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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 14 janvier 2019 14 min

Quotas d'immigrés : une bonne idée ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

public dans sa lettre adressée aux Français publiée hier il écrit la phrase suivante en matière d'immigration une fois nos obligation d'asile rempli souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement euh peut-être vous souvenez-vous que c'était dans la programme présidentiel de François Fillon qui était que comme je crois que ça se passe au Canada chaque année le Parlement puisse dire B voilà le voici le le le le le nombre d'immigrés et voici le profil dont nous avons besoin pour notre pays bonne idée mauvaise idée Sébastien poevin d'abord je suis étonné de retrouver cette question de l'immigration associé à un moment où l'on parle de justice sociale et fiscale parce que ça voudrait dire de manière à peine voilé qu'il y a un effet de cause enfin une relation de cause à effet moi je suis un peu embêté là-dessus parce que donc si demain on limite comme il se doit l'immigration ça ira mieux euh d'abord je n'y crois pas ensuite c'est pas parce que il y a je dirais d'un point de vue international une dynamique qui fait que ce sujet-là effectivement prend de l'ampleur qu'il faut tout de suite euh s'y associer dans l'espoir peut-être de récupérer une partie de l'électorat de François Fillon pourquoi pas euh je pense qu'il y a plus grand chose à récupérer de ce point de ce point de vue-là euh ça ça me pose un vrai problème ça ne veut pas dire qu'à un moment ou un autre il ne faut pas parler d'immigration je suis pas en train d'évacuer le le sujet parler d'immigration dans un moment de tension extrêmement forte ça me semble être une mauvaise solution donc la réponse à votre question pour moi elle est simple la réponse c'est c'est une fausse bonne idée et c'est même une mauvaise idée alors il y a quelqu'un qui pense comme vous mais pas du tout pour les mêmes raisons et qu'on va entendre tout de suite c'est Jordan Bardella alors peut-être que vous le connaissez pas encore euh puisque c'est le c'est le la tête de liste la N récemment désignée par Marine Le Pen pour mener la liste du rassemblement national aux prochaines élections européennes et voici ses arguments il était ce matin chez nos confrères d' RMC les Français veulent pas de cota les Français veulent qu'on mette fin à la politique migratoire c'est vos confères du GDD qui ont sorti à sonondage il y a quelques semaines qui nous disent que 80 % des Français considèreent qu'on a accueille beaucoup trop d'immigrés dans notre pays qu'il faut mettre fin cette politique migratoire et moi ce que je veux dire aux Français aussi c'est que quand on veut on peut voilà en Italie monsieur Salvini il a fait baisser de 65 % les demandes d'asile en quelques mois dans son pays d'orig par une politique dissuasive d'immigration alors je mets encore un élément nouveau au débat pour dire que nos internautes eux ne sont ne sont plutôt favorables à l'organisation de ce débat en tout cas ceux qui réagissent sur Twitter puisque 72 % nous disent oui le Parlement doit fixer les objectifs annuels de quota d'immigration lormandeville votre votre point de vue sur ce sur ce ou d'abord d'abord ce qui est frappant c'est que on a on a le sentiment que il y a une telle panique au sommet de l'État que tout d'un coup complètement euh euh comment dire délégitimé par ce mouvement qui finalement en gros est un mouvement antimacron et qui euh qui ne cesse de répéter que il faut qu'il s'en aille le président essaie de de raccrocher d'une certaine manière l'intérêt de l'opinion et donc on a le sentiment qu'il met ce ce ce dossier de l'immigration dont pour ma part j'estime qu'il est absolument fondamental et que c'est probablement une un des des gros sujets dont les les Français veulent précisément parler sur lequel ils veulent une vraie conversation donc mais mais la manière dont c'est dont c'est fait par par Macron alors qu'il avait complètement rejeté cette idée des quotas me paraît effectivement pas très convaincante du coup dans la démarche l'autre élément que je je ve ça me paraît assez opportuniste et l'autre élément c'est que il me semble que le problème des quotas il touche en réalité l'immigration économique si je comprends bien et donc c'est un est-ce que c'est véritablement aujourd'hui ce qui fait problème dans la question de l'immigration je n'en suis pas sûr c'estàdire que je regardais par curiosité avant l'émission Le comment se se dispatch justement les chiffres de l'immigration par an je regardais par exemple que sur l'année 2017 autant que ces statistiques soi soit soi valable celle auquell j'ai eu accès vous aviez je crois un chiffre d'environ 262000 personnes qui rentré avec des titres de séjour en France et là-dessus vous aviez je crois environ 30000 ou 39000 qui rentr rentré au titre de la demande d'asile ou des pour des raisons humanitaires vous en aviez 90000 qui rentrent ou 98000 au au titre du du regroupement familial et après vous aviez je crois quelque chose comme 40000 ou qui étaient là pour l'immigration économique donc on voit bien qu'on parle de la question de l'immigration tel que les Français la la la la comment dire la la fantasme ou en tout cas en parle elle est assez floue et de quoi est-ce qu'il veut exactement parler si c'est des migrations économiques ou est-ce que c'est les étudiants aussi où il y en a je crois 88000 qui rentrent actuellement enfin tout ça est me paraît pour l'instant je sais pas j'ai l'impression d'une improvisation sur cette questionl oui parce que pour compléter ce que vous disiez effectivement a priori ce qu'on comprend c'est que les cotas ce serait juste pour les les les gens dont la France a besoin al même que l'essentiel de l'immigration aujourd'hui est une immigration familiale soit par regroupement familial soit par mariage essentiellement et que là c'est un droit et que donc le Parlement n'aurait pas son mot à dire là-dessus j de oui moi j'ai un peu de mal décidément lundi j'ai beaucoup de mal avec tout mais la logistique humanitaire me semble toujours très opportuniste là dans le cadre de cette lettre là maintenant aujourd'hui parce que on a l'impression qu'on voit dans les migrants alors avec le jeune la jeune voilà j'ai oublié son nom qui VO dans les migrants une occasion de rallier quand même quelques électeurs à la cause minuscule de leurs propres idées c'est un peu ça qui qui est sous-jacent et ça me fait penser un peu au syndrome de ce ganarel vous savez le ce valet de donjuan qui a qui moralise tout et qui a des très beaux discours une fois que donjan meurt il oublie toute la morale et il pense à son intérêt privé c'est-à-dire à son argent ce qui donne aujourd'hui que serait des milliers de noyés à côté de la possibilité qui m'a offert de gagner quelqu voix c'est exactement ce que je ressens dans cette lre c'est vraiment une tactique je trouve opportuniste populiste d'appuyer sur ce suj qui fait qui est sensible pour les sujets et se dire bah là on oublie toute morale parce que je j'ai en tête la phrase de rard je sais très bien qu'on peut pas accueillir toute la misère du monde et cetera mais en même temps c'est dire qu'est-ce que c'est que c'est noyé à côté de quelques voix que je peux gagner j'ai l'impression vraiment de cette inversion morale dans quand ça arrive dans ce cadre dans cette lettre là à ce moment-là précisément quelques réactions d'internaut de GHR qui nous dit l'instauration de cota me paraît logique c'est une manière de réguler les flux monsieur babino nous dit la France ne peut pas avoir de quotas comme le Canada car la flux d'immigration est beaucoup trop important et cette immigration est non contrôlée en Europe bronito nous dit l'immigration économique légale est liée aux besoins économiques du pays et les besoins économiques du pays doivent être définis par les acteurs économiques pas parler parlementaires Olivier Bab sur ce sur cette ortunité de mettre ou non l'immigration dans le dans le débat on se souvient que le président avait parlé c'était l'un des C thèmes et puis finalement il y en avait plus que quatre et puis finalement même si c'est pas un thème en soi l'immigration revient alors même qu'on en parle pas beaucoup sur les rond-points alors à votre avis est-ce que c'est légitime de remettre ce sujet dans le dans le grand débat alors moi j'ai toujours eu du mal à comprendre de quoi on parlait dans dans les rond-points parce qu'il y a tellement de choses et des choses tellement contradictoires j'ai l'impression qu'on parlait surtout de tout effectivement moi j'ai l'impression qu'on fait c'est un peu difficile alors un peu d'empathie mettons-nous un peu à la place Emmanuel Macron à sa place vous commencez à dire on faire un thème et puis on va le limiter et alors là Bronka on a tous dit oh là là mais les questions qu'on ne pose pas c'est les questions dont on n pas envie d'entendre les réponses donc il faut que tout soit ouvert d'ailleurs on disa tout à l'heure bah ce si on veut tout mettre sur la table mettons tout sur la table on peut pas faire un débat où on commence par dire il y a des choses dont on a pas le droit de parler parce que c'est celle dont visiblement on aura tous le plus envie de parler donc et ben il a fini par se dire bah très bien vous voulez parler d'immigration parlons-en parce que on peut pas nier qui a une demande de ce point de vue-là et il faut quand même pas faire de manicaisme ça oppose pas les égoïstes sans cœur et puis les solidaire humaniste il y a un moment donné où il faut entendre depuis ça fait 40 ans que ça monte l'inquiétude des gens sur leur identité est-ce que c'est pas à un moment donné de la Justice de la raison et aussi bon pour tout le monde d'imaginer que dans le cas effectivement d'une immigration économique on se dise est-ce que on ne doit pas vérifier les capacités des personnes à s'intégrer économ iquement peut-être à s'intégrer socialement alors effectivement de toute façon le regroupement familial B alors soit il a lieu soit il a pas lieu s'il a lieu de toute façon on peut pas choisir il y a pas de côard je veux pas comment on pourrait faire des quotas évidemment aussi pour des réfugiés politiques il peut pas y avoir de quotas mais pour les réfugiés économiques à un moment donné où justement on dit que on peut manquer de certaines compétences que ce sont des compétences qui vont être utiles mais il y en a d'autres qui sont pas utiles ça peut paraît quelque chose d'assez sensé beaucoup beaucoup de pays en réalité le font déjà on serait bien sa de pas le faire ce qui ne résout pas en réalité le problème de fond puisquon a bien vu que quantitativement C en fait une partie assez marginale en fait des apport c'est pasasti si on avait pu parler de tout on aurait pu parler de l'ISF et on ne l'a pas fait par de fiscalité il faut parler par oui mais c'est bien pour ça que moi j'ai quand même une problématique par rapport à tout ça je je peux adhérer à ce que vous dites alors il fallait tout mettre dedans la réalité c'est que derrière cette question de l'immigration il y a les questions du modèle occidental du progrès et et personne autour de cette table en comment n'oublie aujourd'hui que la question du progrès elle est posée que la question du progrès comme étant une une référence historique une dynamique historique est posé et que ces questions d'immigration font partie de tout ce qui de tout ce qui est derrière mais derrière qu'est-ce qu'il y a les Français VO pas trop l'immigration en ce qu même deend mais tout ce qu'on a pu mettre en avant autour de la croissance autour des bienfaits notamment de la globalisation autour des bienfaits du numérique aujourd'hui on envoie un certain nombre d'effets négatifs et effectivement il y a il a des questions qui sont posées et le renouveau conservateur comm on voit apparaître partout justement se pose sur ces questions-là donc effectivement la réalité c'est est-ce qu'à un moment ou un autre on va poser la question du modèle français ne nous cachons pas derrière la question d'immigration posons-nous la question de ce quel progrès de peut-être les limites du progrès parce que à la limite il faut pas être enfermé dans une vision et là on pourra commencer à en profondeur faire évoluer les choses il y a un autre point sur ces ces ces sujets d'objectif annuel c'est que ça sous-entend probablement une immigration économique peut-être aussi une immigration réversible c'est-àdire que si les besoins de l'économie peuvent changer ça veut dire aussi qu'il y a des gens qui peuvent venir et à qui on peut dire à un moment comme le font d'autres pays d'ailleurs bah nous n'avons plus besoin de vos compétences et ça euh c'est pas facile à faire accepter culturellement et puis surtout ça pose la question du regroupement familial c'est-à-dire que si vous ça veut dire que vous rechangez de modèle ouais c'estàd que on peut on fait venir les compétences mais pas les familles des gens compét voilà dans ces cas-là vous faites venir euh les vous faites venir effectivement les compétences dont vous avez besoin avec des contrats particuliers ça existe d'ailleurs hein mais c'est effectivement c'est pas du tout ça serait une révolution culturelle qui est d'ailleurs peut-être en marche honnêtement h oui pas forcément en marche mais en marche en marche oui à mon sens l'un des problèmes qui nous guett alors ça paraîtra bizarre peut-être beauté en touche mais en fait c'est plutôt l'émigration c'est-àdire l'espèce de Sécession des élites de départ des élites qui de plus en plus qui a commencé depuis très longtemps la différence si qu'elle fait pas beaucoup de bruit ça fait un moment en réalité qu'elle a commencé que tous les gens pourrait dire qui qui le peuvent ont tendance à voir de plus en plus leur avenir en dehors de France le vrai drame probablement c'est celui-là c'est cette propension des élites à vouloir partir quand on n'est pas attractif pour les gens on pourrait dire qui qui entreprennent qui créent le plus de valeur et ça fait un lien finalement avec l'ISF là un pays peut se poser des problèmes parce que les conséquences après elles sont économiques elles sont sur les recettes fiscales elles sont sur capacité à avoir des parts de marché donc à maintenir notre modèle social grâce à la valeur concrè c'est fou ce qu'on est paradoxau sur les compétences en France parce que on justifie les migrants avec des compétences donc on mise beaucoup sur les compétences ça c'est un prétexte pour essayer de trouver une logique à ce qui est illogique et qui ne peut pas relever du logique l'immigration et en même temps sur les compétences des élites ça on n veut plus de toute façon qu'ils ai des connaissances et des compétences c'est des litophobie et les et les compétents qui partent de France ça pose moins problème mais pour ceux qui arrivent il en faut des des fortes c'est fou il y a ce comp ces compétences sont un mot Fourtout dans lequel on peut tout justifier le possible comme l'impossible je vous propose de laisser le dernier mot sur ce sujet à un internaute à l'aigle qui nous dit je ne sais pas si les quotas auront un impact sur l'économie mais ce qui est certain c'est que ça calmera les craintes de beaucoup de Français donc oui il le faut je suis sûr qu'on va revenir sur ce sujet et sur ce point de débat dans les semaines à venir je propose de changer de thème encore que on n pas vraiment loin euh Marine Le Pen la présidente du rassemblé nationale a lancé hier sa campagne pour les européennes mais avant de l'écouter je je voudrais qu'on regarde ce ce ce ce résultat qui l'un des résultats qu'on a publié dans Le Figaro vendredi dernier de l'étude annuelle du cvipof le cvpov c'est un institut très sérieux de d'études de la vie politique française qui dépend de Science Po et qui fait tous les ans un très grand sondage sur le rapport des Français à la politique et là on dit on a posé la question en qui avez-vous confiance et regardez ce ce ce c'est

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