Face aux casseurs : faut-il durcir le ton ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Les vrais voix aujourd'hui, Samuel Bauton, Sébastien Ménard, Éric Revelle et vous, ce numéro 0826 300 300. Et c'est Thierry qui est avec nous. Bonsoir Thierry.
Oui, bonsoir Philippe, bonsoir Cécile, bonsoir à tous vos invités, à toute l'équipe.
Êtes-vous d'accord avec Sébastien Lecornu qui veut durcir le ton ? Vous dites oui, vous dites non ?
Oui.
Eh bien c'est la question du soir.
On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés, on ne veut plus voir ça. Fini. On en a ras-le-bol. Terminé. On a un système qui essentiellement s'est fondé sur une réponse pénale. Or, on est sur des dégradations qui sont des dégradations matérielles, qui coûtent extraordinairement cher à la société. Ça pose la question de la réparation civile. Mais malheureusement, le système, notre système, ne se retourne pas suffisamment vers les auteurs de cette dégradation pour recouvrer aux civils les sommes qui correspondent aux réparations imputées à la société. Et je ne veux pas qu'on s'habitue à ça. Et personne n'a envie qu'on s'habitue à ça. Les vrais voix Sud Radio.
Vous en aviez parlé il y a quelques instants, Éric Revelle, mais on va demander son avis à Thierry, qui était avec nous au 0826-300-300, sur cette proposition, en tout cas, du Sébastien Lecornu, de dire, finalement, vous cassez, vous payez. C'est ce qu'avait dit Gabriel Attal.
C'est ce que j'allais vous dire, en fait. Gabriel Attal avait dit ça, mais est-ce que ça a changé ? Ben non. En fait, on attend certainement le nouveau président de la République. Et voilà. Et pour remettre l'armée, la conscription, c'est le seul et unique moyen. Pourtant, M. Sébastien Lecornu a été comme... Moi, je suis en réserve opérationnelle de la gendarmerie depuis 25 ans. Lui l'a été, puisque je l'ai rencontré. On a discuté des minutes ensemble. J'ai eu l'impression qu'il était quand même beaucoup plus, on va dire... Enfin, un peu plus, on va dire... Je cherche mes mots, pardon. D'être un peu plus ferme, c'est ce que je cherchais, pardon. D'accord.
Voilà, mais j'ai pas l'impression qu'il le soit. Je pense que, voilà, je pense que maintenant, on entend changement de gouvernement, changement de président de la République, avec justement cette conscription qui va faire que lien nation et, on va dire, lien nation et population, lien... Voilà, donc... Et je pense que c'est... Voilà, je pense que c'est... Le quoi qu'il en coûte, c'est vrai que ça sera cher. C'est clair. Mais je pense que c'est le seul et unique moyen de pouvoir rétablir les choses. Je pense qu'on a bien saisi, pardon pour mes hésitations, mes mots. Mais, enfin, voilà, je pense que c'est la seule et unique façon de changer les choses. Donc, vraiment, il faut y aller, quoi.
Il faut vraiment y aller.
Durceur le ton, Éric Revelle, vous le disiez tout à l'heure.
Oui, mais si vous voulez... Bon, j'ai pas de solution, l'idouane, mais... Pardon, quand j'entends le président de la République qui, à chaque mouvement de foule, d'émeute, nous explique que c'est inacceptable, que ça se reproduira plus, que la République ne reculera pas, en fait, pardon, mais c'est...
Qui sont intraitables.
Qui sont intraitables. Bon, tout ça, ce sont des mots, comme disait un auditeur tout à l'heure, dont a noté le verbatime. Paroles et paroles. Pardon, alors, j'ai pas la solution. La conscription pour remettre ces gens dans le droit chemin, peut-être, mais je me demande si on n'a pas une génération de racailles qui est foutue pour le pays. Je vous le dis comme je le pense. Je vous le dis comme je le pense. Ces gens n'aiment pas la France. Ces gens n'en ont pas que des slogans contre les forces de l'ordre. Ils ont aussi parfois des slogans... Vous savez, quand j'entends le Premier ministre qui dit, avec l'inversion du narratif...
Parce que vous avez une partie des députés LFI qui ont expliqué à l'Assemblée nationale, quand même, que c'était les forces de l'ordre qui avaient provoqué les émeutiers. Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Mais ils l'ont fait dès le soir des violences sur Twitter. Ok. Mais ce que je veux dire, c'est que vous avez un Premier ministre qui vous explique qu'il faut que l'inversion de ce narratif mérite que le combat politique et culturel soit mené. Mais c'est exactement ce que fait l'extrême-gauche depuis des années et des années.
Et le résultat de ce combat politique, un peu partout, en bordelisant l'Assemblée nationale, en tenant des discours absolument scandaleux, fait qu'aujourd'hui, ces populations-là, j'ai dit ces populations-là, ont bien compris le message, si vous voulez. Voilà. Ils n'aiment pas la France, ils n'aiment pas l'autorité. Pour eux, un flic, ça représente la République. Ou un gendarme. Donc, il faut taper sur des gendarmes. Il faut rétablir le lien nation et population.
Oui. Sébastien Ménard ?
Moi, je ne suis pas du tout d'accord avec Éric Revelle, parce que je pense qu'en fait, ils n'ont même pas, même pas, même pas idée de ce qu'est la France, de ce qu'est la République et de ce qui représente la République. Voilà. Moi, je suis désolé, mais ils n'attaquent pas les symboles de la République. On a juste une jeunesse qui est totalement inculte, parfois même analphabète, qui est prête à tout, qui est capable de tout. Heureusement qu'on dépense autant pour l'éducation nationale. Non, mais attendez, laissez-moi aller au bout. Ils sont déconnectés de ce qu'est la réalité.
Ils sont déconnectés, finalement, des règles qui nous permettent, entre guillemets, désolé, parce que vous allez me prendre pour un ville gauchiste, mais de faire société. Ils s'en foutent. Ils sont juste là pour... On est là, on rigole, on s'amuse, tiens, ça, ça traîne, je tape dedans, tiens, le feu... Vous voyez les images ? Vous les voyez secouer des feux tricolores ? Et parce qu'on ne leur a jamais rien appris non plus ? Non, mais attendez, on ne leur a rien appris. Je suis désolé, on paye tous les impôts. L'école de la République, c'est la même pour tout le monde.
Moi, je suis né dans un quartier à Sarcelles, je n'ai jamais été brûlé des abribus, et mon père était facteur, et il gagnait trois sous, et la retraite, c'était mille balles. Enfin, il faut arrêter de déconner. La réalité, c'est qu'ils ne sont pas anti-république, ils ne sont pas anti-tout ça. Ce n'est pas ça, le sujet. Il n'y a pas d'éducation, il n'y a pas de valeur. Voilà, en tout cas, on ne partage pas tout à fait les mêmes valeurs. Et puis, il n'y a pas de repères. Donc, effectivement, ce que dit notre auditeur, c'est remettre des repères quelque part. Je ne suis même pas certain que la solution, ça soit de les embastiller.
Mais oui, aller porter l'uniforme pendant un an, aller réapprendre à lire et à écrire et ce que c'est que la République pendant 10 ou 12 mois, mais ça passe par là. Alors, je vais vous dire, cher ami, allez-y, je vais vous dire après. C'est le seul point d'accord que j'ai avec Sébastien. C'est qu'effectivement, je pense que l'armée pourrait avoir un rôle sur des courtes peines ou des gens qui sont à leur première infraction et les remettre dans le droit chemin, surtout chez les jeunes. Pour le reste, on va juste un peu recentrer le débat. Là, il y a juste une chose à retenir de ce qu'a dit le Cornu. C'est qu'il faut que, quand on casse, on puisse rembourser.
Mais ils sont insolvables, vous le savez très bien. Non, et c'est pour ça qu'ils ont tout anticipé. Vous, vous allez payer, moi, je vais payer. Et qu'ils veulent aller directement sur les prestations sociales. Ceci étant dit, on va revenir sur la question du supporterisme et des débordements. Comment se fait-il que, quand le racine-clobe le lance... Des émeutes, Samuel, des émeutes. Arrêtez de parler de débordements. Je vous parle des débordements. Mais ces débordements ne sont pas des supporters, s'il vous plaît. Déjà, il y a une première chose. Tous les gens qui ont été arrêtés, ils ont quasiment tous été jugés. Comme l'a dit Cécile, il y a des travaux d'intérêt général. Il y a des peines.
Peut-être pas de prison ferme. Mais comment voulez-vous condamner quelqu'un à de la prison ferme s'il n'a pas de casier judiciaire ou si c'est sa première infraction ? Jusque-là, il n'y a rien qui me choque. Maintenant, sur la question du supporterisme, on s'aperçoit que les émeutes dans le monde du sport, en France particulièrement, ont lieu sur des matchs du Paris-Saint-Germain. La semaine d'avant, le Racing Club de Lens a fêté son titre jusqu'à 4h du matin. Il n'y a pas eu un débordement. Il y a plusieurs problèmes à pointer. D'abord, la manière dont on conçoit la sécurité à Paris. Tout ça parce qu'il soutient l'OM. Absolument pas. Absolument pas. Un peu peut-être.
La manière dont on conçoit la protection police. Ce n'était pas qu'à Paris. Il y a eu ça à peau. Il y a eu ça à part. Oui, il y a eu ça à jeûne. Et encore une fois, à chaque fois, ça a été arrêté. Ça a été condamné.
Samuel, il y a la même chose au concert de Joule, par exemple, où les poubelles, les trucs... C'est de la rachnage, c'est fou. Arrêtez de la rachnage.
À l'époque, ça cassait des sièges pendant les concerts de Johnny. On ne tenait pas les mêmes discours. Mais ce n'était pas de la rachnage. Arrêtez. Mais à l'époque, on les qualifiait totalement de rachnage. Justement, Sébastien. Vous étiez trop jeunes pour vous en faire. Non, non, mais excusez-moi. Le premier sous-qu'on est cassé des sièges, c'était Gilbert Becaud, avant Johnny, qui n'était pas franchement... Elvis, Elvis, Elvis. Allez, arrêtez. Non, mais arrêtez. Alors, moi, je crois plusieurs choses déjà. Arrêtez. Vous essayez d'endormir, d'arrêter. Pour répondre à Thierry, et pour avoir encadré des appelés au service militaire, il y a près de 40 ans, à l'époque, c'était bien.
Moi, je vois dans un escadron de 200 personnes, à peu près, il y en avait un qui posait problème et qui avait été réformé, parce qu'il avait foutu, je vous le dis, un coup de boule à un sous-officier. Il avait été viré réformé. Mais tous les autres, même ceux qui étaient un peu excités, on les calmait très vite. Moi, je peux vous dire que les racailles qui mettent les Champs-Elysées à feu et à son, aujourd'hui, je n'aimerais pas devoir les mettre au garde-à-vous, leur faire faire des pompes, etc. Oui. Ou alors, il faut qu'on me donne des pouvoirs, mais qu'on me donnerait en aucun cas.
Quand on discute ici sur cette antenne ou hors antenne avec Bruno Pommard, avec son raid d'aventure, le raid d'aventure, c'était quand même la rencontre, pas de jeunes bien-nés, hyper sportifs et sans problème avec les forces de l'ordre. C'était souvent des jeunes, moi, c'est comme ça que j'ai rencontré Bruno il y a 20 ans, des jeunes qui posaient beaucoup de problèmes et qui étaient encadrés par le sport, par des flics, et on remettait tous ces gens-là, finalement, autour d'un ballon, autour d'épreuves, autour de ceci. Et ça marche. Et ça marche. Mais je voudrais reprendre ce qu'a dit Samuel, qui a dit que c'est les matchs du PSG. Non, parce que déjà, ça n'a pas eu lieu qu'à Paris.
Mais attendez, non, quand c'est l'équipe de France... Quand c'est l'équipe de France... Excusez-moi, mon plus beau moment de radio, j'ai fait 6 heures de direct pour la finale 2018. Après, on est allé faire la fête aux Champs-Elysées. On est arrivés, on s'est pris des gaz lacrymo dans la tête parce qu'il y avait toutes les racailles qui pourrissaient, qui cramait les bagnoles, etc. Et c'était pas le Paris Saint-Germain, c'était les Bleus qui étaient champions du monde. Tout est prétexte. Tout est prétexte. La fête de la musique, c'est pas le Paris Saint-Germain, sauf si quelqu'un en a pas eu lieu, il ne s'est rien passé. L'année dernière, ça a été très bien. Le 14 juillet, tout est prétexte.
Le 31 décembre. Le 31 décembre. Non, même maintenant, le 31 décembre, il y a une tradition. D'habitude, je croyais que c'était on souhaite la bonne année, on fait la bise. C'est à Strasbourg que cette tradition est arrivée. C'est cramer des voitures. Mais quelles sanctions ? Quelles sanctions ? Il n'y en a pas. Et regardez... Vous avez des gens qui sont arrêtés, qui sont défaillés, mais si dans le temps en prison, il n'y a pas de sanctions ? Vos impôts augmentent. Voilà, c'est ça. Et comme l'a dit Karine Lemarchand, elle ne veut plus payer pour ses cassos et moi, je ne veux plus payer pour ses cassos et je suis sûr qu'on est d'accord. Mais sur ça, il n'y a pas de problème. Ah ben non.
Mais attendez, mais qu'on les mette au pain sec. Je veux dire qu'ils payent à vie et s'ils font un repas par jour, je m'en fous.
Allez, 0,826...
Mais il y en a marre que ces gens nous ruinent. Pas mieux.
0,826, 300, 300, après 19h, Sébastien, Sébastien, pas du retour, Philippe David et François-Louis Bourdeau sont en direct avec vous jusqu'à 20h si vous avez envie de parler de ces émeutes aussi. Vous êtes forcément les bienvenus. Dans un instant, la petite phrase du jour. Michel Barnier, député de Paris et ancien Premier ministre, était l'invité ce matin sur Sud Radio au micro de Jean-François Aquilis. C'est dans un instant.
Sud Radio. Parlons vrai.