Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewRMC (sur YouTube)· 3 janvier 2024 22 min

L'intégrale de l'interview politique de Marie-Hélène Thoraval sur RMC

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

jusqu'où porter cette voix d'ailleurs je vous poserai la question dans un instant mais d'abord cette triste réalité qui vous poursuit 4è fois que vous êtes menacé de mort un jugement a d'ailleurs déjà été prononcé mais d'abord sur cette dernière menace de mort dont vous faites l'objet de quoi s'agit-il il s'agit d'une menace de mort donc la 4e comme vous l'avez précisé qui me laisse le choix de de ma mort soit une rafale de calashnikov ou la décapitation voilà les termes qui étaient utilisés donc j'ai porté plainte comme je l'ai fait sur les trois précédentes fois puis je voulais saluer aussi le travail qui a été celui de la police judiciaire puisque sur deux deux des menaces les auteurs ont été interpellés et je voulais vraiment saluer le travail qui avait été fait interpellé l'un a déjà été condamné l'autre est en attente de jugement l'un a été condamné à 8 mois de prison ferme il avait déjà il était bien connu des services il avait déjà eu des condamnations il était allé en prison il s'était converti en prison il était impliqué qui est dans des dans des alertes attentat et le second aussi était connu des des services de police et avait déjà eu trois condamnation déjà pour menace de mort et il sera lui jugé en février il est incarcéré en ce moment il est en détention provisoire et il y a eu un report de l'audience et l'audience s'opérera le 5 février prochain vous avez dit du premier qu'il s'était converti en prison si vous mentionner ça c'est que vous considérez que ça ça dit quelque chose du profil parce que je pense que ça pouvait dire quelque chose du profil au regard des événements de de crépool et de l'agression qui qui s'est opérée de Thomas qui a été assassiné notamment par des individus qui avaient des origines maghrébines vous pensez clairement que ça c'est vous dites les choses comme ça aujourd'hui je j'ai donné tous les détails et j'ai donné aussi ques quelles étaient les caractéristiques de la personne qui avait été interpellée et en prenant le parti en quelque sorte de la famille de Thomas qui d'ailleurs demande à ce que la mention de racisme soit considéré par par la justice qui n'est pas au moment où on se parle le cas de racisme antiblanc en prenant ce parti-là vous pensez que ça a fait de vous une menace enfin une cible pardon je pense que très probablement ça ça a pu jouer notamment dans dans la cible mais pas uniquement les condamnations qui ont donc déjà eu lieu celle-ci qui est en cours est-ce que quelqu'un a été identifié dans la toute dernière menace dont vous nous parliez j'ai porté plainte hier donc il faut laisser le temps à la police du Judici judiciaire pardon d'intervenir il faut savoir aussi lorsque ces menaces arrivent via les réseaux sociaux c'est nettement plus compliqué pour eux mais ils y arrivent mais il y arrive il remonte le fil comme ça a été prouvé en effet par ces deux la première condamnation et la deuxième arrestation marie-élène te Raval est-ce que vous avez peur aujourd'hui est-ce que ça a changé votre votre manière de dire les choses de de vivre votre quotidien est-ce que vous êtes protégé d'ailleurs euh je n'ai absolument pas peur je je l'ai dit à plusieurs reprise je ne regrette aucun de de mes propos et si c'était à refaire je referais la même chose ce que je n'avais pas supposé c'est que mes propos et un tel retentissement au niveau de la population et que je sois aussi soutenu donc c'est ce que j'ai pu constater c'est vrai que je me retrouve dans une situation à porter une parole mais ce n'était pas mon initiative de départ moi mon initiative elle était en tant que maire de dénoncer une situation que je constatais et de l'expliquer le plus clairement possible avec les mots aussi qu'il convient d'utiliser et je veux dire il faut pas il faut pas cacher la poussière sur le tapis il faut dire les choses comme elles le sont fautir les choses comme elles sont ça veut dire que d'un côté vous êtes menacé de l'autre vous dites être soutenu ça s'est manifesté comment ce soutien il est il est politique il est de la part de la population à la fois dans la drrome ailleurs il est très largement dans dans la population ça dépasse aussi très largement les périmètres du territoire qui est le mien il suffit de se reporter ne serait- que publications que je peux faire sur sur les réseaux sociaux enfin vous le voyez même au travers des publications que vous faites lorsque que je viens lorsque nous discute ensemble euh ces propos aussi ont été salués par le monde politique j'ai eu David lissnard hier soir au téléphone David Lisnard c'est le maire de Cann et c'est le le président de la de la représentation des maires de France oui tout à fait donc nous en sommes entretenus et je sais que la protection des des élus pour lui est une est un combat qu'il mène et il sait aussi nous défendre et faire en sorte que que le droit aussi et que les les possibilités qui sont les nôtres évoluent donc ça c'est c'est vraiment à saluer et puis j'ai reçu des des encouragements de tout bord il y a même des encouragements d'ancien maire que j'ai j'ai reçu d'ancien MRE communiste je voulais quand même le dire parce que finalement ils ont œuvré sur des villes et finalement sur des situations qu'on partage et des constats partagés le constat aussi de de l'échec de la politique de la ville qui a été mené jusqu'à présentf en est un un cruel constat le problème de la politique de de la ville la question aussi de tous les bords politiques je citais tout à l'heure le maire de grininy Philippe rioot qui est lui-même coliniste et qui régulièrement parle des des choses dont vous avez parlé de la question de la difficulté aussi de l'autorité vous faites partie de de celles qui ont voulu remettre la question de l'autorité au cœur de tout vous avez entendu les vers les vœux d'Emmanuel Macron il parle de l'autorité il dit il faut poursuiv le travail qu'il estime avoir déjà commencé d'autorité de service public comment vous avez réagi à ça vous qu'est-ce que vous envoyez sur le terrain euh j'en vois pas énormément de choses parce que aujourd'hui je trouve que l'autorité elle est mise à mal donc il s'agit pas de dire le président a fait ou n'a pas fait c'est-à-dire aujourd'hui ceux qui doivent exercer cette forme d'autorité ont-ils la possibilité de le faire sans être menacé je prends par exemple la situation qui est celle des enseignants est-il normal qu'un enseignant enfin se retrouve face à un parent mécontent et que on en vienne à la violence première question la seconde question sur l'autorité mais le sont faire déjà les autorités comme le sont la police nationale comme les la gendarmerie pour qu'il puisse faire œuvre d'autorité les laisse pas faire excusez-moi mais lorsqu'il s'agit d'un refus d'tempéré s'il faut qu'il commence à calculer avant de de se manifester sur un refus d'obtéré de savoir s'ils sont pas trop près ou trop loin ou ils vont pas se retrouver en garde à vue à l'issu de de cette intervellation comment voulez-vous qu'il travaill dans des conditions qui font que l'autorité est restaurée non donc déjà fais en S vous avez aussi des drames vous avez la mort de Naël bien sûr qui est devenu très emblématique qui est un refus de notre tempéré qui a très mal tourné vous estimez que c'est que c'est la faute de Nel parce qu'il ne s'est pas arrêté je ou est-ce que vous considérez que c'est la faute des des policiers comment vous voyez ces momentsl ces drames qui se jouent moi je ne vais pas aller juger de l'opportunité ou de de qualifier la situation qui s'est opérée pour pour Naël ce n'est pas mon rôle oui mais quand vous parlez la question du refus d'obtempéré je vous parle du refus situation évid il y en a des milliers par jour je veux dire c'est c'est le quotidien c'est même devenu un sport national non mais il faut arrêter ça ce n'est plus entendable donc laissons faire déjà à ceux qui sont en charge de la mise en œuvre de l'autorité sur le terrain et bien qu'il puisse le faire dans les meilleures conditions possibles et qu'ils ne soi pas inquiété de savoir s'ils vont se retrouver en garde à vue ou pas par rapport eu la question de la légitime défense des des policiers pour vous il faut qu'il y ait une présomption de légitime défense des policiers pour moi je pense que c'est important il faudrait une présemption aujourd'hui c'est une des positions une des propositions du RN mais vous la reprendriez à votre compte mais il y a pas de position du RN ou de je ne sais qui il y a des propositions de gens qui sont sur le terrain donc à chaque fois qu'on a une proposition s'il faut aller la cataloguer dans je ne sais quel parti on s'en sortira jamais et je vous dirais aussi que la population mais s contrefiche ce qu'on veut c'est des solutions et pour avoir ces solutions un plan d'action voilà ce serait quoi le plan d'action de marie-élèine taval alors marie-élène toraval n'est pas présidente de la République donc je pense que le Président de la République a fait ses vœux il a parlé de réarmement enfin moi je dis aussi que et bien on est à plus de 18 mois de de mandat donc le réarmement enfin il faut des soldats aussi lorsqu'on parle de réarmement je je trouve qu'il y a il y a un champ lexical qui qui est très proche de celui de la guerre donc pendant le covid le Président nous a dit que nous étions en guerre si nous sommes à nouveau en guerre alors à ce moment-là il faut véritablement un plan d'action et truc qu' a un décalage entre les les mots très le mot martial de réarmement et la réalité qui suit pas pour vous moi je n'ai pas de problématique avec les mots martiales ça ne me pose aucun problème euh ce qui me pose question je pe être pour être clair aujourd'hui c'est de savoir on fait quoi parce que nous on est sur le terrain enfin nous sommes sur les terrains nous sommes des maires euh la démocratie l'autorité la mise en œuvre des politique publique on les porte à bout de bras enfin mais jusqu'à quand je pose la question la question de la politique publique vous avez d'ailleurs rencontré Élisabeth borne olivier verrant est venu à la fois à crépul et à roman suriser après la la mort de Thomas ils vous ont promis que les choses changeraient Olivier verrand a d'ailleurs dit que en vous rencontrant en rencontrant les les habitants il avait conscience qu'on était passé au bord du drame est-ce que vous avez eu depuis d'autres contacts avec eux est-ce que vous avez l'impression que des politiques ont été mises en place que des choses vont changer alors la première chose je n'ai pas rencontré Madame le Premier ministre je me suis juste prise de de répondre à un ressenti lorsqu'elle a parlé de ressenti d'insécurité je vous vous êtes pas rencontré elle nous a jamais appelé il me semblait que ça non je je n'ai pas eu de contact avec Madame le vous a apprécié je l'aurais apprécié moi je je suis toujours prête à à contribuer et et à partager aussi des situations je pense que c'est le rôle aussi d'un élu d'un élu terrain tout simplement c'est son expression de sentiment d'insécurité qui vous avez fait réagir puisque vous avez dit il s'agit pas d'e d'un sentiment mais d'une réalité d'une réalité vécu Olivier verérrant Olivier verérrant il est venu sur notre territoire moi j'accueille toujours au même titre que les autres élus lorsque nous accueillons un ministre donc nous avons reçu Olivier verranf je pense que le jour où il est venu il a pu constater que nous n'étions pas dans dans une situation de fait divhiver comme certains l'auraient souhaité et nous avons essayé de lui dire que nous étions face à un fait de société je pense que c'est vraiment cela qu'il va falloir prendre en compte vous avez parlé dès le début de cet entretien d'une forme d'opposition vous au fond ayant pris le le parti le côté de la famille de Thomas vos ceux qui vous vous menace en tout cas considérant vous associant à elle et ce qui vous menac étant associé comme je reprends vos mots vous dites converti et vous faites le rapprochement avec une population d'origine maghrébine est-ce que véritablement pour vous aujourd'hui c'est une forme d'opposition entre deux populations entre deux morceaux de France alors il y a les origines mais je vais parler de la délinquence en général donc aujourd'hui on a un niveau de délinquence que je trouve extrêmement fort qui qui se manifeste sur sur au quotidien enfin dans dans des formes qui ne sont plus plus acceptables oui j'ai dit que certains que nous étions face à des dynasties de délinquents puisque certains étaient issus de parents délinquents et c'est vrai je veux dire moi je suis pas contredite sur ce sujet-là enfin quand je dis qu'il y a des problématiques de santé mentale je ne suis pas contredite sur ce sujet-là non plus quand je dis qu'il y a de la consommation de rôle et que des familles vivent du deal je ne suis pas contredit alors vousêtes pas contredit politique vousêtes pas contredit au niveau national en revanche localement et notamment des reporters qui ont rencontré des habitants du cartier de la monnaie qui est vraiment le quartier dont était originaire une partie de ceux qui sont arrivés dans ce drame de de Crépol eux ne sont pas d'accord avec les termes que vous employez je vrais juste qu'on les écoute on nous a caricaturé sur pas mal de choses alors que c'est loin d'être vrai le seul truc qui ressort c'est qu'on est tous des enfants de parents de droguers issus de la délinquence c'est inadmissible de dire ça sur des gens qui sont honnêtes qus ont travaillé toute leur vie détruit deux bâtiments de 15 étages ici elle aurait pu faire des parcs des infrastructures pour gamins avec des bancs pour que leur maman les surveill et tout elle a rien fait du tout elle a fait un terrain de boule mais le gamin de 15 ans qu'est-ce qu'il s'en fout de la péttinque il faut mettre des je sais pas moi un petit city stade un truc un terrain de foot des bares à tracction du sport pour qu' au moins déjà ça les occupe mais si vous vous cassez tout et vous enlevez tout et vous faites plus rien derrière les gamins ils ont ils ont plus rien à faire qu'est-ce que vous leur répondez qu'est-ce que vous répondez à Fred alors déjà la la première des choses je n'ai pas détruit de tour nous avons déconstruit une tour et j'ai continué aussi aussi et j'ai poursuivi euh notamment tout ce que nous faisions dans le cadre de la rénovation urbaine qui avait été initié par mon prédécesseur et c'est vrai que la notion de densité de population ou de concentration dans dans des tours n'était pas ce qui était plus le plus opportun pour contribuer au bienvvre donc nous avons fait exactement la même chose partout en France je voudrais dire aussi que lorsque nous déconstruisons un logement on ne reconstruit pas un pour un justement pour aérer ces quartiers voudrais rappeler aussi à ce monsieur que les personnes alors je n'ai jamais stigmatisé tout un quartier j'ai toujours précisé qu'il s'agissait d'une partie parce que je peux vous assurer que majoritairement dans ce quartier vous parlez à chaque fois d'une centaine de personnes oui d'une centaine de personnes cette centaine de personnes a tout mis en œuvre aussi pour brûler une école brûler une crèche brûler une maison de quartier et malgré tout cela et bien on continue à accompagner accompagner sur tout ce qui est réussite scolaire sur l'aide au devoirs sur la prévention on a un petit peu plus de de H éducateurs et des des médiateurs qui sont sur le terrain un city stade il y en a un deuxième point des aménagements pour les enfants ils n'ont pas trouvé mieux que de les brûler donc on peut pas dire qu'on ne fait rien mais à un moment donné si on veut que les choses fonctionnent il faut respecter aussi ce qui est fait et puis je dis aussi que il y a un temps pour aller à l'école il y a un temps aussi pour faire ses devoir il y a un temps pour travailler il y a un ensemble il y a un tissu associatif qui est extrêmement fourni et euh il y a tout à fait la possibilité de faire des pratiques sportives des pratiques des pratiques artistiques enfin je veux dire il y a une offre qui est là dans ces quartier en particulier là on parle du quartier de la monnaie mais partout en en France vous estimez vous faisiez partie de ceux qui ont dit assez rapidement après le drame de crpol que beaucoup d'argent vous parliez tout à l'heure de la politique de la ville il y a beaucoup d'argent qui a été mis dans tous ces quartiers vous considérez que ça n'a pas été mis au bon endroit ou alors que ça été gâché alors si alors si ça a été gâché je dis que ça ça nous n'avons vont pas les résultats escont donc ça veut dire que c'est pas une question d'argent c'est une question quoi d'autorité je pense qu'à un moment donné aussi il n'y aurait pas une catégorie de population qui n'aurait pas les mêmes les mêmes devoirs que que les autres quoi je vois pas pourquoi il faudrait mettre plus des éléments en terme d'animation ou de loisirs dans ce quartier que dans les autres quartiers moi je j'estime que quand je suis maire d'une ville et bien qu'un enfant soit d'un quartier de l'ouest de l'Est ou du Nord il doit avoir sa disposition les mêmes les les les les mêmes enfin les les mêmes possibilités et c'est le cas mais marie-élèine taval je vous repose la question vous avez l'air de de parler d'une France contre une autre il y a cette famille de de Thomas qui demande à ce que le caractère raciste de la mort de Thomas soit reconnu la justice ne le reconnaît pas pour l'instant au terme d'une enquête très fouillée où ils ont recueilli tous les témoignages ils considèrent que certes oui il y a des témoignages qui disent avoir entendu certains des habitants de la Monette dire on vient taper du blanc mais il y aurait eu aussi l'un des copains de Thomas qui aurait dit qu'il veut se faire du bououle pourquoi faudrait-il trancher alors je vais revenir sur le début de votre question qui était de dire est-ce qu'il y a une France qui est contre une autre France non pas du tout il y a seulement une frange de population des groupes qui refusent qui sont français mais qui refusent d'en d'en adopter les principes qui refusent dans d'en adopter les devoirs je vois pas pourquoi on devrait supporter cela quoi enfin à un moment donné soit on est français si ça vous convient ou ça vous convient pas mais si ça vous convient pas il faut surtout pas rester quoi enfin moi je j'en arrive là parce que pour aller créer des zones de non droit moi je ne vois pas qui peut accepter qui peut valider et qui peut donner caution sur des zones de non droit ça n'est pas possible ben je veux dire l'espace public il appartient à tout le monde s'agissant euh de de la mention que que vous faites don vous fait la question des témoignages comment distinguer les témoignages et comment distinguer ce qui relèverait du racisme de la BAGAR de l'opposition com bien justement ce qui relèverait je veux dire c'est c'est au juge de l'apprécier et pour l'apprécier je dis que tout simplement le fait de le retenir permettrait de l'apprécier permettrait de le discuterver et de l'objectiver tout simplement mais finalement ça a l'air d'être un un vilain gros mot de parler de racisme antiblanc mais non est-ce qu'à un moment donné de dire les choses mais il y a un tabou ben il faut arrêter avec les tabous parce queavevec des tabous c'est pas comme ça qu'on construit une société je suis désolé il faut mettre les choses sur la table tout simplement qu'allez-vous faire qu'allez-vous faire de cette parole dont vous estimez désormais être aussi la dépositaire ou une forme d'expression vous disiez tout à l'heure que David lissnard le maire de Cann qui est un maire UMP enfin LR vous avez vous-même été longtemps UMP puis vous êtes passé horizon Édouard Philippe non je je ne suis pas carté je suis euh aujourd'hui sans étiquette je suis sans étiquette h ça veut dire que vous n'avez vous n'avez pas adhéré formellement à un parti je ne suis pas UMP et horizon je ne suis pas carté euh comme on l'entend enfin je suis pas étiqueté ma horizon est-ce que vous vous sentez proche d'horizon moi je me sens proche de de tous les élus ou de tous les acteurs qui ont envie de faire avancer la société tout simplement enfin moi vous refusez vous ne voudriez pas qu'on vous mette dans une étiquette quel qu'elle soit ben déjà j' on ai absolument pas besoin c'est c'est la première chose moi j'ai pas besoin d'une étiquette pour exister après il y a des gens qui qui ont vraiment ce caractère militant je trouve ça formidable moi c'est pas vraiment dans ma nature donc euh je n'ai pas je ne ressens pas ce besoin vous ne s vous ne soutiendriez pas par exemple une candidature d'édard Philippe mais c'est pas un sujet moi je veux dire on n'est pas en période d'élection moi je suis en train et je suis face à vous pour traiter et m'expliquer ou venir discuter d'une situation sur lequel j'ai dénoncé une situation qui finalement est partagé et correspond au vécu d'une majorité de personnes alors vous dites vous dites il y a pas d'élections il va y en avoir quand même il va y avoir les élections européennes on sait que notamment du côté de LR ils ont engagé des discussions avec vous ils vous ont approché quand même j'étais approché et ça vous intéresse je donnerai ma réponse mais vous n'y êtes pas fermé je donnerai la réponse C personnes qui m'ont interrogé mais ça veut dire qu'éventuellement pouvoir porter au sein d'une liste le discours tel que vous l'avez ici ça peut vous intéresser je comprends que ça puisse intéresser des gens ce qui est différent mais vous personnellement à court terme pas forcément moi je ne suis candidate à rien aujourd'hui madame je me retrouve dans une situation où j'ai dénoncé des choses j'ai dit tout ha ce que des gens pensaient tout bas et finalement la répercussion qui s'est opéré je ne l'avais absolument pas envisagé aujourd'hui quand on me demande d'intervenir ou d'apprfondir sur des sujets je le fais bien volontiers avec vraiment un esprit de construction tout simplement vous n'êtes pas fermé mais vous n'y êtes pas favorable pour l'instant en tout cas vous ne l'avez pas cherché ah j'ai rien cherché non je peux vous l'assurer Marie-Hélène taval comment vous voyez justement les les mois qui viennent vous faites partie de ceux qui disent attention il y a des morceaux de France qui se détachent on connaît bien sûr la référence aussi de Jérôme fourker cette archipélisation de la France c'estàd une France qui serait des formes de morceaux qui cohabitent les uns avec les autres est-ce que on peut réconcilier euh tout le monde ou est-ce que vous êtes inquiète pour les mois qui viennent moi je me refuse de concentrer mon énergie sur de l'inquiétude je préfère me concentrer vraiment sur de la mise en œuvre sur de l'action moi j'attends beaucoup euh je veux dire on a un président de la République il y a un mandat qui a quand même commencé il y a quelques mois je dis qu'aujourd'hui euh il n'est plus temps de discuter aujourd'hui on on attend un plan d'action qui soit qui soit fort moi pour moi tout n'est pas perdu mais la reprise en main euh elle exige aussi bah peut-être d'affronter sa propre équipe d'affronter une majorité qui qui conduit une majorité relative hein qui qui n'est pas aisée à piloter ça ça j'en convient mais pour moi il faut des actions fortes qui vont peut-être en déranger certains enin mais on peut pas on ne peut pas continuer dans la demi-mesure et d'ailleurs euh vous disiez les élections mais il y a aussi éventuellement un remanement si on vous proposait de rentrer en gouvernement aujourd'hui est-ce que ça vous intéresserait le sujet n'est pas sur la table actuellement mais vous dites pas non le sujet n'est pas sur la table marie-élè toraval merci d'être venu faire le point ce matin en début d'année maire divers droite donc on a bien compris de romans

L'intégrale de l'interview politique de Marie-Hélène Thoraval sur RMC — Marie-hélène Thoraval · Pourquijevote