SANDRINE ROUSSEAU DECONSTRUCTS JEAN-JACQUES BOURDIN! (WOKISM, DEGROWTH, FEMINISM...)
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Certains disent Trump, Poutine, Rousseau. Si dans votre vie, je représente un danger aussi grand que Poutine et Trump, et bien j'aimerais [musique] bien savoir ce qu'il y a dans vos placards en réalité. Aujourd'hui, on mange des animaux, on mange des cadavres comme on achèterait des boules.
En fait, c'est le plus grand boys club au monde l'Église catholique. Bah, il y a pas une évêque. Dans notre podcast Bourdin Média, je reçois aujourd'hui Sandrine Rousseau qui est député écologiste du 13e arrondissement de Paris.
Vous dérangez Sandrine Rousseau ? Je vous dis ça parce que vous avez écrit donc tu nuis à la cause. En dessous je vois W.
Vous êtes wist. C'est pas moi qui ai mis ce nom, c'est mes adversaires qui m'ont mis cette étiquette et je je la je l'accepte, je l'assume et je la reprends. Oui, bien sûr.
Alors, vous dérangez ? Je lis la dernière page. Tiens, nous n'avons plus le temps d'être poli.
Nous avons encore celui d'être radicaux et radicals. Nous avons surtout un impératif gagné face au fascisme. Réveillons-nous, éveillons-nous, tonton.
Soyez du bon côté de l'histoire. Oui, parce que le personnage principal de votre livre, c'est Tonton. Mais qui est ce tonton ?
Et tonton euh c'est le tonton des repas de famille qui euh à bout d'arguments au bout d'un moment face à sa niè féministe qui le pousse dans ses retranchements finit par dire "Mais de toute façon, tu nuies à la cause comme ça, vous savez avec un un revers de main." Bah tantôt idéal type, c'est quelqu'un qui déteste les réunions en non mixité mais qui a jamais trouvé hardir aux réunions tuperroir par exemple. Attendez, attendez, vous reconnaissez, vous êtes un tonton.
Vous [rires] vous dites, hein, vous n'hésitez pas, vous réagissez. Oui alors oui il est jamais allé aux réunions réservé aux femmes. Non mais il dit ben absolument voilà dans alors ton idéal type il nous dit non les réunions en non mixité ça va pas voilà il le dit comme ça avec un ton très docte et en fait il y avait des réunions t superroir dans sa jeunesse.
Il a jamais vu que ça posait problème vous voyez donc en fait c'est ça ton club de France ou l'automobile club de France 1,5 million mais j'ai en plus je l'ai appris en écrivant ce livre 1,5 million d'adhérents interdits aux femmes. Oui, on est en 2026. Ouai.
Bon, alors d'Ur, je vais le je vais leur déposer un livre devant [rires] leur portail. Mais c'est vrai, en plus, je vais le faire là cette semaine. Mais oui, je vais aller devant leur portail, ils sont pas très loin de l'assemblée et je vais aller leur déposer un livre dans la boîte aux lettres avec une petite dédicace spéciale.
Vous avez un tonton ? Oui, il m' il m'a envoyé un message le pauvre en me disant "Est-ce que c'est de moi dont tu parles ?" Mais non, tonton, je t'assure c'est pas toi. [rires] Alors, ce tonton, ce tonton, il a une voiture.
Bon bah ça, il est pas seul hein, avoir une voiture. Vous avez une voiture vous ? Oui, j'en ai une mais que j'utilise quasiment pas.
Mais oui, j'en ai une. Oui, vous en avez une. Bon, il mange de la viande.
Vous ne mangez pas de viande. Non, jamais. Non.
Bon, il va peut-être à la chasse. Mais oui, possible. C'est impossible.
Ah, c'est possible. Euh, la chasse facteur de la culture de la violence. Ouais.
Pourquoi ? Bah quand on trouve que c'est très amusant et que c'est un loisir que d'aller avec un fusil tuer des animaux euh qui euh maintenant toutes les recherches l'ont démontré ont euh des émotions, ressentent des émotions, ont des solidarités, euh savent compter, enfin ont tout en fait des cerveaux qui sont certes un peu différents d'une autre, mais pas tant que ça en réalité et qu'on trouve hyper drôle d'aller le weekend avec d'autres tontons, prendre un fusil et et tirer dans la grive le lapin ou le sanglier ou sert en fait ça me pose une question fondamental moi je suis contre la chasse. Après si déjà on arrivait à l'interdire le weekend et les vacances, ce serait déjà pas mal.
Mais mais vous êtes favorable à l'interdiction totale de la chaui. Moi oui. Oui.
Euh je lisais d'ailleurs dans votre livre qu'une arme de chasse était utilisée dans un féminicide sur quatre. Ouais. Quand il y a des tensions conjugales, quand les femmes subissent des violences, elles savent que cette arme existe dans la dans la pièce ou dans la pièce d'à côté et elles savent qu'elle peut-être retournée contre elle.
Et en fait, c'est un outil de coercition, un outil de menace, un outil de de d'humiliation extrêmement fort. Et donc euh voilà, moi je suis euh je pense que oui, c'est une culture de la violence profondément. Moi, tonton lave ses chaussettes.
Et bien ça c'est un slogan des années 70 que j'adore. C'est mon slogan préféré des manifes féministes. C'est euh Ouvriers de tous les pays qui lavent vos chaussettes.
J'adore ce slogan parce que précisément quand on renvoie la lutte des classes au féminisme et bien je dis que même les personnes même les hommes les plus discriminés et évidemment ils subissent aussi des discriminations mais même les hommes les plus discriminés dans la société peuvent avoir recours à du travail gratuit peuvent bénéficier du travail gratuit de leurs femmes chez elle chez eux et notamment pour laver leurs chaussettes et en fait c'est pas rien c'estàd que c'est ça le c'est en ça que le rapport de genre je vais parler du partage des tâches domestiques c'est qui est c'est qui est Michel Sardous, tu nous écoutes ? Oui. Qu'est-ce qui vous a Oui, c'est vrai.
Mais il avait dit qu'il passait jamais l'aspirateur. On avait l'impression que c'était dangereux quoi, pour lui de toucher l'aspirateur. Et il avait dit "Mais moi je jamais" et c'était une fierté de jamais toucher l'aspirateur.
Voilà. Bon. Bon, tâches domestique, droit à la paresse des constructions, décroissance.
On va parler de tout cela aussi. Sandrine Rousseau, vous réagissez à ce que dit Sandrine Rousseau. Vous n'hésitez pas, vous adhérez au podcast, vous Maises aussi quand vous aimez bien parce que moi je reçois beaucoup de menaces et de cyberharcèlement.
Alors je reçois aussi beaucoup d'amour mais mais n'hésitez pas aussi à dire comment. Ouais ouais. Non mais on est d'accord.
On est d'accord. Bon donc les repas de famille sont animés hein. On est bien d'accord.
Et j'ai Mais le nombre de personnes, j'aimerais bien savoir le nombre de personnes qui ont eu des repas de famille comme ça où à la fin on a dit tu nuis à la cause ou cette phrase a été posée dans au milieu de la table. Mais quelle cause ? Bah c'est ça la question.
Bah oui, quelle cause ? C'est ça la question. Est-ce qu'il y aurait du féminisme sans les féministes ?
La cause ça se construit politiquement. C'est quelque chose qui se fait par le militantisme. Donc on peut pas nuire à quelque chose qu'on a contribué à construire.
C'est déjà la première. Vous remarquez que dans cette société, j'ai lu ça dans votre livre, ça je l'ai appris, il y avait plus de recherche sur le viagra que sur l'endométriose. Bien sûr, l'érection masculine est beaucoup plus importante que le bien-être des femmes et leur endommétriose.
Donc évidemment qu'il y a beaucoup beaucoup plus de de recherche là-dessus, mais de même que si vous regardez les ceintures de sécurité aujourd'hui, elles sont calées sur des mannequins hommes et pas sur des mannequins-femmes. Les médicaments sont la plupart du temps testés sur des des dosages pour les hommes. Et en fait, mais même l'Assemblée nationale, l'Assemblée nationale, il y a des portraits de députés partout, des petits, des grands, des statues immenses, des tableaux de 4 m/ 3 et puis il y a deux pauvres petites statues de femmes, juste deux mais qui sont vraiment en plus toutes petites, c'est Olymp de Gouge et Simone Veille.
Et aucune de ces deux femmes n'a été députée dire quea aujourd'hui dans l'Assemblée nationale française, il y a aucune députée femme qui a eu les honneurs de cette assemblée. Mais je pourrais continuer dans l'assemblée. La la salle d'honneur, elle s'appelle Colbert.
Colbert, c'est celui qui a fait le code noir. C'est pas possible d'avoir ça dans l'Assemblée nationale. Robaptisé.
Ben bien sûr. Les députés des territoires ultramarins qui ont connu l'esclavage, ils refusent de rentrer dans cette salle. C'est pas possible que des députés de la nation refusent d'entr députés qui refusent d'entrer Sal Colbert à l'assemblée.
Bien sûr. Bah le code noir c'est quand même ça ça a légalisé l'esclavage he d'une certaine manière. Alors le wisme ce mot W ça veut dire réveil.
Réveil ou Ouais au départ ouais hein. C'est le réveil des minorités. Ouais hein.
Des minorités opprimées. Ça vient des États-Unis. Viunis ça vient des États-Unis.
ça vient des afroaméricains. C'est pour ça que moi j'utilisais pas spontanément ce terme parce que les personnes qui ont utilisé ce terme au début, c'était des personnes qui risquaient leur vie dans le militantisme parce que c'était le temps de la ségrégation et parce que à l'époque on on plaisantait pas avec ça. Et donc c'est pour ça que moi j'ai du mal à m'approprier complètement ce terme parce que respect immense aux personnes qui ont fait ça parce que c'était c'était très très courageux.
Enfin, génér être existant politique, c'est très il y a aussi au nom du walkisme des excès qui sont lesquels qui sont pratiqués. Bah, des reproches qu'on peut vous faire. par exemple euh euh on se réunit entre femmes et on interdit aux hommes euh d'entrer par exemple, je ne sais pas, il y a il y a en fait des réunions en non mixité d'hommes, il y en a plein.
Euh par exemple l'automobile club, on en a parlé mais même l'église catholique. Mais même l'église catholique, je veux dire c'est c'est le plus grand boys club au monde le l'église catholique. Bah il y a pas une évêque, il y a pas une seule femme évêque, il y a pas une seule femme prête, c'est encore interdit.
Et donc des réunions en non mixité homme qui en plus décident pour les femmes, il y en a quand même beaucoup. Euh et dès qu'il y a une pauvre réunion dans un syndicat étudiant dans une pauvre université qui va quand même pas révolutionner l'univers, et bien on dit ah réunion non par les wistes les plus les plus ex je sais pas moi certains livres sont bannis aux États-Unis. C'est arrivé c'est arrivé.
Moi les exemples en France que j'ai c'est euh par exemple les 10 petits [ __ ] de d'Agatha Christi qui ont été renommés mais ça c'est l'Ormura qui en parle extrêmement bien c'est qu'en fait c'est une politique commerciale pour remettre le le livre dans les étagères il y a mais non enfin l'idée c'est en plus moi je suis pas pour qu'on débaptise les œuvres d'art, je suis pas pour qu'on on change les choses. Je pense qu'il faut mettre en contexte ses œuvres. Par exemple, quand on a un Gogin, moi j'avais été très surprise.
Par exemple, Gogin, Gogin, il est il s'est marié avec une femme qui à l'époque avait 13 ans sur les îles marquises. Et quand on a fait son biopic, donc un film, c'était Vincent Cassel, je crois, qui qui représentait Gogin, on a dit que sa femme avait 17 ans je crois, mais enfin c'est pas pareil, 13 et 17. Et donc pourquoi on minimise comme ça ?
En fait, je veux dire, il peut avoir fait des très belles peintures et pour autant avoir été un pédo criminel en fait. Je veux dire, c'est la vie, la vie est complexe et les humains sont complexes dans cette vie et les héros euh qui d'une pureté totale n'existe pas. N'hésitez pas, vous pouvez vous inscrire sur notre podcast, c'est gratuit, bourd média, allez-y et je vais entrer dans le plein d'étoiles.
Ah mercio. Non, mais tu es plein d'étoiles. Dites-moi, dites-moi.
C'est quand même un truc, c'est que parce que on a il m'a interviewé de nombreuses fois. Ah oui, je sais pas combien mais une petite dizaine, on va dire ça quelque chose de cet ordre. À chaque fois que je suis sortie de son plateau et c'est quand même à peu près le seul endroit où ça me faisait ça, je sortais mais totalement lessivé comme si je sortais d'un match de boxe.
Et en fait des interviewers qui sortent les interviewers de leur zone de confort, il y en a pas tant que ça quoi. Bon ben ça me fait plaisir ça. C'est c'est [rires] ça me rappelle la fau qui m'a même qui m'a fait le même compliment récemment.
Bon d'accord. Non non non, je vous compare pas. Je je vous dis je vous comprends pas.
Je vous dis [rires] je vous dis ce qui s'est passé. Alors euh le le masculin l'emporte sur le féminin dans notre grand-mère. Ouais.
Euh il faut changer. Alors il y a l'écriture inclusive, on est on est d'accord qui n'est pas encore d'ailleurs totalement entré entré dans le quotidien. Mais parce que dans l'écriture inclusive, on a l'idée du point médian.
Mais en fait l'écriture inclusive c'est bien plus que ça. C'estd on met au féminin, on dit un ou une mes électeurs, mes électrices. Voilà, c'est quand même pas une révolution terrible mais le masculin l'emporte sur le féminin.
C'est quand même la première règle de grammaire qu'on apprend quand on est tout petit. C'est que pour tout parent qui cherche à ce que ses enfants euh s'expriment bien et on sait combien c'est important quand les enfants sont petits, on les reprend tout le temps, on fait en sorte qu'il parlent bien parce que c'est très important et c'est c'est la fierté des parents et c'est normal. Euh bah une des premières leçons qu'on leur apprend, c'est que le masculin l'emporte sur le féminin.
Ça veut dire que une petite fille, on lui apprendra dès qu'elle sait se mettre debout que elle peut-être effacée à l'instant où son frère rentre dans la pièce. C'est en fait c'est pas rien, c'est ça ça construit une psychologie, ça construit un rapport au monde, ça construit son identité. En fait, faut-il changer la règle ?
Bien sûr. Surtout que cette règle a été mise en place. Comment ?
Comment fait-on ? Je m'étouffe. Voilà.
Oui. Bah oui, je sens que ça vous étouffe. Oui.
Ce qui la règle a été mise en place. [rires] Non, cette règle. Oui.
La règle. Réagissez d'ailleurs. Réagissez.
Que pensez-vous de cette règle ? Est-ce qu'il faut la changer ou pas ? La règle a été mise en placeou.
Ouais. par l'Académie française parce que le masculin avait plus de valeur que le féminin. Donc je dire il y a pas de doute sur les intentions derrière.
Sauf que ça a été mis en place au 19. Masculin n'a pas plus de valeur que le féminin. Non.
Ni moins. Alors comment faites-vous ? Et ben, on fait ce qu'on faisait au Moyen-Âge.
C'estàd que tous les noms de métier ont un ont un féminin. Donc on parle d'un docteur d'une doctoresse, d'un chercheur d'une chercheuse, d'un peintre d'une peint quand même. Il y a une évolution.
Non. Bah un tress par exemple, on entend pas beaucoup alors auteur autrice, on commence à entendre autre autrice alors qu'à l'époque euh il y a ça quelques années, c'était encore est-ce que euh la pensée en France se structure encore dans l'éclipse des femmes ? Totalement.
Et d'ailleurs, je trouve que on devrait interroger aussi le moment politique que nous vivons actuellement en regard des questions écologiques. Parce que euh ce que je vois moi dans les guerres, dans euh les coups de menton, les bombes et cetera, c'est vraiment aussi une appropriation des ressources. C'est-à-dire qui euh possède le pétrole, qui possède les terres fertiles et les ressources rares d'Ukraine, qui possède les ressources du Groenland, qui possède en fait le pétrole de Madura.
Donc en fait, il y a une question écologique majeure qui est dans un moment où on a besoin de plus de ressources et où elle se rarifie et bien on retrouve les bons vieux réflexes de la colonisation et de la prédation. Mais il y a aussi une lecture féministe à avoir, c'est que le langage de la guerre est un langage masculin. Et là, il y a une appropriation par les hommes de la stratégie politique, de la stratégie militaire.
Et vous voyez bien que il suffira d'une guerre pour effacer toutes les femmes. C'estàd que là, où sont les femmes dans le débat politique ? alors que précisément elles auraient quelque chose à apporterie dans ce que je vous dis c'est ce que je vous dis sur les ressources c'est qu'en fait tout ce que je porte finalement est immédiatement invisibilisé par une espèce de de de masculinité prédatrice et consommatrice de ressources qui effaceent et qui annile tout autre rapport au monde.
Et moi je jeess de poser et le mal absol absolu que vous détestez. Chopis sa politique dans son comportement mais dans son il fait une fierté d'avoir agressé des femmes. Il est misogine comme pas d'eux de manière outrancière.
Dans l'affaire, il y a quand même un soupçon fort qu'il ait pu avoir des tendances pédocriminelles. C'est quelqu'un qui c'est quelqu'un qui est raciste, c'est quelqu'un qui est suprémaciste. Enfin, je dire comment se fait-il qu'on n'interroge pas les valeurs au nom desquelles il fait de la politique ?
Comment se fait-il d'ailleurs qu'on enquête pas plus sur la Ferpstein en France ? Je pense qu'en France, on a un vrai sujet autour de la pédocriminalité, des violences sexistes et sexuelles. Euh et qu'on veut pas se l'avouer, mais qu'on euh il est pas normal qu'en France juste 0,6 % des viols fassent l'objet d'une condamnation.
C'est un scandale absolu et pour autant on brandit en permanence la présomption d'innocent. Je rappelle quand même qu'il y a 99,4 % des viols qui sont jamais condamnés. Donc et puis il y a quand même on refuse de voir et ça je l'ai observé dans tout ce que j'ai fait là-dessus.
On refuse de voir le caractère systémique de ces violences. On refuse, on accepte le viol et on accepte de le regarder en face si c'est un viol d'exception, si c'est un viol du hasard, si c'est un viol de de de deux personnes qui se connaissaient pas. Mais l'essentiel du viol, c'est pas ça.
L'essentiel du viol, c'est une personne qu'on connaît. Mais souvent dans le cercle familial aussi. dans le cercle familial, c'est les viols conjugaux, c'est les viols en famille, c'est le viol par personne qui a une autorité sur soi qui en fait et ça si on regarde le viol comme étant une espèce d'exception dans la société, alors on ne veut pas voir qu'il est complètement lié à un ordre social, à une hiérarchie sociale, au fait que les hommes dans la construction historique qui est notre société ont un droit d'accès au corps des femmes qu'il renoncent à lâcher en fait qu'il renonce à lâcher et ça renvoie aussi à une société hétéronormée et que tout cela est très lié au système de croissance capitaliste productiviste et qu'en fait on s'en sortira pas si on revoit pas un peu les bases de notre sociolicisme tout à l'heure parlons de l'islam aussi elle est parfois comme vous dites normée cette société pour des raisons religieuses pas toutes les religions je veux dire les trois grandes religions sont opposées sur tout il y a une seule chose sur lequelle elles sont d'accord c'est l'utilisation du corps des femmes et le contrôle du corps des femmes et l'interdiction ou la mise à à la à la marge de des personnes LGBTQ+, c'est-à-dire toutes les personnes lesbiennes gay, cuir, trans et cetera.
Et donc en fait c'est une c'est une c'est une manière de façonner la société de manière hétéronormée et patriarcale évidemment. Mais d'ailleurs c'est Dieu le père en génère euh [rires] et et et tonton est et d'ailleurs ça me fascine quand on me dit que je suis proche des Molains. Mais d'où je suis proche des Molinas ?
Je dire jamais non mais parce que parce [rires] que vous avez dit ça vous a été ça vous l'a été reproché. Certaines femmes portent des voiles parce qu'elles se sentent belles aussi. Mais c'est ce que vous avez dit et ça vous a on vous l'a reproché.
Je me souviens du du débat que ça a provoqué. D'ailleurs, vous provoquez souvent beaucoup de débat volontairement ou involontairement. Non, parce que vous dites ce que vous pensez.
Absolument. Mais quand je dis euh que le barbecue est un symbol de virilité, quand je dis qu'il faut un droit à la paresse, quand voilà, euh en fait je dis des choses qui sont mais sur le voile, je dis pas que que je enfin la question c'est pas qu'est-ce qu'on a comme opinion nous sur le voile, la question c'est pourquoi les femmes le mettent ? Et en fait, les femmes peuvent le mettre al certaines parce que leur mari les imposent, ça j'ai pas de doute là-dessus, mais enfin ça n'est pas du tout le l'essentiel.
C'estd que il y a plein de femmes qui le mettent par conviction personnelle. Il y a plein de femmes qui le mettent parce que pour ell c'est ça peut être quelque chose qui les rende plus belle. Et en fait, je veux dire qui sommes-nous pour juger symbole d'un pouvoir, vous le savez bien, on l'a vu en Iran, c'est le symbole d'un pouvoir et d'ailleurs ce pouvoir ne tolère pas que ce symbole soit enlevé.
Il y a d'autres pouvoirs du patriarcat et de la religion sur lequel on passe moins de temps. Moi, je suis absolument sidérée du fait que il y a pas une voix qui se lève sur les avortements sélectifs qui se produisent en Inde et en Chine où il y a plus de 200000 femmes qui manquent à l'appel simplement parce que l'embryon a porté un chromo de chromosomes X et qu'en fait ça il y a pas de problème. Et là c'est quand même le patriarcat le plus superbe c'est qu'en fait on ne peut même pas naître.
On a même pas l'autorisation de nette parce qu'on est une femme. Combien de femmes sont combien de femmes sont excisées ? Dire qu'en fait le clitoris le clitoris c'est un organe euh sexuel chez les femmes qui ne sert qu'au plaisir féminin.
Le le ce qu'on enlève dans l'excision c'est ce qu'on appelle le gland du du clitoris. C'est la terminaison nerveuse qui possède le plus de terminaison nerveuse dans le dans le corps. On compare souvent ça à euh au fait d'enlever le prépu chez les hommes.
Mais si on compare sa que tonton frémitie là. Pourquoi il frémitie ? Parce que c'est parce que c'est un clitoris parce qu'il a peur.
C'est parce que c'est un clitoris tonton. Mais je peux lui expliquer s'il veut. Donc en fait un clitoris c'est très important parce que ça permet d'atteindre [rires] et de faire en sorte que les femmes jouissent.
Et qu'en fait c'est ça le patriarcat. Le patriarcat, c'est que pour faire en sorte que on soit sûr que l'enfant un naître et bien le sien, on a interdit la jouissance aux femmes. Et en fait, c'est ça l'excision, couper le clitoris, c'est leur interdire la jouissance.
Et ça n'est pas juste couper un bout de peau, ce serait l'équivalent pour les hommes de couper le gland du pénis qui là, j'imagine bien que tonton t tonon serre les fesses là à ce momentlà parce que ça doit être douloureux. Et bien, c'est exactement pareil pour les femmes. L'excision est pratiquée essentiellement euh dans des pays musulmans mais aussi parfois dans des pays à majorité catholique.
Absolument. Et euh le l'avortement sélectif, c'est euh des pays hindou, des pays euh euh bouddhistes. Enfin, je si le patriarcat était le fait d'une seule religion, je pense que on le saurait et ça n'est pas le cas.
Et euh je ne veux pas que on ait des raisonnements trop simplistes là-dessus. Ça veut pas dire qu'il n'y a pas de patriarcage chez les musulmans loin de là. Alors, vous dites, vous écrivez "Je ne réclame aucune faveur pour les femmes.
Tout ce que je demande à nos frères, c'est qu'ils retirent leurs pieds de notre nuque." Oui. Alors, c'est [rires] J'adore cette phrase.
Oui, c'est c'est très beau cette phrase mais en même temps, bon, on n pas toujours le pied sur votre nuque. Moi, je je ne me vois pas avoir le pied sur la nuque d'une femme jeune, pas jeune. Ben en fait, c'est ça la question, c'est euh vous pouvez le mettre intentionnellement quand vous faites des actes. intentionnellement sexiste.
Mais en fait, naître homme dans une catégorie homme, c'est pouvoir mettre le pied sur la nuque des femmes sans même en avoir conscience en fait. Et c'est ça le sujet, c'est que je sais pas par exemple si on prend vous Oui. Si on prend vous, vous avez fait une carrière importante, est-ce que dans cette carrière à un moment donné vous n'avez pas été l'objet bien malgré vous sans doute de l'éviction de femme par exemple à l'antenne ?
Peut-être mais je sens que je le sache mais peut-être j'ai toujours travaillé avec des femmes et avec un immense plaisir. Mais c'est pas c'est pas forcément c'est pas forcément volontaire et c'est ça qu'il faut comprendre pour déculpabiliser aussi les personnes, c'est que ça n'est pas forcément quelque chose de conscient et d'infation. Bah parce que c'est dans le féminisme.
Mais je pourrais très bien mettre les personnes riches dans les rapports sociaux. Mais bien sûr hein, j'ai j'ai un mari. Voilà si c'est ça je vous en parlerai parce qu' vous dites j'ai un mari déconstruit.
Alors [rires] moi là, j'ai jamais trop compris ce que ça voulait dire. C'est quoi d'ailleurs un homme déconstruit ? C'est parce que je comprends pas très bien, c'est un un homme qui est qui a une attention euh euh quotidienne et permanente sur ses privilèges et qui les a conscientisé, c'estàdire qu'il sait qu'il en a.
Et en fait, on choisit pas de naître homme, voyez, enfin comme on choisit pas de naître femme, mais euh naître dans une catégorie qui a des privilèges, c'est aussi être en responsabilité de les dénoncer, de changer les choses, de faire en sorte de tendre la main, mais bien sûr de changer son comportement. Par exemple, si on revient sur le barbecue qui m'a valu 3 ans de cyberharcèlement intense et je reçois encore 5 ans après des photos de biftech, les hommes mangent deux fois plus de viande que les femmes. Bon, on sait que c'est un des principaux facteurs d'émission de carbone.
On sait que les animaux sont on sont sentiants, c'estàd qu'ils ont une intelligence, des émotions et cetera. On les mange et on les parque dans des élevages industriels qui sont objectivement indignes. On fait travailler des gens dans des abattoirs qui sont dans des conditions de travail absolument abjecte.
Et derrière, on va manger ça et et en fait on en fait un une fierté. Mais où est-ce qu'elle est votre fierté en fait ? D'où ça vient cette fierté ?
Je dire la question c'est pas qu'on aime ou qu'on aime pas la viande. La question c'est quel est le respect de l'autre qu'on a dans notre pratique quotidienne et dans notre quotidien. C'est ça la question qui est posée par la consommation de viande.
Et quand je vois à quel point on est fier d'écraser les autres, et bien je dis retirez la le la chaussure que vous avez sur notre nuque. Oui. Euh vous aimez la viande, vous n'aimez pas la viande, vous nous dites "Vous réagissez".
Évidemment. Oui, ça là ça va réagir. Non mais c'est sûr.
Non mais vous n'avez pas interdire l'élevage quand même. Bah l'élevage intensif ou les où il y a 200000 poulets dans un hangar. La question se pos qui a 10 poules dans un poulailler à côté de chez lui.
Non évidemment pas. Évidemment pas. Jamais.
Bon et qui tue sa poule. Ce n'est pas pareil d'aller dans un supermarché prendre un un morceau de poulet dans une barquette en polystyrène avec du plastique dessus. Mais parce qu'on n' pas les moyens de faire autrement, parfois.
Bien sûr. Ce que je suis en train de vous dire, c'est que oui euh aujourd'hui, on mange des animaux, on mange des cadavres comme on achèterait des boulons. Et en fait, ça n'est pas la même chose.
C'est ça que je vous dis, c'est que un poulet n'est pas égal à un boulon. Et ça, je pense que tous les tontons du monde peuvent le comprendre. Et ben quelle leçon quelle leçon il prend sortir de cette interview encore complètement laiss je c'est vrai non [rires] c'est alors certains certaines même disent vous desservez la cause des femmes en étant radical parce qu'il y a un autre féminisme aussi il y a un féminisme qui est pas plus doux mais différent qui accepte qu'on puisse manger de la viande ou bah heureuses sont-elles he j'ai envie de vous dire ouais voilà [rires] mais il faut éduquer les il faut éduquer les jeunes parce que j'ai regardé une enquête là 10 % des jeunes de 15 30 ans en France pensent que la femme doit obéir à son mari.
Ça vous attriste, j'imagine mais c'est Oui. Bah non, ça m'intéresse pas parce que je trouve que les femmes dans cette enquête, elles refusent aussi de rentrer dans un système euh comme ça avec une charge mentale sur les tâches domestiques, une différence de travail domestique trop importante. Elle refuse par exemple la baisse d'une de la natalité est aussi liée à une forme de refus de prendre en charge l'intégralité de des soins aux enfants.
Et je trouve qu'en fait c'est une révolution silencieuse qui est à l'œuvre et que les femmes, les jeunes femmes sont ce qu'on appelle badass maintenant, c'est-à-dire c'est des femmes incroyables. Elles sont en train de refuser par leur pratique quotidienne que les mecs se comportent comme des espèces de petits patriarches et de petits rois en leur royaume. Et en fait, bravo et merci.
Ben bien sûr que je le comprends. Je pense qu'il y a autant de femmes qui refusent d'avoir d'enfants que de raisons qu'elles invoquent. Oui, j'ai pas envie la planète va mal.
Voilà, j'ai encore envie de rester mais il y a aussi plein de femmes qui en font et je veux dire la planète manque pas d'humain donc il y a pas de drame. Moi c'est surtout ça parce que quand j'entends le réarmement démographique, je me dis au secours enfin vos vos pénis messieurs ne sont pas des kalashnikov. Les femmes gagnent Oui.
En moyenne 22 % de moins que les hommes. Oui. Mais pourquoi ?
Parce que les femmes travaille plus. Non seulement elles doivent travailler au boulot mais en plus elles travaillent à la maison. Oui, c'est-à-dire que là le statistiques disent qu'on est à peu près à entre 10 et 12 heures de travail domestique de plus fait par les femmes que par les hommes par semaine.
Il faut instaurer. Non mais attendez là vous prenez ce chiffre comme si c'était rien. Enfin 10 à 12h c'est une journée complète ça va quoi.
De travail gratuit pour que les chaussettes soient rangé. Je pense que si vous savez faire marcher des centrales nucléaires, vous êtes tout à fait en capacité de mettre en route une machine à laver au programme 40. Est-ce qu'il faut instaurer un délit de non partage des tâches domestiques ?
J'ai vu j'ai vu que vous aviez réfléchi à cela. Ouais, ça existe dans certains pays. Euh en Chine ça existe.
Il y a eu des jugements comme ça en Chine pays matches par excellence de non partage. Non, on n pas créé un délit. On a eu des divorces où il y a eu des indemnisations spécifiques pour non partage des tâches domestiques.
Mais est-ce qu'on doit créer un délit en France ? Mais en fait la question c'est comment on réduit cet écart autour des tâches domestiques et forcé de constater que aujourd'hui il y a très peu de de solution à ça. C'estàd que il y a vraiment un refus d'un partage égalitaire.
Et quand le partage est plus égalitaire, on s'aperçoit que c'est au détriment d'une femme de ménage, donc d'une femme qui est euh euh payée très peu cher, qui a un travail pénible avec une exposition au produits chimiques intense et en fait c'est pas une manière de résoudre le problème. Donc la question c'est un peu comment on fait ? alors j'ai lancé cette idée parce que j'avais travaillé en tant que chercheuse sur cette question mais on peut-être qu'il y a d'autres moyens et je suis prête à ouvrir le débat sur le fait qu'il y ait d'autres moyens mais moi je je veux plus entendre ce sera l'éducation des jeunes parce qu'en fait c'est pas possible de de remettre toujours sur les jeunes sur les plus jeunes la responsabilité du changement nous devons changer nous aujourd'hui là dans dans notre présent et donc et bien des fois les délits ça aide Giselle Pélico oui Giselle Péico qui est une victime évidemment est-ce une héroïne pour moi, elle est un peu ce qu'a Rosa Parks sur la lutte antiraciste.
C'est une personne qui n'était pas féministe avant et d'ailleurs elle le dit mais qui parce qu'elle a refusé de cider, parce que elle a refusé d'avoir la honte sur ses épaules. comme Rosa Parks ne voulait pas céder sa place et ne voulait pas avoir la honte de se mettre dans le fond du bus, et bien parce qu'elle a refusé, elle est devenue, je pense une figure très importante du mouvement féministe. Et maintenant une Oui, je pense qu'elle est une héroïne, une née, même s'il faut évidemment se méfier beaucoup de ces figures là.
Mais bien sûr, bien sûr que c'est une figure très importante. L'extrême droite progresse en France. Pourquoi ?
Je pense qu'on est dans une phase, je vous le disais, d'effondrement de notre système économique et social et que l'extrême droite a fait une promesse aux personnes qui est de ne rien changer et de maintenir coûte que coûte le passé euh et de maintenir ce passé dans le futur. Et je crois que aujourd'hui c'est une erreur fondamentale parce qu'on arrivera pas à retenir dans nos mains le passé. Mais aussi euh et je pense qu'il y a ça puis il y a une autre chose mais qui est un peu plus complexe à expliquer donc il faudrait que vous me laissiez quelques minutes pour l'exposer.
C'est que pendant euh toutes les 30 glorieuses d'après la guerre et on avait une fierté qui était euh de faire des études, que nos enfants fassent des études. On avait la fierté euh d'acheter notre maison, on avait la fierté de pouvoir partir en vacances, on avait cette fierté de la progression sociale en fait qui était liée. Donc on pouvait se sacrifier au travail mais finalement ce travail était pas inutile puisque il y avait une forme de progression sociale dans nos vies mais aussi dans la vie de nos enfants.
Aujourd'hui cette fierté, il y a eu un une espèce de de casse, une OPA qui a été faite par l'extrême droite sur la notion de fierté et qui a dit "Non mais tout ça n'a pas de valeur. En fait maintenant c'est la fierté d'être français donc de naître sous un drapeau bleu blanc rouge. Mais la fierté d'un drapeau, ça coûte pas 1 € d'argent public.
Il y a pas de politique publique derrière la fierté de trois couleurs. Par contre, dire que nos enfants aient une belle vie, ça nécessite d'avoir une école publique, ça nécessite d'avoir un hôpital public, ça nécessite d'avoir des associations de sport, de lui donner la possibilité de devenir artiste s'il veut devenir artiste, de pouvoir et donc ça nécessite des politiques publiques avec de la redistribution et cetera. Là où on est dans une impasse aujourd'hui, c'est que le monde libéral a cassé ces services publics qui étaient véritablement au ciment de la nation et et au fondement de la fierté collective et de la fierté individuelle.
Et du coup ce ce mot fierté est devenu orphelin de politique publique et il a été approprié par le Rassemblement national qui dit "Bah on est bleu blanc rouge mais enfin bleu blanc rouge mais le Rassemblement national qui a aussi parfois une fibre sociale qui s'adresse à des hommes, à des femmes qui travaillent mais et qui avec le fruit de leur travail ne peuvent plus s'offrir grand-chose." Mais moi, j'ai toujours été très surprise de la différence entre ces discours-là et la réalité des votes à l'Assemblée nationale où par exemple il s'oppose à toute politique de construction de de nouveaux logements sociaux. Il se ils font en sorte qu'il n'y ait pas de redistribution des très très riches, des ultra riches vers les classes moyennes ou vers les personnes les plus pauvres.
Et en fait, je trouve qu'ils ont tout un discours autour du travail. Par exemple, ils disent travail à tout bout de champ. La réalité, c'est que tout leur vote va plutôt vers les rentiers, c'est-à-dire vers les plus riches et garanti aux rentiers de pouvoir continuer à bénéficier de leur rente, mais pas aux petits artisans, pas aux petits commerçants, pas aux ouvriers, pas au et donc il y a une espèce pour moi de de tromperie dans le Ren mais enfin j'entends que euh il y a besoin de retrouver et et de retenir ce passé un peu à bout de bras.
Moi je vous le dis, je pense que le passé est le passé et qu'il faut inventer quelque chose d'autre. Mais peut-être que nous notre tort à gauche est de ne pas suffisamment nous intéresser à la question de la fierté et qu'est-ce qui ferait que nous soyons fiers ensemble d'avoir réussi ? Et je pense que cette questionlà n'est pas suffisamment on réussit si l'on accepte la décroissance.
Vous répétez à tort ou à raison, je vais pas apporter de jugement, le libéralisme a fait le lit de l'extrême droite. C'est ce que nous vivons. Je pense que c'est ce que nous vivons absolument en ce moment.
Le libéralisme, c'est une forme de gloutonnerie du marché qui rend tout payant, qui nous a servi puis qui a qui nous a servi surtout à l'argent. Si a sans argent aujourd'hui, on peut plus rien faire, on n plus personne si on n pas d'argent. Et c'est ça le piège dans lequel nous enferme le libéralisme.
C'estàd que tant que si vous n'aviez pas d'argent dans les années 60 70, vous aviez quand même accès à une école de qualité. Vous aviez accès à plein de choses de qualité. Et en fait aujourd'hui, si vous n'avez pas d'argent, ben vous êtes Oui, mais j'ai j'ai une question simple.
Comment répartir une richesse qu'on ne produit pas ? Mais c'est tout le sujet et et aujourd'hui la richesse d'accumulation de bien par le productivisme nous conduit ni plus ni moins qu'à la à à la fin de notre capacité à vivre sur terre, à notre mort, à notre finitude. Sommes-nous le le l'animal le plus stupide du règne animal ?
Que nous ne soyons pas en mesure d'assurer nos propres conditions de vie sur cette planète ? Où sommes-nous en capacité de changer radicalement notre rapport au monde pour faire en sorte que peut-être nous vivrons avec moins, mais peut-être que nous vivrons mieux, peut-être que nous vivrons plus longtemps. Donc, il faut accepter de vivre avec moins.
Oui. Moins de bien et plus de lien. Prenons le travail.
Prenons le travail. Par exemple, pour le travail, par exemple, si on est un artisan, un commerçant, on peut faire bien son travail. On a une qualité du travail.
Mais même si on travaille dans une entreprise, est-ce qu'on a aujourd'hui véritablement le temps de faire bien son travail ? Faire bien son travail, c'est une fierté. C'estàd qu'à la fin mais même on est aide à domicile peu importe le métier qu'on fait, on est prof peu importe le métier qu'on fait mais si on est enseignant, prenons cet exemple ou aide à domicile, bah faire bien son travail, c'est avoir le temps d'échanger avec les élèves ou avec la personne âgée dont vous vous occupez de ne pas la brusquer parce qu'on a pas le temps donc de prendre le temps des pour cela, il faut être mieux payé peut-être il faut être il faut se sentir bien dans sa peau.
Absolument. Mais vous voyez bien que le libéralisme nous envoie dans un cadencement et dans une espèce d'hypertrophie administrative où on doit remplir des tableaux Excel, assister à des réunions de coordination de machin qui en fait nous privent de l'essence. Vient les richesses alors d'où viennent les richesses si l'on produit moins ?
On ne manque pas de richesse. Moi j'adore parce que je parle de décroissance parce qu'aujourd'hui j'ai pas trouvé de meilleurs mots mais j'adore moi les écrits économiques sur l'état stationnaire. Je trouve que nous devrions nous interroger là-dessus parce que quel est le niveau de richesse où on pourrait rester comme ça et vivre bien ?
H et en fait, on a pas besoin de cette accumulation permanente et de ce productivisme permanent. Mais cette questionlà, on ne se la pose pas. Et quand je vois que on supprime des budgets de la culture aujourd'hui, on supprime des budgets de la culture pour le mettre sur de l'intelligence artificiel.
Moi, j'aime beaucoup l'intelligence artificielle peut-être, mais je veux dire la culture quand vous allez dans un spectacle, quand vous allez voir un film ou quand vous allez écouter de la musique et bien vous vivez des émotions avec d'autres. Vous allez acheter votre billet, vous allez applaudir, pleurer, rire, faire ce que vous voulez avec d'autres. Et en fait, c'est ça le lien social.
C'estd que cette expérience, vous pourrez après la raconter à d'autres et vous tisserez comme ça de manière informelle des liens. Quand vous avez appuyer sur votre bouton de d'intelligence artificielle, vous n'aurez créé aucun lien. Et si on fonce tête baissée dans une société où on privilégie à chaque fois la technologie et l'achat de bien à la place de ce qui fait véritablement le ciment de notre société, nous allons à notre pertre.
Et et je pense pas être révolutionnaire en disant ça. Vous n'êtes pas peut-être révolutionnaire, vous êtes radical. Et certains disent Trump, Poutine, Rousseau.
Ouais, c'est François Morel. Même combat, c'est Oui, c'est un humoriste qui qui a dit ça. Non mais François Morel, honte à vous, je vous le dis parce que je vous aimais beaucoup et en fait c'est nul ce que vous avez fait.
Mais alors franchement, c'est complètement nul dire Poutine, Poutine Trump Rousseau mais pardon. Enfin si pour vous dans je vais le dire autrement totalitarisme radicalité dit je vais dire autrement si dans votre vie je représente un danger aussi grand que Poutine et Trump et bien j'aimerais bien savoir ce qu'il y a dans vos placards en réalité parce que il est tout à fait anormal que vous me considériez comme un danger aussi grand que Trump et Poutine qui mettent à feu et à sang la planète. Donc qu'est-ce qui vous gênerait dans votre vie très personnelle qui fait que vous me compariez à ces deux personnages là ?
Franchement c'est honteux. Bien ça vous fait réagir ? J'en suis absolument certain.
Bon Sandrine Rousseau, il vous arrive d'être dépressive. Dépressive, je sais pas, mais en tous les cas, d'avoir des moments moins bien. Ouai.
Vous doutez de quoi ? Ben déjà, je doute de moi et je doute. Vous doutez de vous-même ?
Bien sûr. Ouais. Ben heureusement, j'ai envie de vous dire.
Je doute aussi bah du monde dans lequel on se projette. J'ai trois enfants quand ils étaient petits, je leur Ils sont grands. Ils sont grands, mais ils sont grands maintenant.
Ils ont 28, 27 et 22. Et si je me trompe sur Non, att ils ont 27, 26 et 22, pardon. [rires] Ils épousent les les combats politiques, vos engagements.
Je vais avoir un problème à la maison. [rires] Euh plus ou moins. Plus ou moins.
Ah, plus ou moins. Mais certains sont plus à droite. Non, [rires] plus à gauche.
Plus à gauche. Ah d'accord. D'accord.
Quand ils étaient petits, je leur lisais des histoires. Je les entourais d'une sécurité affective que je pensais très importante pour leur développement. Là aujourd'hui, je m'aperçois que je ne peux pas leur garantir la sécurité du monde dans les 20 prochaines années, 30 prochaines années.
Et mon action politique leur est dédié. C'est-à-dire que ce que j'essaie de faire, c'est de faire en sorte que comme je l'ai bordé quand ils étaient petits et bien je prenne soin de la planète pour qu'il puisse y avoir une place, quelle que soit cette place. Et c'est eux qui auront à la faire, à la choisir, à la prendre.
Mais qu'au moins on ne détruisse pas tout avant qu'il puisse profiter de leur âge adulte et après eux leurs enfants. Vous savez le terme économie au départ c'est ça, c'est faire des économies pour maintenir en fait le foyer dans la sobriété mais dans la solidité. Et en fait la sobriété c'est aussi la solidité et on a complètement perdu ça.
On est dans une espèce comme une toupie qui qui part comme ça et puis dont on maîtrise plus la trajectoire et pour moi Trump Poutine pour le coup sont euh ceux qui activent ces processus de d'accélération d'un monde dont ils pensent eux pouvoir se sortir alors que comme tout le monde ils en seront les victimes. Vous avez peur parfois. J'ai très peur bien sûr de ce qui pourrait se passer.
Oui, vous êtes la personnalité la personnalité politique la plus cyber harcelé de France. Est-il vrai, j'ai lu cela. Vous allez me dire si c'est vrai, que parfois vous avez peur de vous tenir au bord du quai d'un quai de métro.
Oui, quand je suis toute seule, je ne me mets jamais au bord du quai. Je me mets toujours le long du mur. Après, c'est Vous dites un fou va peut-être me pousser sur les voies.
Mais en tous les cas, ça vous a traversé l'esprit. En tout cas, vu le nombre de menaces, d'insultes, de mépris que je reçois, je me dis que une personne dans un accès de colère ou de folie pourrait très bien à un moment en avoir envie. Bien sûr.
Vous êtes député. H bah il y aura prochaine législative dans un peu plus d'un an. Oui.
Si vous êtes battu, que ferez-vous ? Je vais essayer de ne pas être battu monsieur Bourdin. Je je vois pas pourquoi vous dites ça et je veux absolument continuer la politique parce que j'ai pas encore complètement changé le monde comme je le voudrais.
Donc je je vais continuer et et ben si je suis battu je ne sais pas je je continuerai à passer le message en tous les cas. Ah et je le ferai différemment parce que ça je lâcherai pas sur scène les jours de les jours où le ciel est bas. Je me dis bon je continuerai en one woman show ou en duo euh sur scène pour continuer euh à porter les valeurs.
Oui. Hm. Mais on en est pas là.
Merci Sandrin Rousseau. Merci à vous encore une fois. Merci à vous.
Euh si vous aimez si vous voulez nous retrouver bah c'est pas compliqué. Vous allez avoir tous nos podcasts sur la chaîne Bourdin Méia et vous vous inscrivez vous likez et cetera et ça vous savez. Merci de nous avoir suivi.
Sandrine Rousseau