Nicolas Dupont-Aignan dans BFMTVSD (19/09/2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 53 %Attaque 34 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
L'actualité est extrêmement dense, nous avons une heure pour vous entendre à ce sujet.
- 1:25OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, les mots de Jean-Yves Le Drian sont très forts.
- 3:00OuverteRéponse directe
Concrètement, Nicolas Dupont-Aignan, que feriez-vous ?
- 3:49RelanceÉludée
Ce que vous appelez du blabla, Nicolas Dupont-Aignan, c'est la diplomatie.
- 4:18RelanceRéponse directe
Mais quel est le lien avec cette histoire de sous-marin ?
- 4:49OuverteRéponse directe
Vous pensez qu'aujourd'hui, nos alliés n'ont cure de notre présence à leur côté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:32Invité politiqueFait
« parce que les actes ont été faibles pendant des années. »
- 1:50Invité politiqueFait
« j'avais été opposé, vous pouvez reprenez mon discours de l'époque, à la réintégration de la France dans l'organisation militaire intégrée de l'OTAN »
- 3:12Invité politiquePromesse
« je donnerais ordre immédiatement à tous les ministères français, qui dépendent de l'État, de ne plus sous-traiter à des entreprises américaines, notamment en matière de logiciels, le ministère de la Défense, les données de santé des Français. »
- 7:32Invité politiqueFait
« qui a vendu Alstom Energy aux Américains ? C'est Emmanuel Macron quand il était ministre de l'économie. »
- 11:52Invité politiqueFait
« Qu'on a été trop loin dans l'immigration. »
- 15:51Invité politiqueChiffre
« sur 100 000 demandeurs d'asile, ça a été plus en 2019, c'est à peu près ça en 2020. »
- 16:03Invité politiqueChiffre
« Il y a 30 000 demandes à peu près acceptées, 70 % qui sont refusées. »
- 16:12Invité politiqueChiffre
« Les décisions d'expulsion ne sont appliquées qu'à 15 %. »
- 17:06Invité politiquePromesse
« On peut réduire de moitié avec des examens, le paiement plus cher des droits des étudiants, comme en Angleterre, comme aux États-Unis, comme au Canada. »
- 17:40Invité politiquePromesse
« il fallait revenir déjà au flux d'immigration sous Chirac, c'est-à-dire moins de 100 000 par an et puis peut-être descendre à 50 000. »
- 19:15Invité politiqueChiffre
« j'ai quand même été réélu maire d'une ville de banlieue difficile à 80% des voix à trois reprises avec le record de France. »
- 25:38Invité politiquePromesse
« Note, en vérité, je veux qu'il y ait un mois supplémentaire, un 13e mois pour chaque Français. »
- 25:57Invité politiqueChiffre
« J'ai calculé 25 milliards d'euros entre 25 et 30. »
- 27:07Invité politiqueChiffre
« Pour 5 milliards d'euros, mais il y a 15 milliards d'euros qui s'évaporent parce que l'État est incapable de contrôler les cartes vitales. »
- 28:13Invité politiquePromesse
« on relocalise un million d'emplois. »
- 28:11Invité politiqueChiffre
« On relocalise un million d'emplois. »
- 28:35Invité politiqueFait
« Les retraités ont été les grandes victimes d'Emmanuel Macron. »
- 30:08Invité politiqueChiffre
« Il y a 6 millions de chômeurs en France. »
- 30:30Invité politiqueFait
« Hidalgo dit on double le salaire des profs. Madame Pécresse ou moi, je dis on augmente de 10%. »
- 33:36Invité politiqueChiffre
« Mon plan d'économie de 100 milliards. »
- 39:24Invité politiqueFait
« À la Croix-Saint-Simon, 12 blocs d'opérations ouverts sur 18. »
- 39:48Invité politiqueFait
« La fusion de l'hôpital pour créer le grand hôpital à Saint-Ouen, il va y avoir 20% de lits en moins. »
- 40:55Invité politiqueFait
« Je suis certain que le ministre ment, comme il a l'habitude de mentir. »
- 41:09Invité politiqueFait
« Il y a le problème des recrutements, il y a le problème des infirmières qui arrêtent leur métier. »
- 42:07Invité politiqueFait
« Le président chinois a dit que les enfants passaient trop de temps devant les écrans vidéo. »
- 42:57Invité politiqueFait
« On a un moteur de recherche français, Quant. Il a été obligé d'aller chercher des capitaux chinois. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan73 %
- Présentateur16 %
- ?9 %
≈ 38,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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L
'invité de BFMTVSD à 19h est candidat pour la troisième fois à l'élection présidentielle, député de l'Essonne et président de Debout la France. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir, bienvenue dans cette émission. L'actualité est extrêmement dense, nous avons une heure pour vous entendre à ce sujet. Je voudrais commencer avec cette crise diplomatique qui est en cours avec les Etats-Unis, surtout la France a rappelé pour consultation ses ambassadeurs, donc à Washington, à Canberra, l'ambassadeur australien également.
Ils
sont d'ailleurs au moment où nous parlons à l'Elysée, en train d'échanger avec le ministre des Affaires étrangères et le président de la République. En cause, c
'est
la rupture d'un contrat sur l'achat de sous-marins avec l'Australie. Juste avant de vous entendre, je vous propose d'écouter Jean-Yves Le Drian. Hier soir, le ministre des Affaires étrangères, colère, colère froide, mais colère tout de même.
Il
y a eu
mensonge, il
y a eu duplicité,
il
y a eu rupture majeure de confiance, il y a eu mépris. Donc ça ne va pas entre nous, ça ne va pas du tout. Ça veut dire qu'il y a crise. Et à ce moment-là, il y a d'abord un aspect symbolique. On rappelle nos ambassadeurs pour essayer de comprendre, mais pour en même temps montrer à nos pays anciennement partenaires que nous avons un très fort mécontentement, qu'il y
a
vraiment une crise grave entre nous. Et puis c'est aussi, lorsqu'ils vont venir, le moyen de réévaluer notre position pour défendre nos intérêts à la fois en Australie et aux États-Unis.
Nicolas
Dupont-Aignan, les mots de Jean-Yves Le Drian sont très forts.
Les
mots sont forts
parce que les actes ont été faibles pendant des années. Voilà la réalité.
Ce
qui est terrible dans cette affaire, c'est que, vous savez, les nations doivent être libres, je le défends depuis tant d'années, indépendantes pour être respectées. Et quand on n'est pas libre
et
qu'on s'est couché pendant un certain nombre d'années, on n'est plus crédible.
C
'était le sens. C
'est
pourquoi j'avais été opposé, vous pouvez reprenez mon discours de l'époque, à la réintégration de la France dans l'organisation militaire intégrée de l'OTAN, parce que j'avais dit avec d'autres qu'à partir du moment où on allait revenir dans l'organisation militaire intégrée, on perdait notre atout. Parce que la voix de la France, quand elle était indépendante, comptait pour Washington. D'ailleurs, la quitte à nouveau, c'est votre première proposition en matière de défense.
Tout à fait.
Parce qu'on ne respecte que les forts. Je vais vous donner un autre exemple. J'avais été, je me souviens, reçu par le président Hollande sur divers sujets, comme tous les chefs de parti, et je lui avais dit, il y a quelque chose que je ne comprends pas, monsieur le président, pourquoi les Américains augmentent leurs exportations vers la Russie,
et
pourquoi nous, on nous interdit de commercer avec la Russie. Pourquoi on a rompu des accords ? Pourquoi il y
a
des sanctions dictées par les Américains ? Et pourquoi on obéit
? Il
m'avait dit, ah, qu'est-ce qu
'on
peut faire ? Eh bien, j'avais été très choqué. Et ça fait des années que je demande, par exemple, qu'on retrouve des relations normales avec la Russie. Et si on avait la capacité, comme sous le général de Gaulle, d'être un pays libre, qui s'adresse à toutes les nations du monde, on serait beaucoup plus respecté par les Américains. Ils ne respectent que les forts.
Donc on
est faible depuis des années.
Concrètement, Nicolas Dupont
-Aignan, que feriez-vous ? Le contrat est cassé, clairement. Alors on va voir juridiquement comment ça va se
produire. C'est fini. Ce que je ferais, c'est que, par exemple, je donnerais ordre immédiatement à tous les ministères français,
qui
dépendent de l'État, de ne plus sous-traiter à des entreprises américaines, notamment en matière de logiciels, le ministère de la Défense, les données de santé des Français. Il y
a
eu un accord avec Microsoft. Vous imaginez
?
Donc je donnerais ordre immédiat. Par exemple, quand on vend des entreprises publiques, Bercy passe souvent par des banques américaines. Je donnerais ordre immédiat. Mais immédiat, je n'aurais pas rappelé l'ambassadeur du blabla pour l'instant. Je donnerais ordre immédiat qu'on ne passe plus par des entreprises américaines pour les intérêts vitaux de l'État.
C'est ça l'enjeu. L'enjeu,
c'est d'être
libre d'indépendants. Ce que vous appelez du blabla, Nicolas Dupont-Aignan, c'est la diplomatie. Il y a des codes, il
y a des grades dans les réponses diplomatiques. Vous le savez très bien.
Ils n
'en
ont rien à faire.
Ils
vont être convoqués, du blabla. Est-ce que le président de
la
République, on va voir, moi j'attends de voir, est-ce qu'il va prendre des mesures ? C'est-à-dire, par exemple, rouvrir notre ambassade en Syrie ? Par exemple, mettre fin aux sanctions à l'égard de la Russie ?
Ce
qui n'empêchera pas d'ailleurs d'avoir des relations cordiales avec les États-Unis. Il
ne s'agit
pas de tourner le dos aux États
-Unis. Mais quel est le lien avec cette histoire de sous-marin ? Reprendre ce que vous dites.
Le lien, c'est que quand vous avez suivi comme un caniche les ordres américains, surtout, sans jamais penser à votre intérêt, comment voulez-vous que le partenaire aussi important que les États-Unis pense que la vie de la France est importante ? Quand le général de Gaulle était libre et avait une politique tous azimuts, les présidents américains avaient besoin de la France. Parce qu'ils se disaient, si on veut avoir la France avec nous, il faut qu
'on
soit quand même correct avec la France.
Vous pensez qu'aujourd'hui, nos alliés n'ont cure de notre présence à leur côté ? Que notre voix ne compte pas du tout ? Non, je
pense qu'on ne compte que quand on est fort et libre. Et qu'à partir du moment où on s'incline toujours devant les États-Unis, pourquoi ferait-il des efforts ? Ils n
'ont
pas besoin de nous séduire. Ils n'ont pas besoin d'avoir une politique attentionnée, puisqu'ils savent que d'avance, Emmanuel Macron
aura
toujours le doigt de la couture sur le pantalon. Donc moi je dis qu'il faut que
la France ait sa politique indépendante. En l'espèce, Nicolas Dupont-Aignan,
pardonnez-moi, mais les faits disent le contraire. Là, le président de la République n'a pas le petit doigt sur
la couture du pantalon, pour prendre votre
expression, puisqu'il marque le coup, rappelle
les envasageurs, et attend un échange avec les États-Unis. Mais ça ne veut
rien dire. Excusez-moi, marquer le coup, c'est des faits. Une politique étrangère indépendante, ce sont des actes. Par exemple, sur l'affaire du Moyen-Orient, sur l'affaire, on le voit avec la Russie, qui est un point fondamental. On a besoin des Américains, bien sûr. Il ne s'agit pas, moi je ne
suis
pas pour claquer la porte au nez des Américains. Je suis pour que la France retrouve sa neutralité générale, son indépendance, et elle sera beaucoup plus respectée. Et puis moi j'attends sur le plan économique,
pourquoi
des ministères, des ministères français travaillent depuis des années avec des entreprises américaines au point de leur confier nos données, nos systèmes informatiques ? Pourquoi l'ancien président, l'ancien directeur des participations de l'État à Bercy
a
été autorisé, M. Azema, à pantoufler à la Banque of America
? Vous
savez, l'appareil d'État français a pris de mauvaises habitudes,
de
pantouflage. Et pantouflage, vous savez, de travailler dans une entreprise privée, et notamment étrangère. Donc c'est un ensemble. Et je crois que la crise du Covid avec la Chine,
cette
crise-là, vont peut-être servir d'électrochoc pour qu'on comprenne qu'on doit avoir une autonomie stratégique,
une autonomie industrielle.
Philippe Juvin, mais aussi Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, demandent une commission d'enquête sur cette affaire
des sous-marins. Ce serait bien, oui.
Ce serait bien pour voir si le gouvernement aussi a bien agi. Est-ce qu'on a traité correctement les Australiens ? Comment s'est comporté Naval Group ? Moi, je n'en sais rien. Je demande qu'on écoute les partis.
Vous sous-entendez que la France s
'est
peut-être mal comportée
? Je l'ai lu dans un journal
sérieux du soir ou du matin, je ne sais plus. Je ne sais pas, mais pourquoi ils ont rompu le contrat ? Est-ce qu'il y a eu des erreurs ? Les Australiens disent que nous avions des réserves techniques depuis de longs mois. Qu'on en tire les leçons. Mais moi, je ne
vais
pas accabler. Ce que je voudrais, c'est qu'on en tire les leçons sur un plan plus général. Ça fait des années qu'on croit qu'en étant toujours obéissant, on va être respecté. C'est l'inverse. Ce n
'est
pas d'être désobéissant, je demande. C'est d'être libre. Ce n
'est
pas la même chose. Et sur le plan industriel, scientifique, par exemple, qui a vendu Alstom Energy aux Américains ? C'est Emmanuel Macron quand il était ministre de l'économie. Et on a perdu notre autonomie en matière de centrales nucléaires. Donc, vous savez, Emmanuel Macron n'est pas respecté par les Américains parce qu'ils ont l'impression qu'il est leur serviteur. Nicolas Dupont-Aignan, est-ce
que vous avez lu le livre d'Éric Zemmour ? Pas encore. Pas encore. Donc, c'est-à
-dire
que vous avez prévu de le faire ? Bien sûr. Pourquoi je ne
le
dirais pas ? Je fais appel à votre expérience. Je le disais en début de cet entretien. C'est la troisième fois que vous avez le représenté au suffrage des Français. Je voudrais vous montrer quelques images. Éric Zemmour, donc hier à Nice. Dites-nous, s'il vous plaît, Nicolas Dupont-Aignan, si ça ressemble à un meeting de campagne
ou
pas ? Est-ce que les images qu'on voit maintenant, cette arrivée sur scène, la meute de journaliste, le discours seul en scène, la mise en scène générale, le logo, bref,
si
vous ne saviez pas qu'il s'agit d'une tournée pour un livre, est
-ce
que ça ressemble à un meeting ou pas ?
Alors,
il
y a une attente. Il joue sur l'attente. Mais ce que je veux dire quand même, moi, Éric Zemmour, que je connais depuis tant d'années, est venu dans ma ville. Je l'ai invité à présenter un de ses livres. Et je peux vous dire qu'il avait un grand succès comme éditorialiste, polémiste aussi. Donc, maintenant, la question est de savoir s'il passe de son métier de journaliste, historien, polémiste, à candidat. Ce n
'est
pas du tout la même chose. Pour l'instant, il n'est pas candidat. Moi, j'attends de voir. Alors, justement, nous l'écoutons.
On
continue cette échange juste après.
Je
sais pourquoi certains sont venus. Je sais
pourquoi
tous les journalistes sont là. Mais ne
vous
inquiétez pas ou ne vous emballez pas.
Ce
n'est pas ce soir que je vais vous dire si je suis candidat à la présidence de la République.
Est
-ce que vous souhaitez qu'il clarifie les choses
? Mais attendez, c'est à lui de voir. Moi, je suis suffisamment attaché à ma liberté pour respecter la sienne.
Je
crois que la situation du pays est extrêmement grave. Je pense que les Français n'attendent pas des bons mots,
n
'attendent plus des analyses. Ils savent quel est l'état du pays. Donc là, vous parlez
de lui, on est d'accord.
Pas seulement. Ils attendent des solutions. Moi, je suis candidat parce que
j
'ai été un élu de terrain, j'ai sauvé une ville. Je crois avoir les solutions pour sauver le pays. Bien sûr,
mais vous savez, Nicolas Dupont-Agnan, j'entends ce que vous dites. J'entends ce que vous dites. Non, mais c'est important. C'est important de
le savoir. Pourquoi ? Et on va le montrer. Après, je sais ce que les politiques disent des sondages. Les sondages sont aussi regardés avec attention. Il est aujourd'hui testé entre 7 et 10% selon les études. Mais cela a un impact sur vous. Cela a un impact parce que potentiellement, il s'adresse aux mêmes
gens que
vous.
Non,
pas du
tout. Ce
n
'est
pas du tout
ça. Comment ça, pas du tout ?
Je vais vous dire, je n
'y
crois pas du tout. Pourquoi ? Parce qu'Éric Zemmour a un impact sur les sondages puisqu'il a eu une émission d'une heure tous les soirs pendant deux ans et qu'il fait régner un suspense. Personne ne sait les solutions qu'il propose. Il ne parle que d'un sujet, le remplacement. Moi, je crois
très
franchement que les choses vont se décanter.
Les
Français veulent peut-être savoir s'il est candidat et ce qu
'il
va proposer. Et puis après, les Français compareront les personnes. Une fois qu'il va se déclarer ? On verra. Je n'en sais rien. Je ne
sais
même pas s'il va être candidat. Je n'en sais rien. Et en tout cas, je suis sûr d'une chose. C'est que les Français vont se lasser très vite de cet état d'esprit de polémique générale parce que vraiment, ils souffrent tellement en matière de pouvoir d'achat, en matière d'emploi, en matière de désertification des zones rurales, en matière de manque de lits d'hôpitaux, en matière de problèmes concrets, qu
'il
y
a
une sorte de bulle médiatique là, autour d'Éric Zemmour, justifié, pas justifié, pour moi, elle n
'est
pas justifiée. Maintenant, tout ça va se décanter et après, on jugera à la ligne d'arrivée. Sur ce que
l'on sait, que vous avez rappelé, son sujet de prédilection, quelles sont vos différences,
Nicolas Dupont ? Il
y
a des points communs, il y a des différences. Il y
a
deux différences. Il y a
un
point commun et deux différences. Le point commun, c'est que je suis convaincu, comme beaucoup d'autres, et comme peut-être, allez, 80% des Français, qu'on
a été trop loin... Fait attention avec les chiffres,
vous savez qu'on vérifie tout.
Vérifiez tout ce que vous voulez. Qu'on a été trop loin
dans
l'immigration. Que le pays ne peut plus digérer
les
flux d'immigration qui continuent à arriver et sous Emmanuel Macron, les choses ont dégénéré. Donc, ça, je crois que... Alors, c'est 80, c'est 60, vous verrez, mais une très grande majorité de Français ont compris que ça ne pouvait pas durer.
Et
c'est pourquoi je propose suppression du droit du sol, contrôle des frontières, expulsion des délinguants étrangers, suppression des aides sociales pendant 5 ans.
Mais
la grande différence, c'est que moi, je propose en même temps... Suppression du droit du sol, par exemple, il le propose aussi. Tout à fait. Mais la grande différence, c'est que je propose en même temps un travail d'assimilation républicaine, car je sais, étant élu de banlieue depuis 20 ans, plus de 20 ans, qu'il y a énormément de petits Mohamed, Karim, Jordan ou Kevin qui sont patriotes. J'étais dans un forum des associations la semaine dernière. Juste pour...
Non, mais juste à
point. Je vais vous laisser terminer,
mais juste pour
préciser des choses pour nos téléspectateurs, ce à quoi vous faites référence en creux, c'est la polémique sur le prénom. C'est Éric Zemmour,
qui a dit, je ne
veux plus qu'un
petit
Français, une petite Française,
n
'ait
pas un prénom français. Je vais vous dire, j'étais dans un forum des associations, je vais vous raconter ça parce que c'est intéressant, il y avait un éducateur sportif qui était là, qui était d'origine étrangère, je ne
sais
pas de quel pays d'Afrique, qu'importe.
Et
on discute, et puis tout d'un coup, il me dit, vous savez, monsieur, j'ai été sept ans béré vert au Sahel
et
mes camarades sont tombés pour la France.
Qu
'est-ce qu'il voulait me dire et qu'est-ce que... Parce que je le connais et je ne savais pas d'ailleurs qu'il avait été combattant français alors qu'il a 28 ans. Ce qu'il voulait dire, c'est qu'on peut vouloir bloquer l'immigration, comme je le veux, on peut vouloir être très ferme sur la sécurité, mais en revanche, l'origine n'est pas un marqueur du degré de patriotisme. On peut être un grand patriote en venant de l'étranger. Ceux qui ne veulent pas s'intégrer dehors, mais ceux qui s'intègrent, il
n
'y
a
aucune raison de rentrer dans une guerre de civilisation. Je suis hostile à la guerre de civilisation. Je suis gaulliste, assimilationniste. Fermeté, mais tous les Français vont sauver la France.
Et ça, c'est une
grande
différence. Et le
deuxième différence avec Éric Zemmour, c'est que je crois qu'on ne peut pas parler pendant toute la campagne que de l'immigration. Il faut contrôler les frontières, mais il y
a
aussi la question vitale du pouvoir d'achat. Il y
a
la question vitale de la reconstruction des services publics. Et je sors un livre que vous verrez bientôt sur comment on va faire des économies pour avoir
des lits de pitot
et des écoles qui marchent. Et je ne voudrais pas qu'on rentre dans une campagne présidentielle
où
on met de l'huile sur le feu
dans un pays déjà
fragilisé par
Emmanuel Macron. Parce qu'on a déjà vu 5 ans parce qu'on a déjà vu 5 ans Emmanuel Macron qui nous a divisé.
une partie de la droite emboîtent le pas. Mais peut
-être
! Mais très bien ! dure sur le contrôle des frontières, très dure sur la sécurité, mais en revanche, je sais qu'il y a énormément de jeunes, de talents d'origine étrangère qui font la France d'aujourd'hui. Et je ne voudrais pas qu'on sonde dans une espèce... Pardonnez-moi, mais votre débat Mélenchon qui est immigrationniste, islamo, etc., gauchiste et Zemmour, je ne voudrais pas que la campagne présidentielle s'hystérise sur un Zemmour-Mélenchon parce que je pense que le pays va y perdre. Et je souhaite que, en tout cas moi, en tant que gaulliste, ferme sur l'immigration, je souhaite qu'on puisse réconcilier les Français pour sauver la France. Pas
pour la diviser. Soyons
concrets sur vos propositions.
Vous dites
que
je
suis très ferme sur les questions d'immigration. On ferme tout.
C
'est-à-dire l'asile aussi ? Alors, l'asile, non, on ne ferme pas l'asile. Il
y
a une convention de Genève auxquelles on respecte. En revanche, on traite les demandes d'asile aux frontières. C'est-à-dire qu'actuellement, vous le savez, sur 100 000 demandeurs d'asile, ça a été plus en 2019, c'est à peu près ça en 2020.
Je montre ça d'ailleurs parce que c'est un
petit carnet du gouvernement,
il
est là, il
y a
tous les chiffres dessus et chacun peut y accéder.
Tout à fait. Et les chiffres que je donne sont exacts. Il y a 30 000 demandes à peu près acceptées, 70 % qui sont refusées. Les décisions d'expulsion ne sont appliquées qu'à 15 %. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les demandes d'asile, c'est une voie détournée de l'immigration. Qu'est-ce que je propose ? Qui est évident ? Vous savez pourquoi ? Enfin, juste pour expliquer
les choses aux
gens qui
nous
regardent. Les pays d'origine ne veulent pas reprendre
ces gens. Oui, mais on les
aide financièrement. Donc, maintenant, ça suffit.
Très bien, mais soyez concrets. Dites-moi comment
vous faites. Les pays qui refusent, on ne les aide plus. Nos soldats meurent au Mali et le Mali refuse de reprendre les clandestins. Non, mais attendez, il
y
a un moment où
il
faut que la France se fasse respecter aussi, il
y a
un moment. L'Allemagne, il y a eu un rapport qui vient de sortir, Figaro d'avant-hier, très clair. La France est le pays qui expulse le moins les refus de demandes d'asile. La demande d'asile est devenue une forme d'immigration. Il faut arrêter. Le pays ne peut plus tenir avec cette
marée d'immigration. Vous
faites quoi pour les étudiants ? Par exemple, en 2020, il y a 72 000
étudiants étrangers. On peut réduire de moitié. On
peut réduire de moitié avec des examens, le paiement plus cher des droits des étudiants, comme en Angleterre, comme aux États-Unis, comme au Canada. Pourquoi un étudiant américain qui va aux États-Unis, un Français, va payer cher ? Et pourquoi en France, c'est quasiment gratuit pour les étrangers, alors que nos élèves, nos enfants, n'ont pas de place dans les universités et doivent étudier par terre
?
Donc, il
y a
un moment, il faut arrêter. Et encore le faire sans excès. Moi, je n
'ai
jamais dit qu'on ne serait à immigration zéro.
C
'était ma grande différence avec Marine Le Pen en 2017. Je disais qu'il fallait revenir déjà au flux d'immigration sous Chirac, c'est-à-dire moins de 100 000 par an et puis peut-être descendre à 50 000. Voilà. Il faut de la raison, du bon sens. Et les Français attendent du bon sens. Et on fera comment ? Par référendum. Par référendum. Ce sont les Français qui voteront sur l'immigration. Car c'est la première, c'est un des premiers sujets sur lesquels les Français n'ont jamais donné leur avis. C'est extravagant. Jamais les Français n'ont voté sur l'immigration. Marine Le Pen propose un grand référendum.
Oui, elle a raison là-dessus.
Vous en êtes où ? Alors, juste pour clarifier les choses, vous en êtes où de vos relations ? Alors, Éric Zemmour,
vous
nous
avez dit c'est
un ami, politiquement,
on
verra bien. On s'en fout, on reprend notre expression. Pardon, non. Vous avez présenté un ticket avec Marine Le Pen au cours
de la dernière élection présidentielle. Comme M.
Bertrand a
soutenu M.
Macron, Mme Pécresse a soutenu
M. Macron. Non, ce n'est pas la même chose. C'est un ticket.
Vous deviez être son Premier ministre. Oui, en tout cas, M. Philippe est devenu Premier ministre. Il était LR, je crois. Oui, mais il n
'y a
pas eu un ticket
qui est
présenté aux Français, Nicolas Dupont. En
tout
cas, ils les ont soutenus tous. Non, mais ce que je veux... Si je vous réponds ça, pourquoi je vous réponds ça
? C
'est parce que j'assume tout à fait mon choix de 2017. Et quand on voit comment a gouverné Emmanuel Macron, il y a beaucoup de gens qui, aujourd'hui, dans la rue, quand ils me croisent, me disent que vous aviez bien raison. En revanche, en revanche, ce n
'est
pas parce qu'au second tour, j'ai fait un choix
que
je ne suis pas libre de présenter au premier tour comme Xavier Bertrand le fait alors qu'il a soutenu Macron.
Un
choix politique, gaulliste, républicain, patriote. Parce que je pense que les Français battront Macron avec quelqu'un
de
rupture raisonnable. Voilà. Et sérieuse. Et voilà pourquoi je me présente.
Est-ce que vous
êtes devenu raisonnable ou est-ce que vous l'avez toujours été
? Oui, j
'ai toujours été, je pense. La preuve, c'est que j'ai quand même été réélu maire d'une ville de banlieue difficile à 80% des voix à trois reprises avec le record de France. Donc je crois avoir bien géré ma ville. Je l'ai sauvé de la faillite. Je suis quelqu'un de raisonnable mais en revanche, je veux un changement de cap radical parce qu
'on
ne peut plus continuer avec l'immigration, les délocalisations, l'appauvrissement des Français, la non-récompense du travail et le manque de lits d'hôpitaux. Voilà, c'est tout
simple. Nicolas Dupont-Aignan, juste avant de clore cette... On écoute Marine Le Pen parce qu'elle a une idée de ce qui se joue en avril prochain.
En
2022, cette élection présidentielle,
ce
ne sera pas seulement un choix de société comme ont pu l'être les précédents scrutins.
Ce
sera un choix de civilisation, un choix de vie et d'avenir pour nos enfants,
un
choix de sécurité et de puissance pour notre pays,
un
choix de liberté et d'indépendance.
en
avril 2022, ce sera davantage qu'un vote,
un
choix historique.
Qu
'est-ce que vous comprenez dans ce choix de civilisation ?
Est
-ce que vous la connaissez bien
?
choix de civilisation ? Ben, vous lui demanderez. Moi, je crois que 2022, c'est un des dernières élections
qui
va permettre
de
sauver le pays. Et donc,
je... Alors, justement, c'est parfait parce que
je voudrais montrer votre affiche à nos téléspectateurs,
à votre slogan. Vous ne laissez pas
répondre. Mais si, au contraire. Au contraire, je mets l'appui de vos propos cette affiche qu'on va montrer. Sauvons la France. C'est donc votre slogan, cette affiche. Pardonnez-moi de vous avoir interrompu mais parce que vous commenciez à en parler. Expliquez-nous, vous allez sauver de qui ? Sauver la France de qui ? Sauver
la France du déclassement total, du déclin total qui fait qu'on ne reconnaît plus notre pays, que les Français s'appauvrissent tous les jours, qu'ils se divisent parce que quand un pays s'appauvrit, on se déchire. Et la France que j'aime, une France grande, forte, juste, libre, eh bien, ce n'est plus le visage de la France aujourd'hui. Et ce que je vous disais quand je commençais mon propos, que vous allez me laisser terminer, c'est que 2022, je crois que c'est vraiment le dernier moment où on peut encore redresser le pays. Et ce que je ne voudrais pas, c'est que les Français se laissent une fois de plus se, comment dire, enfumés comme disent les jeunes ou du moins par le magicien Macron.
Parce qu'on le voit très bien avec la crise Covid, le carnet de chèques ouvert, il faudra bien payer tout ça. Il est en train d'anesthésier les Français. Et je veux dire aux Français que 2022, oui, c'est un choix fondamental. Mais il ne suffit pas de dire civilisation, historique, liberté, tous ces grands mots. Les Français, vous savez, j'étais deux jours là en Occitanie, ils en ont ras-le-bol des grands mots. En revanche, je veux leur dire, un, si vous voulez vous sauver
et
si on veut sauver la France, vous devez voter. Parce qu'il y a eu 16 millions d'électeurs au régional, 16 millions. Et il y a 47 millions d'électeurs. Et si les 20 millions d'électeurs écoeurés par la politique ne vont pas voter, alors le pays est foutu. Donc j'ai envie de dire aux Français deux choses. Un,
c
'est à vous de sauver la France, pas moi tout seul. Moi, je ne
vais
pas pouvoir la sauver seule, pas du tout. Et ni Marine Le Pen, ni Zemmour, ni Montebourg, ni Bertrand, ni Macron même. Donc, est-ce que France fait ? Vous allez à un moment, vous secouer un peu parce que vous râlez tout le temps, vous allez sur les ronds-points et vous aviez raison sur les gilets jaunes. Vous manifestez, vous n'êtes pas content et vous avez raison parce que vous souffrez. Mais la seule manière de changer les choses, c'est de voter. Et ensuite, de voter pour qui ? De voter pour quelqu'un de sérieux. Parce qu'on a quand même élu quelqu'un, Emmanuel Macron en 2017, sur une tornade magique, une image. Il n'y avait pas de programme, il n'y
avait
que des promesses vagues, qu'il était jeune, sympathique, etc.
Et puis, on a
vu le résultat. Oui, mais vous avez été
battu, Nicolas Dupont-Aignan.
Mais il y a des possibilités, il
y a
une nouvelle élection. Et moi, je dis aux Français, maintenant, vous avez compris, quand on se fait avoir... Mais
vous... Alors, justement, pardonnez-moi, excusez-moi, je vous pose quand même une question. Non, s'il vous plaît, pas le
couplet des médias, Nicolas Dupont-Aignan.
Vous êtes là
pendant une heure, on a l'occasion de parler du
fond. Justement, arrêtons ça, on perd du temps.
On perd du
temps.
Justement,
vous parlez des grands mots. Oui, mais j'aimerais vous poser des
questions
sur les solutions que je propose. Non, c'est moi qui pose des questions, ici, Nicolas
Dupont-Aignan. Ou que d'autres proposent. Nicolas Dupont-Aignan, vous dites les grands mots, mais les Français, ils ont eu le chômage partiel qui leur a permis de continuer à avoir de l'argent et aux entreprises de continuer de travailler. Il y a eu, qui a été critiqué par certains, d'ailleurs, mais il y a eu les prêts garantis par l'État qui ont permis aux entreprises de subsister. Mais heureusement... Ça, ce ne sont pas des grands mots,
ça, c'est du
concret. Ça,
c
'est du concret.
Et
je l
'ai
toujours dit. En revanche, aujourd'hui, nos PME, si on parle emploi, concret, ce qui va se passer dans un an, nos PME sont devant un mur de dettes
et
je propose, mais concret, je l'ai dit depuis six mois, il y a urgence à faire comme en Allemagne où ils ont transformé les dettes des entreprises en fonds propres et en prêts à 25 ans, au très long terme. Ça dépend des... C'est urgent, nos entreprises, nos PME sont en train de crever. Et qui va s'en sortir ? Attendez, non, non, non, soyons précis. Qui va s'en sortir de la crise Covid ? Les grandes entreprises multinationales du numérique. Et nos PME sont devant un mur de dettes. Je propose une solution. Quand je dis qu'il faut, par exemple, diviser par deux l'impôt sur les sociétés pour les bénéfices qui réinvestissent en France plutôt que les dividendes ou d'investir à
l
'étranger, c'est concret. Quand je dis que les commandes publiques, 75% des commandes publiques doivent aller à des entreprises françaises, c'est concret.
Alors justement, pour être concret, une autre de vos propositions, Nicolas Dupont-Aignan... Je crois que les Français veulent
savoir et c
'est
l'intérêt de cette émission. Bien sûr. Mais j'en
parle. Vous parlez du pouvoir d'achat... Excusez-moi, s'il vous plaît, Nicolas Dupont-Aignan. ...et l'emplacement,
ça ne changera pas grand-chose. Vous parlez du pouvoir d'achat. Donc Anne Hidalgo, elle veut doubler le salaire des enseignants. Je précise ceux qui sont en contact avec les enfants. Valérie Pécresse, elle propose une augmentation générale des salaires nets de 10% jusqu'à 2,2 fois le SMIC. Arnaud Montebourg qui demande une hausse du SMIC de moins 10%. Vous, comme Valérie Pécresse, vous demandez une augmentation de 10% du salaire, j'ai bien lu vos propositions, en baissant les charges salariales. Alors,
je l
'ai
demandé en 2017.
Donc je
me réjouis, ça prouve que je suis assez... Je me réjouis que Valérie Pécresse reprenne ma proposition. Premier point. Je l'ai un peu ajusté pour 2022.
En
la baissant un peu à 8%.
En tout cas, sur votre
site pour 2022, c
'est
toujours marqué 10. Donc
il faudra le corriger.
On le corrigera. Mais parce que j'affine les propositions. Note, en vérité, je veux qu'il y
ait
un mois supplémentaire, un 13e mois pour chaque Français. Pourquoi j'ai mis à 8% ? Parce que je veux le mettre jusqu'à 3 ou 4 fois le SMIC. Un peu plus que Valérie Pécresse. Et comment on le finance ? Parce qu'on peut promettre tous des augmentations. Si on ne finance pas derrière, c'est vraiment se moquer des gens. Donc, j'ai calculé 25 milliards d'euros entre 25 et 30. Il faut, pour cela, faire des économies ailleurs. Et je sors un livre au mois d'octobre sur les 100 milliards d'économies qu'on peut faire en France. L'argent qui est gaspillé. Le scandale des fausses cartes vitales.
Tous
les rapports parlementaires. Là, c'est des rapports parlementaires. Ce n
'est
pas moi qui invente. Des rapports parlementaires. J'ai sorti tous les rapports parlementaires. J'ai
tous
relu. Nous aussi. Et on arrive à des chiffres hallucinants. Je peux vous donner les chiffres
? Oui, lisez-les.
Entre
34 000 et 5 millions. Personne ne sait le dire. Exactement. Oui, mais ça part de 34 000,
Nicolas Dupont-Aignan. Tout
le monde sait,
c
'est complètement pipo. Mais pourquoi ce serait plus pipo
que 5 millions ? C'est
dans les rapports
que vous décrivez à l'instant. Les rapports
parlementaires. Vous les relirez. Vous lirez mon livre. Vous aurez tout. J'ai même mis des QR codes pour que vous puissiez revenir aux rapports parlementaires parce que sinon, on nous accuse toujours de... C'est un dossier, les fausses cartes vitales, où l'État, ce qui est quand même incroyable, et je peux vous dire, j'ai étudié le dossier pendant des mois, l'État cache un des plus gros hold-up du siècle. C'est-à-dire que l'État nous dit vous retraitez, ça va être dur, il va falloir faire une réforme des retraites, on ne
la
fait pas maintenant, mais on la fera après les élections. En gros, c'est ce que dit Macron. Pour 5 milliards d'euros, mais il y a 15 milliards d'euros qui s'évaporent parce que l'État est incapable de contrôler les cartes vitales. Je propose des cartes vitales biométriques et je propose qu'on change toutes les cartes vitales
en
plusieurs années et qui seront remises par les sous-préfectures
pour
qu'il n
'y
ait pas de fraude. C'est une source d'économie considérable et je pense qu'on peut récompenser le travail parce que le vrai problème de la France, c'est que le travail n'est pas récompensé. Quand on bosse dur et qu'on touche le SMIC,
vous savez combien il y a le SMIC ? Vous
passez d'une chose à l
'autre.
Bah si, parce
qu'excusé-moi, augmenter les salaires, c'est récompenser le travail. Oui,
oui, mais c'est
fondamental.
Je voudrais revenir sur une chose que vous venez de dire. Vous dites Emmanuel Macron, bon, il fera sans doute la réforme après l
'élection. Il ne fera pas parce qu'il ne
sera pas réélu.
Et
on fera tout pour qu
'il
ne
sera
pas réélu. Vous, vous faites
quoi ? Vous
faites une réforme ? Il n
'y a
pas besoin de réforme des retraites.
Il
n
'y a
pas besoin. Il faut... Quel est l'intérêt, s'il
n
'y
a
pas d'emploi, de faire une réforme des retraites
? Au
lieu d'être retraité, vous allez au RSA
? Car
tout l'enjeu, c'est de créer de l'emploi. Et c'est le deuxième versant de mon programme économique.
D
'un côté, on récompense le travail en faisant des économies sur l'assistanat. De l'autre, on relocalise un million d'emplois. Parce que si vous relocalisez le million d'emplois perdu depuis 10 ans, il n
'y a
pas de problème de financement des retraites. Puisque vous parlez
d'un million d'emplois...
Le problème de fonds des retraites, et vous le savez très bien, ce n
'est
pas un problème de dépense, c'est un problème de recette. À mesure qu'on délocalise, il y a moins de recettes pour les retraites. Et on nous reparle à chaque fois d'une nouvelle réforme. Les retraités ont été les grandes victimes d'Emmanuel Macron. Ils ont payé très cher,
très cher la rousse en
LACSG. Il ne faut surtout pas leur remettre sur le dos quelque chose. Vous parlez de
relocaliser
un million d'emplois. Il y a, au moment où nous nous parlons, un million d'emplois qui ne trouvent pas prenant en
place.
Et c'est vrai. C'est un drame. En gros, si j'ajoute votre million d'emplois sans que c'est deux, oui, ce n
'est
pas la même chose. Ce ne
sont
pas bientôt les
mêmes emplois.
Bien
sûr. Mais comment vous faites déjà pour pouvoir cela
?
Alors, il y a deux problèmes. Le problème des emplois que je relocalise, on a souvent des personnes qui sont formées pour. Et comme, justement, ils ont délocalisé, ils n'ont plus la formation. Je vous parle des autres. Je vais vous parler des autres. On revient à ce que je vous disais il
y a
un instant, c'est l'augmentation des salaires.
Quand,
pour quelqu'un,
le
fait d'aller travailler,
de
se lever le matin ne permet pas de gagner tellement plus que de bénéficier des aides. Emmanuel Macron dit la même chose que vous. Vous savez. Mais parce que c'est un constat partagé dans toute la France. Donc, tous les chefs d'entreprise, d'ailleurs, le disent eux-mêmes, la différence entre le salaire brut qu'ils
versent et
le salaire net est beaucoup trop importante. C'est-à-dire que les gens qui vont travailler, le chef d'entreprise a l'impression de donner un bon salaire,
mais
le salarié reçoit peu parce que les prélèvements sociaux sont devenus déments. Et ils sont devenus déments parce qu'on finance l'immigration, parce qu'on finance l'Union européenne, parce qu'on finance des cartes vitales frauduleuses. C'est absolument incroyable ce qui se passe. Donc, il faut bien remettre de l'ordre dans notre budget pour récompenser ceux qui bossent et leur donner la possibilité de travailler. Si vous augmentez les salaires, vous allez trouver des gens qui auront envie de travailler. Il y a 6 millions de chômeurs en France.
Donc, 10% jusqu'à plus de 3 fois le SMIC. Alors,
il
faudra ajuster en fonction des chiffres. Et je vais aller plus loin
puisque
je suis en train de peaufiner le programme. Je pense même qu'il faudra augmenter les salaires à mesure des économies réellement réalisées. Parce que sinon, c'est trop facile. On se présente aux élections. Alors, Hidalgo dit on double le salaire des profs. Madame Pécresse ou moi, je dis on augmente de 10% comme ça. Non. On augmente à mesure qu'on mettra
fin
au gaspillage scandaleux
des prélèvements sociaux. Vous venez en reparler cette proposition de doubler le salaire des profs. Vous en pensez quoi ? Je précise, alors, Anne Hidalgo, lorsqu'elle dit ça, met en avant la comparaison avec l'Allemagne ou encore les Pays-Bas, nos voisins, qui effectivement, et là aussi nous l'avons vérifié, paient deux fois plus à leurs enseignants. Et en Allemagne, même pour être complet, je crois qu'ils bossent 100 heures de moins que nos enseignants français. Vous en pensez quoi de doubler ce salaire ?
Je suis suffisamment opposé à Mme Hidalgo sur sa gestion de Paris et la catastrophe qu
'est
sa ville pour dire que c'est une bonne idée à condition de faire des économies ailleurs.
Il
y
a
un énorme problème d'éducation nationale,
d
'instruction publique. Je veux rétablir le bac, un vrai bac,
parce
qu'entre nous, en ce moment, c'est une catastrophe de tout. l'inégalité qu'il va y avoir sur le bac est extrêmement déstabilisant pour les enseignants et les élèves. C'est une parenthèse. Deuxième point, il faut augmenter le nombre d'heures de français pour l'apprentissage de la langue. Vous vérifierez, le nombre d'heures de français en 30 ans a chuté considérablement, d'apprentissage. Et le troisièmement, il faut rétablir l'autorité dans les classes, c'est-à-dire exclure les élèves qui terrorisent leur classe.
Et
enfin, il faut motiver les profs car vous savez que les concours de recrutement des profs se recrutent à des niveaux extrêmement bas. Et si vous recrutez un prof
pas
haut niveau, eh bien, il y a 40 générations qui vont le... 40 années de mauvaises enseignants. Donc,
augmenter les enseignants ou une autre... Il faut
absolument augmenter le salaire des enseignants. Vous avez un chiffre en tête ou pas ? Je n
'ai
pas un chiffre en tête. Je vais vous dire pourquoi. Parce que je ne suis pas du côté du gouvernement. Je n'ai pas accès au coût réel d'une augmentation. Le ministre a dit que ça serait une somme extravagante. Lui, prenant en compte l'ensemble des
personnels
de l'éducation. Il faut le chiffrer. Il faudra y arriver pour que nos enseignants deviennent les hussards de la République, c'est-à-dire soient respectés aussi et puissent vivre de leur travail. Mais ça ne servira à rien,
je
le dis, d'augmenter le salaire des enseignants si parallèlement on ne change pas le fonctionnement de l'école, notamment sur la discipline à l'école, notamment sur le fonctionnement de
l'éducation
nationale. Nicolas Dupont-Aignan, vous parlez d'augmenter les salaires. L'État, c'est le premier employeur de France. Est-ce que vous, président de
la
République, vous augmentez l'ensemble des
fonctionnaires ?
On
ne peut pas augmenter l'ensemble des fonctionnaires, mais en revanche, puisqu'il
y a
des inégalités, et vous savez que les enseignants sont moins bien payés que des fonctionnaires à même catégorie, etc. Mais en revanche, il faut au moins rétablir l'indexation sur l'inflation, car vous savez que ça fait des années que chaque gouvernement pourrait faire des petites économies, n'indexe pas l'indice de la fonction publique sur l'inflation. Ça, il faut le rétablir comme sur les retraités.
En
revanche, il y a des réformes à faire en matière de fonctionnaires. C'est-à-dire qu'il
y
a des endroits où on peut, grâce au numérique, faire des économies et redéployer vers la sécurité, la sécurité, gendarmes, policiers, notamment dans le monde rural pour les gendarmes, redéployer sur la santé qui est absolument vitale. Et dans mon plan d'économie de 100 milliards d'un côté,
il
y a toute une partie pour développer le service public, le réformer. Nicolas Dupont. Et vous allez voir, le bouquin, je ne
vais
pas faire de la pub, mais il va être très précis sur comment on peut s'en sortir. On peut s'en sortir. Il y
a
des pays qui arrivent. Et ce n
'est
pas une question de grande polémique.
C
'est
très concret. Une question précise. Les chasseurs ont manifesté hier cinq grands cortèges en France. Est-ce que vous avez fait le déplacement dans un cortège ?
Non.
Est-ce que c'est une catégorie d'électeurs, parce qu
'il
faut dire les choses franchement, que vous convoitez ? Mais je
n
'ai
jamais fonctionné comme ça. Voilà. C'est mon défaut. J'ai trop de respect pour les Français pour aller faire la pêche ou la chasse aux voies de manière, comment dire
?
Voilà, un peu excessive.
Vous
avez vu vos camarades hier ?
Oui, j'ai vu. Mais je vais vous dire... Vous êtes pro-chasse, vous ? C'est la vieille politique.
Ni
pro-chasse, ni anti-chasse. Je pense que
les chasses... Pardonnez-moi aussi. Mais non, Nicolas Dupont-Nir. Non, alors,
je vais préciser quelque chose.
Je ne sais pas si votre site est un
jour sur cette question, mais il y a tout un chapitre qui est consacré au bien-être animal avec toute une série de propositions. J'ai lu ça tout à
l
'heure. Il n'y
a
rien sur la chasse.
Parce que je pense que la chasse est essentielle pour l'entretien des terroirs. Et contrairement à ce qu'on croit, je n'oppose pas les défenseurs des animaux et les chasseurs. S'il n
'y
avait pas les chasseurs dans le monde rural, ce serait une catastrophe environnementale. Donc je n'aime pas qu'on cible les chasseurs. En revanche, je pense qu'on doit gérer le problème de la chasse au niveau local. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Vous auriez pu dire en même temps ? Peut-être. Aujourd'hui, c'est géré comment ? Pourquoi ils protestent ? Les chasseurs, ils ont raison. Parce que c'est une directive européenne. Et j'ai toujours combattu ce système européen de directive. Imaginez qu'on a les mêmes directives pour le nord de l'Europe, le sud, avec une bureaucratie incroyable. Et à la fin, comme le gouvernement ne veut pas se mouiller, il renvoie sur le Conseil d'État.
Le Conseil d'État prend des décisions en fonction d'une directive européenne. Et ça fait 30 ans que ça dure. Donc je veux mettre fin aux directives européennes. Et ensuite, ce sont les préfets qui, avec les organisations de chasseurs et de protection de l'environnement, doivent trouver des compromis locaux. Mais je vais vous dire aussi ce qui me surprend, si je suis tout à fait franc avec vous, dans la vie française. C'est qu'on va parler, par exemple, de ces manifestations de chasseurs et on comprend qu'ils râlent. Mais le problème du monde rural aujourd'hui, qui est complètement abandonné, c'est qu'il y a des endroits où
il
n
'y a
toujours pas de téléphone. On ne peut pas téléphoner.
On ne
peut pas téléphoner.
Il
n
'y a
pas
de
couverture réseau.
Il n'y a pas
de couverture réseau. Il n'y
a
toujours pas de haut débit. Alors, j'étais il y a deux jours dans un coin d'Occitanie. On me dit, M. Dupont-Aignan, vous voyez, on nous rebat les oreilles avec le télétravail, avec les enseignants, les enfants qui, pendant le confinement, devaient envoyer leurs devoirs. On n'a pas de réseau téléphonique. C'est ça, l'état du monde
rural. Donc c'est-à-dire que
vous allez le développer
? J
'avais prévu en 2017 5 milliards
pour
faire un réseau public, car c'est complètement aberrant qu
'il
y
ait
4 opérateurs qui tirent 4 fils dans les zones urbaines et puis après, le privé utilise le réseau public. Et
il y a
concurrence sur les abonnements. Mais il faut un réseau public pour que le monde rural soit connecté parce que c'est l'avenir. Avec le Covid, on a vu le...
Vous
n'imaginez pas le nombre de Français qui veulent repartir vivre à la campagne ? Peut-être que je l'imagine. Bon. Alors peut-être que d'autres ne l'imaginent pas. En tout cas, je peux vous dire que c'est considérable. Il
n'y
a plus une maison à vendre dans quantité de territoires ruraux. Et qu'est-ce qu'on fait pendant ce temps-là ? On ferme les lits des petits hôpitaux, on ferme des classes, on n'investit pas suffisamment dans le haut débit, donc ils ne peuvent pas avoir télétravail. Et en plus, il
y a
une politique d'urbanisme débile qui fait qu'on n'autorise pas les villages à croître pour pouvoir accueillir des nouveaux... Parce que les Français, ils veulent vivre au contact de la nation. Ce n
'est
pas les bobos des villes. Est-ce que depuis
notre dernière entrevue, vous vous êtes fait vacciner
?
Ça ne vous regarde pas. Non, ça ne vous regarde pas. Mais alors pourquoi ? Et c
'est
ça que je voudrais savoir.
Parce qu'il y a un
secret
médical. Un homme qui est candidat
à
l
'élection présidentielle, votre parole
compte, des gens vous écoutent, voteront peut-être
pour vous. Il y a un secret médical, je l'ai défendu. Je pense que le vaccin doit être réservé aux personnes à risque. Je me bats contre la vaccination des jeunes que je trouve absolument scandaleuses
et dangereuses. Vous parlez de quel
tronche d'âge
? Je pense au-dessus de 12 ans, de 12-17 ans. Le comité de vaccinologie anglais a indiqué sa crainte et a recommandé au gouvernement de ne pas ouvrir la vaccination des jeunes. En tout cas, chez nous, les autorités de santé l'ont autorisé. Et oui, et je le conteste gravement. Je pense que le vaccin est une bonne chose pour les
personnalistes. Il a
sauvé des vies. Excusez-moi, je finis. Il
a sauvé des vies Vous vantez le patriotisme Nicolas
Dupont-Aignan les décisions françaises. Et là, il s'agit d'une décision de scientifiques
français. Vous nous dites que celle d'Angleterre est mieux.
Attendez, le patriotisme, ce n
'est
pas être un bourrin et à dire tout ce que fait la France, c'est bien. Le patriotisme, c'est regarder ce qui se passe et c'est vouloir le meilleur pour son pays.
Et
j'aimerais que mon pays, et je l'ai suffisamment dit dans cette crise Covid, ait un peu de bon sens. La vaccination à bon escient avec son médecin et pas de dogmatisme vaccinal pour les jeunes. Si en revanche, un jeune, attention, a une comorbidité, est obèse, etc., je recommanderais comme les médecins le font avec du bon sens. Je crois que dans cette crise, on a manqué de bon sens et je tiens au secret médical, je tiens à la liberté de circulation, je pense qu'on peut lutter contre le Covid et enfin on s'en va s'en sortir, j'espère, avec des lits d'hôpitaux.
J
'ai amené un truc
qui
est effrayant, qui est dans le canal enchaîné, qui n
'est
pas un journal qui n
'est
pas sérieux. Parce que personne ne le dit. On parle du Covid, je voyais tout à l'heure, vous parliez à juste titre des lits d'hospitalité de réanimation. Et parce que j'ai les mêmes échos.
Aujourd
'hui, les salles d'opération en France
sont
en pénurie de personnel. À la Croix-Saint-Simon, 12 blocs d'opérations ouverts sur 18. À l'hôpital Cochin, 60% d'opérations déprogrammées. À la Pitié-Salle-Pétrière, la moitié des lits sont à l'arrêt en chirurgie pédiatrique.
Est
-ce que vous réalisez que dans notre pays aujourd'hui, parce que depuis 20 ans on supprime des lits, parce que Olivier Véran continue à supprimer des lits,
notre pays est à l'arrêt.
Comment ça, il continue à supprimer
des lits ?
Continuer, oui. La fusion de l'hôpital pour créer le grand hôpital à Saint-Ouen, il va y avoir 20% de lits en moins. En Essonne, on supprime des lits. Dans toute la France, on supprime des lits.
C
'est le scandale incroyable. Alors, on parle du Covid, mais vous avez dit, là, on est à sec de personnel. J'ai dû déprogrammer 60% de mes patients, sachant que certains reviennent avec des pathologies très avancées. Donc, on ne parle que du Covid et pas du cancer. Vous ne nous expliquez pas pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'il n
'y a
pas de personnel et parce que le gouvernement a licencié le 15 septembre des milliers de soignants
qui
n'étaient pas vaccinés.
Ce
qui est aberrant. Alors, personne n
'a
licencié. Il y
a
des gens qui sont suspendus.
Suspendus,
ça veut dire qu
'ils
ne peuvent plus travailler.
Oui, mais c'est une différence fondamentale, Nicolas Dupont.
Écoutez, excusez
-moi, quand vous êtes suspendus, vous n
'avez
plus de salaire. J'ai rencontré hier dans ma ville, hier soir, une infirmière qui est chez elle sans salaire et au même moment à l'hôpital, on n'ouvre pas un bloc opératoire parce qu'elle n'est plus là. Avouez qu'il y
a
quand même un truc.
3
000, 3 000, 3 000, les
chiffres du ministère de la Santé, 3 000 soignants suspendus sur 2 700 000 soignants en France.
Bien
plus.
D'où vous tenez ces chiffres ? Dites
-nous combien et d'où vous les tenez, s'il vous
plaît. Je n'ai
pas le chiffre exact, mais je suis certain que le ministre ment, comme il a l'habitude de mentir.
Et
je le dis droit dans les yeux. Il n
'y a
plus de 3 000 suspendus ou alors le gouvernement renonce au pass sanitaire parce qu
'il
sait très bien qu'il ne peut pas faire fonctionner les hôpitaux sans le personnel soignant. Mais il
n
'y
a
pas que cette affaire-là. Il y a le problème des recrutements, il y
a
le problème des infirmières qui arrêtent leur métier.
On
forme des infirmières dans notre pays
et
on en forme avec de grandes qualités
et
puis au bout de 10 ans, 5 ans, elles arrêtentent. Le fonctionnement de l'hôpital public doit être entièrement revu.
C
'est
vraiment vital. Il nous reste 2 minutes. Vu que vous parliez de développement numérique, de nouvelles technologies, je voudrais vous entendre au sujet de cette affaire qu'on a du mal à qualifier, le hashtag anti-2010 où des enfants étaient pris
à
partie
parce
qu'ils sont nés cette année-là. C'est abominable.
Alors
TikTok, le réseau social,
a fini par
supprimer ce hashtag. On a vu un message de Jean-Michel Blanquer qui a lancé lui-même un autre hashtag, bienvenue2010.
Comment
on fait concrètement ?
Je ne
sais
pas. Ce
n'est
pas parce que je suis candidat à
la
présidentielle que j'ai réponse à tout. Je suis un être humain comme les autres. Je ne sais pas.
Je
ne
peux
pas vous dire. Je trouve que c'est effrayant. Vous avez vu qu'en Chine, et je ne souhaite pas ça pour mon pays, le président chinois a dit que les enfants passaient trop de temps devant les écrans vidéo. Alors, les méthodes chinoises, ce ne
sont
pas les miennes. Mais je pense qu'il y a un vrai problème peut-être d'addiction. Il y a un... Je ne sais pas. Vous savez, comme toute innovation technologique, il y
a
un
moment...
Souvenez-vous, quand vous êtes plus jeune que moi, mais on disait que
les
enfants passaient trop de temps devant la télé. Puis à un moment, ils ont pu regarder la télévision. Il y a peut-être un effet de mode. Il y a aussi le rôle de l'école, le rôle des parents. On ne
peut
pas contraindre
plus. derrière... On ne peut pas contraindre plus ces réseaux.
Ces réseaux,
on
ne
peut
pas les contraindre plus en tant qu'État ?
Vous
savez, déjà, si on pouvait contraindre à évacuer le fameux darknet horrible, là, avec ces trucs pédophiles abominables, si on pouvait bien maîtriser ça, et là, on aurait besoin de taper du poing sur la table vis-à-vis des États-Unis. D'où l'importance d'une Europe numérique. D'où l'importance que la France investisse dans le numérique. On a un moteur de recherche français, Quant. Il a été obligé d'aller chercher des capitaux chinois. C'est quand même dingue. Donc, l'indépendance, vous savez que c'est mon dada, si je puis dire, l'indépendance nationale. On va redécouvrir qu'on doit être maître chez nous, fort,
et
qu'à ce moment-là, on pourra lutter et être plus efficace, peut-être,
pour nos concitoyens.
Merci
beaucoup.
Merci Nicolas Dupont
-Aignan d'avoir été
mon invité ce soir dans BFM TVS.
Nicolas Dupont-Aignan