Compte rendu du Conseil des ministres du 10 février 2021.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 25 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 11:01RelanceRéponse partielle
Pourquoi l'objectif de réduction des gaz à effet de serre de la France (-40%) est-il en dessous de l'objectif européen (-55%) ?
- 12:00RelanceÉludée
Pourquoi la France fixe-t-elle un objectif inférieur à l'objectif européen de -55% ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Quelles seront les priorités pour porter les mesures de la convention climat au niveau européen ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Est-ce réaliste de faire un référendum pour inscrire le climat dans la Constitution à un an des présidentielles ?
- 15:01OuverteRéponse directe
Pourquoi les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont-ils été revus à la baisse en 2019 ?
- 16:00OuverteRéponse partielle
Sur quoi porteront les décrets d'application du projet de loi climat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Gabriel AttalChiffre
« Nous avons déjà augmenté de plus de 20 000 le nombre de places d'hébergement supplémentaire ouvertes, portant leur nombre à 200 000 places ouvertes au total. »
- 3:00Gabriel AttalFait
« Nous sommes toujours sur le même plateau haut, même s'il apparaît légèrement déclinant depuis une semaine. »
- 4:00Gabriel AttalChiffre
« Nous comptons une cinquantaine de départements qui connaissent une baisse importante de l'incidence, une trentaine où celle-ci est stable, et un peu plus d'une vingtaine où l'incidence continue à augmenter. »
- 6:00Gabriel AttalChiffre
« Depuis le début de l'année 2021, ce sont près de 2 800 interventions de l'inspection du travail qui ont eu lieu dans les entreprises. »
- 7:00Gabriel AttalChiffre
« La semaine dernière, plus de 1 000 personnes ont fait l'objet d'une mesure de non-admission sur le territoire national, dont près de 200 000 réembarquements immédiats. »
- 9:00Gabriel AttalChiffre
« 1,2 millions de jeunes de moins de 26 ans ont été embauchés entre août et décembre dernier. »
- 10:00Gabriel AttalChiffre
« 270 000 primes à la conversion et bonus écologiques ont été financés grâce au plan de relance. »
- 11:00Barbara PompiliFait
« Ce texte est un texte de rupture avec ce qui ne fonctionne pas dans notre modèle de développement. »
- 12:00Barbara PompiliFait
« La transition, celle que je porte depuis toujours, se mène avec les Français, par les Français et pour les Français. »
- 25:00Gabriel AttalFait
« Nous sommes à flux tendu, s'agissant de la vaccination. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
-Bonjour à toutes et à tous. Une nouvelle fois, c'est un Conseil des ministres sous le signe de la plus extrême vigilance qui s'est tenu ce matin, et je veux commencer ce compte-rendu par un mot sur la vague de froid et les conditions climatiques difficiles qui se sont abattues sur la France cette nuit, de la Bretagne à l'Alsace. Ce sont plusieurs millions de Français qui sont touchés, aujourd'hui, parfois même durement impactés par la neige, par le gel, et les températures extrêmes.
Je veux profiter de cet instant pour saluer l'engagement des femmes et des hommes qui, parfois, dès hier soir, et tout au long de la nuit, ont travaillé et travaillent encore à dégager les routes, les voies, pour limiter les risques d'accidents et permettre une circulation la plus normale possible. Je veux avoir une pensée pour les Français qui peuvent être bloqués chez eux ou sur la route, l'Etat et les collectivités sont pleinement mobilisés pour être à leurs côtés. Cet épisode neigeux et les températures glaciales qui s'ensuivent nous rappellent également la situation vécue par nos concitoyens dans la grande pauvreté, parfois sans abri, pour qui ce grand froid n'est pas simplement un désagrément mais peut-être un péril vital.
Fidèles à notre volonté de protéger les plus démunis, le plan "Grand Froid" continue à se déployer. Depuis mi-octobre et malgré la crise sanitaire, nous avons déjà augmenté de plus de 20 000 le nombre de places d'hébergement supplémentaire ouvertes, portant leur nombre à 200 000 places ouvertes au total, ce qui est un nombre de places record et un investissement financier de l'Etat record. Nous voulons et nous devons aller plus loin encore, et c'est pourquoi nous avons demandé à l'ensemble des services d'accélérer encore le mouvement pour trouver des places d'hébergement supplémentaires.
Nous avons également décidé de renforcer les effectifs, de soutenir davantage les effectifs des maraudes et les accueils de jour. Notre attention doit être constante envers les plus démunis en cette vague de froid, et l'Etat répond présent. Je reviens maintenant sur la situation épidémique, qui a peu évolué depuis deux semaines.
Nous sommes toujours sur le même plateau haut, même s'il apparaît légèrement déclinant depuis une semaine. Il faut, évidemment, rester extrêmement prudents, la situation reste fragile. Il y a, par ailleurs, des disparités territoriales face à cette situation globale.
Ainsi, nous comptons une cinquantaine de départements qui connaissent une baisse importante de l'incidence, une trentaine où celle-ci est stable, et un peu plus d'une vingtaine où l'incidence continue à augmenter. De cette situation, nous pouvons tirer trois enseignements. Le premier, c'est qu'il existe bien un chemin pour éviter le reconfinement, ce chemin n'est pas large, mais il existe, et nous aurions tort de ne pas tout mettre en oeuvre pour y parvenir.
Cela suppose de suivre et de maintenir avec la plus grande attention la propagation des variants qui explique le risque d'emballement épidémique redouté. Le second enseignement, c'est celui de la responsabilité extraordinaire des Français dans ces circonstances. Certains, par cynisme ou par fatalité, ont ri à chaque fois que nous avons employé ce mot de responsabilité et d'efforts des Français.
Premier confinement, deuxième confinement, période des fêtes, où certains multipliaient les aléas sur le fait qu'elle entraînerait nécessairement un rebond très fort de l'épidémie au mois de janvier, or tout cela nous a prouvé que les Français savaient prendre leur responsabilité, agir en conscience, et faire mentir à chaque occasion ceux qui espèrent jouer sur l'échec et le chaos. Aujourd'hui, c'est parce que chacun joue son rôle, parce que chacun prend sa part que la situation reste stable, et il nous faut, évidemment, continuer à tenir ensemble. Le troisième enseignement, enfin, c'est qu'il est, malheureusement, trop tôt pour se réjouir.
La France a beau se trouver dans une situation enviable par rapport à un certain nombre de ses voisins européens, la situation est fragile et notre surveillance doit être redoublée, nous restons sur nos gardes et nous poursuivons le déploiement de notre stratégie vaccinale et le renforcement de notre stratégie "Tester, alerter, protéger", qui a été adaptée face au risque de nouveaux variants, je pense au développement extrêmement important des capacités de criblage et de séquençage pour identifier les cas de variants, je pense au renforcement des moyens de l'assurance maladie avec 10 000 personnes pour passer les coups de fil, pour faire le contact racine, comme on dit, remonter les chaînes de contamination, alerter les cas contacts, je pense au déploiement des milliers de médiateurs sur les gestes barrières, aux milliers d'infirmières, d'infirmiers qui se rendent au domicile des personnes positives pour les aider à s'isoler, pour proposer des tests antigéniques à leur entourage familial. Vous le savez, une série de mesures ont été annoncées par le Premier ministre il y a une dizaine de jours, et je veux revenir sur l'application d'un certain nombre d'entre elles. La cohérence de ces mesures qui ont été annoncées avec la prolongation du couvre-feu à 18h, c'est d'abord de limiter les brassages importants de population avec le télétravail et avec le renforcement des contrôles, et la fermeture des plus grands centres commerciaux, et c'est de limiter l'arrivée des nouveaux variants avec, notamment, les mesures sur les frontières.
S'agissant du télétravail, de nombreuses réunions se sont tenues ces dernières semaines avec mes collègues Elisabeth Borne et Amélie de Montchalin, en associant les partenaires sociaux, l'association nationale des DRH, ou les entreprises du CAC 40. L'enjeu, c'est de remobiliser les employeurs et les salariés sur le télétravail après une érosion du recours au télétravail que nous avons observée depuis le mois de novembre dernier, et donc le second confinement. Cela passe donc par ce travail de concertation avec l'ensemble des partenaires, cela passe aussi par l'intervention des services de l'inspection du travail pour accompagner les entreprises.
Ainsi, depuis le début de l'année 2021, ce sont près de 2 800 interventions de l'inspection du travail qui ont eu lieu dans les entreprises. Nous commençons à observer des résultats visibles de cette remobilisation. Ainsi, nous observons, par exemple, un premier très léger, à ce stade, infléchissement du trafic RATP dans la fonction publique, la part des agents qui ont télétravaillé a progressé de 3 points par rapport à la semaine précédente, et il nous faut donc, évidemment, poursuivre cette mobilisation.
Le deuxième point, c'est celui des frontières. Vous le savez, la fermeture des frontières a été encore renforcée, avec, notamment, la mise en place de motifs impérieux pour les voyages en provenance et à destination de pays en dehors de l'Union européenne qui viennent s'ajouter à l'obligation de tests PCR qui doivent être réalisés, et la mise en place de tests PCR obligatoires pour les voyages à l'intérieur de l'Union européenne. Ces mesures sont appliquées, elles sont contrôlées et elles sont appliquées.
La semaine dernière, plus de 1 000 personnes ont fait l'objet d'une mesure de non-admission sur le territoire national, dont près de 200 000 réembarquements immédiats. 1 444 personnes ont fait l'objet d'un refus de sortie du territoire faute de motif impérieux approprié. La conséquence de cela, c'est une nouvelle chute très importante des flux de passagers, moins 70% de départs vers les Outre-mer, moins 40% de départs vers les pays en dehors de l'Union européenne, il y avait déjà eu une baisse très importante auparavant, c'est une baisse supplémentaire, et la baisse est évidemment très marquée vers les destinations touristiques, puisque, vous le savez, le tourisme ne fait pas partie des motifs impérieux pour se déplacer.
On constate ainsi, par exemple, une baisse de 85% des départs vers la République dominicaine, de 80% vers la Tunisie, et sur ce point, évidemment, nous allons aussi continuer à poursuivre les contrôles et l'information à destination des voyageurs. Enfin, toujours sur l'enjeu que j'évoquais au départ du non-brassage, l'augmentation des contrôles sur l'application du couvre-feu et l'augmentation des contrôles sur les établissements recevant du public, les contrôles sur l'application du couvre-feu ont augmenté de 50% en une semaine, et plus de 10 000 établissements recevant du public ont été contrôlés, dont 400 ont fait l'objet de verbalisation, c'est, notamment, les contrôles liés, vous le savez, aux nouvelles jauges pour les commerces, les établissements recevant du public de plus de 400 m2. Je l'ai déjà dit la semaine dernière et je le répète donc aujourd'hui, il n'y a pas de fatalité, nous pouvons agir ensemble, nous pouvons tenir ensemble.
Et si l'épidémie nous occupe beaucoup, nous gardons, bien sûr, le cap des réformes. En 3 ans et demi, nous avons énormément fait, nous avons avancé sur des chantiers jusque-là toujours repoussés, nous avons avancé pour libérer l'emploi, pour alléger la fiscalité, pour protéger notre environnement, pour garantir la sécurité des Français. C'est sur cette promesse de transformation que nous avons été élus en 2017, c'est cette promesse qui continuera de nous guider jusqu'à la fin du mandat.
La reconstruction de notre économie a déjà commencé. Dès la rentrée, nous avons annoncé un plan de relance de 100 milliards d'euros. C'est un plan exceptionnel par son ampleur, d'abord, par son financement, ensuite, puisque vous savez que 40 milliards d'euros seront financés par l'Union européenne.
C'est un plan exceptionnel enfin, et c'était l'objet d'une communication du ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, aujourd'hui, parce qu'il n'a pas tardé à se mettre en place et à montrer, déjà, des effets concrets. Je pense aux aides à l'embauche des jeunes et à l'apprentissage, je pense à l'augmentation de 100 euros par enfant de la location de rentrée scolaire, je pense au lancement d'une rénovation énergétique complète de notre pays, je pense à l'augmentation de notre compétitivité industrielle. Nous avons déjà avancé sur tous les fronts, et 11 milliards d'euros de ce plan ont déjà été engagés.
Les premiers résultats sont là, 1,2 millions de jeunes de moins de 26 ans ont été embauchés entre août et décembre dernier, c'est un chiffre stable par rapport à la même période sur 2019, alors même que nous avons cette crise économique en 2020, le nombre de contrats d'apprentissage signés a augmenté en 2020 par rapport à 2019 et même atteint un nouveau record. 270 000 primes à la conversion et bonus écologiques ont été financés grâce au plan de relance contribuant à tripler la part des voitures électriques dans le parc automobile français en à peine un an. Enfin, je veux rappeler que ce plan doit permettre de préparer l'avenir, de préparer la France, de la préparer aux défis d'aujourd'hui, aux défis de demain.
Le premier d'entre eux, c'est évidemment le défi climatique. Vous le savez, là-dessus, nous avons une action absolument ambitieuse depuis le début de ce quinquennat, entre la décision de fermer nos centrales à charbon, d'interdire la recherche et l'exploitation d'hydrocarbures sur notre sol, d'interdire la plupart des plastiques à usage unique, de construire 10 000km de piste cyclable, et bien sûr, d'investir 30 milliards d'euros du plan de relance dans la transition écologique. C'est un engagement sans précédent, un engagement dont peu, même parmi les plus militants, osaient seulement rêver il y a quelques années.
C'est une nouvelle illustration de ce qui différencie l'écologie des mots et celle des actes. Nous avançons. C'est la marche d'une écologie de progrès qui refuse l'immobilisme, bien au contraire, comme le laisser-aller, le laisser-faire, sans solution.
Nous sommes fiers d'avoir pris ce chemin, fiers de mener ce combat pour la planète et de l'intensifier avec le projet de loi portant lutte contre le réchauffement climatique et ses effets, que nous avons adopté ce matin en Conseil des ministres, et je veux remercier ma collègue Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, d'être présente à mes côtés aujourd'hui pour vous le présenter, et je lui céderai la parole dans un instant. Le Conseil des ministres a aussi été marqué par d'autres textes, je vais revenir dessus très brièvement. Deux ordonnances, tout d'abord, portaient sur la question du logement.
La première prolonge la trêve hivernale jusqu'au 31 mai 2021 inclus. C'est une mesure forte qui avait été annoncée la semaine dernière par la ministre déléguée au logement Emmanuelle Wargon. Il s'agit d'une mesure de solidarité envers les plus fragiles dans cette période difficile.
Il s'agit aussi, désormais, de garantir la possibilité, dans le même temps, d'indemniser les propriétaires concernés par les impayés. La seconde ordonnance qui nous était présentée concerne, quant à elle, les assemblées générales de copropriétaires en leur permettant d'adapter leurs règles de réunion pour faire face à la crise sanitaire. Par ailleurs, la ministre déléguée chargée du logement a fait un point sur les réformes prioritaires de son ministère.
Notre première boussole, nous l'avons déjà évoquée, c'est d'accélérer la rénovation énergétique des logements, et je sais que Barbara Pompili y reviendra. Emmanuelle Wargon a également abordé la question des logements des sans-abri avec la mise en oeuvre du plan "Logement d'abord". Je ne reviens pas sur les chiffres que j'ai évoqués tout à l'heure sur l'augmentation du nombre d'hébergements d'urgences qui ont été mis en place, mais vous le savez, cette action se poursuit et cette action s'amplifie s'inscrivant, s'agissant notamment de la capacité à trouver des solutions durables pour les personnes sans domicile.
Enfin, le dernier chantier évoqué par la ministre, c'est l'offre de logements aux personnes âgées. Il s'agit d'un défi extrêmement important étant donné l'évolution de notre démographie pour permettre le maintien à domicile des personnes âgées, des aides ont été mises en place pour des travaux d'adaptation et de sécurité. Depuis le début du quinquennat, plus de 100 000 dossiers ont été déposés dans cet objectif.
Les derniers textes adoptés lors de ce Conseil des ministres concerne un certain nombre de mesures d'urgence pour faire face à l'épidémie de Covid-19, j'en cite quelques-unes : la prolongation des contrats des adjoints de sécurité au sein de la police nationale, une nouvelle adaptation de notre dispositif d'activités partielles pour permettre une prise en charge au plus près des baisses de chiffres d'affaires, même très fortes, de l'ordre de 80%. Des mesures, également, pour faciliter l'accès au service de santé au travail et pour que le gouvernement puisse prolonger l'allocation chômage des demandeurs d'emploi qui arrivent en fin de droits. Je pense également à l'adaptation des concours de la fonction publique dont l'organisation pourra être revue si la situation sanitaire l'imposait.
Je pense enfin à un dernier texte qui vient en soutien des salles de spectacle et des salles de sport, leur donnant plus de souplesse pour offrir à leurs clients des prestations annulables en échange d'avoir. Voilà, mesdames messieurs, en quelques mots, ce Conseil des ministres. Je vais céder la parole à ma collègue Barbara Pompili qui vous présentera le projet de loi qui a été adopté ce matin, qui répondra immédiatement aux questions que vous aurez sur ces sujets, et je reviendrai devant vous juste après pour répondre aux autres questions. -Mesdames et messieurs, bonjour à tous.
Je viens de présenter le projet de loi climat et résilience en Conseil des ministres, et je vais essayer de vous en résumer l'esprit et la lettre. Je dois préciser d'abord que je n'ai jamais considéré qu'en matière de transition écologique, il suffisait de prendre une règle et de tracer une ligne droite, que ce serait, au fond, une pure question de calcul ou d'équation. La transition, celle que je porte depuis toujours, se mène avec les Français, par les Français et pour les Français.
Il ne s'agit pas seulement de changer les moteurs de nos voitures ou les machines de nos usines, il s'agit de changer de civilisation, de culture et de mode de vie. C'est le sens profond du texte que j'ai l'honneur de présenter aujourd'hui, un projet à part dans notre histoire politique, imaginé par 150 citoyens tirés au sort et en passe de prendre sa place parmi les lois de la République. Alors, qu'ont proposé les citoyens ?
Quel chemin la convention citoyenne pour le climat a-t-elle tracé pour que notre pays réussisse sa transition ? Ils nous ont tout simplement demandé de faire entrer l'écologie et donc le bon sens dans nos vies, de rompre avec des tendances historiques qui nous conduisent dans le mur, mais aussi d'apporter des solutions pratiques aux Françaises et aux Français pour qu'ils deviennent les acteurs de la transition et jouissent d'une vie meilleure au quotidien. Oui, ce texte est un texte de rupture avec ce qui ne fonctionne pas dans notre modèle de développement.
Un texte qui mettra un coup d'arrêt à l'étalement urbain sans fin, un texte qui permettra de mettre en location des logements décents sur le plan énergétique, un texte qui mettra fin au recours à l'avion pour une réunion de travail à Bordeaux quand on habite à Paris, un texte qui réduira le trop grand nombre de morts lié à la pollution de l'air en régulant la circulation des voitures les plus polluantes dans nos grandes villes. Au-delà de ces ruptures, c'est aussi un texte qui va changer notre vie à tous au quotidien lorsque nous ferons nos courses avec plus de produits en vrac et des étiquettes mentionnant leur impact carbone, lorsque notre enfant, nos enfants iront à l'école, ils seront sensibilisés aux enjeux de la protection de l'environnement, ils se verront proposer des menus végétariens à la cantine, lorsque nous serons exposés à la publicité, avec moins de place pour les produits les plus polluants, comme les énergies fossiles, et moins d'écrans numériques qui tournent à vide la nuit dans les vitrines des boutiques, lorsque nous devrons choisir une voiture avec la fin de la vente des véhicules les plus polluants en 2030, lorsque nous devrons nous loger avec des bâtiments plus confortables et des factures d'énergie moins élevées. En bref, ce projet fait pénétrer l'écologie au coeur du modèle français dans ce qu'il a de plus fondamental : l'école, les services publics, la justice, mais aussi le logement et l'urbanisme, la publicité et les transports.
Cette loi agira sur notre façon de faire société et elle complétera l'oeuvre d'un quinquennat marqué par de grandes lois de transformation écologique. Dans le domaine de l'énergie et du climat, avec, notamment, la fermeture des dernières centrales à charbon du pays, dans le domaine des mobilités, avec la priorité donnée aux transports en commun et aux vélos, et dans le domaine de l'économie circulaire, avec la fin du tout plastique et du tout jetable. Et bien sûr, ce texte s'ajoute à un plan de relance historiquement vert qui consacre 30 milliards d'euros à la décarbonation de notre économie.
C'est ensemble que ces mesures nous donnent les moyens de tenir nos engagements climatiques. Le chemin est long, les efforts ne doivent pas se relâcher, mais un travail immense aura été réalisé durant ce quinquennat un travail de réforme écologique globale dans tous ces domaines d'activité, dans toutes les facettes de notre société. Et le projet de loi climat et résilience a ceci de spécifique qu'il est le texte qui rend possible la transition en agissant sur ce qu'il y a de plus immatériel mais aussi de plus crucial : nos comportements et nos modes de vie.
C'est ce texte qui fera demain de l'écologie un réflexe, qui conduira chacun d'entre nous à rénover nos logements, à utiliser les transports en commun ou le vélo, à acheter une voiture électrique, à manger peut-être un peu moins de viande mais de la viande locale, de terroir, et élevée dans de bonnes conditions. Au milieu de cette crise sanitaire si pénible et si dure, ce projet de loi marque une lueur d'espoir dont le pays a besoin pour nous rappeler qu'un monde meilleur est possible, que nous ne sommes pas condamnés au pessimisme et au déclin, qu'il ne dépend que de nous de réussir à relever le plus grand défi de ce siècle. Voilà ce que sera l'héritage de cette loi. l'héritage de la convention citoyenne pour le climat, un changement de société lié à une expérience démocratique inédite voulue par le président de la République et qui aura, j'en suis certaine, fait basculer la France dans l'ère écologique.
C'est tout le sens de l'appel à l'action des 150 Françaises et Français qui se sont réunis, et c'est ma fierté de le porter devant vous et à travers lui, à travers ce texte, leurs voix, et la voix de l'écologie. Je vous remercie. Et je suis prête à répondre à vos questions. -Bonjour.
Rym Momtaz, de "Politico". Je vais poser quelques questions de ma part et aussi de la part de collègues, comme on est en jauge réduite. Premièrement, le projet de loi poursuit l'objectif de réduction de moins 40% des gaz à effet de serre, mais l'Europe, l'Union européenne, avait fixé... avait fixé l'objectif à moins 55%.
Pourquoi est-ce que la France est en dessous de cet objectif européen ? -Tout d'abord, il faut bien regarder ce projet de loi comme une partie d'un ensemble. On ne part pas d'une feuille blanche, et la bonne échelle pour regarder les effets de ce projet de loi, c'est le quinquennat, et donc les autres lois aussi qui ont été votées auparavant, notamment la loi sur l'immobilité, la loi sur l'économie circulaire, la loi qui permet de fermer les centrales à charbon, mais aussi des mesures qui ont été prises et qui ne relèvent pas du domaine de la loi, et qui sont, d'ailleurs, l'essentiel des mesures qui sont proposées par les citoyens membres de la convention citoyenne pour le climat.
On a fait une étude qui est sortie, on a commandé une étude qui est sortie, qui a été publiée aujourd'hui et qui relève bien cet impératif de regarder d'une manière globale l'action du gouvernement. Cette action du gouvernement, elle pourra nous permettre d'atteindre les objectifs en 2030 si nous en faisons une application volontariste. On ne doit surtout pas baisser la garde, et c'est ce que dit l'étude.
Tous les secteurs qui permettent de baisser l'émission de gaz à effet de serre sont couverts par les différentes mesures que nous avons prises. En revanche, nous devons, maintenant, appliquer de manière très forte, très volontariste, ne surtout pas baisser l'ambition, et c'est comme ça que nous réussirons à atteindre les objectifs. Par ailleurs, nous avons des leviers sur lesquels nous pouvons agir qui nous permettront d'aller encore plus loin.
Il est très difficile de quantifier un certain nombre de mesures que nous avons prises. C'est facile de pouvoir quantifier quand on rénove des logements, par exemple, combien il va y avoir de réduction de gaz à effet de serre. On sait, par exemple, que pour les aides F.E., on va arriver, normalement, à une baisse de 4,5 millions de tonnes, sur les logements, à peu près 2 millions de tonnes.
Par contre, comment pouvoir avoir une projection concrète de la baisse d'émission de gaz à effet de serre des mesures que nous allons faire sur la publicité ou sur l'éducation et l'environnement, par exemple ? Je voudrais juste vous raconter une petite anecdote mais qui est importante. Quand j'ai rencontré les membres de la convention citoyenne pour le climat, c'étaient des gens qui n'étaient pas forcément très sensibilisés à l'enjeu écologique.
On les a réunis, et puis ils ont été confrontés à des scientifiques qui sont venus leur expliquer les faits. Ils le disent eux-mêmes, ils se sont pris une claque dans la figure. A partir du moment où ils ont réalisé l'enjeu, ils ont été les premiers à proposer de manière quasi unanime des propositions d'une grande ambition.
Et donc, vous voyez que là, on est dans un changement de mentalités, et ce changement de mentalités va générer des effets de levier absolument énormes, et c'est sur ces effets de levier que nous comptons et que je compte pour que nous réalisions nos ambitions. -Je pense que vous n'avez pas répondu à la question qui est : pourquoi est-ce que la France fixe un objectif qui est en dessous de l'objectif européen ? La France fixe un objectif à moins 40%, l'Europe le fixe à moins 55%. -Je vous confirme que la France s'engage dans la lignée de ce qui a été proposé à l'Union européenne, et où, je rappelle, nous avons été fer de lance.
Nous avons été moteurs pour atteindre cet objectif de 55% dans les ambitions européennes, et donc nous serons moteur aussi pour atteindre ces objectifs. Je vous dis simplement qu'il y a une partie qui est non quantifiable a priori et donc sur laquelle nous devons apporter une application de mesures volontaristes mais que nous ne pourrons quantifier réellement qu'a posteriori. Mais nous comptons bien atteindre nos objectifs. -Certaines mesures de la convention ont et vont être portées au niveau européen, comme l'écotaxe aviation, comme la réduction des pesticides ou la réforme de la PAC.
Quelles seront vos priorités et les actions que vous allez faire à ce niveau pour les porter au niveau européen ? Et est-ce que vous avez déjà rencontré des commissaires européens ou des parlementaires européens dans ce sens ? -Oui, bien évidemment.
L'action au niveau européen sera très importante, et nous aurons une action qui sera d'autant plus regardée que nous exercerons la présidence de l'Union européenne au premier semestre 2022. Evidemment, nous sommes en train de préparer cette présidence et nous sommes en train de travailler sur l'application, notamment, de la loi climat, mais aussi d'autres mesures très ambitieuses. La 1re action que nous mettons en oeuvre aujourd'hui, c'est une action pour rehausser les ambitions de la PAC, la politique agricole commune.
C'est...
Mon collègue Julien Denormandie en parlerait encore mieux que moi, mais c'est un des premiers leviers pour faire bouger le monde agricole et pour aider nos agriculteurs à s'orienter vers l'agroécologie. Donc ça, c'est une des premières batailles que nous allons mener. Nous allons mener aussi des batailles sur la question des émissions de gaz à effet de serre.
Sur les émissions de gaz à effet de serre, nous travaillons avec des collègues, et bien évidemment, j'ai rencontré les commissaires européens en question et puis mes homologues ministres de l'environnement de différents pays, Allemagne, Espagne, Italie, etc., Polonais, pour travailler avec eux pour que nous mobilisions nos ambitions. Donc sur les quotas carbone, sur un mécanisme d'ajustement carbone à la frontière, voilà des politiques que nous voulons mener, mais aussi toutes les politiques de coopération européenne pour décarboner nos économies.
Le gros plan hydrogène, par exemple, sur lequel nous allons avoir des initiatives conjointes avec nos partenaires, notamment avec l'Allemagne, mais aussi avec l'Italie. Des mesures aussi sur les transports pour faire en sorte que notre politique de transport soit plus harmonisée. Bref, le combat pour le climat, c'est un combat qui se joue du global au local et du local au global, et donc bien sûr que nous allons avoir un travail avec nos partenaires européens, mais nous travaillons aussi au niveau international.
Nous avons eu des rencontres régulières avec des homologues. Je suis allée en Inde la semaine dernière ou il y a deux semaines, maintenant, pour rencontrer mes homologues en Inde pour travailler avec eux, j'ai eu John Kerry à plusieurs reprises au téléphone, j'ai discuté avec mon homologue chinois...
Bref, nous faisons ce travail qui est un travail qui doit emmener tout le monde dans une ambition très forte, puisque le réchauffement climatique, vous le savez, n'attend pas. -Une dernière question peut-être à vous et à Gabriel Attal aussi : est-ce qu'il est réaliste d'essayer ou de penser à faire un référendum pour inscrire le climat dans la constitution à un an des présidentielles dans le contexte sanitaire dans lequel on est et aussi alors que le Sénat reste à convaincre ? -Oui, c'est parfaitement réaliste.
Tout simplement parce que nous avons décidé, le président de la République a décidé de porter ce référendum pour une raison forte. D'abord, parce que c'est une mesure très emblématique, c'est une mesure qui permet, quelque part, de parachever, justement, tout le travail que nous avons fait pendant ce quinquennat sur la transition écologique. Ca permet de mobiliser les citoyens autour de cet enjeu et de leur permettre de s'exprimer, et nous avons un calendrier qui nous permet de le faire à partir du moment où on ne se disperse pas.
Nous avons décidé de porter la focale de la réforme de la constitution sur cet aspect et cet aspect uniquement. Si nous réussissons collectivement, si les parlementaires qui vont faire leur travail à l'assemblée et au Sénat réussissent à se concentrer sur cet objectif et à ne pas se disperser, nous aurons le temps d'avoir un texte commun, donc un texte qui sera voté dans les mêmes termes à l'Assemblée et au Sénat et ensuite de passer au référendum d'ici la fin de l'année. Je vous remercie. -C'est également sur le climat. -Je vous écoute. -Simon Le Baron, de France Inter.
Je me fais le relais, également, des questions de mes confrères et consoeurs des radios. Question de Benjamin Mathieu, de France Info : Emmanuel Macron, le président de la République, s'est félicité de la baisse, et vous évoquiez la baisse des émissions de gaz à effet de serre de 1,7% en 2019. Vous savez que les objectifs étaient de 2,3%.
Pourquoi ont-ils été revus à la baisse ? Est-ce qu'il y a un lien avec la crise économique que nous connaissons et qui va s'accentuer dans les mois à venir ? Est-ce que ce contexte fait que nous ne pouvons pas tenir ces engagements-là ? -Alors, au contraire, j'insiste : nous tiendrons nos engagements.
Simplement, la trajectoire qui avait été décidée entre 2015 et 2018 était une trajectoire qui n'avait pas donné lieu, justement, à suffisamment de mesures d'application concrète qui permettaient de respecter cette trajectoire. Quand on a constaté ça, on a décidé de revoir la trajectoire pour, tout simplement, en faire une trajectoire réaliste, mais avec l'objectif de la neutralité carbone en 2050 qui sera bien tenue. Donc la trajectoire a été, on va dire, rendue plus réaliste, mais c'est une trajectoire qui nous permet d'atteindre nos objectifs.
Et donc maintenant, on s'inscrit dans cette trajectoire, et c'est important de dire, et j'insiste là-dessus, que quand on fait des efforts, ça paye. Les résultats en 2019, ils sont dus, évidemment, à un certain nombre de facteurs, mais nous avons deux facteurs qui ont été identifiés comme des facteurs qui relèvent de politiques volontaristes et qui ont porté leurs fruits, notamment les changements de chaudières à fuel, mais aussi le travail sur les fameux gaz HFC où il y a une réelle baisse de ces émissions suite à des incitations qui ont été faites. Et donc il faut porter ce message vis-à-vis de nos concitoyens, vis-à-vis des entreprises, vis-à-vis de tous les acteurs.
Quand on fait des efforts, ça paye, et c'est ça qu'il faut dire parce que la transition écologique, elle ne se fera pas dans un bureau à Paris, elle se fera en emmenant tout le monde. Et en emmenant tout le monde, c'est surtout pas faire comme j'ai entendu malheureusement trop souvent, des messages de découragement, les messages : "Ca ne sert à rien, ne faisons rien." Non.
Nous portons une politique volontariste, je porte une loi qui est volontariste pour emmener tout le monde et surtout pour donner une solution à tout le monde. Dans cette loi, chaque mesure, évidemment, sera accompagnée de mesures de soutien et d'accompagnement pour ne laisser personne sur le bord du chemin, personne ne sera sans solution avec les mesures qui seront dans ce texte. -Une autre question de Louis de Raguenel, d'Europe 1.
Vous avez évoqué la possibilité de prendre un certain nombre de décrets rapidement après l'adoption, si elle est adoptée, de cette loi pour le climat. Dans quelques mois, on approchera vraiment de la présidentielle, ce sera forcément des dispositions qui seront très politiques, qui porteront un message politique. Sur quoi porteront ces décrets ?
Est-ce que vous le savez déjà ? -Holà, attendez, c'est un peu tôt pour dire ça. D'abord, il y a déjà des mesures réglementaires qui sont prises aujourd'hui, des mesures...
Vous voyez, par exemple, le Coup de Pouce Vélo, c'est une mesure qui n'est pas d'ordre législatif, que nous avons prise l'année dernière, et qui est une mesure qui a remporté un franc succès et qui a même dépassé nos espérances. Et il faut aussi se dire que le monde bouge en même temps que nous, et nous, on est en train d'inciter et d'accompagner ce monde qui bouge. Donc la loi va être votée, et une fois qu'elle sera votée, mon rôle sera de faire en sorte que le plus possible de décrets d'application interviennent avant la fin du quinquennat.
Et j'insiste aussi sur un point : la transition écologique, ça peut être des symboles, mais c'est surtout beaucoup, beaucoup, beaucoup de petites mesures qui, mises bout à bout, nous permettent de remplir nos objectifs. Et toutes ces petites mesures, même si elles ne sont pas spectaculaires, elles sont absolument essentielles. Ca s'appelle le travail de fourmi, et ce travail de fourmi, vous pouvez compter sur moi pour le mener. -Merci. -Bonjour.
Elizabeth Pineau, d'agence Reuters. Je représente les agences de presse. J'ai une question de l'agence France-Presse assez précise.
Quelle est la date pour l'interdiction de la location des logements mal isolés dits passoires thermiques, parce que le texte ne fait plus état de 2028. Merci. -Ah si.
Si, si. Si, si, dans le texte, il est bien prévu que l'interdiction de louer des logements qui ne sont pas suffisamment isolés, donc qui sont indécents d'un point de vue d'isolation, sera en 2028, donc je le confirme à votre correspondant. C'est toujours pour moi ?
Je suis là. -Bonjour. Julien Lécuyer, "La Voix du Nord".
Deux petites questions, une simplement pour savoir dans quel état d'esprit vous vous situez au regard du fait qu'une pression, quand même, est grandissante autour de ce projet, on a eu l'avis du Conseil économique, social et environnemental assez pessimiste celui du Conseil de transition écologique, également assez pessimiste. Même l'étude dont vous parlez, si elle dit que dans un cadre très volontariste et extrêmement efficace, vous pouvez approcher les moins 40%, cela dit, le document montre aussi que c'est un défi quasiment hors normes. Est-ce que vous pensez réellement atteindre vos objectifs, et surtout, est-ce que vous ne pensez pas... est-ce que vous pensez que le Conseil d'Etat sera du même avis étant donné qu'il vous a fixé 3 mois en novembre dernier aussi pour mettre vos mesures en corrélation avec vos objectifs ?
Deuxième question : concernant le chèque alimentation durable qui avait été annoncé par Emanuel Macron, donc qui n'est pas dans le projet de loi, on est d'accord, on a compris qu'il y avait des discussions assez ardues avec Bercy sur ce point Où en est-on et comment comptez-vous, finalement, réaliser cette promesse du président de la République ? Merci. -Alors, pour répondre à votre première question, oui, c'est un grand défi qui nous attend, c'est un grand défi, et il faut être à la hauteur de ce défi.
C'est pourquoi nous mettons en place un certain nombre de mesures très importantes pour nous mettre sur ce chemin. Et le rapport que vous avez cité et les différents rapports, parce que nous avons besoin d'avoir des évaluations, nous avons besoin d'avoir différents points de vue pour pouvoir avancer. Ces rapports nous disent : "Vous pouvez y arriver, mais il faut être très volontariste." Vous pouvez compter sur moi pour l'être.
Moi, je ne suis pas là pour baisser les bras ou pour me décourager, sinon, je ferais autre chose. Donc, on est là pour avancer, et l'essentiel du travail aura été fait sur ce quinquennat, et il devra, bien sûr, être poursuivi par la suite. Et puis le fait que régulièrement, nous ayons, pas à nous justifier, mais à prouver, à montrer, comme le Conseil d'Etat nous l'a demandé, eh bien, nous le ferons, et ça, ça fait partie de la transparence et de notre devoir aussi de rendre des comptes.
Sur l'aspect chèque alimentaire, c'est une annonce qu'avait faite le président de la République devant les citoyens, nous y travaillons. Alors, ce n'est pas une mesure qui est d'ordre législatif, donc on n'a pas besoin de le mettre dans le projet de loi, et c'est pour ça que ça n'y est pas actuellement et nous sommes encore en train de travailler avec nos collègues au gouvernement mais aussi en lien avec différents acteurs et notamment des parlementaires qui sont très investis sur cette question pour en délimiter le périmètre, pour voir comment il serait le plus utile, le plus efficace possible, tout simplement comment on le met en oeuvre. Donc on est en train de travailler à l'élaboration de ce chèque qui sera une bonne mesure non seulement sociale, mais aussi écologique, l'idée étant de permettre à tous d'avoir accès à une alimentation saine, de qualité, et à développer aussi le bio, les circuits courts.
C'est un cercle extrêmement vertueux que nous voulons mettre en place tous ensemble avec ce chèque alimentaire. Merci à vous. Je laisse la place à Gabriel en le remerciant beaucoup et en vous souhaitant une bonne journée à tous. -Merci, Barbara.
Je me tiens, maintenant, à votre disposition sur les questions, mais je voulais revenir quand même sur les débats qui ont eu lieu et les questionnements et la philosophie de notre action en matière environnementale. Au fond, on voit bien aujourd'hui qu'il y a, d'un côté, certains qui considèrent qu'il ne faut rien faire, qu'il faut laisser les choses aller telles quelles. On a entendu dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale il y a encore quelques mois un député représentant du premier groupe d'opposition parler de prétendu réchauffement climatique.
Et on constate que dans les oppositions, une partie, cette partie de l'opposition, vote systématiquement contre les mesures en faveur de l'environnement que nous présentons. Je pense, par exemple, au malus sur les véhicules les plus polluants, les fameux véhicules SUV de plus d'1,8 tonnes. Et puis il y a des personnes, des responsables politiques, qui considèrent que l'atteinte de nos objectifs en matière environnementale qu'on partage tous, je crois, ne passe que par taxer et punir.
Nous, nous ne sommes dans aucune de ces philosophies, nous considérons qu'on peut faire la transition, mais qu'on peut le faire en aidant et en accompagnant. Je vous donne un exemple. On a passé en 2020 la part des véhicules électriques dans notre parc automobile, dans le marché automobile, je crois de l'ordre de 1,7% à 6%, ça a été multiplié par plus de 3.
Comment on l'a fait ? Pas en restant assis les bras croisés, comme le proposent certains, pas en taxant et en punissant comme le proposent d'autres, en accompagnant, en mettant en place une prime à la conversion automobile, une prime pour permettre aux Français de s'acheter un véhicule électrique. 270 000 primes qui ont été versées en 2020 et qui nous ont permis d'atteindre cet objectif.
C'est la même logique qu'on poursuit sur l'ensemble des sujets qui ont été évoqués par ma collègue Barbara Pompili, s'agissant de la rénovation thermique des bâtiments, de la manière de se déplacer, de la manière de consommer, de s'alimenter. Je pense que c'était important de le signaler. Est-ce qu'il y a des questions sur les autres sujets d'actualité ? -Bonjour, monsieur le... ministre.
Moi aussi, je relaie les questions de mes confrères. Pardon. "Confinons vite, fort, mais le moins de temps possible." C'est l'appel du directeur médical de crise de l'AP-HP hier.
D'autres médecins vont dans le même sens. Est-ce que vous allez réagir à cette nouvelle pression ? Est-ce que nous ne sommes pas à contre-courant par rapport à certains scientifiques, par rapport aux autres pays européens ?
Et enfin, une autre question sur la vaccination. Vous aviez promis de vacciner, en tout cas avec une 1re dose, tous les résidents d'Ehpad avant la fin de la semaine dernière, mais ça n'a pas été fait, pourquoi ? -Alors, sur la première question, ce qui est important, c'est de prendre les bonnes décisions au bon moment et de prendre les mesures nécessaires toujours pour protéger notre hôpital et pour protéger la santé des Français.
Je vous ai fait une présentation de la situation épidémique aujourd'hui. Nous sommes toujours sur ce plateau haut dont on parle maintenant depuis plusieurs semaines qui commence à être légèrement décroissant, je crois que c'est une diminution de l'incidence de 2% sur la semaine passée, même si, je l'ai dit, il faut rester extrêmement prudent, parce que la situation reste fragile, on a un niveau de contaminations qui est important, un peu en dessous de 20 000 contaminations par jour, et parce qu'il y a des disparités territoriales. Je le disais tout à l'heure, il y a une partie des départements importante qui connaît une diminution de l'incidence, une partie qui connaît une stabilité de l'incidence, et une partie, moins importante, où l'incidence augmente.
Donc il faut rester prudent, il faut rester prudent du fait des variants, vous savez qu'ils ont changé la donne dans le monde entier depuis, maintenant, plusieurs semaines, plusieurs mois. Et dans ces conditions, on prend toujours les mesures les plus appropriées pour protéger la santé des Français. Et on a toujours été très clairs sur le fait que le confinement de par l'impact, l'ampleur de cette décision, devait être une mesure d'ultime recours dès lors que nous avions tout essayé pour l'empêcher.
C'est ce que nous sommes en train de faire, avec les mesures supplémentaires qui ont été annoncées en plus du couvre-feu à 18h, je vous ai fait tout à l'heure une présentation des premiers effets qu'on observait de cette mesure qui permet très concrètement d'être efficace face à la circulation des variants et face à la circulation de l'épidémie, avec le renforcement de la stratégie "Tester, alerter, protéger", j'ai aussi donné des détails sur le nombre de personnes qui augmentent, qui sont mobilisées pour accompagner des Français, les tester, leur permettre de s'isoler +dans de bonnes conditions. Donc, c'est vraiment cette boussole qui nous guide. Il y a des expressions de scientifiques, et c'est le cas depuis le début de cette crise, et c'est heureux, on a besoin des scientifiques pour nous éclairer, pour nous accompagner, on a un Conseil scientifique qui nous accompagne.
J'écoutais aussi, ce matin, les déclarations de Bruno Lina, qui est professeur, membre du Conseil scientifique, qui est le scientifique référent sur la question des variants, vous savez qu'il a organisé les différentes enquêtes flash, comme on les appelle, qui ont eu lieu, qui parlait lui-même, aujourd'hui, de situation, aujourd'hui, maîtrisée, qui ne nécessite pas, aujourd'hui, un reconfinement. Evidemment, on suit les choses heure par heure, jour après jour, et on prendra toujours les mesures nécessaires à la protection de l'hôpital, à la protection des Français. Sur la deuxième question que vous avez évoquée sur la vaccination des résidents des Ehpad.
Ce que je peux vous dire, c'est que la vaccination a bien été proposée dans l'ensemble des Ehpad, des maisons de retraite. Simplement, il y a des Ehpad où il y a eu des clusters, c'est-à-dire des foyers de contamination et où donc la vaccination n'a pu se tenir pendant que ces foyers de contamination étaient actifs, mais évidemment, il y a un prochain passage, un nouveau passage qui est prévu dans les prochains jours. Je crois que dimanche soir, nous avions déjà vacciné avec une première injection 65% des résidents des Ehpad, ce qui correspond à 80% de la cible que nous nous sommes fixée, puisque nous nous sommes fixé une cible de 80% de résidents des Ehpad vaccinés, et donc on voit bien qu'il y a une part extrêmement importante des résidents des Ehpad qui ont déjà reçu une injection et que pour le reste, c'est lié notamment à ces foyers de contamination, et ce sera le cas dans les prochains jours. -Une précision, s'il vous plaît, de la part de confrères.
Vous avez dit que 1 444 personnes s'étaient vu refuser la sortie de territoire la semaine passée. C'est sur combien de sorties en tout, s'il vous plaît ? -Je n'ai pas le chiffre du nombre total de sorties, mais je vous le communiquerai en le demandant à mes collègues. -D'accord.
Ensuite, j'ai une question d'Associated Press. Sur l'inquiétude sur la région Ile-de-France concernant le Covid, c'est quand même la région où la proportion du variant anglais est la plus forte, et le taux d'incidence est également le plus fort. Est-ce qu'il y a des mesures prévues spécialement pour la région Ile-de-France ? -Nous avons augmenté les capacités de test et les capacités de séquençage et de criblage pour identifier les personnes qui sont concernées par un variant.
Evidemment, nous apportons notre soutien à tous les acteurs du système de santé. C'est vrai qu'il y a une préoccupation sur l'Ile-de-France à deux titres. D'abord, parce qu'il y a trois départements d'Ile-de-France où le taux d'incidence sur les personnes âgées que nous regardons de près reste en hausse, et donc évidemment, il y a une mobilisation particulière de l'ensemble des acteurs du système de santé pour intervenir auprès des personnes âgées, de les aider à se protéger et à s'isoler, et ensuite, parce qu'il y a un niveau de pression sur l'hôpital qui est important.
Et je veux vraiment profiter de cette question pour saluer l'engagement, la mobilisation de nos professionnels de santé, notamment dans les hôpitaux. L'hôpital, depuis le début de cette crise, depuis un an, a peu connu le creux des vagues, j'ai déjà eu l'occasion de le dire. Il y a une pression importante dans nos hôpitaux, y compris en dehors des vagues épidémiques' qu'on qualifie comme tel désormais, et je pense que c'est extrêmement important de l'avoir en tête et c'est aussi pour cela et pour eux que nous nous mobilisons et que nous faisons des efforts pour tenir ensemble. -J'ai plusieurs questions hors Covid.
Une question Bloomberg sur la ligue de football professionnel qui demande une réunion d'urgence au ministère des Sports et de la Jeunesse pour obtenir un plan de soutien d'urgence pour les clubs professionnels. Quelles sont les intentions du gouvernement, sachant que le ministre Jean-Michel Blanquer a dit qu'il n'était pas question de renflouer la ligue ? -Alors, sur ce sujet, il y a une mobilisation très forte du gouvernement auprès de l'ensemble des acteurs de la filière sportive.
Je crois que c'est plus de 3 milliards d'euros d'aide qui ont été versés sur l'ensemble du secteur sportif depuis le début de cette crise, et s'agissant du football professionnel, je crois que c'est plus de 100 millions d'euros qui ont été débloqués pour compenser, notamment, les pertes liées à la billetterie. Il y a une situation économique qui est difficile pour la ligue de football professionnel, pour le football professionnel dans son ensemble, qui a nécessité des mesures qui ont déjà été mises en place que j'ai évoquées, il y a une situation qui reste difficile, et il y aura des échanges cette semaine avec leur représentant, le ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, la ministre déléguée chargée des Sports, Roxana Maracineanu, pour continuer à avancer avec eux, et évidemment, notre souhait, c'est de continuer à les accompagner. -Une question sur le rapprochement entre Veolia et Suez.
Le ministre Bruno Le Maire a dit qu'il n'était pas fondamentalement opposé à un rapprochement. Qu'est-ce que ça veut dire ? L'Etat peut-il encore jouer le rôle d'entremetteur entre les partis dans ce dossier ? -Sur ce dossier Veolia-Suez, notre position n'a pas changé depuis l'ouverture de ce dossier.
Il ne peut y avoir qu'un accord à l'amiable. Il ne peut pas y avoir de mariage forcé en la matière. Veolia a lancé en fin de semaine dernière une opération hostile et agressive contrevenant complètement aux engagements que l'entreprise avait pris.
Et Bruno Le Maire l'a dit dès lundi : "Ca n'est pas acceptable, cette offre est précipitée, "elle peut poser des problèmes de concurrence, "et nous avons donc décidé de saisir en début de semaine "l'autorité des marchés financiers. "Nous souhaitons que Veolia et Suez "retrouvent le chemin du dialogue", c'est la seule chose qui compte aujourd'hui et c'est l'enjeu qui va continuer à mobiliser l'Etat. -Sur l'avenir d'Air France-KLM, où en sont les discussions sur une recapitalisation ?
Bruno Lemaire s'est entretenu à plusieurs reprises la semaine dernière avec Margrethe Vestager sur ce qui nous laisse penser qu'on entre dans la dernière ligne droite sur ce dossier. -Alors, sur ce dossier, vous savez qu'il y a un plan d'aide à Air France qui avait été mis en place dès le printemps dernier et qui permet encore à l'entreprise d'avoir suffisamment de trésorerie aujourd'hui. Mais oui, il y a une situation qui est fragile, ce que j'évoquais tout à l'heure comme effet des mesures que nous avons prises pour renforcer la fermeture des frontières en termes de chute, nouvelle chute supplémentaire du trafic aérien qui impacte directement Air France a aussi un impact.
Et c'est pour ça que Bruno Le Maire continue à travailler avec eux pour renforcer leurs fonds propres, et dans cette optique, il a des discussions avec Margrethe Vestager, c'est des discussions qui se poursuivent et donc je n'ai pas d'informations à vous donner sur ce sujet. -J'ai une dernière question politique de la part de Reuters. Qu'attendez-vous du débat entre Gérald Darmanin et Marine Le Pen demain ? -Ecoutez, je...
J'attends de ce débat... une forme de moment de vérité.
On entend beaucoup le Rassemblement national donner des leçons. On les entend beaucoup surfer sur les peurs, les angoisses, les doutes, les craintes des Français. On les entend beaucoup donner des leçons sur la question de la sécurité, la question de la lutte contre le terrorisme, Et pourtant, quand on est responsable politique, qu'on regarde dans les faits ce qui se passe, par exemple à l'Assemblée nationale, où Marine Le Pen est parlementaire, on se rend compte qu'ils ne sont jamais au rendez-vous pour voter en faveur des mesures qui permettent d'atteindre ces objectifs, qu'ils n'ont pas voté, je crois qu'ils ont voté contre la loi qui permet de fermer des lieux de culte où on prêche la haine, qu'ils ont voté contre les textes qui permettent de renforcer les moyens de la sécurité et des policiers.
Et je pense que ce débat sera utile pour ce moment de vérité qui permettra à chacun d'être au rendez-vous de la vérité en la matière. -Rebonjour. J'ai également plusieurs questions avec mes confrères des radios.
Vincent Derosier, de RTL. Je reviens sur le Covid. De plus en plus d'élus réclament un reconfinement des mesures par territoire.
Pourquoi rester, est-ce que c'est toujours la volonté du gouvernement et du président de la République de rester sur une logique nationale ? -Aujourd'hui, nous sommes dans cette logique nationale pare que même s'il peut y avoir des disparités territoriales en termes de circulation du virus, le virus circule sur tout le territoire, les seuils d'alerte sont, je crois, toujours franchis pour l'ensemble du territoire, et donc évidemment, les mesures restent nationales, je peux pas présager de ce qu'il en sera par la suite, mais à ce stade, nous restons dans cette logique. -Vous évoquez les disparités par département.
Ca pourrait évoluer, donc. -Ca peut toujours évoluer, par principe, et il y a eu des moments depuis le début de cette crise, depuis un an, où nous avons eu cette gestion territoriale. Aujourd'hui, ça n'est pas d'actualité.
Je n'exclus jamais rien, par principe, pour l'avenir, dans cette crise, parce que souvent, on finit par le regretter, de l'avoir fait. -Une question sur la proportionnelle, l'introduction de la proportionnelle aux élections législatives. Le groupe Modem dépose une proposition de loi.
Est-ce que des consignes ont été données, des consignes de vote éventuelles au groupe la République en marche à l'Assemblée nationale ? Et par ailleurs, le président de la République est-il prêt à prendre le risque de faire cette réforme juste avant l'élection présidentielle ? -Sur ce sujet, nous avons eu l'occasion de l'aborder ce matin en Conseil des ministres.
Le président de la République a indiqué que c'était un débat important, celui de la proportionnelle, et qu'il devait se poursuivre notamment entre les forces politiques, les formations politiques. Rappelez également que c'est un engagement de campagne qu'il a pris devant les Français en 2017, d'introduire une dose de proportionnel. Que cet engagement, par ailleurs, s'inscrivait dans une réforme plus large de nos institutions, parce que vous vous souvenez qu'il y avait d'autres mesures, à côté de la proportionnelle, il y avait également la réduction du nombre de parlementaires, je sais que beaucoup de Français sont favorables aussi à cette mesure.
Que cette réforme globale des institutions a été empêchée, bloquée, par les oppositions en 2018, qui n'ont pas permis à cette réforme d'aboutir, que dans ces conditions, les réflexions se poursuivent, qu'il semble compliqué d'isoler une mesure par rapport aux autres, mais que les réflexions vont se poursuivre sur ce sujet-là. -Le président est disposé, en tout cas, si la proposition de loi est votée à l'Assemblée... -Je vous ai dit à l'instant dans quel état d'esprit nous sommes s'agissant de l'exécutif.
Aujourd'hui, je n'ai pas d'autre commentaire à faire. -Une dernière question d'Anthony Lattier, de RFI. Question sur les diplomates européens qui ont été expulsés par la Russie, alors que le représentant de l'UE, Josep Borrell, était sur place, plusieurs eurodéputés dénoncent un fiasco et demandent même sa démission.
Est-ce que le gouvernement français lui fait toujours confiance pour représenter les intérêts de l'Europe ? -Je n'ai pas de commentaire à faire à ce stade sur ce sujet-là mais je reviendrai vers vous sans faute avec une réponse. -Je vous remercie. -J'ai juste une dernière question sur le coronavirus.
J'avais posé cette question la semaine dernière, je reviens à la charge, encore, avec de nouveaux chiffres, cette fois-ci. Donc ce dimanche, 13 533 doses ont été administrées, lundi, on est passé à 93 155, et mardi à 137 021. Donc c'est le 3e dimanche de suite où on a vraiment l'impression qu'on prend des vacances.
Qu'est-ce qui se passe ? -Je vous redis ce que je vous ai dit la semaine dernière, nous sommes à flux tendu, s'agissant de la vaccination. Dès que nous recevons un stock de doses au niveau national, il est immédiatement acheminé au niveau local, et il est proposé dans les centres de vaccination, il est proposé dans les établissements hospitaliers s'agissant des professionnels de santé, et il sera bientôt proposé par les médecins de ville et les pharmaciens d'officines.
Et donc on vaccine à flux tendu, voilà, c'est ce que je peux vous donner comme réponse. -Une dernière question aussi sur la crise sanitaire. J'aimerais simplement comprendre un petit peu la logique qui va prévaloir pour le gouvernement, parce que la grande crainte des Français à l'heure actuelle, c'est de s'éterniser dans un... dans un régime de restriction sanitaire.
C'est pas le confinement, mais bon, c'est pas la fête de la musique non plus. Donc est-ce qu'on va continuer comme ça pendant très longtemps ? Quelle est la stratégie qui va être prise ?
Est-ce que si les chiffres continuent de décliner légèrement, alors pas dans une pente rapide, mais au moins décliner légèrement, est-ce qu'on peut imaginer qu'il y ait des assouplissements, par exemple, la réouverture des musées à l'issue des vacances scolaires, ou bien on prend un seuil et on se tient à ce seuil pour imaginer, à ce moment-là, alléger les restrictions ? -Je vais être très clair sur ce sujet. L'objectif de nos mesures, les mesures de restriction qui sont en place, qui ont été renforcées, l'objectif du renforcement, la stratégie "Tester, alerter, protéger", c'est de faire reculer l'épidémie, pas simplement de maintenir une stabilisation qu'on constate depuis plusieurs semaines, mais c'est de faire reculer l'épidémie, et c'est pour ça qu'on doit tous se mobiliser, qu'on se mobilise tous pour atteindre cet objectif.
Et le Premier ministre a été clair sur le sujet que vous évoquez, celui des musées, la semaine dernière, en disant que dès lors que nous pourrons rouvrir des lieux, assouplir certaines règles, les musées seront probablement les premiers à être concernés par ces assouplissements, c'est le Premier ministre qui l'a dit, je crois, dans sa conférence de presse de la semaine dernière. Maintenant, il faut qu'il y ait une décrue, je crois que c'est le terme qu'a employé la ministre de la Culture, que nous puissions la constater sur un temps suffisamment long. Je n'ai pas de nouveaux objectifs en termes de chiffres à vous donner, si c'est ça qui est votre question, c'est peut-être des sujets sur lesquels le ministre de la Santé pourra revenir dans ses prochaines interventions. -Oui. -S'il n'y a pas d'autres questions, je vous remercie et je vous dis à la semaine prochaine.
Emmanuel Macron