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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 22 février 2022 30 minComplaisantActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Qui sont vraiment les anti-passe ? | Cemil22 Ep.02

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 75 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:59OuverteRéponse directe

    Et toi, tu considères que tu n'as plus rien ?

  • 3:05OuverteRéponse directe

    Et pourquoi aujourd'hui, c'était obligé plus que les autres ?

  • 4:09OuverteRéponse directe

    Vous dites que vous soutenez le convoi de la liberté. Pour vous, c'est quoi les valeurs du convoi de la liberté ?

  • 4:54OuverteRéponse directe

    Aujourd'hui, vous travaillez ?

  • 5:13OuverteRéponse directe

    Tu es toujours là, le bras tendu avec l'objet du délit, pourquoi tu le tends encore la joue ?

  • 9:45OuverteRéponse directe

    Beaucoup de gens ne comprennent pas ce mouvement parce qu'ils se disent ça doit passer par les urnes et les urnes, c'est au mois d'avril, on pourra choisir le changement. Qu'est-ce que tu as à répondre à ces personnes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10InvitéFait
    « Ça ne sert que de prétexte à un contrôle social. »
  • 0:13InvitéFait
    « Tout est fait pour enrichir les plus gros, tout, tout. »
  • 0:26InvitéFait
    « Macron, d'ailleurs, a droit de juger. Il a créé un désordre public immense. »
  • 4:15InvitéFait
    « C'est retrouver notre liberté. Et on ne devrait même pas se battre pour la liberté. Parce que c'est un don de Dieu. »
  • 4:20InvitéFait
    « On est là pour deux raisons. Notre liberté et le pouvoir d'achat. »
  • 7:15InvitéFait
    « on n'en veut pas de cette merde parce qu'ils ont tout fait pour que les gens, ils n'aient pas la possibilité de se soigner autrement. »
  • 7:33InvitéFait
    « Il a fallu cinq jours pour envoyer de l'oxygène dans les hôpitaux, dans les dom-toms, en Martinique et en Guadeloupe, au plus fort de la crise sanitaire. Mais il a fallu juste 48 heures. »
  • 7:49InvitéFait
    « ils ne sont pas venus pour protéger la population locale, mais simplement les intérêts des béquets, les intérêts stratégiques de la France et des descendants des béquets. »
  • 12:39InvitéFait
    « Là, on va vers un génocide. »
  • 13:40InvitéFait
    « Et ça ne sert que de prétexte à un contrôle social total, tel que prévu et programmé par Klaus Schwab et sa bande de copains du Forum économique mondial. »
  • 20:13InvitéPromesse
    « Moi, je veux qu'il y ait non seulement une enquête sur les maltraitances, mais je veux une enquête sur les milliers de morts. »
  • 20:37InvitéFait
    « Macron, d'ailleurs, doit être jugé, clairement, parce qu'il a créé un désordre public immense, il a tué des gens, déjà en interdisant l'hivermectine, l'hydroxychloroquine. »
  • 20:50InvitéFait
    « C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'on a un crime massif, parce que c'est un crime massif. »
  • 21:34InvitéChiffre
    « La dette publique, il a augmenté la dette publique sur son quinquennat. »
  • 21:40InvitéFait
    « les hôpitaux, il a détruit le système hospitalier. »

Temps de parole

  • Invité38 %
  • Présentateur30 %
  • Invité 210 %
  • Invité 36 %
  • Invité 44 %
  • Invité 54 %
  • Invité 63 %
  • Invité 73 %

4,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Le problème de notre société, c'est le manque d'empathie. Il y en a marre, le peuple en a marre de tout, du pass, de la vie trop chère. Il nous a dit, interdit de venir sur les champs, non mais attends, interdit ? Ça ne sert que de prétexte à un contrôle social. Tout est fait pour enrichir les plus gros, tout, tout. Donc oui, on n'a pas confiance. Moi, je ne veux pas bosser pour ces gens-là, il n'est pas question. Mais je ne suis pas d'extrême droite, je suis un patriote. Les salaires, ça par contre, on n'en parle pas. Si, je vais voter, mais je ne sais pas pour qui encore. Macron, d'ailleurs, a droit de juger. Il a créé un désordre public immense.

Pour l'avenir de mes enfants, de mes petits-enfants. C'est vous qui délire. Ah bon, je délire de quoi ? On s'en est pas mal sorti quand même.

0:41
Présentateur

Salut et bienvenue dans ce nouvel épisode de G1022 où, une fois encore, je vous emmène en dehors des studios pour prendre l'air. Comme dans l'épisode précédent, où nous avions questionné le sens des meetings politiques physiques à l'heure du tout numérique, vidéo où vous pouvez encore visionner ou revisionner en cliquant sur le « i » ici. Aujourd'hui, nous retournons dans la rue pour aller à la rencontre de celles et ceux qui feront l'élection présidentielle. 2022, à savoir les électeurs et les électrices. À moins de deux mois du premier tour, énormément de Françaises et de Français confient ne pas avoir arrêté leur choix. Pour qui voter ? Et même, tout court, pour quoi voter ?

Néanmoins, dans le brouhaha politico-médiatique ambiant, il y a une constante qui domine et qui rassemble toujours plus de monde. Chaque samedi, depuis des dizaines de semaines, des foules de personnes se réunissent pour manifester leur rejet des mesures anti-Covid jugées liberticides et par extension, leur rejet du gouvernement Macron et des élites. Des foules composées de personnes qui ne se ressemblent pas forcément, mais qui se politisent ensemble. La question est alors toute simple. Comment ces nombreux électeurs potentiels vont-ils peser dans le prochain scrutin ? C'est ce qu'on va voir dans cette vidéo en allant à la rencontre pour tenter de comprendre leur motivation. C'est parti !

Ce samedi 12 février 2022, plusieurs manifestations sont organisées simultanément dans Paris. Je décide d'aller en visiter trois, en commençant par celle des Gilets jaunes rassemblés sans leaders sur la place d'Italie, dans le sud de la ville. Ils sont rejoints par des provinciaux venus via les convois de la liberté. Un service d'ordre Gilets jaunes s'assure que la circulation routière ne soit pas entravée. L'ambiance est bonne enfant, les gens discutent au soleil en attendant le départ de la marche sur un parcours déclaré jusqu'à Nation.

2:34
Invité

Parce que je savais que ça allait être une journée vraiment mémorable. De toute façon, je viens tous les samedis. Je viens tous les samedis d'Orléans. Avec les Gilets jaunes, je n'ai jamais arrêté depuis trois ans. Bien sûr, bien sûr, toujours là. Qu'est-ce qu'on a à perdre ? On n'a rien à perdre en fait. Il ne sait pas que... En fait, il n'a pas compris que les gens qui n'ont rien à perdre, ils ont peur de rien. Parce que qu'est-ce que tu veux qu'on perde de plus ? Parce qu'on a déjà tout perdu, quoi. On n'a déjà rien.

2:59
Présentateur

Et toi, tu considères que tu n'as plus rien ?

3:02
Invité

Moi, j'y arrive. J'ai deux boulots.

3:05
Présentateur

Et pourquoi aujourd'hui, c'était obligé plus que les autres ?

3:08
Invité

Parce qu'aujourd'hui, on sait que c'est quand même historique. Quand on voit tous ces gens qui viennent du sud de la France. Parce que nous, on a accueilli à Orléans tous les gens du sud-ouest. De Bordeaux, de Toulouse, Berbignon et tout ça. Donc, on leur a fait un chaleureux accueil. Feu d'artifice et tout. C'était vraiment très, très beau. Il y avait certainement un millier de voitures. J'arrive. J'arrive. Si je devais penser à ma gueule, je m'en sors. Je taffe comme une malade toute l'année. Enfin, toutes les semaines, tous les mois, comme un peu tout le monde. Mais on n'y arrive pas. Mais après, le problème de notre société, c'est le manque d'empathie. On a un gros manque d'empathie.

En fait, ça n'a rien à voir. La plupart des Gilets jaunes s'en sortent. Beaucoup ne s'en sortent pas. Mais de toute façon, il y a un truc injuste. Ils sont censés nous servir. Ils se servent. En fait, ils n'ont rien compris depuis des décennies. Je ne parle pas que de Macron. Ils se servent. Ils sont là pour se servir. À quel moment ça va s'arrêter ?

4:09
Présentateur

Vous dites que vous soutenez le convoi de la liberté. Pour vous, c'est quoi les valeurs du convoi de la liberté ?

4:13
Invité

C'est retrouver notre liberté. Et on ne devrait même pas se battre pour la liberté. Parce que c'est un don de Dieu. Normalement, c'est inné. On est là pour deux raisons. Notre liberté et le pouvoir d'achat. En vrai, oui, c'est comme une suite logique. C'est le petit plus des Gilets jaunes. Ce n'est pas les Gilets jaunes. On s'en fiche. Ce soir, il n'y a pas besoin d'être Gilets jaunes ou quoi que ce soit. C'est une colère citoyenne. C'est tout, point barre. Après, chacun s'identifie comme il veut. Moi, je m'identifie en étant Gilets jaunes. Peu importe, je m'en fiche. Moi, c'est le résultat qui prime avant tout. Donc, j'espère qu'il y aura au moins un petit...

Enfin, qu'il se réveille un petit peu. Mais bon, non, je n'y crois pas.

4:54
Présentateur

Aujourd'hui, vous travaillez ? Vous êtes...

4:55
Invité

Moi, je suis à la retraite, mais je fais toujours un petit travail. Heureusement, d'ailleurs, parce que financièrement, c'est difficile. Et bien, voilà, quand on a des petits-enfants, des enfants... Et bien, quand on vient tous les jours sur Paris, tous les samedis, toutes les semaines, ça fait un coup quand même.

5:13
Présentateur

Et dernière question. Tu es toujours là, le bras tendu avec l'objet du délit, l'objet du crime de la dernière fois. Pourquoi tu le... Pourquoi ? Pourquoi tu tends encore la joue ? Pourquoi ?

5:23
Invité

Pourquoi je tends la joue ? Parce que c'est tellement ridicule, leur accusation. C'est comme ça que je leur donnais raison si je ne le continue pas. Non, ils n'ont pas raison. Les gens interprètent mon parapluie comme ils veulent. Moi, pour moi, c'est une protection. C'est un anti-misère. C'est un paramisère. C'est tout. C'est protéger pour donner un peu de lueur dans toute cette griseille. Mais bon, c'est tellement important que je sois là. Parce que là, moi, je suis vraiment pour l'avenir de mes enfants, de mes petits-enfants. Vraiment, pour un monde meilleur. On sait qui nous attend. Ça va être formidable, ce qui nous attend.

Maintenant, s'ils veulent l'interpréter, ils sont tellement ridicules qu'ils m'ont même demandé pourquoi j'avais une épingle à nourrice. Ça veut dire que je vais arrêter de porter des épingles à nourrice ? Eh bien, non. Eh bien, non. C'est tellement ridicule. En vrai, c'est une BD. C'est une BD. On en régulera dans quelques années. Mais pour l'instant, non, je ne leur donnerai jamais raison. Combien même, ils vont m'enfermer encore une fois pour ça. C'est non. Résistance. Mais bon, ça va être difficile parce que les gens, depuis des millénaires, on leur a tellement dit des choses, voilà, qu'ils croient, il leur faut l'autorité.

Ça va être difficile pour eux de changer leurs habitudes et tout. Mais si ça va, ça vaut le coup de se sacrifier quelques mois et après, on va trouver quelque chose de très beau. Franchement, ça va le coup de se battre. Alors, mon prénom, c'est Dioui. Et le collectif, c'est Negmarondouboute. On converge avec les Gilets jaunes. Et le peuple antillais, depuis quelques mois, ils sont dans la rue pour contre le pass vaccinal. Dans un premier temps, mais avec toutes les autres problématiques qui sont depuis tout le temps là-bas. Leur déconne, c'est le poison qu'ils ont mis il y a quelques années avec tout ce qu'ils savaient, les répercussions, la toxicité que c'était.

Et aujourd'hui, on sait aussi que le vaccin, ce qu'on appelle vaccin, en fait, leur traitement, on n'en veut pas de cette merde parce qu'ils ont tout fait pour que les gens, ils n'aient pas la possibilité de se soigner autrement. Moi, je trouve que c'est un coût monté. Et par rapport au recul et l'expérience qu'on a, c'est un poison, c'est quelque chose qui va y avoir des conséquences plus tard. Alors, nous, pour nous, on n'en veut pas, mais encore moins pour nos enfants. Donc oui, on n'a pas confiance. Il a fallu cinq jours pour envoyer de l'oxygène dans les hôpitaux, dans les dom-toms, en Martinique et en Guadeloupe, au plus fort de la crise sanitaire. Mais il a fallu juste 48 heures.

En 48 heures, on a eu la présence du GIGN et du RAID. Pourquoi ? Parce que simplement, ils ne sont pas venus pour protéger la population locale, mais simplement les intérêts des béquets, les intérêts stratégiques de la France et des descendants des béquets. Ils n'étaient pas sur place pour ça. Et ce que nous, nous dénonçons, c'est que, par exemple, vous allez en Guadeloupe, vous êtes dans un hôtel, vous avez accès à l'eau potable. Mais par contre, vous êtes chez l'habitant, vous n'avez pas accès à l'eau potable. Qu'est-ce que c'est que ça ? Vous savez combien ça coûte en termes de budget d'eau pour un Guadeloupais ?

Il serait temps que les départements d'outre-mer, Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, soient considérés comme des départements à part entière et non pas des départements à part. Aujourd'hui, on a un peuple qui sait ce qu'il veut. Les gens en Guadeloupe, en Martinique, sont des adultes. On n'est pas des enfants, on n'attend pas qu'on nous dise « Oui, il faut vous piquer, etc. Si vous ne vous faites pas piquer, vous allez voir si vous allez faire ça. » Non, il faut respecter la dignité des gens.

8:42
Présentateur

Alors que tout est calme, la police vient d'envoyer plusieurs grenades lacrymogènes aux abords de la foule pacifiste qui discutait au soleil.

8:49
Invité

Malgré l'organisation, la police tire des grenades lacrymogènes aux abords de la foule pacifique.

8:59
Présentateur

Et qui le restera ? Certains, plus loin, tentent de déroger au parcours déclaré, mais sont vite découragés à coups de gaz. Il est 14h, la foule s'élance en direction de Bercy, puis Nation.

9:09
Invité

Il y a tout, il y en a marre, le peuple en a marre de tout, du pass, de la vie trop chère, l'essence, on n'en parle même pas. Il y a trois ans, on était dans la rue pour ça, là, il n'y a personne qui se soulève. On va où ? Il va nous pomper tout notre fric. Il faut qu'il nous le rende, il y en a marre, c'est bon, stop. Ils piquent tous dans la caisse, ils se chamaillent, se chamaillent dans la caméra et tout, mais ils bouffent tous ensemble, ils baissent tous ensemble, ils partent tous en vacances ensemble, alors que nous, on crève avec notre RSA, toi.

9:45
Présentateur

Beaucoup de gens ne comprennent pas ce mouvement parce qu'ils se disent ça doit passer par les urnes et les urnes, c'est au mois d'avril, on pourra choisir le changement. Qu'est-ce que tu as à répondre à ces personnes ?

9:53
Invité

Oui, il faut passer par les urnes, mais il faut qu'ils nous mettent des élus pour qui on va voter, là. Il n'y a personne, ils ont tous des casseroles au cul. Est-ce que c'est normal qu'en politique, on ait des casseroles au cul, alors que nous, en pauvres citoyens, dans notre pauvre petit métier, on nous demande un casier vierge ? C'est inadmissible. Moi, je dois avoir un casier vierge pour mon travail. Qui est ? Assistante maternelle. Je suis toute seule, avec deux enfants, on me demande un casier vierge pour mon travail. Eux, ils dirigent le pays et ils ont des casseroles au cul, on va où ?

Moi, je suis handicapé, j'aurais touché 965 balles, on me donne 703, j'ai le droit, j'ai une rente pour l'oreille, je suis handicapé à moins 63%. On me pique 193 euros, on me retient mes APL, on me retient le RSA, on me dit, ouais, mais vous avez eu une période difficile, on vous a donné le RSA, maintenant, on retient le RSA. Je me dis, mais c'est quoi ce délire ? Vous me retenez de l'argent ? Moi, ça fait 45 ans que je suis dans les travaux publics, je suis conducteur de travaux principales, et moi, je ne veux pas bosser pour ces gens-là, il n'est pas question.

11:01
Présentateur

Mais là, du coup, pour la présidentielle, personne, tout le monde se vaut, de Anna Skazib jusqu'à Marine Le Pen, c'est pareil ? Il n'y en a pas un qui n'a pas de casseroles au cul. Si, Anna Skazib n'a pas de casseroles au cul. Par exemple, les petits candidats d'extrême gauche ne sont pas pareils.

11:13
Invité

Oui, les petits, mais qu'est-ce qu'ils vont donner, les petits, ils ne vont rien donner.

11:17
Présentateur

Donc, finalement, en avril, tu ne votes pas ?

11:18
Invité

Si, je vais voter, mais je ne sais pas pour qui encore. Ça serait bien que le vote blanc soit reconnu, quoi. Est-ce que c'est la première fois que vous venez manifester à Paris ? Non, c'est la deuxième fois que je manifeste à Paris, et j'ai fait quasiment toutes les manifestations de Rennes. Qu'est-ce qui vous motive à venir à Paris aujourd'hui ? Eh bien, notre liberté, on vient la chercher. On n'a pas réussi à l'obtenir depuis 30 semaines consécutives de manifestations anti-pass. Là, on vient tous la chercher. Ils ont voulu nous diviser, je crois qu'ils ont juste réussi à nous réunir.

Je suis quasiment le seul à mettre systématiquement pris des amendes pour non-port du masque, au motif que j'avais simplement un mégaphone. On le sait. Vous êtes venu avec un convoi aujourd'hui ? Oui, le convoi de Toulouse. D'accord. Voilà, c'était le trajet vert, Toulouse-Paris. Et ça a été formidable, même sur la route. Que des encouragements, mais vraiment, c'était sublime. Et je pense aussi que ça participe de l'un des seuls moyens potentiellement efficaces, en tout cas pour mettre fin à cette mascarade, à ceci près qu'il aurait fallu le faire dès le départ. Que de l'amour. On cherche à... Voilà, c'est le message qu'on veut faire passer. Mais on...

12:28
Présentateur

Ça pourrait paraître flou, excusez-moi, pour beaucoup de personnes. Liberté, ça veut dire quoi, en fait ? En gros, on ne sait pas trop, vous comprenez ? Votre revendication politique concrète.

12:37
Invité

Le pass sanitaire, le pass vaccinal. Là, on va vers un génocide. Voilà, c'est tout.

12:41
Présentateur

Quand vous dites mascarade, quelle est votre revendication principale, en vérité, pour qu'on comprenne bien ?

12:46
Invité

La fin de ce délire, parce que c'est une véritable imposture depuis le départ. Et on se sert d'un motif prétendu sanitaire, d'une prétendue apocalypse sanitaire, qui est vraiment vendue comme telle, alors que ça ne trouve aucun écho dans la réalité factuelle. Peut-être dernière question, est-ce que pour vous, le Covid existe ou pas ? Bien sûr qu'il a existé, parce qu'il a été fait pour attaquer l'homme. Il a été manipulé aux Etats-Unis avant de repartir à Wuhan et enfin être libéré pour qu'on soit tous contaminés. Donc c'est vrai, il était puissant. L'Italie, l'Italie, ils ont pris cher au début. Mais voilà. Il y aurait une volonté derrière tout ça ? Oui.

Pour vous, il n'y a pas de problème sanitaire ? Non, ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de virus. Ça veut dire qu'on exagère grandement la gravité de ce virus, les chiffres, quels qu'ils soient, la test. Et ça ne sert que de prétexte à un contrôle social total, tel que prévu et programmé par Klaus Schwab et sa bande de copains du Forum économique mondial. C'est leur plan, c'est les Umiatis, c'est leur plan. Ils ont estimé en 1970 que face à toute la démographie, toute la croissance qu'on allait vivre, ils savaient très bien qu'en 2050, la Terre ne serait plus vivable pour l'homme.

Les gens ne se posent, semble-t-il pas la question de savoir ce qu'il en est de l'usage qui peut être fait d'un QR code sur une carte d'électeur, par exemple. Qu'il n'y a pas encore ? Non, mais c'est couru d'avance. Donc il faut vraiment éliminer du monde.

14:25
Présentateur

Ça ne marche pas très bien, parce que les morts, il n'y en a pas suffisamment.

14:27
Invité

Il n'y en a pas suffisamment et la Terre est capable de supporter 18 milliards d'habitants. Il suffit juste d'être plus conscient de l'écologie et surtout de la pollution, éviter les circuits longs. Quand je vois qu'il y a des briques de lait qui partent en Chine, de France, on n'a qu'à leur envoyer des vaches une bonne fois pour toutes et ils font leur lait.

14:47
Présentateur

Donc là, vous dénoncez quelque part un capitalisme, un libéralisme qui n'est pas bon.

14:51
Invité

Mais complètement, mais tout est fait pour enrichir les plus gros. Tout, tout, tout est fait pour... Et nous, à la fin du mois, on n'a plus rien, quoi. On n'a plus rien.

15:09
Présentateur

Au même moment, mais dans les beaux quartiers du centre de Paris, à quelques kilomètres de là, un autre cortège commence son parcours depuis le Palais Royal. Lui aussi, anti-pass et pro-liberté, à la différence près qu'il est organisé par un parti politique étiqueté à l'extrême droite, celui de Florian Philippot, ancien très proche de Marine Le Pen. Je t'ai croisé tout à l'heure à la manif un peu plus électrique des Gilets jaunes. Et là, je te recroise dans le métro quand je viens ici. Tu as fait le choix de changer de manifestation. Est-ce que c'est la première fois que tu viens dans la manif organisée par Florent Philippot ?

15:40
Invité

Non, ce n'est pas la première fois. Non, non, non. C'est une manif où je viens depuis plusieurs moments parce que j'ai fait pendant longtemps celle des Gilets jaunes et que j'ai vu l'attention monter de plus en plus entre autres côté policier et que j'ai un certain âge. Et que ce que j'ai vu d'ailleurs l'année dernière en avril à la manif des Gilets jaunes, donc contre les mesures du gouvernement, c'était le début des braves et tout ça. Et ça m'a rappelé des mauvais souvenirs de l'époque où moi, j'étais dans les manif étudiantes et tout ça et où on avait les voltigeurs de Pasqua à l'époque. Et je n'ai plus l'âge que j'avais à l'époque. J'ai un fils, j'ai eu des problèmes de santé et tout.

Et je ne peux pas me permettre de me retrouver dans des manifs qui peuvent dégénérer. J'ai fait d'ailleurs jour de colère à l'époque et j'ai juste eu le temps de partir avant qu'ils nous nassent. Donc voilà, je ne veux pas vivre ces choses-là à l'âge que j'ai.

16:29
Présentateur

Et pourtant, tu y étais tout à l'heure à l'autre manifestation.

16:32
Invité

Je la traversais en fait. Mais non, quand j'ai vu comment ils étaient encerclés et tout, j'ai préféré retourner à une manif qui est réputée plus calme.

16:40
Présentateur

Quels sont tes points de convergence ou de divergence avec l'organisateur ? Puisque c'est important, il y a un parti politique derrière alors que ce n'est pas le cas avec les autres manifestations dans Paris.

16:48
Invité

Alors pour moi déjà, c'est quand même le seul parti politique qui a fait en sorte d'organiser quelque chose où les gens sont dans la rue et je pense qu'il y a des gens qui sont venus bien sûr par rapport aux effets piqûres, première dose, deuxième dose, troisième dose. Mais je pense aussi qu'il y a des gens qui viennent dans cette manif-là parce que justement, ils savent quelque part, un peu comme moi, qu'ils craignent beaucoup moins, mais que d'un autre côté, par contre, ils sont dans la rue.

Ils sont dans la rue et que les médias mainstream qui nous propagent toute la journée le discours de Macron, petit à petit, s'ils viennent franchement filmer, ils verront bien qu'il n'y a pas 3-4 personnes dans la rue et peut-être même pas que 3-4 000, peut-être encore plus. Donc quelque part, même si certains disent que c'est peut-être une opposition contrôlée, il faut dire les choses comme elles sont, c'est ce que pensent certains, au moins ça montre quand même qu'il y a une contestation des gens.

Et puis après pour ce qui est des idées de Philippot et tout ça, moi je ne sais pas, mais ce que je vois c'est qu'au fur et à mesure des manifs, il y a de plus en plus de gens qui viennent d'origines différentes.

17:47
Présentateur

Alors pourquoi cette manifestation n'est pas une des cinq autres dans Paris ?

17:49
Invité

Parce que je suis totalement derrière Florent Philippot, parce qu'il faut sortir de l'Europe. Moi je pense que Jean-Luc Mélenchon c'est un leurre, il a été placé là pour écraser l'extrême gauche, moi je ne suis pas pour l'extrême gauche, vous voyez ? Vous êtes le contraire même, vous me dites. Moi je suis le contraire, mais je ne suis pas d'extrême droite, je suis un patriote, vous comprenez ? Et le seul aujourd'hui qui se bat vraiment pour le Frexit, c'est Florent Philippot, et surtout aussi pour nos libertés. Il y a aussi l'UPR ! Euh, ouais mais non ! Donc c'est pas le seul Philippot alors ! C'est pas le seul mais...

Là je vois que tous les candidats sont francs-maçons, sauf Marine Le Pen, comme par hasard. Je vois que M. Zemmour il est là, pour moi c'est le Mossad qui l'a parachuté pour enlever des voix au Rassemblement National, parce que les gens ils n'en veulent plus de Macron. Si vous regardez la mère Tronieu, elle a son fils qui travaille dans les sondages, hein, je ne sais plus quelle organisation, mais il communique entre eux, on lui parachute 20%, mais il ne fera même pas 15 ! C'est un vrai patriote, c'est un souverainiste, c'est le... voilà. Donc toi tu te considères comme un souverainiste ? Alors je ne sais pas, l'arrêtement de politique !

Ce qu'ils ont oublié ces guignols, c'est qu'avec le Corona, il nous a rendu à grand service le Corona.

Triste pour les morts, j'en ai eu une dans ma famille, mais que Dieu la protège, mais en même temps, ça a rendu service au pays, parce que les gens, ils ont fait une introspection, ils ont regardé dans leur appartement ce qu'ils devenaient, quels revenus ils avaient, certains ont opté pour aller à la campagne, mais là ils se font baiser avec le prix du carburant, avec le prix du carburant, ils se sont fait baiser, donc maintenant, ils vont faire de l'anti-Macron à mort, parce que pourquoi l'essence est chère, pourquoi le blé est cher, c'est la spéculation, c'est vraiment la famille de Macron, la banque Rothschild, l'organisation de Washington.

Je considère que la souveraineté, c'est le peuple, c'est le peuple qui doit décider de sa légitimité, voilà, c'est tout. Et pour parler de la vaccination, parce que je suis là, le pass vaccinal, dans les pattes de ma tante, il y a 30 morts en 4 mois, suite au rappel, parce que les vieux, ils ont des fièvres de 39, 40, 41, et de gré, et quand vous savez qu'ils ont des comorbidités, c'est déclaré AVC, thrombose, mais c'est un crime contre l'humanité.

20:07
Présentateur

Dernier mot sur le pass vaccinal, qu'est-ce qui est gênant pour toi, dans ce projet de pass sanitaire vaccinal ?

20:13
Invité

Ben, simplement qu'on n'ait pas le choix, déjà, de se faire vacciner, le pass vaccinal, c'est une obligation déguisée. Moi, je veux qu'il y ait non seulement une enquête sur les maltraitances, mais je veux une enquête sur les milliers de morts. Au début, quand il n'y avait pas de vaccination, dans ce centre, il y avait 12 morts sur 57. Là, il y en a 30. Posez-vous la question. Ils sont vaccinés, je rappelle. Macron, d'ailleurs, doit être jugé, clairement, parce qu'il a créé un désordre public immense, il a tué des gens, déjà en interdisant l'hivermectine, l'hydroxychloroquine.

C'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'on a un crime massif, parce que c'est un crime massif, et il voudrait aller plus loin en vaccinant les enfants. Heureusement, l'instinct du peuple est là, des millions de gens, parce que dans les 2-3 ans, il va y avoir des millions de gens dans la rue, et les gens vont se soulever.

21:07
Présentateur

Les tests PCR, c'est une monstrueuse arnaque. Est-ce que c'est la seule chose que tu reprocherais au président Macron dans son quinquennat ? C'est que ça, ou alors il y a d'autres problèmes que tu as pu se soulever ?

21:16
Invité

On voit bien que, d'un point de vue social, bon, très bien, d'un point de vue social, on voit ce qu'il a fait. Alors, les petits jeunes, ils vont dans les bars, les cafés, mais il faut boycotter, parce que pour un verre de coca, on ne va pas vendre sa vie, mettre sa vie en danger, vous comprenez ? La dette publique, il a augmenté la dette publique sur son quinquennat, les hôpitaux, il a détruit le système hospitalier. Bon, déjà, c'est immense, c'est désastreux, son quinquennat est désastreux. Quel délire ! C'est un délire, c'est même pas... C'est vous qui délire ! Ah bon ? Je délire de quoi ? Ben, monsieur, enfin... Quoi ? Il fallait bien prendre des mesures... Mais vous plaisantez, madame !

Des mesures pareilles, vous avez des morts dans votre famille ? Oui. Eh ben alors, vous êtes contente ? Je ne parle pas du Covid, moi je parle du rappel. Moi je parle du rappel, alors après, vous fermerez votre gueule. Oh ! Voilà ! Merci, monsieur, quand même !

22:13
Présentateur

Allez, bravo ! Merci, bonne journée !

22:15
Invité

Vous voyez, parce qu'à un moment donné...

22:17
Présentateur

Vous êtes en manifestation aussi, madame ?

22:19
Invité

Moi quoi ?

22:19
Présentateur

Vous avez fait la manifestation aussi ? Non, pas du tout ! Qu'est-ce que vous...

22:22
Invité

Je trouve que c'était extrêmement difficile à gérer, c'est une situation qui ne s'était jamais présentée, et donc pour la première fois, avec un jeune président et une équipe de technocrates qui ont fait tout ce qu'ils ont pu, ils ont quand même constitué un comité sanitaire pour savoir quoi faire, et ils ont suivi peu ou prou les recommandations.

22:45
Présentateur

Il y a eu quand même beaucoup de moments où Emmanuel Macron lui-même semblait en faire casse-à-tête, pas malgré les recommandations.

22:51
Invité

Oui, c'est vrai, mais les jeunes, c'est des erreurs de jeunesse. C'est des erreurs de jeunesse, d'accord. Vous et moi aussi, quelquefois, on est insolents.

22:57
Présentateur

Je ne suis pas président de la République.

22:57
Invité

Oui, moi non plus, mais j'aurais bien aimé remarquer. Ah oui. Parce que j'aurais fait les choses différemment, mais je suis beaucoup plus âgée.

23:04
Présentateur

Justement, qu'est-ce que vous aurez fait différemment que le président a pu décider, lui, par exemple ?

23:08
Invité

J'aurais été plus dans l'empathie. Il n'est pas assez pute. Il est trop au cash. Donc, ça vexe, ça fait de la peine, ça heurte, mais je pense qu'on s'en est pas mal sortis quand même.

23:21
Présentateur

La dame est d'accord. Peut-être... 800 milliards de dettes, non mais on l'a... Peut-être une dernière question. S'il n'avait pas financé... Attendez, attends une seconde.

23:29
Invité

S'il n'avait pas financé les entreprises, vous seriez tous au chômage. Je suis déjà, donc merci à vous. Ouais, bah, je vous en prie. Moi, quand j'avais pas de travail, je prenais ce que je trouvais. Je disais pas, je veux faire ça. Je suis jardinier, je veux travailler dans le jardinage. J'allais chercher du boulot là où il y en avait.

23:46
Présentateur

Là, c'est difficile. C'est vrai qu'il y a Simon de Chômeur. Vous habitez dans le quartier ? Oui. Et qu'est-ce que vous pensez n'empêche de cette manifestation ? En gros, le fait que les gens se mobilisent, viennent de tout partout en France et manifestent leur avis, finalement, leur divergence.

23:59
Invité

D'une manière générale, tout le monde a le droit de manifester. Et comme d'habitude, la limite de chacun s'arrête où commence la liberté des autres. Donc moi, j'ai rien contre les manifestations. En plus, c'est un samedi, donc ça dérange beaucoup moins qu'en semaine. Donc, ils ont le droit de manifester. Mais il ne faut pas emmerder les autres parce que tout le monde ne doit pas être prisonnier de quelques-uns.

24:23
Présentateur

D'accord. Merci beaucoup. Vous êtes très beaux. Merci beaucoup. Moi, je ne peux pas avoir, mais vous avez l'air d'être très jolie. Non, non, moi, je ne suis pas belle. Quelques kilomètres plus à l'ouest, les Champs-Elysées sont le théâtre à la fois absurde et glaçant d'une répression policière particulièrement virulente sur une foule de manifestants sans leader, pacifiques et surtout peu nombreux. Sous ordre de la préfecture, le métro ne dessert plus le quartier, alors accessible qu'à pied. En arrivant, je croise Marie-Françoise, une manifestante sur le départ. Pourquoi êtes-vous venu aujourd'hui sur les champs ?

24:53
Invité

On a fait le convoi et c'était prévu qu'on vienne sur les champs, montrer à Macron qu'on n'était pas content et après qu'on reparte sur Lille et Bruxelles.

25:02
Présentateur

Du coup, vous avez fait tout ce chemin, mais pourquoi ? Vous n'êtes pas contente de quoi en fait ?

25:05
Invité

Déjà qu'il faut un passe pour des endroits où je ne comprends pas, alors que dans le métro, on était entassé les uns sur les autres, on n'a pas besoin. Se faire vacciner, ils nous emmerdent si on ne s'est pas vacciné, alors qu'on peut attraper la maladie même en étant vacciné. Le prix de l'essence, le prix de l'électricité, le prix des loyers, les salaires, ça par contre, on n'en parle pas. Il ne doit pas savoir comment ça marche.

25:26
Présentateur

Et le choix, parce qu'il y a eu cinq départs de manifestation dans Paris aujourd'hui, le choix des champs tout près de l'Elysée, quel est le sens pour vous ?

25:33
Invité

Montrer qu'il voyait bien qu'on était là parce qu'il nous avait interdit les champs surtout. Il nous a dit interdit de venir sur les champs. Non mais attends, interdit. Il fallait nous laisser passer, on n'aurait pas fait des gare.

25:43
Présentateur

En fait, c'est l'interdiction finalement ou l'obligation, c'est ça qui vous gêne.

25:46
Invité

Oui, voilà, c'est ça. Il nous laissait passer, on n'aurait pas fait des gare, on aurait juste klaxonné. On est venu de Rennes, la seule chose qu'on faisait c'est rouler à 40 km heure en klaxonnant. Les gens étaient au bord de la route, il n'y a eu aucun dégât.

25:56
Présentateur

Et par dégâts, vous dites qu'on n'aurait pas fait, il n'y a eu des dégâts ? Quels dégâts ?

25:59
Invité

Il y a eu des gaz de lancers, des trucs comme ça, c'est aberrant. Ah non, c'est la police, elle est sur les Champs-Elysées. Alors que nous, on serait passé en klaxonnant, les gens nous auraient fait coucou et on aurait été contents.

26:19
Présentateur

Et là, du coup, vous repartez avec quel sentiment ?

26:22
Invité

La colère, encore plus. Regardez-moi ça. On a l'impression d'avoir la milice allemande, là.

26:27
Présentateur

En effet, il y avait tout autour de nous une très forte présence policière. Depuis les Gilets jaunes, tout rassemblement est strictement interdit dans cette partie de la ville, véritable point chaud où se concentrent la plupart des ministères, le palais de l'Elysée et nombre d'institutions de pouvoir politique, économique et médiatique bourgeoise.

26:49
Invité

Dans tous les sens.

26:56
Présentateur

Avec cette lecture factuelle du quartier où vivent naturellement les individus en lien avec ces cercles sociaux dominants, comme on le voit sur cette carte du monde diplomatique, on comprend alors aisément le déploiement extraordinaire de forces de l'ordre. Ce qui n'a en rien découragé les manifestantes et manifestants présents qui, sans dégrader l'espace public ni même une vitrine, souhaitaient occuper l'endroit symboliquement le plus longtemps possible. comme pour faire comprendre au pouvoir, en venant directement sous ces fenêtres, qu'ils entendent se faire respecter bien au-delà du cadre institutionnel des élections.

Comme vous l'avez vu, il est bien difficile, voire impossible, de dresser le portrait robot d'un manifestant antipasse type. Les profils sont extrêmement variés, tout comme les sensibilités politiques, à l'instar des motivations, des attentes et des modes d'action de chacun. L'aspect insaisissable de ce mouvement populaire complexe, qui ressemble un petit peu aux Gilets jaunes du début, en 2018, a dû causer des surfrois de gouvernement. Le préfet de Paris, des îles allemands, ayant déployé 7200 policiers sur Paris samedi, est surtout une violence physique extraordinaire sur une majorité de manifestants pacifiques qui, selon moi, traduit une certaine panique du gouvernement en place.

Une panique et une volonté d'écraser toute contestation. Cette dernière, qui, en plus, n'a absolument pas l'intention de limiter son expression démocratique aux seules urnes. Néanmoins, avec tout le témoignage recueilli dans cette vidéo, je pense qu'on peut se faire une idée assez fidèle, une lecture assez large de ce mouvement populaire qui, sans aucun doute, pèsera dans le scrutin d'avril qui devra choisir là ou le prochain président de la République française. Pour preuve, la levée du pass vaccinal prévu par le gouvernement macroniste quelques jours avant le premier tour n'est sans doute pas un heureux hasard. Voilà, c'est la fin du second épisode de G1022. Merci de l'avoir suivi.

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