Mercosur : "Quelle hypocrisie de la part d'Emmanuel Macron" - V. Le Floc'h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Votre réaction quand vous avez entendu le président de la République dire qu'en réalité cet accord pouvait être plutôt positif.
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Qu'est-ce que vous répondez, pardonnez-moi, Véronique Lefloc avec le président qui bien sûr après avoir vu les quelques réactions des syndicats agricoles s'est dit bon peut-être que j'y suis allé un peu trop.
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous allez dire ? Est-ce que ça veut dire que dans les prochains jours, dans les prochaines semaines à nouveau, vous allez remonter sur les tracteurs, aller sur les routes, manifester votre mécontentement de manière forte comme vous le savez le faire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00V. Le Floc'hFait
« Cet accord, le président de la République, il en veut. »
- 3:00V. Le Floc'hFait
« Ils sont hyper compétitifs, ils ont de la productivité maximale, ils ont des étendues que nous n'avons pas. »
- 5:00V. Le Floc'hFait
« Cet accord, il se cumule avec d'autres accords. Avec celui de la Nouvelle-Zélande, avec celui du Canada, avec bientôt l'Inde, avec tous les accords que l'on signe et à chaque fois c'est l'agriculture qui est la variable d'ajustement. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio [musique] le grand matin weekend 6h10h, Maxime Liedo et elle a une ce matin sur Sud Radio. Il est 8h19. Il faut forcément parler de ses agriculteurs choqués des décisions du enfin des déclarations du président de la République depuis le Brésil.
Le président Emmanuel Macron s'est dit plutôt positif sur le mer caos sûr. Évidemment quelques semaines seulement après avoir pourtant affirmé au monde agricole sa ferme opposition à cet accord. Bonjour Véronique Lefloc.
Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, président de la coordination rurale. On a vu hein énormément de réactions de syndicats agricoles, notamment la FNSEA qui s'est dite folle d'orage.
Vous votre réaction ce matin ou votre réaction quand vous avez entendu le président de la République dire qu'en réalité cet accord pouvait être plutôt positif. Et ben écoutez, je m'excuse, je suis à la gare. En tout cas euh notre première réaction a été de dire "Mais quelle hypocrisie ! jusqu'au bout, on nous aura fait croire pendant 2 ans que tout serait fait, que cet accord ne passerait pas alors qu'il a continué à échanger, à discuter.
En fait, cet accord, le président de la République, il en veut. Cet accord, c'est faire passer l'agriculture dans des échanges alors que l'agriculture doit être exclue. Inclure l'agriculture dans les accords du mercur, c'est nous sacrifier.
Hm. C'est juste considérer que euh on peut se passer de notre alimentation, faire croire à tous les consommateurs que demain, on peut très bien avoir des clauses de sauvegarde, c'est-à-dire émettre un véto parce que elles ne satisferait pas euh à nos normes via des clauses miroir ou que notre marché serait fortement perturbé parce que l'entrée massive de ces produits plus 50 % de viande bovine, plus 55 % de viande de volaille entraîn la baisse de nos prix et bien ce sont ces pays qui se retourneront contre nous et qui nous feront payer quand même. Il faut il faut préciser Véronique le Floc même si pour vous c'est une évidence et même si beaucoup de nos auditeurs savent forcément un peu de quoi on parle quand on évoque le mercosour en réalité on parle de cet accord de libre échange entre une partie de l'Amérique du Sud et l'Europe avec le risque évidemment pour l'agriculture d'être envahi de viande d'opé aux hormones de poulet brésilien.
Je caricature volontairement mais c'est ça vous me confirmez la crainte. Ah ! Alors tout à fait euh euh leurs normes de production leur permettent d'utiliser des des activateurs de croissance, des hormones.
Euh croire que demain ils ne viendront pas perturber et entraîner la fermeture de nos fermes, de nos abattoirs, euh des vétérinaires et bien c'est c'est se mettre le doigt dans l'œil. Ils sont hyper compétitifs, ils ont de la productivité maximale, ils ont des étendues que nous n'avons pas. Nous nous entretenons un territoire, nous entretenons 13 millions d'hectares de prairie.
Tout ça c'est du stockage de carbone, c'est de l'entretien de nos paysages, c'est la biodiversité et on va nous sacrifier. Hm et mais qu'est-ce que vous répondez, pardonnez-moi, Véronique Lefloc avec le président qui bien sûr après avoir vu les quelques réactions des syndig agricoles s'est dit bon peut-être que j'y suis allé un peu trop. Il dit mais en réalité je vais rester vigilant bien sûr sur sa fameux ces fameuses clauses ces fameuses conditions et surtout surtout je défends les intérêts de la France.
Vous ne le croyez pas sincère le président de la République quand il affirme cela ? Non, on sait très bien que ça va sacrifier l'agriculture parce que cet accord, il se cumule avec d'autres accords. Avec celui de la Nouvelle-Zélande, avec celui du Canada, avec bientôt l'Inde, avec tous les accords que l'on signe et à chaque fois c'est l'agriculture qui est la variable d'ajustement.
Nous ce que nous demandons c'est d'exclure l'agriculture de tous ces accords de libre éch comme on a pu faire en 9 avec la culture protéger notre culture protégeons notre agriculture et ça c'est hyper important les députés les parlementaires sont avec nous pourquoi ils ne les entend pas pourquoi ils ne nous entend pas mais alors qu'est-ce qui vous reste pardonnez-moi d' d'être aussi pessimiste Véronique le Floc mais qu'est-ce qui vous reste pour l'en empêcher en réalité quand on vous entend on a l'impression que ça y est la décision est prise. Qu'est-ce que vous allez dire ? Est-ce que ça veut dire que dans les prochains jours, dans les prochaines semaines à nouveau, vous allez remonter sur les tracteurs, aller sur les routes, manifester votre mécontentement de manière forte comme vous le savez le faire ?
Alors, deux choses. Nous nous sommes joints à un mouvement, une démarche lancée par le député Ruffin et toute une série de de députés. Ils sont très nombreux pour saisir la Cour de justice de l'Union européenne, pour exclure et protéger notre agriculture.
Notre agriculture, c'est notre alimentation, c'est notre santé, ce sont des emplois. Donc première chose la Cour de justice de l'Union européenne et deuxième chose ça lier à eux pour inviter euh tous les consommateurs et peut-être trouver la date pour rassembler tout le monde pour dire non à ces accords pour protéger notre agriculture, nos emplois, nos nos assiettes, on va dire des actions coup de point, une date que vous devez encore déterminer pour montrer vraiment l'opposition de manière extrêmement forte. On est d'accord sur ça Véronique le FL.
Tout à fait. Tout à fait. Et ben merci beaucoup d'avoir été avec nous en direct sur Sud Radio et bon courage en effet dans les semaines à venir avec les mains dans le cambouille de fait pour éviter cet accord et on l'entend notamment ici sur Sud Radio à quel point ça nécessairement ça ça vient provoquer de vives réactions dans le domaine agricol Yeah.
Emmanuel Macron