Anne Hidalgo réagit face à l’alerte écologique | Archive INA
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Celle de l'alerte verte, c'est une archive présidentielle de 74 avec un candidat pas comme les autres.
Et vous savez ce qui va se passer ? Nous allons bientôt manquer de l'eau. Et c'est pourquoi je bois devant vous un verre d'eau précieuse, puisque avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera. A lundi, je vous dis au revoir et j'espère vous revoir pour vous expliquer notre projet global d'avenir. Merci mes amis.
René Dumont, le premier candidat écolo, qui n'a pas été pris au sérieux à l'époque, pas même par les grands partis de gauche.
Non, bien sûr. Mais moi j'avais 14 ans, je me souviens vraiment de cette scène. Alors on avait une télé noire et blanc, mais enfin je me souviens très très bien de cette scène. Et pour moi ça a été le début aussi d'une prise de conscience. Je ne suis pas rentrée, je ne suis pas devenue écolo, ou à ce moment-là je ne me suis pas intéressée aux formations vertes qui commençaient à exister dans le pays. Mais en revanche, il y avait du côté du PSU, du côté de cette deuxième gauche, beaucoup de femmes et d'hommes. Je pense aussi à Huguette Bouchardot, je pense d'une certaine façon à Michel Rocard aussi, qui portait déjà ces questions d'écologie. Alors ce n'était pas tellement sur l'eau.
C'est vrai que lui, René Dumont, a été le premier à le prendre sur cet angle-là. La gauche, y compris cette deuxième gauche, le prenait plutôt sous l'angle du développement. Et moi j'ai commencé à m'intéresser vraiment à ce moment-là aussi, à la politique et aux idées sociales, socialistes et écologistes. Mais ça a été pour moi vraiment une alerte, quelque chose qui, à ce moment-là, m'a ouvert vraiment sur cette question de l'écologie. Et je m'en souviens encore, j'avais 14 ans.
Anne Hidalgo