Paris-Alger, Boualem Sansal...Jean-Noël Barrot s'exprime depuis Marseille
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nos compatriotes franco-algériens et les Français d'origine algérienne n'ont en aucun cas à faire les frais des tensions qui peuvent s'établir entre les autorités françaises et les autorités algériennes. Vous le savez, nous l'avons toujours dit. Euh nous considérons qu'il est dans l'intérêt de la France et des Français euh d'avoir un un dialogue euh exigeant et lucide avec les autorités algériennes, une relation normalisée.
Et c'est dans cet esprit que le président de la République avait pris la tâche du président algérien et que moi-même je m'étais rendu à Alger au début du mois avec je dirais un accord réciproque pour rétablir la coopération pour normaliser les relations au bénéfice de la France et au bénéfice de l'Algérie. Mais dimanche soir dernier, le gouvernement algérien a fait le choix de l'escalade en décidant d'expulser 12 fonctionnaires français en poste à Alger. Comme nous l'avions annoncé, nous avons répliqué avec fermeté dans une logique de stricte réciprocité en expulsant à notre tour 12 agents algériens du réseau diplomataire diplomatique et consulaire en France. qui est la plus grave, la plus forte depuis 1962 entre la France et vous savez, je crois que je le redis ici dans ce forum où se pressent les créatrices, les créateurs d'entreprise issu de toutes les diasporas qui ne doit pas atteindre qui ne doit pas affecter les relations entre les entre les peuples et en particulier les franco-algériens ou les Français d'origine algérienne.
Ensuite, je vous l'ai dit, la France considère et considérera toujours que c'est par le dialogue que les tensions peuvent être résolues mais ce pour dialoguer, il faut être deux, ça ne peut-être à sens unique. Monsieur le ministre, il y a d'autres signes comme la l'annonce par Aligé que les études de médecine se feraient doréna en anglais alors qu'il y avait des de forts lien entre les étudiants médecineux des deux pays. Est-ce que les signes d'escalade se multiplient ?
La la décision dont vous parlez, elle date d'il y a il y a quelques mois déjà. Et c'est pourquoi lorsque je me suis rendu à Alger et que dans un esprit d'exigence et de franchise, j'ai mis sur la table l'ensemble des sujets qui nous paraissaient important de résoudre dans l'intérêt de la France et des Français, j'ai évidemment parlé de la francophonie, de l'usage du français avec le souhait que nous puissions que nous puissions ouvrir de nouvelles antennes de notre institut français, que nos enseignants du français puissent exercer leur mission, faire leur travail dans les bonnes une condition. Cela faisait partie de nos attentes et des des dans le cadre d'un dialogue que nous avions choisi de réétablir dans l'intérêt de la France et des Français mais que la décision brutale des autorités algériennes est venue interrompre.
Vous avez dit espérer reprendre renouer à terme le dialogue avec LG. Est-ce qu'un entretien téléphonique est prévu prochainement avec votre homologue algérien ou entre les deux présidents ? Non, ce que j'ai dit c'est que les tensions ne peuvent être résolues quel que soi les circonstances que par le dialogue.
C'est toujours le cas et c'est toujours par la diplomatie et par le dialogue qu'on parvient infinablement les problèmes et durablement les tensions. et je le redis en réagissant à une procédure judiciaire indépendante qui visait qui vise trois ressortissants algériens soupçonnés de s'être rendu coupable de faits graves sur le territoire national. Les autorités algériennes ont brutalement dégradé notre capacité à dialoguer.
Monsieur le ministre, vous avez déclaré aussi juste vous avez déclaré aussi attendre d'Alger qui respecte ses obligations notamment en matière migratoire. Si l'Algérie euh ne reprenait pas ses ressortissance aux QTF, est-ce que la France remettrait en place des restrictions sur les détenteurs de passeport diplomatique ? Nous avons euh des accords qui régissent notre relation et nous exigeons euh que euh les autorités algériennes respectent ces accords.
C'est la moindre des choses euh dans la relation que l'on peut avoir entre deux pays. Euh et donc nous ferons tout pour que ces accords soient respectés et notamment puisque vous en parlez en matière migratoire, en matière de réadmission des Algériens qui sont en France en situation irrégulière. Monsieur le ministre, est-ce qu'il faut établir un rapport de force avec l'Algérie ?
Je crois que c'est aux autorités algériennes qu'il faut poser la question puisque pour ce qui nous concerne, nous l'avons toujours dit, c'est par un dialogue exigeant, franc, lucide, sans faiblesse que nous pouvons surmonter nos différents. C'est pourtant ce que dit Bour. Mais de toute évidence, les autorités algériennes ont choisi l'escalade et comme nous l'avions annoncé, nous avons répondu avec fermeté et en stricte réciprocité.
Comment renouer le dialogue aujourd'hui avec Alger ? Je vous invite à nouveau à poser la question aux autorités algériennes qui en expulsant 12 fonctionnaires français euh qui travaillaient à l'ambassade de France à Alger jusqu'à hier soir euh et bien euh ils ont brutalement dégradé notre capacité à à travailler ensemble puisque vous imaginez bien que ces agents français postés à LG portaient ou avaient la responsabilité d'un d'un lien d'une coopération avec leurs interlocuteurs sur place en expulsant ces ces agents. Les autorités algériennes dégradent brutalement notre capacité à dialoguer.
Est-ce que vous pensez que par la voie diplomatique vous pouvez obtenir la libération de SAL ? La détention de Boem Sansal est est injustifiable au regard des charges aberrentes qui passent sur lui, au regard de son âge et de son état de santé. C'est pourquoi je nous avons plaidé le président de la République l'a fait.
Je l'ai fait lorsque je me suis rendu à LG pour un geste d'humanité et je souhaite que ce geste d'humanité puisse advenir car Boem Sansal n'a pas à être victime des tensions qui peuvent exister entre les autorités françaises et les autorités algériennes. Le secrétaire d'État pardon le secrétaire d'État américain est à Paris. Est-ce que vous avez une rencontre avec nous ?
Oui, nous accueillerons demain le mon homologue américain avec lequel nous allons échanger sur la poursuite de nos efforts pour mettre fin à la guerre d'agression russe en Ukraine. Je rappelle que le weekend dernier, jour du dimanche des Rameaux, l'horreur a atteint son apogé avec deux missiles russes qui ont fait perdre leur vie à 35 victimes innocentes. Vladimir Poutine a une nouvelle fois démontré que sa cruauté est sans limite, qu'il n'a aucune intention de cesser le feu alors que l'Ukraine y a consenti depuis plus d'un mois et qu'il va donc falloir l'y contraindre.
Et en parallèle, comme vous le savez, nous travaillons à préparer les conditions d'un cesser le feu et en particulier les conditions de de sa surveillance. Ça a été l'objet des réunions présidées par le président de la République ces dernières semaines. Et puis au-delà du cesser le feu, une fois que des négociations de paix auront pu être initiées, la responsabilité des Européens et alliés de l'Ukraine, c'est d'apporter les garanties nécessaires à ce que plus jamais l'Ukraine ne fasse l'objet d'une agression de la part de la Russie.
Merci ambassadeur à Paris. Quel est son programme ? rencontré qu' le message que passé et que le rappel estable.
Nous avons rappeler notre ambassadeur pour consultation dans l'échelle des sanctions diplomatiques. C'est une mesure de très vive protestation. notre ambassadeur dont je veux saluer le professionnalisme, le dévouement ainsi que celui de nos agents qui à Alger travaillent depuis des mois dans des conditions extrêmement difficiles et parfois éloignées de leur famille, sera de retour dans les prochains jours sous 48 he et ce sera l'occasion évidemment d'échanger avec lui sur la suite que nous pouvons donner à cette rupte. du dialogue précipité par la décision prise dimanche soir par le gouvernement algérien.
Jean-noël Barrot