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interviewLe Média (sur YouTube)· 16 octobre 2022 81 min

MARCHE DU 16 OCTOBRE : LE PEUPLE MET EN GARDE LE POUVOIR

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour tout le monde et bienvenue dans ce toujours debout et oui vous ne rêvez pas on est là un dimanche mais c'est une émission spéciale marche contre la vie chère pas que sans oublier la grève interprofessionnelle qui se profile mardi bref le pays bouge est-ce qu'il bouge assez on verra ça dans l'émission si nous pouvons être là et couvrir le pays en colère ce n'est que grâce à votre soutien vos dons et vos abonnements rendez vous sur le média tv.fr/outien on vous le rappelle on est amédant libre et indépendant donnez-nous de la force donner vous de la force n'hésitez pas à aimer et partager le direct on vous lie aussi en commentaire il est 18h41 toujours debout émission spéciale c'est parti [Musique] alors cette émission elle va permettre de discuter de la mobilisation en cours la marche contre la vie chère et l'inaction climatiques aujourd'hui a été organisée donc par les parties de la nups qui a eu lieu cet après-midi dans les rues de Paris on y était on vous montrera ça à la réuni 140 000 personnes sur LFI 30 000 selon les autorités donc la journée elle est imbriquée entre deux grosses mobilisations syndicales la semaine passée le mouvement des raffineurs et mardi la grève interprofessionnelle à l'appel des syndicats donc ce soir on se demande se dirige-t-on vers une fronde générale pour en parler je recevrai Anne de brejas porte-parole Sud Energie Yacine JWA syndicaliste CGT RATP bus et Elsa Marcel avocate et militante révolution permanente mais tout d'abord on fait un retour de manifestation avec nos camarades Théophile et gémil mais aussi Ludivine Mancini c'est parti [Musique] alors on s'installe tranquillement bonjour tout le monde bonjour Ludivine bantini d'aujourd'hui on est ravis de vous recevoir de manifestations donc tu étais à la marche contre la vie chère cet après-midi est-ce que ça va est-ce que ça s'est bien passé épuisé mais épuisé de bonheur de voir du monde dans les rues quand même de voir que les gens qui sortent dans les rues pour pouvoir l'investir et revendiquer ça fait toujours plaisir à voir donc je pense qu'on va longuement parler ce soir comment ça s'est passé enfin il y avait quelle ambiance le moins c'était quand même positive alors sur le mieux que moi sur le devant de la de du cortège il s'est passé quelques heures je ferai apparemment mais je les ai pas vu moi pour le coup j'étais plus au milieu et vers la fin des cortèges plein de joie plein de revendications déterminés les personnes qui étaient là même parfois en famille c'était quand même bon enfant en général oui et j'ai rencontré pas mal de personnes on verra quelques minutes tout à l'heure de de témoignages ou divers et variés il y avait pas alors pour le coup quand même on peut dire que une prédominance elle est fi il faut quand même le souligner mais pas que il y avait beaucoup de communisme beaucoup de de rebecologie légère la nuque c'était présente ainsi que le NPH et puis voir aussi beaucoup de personnes du NPA donc sur le tout à fait et puis du coup des hors dehors c'est au-delà de la nups finalement on le sait la liste est longue de mouvement de de citoyens de de collectif de syndicats la CGT qui n'était pas partie prenante les CGTistes étaient présents donc on verra ça aussi en images juste après il était présent avec des symboles de la CGT tout à fait ils étaient là avec les drapeaux ils étaient là avec les gilets et leur revendications aussi de syndicalistes est-ce que c'est un immense succès comme certains députés ou membres de LFI ont pu le noter moi je pense pas que ce soit un immense succès c'est une marche une étape j'imagine et d'ailleurs c'est d'être prononcé par François Ruffin que j'ai pu interviewer un moment donné c'est plutôt juste de voir ça comme ça un immense succès c'est jamais suffisant il y a 50 000 on voudrait 100000 on vaut 200000 j'imagine que c'est ça aussi là c'est des dizaines de milliers de personnes qui se réunissent dans un cas particulier il manque de carburant manque d'argent c'est pour se déplacer sur Paris c'est quand même quelque chose il faut pouvoir se le permettre et puis aussi il y a tout aussi une un climat un peu négatif il faut avoir envie de sortir de chez soi trouver encore du sens à manifester alors quand on a tous ça en tête oui c'est un immense succès quand même parce que il y avait quand même du monde malgré tout ça et en même temps pour pas paraphraser Macron ben il faut mettre les choses dans l'ordre et que ça aurait pu être mieux voilà Ludivine est-ce que vous avez une première impression de oui j'ai quelques impressions qui sont forcément à subjective alors pour aller dans ton sens moi ce que j'ai vu notamment c'était déjà un gros cortège sans papier par exemple je crois qu'il faut le souligner il y avait vraiment une dimension antiraciste qui était très forte j'ai vu aussi beaucoup de jeunes enfin je trouve que il y avait un mélange vraiment intergénérationnel et j'ai eu beaucoup de jeunes très déterminés et en particulier des cortèges d'une part enfin d'une part c'est pas forcément séparé mais féministe voilà il y a la relat féministe enfin il y a une détermination féministe qui était très forte il y a eu beaucoup de de slogans de banderoles de tracts même de petits journaux sur la question des violences sexistes et sexuelles ça c'était vraiment présent j'ai vu un gros cortège aussi antifa antifasciste la jeune garde qui était vraiment là aussi très très puissante c'est là que j'ai vu pour ma part Philippe Poutou par exemple et ça m'avait fait rire parce que je crois que ce matin il était à BFM TV et lui dit voilà bah évidemment que les grèves des éboueurs les grèves des raffineurs les grèves des des personnels soignants des personnes enseignants oui ça se voit oui ça gêne parce que parce que ce sont des professions absolument nécessaires à la vie de ce pays alors que si les actionnaires du CAC 40 faisaient grève ou si même les éditorialistes de BFM TV faisaient grève bon ben on le sentirait pas trop au passé et donc il a enfin voilà on a senti vraiment une popularité autour de ça donc comme tu le disais oui une diversité politique et et alors je pense qu'il y avait finalement plus de monde qui n'a pas pu aller jusqu'à la Bastille parce que alors il y avait des rumeurs qui circulaient moi j'arrivais pas à avancer sur la place de la de la nation pendant plus d'une heure donc on nous disait que c'était parce que les policiers naissaient et je sais pas si c'était lié à ça ou si c'était lié au fait qu'on était vraiment très très nombreuses et nombreux donc on avait voilà on avançait très très lentement je pense que ça a dissuadé certaines personnes de venir et qui sont partis dans les voyageurs mais peu importe c'est essentiel il y a eu des affrontements avec la police on a vu des images par exemple qui ont été tournées par Clément Lanaud qui indiquait que il y a des manifestants qui se sont fait prendre une banderole par la police et ils ont les mails en question ont chargé la police pour récupérer leurs bandes bon donc il y avait quand même une détermination aussi à faire face aux forces de l'ordre et puis une nasse à Bastille enfin en fin de manif donc en tête de cortège qui fait que voilà d'autres personnes sont pas allées jusqu'à Bastille ce sont là aussi dispersés donc voilà et quand au diagnostic bon après j'imagine qu'on va parler politique et on va analyser la situation replacer la marche dans l'ensemble de la situation sociale et politique c'est vrai que cette marche si elle avait été un peu unique sans le contexte social qui finalement c'est imposé à elle et aux organisateurs et organisatrices qu'il faut saluer je pense parce que voilà c'était c'était important de prendre une initiative comme celle-là mais moi les marches un dimanche bon je suis pas forcément toujours très convaincu j'ai un compte Twitter je sais pas si vous le connaissez qui s'appelle caisse de grève qu'un compte génial vraiment bon et qui disait en répondant à Gabriel Attal qui qui racontait que les manifestations n'ont jamais permis d'obtenir quoi que ce soit ni de remplir le frigo à Forterie et donc caisse de grève faisait le parallèle avec 68 donc les immenses manifestations de 68 et on sait ce qu'elles ont apporté mais quand même 68 c'était pas que des manifs c'était vraiment une grève générale avec 10 millions de personnes qui occupaient leurs usines les théâtres les ports les magasins les universités etc les lycées enfin bref les bureaux de poste les gars donc il va nous falloir un peu plus pour que ça ressemble à 68 et que le rapport de force soit à la hauteur pour obtenir des choses qui sont absolument élémentaires alors là ce qui est vraiment intéressant avec cette manifestation c'est qu'elle est venue elle prend place dans un contexte tu tu as commencé à l'évoquer et toi aussi sur la question ouais de la grève la grève interprofessionnelle c'est quand même pas matin qui a un tel appel et qui semble très déterminé à partir d'une lutte très profonde très enracinée du côté des raffineurs et une forte solidarité et une grande colère aussi moi c'est ce que j'ai beaucoup entendu lors de la manifestation je sais que je fais un petit tunnel là je suis un peu enthousiaste on s'entend de cette magnifique ce que j'ai beaucoup entendu c'est quand même c'est une colère très profonde bien sûr à l'égard de la macronie elle est structurelle cette colère mais une colère encore plus conjoncturelle et et forte en raison justement de la tentative de passage en force les réquisitions donc porter atteinte aux droits de grève et donc ça crée une solidarité que le gouvernement n'avait pas forcément vu venir toi Théophile où es-tu te poser quelques petites questions par exemple je me demandais quelque part est-ce que les manifestations de type manifs du dimanche dans un contexte de chômage qui n'est pas massif mais qui est certain et d'un contexte ou un certain nombre de personnes sont soit à la retraite pas encore en étude est-ce que quelque part ce genre de manifestation c'est pas finalement une sorte de réunion des forces qui sont qui travaillent effectivement à l'usine ou dans les magasins et de force qui sont qui ne sont pas actives au sens où le monde capitaliste l'entend est-ce que c'est pas justement un moment de communion quelque part au delà de l'efficacité politique oui on peut le voir comme ça c'est pour ça que c'était important d'être là et d'être là très nombreuses et nombreux mais je pense que ce que tu décris à l'instant on peut le retrouver les jours de grande manifs enfin par exemple pour revenir à 68 je veux pas être trop obsédé par 68 mais il se trouve que j'ai beaucoup travaillé sur ce sur cette incroyable soulèvement populaire qui était donc une grève générale le 13 mai 68 C'était la première journée de grève générale normalement les syndicats avaient appelé simplement à 24 heures une journée de grève on appelait ça carré quoi voilà 24 heures et pas plus et c'était des manifestations mais dans toute la dans les petites villes dans les grands évidemment enfin les cortèges parisiens étaient incroyables donc oui bien sûr que là il y avait une joie une puissance oui il peut y avoir ça mais je vois pas pourquoi il y aurait pas moins ça lors de journée de grève avec manifestation plutôt que le dimanche enfin on sait très bien ce que ça signifie la question c'est celle du rapport de force donc moi je veux pas du tout me faire l'avocate de Gabriel attaque quand il dit les manifestations ne servent à rien pas du tout mais en fait là où il n'a pas tout à fait tort ça me pèse énormément de dire une phrase pareille c'est que voilà si c'est une manifestation un coup d'épée dans l'eau bien sûr ça permet de se retrouver de se sentir puissant bon mais c'est juste l'espace d'une journée et le rapport de force il reste quand même assez assez faible on voit très bien ce qui s'est passé avec les raffineurs bien sûr c'est un secteur stratégique mais des secteur stratégiques il y en a un certain nombre on sait très bien que si il y a pas une grève s'il y a pas vraiment des formes de blocage une femme de blocage de l'économie des formes de blocage de la production de la circulation des biens etc et aussi des personnes il faut bien dire bien sûr que à partir du moment c'est à gêne là quand les cheminots on sait pas encore ce qui va se passer à partir de demain mais il y a quand même l'idée que les cheminots enfin rejoignent la mobilisation on a parlé de la RATP etc et là ça a tout autre allure le gouvernement bon évidemment si c'est un les manifestations gilet jaune tous les samedis tous les samedis avec une auto-organisation populaire avec des structurations sur les ronds-points avec des assemblées des assemblées des assemblées etc là ça prend vraiment de la force si c'est une journée justement c'est une étape j'ai vu beaucoup de personnes quand même discuter le principe d'une manifestation alors c'est pas une fin en soi je pense l'assure on est d'accord c'est pas une fin sur une manifestation mais là le dimanche est quand même le lieu où moi qui à la base donc travaille dans le commerce il y a quelques années je ne pouvais pas faire grève par exemple il faut comprendre que dans le privé j'apprends rien à personne la fonction publique a déjà cette culture et en plus cette possibilité de pouvoir parce qu'ils sont plus structurés c'est un ce syndiqué quand on travaille dans un magasin de chaussures où on est que 5 salariés c'est compliqué et donc faire rêver aussi donc le dimanche je pense que c'est quand même utile non pas pour obtenir un rapport de force tu le dis si bien qui est faible pour le coup à l'issue de cette journée et c'est pas l'objectif je pense mais pour pouvoir mettre en lien des populations différentes et qui d'habitude ne peuvent pas me se mobiliser un samedi ou même en semaine on le verra peut-être mardi la population sera peut-être différente sans aucun doute que sera essentiellement syndicaliste en grève là les gens sont pas censés forcément de se mettre en grève pour aller à la manifestation dimanche et se mettre en lien discuter j'ai entendu beaucoup de personnes discuter deux blocage d'action de de ces gens là où on se politise à l'instar des ronds-points des gilets jaunes il y a quelques années et c'est aussi comme ça que ça prend j'imagine la graine est plantée ça prend ou ça prend pas mais je pense que c'est quand même black par l'iPhone qu'il faut passer pour ensuite voir naître des mouvements plus radicaux qui donneront des fruits plus importants mais la manifestation effectivement en soi ce n'est pas une fin en soi ouais mais c'est pour ça qu'il faut faire ce qu'on est en train de faire et qu'on aimerait élargir très largement c'est à dire en discuter de ça c'est-à-dire discuter stratégie discuter des perspectives à quoi sert une manifestation si en effet c'est ce que tu décris et je te suis absolument bien sûr qu'il faut des lieux de retrava de retrouvailles pour pour échanger vraiment sur les suites etc moi ce qui m'a marqué quand même c'est que comment dire moi je suis au Parlement de la nuque donc je sais pas en tant que tel que je m'exprime et je représente rien du tout sinon moi-même donc voilà mais on s'est réuni d'ailleurs d'ailleurs hier je sais pas peut-être que le Parlement enfin j'espère vraiment qu'il va très très largement s'élargir et qu'il va se transformer une espèce d'agorables donc voilà je suis vraiment partie prenante de cette dynamique et je mets beaucoup d'espoir dans cette dynamique d'unité d'union populaire etc mais pour autant j'avoue que à titre personnel et sur le plan politique bien sûr j'ai été un peu frustré des perspectives qui étaient proposées par la nuque et en son sein la France insoumise au sortir de l'été bon j'étais aux amphi par exemple de la France insoumise à Valence j'ai été très enthousiaste par beaucoup de débats je trouve que justement il y a eu des discussions très très profondes très intenses mais d'un autre côté par exemple c'est de plus en plus anticapitalistes la France et même Jean-Luc Mélenchon moi je l'aurais peut-être que je me trompe mais je l'aurais pas imaginé il y a quelques années tenir des discours aussi radicaux de critiques frontale du capital du capital de de du désastre du saccage qui qui produit il y avait même des ateliers auxquels enfin je veux pas insister spécialement sur Mélenchon mais pour moi c'est quand même évident symbolique et là aussi je ne l'aurais pas imaginé dans de telles ateliers il y a quelques années et tenir de tels propos des ateliers lutte de classe qui était intitulées comme ça sur la grève justement et lui il était vraiment dans cette perspective voilà la lutte de classe c'est pas réservé au 19e siècle voilà et bon donc il y avait ça cette cette conscience là très forte et en fait les perspectives c'était quoi c'est la marche plus la pétition pour la taxation des surprofites alors bien sûr que la pétition ça sert un peu à ce que tu viens de décrire à propos de la manifestation c'est à dire en fait du porte-à-porte on va sur les marchés on va devant les stations de métro devant parfois des entreprises etc et donc on discute donc elle dit ça la pétition elle sert à ça davantage que à récolter uniquement des noms et des signatures je pense mais ça me semblait quand même décalé par rapport à la gravité de la situation par rapport à tous les coups qui sont portés j'imagine que là dans la soirée vous allez y revenir et peut-être nous allons y revenir sur l'assurance chômage faut pas oublier que par exemple mardi à l'origine c'était une grève dans l'éducation nationale sur la question du lycée professionnel c'est extrêmement grave ce qui se passe et du coup j'espère que ça sera pas masquée par l'ampleur de la mobilisation qui réjouissante en soi mais voilà bon évidemment tout ce qu'on tousse qu'on connaît sur sur l'inflation sur toutes les attaques bien sûr la préparation de la réforme des retraites etc bon il y a des donc il y a cette immense colère et la principale force de gauche de ce pays si elle ne propose qu'une pétition à une manifestation mais je pense que c'est pas du tout suffisant alors après il y a ce problème que vous avez déjà évoqué là et que tu as mentionné en présentant le débat et que tu viendras rappeler aussi sur les syndicats certains syndicalistes étaient présents mais pas les organisations en tant que tel bien sûr qu'on a un problème avec ça il faut arrêter avec ça il faut arrêter de dire voilà le social c'est pour les syndicats et le politique c'est pour les partis politiques non enfin ils sont absolument connectés donc là il faut une unité très très massive lors du discours sur le char parce que je l'ai regardé cet après-midi le live direct je sais pas c'est la manif vous entendiez tout toutes les personnes qui parlaient donc c'était des membres de LFI de LV de génération du PS et du NPA et de la jeune gamme donc il y a eu beaucoup de monde qui est passé sur ce char tous surtout Aurélie trouvée qui parlait le plus ont vraiment appelé à une convergence minutes entre parti politique et syndicats et il se les partis politiques se décrivaient comme pasteur de relais et que la colère devait venir dans bas donc dans la pyramide c'est-à-dire des syndicats et des salariés en général qu'ils soient syndiqués ou non donc il y avait cet appel quand même alors avoir si ça se concrétise dans les faits mais il y avait cet appel à plus de convergence et à dire nous on est que des passeurs de real à l'Assemblée mais le le terrain politique le débat politique ne se fera pas à l'Assemblée il doit partir de la rue en tout cas c'est ce qui a vraiment été dit sur le char il y a une conscience vraiment témoigner par dizaines durant la manifestation dans plusieurs cortèges il y a une conscience des manifestants des syndicalistes ou pas des personnes dans la rue aujourd'hui je crois qu'on peut le l'observer ici et là de ce qu'on souligne ici à dire il y a les appareils on voit pas la même chose depuis les bureaux d'un appareil et ou alors depuis là-bas ce que tu vois c'est un instant donc il y a je pense c'est vraiment une considération qui grandit tout du moins mise au dessus je pense que c'est un peu ça l'objectif et on va voir si ça va se montrer concrétiser ou pas mais je pense qu'il y a vraiment ça on me la témoigner justement pour revenir à la manifestation a rencontré des gens et tu veux nous parler de Jamie oui oui j'ai rencontré à la manifestation du coup que voilà pour rappeler vite fait c'est contre la vie chère mais pas que il y a que la crise climatique qui est là les liens sont faits par exemple Alexandra place de la Nation que j'ai pu interviewer et qui était là avec sa famille on écoute tout de suite le point qui m'interpelle le plus c'est pousser les gens qui sont à petit budget vraiment dans la pauvreté à à coup de réformes du chômage de la retraite tu rallongement du temps de travail parce que même si je suis en situation handicap je travaille et je vois pour nos enfants pour mes enfants mais mes petits-enfants une vie très très pénible voilà alors c'était Alexandra qui venait de Saint-Lô donc c'était compliqué mais elle m'a confié que c'est compliqué pour elle de faire le déplacement d'autant plus qu'elle est un mobilité réduite et il y a donc à travers son témoignage une illustration de la détermination certaines personnes de absolument venir elle me faisait part aussi on peut pas tout voir dans les magnétos de sa volonté avec sa famille et ses proches de faire front comme on le disait ensemble tout à l'heure d'avoir le maximum de personnes puisqu'ils ont beaucoup de gens ont conscience que c'est le nombre quand même qui fait le rapport de force évidemment dans le cas d'une manifestation alors que dans 4 d'autres actions ou de blocage c'est pas forcément le nombre mais la stratégie d'opération on a aussi pu croiser avec Nicolas qui m'accompagnait Nicolas Maillard journalier de la fonction publique qui elle témoigne des difficultés à joindre les deux bouts elle s'appelle Anna et on lui écoute tout de suite et je suis saladier et je pense que on doit équilibrer les salaires pour pour tout le monde je comprends pas pourquoi quelques-uns ils gagnent beaucoup plus que nous et en plus on paye des impôts j'ai une salaire moyenne moyen et puis et je pense que c'est pas équilibré c'est injuste tout ce qui se passe en ce moment je travaille dans l'assistance publique et c'est vraiment c'est la galère on est à c'est très tendu au travail et les salaires ils vont plus et voilà c'était Alain du coup de la fonction publique peut-être que quelqu'un a peut-être une réaction parce que on parlait tout à l'heure justement la différence entre le privé et les personnes dans la fonction publique est-ce que là quelque chose à souligné finalement Ludivine ou Théophile donc peut-être toi en terme de possibilité de s'exprimer dans un cadre structuré et syndical la fonction publique et les grandes entreprises du privé ça se ressemble d'une certaine manière parce que vu qu'il y a masse il y a capacité d'organisation il y a culture syndicale c'est ça se ressemble ce qui est moi ressemblant c'est quand on tombe justement dans le l'artisanat le commerce des secteurs qui sont où en fait de fait ils traversent sont plus atomisés et ces derniers jours je suis membre d'un d'un groupe télégram de de VTC entrer dedans par curiosité et je me rends compte que le point de vue d'un VTC la grève des raffineurs en fait il peut quelque paraître radicalement au contraire à ce qu'on imagine parce que comme il gagne sa vie au quotidien et qu'il n'a pas les protections nécessaires il est en quelque sorte à la grève forcée puisque sa matière première le carburant n'est pas là et que il n'a pas non plus de caisse de grève il ne sait pas organiser en amont mais en fait il y avait une forme de de colère et de et de défiance vis-à-vis de ce mouvement de personnes en plus qui ont la sécurité entre guillemets du salaire et ça m'a fait penser que quelque part finalement l'ubérisation du travail est également une manière de reconstruire de remodeler complètement le champ du travail et ça j'ai pas l'impression que les forces politiques les forces syndicales et même les intellectuels et penser parce que en tout cas il est pensé beaucoup parce que effectivement quelque part le capital on éclatant le travail donne à ceux qui sont des micros entrepreneurs des réflexes de patron alors qu'ils sont écrasés par le patron et ça c'est peut-être aussi pour cela que ce qui est en dehors des syndicats ce qui peut déborder sur les ronds-points ou sur des manifs du dimanche et ben ça a quand même de la force parce que et même les pétitions parce que j'imagine bien une des personnes politiciens syndiquées qui vont faire signer une pétition à quelqu'un qui est justement un VTC ou bien qui fait de la livraison et là la discussion s'engage et quelque part la fraternité de classe apparaît parce qu'elle n'est pas aussi naturelle évidente que cela en tout cas quand on quand je disais ces échanges il y avait une sorte de de d'opérationnalités d'efficacité de la propagande de la direction de Total qui a comme jeté la confusion au milieu des travailleurs en parlant de des fameux 5000 euros donc je pense que oui fonction publique grande entreprise historiquement on peut s'y battre un peu mieux que dans des petits trucs de travail c'est la masse effectivement qui permet de faire naître tu n'as pas l'air tout à fait d'accord déjà sur le béretisation je pense que pour le coup ça a été très très bien montré vers la l'objectif depuis le début des années 80 de destructurer complètement les grands collectifs de travail qui étaient aussi des lieux de grande solidarité ouvrières et salariés de manière générale et donc en effet éclater ses collectifs passer par la sous-traitance et désormais l'ubérisation avec le mythe de l'auto-entrepreneur mais ça enfin je trouve que c'est un exemple assez magistral alors tu as vu sans doute comme tu l'expliques des des chauffeurs uber qui eux se plaignent de la grève etc mais enfin il y a eu des mobilisations incroyables chez Hubert compris des milliers de conducteurs conductrices aussi il y a des femmes Hubert qui se sont organisés en coopérative pour voilà que mettre fin à ce statut complètement précaire et complètement mythologique là de l'auto-entrepreneur parce qu'en réalité comme tu l'as souligné toi-même il y a une exploitation pure et simple et donc c'est pas c'est pas vraiment du tout de ça c'est pas du tout de l'indépendance de son par rapport à son petit travail etc donc il y a des mobilisations très puissantes et pas seulement en France d'ailleurs dont vraiment dans nombreux pays aux États-Unis en Grande-Bretagne etc pour obtenir justement le statut de salarié et toutes les garanties sociales qui vont avec donc là ça montre que il y a quand même aussi du dans ce secteur de fortes capacités de mobilisation et la deuxième chose que je voulais dire par rapport à ce sur quoi vous avez insisté l'un et l'autre me semble vous avez beaucoup insisté sur syndical la culture syndicale mardi ça sera des syndicalistes etc bon bien sûr que les syndicats sont des instruments de lutte incroyable il faut il faut les défendre il faut les construire il faut y compris parfois lutter bref et c'est ça je trouve qu'il n'est pas assez souligné il me semble parler les organisations politiques ou en tout cas par leur direction c'est la question vraiment de l'auto-organisation à la base c'est-à-dire comment se constitue en comité en comité quartier en comité d'action en comité de grève en comité de lutte etc je pense que la France insoumise veut aller dans le sens de créer des comités populaires et ça c'est fondamental qu'on arrête d'être dépossédé parce qu'on est déjà suffisamment des possédé politiquement économiquement etc mais qu'on arrête d'être déposé y compris par celles et ceux qui politiquement mène un combat par exemple les parlementaires de la Nupe je les trouve très courageuse et courageux voilà ils mettent un très beau combat mais un peu on peut pas laisser la politique au débat parlementaire à la reine à la reine parlementaire ça c'est ça serait une forme de de dépolitisation ce serait une forme de de passivité et c'est pas c'est pas leur volonté bien sûr mais je trouve que en fait leur travail il est tellement accaparant que à la tête de ses organisations il y a plus que ça il y a plus que le Parlement et puis aller un peu d'élection en érection alors à part ça avec des initiatives comme celle d'aujourd'hui mais en tout cas nous on peut on doit réagir face à ça c'est pas une volonté politique forcément mais je crois que la question de l'auto-organisation comme auto-activité et compris dans des logiques parfois même autogestionnaires elles doivent se poser partout tout le monde donc c'est pas que des syndicats effectivement en parlant justement d'auto-organisation ou même de syndicats il y a aussi les jeunes tu l'assuigné tout à l'heure beaucoup de jeunes et des étudiants qui ne sont pas oubliés qui sont mobilisés comme Youssef que j'ai rencontré du coup de place de la Nation et il nous explique dans ce magnéto pourquoi qu'est-ce qu'il le fait bouger aujourd'hui on le regarde moi ce qui me ferait bouger c'est le chat tu les étudiants il y a plein de gens qui travaillent alors qu'ils devraient pouvoir se concentrer sur leurs études le fait que les jeunes puissent se consacrer uniquement à leurs études c'est la richesse de la nation c'est la richesse du futur du pays et la plupart des jeunes aujourd'hui ils peuvent pas le faire passer leur travail pour subvenir à leurs besoins pour payer des loyers qui sont excessivement cher aujourd'hui faudrait quoi en vrai en des loyers une vraie politique pour la jeunesse instaurer un RSA pour les jeunes instaurer un revenu pour les jeunes pour que tout le monde puisse vraiment se focus sur la plus importante les études et faire ce qu'il veut plus tard Youssef et pour prendre la seconde timette c'est parti puisqu'on est un peu en retard pensons aussi à lunettes Nanterre qui est les sans fac qui ont eu un cortège dans cette manifestation et qui sont toujours debout comme le nom de l'émission Le porte bien dans la lutte ils sont infatigables et on les soutient moi j'ai une question pour toi Ludivine beaucoup j'ai entendu beaucoup dans la manifestation alors je n'y étais pas parce qu'évidemment on préparait les missions mais j'ai entendu dans beaucoup de réactions les gens qui parlaient de la commune du Front populaire de Mai 68 etc est-ce que aujourd'hui un mouvement d'une telle ampleur il est encore possible parce que là tout le monde enfin tout le monde dans les mobiliser rêve de grève générale mardi est-ce qu'on peut être dans des mouvements d'une telle ampleur ou c'est quand même un petit peu plus petit que ce que je viens de citer alors c'est vrai que on a plus on a plus les forces organisatrices qui pouvaient exister en 68 comme voilà les forces syndicales y compris la CFDT on peut plus se rendre compte aujourd'hui du tout mais la CFDT à l'époque c'était un syndicat autogestionnaire qui était plus radical que la CGT qui était pour continuer la grève générale qui par contre en 68 qui était contre la perspective électoraliste de juin etc donc on a pu tout ça mais en même temps on a d'autres formes on l'a vu avec les gilets jaunes jamais on aurait pu imaginer une puissance de se soulèvement populaire les gilets jaunes sans organisation voilà sans parti sans syndicat donc il y a moi je crois toujours que c'est possible à un moment un blocage du pays par différentes formes qui se combineraient mais je suis pas en train d'opposer des formes d'ailleurs c'est pas d'un côté les manifestations de l'autre les grèves de l'autre les ades ou de l'autre encore le communalisme les formes d'autogestion etc donc voilà tout ça peut à un moment se combiner c'est comme une un puzzle ou une marqueterie voilà et qui voilà il y a les éléments qui se qui se rassemblent en ce moment je suis en train de travailler sur le front populaire vraiment je suis plongée dans les archives du Front populaire j'ai pas le temps d'en parler du tout mais en fait je pense qu'il faudrait vraiment invitez-moi pour une prochaine fois non non c'est pas du tout ça c'est pas du tout le but du propos c'est non vraiment discutons par exemple du Front populaire au je sais pas ça n'appartient pas qu'au passé ça a beaucoup beaucoup de choses à nous apprendre moi j'ai une vision un peu négative pas du tout de la grève extraordinaire avec les occupations et de la joie et de la puissance ouvrière et du travail en général qu'on représente les manifestations et les grèves de 36 mais ce qui s'est passé politiquement et ça en fait en général on le connaît mal du coup c'est un mythe on se réfère au Front populaire comme si c'était un peu magique en fait très rapidement il y a une répression des grèves il y a l'armée qui a été envoyé contre les usines qui étaient encore mobilisées en grève il y a une inflation considérable donc les l'augmentation des salaires a été balayée très très rapidement les 15 jours de congés payés en fait ils ont été négociés tellement aprement et cyniquement par le patronat à la base que parfois c'était bon bah toi tu auras trois jours toi tu auras quatre jours et pas et pas qu'un jour les 40 heures elles ont été balayées extrêmement vite et ça va je vais pas vous faire le Front populaire ce soir mais pourquoi j'en parle c'est pour moi il y a une actualité du passé et quand tu mentionnes le fait que voilà la commune le Front populaire 68 soit cité c'est très important mais il faut qu'on travaille vraiment pourquoi parce que la question par exemple sous le fonds publics c'est un moment le patronat c'est senti à nouveau en position de force quand il a compris que le gouvernement n'allait rien changer aux structures sociales n'allez rien changer au rapport sociaux notamment de production et qu'il allait plutôt lâcher les grévistes Roger Salengro ministre de l'Intérieur même s'il a fini de tragiquement avec un suicide après la diffamation d'extrême droite mais il a d'abord été le ministre de l'intérieur du Front populaire et il a réprimé il a envoyé les troupes bon le patronat en juillet 36 il reprend confiance et il reprend de la domination sur la situation je veux pas être trop négative encore une fois mais ça ça mérite vraiment qu'on y travaille ensemble non pas par fétichisme du passé mais pour que ça nous apprenne en fait à lutter et à réfléchir en fait à nos marges de possibilités qu'est-ce qu'il faut faire quelles sont les conditions de possibilités pour qu'on gagne vraiment soit une perspective de réforme conséquente pour vraiment changer la vie c'était les mots de Rimbaud pas seulement du Parti socialiste dans les années 70 vraiment changer la vie ou une perspective révolutionnaire il y a pas forcément une alternative réformes révolution mais il faut il faut y réfléchir sérieusement moi je trouve que on a une fin de politique mais au sens il faut parler politique à fond pas seulement communication mais par les stratégies parler espoirs voilà ça me semble fondamental et c'est pour ça que je remercie le média d'exister aussi tenacement pour le faire la transition est toute passée pour vous dire de nous soutenir on a absolument besoin de votre soutien on sait que les temps sont durs merci Ludivine de toujours nous souvenirs merci parce que voilà l'importance des médias indépendants pour tenter de couvrir au mieux ces mouvements sociaux avec les moyens que vous nous donnez comme vous pouvez chez vous donc merci énormément merci d'être venu tous les trois Jamil Théophile et Ludivine Bandini qu'on ne prétendent plus et qui évidemment reviendra on va passer au second plateau pour parler de est-ce que on va vers une fronde générale avec des gens qui sont évidemment aussi au cœur de la lutte donc c'est parti merci à vous [Musique] on peut on est en direct donc nos invités s'installent voilà on est en direct c'est comme ça nos invités s'installe tranquillement bonsoir merci beaucoup de venir sur notre plateau alors je vous représente Elsa Marseille avocate et militante Révolution Permanente Anne debréjas porte-parole Sud énergie et Yassine Giwa syndicaliste CGT RATP bus bonjour à vous trois merci de venir sur notre plateau alors je le rappelle on vient de le dire pendant quelques minutes aujourd'hui donc il y a eu la marge contre la vie chère et une action climatique à l'appel de la Nupe cet après-midi dans les rues de Paris c'est ces dernières semaines il y a eu la grève des raffineurs qui a fait un énorme bruit et mardi donc qui arrive il y a la grève interprofessionnelle et pour certains le début d'une grève reconductible on en parlera un petit peu plus avec vous d'abord première question comment ça va lors d'un jour de plusieurs jours de mobilisation dans ce de climat actuel je commence par vous parce que peut-être la plus près bah ça va bien dans un contexte qui est très difficile pour tout le monde on est content que ça bouge avec l'espoir que qu'on arrive enfin à faire bifurquer cette politique complètement intenable qui fait qu'on concentre toujours plus de richesses dans les mêmes quelques-uns pendant que les autres s'appauvrissent n'arrivent pas à payer leur facture de pour des biens de première nécessité qui est des attaques sur les retraites sur le chômage sur tous les services sur tous les tous les systèmes de redistribution enfin on va y revenir et que par ailleurs on ne fasse rien pour la crise climatique gigantesque qui nous arrive dessus bien puisque je pense que quand même on partait d'une situation il y a finalement très peu de temps ou on était en train de se demander si Macron allait passer sa réforme des retraites à la rentrée à Noël ou à partir de là je pense qu'il est en train de se poser la question un peu différemment aujourd'hui parce que la réalité c'est qu'en plus ça fait pas qu'une semaine que qu'il y a la grève des raffineurs et que ça ne mobiles ils sont partis le 20 septembre et total les travers de total ils sont en grève depuis le 27 donc en fait ça va faire quasiment un mois donc il me semble que cette contestation sociale en colère qui s'exprime déjà ça fait un bout de temps et que effectivement le gouvernement est extrêmement à la défensive autour de cette question puisque au début il y a une espèce de déni totale on avait l'impression de revivre l'épisode des masques ou Olivier Véran nous expliquait qu'il y avait pas de pénurie ça que le problème c'est quand il y a eu des files d'attente parfois de plusieurs kilomètres à la sortie des stations services on a comme les médias notamment les médias dominants on va dire on commençait à devoir tendre le micro au grévistes et à se rendre compte qu'en fait ce qui se passait oui c'était la réactualisation coordonnée d'un secteur stratégique extrêmement puissant extrêmement moi je me dis pas depuis très longtemps mais c'est la première fois en tout cas que je vois une grève de raffineur de cette ampleur là reconductible dans un contexte politique ou en plus certes c'était la réaction de Macron et et de ce point de vue voilà mais avait quand même énormément de faiblesse énormément de fiabilité des successions de crises covid où il y avait eu quand même un phénomène des successions de contestations de secteurs de la première ligne la colère des soignants de tout un tas de travailleurs des commerces qu'on pense moi je pense beaucoup à mes camarades notamment de Chronodrive des jeunes étudiants qui avaient continué à livrer en fait des produits pendant toute la crise sanitaire sans rien et aujourd'hui on en vrai effectivement sur une crise une grève à mon avis d'une ampleur considérable qui fait que le gouvernement est en train de se demander c'est ce qui va se passer le 18 c'est le début de quelque chose de beaucoup plus intense et à mon avis c'est effectivement ça que nous on doit mettre sur le devant de la scène discuter et voir quelles sont les perspectives maintenant qui s'offrent à nous mais pour rebondir également je partage ce qui a été dit sur les raffineries c'est quelque chose inédit et je pense qu'il y a la nécessité justement d'élargir le rapport de force le faire grossir on imagine la tête que ça aurait s'il y a plus de carburant il y a plus de transport là franchement le gouvernement il serait dans une position très délicate et on sent que déjà il est pas à l'aise sur sa réforme des des retraites et que donc c'est le moment justement d'appuyer d'élargir le le mouvement que la SNCF déjà il y a plusieurs secteurs à la SNCF qui parlent de grève reconductibles donc va falloir que aussi à la RATP en se mobilise comme ça a été le cas pendant la réforme des retraites en 2019 où on était vraiment faire de lance à partir du 5 décembre 2019 et donc il y a la nécessité de de répéter justement mais cette fois-ci avec d'autres secteurs pour justement faire reculer le gouvernement et obtenir des vrais avancées voilà il y a la question des des salaires enfin à la RATP par exemple ça fait plus de 10 ans que nos salaires ne bougent pas les NAO dans toutes les entreprises c'est une supercherie en février RATP nous avait proposé 0,4% d'augmentation il y a aucune obligation de résultats donc on sait qu'on n'obtient pas les choses par le dialogue social etc et que il faut absolument c'est nécessaire de construire ce rapport de force de se battre de manière coordonnée et donc ça va être la question de quelle stratégie justement pour obtenir ces revendications vos impressions ça fait toujours plaisir de voir quand même beaucoup de monde dans la rue alors c'est difficile quand on est dans la manif de se rendre compte si c'est 1000030 000 mais une certaine une certaine spontanéité les gens étaient contents d'être là et puis voulait remettre en cause le système la politique en général de qui est menée aujourd'hui c'est pas juste se battre pour contre la vie chère ou c'est vraiment s'opposer à cette dérive enfin ce rouleau compresseur ultralibéral qui est en cours donc on l'a dit enfin l'assurance chômage qui appauvrit encore les chômeurs le les services publics enfin quand on entend ce que disent les gens dans le secteur hospitalier par exemple ils disent tous c'est l'effondrement quand on entend ce que disait les profs ils disent c'est l'effondrement tous les services publics sont sont comme ça quand on regarde enfin sur l'énergie moi je suis je suis dans l'énergie le système libéral a voulu mettre en concurrence un secteur qui ne se prête pas du tout à la concurrence pour enrichir en fait des grands groupes privés enfin total a battu les records de tous les temps l'année dernière sur les profits avec 15 milliards cette année ils annoncent 36 milliards et ils ont reverse la plupart aux actionnaires donc on continue comme ça sur les retraites comment voulez-vous expliquer aux gens qu'il faut travailler plus longtemps alors qu'on est encore dans un pays où il y a un chômage massif quand quelqu'un ne part pas à la retraite c'est un jeune ou quelqu'un qui est au chômage qui n'est pas embauché donc cette politique aberrante elle est passée en force depuis tellement d'années tout le monde est contre cette réforme des retraites tout le monde voilà il y a une concentration et aujourd'hui enfin on a l'impression qu'il y a un réveil alors est-ce que ça continuera est-ce que ça sera suffisant on verra la première des choses c'est qu'il faut pas que les gens se divisent entre eux disent est-ce que c'est total qui avait raison d'y aller ou la SNCF est-ce que ça va gêner les gens non il faut que tout le monde prenne conscience qu'il faut s'opposer à une politique qui est néfaste pour tout le monde on est dans un pays qui a jamais été aussi riche et on a l'impression d'une déliquescence complète moi mes enfants probablement si on continue comme ça de partirons pas à la retraite enfin partiront plus tard que mes grands-parents enfin c'est pas possible quoi et l'argent passe toujours dans les mains les mêmes Anne et Yassine vous faites partie d'un syndicat vous sud et Yassine la CGT aujourd'hui c'était une marche qui était à l'appel de la nups ou les syndicats n'ont pas par exemple il y a quand même des syndicats oui c'est vrai qu'il y a quelques syndicats qui ont appelé qui était présent etc est-ce que on en a parlé juste avant avec Ludivine Jamie et Théophile est-ce que vous pensez que c'est l'heure que les syndicats et les partis politiques travaillent ensemble ou que c'est mieux de faire des marches comme ça un peu séparés même si au final tout le monde était sur le terrain ensemble moi je pense que c'est pas vraiment une fin en soi le fait de marcher c'est vraiment la stratégie c'est à dire que aujourd'hui comme ça a été dit tout à l'heure on sait très bien qu'une marche ou même une grève isolée de 24 heures ne va pas permettre de faire reculer le gouvernement donc il y a la nécessité que justement de se réunir discuter et de voir qu'elle qu'elle rapporte de force on peut construire hier par exemple on a fait une rencontre des transports avec des travailleurs de Keolis Transdev et RATP justement pour casser ses cloisons que le Mel patrona en fait parce qu'il y a il y a aucune concurrence animosité entre nous d'ailleurs en invitant des des personnes de Keolis à venir un conducteur me disait que son cousin travaille dans mon dépôt donc c'est montrer que ils veulent même nous opposer entre famille quoi donc c'est c'est ça qu'il faut construire voir quelle stratégie on porte voilà nous on appelle justement après la manifestation de mardi à la Bourse du Travail séparé de se réunir avec les secteurs qui seront en grève justement pour voir comment on peut se coordonner et pas se ce se battre de manière séparée comme ça en calque encore le cas aujourd'hui il y a un appel à la grève à la RATP au métro le 10 novembre on peut pas on peut pas obtenir des choses avec en réduisant le rapport de force ça n'a pas le sens je sais pas demain peut-être ce sera une ligne de métro qui va se battre toute seule ça n'a pas de sens il faut vraiment élargir le le rapport de force et pour ça il faut qu'on discute stratégie est-ce qu'on est tous d'accord est-ce qu'il y a encore aujourd'hui des gens qui pensent qu'une greffe de 24 heures peut faire reculer le gouvernement est-ce qu'il y a encore des gens qui pensent alors qu'on voit le le bordel si je peux le dire que ce qu'il y a avec les raffineries qu'un secteur qui a un gros rapport de force n'arrive pas à faire à boucler l'histoire en deux quelques jours est-ce qu'on pense encore qu'un secteur seul peut obtenir ces choses-là moi je pense pas et à cette rencontre on était plusieurs à faire la même conclusion d'élargir et ça va être justement l'objet mardi après la manifestation et c'est ça qu'il faut que les parties les syndicats s'appellent à organiser donc vous à nous disiez que le Sud avait appelé à la marche justement pour travailler avec avec les partis politiques alors bon les syndicats sont très attachés à l'indépendance syndicale c'est-à-dire qu'il ne faudrait pas se mettre derrière enfin soutenir un parti et puis ne pas avoir son son esprit critique sur ce qui est proposé mais là je pense qu'on est dans un cadre où c'est toute la gauche finalement Capelet enfin en tout cas c'était c'était l'objectif et on a intérêt à ce que les syndicats se saisissent de la question qui est des convergences type un peu Front populaire tout le temps tout le temps encore une fois gardant son indépendance moi je pense que les syndicats doivent appeler à ce genre de mobilisation et comme ça a été dit dans le plateau d'avant les grèves c'est évidemment une nécessité et les manifestations des jours de semaine c'est nécessité mais on sait très bien qu'il y a toute une partie de la population qui ne peut pas faire grève qui n'a pas les moyens avec un bon des plein d'auto-entrepreneurs des gens qui n'ont pas les moyens et donc avoir d'autres possibilités comme ces grèves le dimanche c'est bien aussi ça doit effectivement rentrer dans la construction d'un rapport de force plus générale et peut-être aussi un mot quand nous on se bat enfin en tout cas mon syndicat par exemple a EDF c'est aussi et surtout je dois dire pour défendre le service public de l'énergie enfin ce qui se passe aujourd'hui dans l'énergie c'est juste insupportable les gens ils voient leur facture alors les gens mais aussi les communes et les entreprises voient leurs factures multipliées par 4 5 10 alors que les coûts de production n'augmentent pas du tout dans ses proportionnaires dans l'électricité mais c'est parce qu'on a mis en place un marché complètement absurde pour enrichir certains et donc les gens se retrouvent confrontés là ce qui arrive en fin en fin de contrat avec leurs fournisseurs dans le gaz par exemple ou dans l'électricité on leur propose des tarifs mais qui sont qui sont invraisemblables quoi donc c'est un énorme problème pour les gens qui se demandent comment ils vont comment ils vont signer c'est une angoisse terrible donc pour les communes on a vu ils ont ils ferment les piscines mais sûrement ils vont ils vont fermer plein de services publics locaux et pour les entreprises aussi elles vont il y a des il y a des faillites qui sont annoncés en cascade tout ça parce qu'on libéralise tout on laisse tout à la main du marché et il y a une défaillance générale de l'État qui est pas possible surtout dans une période où il faut reconstruire enfin nos modes de production et de consommation il faut bifurquer on va vers une raryfaction des ressources il faut organiser les choses réduire le temps de travail partager les ressources partager le travail et ça il y a rien qui est fait donc voilà mettons-nous tous ensemble à la fois politiquement et syndicalement pour pour faire en sorte qu'on vit sur vous justement vous êtes à Révolution Permanente un parti politique donc je pense savoir que vous travaillez en étroite corrélation avec les syndicats comment vous faites justement pour cette convergence entre parti politique et syndicats et je dis aussi salarié parce que il n'y a pas que les syndicats il y a la force du travail tout simplement soit de non syndiqué soit un peu plus lointaine des syndicats la question moi je pense que ce soit parce que par ailleurs la question de la marge d'aujourd'hui je sais pas si c'est qu'une question syndicale une politique enfin dans le sens peut-être de ce que disait un peu Yacine à mon avis le débat que ça ouvre c'est le débat de quelle stratégie pour vaincre et ça rejoint effectivement aussi les premiers échanges qui étaient au plateau précédent mais moi il me semble quand même et je le disais dans ma première prise de parole que le moment où en fait les médias ont commencé à parler de cette grève c'est le moment où il y a eu un blocage considérable de l'économie et que ça commence à taper dans le dur de la production que c'est des multinationales qui perdent quand même des millions et qui a un CV il y avait effectivement total mais c'était relativement historique et en même temps exonne qui est aussi une des entreprises d'Arkema et que leur crainte avant tout c'est pas tant une division syndicale ou politique mais c'est savoir est-ce que ça va faire tache d'huile est-ce que ça va faire reculer Macron et pour ça à mon avis il y a aussi des questions de programme c'est-à-dire qu'il y a des questions de méthode enfin je veux dire moi je pense qu'effectivement quand total est à l'arrêt et Yassine le disait mais il faut imaginer que pour moi les réquisitions du gouvernement ça a double tranchant puisque on voit que pour l'instant moi j'ai j'ai beaucoup beaucoup d'espoir dans ce qui peut se passer le 18 puisque on imagine que en réponse moi je trouve ça extrêmement politique que pour une fin j'avais jamais connu ça une date de grève appelée par la Confédération interprofessionnelle et contre les atteintes aux droits de grève c'est un mot d'ordre pour moi qui va au-delà d'une question strictement syndicale c'est une question politique puisque à mon avis même les questions de réquisition les offensives contre le droit de grève moi je trouve ça on pourra peut-être qu'on détaillera après c'est peut-être pas le sujet de la question immédiate mais moi du coup j'ai pas mal plaider ces questions dans les derniers jours et en fait pour moi c'est articulé avec les offensives qu'on connaît l'eau à séparatisme loi sécurité globale toutes les offensives en fait contre le droit de manifester donc les atteintes aux droits agréable c'est une question politique et par ailleurs pour moi l'articulation vous décriviez entre le syndical le politique et les salariés en général c'est pourquoi on se bat et et je trouve que ça c'est intéressant de voir ce que disait aussi Théophile sur le plateau précédent quand il évoquait les chauffeurs uber parfois même travailleur sans papier qui peuvent se sentir très très loin d'un raffineur qui prétendument gagne 5000 euros sachant qu'évidemment c'est un mensonge mais quand bien même on gagne 5000 euros pour respirer du il est parti cette année d’espérance de vie moi c'est même pas quelque chose qui me choque quand je sais que pouyanais lui voilà bref on connaît son salaire mais tout ça pour dire que je pense que par ailleurs la question c'est c'est que la question des salaires de l'inflation c'est l'immense majorité de la population qui est en train de se demander si elle va devoir choisir entre se chauffer ou se nourrir et ça la question c'est pas qu'une histoire d'augmentation de salaire effectivement branche par branche c'est une question de savoir moi j'ai été extrêmement marquée du fait qu'il y ait des organisations syndicales en l'occurrence à la CGT total à la fnic qui réclame l'indexation des salaires sur l'inflation ça ça concerne tout le monde et et ça concerne des petits salaires jusqu'au salaire des prolétaires qui gagnent leur vie parce que c'est des ouvriers spécialisés ou autre et ça je pense que la question de comment on gagne c'est une articulation entre les méthodes de lutte qu'est-ce qui va bloquer l'économie qu'est-ce qu'il va faire reculer Macron et un programme qui donne envie à tout le monde de s'y mettre puisque oui c'est pas juste une question sectorielle mais c'est une question de comment est-ce que le pouvoir strat ainsi que concentre une entreprise comme Total elle est capable aussi d'entraîner derrière tout un tas de secteurs que ce soit les travailleurs ubérisés que ce soit les étudiants effectivement moi j'étais d'accord il y a un enjeu par exemple autour des questions écologiques énormes il y a un enjeu énorme comment est-ce que les travailleurs de Total aujourd'hui et c'est quelque chose qui font énormément s'adresse à toute cette jeunesse qui a une angoisse existentielle absolument voilà extrêmement vive enfin je pense que tout le monde saisit sur l'avenir écologique et il y a des travailleurs dans ces entreprises qui le font moi je connais beaucoup mon camarade d'Adrien cornet de la raffinerie grand puits qui explique cette antenne exactement venue sur cette antenne et la question pour moi c'est c'est c'est c'est quelle stratégie pour vaincre et autour de quel programme pour organiser l'ensemble de ces secteurs qui souffrent à mon avis de manière absolument unanime et partager puis en face de ces stratégies de mobilisation et le gouvernement qui a essayé de mettre une stratégie en place je crois qu'elle n'a pas trop fonctionné puisqu'en fait ça a plus réveillé la colère de tout le monde que calme et tout le monde d'ailleurs je vais vous montrer des petites images quelques heures avant le départ de la marche donc il y a le ministre délégué chargé des comptes publics Gabriel Attal que vous connaissez bien autour de la table je pense qui a parlé d'une cgtisation du débat politique avec des formations politiques notamment la France insoumise qui voudrait que le pays soit bloqué donc il a affirmé ça au micro de repas on regarde donc on voit bien que oui évidemment qu'il y a un droit de rêve mais qu'à un moment le pays doit aussi pouvoir fonctionner alors une autre formule qui est souvent utilisée j'aimerais vous la soumettre on parle quelquefois d'une prise d'otage de la part sinon des syndicats tout le monde leur frange radicales utilisent auriez-vous aussi cette formule d'une prise d'otage de la population par les syndicats ce qui est certain c'est que vous avez quelques syndicalistes qui parfois donne le sentiment de s'asseoir sur l'intérêt de millions de Français donc je répète il y a quelques syndicalistes qui ont parfois le sentiment de s'asseoir sur l'intérêt des Français donc toujours cette stratégie du gouvernement qu'on est décrypte bien médias de mettre les pauvres contre les pauvres est-ce que je peux vous demander une petite réaction face à cette image peut-être il y a c'est un peu les méthodes qu'on a bien connues aussi à la RATP pendant la grève contre la réforme des retraites voilà où en fait il y avait même aussi des propos islamophobes je me souviens qu'on que lorsqu' au moment où nous disait qu'il fallait faire une trêve on disait que si il y avait pas de trêve c'est parce que la DRH de la RATP avait embauché des Arabes musulmans qui ne s'en foutaient de Noël et que donc voilà c'était pour emmerder tout le monde donc voilà c'est c'est tactiques de division que que tu lisent le gouvernement de de depuis longtemps et nous justement il faut contrer ça enfin moi je me souviens d'ailleurs ils sont très embêtés parce que je me souviens pendant la grève on nous disait qu'on était des privilégiés qu'on avait des retraites à des retraites à 3000 euros aujourd'hui il y a une pénurie de conducteur donc pourquoi pour pourquoi personne veut rentrer dans ce paradis social je me souviens d'un titre justement RATP paradis social pourquoi personne veut aller au paradis donc justement ça c'est c'est un petit plaisir justement de voir qu'ils sont un peu embêter il se contredisent donc ça on n'est pas surpris après nous on doit dialoguer avec les usagers c'est à dire que pour ma part ce n'est pas normal que aujourd'hui un passe Navigo c'est 75 euros 20 et qui va être annoncé à 100 euros on parlait de transition écologique les transports c'est c'est clé dans la transition écologique donc si justement c'est un mauvais signal qui est envoyé sachant qu'en plus le contexte c'est à dire que déjà une augmentation ce serait un mauvais signal mais une augmentation dans un contexte où il y a des fréquences de malades entre les bus etc suite à cette pénurie qui vient pas de nulle part parce que les salaires sont trop bas on casse nos conditions de travail et donc voilà le le gouvernement était dans cette optique nous on doit justement s'adresser aux usagers on avait fait ça dans mon centre bus à Malakoff le 29 septembre on a fait une rencontre avec les usagers justement pour leur expliquer pourquoi ils attendaient aussi longtemps leur bus que nous on était contre le fait de travailler dans ces conditions que ça nous plaît pas voilà le géant permis le permis d c'est transport de personnes c'est pas transport de marchandises donc à un moment donné nous on est attentif à qui on transporte et on veut transporter les gens dans des bonnes conditions et bien sûr qu'il y aura cette propagande du gouvernement mais nous il faut qu'on apporte faut qu'on ait notre propre communication claire par rapport à ça enfin j'ai l'impression qu'il y a un travail de pédagogie énorme à faire parce que bon bah nous on n'est pas syndiqué enfin le média n'est pas un syndicat mais moi enfin très personnellement je m'attache énormément à la pédagogie je suis très dans les faits et dans les faits il y a des choses des fois qui sont dites qui sont complètement fausses surtout ce débat de mettre les pauvres contre les pauvres et quand en fait faut pour dire la population en fait des fois faut regarder juste un peu plus haut que vous et enfin les ennemis du quotidien face à l'inflation ce n'est pas soit les un petit peu plus pauvres que vous soit les un petit peu plus riche que vous en fait tous ces gens là même les cadres etc les ingénieurs les chercheurs ceux qui ont plutôt bon salaire par rapport au prolétaire comment ça toutse être dans le même panier en fait je vous laisse réagir sur l'extrait que je viens de voir et cette stratégie du gouvernement de toujours mettre les moins pauvres contre les plus pauvres ensemble une de vos deux peut-être on l'a moins entendu s'exprimer et dire que Total nous prenait en otage quand ils ont distribué cette Milla ou de dividendes à leurs actionnaires quand ils viennent dans redistribuer 3 milliards là quand pouillané c'est augmenté oui de 52% pour arriver à 6 millions de 6 millions de bénéfices quand ils quand ils lancent des énormes projets d'oléoduc le plus long du monde alors que tous les experts du GIEC disent qu'il faut surtout pas faire ça et que ça va être aux dépens de toute la population africaine sur le trajet de sur le trajet de cette Oléo duc quand il interviennent en Ukraine enfin on pourrait citer les choses comme ça ça jamais jamais on les entend s'exprimer sur et lancer des cred offre et là-dessus donc c'est toujours au même moment jamais aussi enfin moi je reviens au secteur de l'énergie on est quand même dans une situation complètement aberrante où tout le monde que l'ouverture à la concurrence notamment du système du système électrique alors aussi du gaz est une catastrophe à même ce qu'on défendu les choses aujourd'hui disent que c'est une catastrophe pour autant on ne peut toujours pas en sortir parce que c'est un dogme qui est tombé du ciel il y a 20 ans l'Europe nous impose donc on continue à faire avec un prix de marché qui est complètement aberrant et donc les factures qui explosent et qui plombent les finances des gens et de tout le monde elles sont simplement enfin elles sont en très grande partie il y a ça donc jamais on les entend dire ça et puis par rapport à ce que tu dis sur le paradis tout enfin vous étiez des super privilégiés on pourrait dire la même chose sur les profs et en fait sur tous les fonctionnaires c'était des super privilégiés et puis on s'aperçoit que plus personne veut être prof et c'est pas prendre les gens en otage de se retrouver dans des dans des lycées dans des écoles où il y a pas assez de profs à mettre devant les élèves c'est pas prendre les gens en otage de se retrouver dans des hôpitaux ou quand on arrive on n'a pas assez de personnel et on risque de pour certains d'en mourir enfin c'est complètement dégâts pourquoi est-ce qu'on n'en bouge pas effectivement des gens dans la fonction publique pourquoi parce que soi-disant il n'y a pas d'argent et juste l'année dernière ça va être pire cette année les 500 plus grandes fortunes ont augmenté de 300 milliards leurs fortunes et on nous explique maintenant qu'il faut travailler plus longtemps parce qu'il manque 10 milliards dans les caisses enfin franchement qui prend les gens en otage c'est c'est vraiment invraisemblable alors pour me faire l'avocat Bruno Le Maire a dit il y a quelques jours il me semble dans le week-end il y a 10 sur une antenne il faut que Total augmente ses salariés alors très personnellement c'est peut-être une stratégie pour stopper le conflit entre total et les raffineurs et pour éviter que le débat s'étend à toute la population donc indexation des salaires sur l'inflation ce que vous venez de dire sur les services publics sur le fait de se partager des richesses et j'ai l'impression que que les raffineurs ont remis sur le tapis depuis la rentrée on l'avait bien entendu mais on remet sur le tapis ce débat du partage des richesses c'est peut-être pour ça que Bruno Le Maire a aussi demandé à Total d'augmenter ses employés pour que ça ne prenne pas trop d'ampleur et là vous vouliez peut-être réagir un mot enfin déjà une mini parenthèse sur ce que vous discutiez avant mais je pense que d'un côté effectivement il y a une offensive voilà idéologique énorme comme il y a toutes les grèves les privilégiés les preneurs d'otages malgré tout moi j'ai l'impression que la grève des raffineurs malgré les difficultés objectives qu'elles génèrent parce que je pense que on peut pas les nier en l'occurrence autour de cette table on s'en réjouit mais je veux dire ça fait partie de difficultés matérielles oui moi hier je suis allé faire mon plein à Stains à 2h du matin en faisant la queue 45 minutes mais au-delà de ça je pense qu'il y a dans la population une forme malgré tout de je sais pas si vous avez remarqué mais sur Twitter tous les médias droite on fait des sondages faut-il réquisitionner les grévistes Elisabeth borne a-t-il raison est-elle raison de réquisitionner les grévistes enfin un certain nombre de questions évidemment ils ont perdu à chaque fois et en fait la réponse même qui a été apportée c'est des trains de type balance ton salaire il y a eu toute une vague comme ça de soutien malgré les difficultés objectifs et par ailleurs on voit les profits un truc comme ça et puis on voit que dans des secteurs con la population ça génère un espoir enfin et dans des secteurs voilà on parle évidemment des transports il y a des grèves dans l'aéro il y a des grèves dans tout un tas d'endroits et je pense qu'ils sont en train effectivement non seulement d'avoir fait des salaires une question politique d'ampleur nationale et pas une question de Nao boîte par mois boîte par boîte branche par branche confidentielle de négociation entre organisation syndicales mais une question politique d'ampleur nationale et par ailleurs ils ont généré je pense il va falloir voir ce que ça donne pour le 18 c'est pour ça que c'est fondamental après je réponds juste à la suite de la question mais je pense que il y a effectivement il y a une offensive commune communicationnelle très forte mais à mon avis il y a aussi une une crainte à la mesure de ça et est-ce que disait Bruno Le Maire là il faut augmenter les salaires en fait il y a eu le gouvernement même avant les réquisitions je sais pas si vous rappelez mais une petite musique bon ça a duré deux jours il faut que tout a négocie il faut que Total vous dénégociations en fait ce qui s'est passé par la suite c'est c'est énorme parce que je veux dire évidemment il y a eu un tournant total auquel on pouvait s'attendre mais donc lundi nous dit il faut il il faut total ou des négociations etc mercredi j'ai plus les dates en tête mercredi ou jeudi il réquisitionnent et il faut savoir que c'est pour ça on pourrait agir à ce que disait Bruno Le Maire irréquisitionne et je pense que c'est leur pari de voir comment comment est-ce que c'est possible autour de ça de franchement briser la greffe parce que pour moi moi je le dis puisque j'ai plaidé le dossier des grévistes du dépôt de Flandre de Total et en fait pour moi c'est inouï qu'on puisse réquisitionner on a perdu enfin c'est des dossiers de d'une rapidité extrême qu'on conclue le matin complet de l'après-midi qu'on perd le soir mais mais moi je veux dire c'est une question qui est tellement politique c'est-à-dire que le gouvernement là c'est indiscutable aux yeux de l'ensemble de la population que c'est total le gouvernement main dans la main contre les grévistes et qui sont prêts à mobiliser des lois qui ont été voilà initialement édictée en temps de guerre et puis quand ça a été étendu en 2003 au préfet on entend Nicolas Sarkozy l'Assemblée nationale qui nous explique que c'est pour faire face à des catastrophes naturel des risques industriels graves etc jamais c'était censé être appliqué pour pour des grèves et en fait à partir de 2010 les grèves de raffineurs bam ils ont utilisé ça pour réquisitionner des salariés du secteur privé donc il faut savoir que c'est une offensive très très importante et pour revenir à la question des négociations ce qui est particulièrement à mon avis scandaleux dans ce qui est en train de se passer en ce moment et c'est pour ça que à mon avis il faudrait qu'il y ait une riposte massive sur cette question même politique en tant que tel du droit de grève c'est que on a entendu le gouvernement que ce soit Gabriel Attal elizabord et tout ça expliquer s'il y a pas de négociation et que s'il y a un accord majoritaire il disait ça pourrait que ça et que la grève continue on réquisitionnera et ils expliquaient c'est exactement ça la CGT peut pas bloquer le pays etc mais en fait ce qui est hallucinant c'est que le droit de grève en France c'est un droit individuel les c'est pas des syndicats qui font grève c'est des travailleurs que on ne peut pas réquisitionner pour mettre fin à une grève on est censé réquisitionner pour en fait subvenir à des essentiel etc et surtout ils sont en train de dire que parce que la CFDT et la CFE-CGC ont signé un accord majoritaire chez aixon des organisations syndicales qui n'ont jamais appelé à la grève donc des gens qui n'ont pas perdu un centime ou parce qu'il y a un accord qui est en train d'être signé entre la CFE et la CFDT chez Total sur un périmètre qui ne concerne même pas que les raffineries donc c'est des gens qui ont pas mis un pied dans la grève c'est des gens qui ne sont même pas raffineurs c'est-à-dire qu'ils savent même pas ce que c'est que de d'être opérateur en 3,8 dans une centrale etc qui parce que eux s'il n'y en accord la grève c'est fini tout le monde rentre chez soi et en fait c'est une offensive moi je trouve que c'est une pratique mais vraiment tas de charienne en fait c'est en Angleterre il faut un accord majoritaire d'organisation syndicale pour pouvoir faire grève par exemple en France c'est pas le cas parce qu'il y a eu des luttes extrêmement intense qui ont réussi à arracher cette conquête là et en fait c'est pour ça que quand Bruno Le Maire dit il faut négocier c'est pour justifier à l'échelle en fait effectivement de la population de réquisitionner par la force et d'avancer durablement non seulement contre le droit mais contre le droit en fait de l'ensemble des mouvements sociaux contre le droit de manifester contre le droit de se révolter contre le droit de relever la tête à nous voulons dire quelque chose oui enfin bon alors sur le droit de grève moi je suis complètement nous on subit les attaques permanentes contre le droit de grève et c'est vrai qu'il faut se rendre compte que c'est un droit qui est ultra fragile et qui doit être défendu au quotidien qui est pourtant constitutionnel et pourtant il y a des attaques contre le droit de grève contre le droit de ce syndiquer avec des patrons qui se permettent de choisir leur syndicats de dire soit vous passez quatre soit vous soit vous vous indiquez mais il faut choisir entre les deux enfin des pratiques comme ça régulières donc ça c'est une première chose je vais revenir sur la question salariale pour moi ça doit pas être la seule question faut vraiment faire attention à ça c'est à dire que oui c'est une question importante mais d'abord je pense qu'il faut quand même cibler sur les petits salaires et en particulier dans nos grandes entreprises souvent les plus petits salaires sont sous-traités on les a exclus des entreprises il faut surtout pas les oublier et remettre en cause cette cette politique de sous-traitance il faut revenir sur les conditions de travail et sur le partage du temps de travail parce que l'autre dérive c'est toujours de travailler plus pour pour gagner plus mais surtout dans le pouvoir d'achat il y a les salaires mais il y a aussi enfin je pense qu'il faut bloquer les prix de première nécessité absolument et il faut encore une fois arriver à ce mobiliser pour les services publics qui sont la richesse collective de tous une fois que tout le monde a accès au bien de première nécessité à des services publics de qualité à un logement dans des conditions descentes la question salariales reste importante mais mais bon c'est moins dramatique et l'autre la dernière chose c'est que je pense qu'il faudra un jour arrêter de revendiquer des augmentations en pourcentage du salaire parce que quand ce qui se passe à total c'est que ceux qui sont à 9000 euros par mois à 10% ils vont avoir 900 euros de plus par mois ceux qui sont à 1500 euros ils vont avoir 150 euros de plus par mois donc il faut demander des augmentations constantes nous sommes voilà 300 400 euros et faire en sorte que l'échelle des salles enfin vraiment de se centrer sur les petits salaires et que l'échelle des salaires diminue parce que oui il y a une grosse inégalité entre capital et travail mais aussi au sein du travail il faut aller vers cette réduction on parlait de stratégie tout à l'heure alors il y a eu beaucoup de débats sur le type de mobilisation on a commencé à bien en parler soit avec lui tout à l'heure soit avez-vous maintenant sur les stratégies adoptées pour maintenir un contre-pouvoir alors il y a Fabrice Angie de la CGT qui demandait sur BFM un Grenelle des salaires et Anastasie lui a répondu que ce n'était ni un Grenelle ni le dialogue social qui allait arracher cela mais c'est par la grève illimitée dans tous les secteurs que les mobilités allaient arriver à leurs fins Yassine je vous laisse peut-être réagir sur ce type de stratégie bien sûr que justement comme je le disais sur les sur les NAO aujourd'hui dans tous les secteurs c'est on n'arrive même pas négociation annuelle obligatoire ou en fait on n'arrive même pas à coller à l'inflation c'est à dire que en fait on se bat pour perdre le moins de pouvoir d'achat c'est la victoire celui qui obtient la plus petite perte et qu'à un moment donné on sait que c'est cette discussion là le supporte pas il y a pas davantage il y a pas de bénéfices là-dedans et qui a que le le rapport de force qu'il faut l'élargir faut arrêter de perdre son temps avec ses réunions qui en plus moi je le vois dans dans mon travail dans centre bus et que ça ça faiblit la conscience en fait des travailleurs de leur faire croire que il y a une autre issue sans combattre bah oui bien sûr moi aussi j'aimerais bien obtenir des augmentations de salaire sans combattre j'aime pas me battre pour me battre et j'aime pas me lever à 4h du matin aller au piquet j'aime pas perdre de l'argent personne n'aime ça mais c'est nécessaire malheureusement tous les conquis qu'on a obtenus ben c'est par la lutte et maintenant il faut parler justement stratégie plutôt que de parler Grenelle de je sais pas quoi négociation etc et énième réunion la même façon que les patrons s'organisent et Valérie Pécresse qui avait appelé toutes les directions du transport justement à pour voir ce comment il pouvait trouver des solutions bien sûr mais les solutions ce augmenter nos salaires ni améliorer nos conditions de travail mais comment ils pouvaient justement trouver des solutions pour combler leurs crises etc et en fait nous en fait on doit s'organiser c'est à dire que eux s'ils s'organisent faut pas qu'on soit plus bête et qu'on se bat de manière séparée faut qu'on s'organise qu'on trouve des plantes bataille comme je disais ça me paraît évident pour beaucoup mais comme je disais tout à l'heure il y a encore aujourd'hui des grèves par secteur et encore aujourd'hui des grèves telles lignes de métro tel truc on peut plus on peut plus faire ça c'est à dire que moi ça fait deux ans que je mets du syndicalement j'ai pas envie de faire 20 ans de syndicalisme taper sur des grèves isolées à dire à mes collègues oui bon on va essayer de cette grève là c'est une journée d'appui l'année prochaine je leur gérais la même chose et à un moment il faut qu'il y a un vrai plan de bataille et c'est ça qu'il faut construire c'est les s'il y a des réunions à faire c'est des réunions entre travailleurs en de tout syndicat confondu comme on a fait justement hier il y avait des gens de la CFDT il y avait des gens de dessus il y avait des gens de la CGT de toutes les boîtes et c'est ça qu'il il faut comme réunion en fait sur cette syndicats réformistes qui disent nous on est sérieux nous on se met autour de la table on négocie on a obtenu ça les négociations elles sont faites parce que le rapport de force a été mis dans les entreprises par les autres salariés donc c'est vrai qu'il y a un côté il tire la couverture à eux et c'est pas sérieux quoi c'est pas c'est pas correct de leur part sur cet objet de la grève il y a une séquence qui a fait parler sur BFM toujours de Philippe Poutou que Ludivine nous a bien présenté tout à l'heure il appelait aussi d'ailleurs à la marche même si hors nups parce que Philippe Poutou membre du NPA on va regarder la petite séquence on revient après vous faites partie de ces français très honnêtement Philippe Poutou qui ont dû attendre pendant des heures à une station pour faire le plein à Bordeaux les transports en commun donc voilà bah après oui ben on voit bien que ça pose des problèmes mais c'est vrai qu'à chaque fois qu'il y a une grève relativement importante c'est toujours un peu les mêmes reportages quand c'est les éboueurs qui font grève il y a des déchets que ça cumulent dans les rues et on fait des reportages sur le manque de propreté quand c'est des postes ou des postiers il y a plus de courrier quand c'est des cheminots il y a plus de train et là c'est des raffineurs donc ça pose des problèmes de ravitaillement en essence mais ce que ça monte c'est que c'est des boulots hyper utile hyper important et que d'ailleurs ça devrait pouvoir permettre de discuter de de la nécessité de les payer normalement mais vous rendez compte par exemple on va revenir sur les revendications les conséquences en cascade c'est que par exemple on aurait une grève du gouvernement de ministre ou de députés même si ça a pas trop de sens de parler comme ça mais ça viendrait pas grand monde en fait s'il y avait une grève des action du CAC 40 ça gênerait pas grand monde et même pour aller un peu plus loin s'il y avait une grève des éditorialistes de BFM pendant deux semaines ça gênerait pas grand monde et donc ce qui est important de discuter c'est ça c'est que c'est pas juste est-ce que ça gêne des gens oui ça gêne des gens maintenant ça gêne des gens parce que ce sont des boulots qui sont incontournables et parce que ce sont des boulons incontournables on devrait aussi discuter de l'importance que ce qui est une rémunération correcte et des conditions de travail correctes qui des effectifs corrects évidemment alors au-delà que cette séquence est beaucoup plus et fait parler à la Philippe Poutou j'ai envie de dire à contrario j'aimerais bien la nuancer un petit peu parce que c'est vrai qu'il y a des grèves qui sont qui se font totalement dans l'ombre et c'est des métiers tout aussi utiles je pense beaucoup à l'action sociale par exemple d'ailleurs il y a la ville il y a l'Action Sociale de la Ville de Paris qui est actuellement grève il y a d'autres métiers comme ça la recherche aussi plein de fois ils sont en grève et ça ne sort pas du tout dans les médias parce que voilà ça c'est un peu moins concernant on va dire si je parle dans le jargon journalistique est-ce que vous voulez un petit peu réagir sur cette je pense que moi je partage évidemment ce qui ce qu'il disait sur le rôle de la grève le fait que y compris enfin la manière dont la question des salaires est posée et se rejoigner ce que tu disais mais mais le fait que les travers de Total les posent comme ça c'est aussi l'écart en fait entre les profits générer et les salaires perçus donc c'est une question politique au sens de dire mais en fait l'écart entre les deux c'est de l'exploitation et les seuls en fait qui servent à quelque chose pratiquement pour faire tourner la société c'est les ouvriers qui qui vont bosser tous les matins donc effectivement quand on discute même salaire moi je suis totalement d'accord faut voir qu'est-ce que ça imprime plus quand on dit indexation des salaires sur l'inflation moi je suis pas je suis d'accord avec ça par exemple la Révolution Permanente on vous dit que une augmentation là tout de suite maintenant de 400 euros pour toutes et de ce point de vue sur l'articulation en fait avec d'autres secteurs sociaux c'est sûr que tout le monde est pas travailleur de la pétrochimie même de la SNCF ou c'est des secteurs que quand ils font grève ça bloque des des ponts importants de l'économie les aéroports pareils mais la question moi je pense qu'il y a des secteurs du monde du travail on pense à des secteurs féminisés d'une nettoyage de tout un tas de secteurs qui sont peut-être moins visibles mais la question c'est justement quel articulation entre les deux et aussi quel type de programme comment est-ce que autour de ces questions-là il peut y avoir des des grèves extrêmement politiques extrêmement visibles qui pose justement la question d'une oui voilà qui font la lumière je pense aussi beaucoup à la lutte des travailleurs sans papiers en Île-de-France et pas pas que en Île-de-France mais j'ai pu suivre les mouvements en Île-de-France qui qui luttent depuis des mois avec un risque considérable et dans l'indifférence complètement moi j'ai intervenir sur cette question sur la question de la des livres rubers là où en fait il y a quand même eu des manifestations évidemment qui ont pas du tout la médiatisation qui est actuellement parce que c'est pas en fait ils sont débranchés de leur application il y a beaucoup de contact papier c'est pas du tout les mêmes capacités de blocage mais que par contre justement pour moi il y a une responsabilité du mouvement telle qu'il est en train de se dessiner à la fois raffineur à la fois des travailleurs des centrales à la fois des travailleurs de l'éducation nationale qui sont syndiqués qui seront en grève mardi de voir comment prendre en charge les revendications de secteurs plus explosé plus exposés et plus précaires pour moi il faudrait que effectivement il y a une par exemple ce soit une revendication très très claire la régularisation de l'ensemble des travailleurs sans papiers qui existent dans le pays et que ce soit aussi un motif de combat qui est une articulation entre en fait des des revendications qui touchent différents secteurs tout simplement parce que c'est différents secteurs sociaux et c'est des questions qui se posent extrêmement fréquemment puisque même je veux dire les raffineurs souvent ils ont je sais pas une famille des compagnes qui travaillaient dans d'autres secteurs qui sont aussi extrêmement exposés en fait à la question qu'on est en train de discuter tout simplement de l'inflation de savoir comment faire ses courses comment remplir son frigo et je pense que il y a une articulation entre effectivement des secteurs qui ont des positions de blocage stratégiques et un programme d'ensemble qui permettent de répondre à des revendications de travailleurs qui peuvent avoir moins de possibilités moins de syndicalisation etc et je et c'est exactement pour ça que je pense que de revendication c'est pas juste des augmentations par branche en pourcentage mais l'indexation des salaires sur l'inflation c'est-à-dire l'augmentation pour l'ensemble de la population pour ne pas avoir à courir après l'inflation pour répondre à des préoccupations d'énormément de travailleurs pauvres et en plus je disais ça mais je pense que même la lu des raffineurs et l'intervient pas dans un contexte enfin c'est pas un éclair dans un ciel tranquille c'est-à-dire que je le disais avant mais on sort d'une période covid où il y a eu en fait des luttes vraiment de de secteur plus de première ligne plus petit salaire des travailleurs de chez Sephora des travailleurs de Leroy Merlin beaucoup de secteurs avec moins de traditions de lutte très jeune des étudiants etc mais qui en même temps n'ont pas aussi forcément le poids des défaites du passé qui peuvent avoir beaucoup d'éruptivité et que à mon avis la question c'est une articulation consciente entre les forces et les faiblesses de chacun des secteurs pour un projet commun et à mon avion on devrait discuter comme ça des possibilités du 18 parce que je pense que ce le fait que ça parte en reconductible et que vraiment le le gouvernement un genou à terre et qu'on finisse par aller au bout c'est pas gagné enfin je veux dire il faut le conquérir il faut faire en sorte que cette date se soit pas une greffe carrée et qui déçoivent en fait la majorité des personnes qui placent leurs espoirs là-dedans mais qu'en réalité c'est autour d'un projet conscient de ce type là qu'on prépare cette journée de lutte bon on va devoir conclure un moment donné mais évidemment je vous laisse un dernier mot Yassine donc je le répète vous êtes à la CGT RATP bus donc vous vous êtes chauffeur de bus est-ce que vous pouvez nous dire un dernier mot et qu'est-ce qui est prévu pour mardi est-ce que une unique journée de grève ou alors on part sur une brève reconductible qu'est-ce qui est prévu on appelle justement à ce qu'on nageait on porte la question de la reconductible parce que comme je le disais tout à l'heure c'est pas une journée de 24 Heures qui va permettre d'obtenir ce qu'on souhaite on parlait d'indexation aussi ça peut être abstrait pour des personnes qui voient pas trop de quoi on parle c'est un peu utopique non à côté de nous en Belgique il y a l'indexation des salaires sur l'inflation donc c'est quelque chose voilà dans les années 80 dans les années 80 et et donc voilà c'est une vraie revendication et comme comme on disait tout à l'heure même des métiers moins visibles justement il faut se soutenir avoir des revendications communes c'est à dire que nous comme d'autres métiers pendant la crise sanitaire on était en première ligne et en fait bah c'était des des personnes précaires qui nettoyaient les les bus le soir et donc en fait si on se préoccupe pas de leur condition de travail leur salaire qui voilà on disait dans la première partie de l'émission que quand on vient du privé c'est plus compliqué de se mobiliser etc voilà quand voilà on est racisé qu'on connaît pas trop les le droit du travail etc c'est encore plus compliqué et donc c'est justement on doit avoir des des revendications communes pour tous les travailleurs et pas seulement les travailleurs par branche et donc ça va être important mardi voilà comme je disais tout à l'heure à la Bourse du travail à 18h30 après la manifestation mais de de se réunir et de voir si on peut vraiment partir en rencontreble se soutenir voilà peut-être que ceux qui ne peuvent pas ce sera aider financièrement par des caisses de grève etc voilà je pense que c'est l'enjeu de mardi que ce soit pas comme disait Elsa une journée carrée sans lendemain et on regarde les verras finir de loin alors qu'on a une fenêtre de tir énorme et qui font en profiter avec cette revendication commune donc pour n'importe quel orange des salaires de l'inflation de finir avec la légère et de l'inaction climatique je pense que c'est tous les secteurs portent à peu près les mêmes revendications Anne je vous laisse aussi un dernier mot et de nous dire un peu ce qui est prévu pour mardi vous êtes porte-parole de suite énergie là oui donc à EDF qui a déjà des il y a déjà des centrales qui ont commencé à entrer en grève avant le week-end et puis pendant le week-end il y a des assemblées du personnel lundi et c'est sûr que la question de la reconductible va se poser c'est clair et effectivement comme comme dit Yassine il faut absolument des mots d'ordre qui parlent à tout le monde alors ça pourrait être par exemple sur les salaires l'augmentation du SMIC on sait que le SMIC n'a pas augmenté comme il aurait dû augmenter ça ça doit être absolument posé sur la table et à nouveau le blocage des prix aussi des premières nécessité c'est quelque chose qui un effet immédiat sur budget des gens et encore une fois je répète les services publics embauché dans les services publics revaloriser les salaires dans les services publics donner de l'argent et tous les investissements aussi enfin ce qui se passe avec cette crise qui est provoquée par l'énergie c'est aussi que tous les investissements dans la transition énergétique qui déjà était bien mal en point là sont à l'arrêt aussi il faut que l'État investisse dans dans ce secteur pour résoudre les problèmes d'aujourd'hui et aussi pour résoudre les problèmes de demain enfin on sait que si on fait rien on va on se prépare une société avec de gros gros problèmes et puis bon alors évidemment il y a la retraite derrière qui devait être en janvier j'espère au moins que ça aura un peu un peu inquiété le gouvernement là-dessus mais c'est hors de question de laisser passer cette réforme absurde merci beaucoup merci beaucoup à vous trois d'être venu c'est vrai que nous on va évidemment suivre ça aux médias d'ailleurs je remercie les gens qui nous regardent en ce moment pour tout leur soutien leurs commentaires leur partage de la vidéo ça aussi ça nous donne énormément de soutien pour de pouvoir couvrir ses luttes ça coûte cher on le sait de pouvoir couvrir tout ça donc on donne rendez-vous dès demain soir à 18h30 pour un nouveau rendez-vous toujours debout on est là tous les soirs à 18h30 à l'endroit normalement pas le dimanche mais là c'était assez exceptionnel je vous remercie encore d'être venu merci à Ludivine Martini d'être venu en première partie rendez-vous sur le média tv.fr/soutien pour si vous pouvez à faire un petit don ou vous abonner à 5 euros par mois ou alors juste nous soutenir faire comme vous pouvez mais en tout cas nous soutenir parce qu'on en a énormément besoin je vous remercie beaucoup je vous dis à demain et puis voilà à bientôt merci c'est ça la violence dans notre société est liée à une immigration qui n'est pas intégrée donc là tu es vraiment un énorme connard weekend de caniculaire des Émirats arabes unis en profite quelque chose d'entreprise étrangers l'horreur il fait ce pourquoi doit à mon avis être payé un politique très sincère ça m'a touché une sans bouger l'autre bienvenue sur la nouvelle antenne 24/7 du média avec une grande émission en direct des flash info et toutes les émissions que vous aimez ne cassez pas votre télé le média il fait sa rentrée diffuser 24 heures sur 24 et 7 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