Véronique Louwagie : "J'alerte les consommateurs sur les offres de promotion proposées par Shein"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Benjamin Glaise, il est 8h32 sur Sud Radio. C'est l'événement du jour. Les trophées du commerce rendent leur verdict ce soir.
Ce concours national qui vise et bien récompenser les commerçants qui innovent, qui s'engagent, ceux qui réussissent à dynamiser ou à redynamiser nos centrre-villes et nos villages dans un contexte difficile. On va en parler notamment dû à la concurrence avec les géants du numérique Sud Radio au côté des commerçants et c'est tout naturel si nous sommes partenaires des trophées du commerce. Avec nous ce matin, Véronique Louvagi, ministre délégué, chargé du commerce, de l'artisanat, des PME et de l'économie sociale et solidaire, Véronique Louvagi.
Bonjour. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
Vous serez présente ce soir pour la cérémonie, pour la remise des prix. Et puis avec nous également Alain Drchenzo. Bonjour.
Bonjour et bienvenue sur Sud Radio. Vous êtes le président de CCI France à la tête du réseau des 121 chambres de commerce et d'industrie du du pays. Vous êtes à l'origine de ces trophées du commerce.
Je reviens vers vous dans un instant. Mais d'abord un mot avec vous madame la ministre, situation des commerces en France, leur nombre qui a chuté 4 % entre 2015 et 2020. Est-ce qu'on a réussi ces dernières années à inverser la tendance ?
Ben écoutez, le le nombre de commerces a baissé mais les superficies ont augmenté. Donc il faut aussi mettre en avant ce qui est important. Effectivement, il y a une concurrence difficile qui s'établit, hein, notamment avec le e-commerce, mais nous avons euh des commerçants qui innovent euh qui prennent en compte l'ensemble des transformations qui sont demandées, je pense, à tout ce qui concerne les modifications de mode de consommation euh des euh des des consommateurs, euh également euh tous les défis numériques, les défis en matière d'environnement qui sont devant nous et nous avons des commerçants qui sont innovants, qui sont créatifs, qui sont passionnés et il est très important de les soutenir, de les accompagner parce qu'effectivement ils sont le cœur battant de notre économie locale de de de nos territoires.
Les structures même de nos territoires de l'ensemble de nos territoires. Vous avez raison, cela structure nos villes, c'est un lien social important et derrière sont des emplois. Le commerce au total c'est 3,4 millions de salariés, commerce de détail et commerce de gros.
Donc effectivement, il y a des modifications, il y a des transitions qui s'opèrent, mais je remarque que les commerçants se saisissent de ces opportunités. Euh voilà, ils sont créatifs euh ils sont inventifs et euh en tout cas nous sommes là pour les accompagner. Il y a différentes dispositions au niveau de l'État.
Je pense à tout ce qui concerne le soutien au commerce rural euh où le l'État vient de remettre 4 millions d'euros pour euh soutenir des initiatives, financer. Ce sont 900000 français qui ont pu bénéficier de ce dispositif. Je pense également au dispositif manager de commerce, manager de centre-ville.
Ce sont 110 territoires qui vont pouvoir profiter de ce dispositif et puis nous travaillons sur un certain nombre de sujets. Je pense à tout ce qui concerne la reprise des entreprises et notamment la reprise des commerces hein. C'est un on y reviendra effectivement c'est un enjeu très important pour l'ensemble de nos commerces.
Ouais. Ça veut dire que malgré le contexte, malgré cette guerre tarifaire avec les États-Unis et la Chine, malgré et bien cette concurrence accrue de la part des plateformes de e-commerce notamment asiatique, vous restez tout de même optimiste aujourd'hui madame la ministre. Oui, je je reste optimiste.
Certes, c'est c'est c'est difficile, mais il y a des chiffres qui sont devant nous. Nos commerçants sont résilients. En fait, il y a une certaine forme de résilience et je pense qu'il faut les accompagner.
Il y aura d'autres mesures également, je pense, à tout ce qui concerne le MAD in France que nous allons promouvoir et et tous ces dispositifs doivent aussi être travaillés avec les élus locaux. Moi, je crois beaucoup à la synergie entre euh les élus locaux parce que les difficultés ne sont pas forcément les mêmes entre une grande métropole euh un une commune euh en en situation en en ruralité euh dans des zones urbaines. Enfin, et les mers sont les mieux placés sans doute justement pour pour faire en sorte qu'on ait cette vitalité du commerce en France quoi. ou je crois beaucoup à cette association entre les élus locaux, les associations union commerciale et les commerçants eux-mêmes et ensemble réussir à je dirais trouver les alternatives, trouver les bonnes solutions.
Les situations peuvent être différentes au niveau de la circulation, au niveau des de tout ce qui concerne le stationnement. Il peut y avoir des soutiens, on voit des collectivités qui aujourd'hui d'ailleurs investissent pour soutenir leur commerce avec des foncières qui peuvent exister. Je vois dans la région Normandie, il y a une foncière qui s'est mis en place pour soutenir et venir en aide pour acquérir l'immobilier.
Voz voyez donc ce sont ces initiative en tout cas que demain je vais lancer également dans le cadre du conseil national du commerce avec une charte ville commerçante pour effectivement pouvoir répondre à ces enjeux mais les adapter. Vous voyez, il s'agit pas de définir de manière verticale ce que nous nous pouvons proposer. Il s'agit de faire participer les acteurs pour apporter les bonnes solutions.
Alain Drchenzo, je rappelle un président de CCI France qui organise ses trophées du commerce. Vous partagez le l'optimisme ici de la ministre ? Bah je le partage parce qu'on a des chiffres qui corroborent ce que vient de dire la ministre, c'est que en 2023 c'était un peu compliqué.
On a une petite régression en à la fois en chif d'affaires et en volume. 2024 donc on a une progression en chiffre d'affaires et le premier trimestre 2025 donc est plutôt positif. Alors c'est pas de la grande croissance hein, c'est entre 0 et 1 % mais en tout cas si vous voulez c'est de la croissance et puis je confirme donc nous comm ça une forme de enfin une dynamique en tout cas c'est une dynamique ça veut dire qu'il ne lâche rien.
On parlait de résilience il ne lâche rien et puis et puis quand on a la chance d'avoir ce tissu de commerçant donc qui veut qui veut se battre ben nous on est on est là pour les accompagner ce qu'on fait au quotidien. avec avec l'ensemble des des chambres de de commerce et et d'industrie, cette volonté de de promouvoir les innovations, les initiatives qui sont mises en place dans un certain nombre de de commerces un peu partout en France. C'est l'objectif aussi de ces trophées du commerce.
Quel type d'innovation on a par exemple parmi les candidats présents sur cette finale ? Écoutez, je vous écouter ce matin juste avant mon émission, j'ai j'ai écouté la la bijouterie Dominique Garcia si je me trompe. Je crois que c'est celle-ci.
Donc vous avez vu, c'est la digitalisation, c'est la façon de choisir des fournisseurs, d'avoir des créateurs. Tout ça fait partie de l'innovation. Il y a deux types d'innovation.
Vous avez de la de l'innovation technique ou technologique. Donc et après vous avez une autre innovation qui est pas assez utilisée dans notre pays, c'est la non technologique, c'est l'accueil, c'est ma vitrine, c'est comment je communique et cetera. Et donc vous apercevez que ça a toujours été le cas.
Ça a toujours été un enjeu. Qu'est-ce qui change justement là-dessus sur récemment aujourd'hui ? Alors ce qui change c'est que c'est la la tension compétitive, la concurrence.
Quand vous voyez que je vous disais que on peut être positif, ceci dit qu'on est entre 0 et 1 % de croissance, c'est pas comme 10 % de croissance depuis plusieurs années. 10 % de croissance depuis plusieurs années, c'est le commerce en ligne. Voilà.
Donc il y a une véritable compétition. qui a une compétition, on doit se le dire, entre le commerce de nos centres-ville et le commerce de périphérie, il faut se le dire, entre les gros et les petits. Et là-dessus, si vous voulez, ce qu'on essaie de faire nous, chambre de commerce et d'industrie avec les dispositifs de l'État, c'est faire en sorte que chacun puisse vivre parce qu' il faut pas oublier la chose suivante, je crois que vous l'avez cité.
Donc si vous avez un no commercel, c'est un no assurément. Ça veut dire que le dernier commerce qui quitte votre centrebourg ou votre village, c'est la vie du village qui meurt. Et donc on a cette problématique.
Est-ce qu'on a observé avec des centresvilles désertés où on avait de moins en moins de de commerce, des villages aussi où les où les commerces les commerçants devaient fermer boutique. On a l'impression quand même qu'on a une quand même qu'on a une tendance inverse aujourd'hui avec des commerces qui réinvestissent les villages avec des commerces qui reviennent qui reviennent dans les centre-villes aussi. Vous savez, il y a un événement dont on doit tout se souvenir, c'est le Covid.
Voilà, ça a changé des états d'esprit, ça a changé la la façon de voir des choses, l'envie de faire du commerce de proximité, l'envie de travailler en un circuit court. Et nous, ce qu'on essaie de faire, c'est de rebondir là-dessus parce que ce qui arrive une fois, je le souhaite pas, peut arriver. Et donc, il faut qu'on capitalise sur la proximité.
La proximité, c'est la vie. D'ailleurs, le commerce c'est la vie et ça sera sans doute le grand jingle qu'on pourra avoir ce soir. Et ben voilà, c'est important aussi de le dire tout simplement.
L'innovation n'est pas réservée au grand commerce. L'innovation n'est pas réservée au aux grandes villes. On a aussi des commerces qui innovent dans nos villages, dans nos centre-bourgs notamment, vous le disiez aussi.
Oui. Et sur nos marchés aussi, sur nos marchés de plein vent. J'ai vu des parcours, le parcours de du client sur un marché de plein vent, c'est assez innovant.
On le voit sur des des petits centres commerciaux au centre-ville des des centrebourgs. Moi, je vois par exemple tiens chez moi, je vais le citer, j'ai un petit hôtel restaurant qui s'appelle Saint-Germain euh donc qui est à Pibr qui fait des petites soirées tapasses le weekend, ça fait venir des gens. On voit des matches de rugby un peu moins de foot chez moi à Toulouse.
Mais voilà et donc si vous voulez, ça crée de l'ambiance et surtout ça crée le lien social. Et vous apercevez que pour nos plus anciens si vous voulez le fait de garder ce ce bar tabac ce multiservice que nous avons, mais ça permet de garder la vie. Ils peuvent venir voir un café et donc tout ça c'est rassurant, ça leur fait plaisir et surtout ça les maintient en vie dans nos villes.
Allain Diganzo, président de CCI France, vous restez avec nous. Véronique Louvagier également ministre chargé du commerce, de l'artisanat, des PME et de l'économie sociale et solidaire. On continue dans un instant de parler de ces trophées du commerce et de tout un tas d'enjeux qui sont capitaux pour nos commerces.
On va parler de transmission transmission à ses enfants de son commerce. On va parler également et bien pour le prête à porter notamment qui connaît une crise sans sans précédent de cette proposition de loi contre la Fast Fashion avec la commission mix paritaire qui va arriver très rapidement à la rentrée. On va parler de tout cela dans un instant.
Le grand matin Sud Radio 8h10h, Benjamin Glaise les trophées du commerce avec la remise et bien des différents prix ce sera ce soir à Ber nous continuons d' en parler avec Véronique Louvagier ministre chargé du commerce de l'artisanat des PME et de l'économiste social et solidaire. Merci d'être avec nous. Merci également avec Alain Dickrenchenzo, président de CCI France.
Avant de parler de politique et des différentes mesures mises en place par le gouvernement ou prévu par le gouvernement pour et bien défendre nos commerces, un mot l'indique Rechenzo, sur la cérémonie. Ce soir, ce sera à Beréronie ? Ben, ça va être une grande fête.
Ça va être la grande fête du commerce. Donc, c'est on aura 21 nominés, sep nommés ce soir, trois associations de commerçants et quatre commerçants donc en fonction des différentes catégories. Et donc ça va être la remise des prix et ça va être l'opportunité de célébrer de célébrer ce commerce encore une fois de proximité et de faire en sorte de donner le moral encore plus à nos commerçants d'avoir envie de se battre et je et je pense qu'il est important de donner des rôles modèles des rôles modèles parce que si vous voulez bon dans les périodes un peu un peu plus difficiles qu'avant on peut se le dire hein donc on a besoin d'avoir des des modèles, on a besoin d'avoir des images et ce soir on va voir 21 rôle modèles qui sont là qui vont nous expliquer qui vont s'exprimer et puis il y aura sep grand lauréat et donc tout ça va donner la la fête du commerce mais encore une fois c'est pas en un coup c'est pas one shot comme on dit hein ça sera chaque année et puis on a une petite surprise puisque vous savez qu'on va continuer à travailler ensemble avec 40 portraits justement des rôles modèles que nous aurons chaque matin sur ce radio 40 plus de 40 portraits de de commerçants effectivement pour mettre en avant voilà donc mettre en avant donc et venir inspirer on a besoin d'inspiration et de modèles d'exemples Louvagier alors on parle notamment on parlait beaucoup de l'innovation jusqu'à présent il y a aussi La question de la transmission qui se pose, c'est un enjeu majeur pour les commerçants.
Certains estiment que c'est trop compliqué aujourd'hui de transmettre son commerce à son enfant. Il y a il y a beaucoup de on va dire d'obstacles qui se présentent dans ce cas-là. Que compte faire le le gouvernement pour faciliter donc favoriser les sessions d'entreprise au sein de la famille ?
Alors vous avez raison, c'est un vrai enjeu hein puisque un commerce sur 4 dans les 5 ans qui viennent va se trouver confronté à un sujet de transmission. Donc il nous faut préparer, il nous faut accompagner, soutenir. C'est la raison pour laquelle cet après-midi je lance à Ber avec le soutien d'Éric Lombard et tout l'écosystème dont les chambres de commerce et d'industrie.
Une première réunion pour lancer établir une stratégie nationale. Il nous faut anticiper. Les sédents doivent pouvoir être identifiés accompagnés dans les années qui précèdent la session.
Il faut également organiser un appari entre les céd qu'est-ce qui envisagé dans ce cas-là ? Et bien écoutez, aujourd'hui nous avons une difficulté pour identifier, préparer l'océdan dans les 5 années qui précède la session et on le sait, cela prend du temps, cela mérite d'établir un certain nombre de diagnostics, d'orientation. Il faut éviter également que les sédents refusent finalement d'innover ce prix d'investissement dans les dernières années parce que ça met la transmission en péril.
Donc il nous faut préparer tout ça avec les acteurs. Il y a déjà un certain nombre d'initiatives locales qui existent mais tout ça n'est pas forcément structuré et aujourd'hui il y a des difficultés puisque aujourd'hui une entreprise sur deux n'est pas reprise. Une entreprise sur deux donc cesse.
Voilà derrière il y a des véritables savoir-faire qui existent. C'est un enjeu également un certain niveau de souveraineté industrielle. Puis et puis il y a des emplois et c'est également, nous en parlons, la vitalité de nos nos territoires parce que ces entreprises, ces commerces, il participe à structurer la ville, participe à établir le lien social.
Donc il y a un véritable enjeu. Nous allons donc travailler tous ensemble pour établir cette stratégie nationale, faire des propositions et identifier aussi localement euh pour que les euh sédents puissent savoir à qui s'adresser parce que quelquefois il peut y avoir aussi une multitude d'acteurs et tout ça va permettre d'établir, d'éclairer et d'apporter une réponse structurée au sédents et au représent. C'est la question de la simplification.
Oui, vous avez on attend dans beaucoup de secteurs et notamment dans celui-ci. Oui, tout à fait. Vous avez la question de la simplification, il y a la question aussi de l'accès au financement parce que nous savons que dans un certain nombre de cas euh le l'accès au financement est un frein.
Donc nous devons apporter des réponses. Il y a par exemple moi qui suis ministre également de l'économie sociale et solidaire, je pense à tout ce qui concerne les scopes qui ne sont pas forcément toujours utilisés. Le sédent n'a pas forcément l'idée que cela pourrait être ses salariés qu'au travers une Scope puisse reprendre l'entreprise.
Or, ces savoir-faires existent en interne et aujourd'hui, nous le savons, d'ailleurs, beaucoup de Français ont un tempérament entrepreneurial. Donc, il faut aussi peut-être soutenir ces démarches qui concernent les salariés. Il y a une petite musique qui revient beaucoup en ce moment, madame la ministre.
Ça concerne le pacte du trail. niche fiscale qui permet d'exonérer d'impôts 75 % de la valeur transmise. On parle ici des transmissions d'entreprises familiales.
Beaucoup demande à réformer euh ce pacte. Est-ce que c'est envisagé de votre côté ou est-ce que c'est hors de question ? Alors je je le dis, j'ai eu l'occasion de l'annoncer à l'événement Impact PME organisé par la CPME il y a 15 jours et Éric Lombard a eu l'occasion de le redire. le pacte du 13 sera préservé et moi je le soutiens de manière très importante parce qu'aujourd'hui c'est un outil donc pas de plafonnement certains disent que c'est une une mesure assez injuste puisqu'il n'y a pas de de plafonnement pas de plafonnement prévu écoutez écoutez vous savez euh en France nous avons beaucoup moins de TI donc de grandes entreprises que en Allemagne.
Nous savons que pour transformer une entreprise de PME en ETI il faut 21 ans. Et nous savons que à chaque fois qu'il y a une transmission, une transmission qui coûte, cela prive l'entreprise d'investissement derrière et cela la prive de développement. Donc, il nous faut soutenir tout ce qui peut aller en faveur du développement, de la transmission et du maintien des entreprises.
Et derrière, ce sont aussi les maintiens des emplois. Donc, le pacte du trade doit être préservé et il sera préservé. Je vous le dis ici, cela a été annoncé et aujourd'hui, nous avons un outil fiscal.
Nous n'avons pas beaucoup d'outils fiscaux favorables à la transmission. Celui-ci en éteint et en tout cas moi je le défendrai. Je dirais bec et ongle et et je sais que Éric Lombard a annoncé qu'il sera préservé.
Donc cela peut rassurer l'ensemble des chefs d'entreprise. Venons-en Véronique Louvagie à cette proposition loi contre la mode ultra FMR. C'est ce qu'on appelle la fast fashion.
Au départ, elle devait cibler les plateformes asiatiques de type Chine, TMU, AliExpress. Certains redoutent aujourd'hui que des enseignes français soient également frappés. Est-ce que ce sera le cas ?
Est-ce que avec cette loi des entreprises françaises devront payer des pénalités financières ? Alors, cette proposition de loi de Fast Fashion vocation à euh je dirais s'attaquer à la concurrence desloyales. Nous ne sommes pas euh défavorable à ce qui est euh de la concurrence d'ailleurs comme l'a dit Alain de Chrisenzo.
Mais tout ce qui est concurrence déloyale, c'est-à-dire que lorsqu'il y a des pratiques industrielles et commerciales qui ne respectent pas nos règles, cela doit être mis en cause et c'est l'objet de cette proposition de loi Fast Fashion pour s'attaquer aux plateformes asiatiques, il faut le dire. Donc effectivement aujourd'hui il y a un risque euh suivant la définition du malus que certaines entreprises voilà de de la Fast Fashion puisse être retenue. Je m'en suis entretenu avec un certain nombre d'acteurs.
L'objectif est véritablement de s'attaquer à l'ultra fast fashion. C'est l'objectif. Nous allons retravailler avec les acteurs avec ma collègue Agnè Panier Runaché qui a pris en compte aussi cet élément pour faire en sorte que nos entreprises françaises soient préservées.
C'est l'objet en tout cas de cette proposition de loi. Donc vous pouvez garantir que ces entreprises françaises notamment dans voilà dans le prê à porter avec cette inquiétude qu'il y a contexte très compliqué elles seront préservées. Pas de pénalité financière dans le cas de cette loi.
Nous allons travailler ensemble pour une définition qui fasse que ces entreprises soient préservées et qu'on ne s'attaque pas à ces entreprises. Je rappelle que vous allez les recevoir d'ailleurs prochainement. Oui, je les reçois je les reçois régulièrement.
Oui. Oui. Et et c'est bien normal parce que il y a un véritable enjeu en matière de de textile.
Je rappelle que aujourd'hui 22 % des colis de la poste sont concernent deux plateformes alors que c'était simplement 5 %. il y a 5 ans. Voilà.
Donc il y a un vrai enjeu sur le textile et nous devons faire en sorte que nos fabrications, nos productions françaises européennes qui respectent les règles nos commerçants puissent être protégés. Voilà. En tout cas, c'est l'enjeu et je suis déterminée à à les aider les soutenir dans ce sens.
H PDG de Carrefour, Alex Bompard, Alexandre Bonpard pardon, qui veut instaurer une taxe à la Trump. Puis l'appelle à la création d'une taxe sur les petits colliers en provenance de de Chine à hauteur de 100 % de leur valeur. Est-ce que vous êtes favorable à cela ?
Madame le ministre, écoutez, la la France a porté dès le début de l'année 2025 au niveau de la Commission européenne une demande pour revoir le seuil d'exemption des droits de douane qui existe sur les colis de faible valeur jusqu'à 150 €. La Commission européenne a accepté de revoir ce dispositif qui normalement était prévu jusqu'en 2028 à l'ône de 2026 et a également euh envisager euh de revoir de d'établir un dispositif de frais de gestion sur ces colis. Donc ça c'est en euh cours de de travail au niveau de la Commission européenne.
Ensuite ce sujet doit être travaillé au niveau européen. C'est ça qui est important. Et donc nous devons une taxe de 2 € pour chaque petit colis d'une valeur de 150 €.
C'est de moins de 150 €. C'est suffisant selon vous et et déjà mettre des droits de douane derrière et mettre des droits de douane. Moi je réfléchis également à la mise en place de frais de gestion qui pourrait exister là au niveau français pour financer les contrôles de régularité et de conformité qui sont opérés par la DGCRF puisqueaujourd'hui ces contrôles sont uniquement en France financés par euh je dirais les les citoyens français, les les ménages et les entreprises françaises.
Il faut que nous travaillons au niveau européen euh et effectivement atteindre aussi ces plateformes au travers d'autres procédés. Euh tout ce qui concerne le numérique, est-ce que ces plateformes respectent bien toutes les règles du DSA ? Voilà, la Commission européenne s'est saisie de ce sujet à l'initiative de la France avec d'autres pays et aujourd'hui la plateforme Chine doit répondre à un certain nombre d'injonctions qui ont été formulées par la Commission européenne.
Je rappelle par ailleurs que suite à une enquête conduite par la DGCCRF, la plateforme Chine a été condamnée la semaine dernière à une amende de 40 millions d'euros en constatant que sur les offres de réduction de promotion qui étaiit proposé, 57 % de ces offres n'étaient en fait aucune offre de réduction ni de promotion. 19 % de ces offres euh proposaient finalement des offres moindres que celles qui étaient annoncées et que 11 % qui étaient proposés comme des offres étaient en fait des augmentations de prix. C'est-à-dire que 87 % des promotions et des annonces faites par cette plateforme n'en était pas.
Donc je je j'alerte les les consommateurs d'être relativement prudents vis-à-vis d'un certain nombre d'offres de promotion qui sont effectuées par ces plateformes. Allachenzo, je rappelle, vous êtes président de de CCI France. Difficulté en ce moment en terme de de contexte, incertitude.
C'est le maître mot aujourd'hui pour pour les commerces avec notamment cette question du budget. On devrait connaître le 15 juillet prochain les grandes lignes, les grandes grandes orientations de ce budget à avenir. Cette incertitude, les commerçants s'y habitu mais on on doit vivre avec l'incertitude, vous savez.
Donc ça me rappelle un peu les taux d'intérêt, on était habitué à des taux d'intérêt qui étaient relativement bas, soit inexistants. Donc ça c'était sur les sur les 10 15 dernières années. Donc si vous regardez, il y a il y a il y a il y a 50 ans, c'est tout à fait différent.
Donc je crois qu'il faut vivre l'incertitude. Ce qu'il faut si vous voulez et je je su d'en parler madame la ministre, c'est qu'à un certain moment il faut bien sûr nous donner un cap donc de façon à ce qu'on se prépare. Mais je crois qu'il faut être habitué à vivre avec cette incertitude.
Regardez Trump c'est une incertitude. Regardez les conflits aujourd'hui géopolitiques que nous avons. C'est de l'incertitude.
Il faut vivre avec. Si quand vous avez de l'incertitude si vous voulez vous arrêtez de travailler, c'est fini. Voilà.
Donc, on doit gérer ce risque d'incertitude. Jeis peut-être revenir, si vous êtes d'accord, sur euh euh donc la transmission reprise et sur les enjeux, vous voyez sur euh donc la création d'entreprises, on a créé 1 million d'entreprises cette année l'an dernier. Donc c'est 300000 emplois sur 10 ans.
La transmission reprise, c'est 700000 emplois sur une période de 5 ans. Donc, il y a des enjeux qui sont fondamentaux. Et revenir peut-être sur le commerce inégal parce que c'est ça dont on parle, l'inégalité. h il y a un facteur que je sur que je voudrais souligner c'est le temps.
On n pas le temps. Donc j'ai bien compris l'Europe, j'ai bien compris ce qu'on veut faire nous de notre côté mais sachez que nos commerçants dans cette zone d'incertitude de difficultés n'ont pas le temps. Donc il faut agir très vite.
Et moi je pense que c'est pas un forfait qu'il faut mettre en terme de entre guillemets pénalisé ou taxe. C'est un pourcentage. Et bon par raison un pourcentage parce que quand vous avez des produits qui coûtent 8 € 2 € de plus c'est pas sensible.
Vous voyez ce que je veux dire ? Donc si par contre c'est un pourcentage, je pense qu'on peut retrouver un petit peu plus de marge manœuvre. Very Louvagine réaction là-dessus rapidement.
Écoutez, il faut retravailler. Je rappelle que sur la proposition lo fast fashion, c'est un montant qui la première année serait un malus de 5 € qui augmenterait d' 1 € par an jusqu'à 10 € avec un plafonnement à 50 % du produit. Donc déjà, si nous avons les frais de douane, si nous avons des frais de gestion au niveau européen, si nous avons ce malus français, je pense qu'on peut corriger, je dirais cette concurrence déloyal parce que c'est sur cette concurrence déloyal, sur ces différences de pratique industrielle et commercial qu'il faut effectivement intervenir et se battre.
Merci beaucoup Véronique Louvell. Je rappelle que vous êtes la ministre déléguée chargée du commerce, de l'artisanat, des PME et de l'économie sociale et solidaire. Merci à vous aussi à l'indires renchenzo, président de CCI France, la CCI qui a l'origine des trophées du commerce.
Les lauréas dévoilés ce soir à l'occasion d'une cérémonie à Ber. On aura l'occasion d'y revenir sur Sud Radio. Sud Radio partenaire de cet événement avec les commerçants qui seront mis à l'honneur tout au long de cet été avec une quarantaine de portraits de commerçants à découvrir jusqu'à la fin du mois d'août.
Merci à vous deux et très bonne cérémonie ce soir. Vive le commerce. Et oui, vive le commerce effectivement dans toutes ses formes le commerce.
Merci à vous deux dans un instant les infos sur Sud Radio et puis notre grand débat. On parlera de la police municipale.
Véronique Louwagie