème, je vous donne, attendez, mais je ne dis pas que c'est simple, je ne dis pas que c'est simple. Mais où vous achèteriez des vaccins, des doses de vaccins ? À quel endroit ?

Attendez, mais quand je vois comment aujourd'hui un certain nombre de gens, et pas des gauchistes ou des droitistes, invétérés disent si à Bruxelles, on était allé plus vite, si à Bruxelles, on avait plus voué la carte de ça, si à Bruxelles, si à Bruxelles, on avait accepté de mettre plus d'argent sur la table à un moment donné, au tout début, on n'en serait pas là. Moi, je constate simplement qu'à Béziers, chez moi, à Béziers, chez moi, on pourrait vacciner avec les équipements qu'on a, 5000 personnes par semaine, on ne peut pas en vacciner, 900 personnes. parce qu'on n'avait pas les doses.

Oui, mais attendez, quand vous dites aux gens, quand vous avez dit aux gens pendant des semaines que la seule solution, c'était le vaccin, que les gens qui avaient plus de 75 ans, il fallait surtout les vacciner, et qu'après, vous découvrez la pagaille comme elle est, pardon, votre crédibilité, elle en prend un coup.

12:14
Présentateur

Bien, il y a d'autres pays dans le monde, enfin, je ne vais pas donner des exemples, mais le Japon, par exemple, qui est un pays très avancé, on le sait, où il y a beaucoup de personnes âgées, le Japon, ça gronde au Japon, le Japon ne commencera sa vaccination que fin février. Il y a des problèmes de fourniture de vaccins partout, de doses. Je ne veux pas défendre le gouvernement, c'est un problème mondial. C'est un problème mondial. C'est ça la mondialisation.

12:40
Robert Ménard

Je ne vous dis pas ça, je vous dis, ce que je vous dis, c'est qu'il faut être, un, plus réactif, deux, faire confiance aux privés, trois, à un moment donné, il faut défendre les intérêts de la France avant ceux de l'Europe.

12:50
Présentateur

Bien, Robert Ménard, ne plus vacciner les personnes âgées, les confiner strictement, vous avez entendu cela aussi, la vie d'une personne de 80 ou 85 ans a moins de valeur que la vie d'une personne plus jeune. C'est dégueulasse de dire ça.

13:02
Robert Ménard

Vous avez des parents, moi j'ai ma mère, c'est un truc à ne tenard, vous allez leur dire qu'ils pèsent moins, qu'est-ce que c'est cette société ? Ça, c'est un vrai problème. C'est François de Closet qui défendait cela sur l'antenne d'RMC hier matin. Il défend ce qu'il veut. Mais enfin, une société, la grandeur de notre société quand même dans cette sphère de Covid, ça a été, et là, il faut dire que le gouvernement, vous voyez, pour ça que j'essaye de ne pas être caricatural, aujourd'hui, et dès le début, il a mis la santé des gens avant l'argent, quand même, avant les affaires. Et ça, c'est la grandeur de notre société.

Bien sûr, c'est ce qui nous différencie des sociétés barbares et difficiles. Oubliez les vieux, les vieilles personnes, j'allais dire les vieux, il ne faut plus dire comme ça, il faut dire les aînés, enfin non mais je rigole parce que c'est pas péjoratif. Dans ma bouche, c'est pas péjoratif. Honnêtement, ce serait le signe, le signe, d'une déliquescence, d'un abandon, d'un repli sur l'égoïsme de chacun à vomir. Vous êtes favorable au certificat vaccinal, pourquoi ? Parce que c'est une évidence. Si on veut en sortir, il faut vacciner les gens. Vous avez des enfants, vous les avez mis à l'école. J'ai des enfants, je les ai mis à l'école.

Vous vous êtes élevé, vous, en disant, il faut, à l'époque, c'était le BCG, vous vous rappelez ? Oui, bien sûr. Mais non, vous avez fait vacciner vos enfants pour les amener à l'école parce que c'est une évidence. Tout à l'heure, vous me parliez du monde, moi j'ai sillonné le monde, il y a des continents entiers, s'il n'y avait pas les vaccins, mais ce serait une catastrophe sanitaire. Comment on peut dire non ? Comment on peut dire... Vous parlez du complotisme, c'est ça le complotisme.

C'est cette bêtise qui fait dire aux mêmes qui acceptent de vacciner leurs enfants pour aller à l'école qui est obligatoire, qui vous disent « Ah non, non, non, non, mais liberté, tu rigoles, on ne va quand même pas m'obliger à faire ça. » Eh oui, Coco, on va t'obliger à le faire parce qu'à un moment donné, ton égo, ton choix personnel, il passe après l'intérêt de tout le monde. C'est ça, la solidarité. La solidarité, c'est s'oublier cinq minutes avec les idées qu'on a en tête.

15:05
Présentateur

Arnaud Montebourg disait, ici même, c'était en novembre, il était mon invité à votre place, il disait « La société qui va sortir du coronavirus sera explosive. » Vous pensez la même chose que lui ?

15:17
Robert Ménard

Je crains qu'il ait raison. Je crains que... Vous vous rappelez au printemps dernier, c'était « Ah, vous verrez, l'après-Covid, ce sera formidable, on aura tiré les leçons de tout ça. » On ne tire aucune leçon. On le voit bien qu'on ne tire aucune leçon. C'est pour ça qu'il y a des réponses politiques à apporter. C'est pour ça

15:32
Présentateur

qu'il y a des réponses. Non, non, c'est pas pour les gens de la politique. Si, si, je vais vous en parler, mais un prêt à taux zéro pour les 18-25 ans, les jeunes souffrent. C'est une idée qui court aujourd'hui. C'est de la démagogie

15:43
Robert Ménard

à l'État pur. Et l'ERSA pour les 18-25 ans ? C'est de la démagogie à l'État pur. Attendez, c'est open bar, cette société. Vous allez donner 10 000 euros à des gens en leur disant « Tu en fais ce que tu veux si le type il a envie d'en faire n'importe quelle connerie, vous lui donnez 10 000 euros. » Mais enfin, c'est éduquer les gens dans quel sens ? C'est faire croire quoi ? Que l'argent coule à flot et que parce que vous êtes jeunes et que vous souffrez. Moi, j'ai des enfants, je sais à quel point c'est difficile aujourd'hui pour eux, mais en même temps, je ne dis pas n'importe quoi.

Je veux bien, je veux bien que pour un an et demi des élections, chacun à droite, à gauche, partout, fassent des propositions en dépit du bon sens, mais quand même, on pourrait au moins apprendre une chose de cette crise. être un peu plus modeste, un peu plus prudent et un peu plus précautionneux avec, y compris les intérêts de notre pays, y compris financiers.

16:34
Présentateur

Alors Robert Ménard, parlons de politique, 2022, il faut trouver quelqu'un d'autre que Marine Le Pen pour 2022. C'est ce que vous disiez, ça avait fait beaucoup de bruit ici même, avec moi, c'était au début de l'été. Est-ce que vous avez trouvé cette autre personne ?

16:50
Robert Ménard

Non ! C'est ce que vous disiez, Robert Ménard. Je me souviens. Attends, je n'ai pas dit que je n'ai pas dit la même chose, que je change, je dis que je n'ai pas trouvé la personne. Vous n'avez pas trouvé la personne. Écoutez, Marine Le Pen, elle le prend mal ce que je lui dis. Et là, en plus, vous avez vu, il y a eu un beau sondage pour elle. Oui, oui, oui. D'abord, je vous rappelle, vous devriez être prudent et surtout à BFM ici, vous vous rappelez pourquoi ? Parce que j'ai retrouvé un an avant les élections de 2017, il y avait eu un sondage fait par BFM qui disait que Marine Le Pen, vous vous rappelez, elle était en tête par rapport à François Hollande. C'est au premier tour.

Par rapport à... Non, non, au deuxième tour. Au deuxième tour, oui, c'est vrai. Premier tour et deuxième tour. C'est encourageant tout ça pour elle. Mais je lui dis, je lui redis, alors elle peut hurler, c'est comme ça. Je lui dis, je lui dis, on ne gagne pas seul. On ne gagne pas seul. On a besoin d'allier. On a besoin autour de soi d'allier. Mais qu'est-ce que vous lui demandez ? Mais allier pour... C'est-à-dire vous, par exemple ? Je ne comprends pas d'allier... Attendez, entre Marine Le Pen et M. Macron, d'après vous, qui je choisirais ? Évidemment, elle, je ne suis pas fou.

Elle est mille fois plus proche de moi et surtout, on s'en fout qu'elle soit plus proche de moi, elle est surtout mille fois plus proche des Français et de l'intérêt de la France. Donc, il n'y a pas long moins de doute. Je ne crois pas. Aujourd'hui, je continue à ne pas le croire. Je peux me tromper. Peut-être, tant mieux, je me tromperai, je dirais des bêtises. Je ne crois pas, aujourd'hui, que Marine Le Pen soit en position de rassembler une majorité des Français. Ça ne met pas en cause ce qu'elle est. Mais avec qui doit-elle s'allier ? Attendez, il faut... Avec qui ? Avec qui elle doit s'allier ? Oui.

D'abord, une partie de ce qu'on appelle la droite hors les murs, c'est-à-dire de cette droite qui n'est ni le Rassemblement National ni les Républicains qui représentent un courant. Regardez, dans le Sud, chez moi, on représente un courant et qui aujourd'hui a besoin qu'on lui dise qu'on peut s'allier avec les uns et les autres sans se rallier à tout ce qu'il dit. Mais quels gestes attendez-vous ? Que sur un certain nombre de positions des évolutions, vous tenez... C'est-à-dire un exemple ? Un exemple. Sur la retraite, aujourd'hui, ça revient à la retraite. Dire qu'on va revenir à une retraite à 60 ans est une absurdité autant que les 10 000 euros pour les jeunes. Ça n'existe pas.

C'est comme dire que la terre est plate. Monsieur Bourdin, c'est comme dire que la terre est plate. Personne ne le fera. On peut dire ça tant que tu veux dans l'opposition. Tu ne le feras pas une fois qu'il y a au gouvernement. Or, les gens qui nous demandent pourquoi ils votent pour moi dans ma ville ou dans mon coin du département, parce que je ne dis pas de choses que je ne ferai pas. C'est aussi bête que ça. C'est cette morale qu'il faut s'appliquer. Il faut arrêter de faire des promesses dont on sait au fond de soi qu'on ne les tiendra pas. On ne peut pas aujourd'hui, au moins qu'on apprenne ça du coronavirus, qu'on arrête de dire des choses qu'on ne fera pas.

19:38
Présentateur

Robert Ménard, j'ai une dernière question. Le ministre de l'Intérieur a mis à l'étude la dissolution de générations identitaires.

19:45
Robert Ménard

Je vous vois tout de suite c'est pitoyable. Mais pourquoi ? C'est minable. Attendez, vous pouvez ne pas aimer les générations identitaires. Vous aimez, vous, les générations identitaires ? Sur leur mode d'action, je peux être critique. Encore sur celle-là, je trouve ça très bien pour vous le dire. Il y a des choses que je ne suis pas d'accord avec eux. Il y a plein de choses avec qui je ne suis pas d'accord avec tout ça. C'est-à-dire ?

20:07
Présentateur

Les mosquiers n'ont rien à faire en France.

20:09
Robert Ménard

Mais ils ont raison. Mais moi, je suis contre le voile. Mais moi, je suis contre tout le voile dans tout l'espace public. Donc, sur ce point, ils ont absolument des raisons, des kebabs dans ma ville. J'en ai assez, j'ai assez donné. Mais sur ça... Vous n'allez pas tous les fermer. Mais bien sûr que non, mais il y en a assez. Il y en a une cinquantaine dans ma ville. Vous trouvez que ça ne suffit pas 50 kebabs dans ma ville ? Ça va, on va voir. Mais manger, c'est bon. C'est bon, parfois. Mais qu'est-ce que ça va ? Non, mais je suis légétarien en plus, alors je n'en mange pas. Non, ce que je veux vous dire, qu'est-ce qu'on leur reproche ? Quoi ? Mais qu'est-ce qu'il y a ?

Ce qu'ils ont fait, ils l'ont déjà fait il y a deux ans. Vous vous rappelez ? Dans les Alpes. Ils ont été acquittés il y a trois semaines. Vous savez pourquoi il fait ça, Darmanin ? C'est ça la démagogie de M. Darmanin. C'est qu'il tape sur les islamistes et il a raison. Attendez, il a raison. Il ferme. Il a dissolution du CCIF. Très bien, il a raison. Mais moi, j'applaudis. Mais comme il veut montrer pas de blanches aux autres, il dit « Ah, mais je vais un peu taper de l'autre côté aussi. » Mais attendez, aujourd'hui, aujourd'hui, ce n'est pas les cathos qui menacent ici en France qui que ce soit. Ce n'est pas des gens se réclamant du catholicisme qui tuent les gens.

Ce sont des gens qui réclament de l'islamisme radical. Alors, génération identitaire, ils font ça. Il n'y a rien d'illégal. Évidemment, évidemment, il n'obtiendra jamais leur dissolution là-dessus. Mais il fait de la démagogie. Il ne monte pas de blanche à la gauche en disant « Regardez, je tape un peu sur l'extrême-droite. » C'est minable et archi-minable.

21:29
Présentateur

Bon, dernière chose, passage à tabac de Youri à Paris. Neuf mineurs interpellés. Donc, bande rivale, vous connaissez. Bande de mineurs, des bandes rivales, vous connaissez bien.

21:39
Robert Ménard

Mais oui, alors c'est très bien. Mais attendez, au Parlement, attendez, au Parlement, au Parlement, ils ont changé les ordonnances de 45, les ordonnances de 45 sur les mineurs. Un certain nombre de gens, dont ma femme qui est députée, ont demandé un durcissement parce que quand vous avez entre 16 et 18 ans, vous pouvez être la même crapule que quand vous avez 18 à 20 ans. Ils ont changé, ils ont durci, bien sûr que non.

22:02
Présentateur

Sauf que là, ils ont 13, 14, 15 ans, la République ne peut pas faire le travail des parents. Mais oui, mais la République, pardon,

22:08
Robert Ménard

la République, elle peut ne pas trouver systématiquement une excuse de minorité à un certain nombre de ces gens-là. Alors qu'on ne se plaigne pas maintenant si la veille, on a voté des textes qui disent le contraire.

22:19
Présentateur

Merci Robert Ménard. d'être venu nous voir sur RMC BFM TV.