60 ans après, «l'ange de Dien Bien Phu» témoigne
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« le premier jour je n'ai pas du tout le sentiment d'être bloqué à di bienfou »
- 0:30Fait
« la grosse attaque celle qu'on a appelé le début de la bataille des trois des cinq collines a commencé »
- 1:00Chiffre
« il y avait 40 lit pour les blessés et 15 lit dans la salle de réanimation »
- 3:00Fait
« une femme pour un blessé c'est plus de douceur plus d'attention plus de tendresse »
- 4:30Fait
« ça a été un sentiment épouvantable parce que ces pauvres hommes qui avaient déjà été blessé parfois le subissait une deuxième fois »
- 5:30Fait
« 60e anniversaire je voudrais bien que ça ne soit pas la fin que tout ne tombe pas dans l'oubli »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] le premier jour je n'ai pas du tout le sentiment d'être bloqué à di bienfou l'avion a eu un petit accident mais comme toutes les nuits des avions viennent chercher les blessés je pense que je repartirai la nuit suivante mais la nuit suivante la météo a empêché l'avion de venir et après c'est le terrain qui avait été trop abîmé et c'est le le soir du 30 que la grosse attaque celle qu'on a appelé le début de la bataille des trois des cinq collines a commencé et là ça a été des journées terribles avec des quantités de blessés un sentiment de fin du monde la nuit lors des bombardements les premiers jours je parais au plus pressé mais ensuite quand on s'est organisé docteur grovvin m'a donné la responsabilité des 40 plus gros blessés ceux qui était à l'antenne il y avait 40 lit pour les blessés et 15 lit dans la salle de réanimation et c'était là un autre infirmier qui s'occupait de la salle de réanimation et là je faisais ce que le docteur groua me demandait les piqûes les les pansements et tous les soins et on avait des blessés de l'abdomen avec des anuces artificiels il y avait aussi beaucoup d'amputé parce que les amputations étaient des opérations courtes et ça permettait de sauver plusieurs vies parfois c'était le drame du docteur grovin qui faisait le triage il fallait qu'il choisisse entre sauver un blessé ou en sauver C ou si mon R ô c'est d'abord celui d'une infirmière je fais les pansements et puis j'aide aussi à nourrir les blessés mais aussi il y avait le fait que je sois une femme c'était pas parce que c'était moi c'était parce qu'une femme pour un blessé c'est plus de douceur plus d'attention plus de tendresse et il y en avait un qui m'a dit un jour quand vous entrez dans mon abri mon moral remonte de 100 % et pour moi c'était énorme de penser que ma présence leur ét utile et bienfaisante ce qui marque le plus au début c'est le manque de place c'est dramatique de penser que des blessés n'ont pas pu être mis à l'abri et que les brancarders ont été obligés de les laisser sur le terre-plein à la porte de l'antenne parce que tous les espaces libres entre les lits des blessés et entre les brancards étaient déjà occupés et ça pour moi ça a été un sentiment épouvantable parce que ces pauvres hommes qui avaient déjà été blessé parfois le subissait une deuxième fois avant qu'on ait pu les mettre à pris lorsque j'étais à diet bienfou je ne m'imaginais pas du tout quelle serait la suite à quel point je enfin j'aurais une certaine popularité à cause de mon rôle à diè bienfou j'estimais que je n'avais fait que mon devoir ben il y a eu le la pression de des journalistes et des photographes qui a été assez pédible et puis après les choses se sont estompées j'ai repris mon travail de convoyeuse j'ai pu rencontrer à nouveau là où ilsaient été affectés en Algérie en particulier euh sur les les les rescapés de Dienne bienfou et pour moi c'était de revoir les vivants ça c'était quand même une aide psychologique 60e anniversaire je voudrais bien que ça ne soit pas la fin que tout ne tombe pas dans l'oubli et que ça se prolonge c'était lit Saar qui m'avait fait un devoir de témoigner et je l'ai fait de mon mieux et parce que vraiment l'héroïsme de ces hommes l'inégalité du combat c'est ça a été quelque chose de terrible et je suis pleine d'admiration pour ceux qui restaient dans ces abris souterrains sans savoir si un jour il serait [Musique] libéré
Jean-Pierre Bataille