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interviewRMC — Apolline Matin· 4 mai 2026 7 min

Face à Canteloup - François Villeroy de Galhau - Crise de l'énergie, Bruno Le Maire critique le dispositif du gouvernement - 04/05

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

tous les jours l'info revisité par Nicolas Canteloup, bonjour, François Villeroy de Gallo était mon invité dans le face à face ce matin, Bruno Le Maire voulait réagir à cette interview, bonjour.

0:18
Bruno Le Maire

J'ai écouté les chiffres donnés par François Villeroy de Gallo, 0% de croissance, 5% de déficit, une inflation à plus de 2%, mais c'était pas la peine de me virer de Bercy si c'est pour faire ça, franchement, j'aurais très bien pu le faire moi-même.

0:35
Présentateur

Vous avez critiqué le dispositif du gouvernement pour aider les travailleurs modestes, grands rouleurs à faire face à la crise pétonnière.

0:41
Bruno Le Maire

Mais oui, mais c'est nul, pour avoir 20 pauvres centimes de réduction par litre, attention, plafonner à 50 euros seulement, il faut gagner moins de 1600 balles par mois, parcourir 8000 bombes par an, sur des trajets domicile-travail, uniquement dans une voiture française dont la marque commence par un H, et avec une plaque d'immatriculation à deux chiffres impairs. Offre valable, bien sûr, si et seulement si, le conducteur est originaire du Nord, si sa mère qui se prénomme Isabelle a les yeux bleus. Non mais attends, j'ai pas fini, avec bien sûr une attestation sous l'honneur de ne jamais s'être curé de nez au volant de son véhicule, tous les 3ème jeudi du mois, entre 7h et 9h.

Non mais franchement, franchement, c'est pas avec ça qu'on va relancer l'économie française, ceci dit, en pleine crise de l'énergie, une usine à gaz, c'est peut-être qu'il y a de mieux.

1:25
Présentateur

Oui, merci monsieur le maire. François Villeroy de Gallo, vous allez donc quitter vos fonctions de gouverneur de la Banque de France dans les prochains jours.

1:32
Invité politique

Oui, écoutez, je quitte mon poste, c'est un véritable séisme, il n'y a qu'à voir les marchés qui s'effondrent, les bourses qui chutent, l'euro qui décroche. En fait non, tout le monde s'en branle.

1:44
Présentateur

Non, j'avoue, je me suis permis, on se demande à quoi vous servez.

1:48
Invité politique

Ah mais écoutez, je ne sais pas moi-même, je ne sais pas moi-même, de toute façon, j'ai totalement l'habitude, je n'ai jamais été écouté, les ministres se sont succédés, j'étais totalement transparent, j'étais une sorte de caution, voire de potiche, on a toujours fait semblant de me consulter, mais j'avais bien conscience que je pissais dans un violon. Je suis utile à Stradivarius, ça ne change rien, non, non, rassurez-vous, je suis lucide sur ma fonction, mon départ est tellement un non-événement que si nous n'avions pas invité, je ne me serais même pas rendu compte que je partais.

2:13
Présentateur

Vous restez normalement encore un an de mandat, c'est vous qui avez choisi de partir ?

2:17
Invité politique

Oui, vous appelez ça un mandat, moi j'appelle ça de la présence, non, le moment était venu de passer la main, j'en avais plein le cul, j'en avais plein le cul. D'autant qu'avec une économie française qui est à l'arrêt, un gouverneur qui s'appelle De Galo, franchement, j'avais l'impression de ne plus être en phase avec ma fonction. Non, non, le président choisira parmi trois candidats invalables, trois candidats qui sont d'ailleurs taillés pour la fonction, j'aimerais d'ailleurs les citer et leur souhaiter bon courage, il s'agit de Jean-Michel Surplace, Jean-Patrick Macharrière et Pierre-Emmanuel Récession.

Moi, vous l'avez compris, je suis tout juste pour être un apprenti futile, un apprenti d'auteuil.

2:53
Présentateur

Merci François Villon-Roi de Galo. Tout de suite, on retrouve Pascal Prôt, tiens, pour les titres de l'actualité.

3:00
Invité

Et oui, bonjour Apolline, les cadres sont de retour, on s'en est plus stagiaire la semaine dernière. Mais oui, tellement heureux, du pas payer bien sûr, là c'est beaucoup plus lourd en termes de budget, tellement heureux de vous retrouver, chère Apolline. J'ose vous avouer que ça a été très très dur la semaine dernière avec votre remplaçant, comment s'appelle-t-il, votre remplaçant ? Mathieu Béliard, bien sûr, Mathieu Béliard, oui, moi je l'appelle le gauchiste cheveux. Non, non ! Est-ce que vous avez déjà vu Mathieu Béliard sans son chouchou ? Mais c'est n'importe quoi, c'est Ivan Kass, c'est à l'image de la présentation de Samet, il a de sa part.

3:42
Présentateur

Vous voulez un truc cadré quoi. Alors allez, les titres.

3:45
Invité

Pas de son à l'actu, avec certains esprits, puis d'ailleurs vous l'avez entendu, qui se moquent honteusement de Jordan Bardella qui a confondu, oui c'est vrai, il a confondu Iran-Irak dans son dernier discours, pardon, mais c'est anecdotique. Tout ça, ça reste des musulmans, mais oui, et puis il peut y avoir très bien deux Irak et deux Iran, il y a déjà deux Siciles, donc voilà, le débat est clos, voilà, le débat est clos.

4:08
Présentateur

Merci beaucoup Pascal. Suite aux critiques du chancelier allemand sur la façon dont Donald Trump a produit les négociations sur l'Iran, ce dernier a décidé de retirer d'Allemagne plus de 5000 soldats américains, et nous sommes avec Angela Merk.

4:25
Invité

Ah, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon. Ah, de saluer François Filero de Gallo, j'ai envie de dire, mon François, ah, le beau gosse. Si, je me souviendrai toujours de cette réunion des gouverneurs de la PCE à Francfort, où j'ai vu pour la première fois François, rien qu'à le voir, j'avais, ah, j'avais plus de papillons dans le ventre qu'après huit chocs de bière cul secs à l'Octoberfest. Ah, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon.

Ah, depuis, je collectionne toutes les pages sur mode du Figaro, où il y a la photo de François, et puis, on nous aurait appelé, si on aurait fait un très beau couple avec François, on nous aurait appelé Villeroy et Bosch. Le gouvernement allemand a demandé à Donald Trump de reconsidérer sa décision.

5:26
Présentateur

Les Allemands ne croient pas à une défense européenne ?

5:29
Invité

Mais la défense européenne, mais sans dette ou une France sans défis ?

5:42
Présentateur

L'Américain, donc la France est un partenaire militaire solide quand même. Mais ne me faites pas.

5:50
Invité

Nous, les Allemands, on est bien placés pour savoir ce qu'il faut, l'armée française, on vous a explosé. Et vous, et puis, soyez lucide, regardez ce week-end, vous avez eu Adam Lichert, et j'ai élogé quelques milliers de joueurs de Diabolo, armés juste d'un petit pétard. Non, alors, j'imagine une invasion russe, qu'est-ce que ce serait ? Non, la meilleure tactique, c'est d'apprendre les mots. Je t'ai dit Yadis Tobarius. T'as noté, Alain Mashal, il est beau le Mashal. Et puis, en russe, il sait que ça veut dire pitié, je me rends. Oh non ! Là, je me...

6:39
Présentateur

En podcast !