Vaccination, clip de candidature de Zemmour et l’allongement de l’IVG - C à Vous - 01/12/2021
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse partielle
L'Allemagne va-t-elle imposer la vaccination ?
- 1:17OuverteRéponse directe
Peut-on imaginer une obligation vaccinale en France ?
- 4:25OuverteRéponse partielle
Éric Zemmour s'est lancé dans la course à l'Élysée avec un clip. Qu'en pensez-vous ?
- 5:32OuverteRéponse directe
Bernard Seff, vous représentez la famille de Barbara. Comment avez-vous réagi au clip ?
- 10:30OuverteRéponse directe
L'Assemblée nationale a voté l'extension du délai pour l'IVG. Qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10PrésentateurChiffre
« seuls 68,5% des adultes sont totalement vaccinés outre-Rhin. »
- 1:30PrésentateurChiffre
« Nous avons déjà 11 vaccinations obligatoires en France. »
- 2:29PrésentateurChiffre
« 90% des Français ont eu deux doses. »
- 4:37PrésentateurFait
« Des images par dizaines qui sont des archives, des extraits de films, de clips, des images qui ne lui appartiennent pas. »
- 4:52InvitéFait
« Le droit moral de chaque auteur est bafoué de manière inacceptable. »
- 6:07InvitéFait
« accepter de servir de caution dans un clip de campagne d'un homme aux idées aussi rances que moisies. »
- 6:25InvitéFait
« L'autorisation n'a jamais été demandée à la famille. »
- 7:22InvitéFait
« il est quand même tout à fait scandaleux d'entendre dans la bouche de cet homme que le maréchal Pétain aurait servi de bouclier aux Juifs de France. »
- 11:03InvitéFait
« Plus le délai est tardif, plus il y a des complications. »
- 12:48Invité politiqueFait
« Un, c'est la possibilité pour les sages-femmes jusqu'à dix semaines elles-mêmes de pratiquer l'interruption volontaire de grossesse. »
- 13:28Invité politiqueChiffre
« ce sont 3 000 femmes françaises qui vont soit aux Pays-Bas, soit en Belgique, soit en Espagne chaque année dans le délai. »
Temps de parole
- Présentateur84 %
- Invité3 %
- Locuteur 43 %
- Invité 23 %
- Éric Zemmour3 %
- Locuteur 102 %
≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à toutes et à tous. Salut Mathieu, l'Allemagne va-t-elle imposer la vaccination ? Ce n'est plus un tabou, en tout cas, seuls 68,5% des adultes sont totalement vaccinés outre-Rhin. Et c'est le futur chancelier Olaf Scholz qui relance le débat.
où jeder Abgeordnete nach seinem Gewissen abstimmt über eine allgemeine Impfpflicht.
Olaf Scholz qui prend ses fonctions dans cinq jours, dans les enquêtes d'opinion, les Allemands se montrent, plutôt favorable à une telle mesure.
Ich glaube, dass der komplette Lockdown nur das Einzige ist und Impfpflicht für alle.
Also ich würde schon erwarten, dass jetzt bald der Lockdown dann kommt und auf jeden Fall stärkere Maßnahmen.
Schöner wäre es, wenn sich einfach alle impfen lassen. Punkt, Ende. Wir haben uns alle impfen lassen. Ob es Masern, ob es Mumps ist. Und das schon seit, keine Ahnung wie lange. Ein Mahut, ein Mahut, mir gefällt das überhaupt nicht. Die sollten eine Regelung schaffen und impfen, testen. Und ich glaube, damit kämen wir schon weiter.
Nous sommes plus nombreux à être vaccinés en France. Peut-on imaginer une obligation vaccinale ? François Bayrou défend l'idée. Ma hantise, c'est qu'une mutation du virus ne lui permette de s'attaquer aux petits-enfants. Si ça se produisait, notre société n'y résisterait pas. Nous avons déjà 11 vaccinations obligatoires en France. 11 pour chacun des enfants qui naient. Quel problème y aurait-il ? Dans la foulée, à l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, le président du Conseil scientifique était auditionné ce matin. Lui reste sceptique. Quand vous avez une petite mamie qui vous dit qu'elle ne veut pas se faire vacciner, qu'elle ne voit personne à 84 ans, eh bien, que fait-on ? Que fait-on ?
Alors, ça pose la question de l'obligation vaccinale. Si on passait une obligation vaccinale, vous croyez qu'on va leur envoyer les gendarmes ? Hein ? Bon. Et comment on le contrôle ? La primauté sur la santé est un élément essentiel. Mais est-ce qu'on doit, je dirais, nous priver quand même d'une certaine forme de liberté ? Beaucoup disent qu'on ne convaincra pas les derniers réticents à la vaccination. Est-ce qu'on peut imaginer voter ce genre d'obligation vaccinale en France ? Écoutez, aujourd'hui, 90% des Français ont eu deux doses. Donc, 90% des Français de plus de 12 ans, pardon.
Donc, aujourd'hui, l'OMS, le professeur Delfraissy, nous dit qu'il faut rester sur la ligne, convaincre plutôt que contraindre. Aujourd'hui, nous en sommes là. Et il me semble qu'il nous faut, aujourd'hui, faire que la troisième dose soit prise. Je suis allé me faire piquer cet après-midi, pour tout vous dire, à 15h. de ma troisième dose. Pas d'effet secondaire ? Pas à ce stade. Sauf si je me mets à radoter.
Je vous alerterai.
Vous saurez à quoi c'est imputable.
Ça, ce ne sera pas dû au vaccin.
Je vous remercie. C'est aimable. Pas d'obligation pour l'instant, vous dites. On essaie encore de convaincre les jeunes. Je crois qu'il faut essayer de convaincre. Il faut montrer que c'est comme ça qu'on peut éviter tout de même la mort et des formes graves, puisqu'on sait bien qu'aujourd'hui, on peut attraper, malgré la vaccination, le virus. Mais ce qu'on sait, c'est que le fait d'être vacciné et bien vacciné peut éviter la mort et des souffrances. Et moi, j'ai confiance sur le fait que cela se répande. Après, je ne dis pas que c'est totalement exclu.
Si véritablement, et on ne peut pas anticiper les circonstances, mais si véritablement, comme l'indique François Bayrou, il y aurait des mutations de virus qui rendraient absolument indispensables ou je ne sais quelle considération scientifique. Mais la ligne, M. Béliard, depuis le début, ça a été de prendre des décisions qui soient véritablement en cohérence avec l'état de connaissance de la science. Donc l'OMS, aujourd'hui, dit convaincre plutôt que contraindre. Le professeur Delfraissy, président du point de vue scientifique, vous l'avez entendu, ne dit pas autre chose. Eh bien, on va se caler à ce stade là-dessus. Ça me paraît sage.
Éric Zemmour, encore lui, s'est donc lancé dans la course à l'Élysée avec un clip qui risque de lui attirer des ennuis. Alors, je ne reviens pas sur le décor, le ton, le discours. On l'a déjà beaucoup fait, mais sur les images utilisées par le candidat, désormais candidat d'extrême droite. Des images par dizaines qui sont des archives, des extraits de films, de clips, des images qui ne lui appartiennent pas. Plusieurs voix s'élèvent. Certains parlent de procédure de justice. Dans un communiqué intitulé « Le mépris », la société des auteurs compositeurs dramatiques s'engage à poursuivre le candidat. On ne peut prétendre représenter les Français sans les respecter eux.
Le droit moral de chaque auteur est bafoué de manière inacceptable. Beaucoup de problèmes juridiques, beaucoup d'extraits utilisés sans l'accord de leurs auteurs. Jacques Attali, Luc Besson et d'autres envisagent des poursuites. Il est curieux que dans un clip de lancement d'une campagne présidentielle, une personne, un candidat, choisissent de jeter à la vindicte des noms.
Même les bâtiments sont furieux. Le château d'Hussée en Indre-et-Loire, piraterie pure et simple s'en porte le propriétaire.
J'ai trouvé ce clip pathétique, honnêtement. Pathétique et nauséeux, à la fois.
Toutes les autorisations n'ont pas été demandées et ça provoque quand même pas mal de colère aujourd'hui. Bonsoir Bernard Seff. Bonsoir. Seff, vous êtes le neveu de Barbara et vous représentez la famille de la chanteuse. Hier, lorsque vous avez découvert la vidéo d'Éric Zemmour, votre sang n'a fait qu'un tour. Vous y avez vu votre tante. Mais écoutez, comment pouvait-il en être autrement ? Je n'ai pas pour habitude de faire parler les disparus. Mais au hasard des noms cités par l'homme dont je ne citerai pas le nom. Imagine-t-on 15 secondes ?
Georges Brassens, Charles Asnavour, Jean Gabin, le combattant de la France libre et bien évidemment Barbara, accepter de servir de caution dans un clip de campagne d'un homme aux idées aussi rances que moisies. Monsieur le Président l'a dit tout à l'heure, très justement, c'est obscène. Pour être bien clair, l'autorisation n'a jamais été demandée à la famille. Jamais, car elle n'aurait jamais été donnée. L'image utilisée de Barbara est extraite d'une émission de télé de 1969. On ne va pas faire la même erreur qu'Éric Zemmour en volant des vidéos, mais la chanson qu'elle chantait, on peut l'écouter, c'est « Mon enfance ». Écoutez.
La guerre nous avait jetés là, d'autres furent moins heureux que je crois,
autant jolies de leur enfance. La guerre nous avait jetés là, nous vivions comme hors la loi, et j'aimais cela quand j'y pensais. Aux mes printemps, aux mes soleils, aux mes failles, aux années perdues, aux mes quinze ans, mes mes réveilles, que j'ai mal.
Les lois fraîches de septembre, l'odeur des murs écrasés,
c'est foutu, j'ai tout retrouvé. Et là, je le précise, c'est une image que nous avons achetée. C'est comme ça qu'on fait. C'est assez ironique quand on sait les polémiques autour d'Éric Zemmour. On parle d'une chanson où Barbara raconte son enfance sous l'occupation. Oui. Et à ce propos d'ailleurs, il est quand même tout à fait scandaleux d'entendre dans la bouche de cet homme que le maréchal Pétain aurait servi de bouclier aux Juifs de France. C'est indigne. C'est indigne. Comme je l'ai dit, si Barbara a pu survivre à l'occupation, ça n'est pas à cause des lois maréchalistes.
C'est grâce à certains Français qui, au péril de leur vie, ont eu le courage de prévenir ma famille avant que les séides de Vichy n'interviennent. Vous allez poursuivre ? Écoutez, pour l'instant, je ne sais pas. Je ne m'interdis rien. Je ne m'interdis rien parce que je trouve que les frontières ont été dépassées. Peut-être pourrait-on envisager une action commune avec les ayants droit d'autres artistes cités ? Il y a une autre question qui se pose juste avant le début de l'émission. La vidéo était encore en ligne sur la plateforme YouTube. Est-ce que vous demandez à YouTube de ne plus héberger la vidéo comme elle l'aurait fait si ça avait été un YouTuber inconnu ?
Écoutez, ça me barrait le minimum, oui.
Et on apprend que Laetitia Hallyday aussi est scandalisée
de l'utilisation de l'image de Johnny par Éric Zemmour. En réponse à Éric Zemmour, vous avez aussi rappelé les engagements humanistes de votre tante Barbara aux antipodes de son discours. On va rappeler aujourd'hui que c'est la journée mondiale de lutte contre le sida. Et c'est l'un des engagements précisément de Barbara, précisément la lutte contre la maladie. Écoutez cette archive d'Yves Duteil dans C'est à vous. Yves Duteil avec sa casquette de chanteur et celle d'élu local, ça va vous plaire. Elle faisait un spectacle au Châtelet dans lequel elle militait en fait pour la recherche et la lutte contre le sida.
Et à la fin de son spectacle, elle envoyait à la volée, comme ça dans le public, des dizaines de préservatifs en disant protégez-vous. Et puis à la fin de cette série de concerts, elle nous a appelés à la mairie, avec Noël, maire adjoint. Et elle nous dit voilà, il me reste des préservatifs pour ce spectacle, j'aimerais en faire don à la commune. Et on a vu arriver un mètre cube de préservatifs qu'on a distribué à toutes les communes alentours. Il ne vous en reste pas ? Non, en plus, à mon avis, il serait périmé, oui. Les malades, la recherche, c'est l'une des premières, Barbara, à s'être engagée dans ce combat contre le sida.
Oui, elle y a consacré un an de sa vie avec le professeur Pialou que vous avez reçu sur cette antenne. Elle est allée visiter les malades. Elle a fait énormément pour le sida. Elle est allée visiter les femmes en prison. Elle a soutenu les sans-papiers. Comment peut-on penser, une seconde, que cette femme puisse être, je dirais, amalgamée aux idées de cet homme ? C'est vraiment, encore une fois, pardonnez-moi, c'est scandaleux. Je remarquerais que le nom n'a jamais été cité.
Mais vous ne voulez pas citer cet homme. Lui qui cite...
C'est comme Harry Potter, il y a des noms qu'on ne cite pas. On voit à qui vous le voulez. C'est l'homme dont on n'a pas le droit de prononcer, ça commence par un V, c'est ça ? C'est l'homme d'extrême doigt, comme dit aujourd'hui le canard enchaîné. Un d'extrême doigt, c'est un mot du canard enchaîné. Merci beaucoup Bernard Seth. Merci d'être venu ce soir sur le plateau de C'est à vous. L'Assemblée nationale, Mathieu, a voté l'extension du délai pour avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. Jusqu'à présent, l'IVG doit se pratiquer dans les 12 semaines de grossesse. Le texte, je cite, visant à renforcer le droit à l'avortement, augmente ce délai à 14 semaines.
À peine au-dessus de la moyenne européenne, ça n'a pas empêché d'être un vrai point de clivage entre les spécialistes. Je vais traduire ce que ça veut dire, Madame la députée. Ça veut dire, puisque nous ne sommes pas capables de vous accueillir à temps, rassurez-vous, nous allons faire une IVG plus tardive, puisque nous avons allongé le délai. Plus le délai est tardif, plus il y a des complications. « Transformons les IVG en urgence ».
Il va simplement faciliter l'accès à l'IVG pour des femmes qui découvrent leur grossesse trop tard ou ont un changement majeur de projet de vie, souvent lié à des violences apparues dans le couple ou à d'autres situations. Et là, bizarrement, c'est le corps des femmes et c'est la société qui décide pour elles, comme si elles étaient incapables de savoir ce qu'elles voulaient.
C'est un clivage que l'on a retrouvé à l'Assemblée nationale, bien sûr, lors des débats ces deux derniers jours.
Toute femme qui a recours à l'IVG a mûrement réfléchi. Ce n'est pas aussi simple que ça. Les femmes, quand elles arrivent à l'entretien préalable, elles n'ont pas forcément pris leur décision. Et donc, peut-être qu'elles souhaitent effectivement réfléchir.
Ne faudrait-il pas aussi se questionner sur les moyens
pour éviter des interventions trop tardives ? À 12 semaines, un foetus mesure 85 mm. À 14, il mesure 120 mm. Et à la tête, aussi fiée. Ce qui veut dire qu'il faut couper le foetus en morceaux. Je suis enceinte de 8 mois. Mais cette grossesse, elle a été choisie, elle a été voulue. Et je ne serais certainement pas devant vous en tant que députée ce soir si je n'avais pas eu à l'époque la possibilité d'avoir la maîtrise de mon corps et de mon destin.
Richard Ferrand, c'est un texte dont le président de la République ne voulait pas. Il l'a dit à plusieurs reprises. Les députés de la majorité ont forcé ce texte contre l'avis d'Emmanuel Macron. Écoutez, les députés de la majorité sont souverains. Ce n'est pas l'exécutif qui gouverne tout dans ce pays. Et c'est heureux encore. Bon. Non. Mais la loi, elle ne fait pas que rajouter un délai de deux semaines. Je tiens quand même à vous le dire. Un, c'est la possibilité pour les sages-femmes jusqu'à dix semaines elles-mêmes de pratiquer l'interruption volontaire de grossesse avec instrument, si vous voulez, chirurgical. Jusqu'à présent, ce n'était que médicamenteux.
Ça veut dire que la capacité à agir va être élargie. Le nombre de professionnels à l'habilité va être plus grand. Parce qu'on sait qu'on manque parfois de médecins dans certains... Et dernier point, c'est de dire que chaque ARS, chaque agence régionale de santé devra tenir à la disposition des femmes, ce qui n'existait pas aujourd'hui, un répertoire des lieux où elles pourront aller solliciter la pratique d'un avortement. C'est une avancée. Colossale. Et donc, ces deux derniers points que je viens de vous indiquer sont au moins aussi importants que simplement l'allongement du délai.
Et sachez que ce sont 3 000 femmes françaises qui vont soit aux Pays-Bas, soit en Belgique, soit en Espagne chaque année dans le délai. Et pourquoi le président n'envoie pas si c'est une avancée essentielle ? Eh bien, vous le lui demanderez. Suggérez-lui, s'il vous plaît, de venir sur le plateau, c'est à vous. Je ne suis pas son vague-bestre.
Non, mais c'est vrai que lui qui est plutôt dans le camp du progrès,
pourquoi est-ce que ça ne lui paraissait pas essentiel de... Lui, pour être précis, il parlait du choc traumatique pour les femmes qui subiraient un avortement trop tardif. Une vision des choses qui est quand même balayée par beaucoup d'experts.
Éric Zemmour