"Une tambouille politicienne !" : Gabriel Attal sur un éventuel rapprochement avec Édouard Philippe
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Bonjour Agath. Bonjour. Et bonjour Gabriel Atal. Bonjour. Bonjour Gabriel Atal. Votre réaction d'abord sur cette information dont France info à confirmation ce matin. Sébastien Lecnu, le premier ministre envisage de baisser le salaire de ses ministres pour envoyer un message au Français et leur dire que tout le monde doit faire des efforts à bah au moment où lui-même s'apprête à à demander des efforts à tous les Français dans le cadre du budget de 2027. Est-ce que c'est un symbole Oui. Mais un symbole important pour vous. Oui, moi je crois à l'exemplarité et quand des efforts sont demandés, je pense que c'est important que l'État puisse en faire. C'est certains diront démagogique. Chacun aura son avis sur la question. Moi, je je crois à l'exemplarité et je pense que quand des efforts sont
demandés au aux Français, il faut que tout le monde puisse montrer qu'il en fait. C'est combien le salaire d'un ministre ? 9000 € brut à peu près. Ça dépend. Secrétaire d'État, ministre, c'est autour de 9000 €. Oui. Et voilà. Donc c'est c'est important qu'il puisse y avoir effectivement probablement des des exemples. Et les parlementaires aussi doivent faire un effort. Pourquoi pas ? Moi, je propose de réduire le nombre de parlementaires, ce qui aussi permettrait de faire des économies, mais c'est d'ailleurs aussi un un enjeu de moyen pour les parlementaire dans leur capacité à à évaluer l'action du gouvernement, avoir des collaborateurs, mais voilà, enfin, il y a des efforts qui doivent être demandés parce que la situation budgétaire est celle qu'elle est, qui
ait des mesures qui soient prises pour montrer de l'exemplarité, je vois absolument aucun problème. Ça vous paraît pas déterminant ? Bah euh c'est pas ça qui va réduire le déficit et la dette évidemment, mais encore une fois en terme d'exemplarité, je pense qu'il y a toujours des des symboles et des messages qu'on peut envoyer. Gabriel Atal, le niveau des élèves français est au plus bas. C'est la conclusion alarmante de l'enquête PISA dévoilée hier. Alors, la France reste au niveau euh de pays comparables comme l'Espagne ou l'Italie, mais les résultats n'ont jamais été aussi mauvais. On va parler des raisons et des solutions euh que vous voulez apporter, mais vous faites partie des sept ministres de l'éducation qui se sont succédés depuis 2022 sous Emmanuel Macron. Est-ce que vous prenez
votre part de cette de cet échec ? Bien sûr, mais vous l'avez dit, il y a eu sep ministres de l'éducation depuis 2022, cinq depuis que j'ai quitté mes fonctions de ministre de l'éducation nationale et cette absence de ligne parce que indépendamment du nombre, vous avez eu Jean-Michel Blanquer puis Papend, puis moi puis Ellisabeth Born, il y a eu je pense ces pendant ces deux quinquenas une ambition sur l'éducation mais il y a pas eu de ligne. Donc l'instabilité a aggravé le problème. Bah, quand vous n'avez pas de ligne constante, euh quand vous avez un ministre qui dit "Bah moi, je veux réhausser le niveau d'exigence, j'assume de prendre un certain nombre de mesures" en ce sens ce que j'ai fait quand j'étais euh ministre de l'éducation nationale en rétablissant le
redoublement, en mettant en place les groupes de niveau, en disant qu'on peut pas passer au lycée quand on n' pas son euh brevet et qu'ensuite vous avez un ministre ou une ministre qui a une ligne totalement différente et qui revient sur ses mesures. Bah, évidemment que le signal que vous envoyez au personnel de l'éducation, à l'école est pas un signal de grande constance. C'est pour ça que moi j'ai dit que si je deviens président de la République, il y aura un ministre de l'éducation nationale pendant 5 ans qui ne bougera pas parce que le temps long, c'est extraordinairement important en matière d'éducation. Ça fait partie de vos propositions. Effectivement, vous dites qu'Élisabeth Borne a détricoté votre choc des savoirs, votre choc des savoirs que vous aviez mise en place après déjà les
résultats alarmants de l'enquête PISA 2022. La mesure phare de votre choc des savoirs, c'était les groupes de niveau en français et en math au collège pour relever le niveau. Or, on voit qu'aujourd'hui euh les résultats sont particulièrement alarmants en math et en français, mais ces groupes, ils ont été jugés euh peu efficaces, ils ont pas été appliqués vraiment puis ils ont été euh abandonnés. Euh vous reconnaissez pas aujourd'hui que ils étaient mal ciblés, que la solution était mauvaise ? Non mais comme vous l'avez dit, ils ont pas été appliqués puisqu'ils ont été remis en cause par mes successeurs. Moi ce que j'ai dit parce qu'ils ont été jugés peu efficaces pour relever les niveaux des plus faibles alors que c'était quand même le but de de ces groupes de niveau
non parce que les ministres qui m'ont succédé en tout cas une partie d'entre eux ont considéré que c'était pas important de les faire appliquer comme c'était prévu et donc forcément pouvait pas évaluer une mesure qui est pas appliquée. Moi cette mesure si je l'avais prise, c'est précisément parce que j'avais échangé avec des responsables de l'éducation de pays qui ont eu des très mauvais résultats à PISA qui ont réussi à remonter la barre en prenant des mesures fortes. Moi ce que j'ai dit c'est on doit rehausser notre niveau d'exigence. L'exigence, c'est pas un gros mot et parfois on a un peu confondu la bienveillance avec le renoncement ces dernières décennies à l'éducation nationale et j'ai dit que le problème se situait au collège. C'est exactement ce que dit aujourd'hui l'OCDE
dans les résultats de PISA pour la France à la de côté des les élèves les plus en difficulté. Mais non, au contraire le classement PISA, l'étude justement dit que les inégalités sociales sont particulièrement criantes en France, encore plus qu'ailleurs. Mais bien sûr, mais justement, vous laisser un élève de côté quand vous avez une classe où on le professeur n'a pas la possibilité d'accompagner davantage les élèves qui sont les plus en difficulté. Les groupes de niveau, c'est quoi ? C'est dire que sur des sur des savoirs fondamentaux, le français et les mathématiques, les élèves sont répartis dans des groupes selon leur niveau euh de difficulté. Et donc les élèves qui sont le plus en difficulté, bah le professeur peut davantage les faire progresser puisque il y a une
homogénéité dans le le niveau dans la classe et l'objectif c'est que les élèves puissent changer de groupe. Évidemment qu'un élève qui est dans le groupe des élèves en difficulté quand son niveau s'améliore peut basculer dans le groupe. Mais donc vous lâchez pas l'affaire même si un rapport de l'inspection générale de ces groupes de niveau avait été assez clair. Les élèves à fort besoin les plus fragiles n'en ont pas bénéficié ce que disait ce rapport parce que la mesure n'a pas été mise en place telle qu'elle avait été prévue. Encore une fois, regardez les pays qui ont mis en place cette mesure et c'est pas la seule. Moi, j'ai dit le problème se situe au collège et j'ai proposé un certain nombre, ça aussi ça a été abandonné mais vous dites je vais le refaire en fait. Vous
voulez reprendre votre choc des savoirs si vous êtes élu président. Quand on n pas le niveau pour avoir le brevet, on n pas le niveau pour réussir au lycée immédiatement. Et donc ce que je disais c'est si vous n'avez pas votre brevet, vous passez pas immédiatement au lycée. Vous avez une année euh où vous êtes préparé où on fait une remise à niveau pour que vous puissiez réussir au lycée. Sinon, c'est l'échec scolaire quasiment assuré. Évidemment, il y en a qui s'en sortent, mais bien souvent, c'est l'échec scolaire. Et donc non seulement je veux reprendre les mesures qui ont malheureusement été abandonnées par ma successeur, mais en plus de ça je veux aller plus loin. Je propose par exemple qu'il y ait une corde de rappel aussi entre l'école primaire et le collège certificat d'études
et de rétablir le certificat d'études pas pour sanctionner pas pour exclure qui que ce soit du collège mais enfin un élève qui ne sait pas lire écrire et compter à la fin du CM2 s'il rentre immédiatement en 6e. On sait qu'il y a une probabilité très forte qu'il soit en échec scolaire ensuite au collège et qui traîne cet échec scolaire. Il faut relever le niveau d'exigences en France. Vous dites on est un pays où c'est pas qu'un problème de réseaux sociaux, de parents défaillants, c'est aussi un problème global de d'exigence qui est pas assez haute. Oui, moi je crois qu'on doit assumer une exigence et encore une fois, c'est le meilleur service à rendre aux élèves. Laisser des élèves glisser de classe en classe alors qu'ils n'ont pas le niveau pour passer dans la classe supérieure.
C'est le pire service qu'on peut leur rendre. Ensuite, vous l'avez dit, il y a d'autres enjeux et notamment ça l'OCDE le dit aussi dans les résultats de PISA, la question des écrans parce que les écrans les réseaux sociaux, ça a un impact sur la capacité de concentration des élèves, sur leur capacité de mémorisation. Les écrans, les effets du Covid, le désinvestissement des parents, la baisse du niveau, elle est mondiale, sauf euh sans doute en Corée du Sud et au Japon où la pression sur les élèves est maximale et broie des millions d'individus. Euh vous vous pouvez euh pensez-vous euh régler euh le problème de l'école avec quelques mesures choc ? Non, justement je propose et j'ai j'ai faire j'étais un des premiers à proposer euh qu'on interdise les réseaux sociaux
au moins de 15 ans. Euh je plaide pour cette mesure depuis plusieurs années. Euh j'étais à l'initiative avec la députée Lor Miller de la loi qui a été adoptée à l'Assemblée nationale pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Mais le Conseil constitutionnel a censuré. Le conseil constitutionnel a censuré. C'est pour ça que je propose qu'il puisse y avoir un référendum sur le sujet, que les Français se prononcent et que cette mesure puisse entrer en vigueur. C'est un des éléments qui est mis en avant aussi par les experts et vous avez raison au niveau mondial sur le fait que la place des écrans et des réseaux a un impact sur la capacité de concentration, de mémorisation et à la fin ça a un impact sur les performances scolaires. Mais c'est pas le seul sujet
pour la France. Il y a une question d'exigence qui a toujours été pour moi mon objectif à l'école. bien se rendre compte qu'aujourd'hui un élève de seconde a le niveau en mathématique qu' avait un élève de 4e en 2012. Vous voyez le nombre d'années, c'est comme si un élève avait pas été à l'école pendant 2 ans. Donc il y a une forme d'accélération et pour moi la la principale réponse et le meilleur service qu'on peut rendre aux élèves, c'est effectivement de remettre de l'exigence. C'est pour ça que j'avais rétabli le redoublement qui avait été supprimé il y a quelques années. C'est pour ça que je propose des cordes de rappel avant l'entrée auendu. Vous proposez aussi d'augmenter les salaires des profs et de supprimer les pires ghetto scolaires car vous êtes candidat
à la présidentielle Gabrielle. Oui. Et je dis pardon, je termine juste là-dessus parce que moi je vois aujourd'hui un vrai doute français sur l'école et des familles de classe moyenne qui se saignent pour payer une école privée parce qu'elles se disent que c'est le seul moyen pour que leurs enfants réussissent. Ben moi, je vais mettre fin à ce doute. Je veux que les Français se disent qu'à l'école publique, leurs enfants, comme ça a été le cas pendant des siècles, que leurs enfants à l'école publique pourront avoir une ascension, pourront se construire et pas uniquement dans le privé. Gabriel Atal, euh on entend vos propositions mais euh un autre candidat à la présidentielle, Édouard Philippe, vous appelle, vous et ces autres concurrents à droite et au centre à discuter euh
début novembre en vue d'un d'un rassemblement pour la présidentielle et les les législatives. Car si nous continuons à nous diviser, nous ne gagnerons pas, dit Édouard Philippe. Est-ce que vous irez à cette réunion ? Mais d'abord, c'est évidemment important de discuter, mais vous savez que des réunions, il y en a tous les mois. J'ai proposé il y a plusieurs mois la mise en place d'un comité de liaison avec les différents partis avec les différents partis qui se réunissent une fois par mois précisément pour parler de cette question du rassemblement votre modèle et horizon vous vous réunissez tous les mois et c'était d'ailleurs hier je crois c'est aujourd'hui ça existe déjà qu'est-ce que vous répondez à la proposition d'Edouard Philippe oui ou non il y a déjà des réunions qui sont
organisées il y en a une aujourd'hui donc pour discuter comme Bruno Rota vous dites non c'est pas la non je dis qu'il y a déjà ces réunions donc très bien enfin je veux dire c'est important de de se parler mais Là, ils sont à l'initiative d'Edouard Philippe. Son équipe part du principe qu'il est en tête dans les sondages pour l'instant et donc que c'est légitime qu'il fasse cette proposition plutôt que chacun continue à avancer dans son couloir. Vous pensez pas que c'est encore une fois, je crois je crois que il y a pas chacun qui avance dans son couloir puisque il y a des réunions qui sont organisées tous les mois avec les participants que vous venez d'évoquer. Il y en aura une encore aujourd'hui. Voilà. Ensuite, ce qui vous gêne, c'est que cette réunion là soit ou serait si elle avait
lieu sous l'égard. Pas du tout. Encore une fois, la réunion, elle est sous l'égite de personne. Celle qui a lieu aujourd'hui, celles qui ont lieu tous les mois. Encore une fois, qui faille se rassembler à un moment, évidemment, je suis le premier à le dire et c'est moi qui ai proposé ce comité de liaison pour préparer un rassemblement. Maintenant, moi ce que je dis et ce que je redis, c'est qu'avant cette question du rassemblement, l'enjeu c'est d'abord de parler aux Français de ce que de ce qu'on veut proposer pour eux et pour le pays. Justement, il veut que cette réunion serve à parler d'un contrat de gouvernement d'accord programmatique en vue de la présidentielle. Avant de parler des législatives qui auront lieu après la présidentielle, faut déjà gagner la présidentielle.
Aujourd'hui dans les sondages, aucun des candidats de cet espace politique ne gagne l'élection présidentielle. Dans tous les sondages, c'est madame Le Pen qui est donnée gagnante. Donc déjà, avant de parler des législatives, faut évidemment parler de la présidentielle et de comment on la gagne. Philippe est devant vous quand même. Est-ce que vous reconnaissez ça ? Parce que ces derniers jours vous avez dit il y a pas de favoris dans le bloc central. Est-ce que vous reconnaissez aujourd'hui que toutes les enquêtes d'opinion montrent que Édouard Philippe a quand même une nette avance sur vous ? Ce que je dis c'est un toutes les enquêtes d'opinion disent aujourd'hui que personne ne bat Madame Le Pen et que Madame Le Pen gagne au deuxème tour dans toutes les configurations. De les
enquêtes d'opinion disent que personne n'a une garantie absolue de se qualifier au deuxème tour puisque vous l'avez vu dans les derniers sondages, Jean-Luc Mélenchon est en situation de se qualifier au 2è tour et de disqualifier notre camp politique. Et trois, ce que je dis, c'est que quand vous reprenez les sondages à la même période avant toutes les présidentielles qui se sont succédés, on a vu que ces sondages ne reflétait en rien le résultat de l'élection présidentielle. Est-ce que vous vous souvenez à cette époque qui était donné gagnant dans les sondages en 2016 avant l'élection de 2017, au même moment on est en train de se parler, c'était Alain Jupé. Est-ce que vous vous souvenez en 2007 des sondages qui donnaient madame Royal gagnante à l'élection présidentielle à l'été
précédent ? Est-ce que vous vous souvenez en 2002 des sondages à ce moment-là en septembre qui donnait Yonel Jospin gagnant l'électure pas non plus complètement totalement et d'ailleurs Gabriel Atel vous regardez les sondages aussi donc vous savez que c'est un instrument utile et vous-même vous aviez dit que le moins bien placé des deux se retirait or aujourd'hui vous êtes moins bien placé dans les sondages que ce que je dis encore une fois c'est que il faut en 2026 qu'on ait une vraie campagne qu'on parle de projets de fonds je suis persuadé mais vraiment persuadé que les gens qui nous écoutent là ils préféraient qu'on continue à parler d'école et de leurs enfants plutôt qu'on parle de tambouille politicienne comme on est en train de le faire, il y a un
temps pourrait dans la question pour vous départager ce qu'il faut une primaire. Vous vous êtes de moins en moins hostile semble-t-il dans vos discours. Alors est-ce que vous dites solennellement ce matin voilà tranchons en demandant leur avis au sympathisant je n'ai jamais eu peur de l'élection. Je pense que si on a peur d'une primaire, vaut mieux pas se présenter à l'élection présidentielle. Si on pense qu'on serait battu à la primaire, j'ai toujours dit que j'étais ouvert à ces propositions et donc je veux pas vous dire autre chose. Il y a des initiatives qui soit vous appelz organiser une primaire solennellement, soit parce que c'est c'est assez confortable de dire pourquoi pas mais je l'organise pas. Mais non mais déjà si tout le monde disait pourquoi pas euh je veux dire ça
sera chouis montrer queedard Philippe lui il veut pas. Mais non moi je veux rien montrer du tout à Gathlambray. Je réponds aux propositions qui me sont faites et aux idées qui sont dans le débat. Il y a certains qui parlent d'une primaire. Je dis moi j'ai aucun problème et j'ai pas changé d'avis là-dessus. Je n'ai aucun problème avec l'idée d'une primaire. Ensuite, ce que je dis c'est que tout le temps qu'on passe à parler de tambouille politicienne, de question d'appareil, en fait c'est du temps perdu pour les Français qui nous écoutent, qui préféraient qu'on parle peut-être de l'école, peut-être du prix du carburant, peut-être de la sécheresse et de ce qu'on a vu cet été avec la difficulté d'accès à l'eau. Et vous allez nous en parler justement dans un instant, vous allez nous dire ce
que vous réservez aux français si jamais vous êtes élu président de la République. avec Gabriel Atal, secrétaire général du parti Renaissance, ancien premier ministre, vous êtes aussi candidat à la présidentielle et on va parler de vos proposition dans un instant. Mais d'abord un mot sur les prix de l'essence qui n'ont jamais été aussi hauts, les prix euh du carburant, la seule solution, c'est de baisser les taxes, disait ce matin un représentant de la filière sur France Info. Est-ce qu'il faut baisser les taxes Gabriel Atal ? Est-ce que vous appelez le gouvernement à faire un geste plus franc ? D'abord, la baisse des taxes, ça coûte de l'argent et vous voyez bien la situation financière dans laquelle on est. de on n'est jamais certain que ça se répercute véritablement sur le prix à
la pompe et que derrière ça vient pas améliorer les marges de certains industriel ou distributeur. Crois, moi ce que je crois profondément, c'est d'abord que à long terme, mais ça ça apporte pas une réponse à au problème aujourd'hui, à long terme l'enjeu, c'est électrification du parc automobile et à court terme, il faut évidemment qu'il y ait des dispositifs d'aide qui soient mis en place. D'abord que des distributeurs puissent mettre en place des dispositifs d'aide. Je crois que c'est Total qui l'a fait notamment dans ses stations en bloquant le prix de l'essence. Encore une fois, Total peut se le permettre. C'est des au premier semestre de cette année, c'est 10 milliards de bénéfices. Les plus petites station qui sont pas réalisés en France. les les plus petites stations sont plus en
difficulté et ensuite qu' a des dispositifs ciblés notamment parce que pour moi c'est la priorité sur les Français qui travaillent qui prennent leur voiture tous les jours pour aller bosser qui ont pas le choix de prendre leur voiture avec le dispositif gros le gouvernement a mis en place un dispositif j'ai vu qu'il y a beaucoup de gens qui se sont inscrits sur ce dispositif donc voilà moi vous savez je vois qu'il y a des candidats à la présidentielle de manière très politicienne qui se répandent sur les plateaux de télévision ou de radio en expliquant qu'il faut baisser toutes les taxes et cetera la réalité c'est que s'ils étaient aux responsabilités ils seraient frappé par la réalité qui est que ça n'est pas possible financièrement et que par ailleurs, je suis même pas
certain que ça se répercuterait vraiment dans le prix. Gabriel Atal. Euh vous refusez donc la main tendue euh d'Édouard Philippe. Euh vous lui dites "Venez plutôt aux réunions euh du comité rien du tout." En tout cas, vous refusez de vous rendre vos résumés. J'aime bien vous résumer mais je dis qu'il y a des réunions qui ont le tous les mois et que c'est très bien et qu'il faut qu'on continue à ce qui on va tenter de voir ce qui vous différencie vraiment sur le fond sur le sujet des retraites par exemple. Vous vous dites il faut supprimer l'âge légal qui est très impopulaire et privilégier la durée de cotisation. L'ancien premier ministre vous a répondu hier. Il était ici sur France Info. Je voudrais juste faire observer que lorsque on érige comme critère la seule
durée de cotisation, on crée des injustices formidables pour les plus fragiles, pour celles et ceux souvent celles d'ailleurs qui ont des carrières hachées qui elles pour éviter la décotte doivent travailler beaucoup plus longtemps. Cela risque de fragiliser les plus faibles, dit Édouard Philippe. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Mais je crois que ça c'est surtout une description du système tel qu'il fonctionne aujourd'hui. Aujourd'hui, ceux qui sont les plus pénalisés par le système, c'est les femmes parce qu'elles ont des carrières arrachées, parce qu'elles ont dû s'arrêter de travailler pour élever leurs enfants ou qu'elles ont eu des difficultés dans leur parcours professionnel. Il dit pas que c'est parfait, mais il dit qu'avec votre système, ce serait encore
non, au contraire. Aujourd'hui, elles sont pénalisées parce que elles doivent travailler au-delà de l'âge légal qui existe aujourd'hui. Il y a 20 % des femmes, je crois, qui doivent travailler jusqu'à 67 ans pour avoir leur retraite à ta pleain. Donc c'est le système actuel qui les pénalise. Donc en quoi la capitalisation les aiderait ? J'ai bien je suis pas sûr que décaler l'âge légal de départ, je sais pas si c'est 65 66 ans, euh améliorerait leur situation. Moi ce que je propose effectivement, c'est un système 1 universel. Il faut les mêmes règles pour tout le monde. Il faut arrêter d'avoir 42 règles différentes selon les régimes et cetera. De libre effectivement supprimer l'âge légal de départ et ne garder que la durée de cotisation. Et vous savez qui
récemment a pris position sur ce sujet de la durée de cotisation plutôt que l'âge légal ? Philippe Aguyon prix Nobel d'économie. Donc je crois pas que ma proposition tombe de nulle part. Mais il y a l'exemple de la Suède. Gabriel, vous avez regardé l'exemple de la Suède ou pas ? La Suède, je crois que c'est des comptes notionnels depuis 25 ans, ils ont ce système là et des études ont montré que ça avait accentué la précarisation des retraités. Je crois pas que ce soit exactement le même système que celui que je propose un système par compte notionnel. Je crois qu'il y a pas celui que je propose moi. Ce que je Mais vous avez des exemples à étranger qui fonctionnent sans âge légal de débat. Vous avez encore une fois vous avez plein de systèmes différents. Vous avez
des système où il y a moins d'âge légal, plus de durée de cotisation. C'est le cas des pays de certains pays nordiques, mais c'est pas les mêmes paramètres que nous sur le reste du système. Donc on a un système nous qui est assez particulier, un système objectivement aujourd'hui qui est injuste pour beaucoup de personnes et qui par ailleurs ne tient plus financièrement. Enfin, on a tous les 2 ans, tous les 3 ans des gouvernements qui viennent devant les Français et qui disent "On doit décaler l'âge légal de départ à la retraite, mais je vous rassure, c'est la dernière fois parce que ça va sauver le système et ensuite on y reviendra pas." Vous avez symphip, vous n'en voulez pas, vous dites "C'est la redite erreurs du passé." Enfin, moi ce que je dis, c'est
que on en est plus à bouger des critères ou des curseurs de notre système. On en est plus à dire "On va décaler un peu l'âge comme ça a été le cass, tous les 4 ans depuis des décennies, depuis que je regarde la politique et et l'actualité. on en est à changer notre système parce que la réalité c'est que notre système ne fonctionne plus. La réalité c'est que notre système il a été créé à une époque où vous aviez une démographie totalement différente. Vous aviez quatre Français qui travaillaient pour payer la pension d'un retraité. Là on tend vers le 1 et demi qui travaille pour la pension d'un retraité. Ça ne fonctionne plus. Donc il faut assumer de changer ce site. Est-ce que c'est pas commode finalement quand on veut se présenter à la présidentielle ? C'est au fond ce que
disait Édouard Philippe à votre place hier matin. C'est un peu commode ? Ça évite d'être trop impopulaire de de ne pas parler de l'âge de départ ? Non, je crois pas. Je vous ai dit tout à l'heure que précisément sur certaines mesures, je pourrais me dire qu'il faut être très populaire et le dire devant les Français. Je le fais pas parce que moi j'essaie de dire la vérité et de dire les choses tell que je les crois profondément. Ce que je crois c'est que dire au français aujourd'hui qu'on va garder le même système et qu'on va le sauver à nouveau en décalant l'âge légal de départ comme si c'était une solution magique, je pense que là ça n'est pas dire la vérité au français. Juste sur la capitalisation précision à qui vous l'a confié, c'est le la porte ouverte au fond de pension. Vous
privatisez une partie des retraites Non, mais d'abord vous avez déjà de la capitalisation aujourd'hui. Je crois qu'il y a à peu près 11 millions de français qui la capitalisation avec les plans et pas retraite dans les entreprises. Les fonctionnaires, pardon, les fonctionnaires bénéficient eux-mêmes de la capitalisation avec la préfond. Et donc le fait que tous les Français, y compris ceux qui travaillent dans des petites et moyennes entreprises, puissent bénéficier eux aussi de la capitalisation, ça me semble là aussi être une mesure de justice. Donc moi, je veux élargir le système tel qu'il existe aujourd'hui. Gabriel Atal, vous voulez réduire l'écart entre le salaire brut et le salaire net via des baisses des charges sur le travail. Concrètement, comment vous faites ?
Aujourd'hui, quelqu'un qui travaille, il voit bien que le salaire brut que lui verse son employeur n'est pas le salaire net qui arrive sur son compte en banque parce que vous avez des charges, des cotisations entre les deux et évidemment qu'il y a des cotisations qui sont essentielles pour financer l'assurance maladie, pour financer les retraites et cetera. Mais ces cotisations, elles n'ont eu de cesse d'augmenter ces dernières décennies parce qu'on a un modèle social dont les dépenses augmentent énormément. Donc moi ce que je dis c'est que je veux qu'on puisse réduire l'écart entre le net et le brut en assumant de faire des économies sur un certain nombre de dépenses sociales qui vont permettre de baisser les cotisations, des charges pêches sur le certains proposent par exemple la TVA
sociale, augmenter la TVA pour pouvoir baisser les cotisations sociales euh sur les salaires. Est-ce que ça pourrait être une solution pour la TV ? Avant de regarder les impôts ou les taxes qu'on augmente, je préfère regarder les économies qu'on peut faire parce que c'est pardon parfois c'est un peu une solution de facilité de ça veut dire quoi ? les dépenses sociales rembourser certaines choses sur l'assurance chômage par exemple j'ai proposé une réforme pour dire bah on se met dans la moyenne des pays européens pour réduire la durée d'indemnisation chômage ça fait un certain nombre d'économies sur les indemnités journalières qui est une dépense qui a explosé ces dernières années qu'on puisse faire des économies aussi il y a des économies possibles sur le modèle
social et c'est comme ça qu'on ira droite au brut c'est-à-dire en en en augmentant le net pour que le net des Français se rapproche de leur brute en baissant un certain nombre de cotisations. Moi, j'exclus aucune piste et je trouve ça bien d'ailleurs que dans le débat de la présidentielle, certains mettent des idées dans le débat, proposent des choses. Je dis juste que si tout de suite on se dit on va augmenter cette taxe ou cet impôt, bah je pense que ça pousse pas à chercher. Je pense que ça ne pousse pas à chercher des économies et c'est un peu une solution de facilité. Augmenter le SMIC. Non, on a un SMIC en France qui est plus élevé que la plupart de nos voisins européens. Le problème pour moi, ça n'est pas le niveau du SMIC. Le problème, c'est la part des Français qui
restent collés au SMIC toute leur vie. Moi quand je suis quand j'ai été nommé premier ministre, vous vous souvenez, j'ai dit à la tribune de l'Assemblée nationale que je voulais désicardiser la France. Le problème, c'est qu'on a aujourd'hui des Français, ils sont au SMIC et ils restent au SMIC quasiment toute leur vie. Il faut remettre de la progression salariale. C'est ça le sujet. Et ça veut dire que c'est aussi euh les cotisations payées par les entreprises qu'il faut revoir parce que un patron aujourd'hui qui veut augmenter un salarié au SMIC de 100 € en tout cas qui veut que son salarié a 100 € de plus à la fin du mois, il doit payer 300 ou 400 € pour que ça soit possible. Vous voyez bien que ça bloque les augmentations. Un mot pour terminer Gabriel Atal et je
reviens sur la question de l'école. Vous aviez choisi d'interdire la baya que vous considériez comme un vêtement religieux de nombreux responsables musulmans disent que ce n'est pas le cas, que c'est un vêtement traditionnel. LFI dit que il reviendra si Jean-Luc Mélenchon est élu sur cette interdiction, qu'est-ce que vous répondez ? C'est pas une surprise parce que quand j'ai pris cette décision qui relève juste de l'application de la loi de 2004 et de laïcité à l'école et la fille m'a attaqué matin, midi et soir. Ils m'ont attaqué en justice à l'époque et la justice, le conseil d'État a tranché à deux reprises. Le Conseil d'État a dit quand monsieur Atal a interdit le port de la Baya dans les établissements scolaires, il n'a fait qu'appliquer la loi de 2004 sur la
laïcité à l'école qui interdit le port de signe religieux à l'école. Donc moi, j'entends, vous l'avez dit, que certains responsables religieux disent la baya c'est pas religieux. Le Conseil d'État a jugé que ça l'était et donc derrière la proposition de la France insoumise, il y a pas que la Baya. Ce que ça veut dire c'est qu'ils veulent revenir sur la loi de 2004 sur la laïcité à l'école. Euh ce qui interdit le port du voile à l'école. Bah oui, mais puisque la Baya c'est l'application de la loi de 2004, s'ils sont contre l'application euh de la mesure sur la BA, c'est qu'ils sont contre l'application de la loi de 2004 et donc ils veulent que tous les signes religieux faire le retour à l'école. Moi je veux pas de ça. Je considère qu'une femme qui décide de porter le voile, qui
est majeure, qui fait ce choix, elle peut le faire. Mais pour les enfants, si on veut qu'il puisse faire un choix éclairé plus tard, il faut qu'il soit préservé de toutes les influences religieuses à l'école. Gabriel Atal, candidat renaissance à l'élection présidentielle, ancien premier ministre. Merci d'avoir été avec nous dans le 830 France info et merci Agat.
Gabriel Attal