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Podcast / conversationFrance Inter (sur YouTube)· 15 septembre 2026 33 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sport

Jean-Pascal Zadi et Benjamin Tranié réunis dans la série "Surveillant !" - À la régulière

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %

Temps de parole

  • Invité51 %
  • Invité 223 %
  • Invité 317 %
  • ?9 %

≈ 49,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Une seconde avec Benjamin Traigné et Jean-Pascal Zaddy pour donc la sortie de Surveillants. Il y a quelque chose, messieurs, j'ai entendu que vous avez un truc en commun, c'est que vous aimez bien jouer des personnages

0:09
Locuteur

qui

0:10
Invité

n'ont pas toujours le beau rôle. Et souvent les comédiens racontent ça, que c'est parfois un peu jouissif de jouer soit un méchant ou soit pas forcément un méchant, mais en tout cas quelqu'un de compliqué. Et c'est le cas pour vous dans cette série, mais même dans des choses que vous avez déjà fait dans le passé.

0:25
Locuteur

Je

0:25
Invité

pense à Benjamin,

0:26
Locuteur

à

0:26
Invité

toi notamment dans les films de Mourad Winter, notamment dans L'Amour, c'est surcoté, toi JB, c'est souvent le cas, souvent

0:31
Locuteur

on

0:31
Invité

se dit,

0:31
Locuteur

il

0:32
Invité

est attachant, mais est-ce que j'ai vraiment le droit de l'aimer

0:34
Locuteur

? Est-ce qu'il

0:36
Invité

y a un truc qui est particulièrement kiffant de jouer ces mecs-là justement ? Oui, parce qu'en fait, le côté négatif des êtres humains, on en a tous en nous. Après, je trouve que la France est quand même un pays d'anti-héros. Les

0:49
Locuteur

États-Unis, c'est des gens,

0:50
Invité

ils savent mettre les gens en valeur, Michael B. Jordan, tu vois quand il fait un film et tout, hyper beau gosse, machin, tout ça, nous notre culture, en vrai de vrai, c'est quand même Louis de Funès, c'est quand même Fernandez,

1:02
Locuteur

Belmondo. Belmondo, c'est le

1:04
Invité

seul vraiment vrai héros qu

1:05
Locuteur

'on

1:05
Invité

avait, mais la France est un pays d'anti-héros et donc nous, on préfère mettre en valeur les défauts de ça, naturellement même quand j'ai écrit un truc, j'aime bien que le gars soit un peu déviant, un peu teubé… artisté,

1:19
Locuteur

même

1:19
Invité

par français.

1:20
Locuteur

Exactement. Il y a

1:21
Invité

toujours ça

1:21
Locuteur

dans tes personnages. Mais je crois que c'est la

1:22
Invité

culture française, en fait. On est plus habitué à ça que… après, moi aussi, ça m'a joué des tours parce que, comme physiquement, je suis extrêmement beau, je pense que le cinéma, ils n'ont pas l'habitude d'avoir des belles gueules comme moi et Benjamin,

1:35
Locuteur

tu

1:35
Invité

vois, donc du coup, ils veulent nous cantonner dans des…

1:38
Locuteur

Dans

1:38
Invité

des rôles de beaux mecs.

1:39
Locuteur

Ouais, c'est vrai. C'est vrai, c'est vrai. Vous

1:41
Invité

avez souvent ce problème ?

1:42
Locuteur

Ouais, ouais,

1:43
Invité

c'est de faire des rôles de beaux gosses. C'est un peu Georges Clooney et Brad Pitt, quoi, que tu reçois aujourd

1:48
Locuteur

'hui, quoi.

1:48
Invité

Mais

1:49
Locuteur

j

1:49
Invité

'en ai bien confiance. Bah ouais, mais il

1:50
Locuteur

faut

1:50
Invité

que tu le dises aux auditeurs parce que les gens ne peuvent pas voir, tu vois,

1:53
Locuteur

mais quand ils

1:54
Invité

vont voir… Mais ça veut dire que c'est intéressant parce que sur le côté anti-héros, on est à peu près la même génération, globalement, tous les trois et je suis d'accord avec toi sur le fait que moi aussi j'ai grandi avec ces films-là, films français et de je suis une assez grande comédie qui passait beaucoup à la télévision. Et en même temps, il y avait quand même le cinéma américain, notamment d'action des années

2:11
Locuteur

80, 90, qui passait

2:12
Invité

beaucoup aussi à la télévision, les vidéoclubs. Et donc, on pouvait aussi s'identifier à ces personnes-là qui étaient très loin de nous. Vous vous identifiez plus à qui vous ? Est-ce que vous étiez plus justement de Funès ou plus Bruce Willis ? Alors déjà, il y en a un qui fait du sport et pas l'autre, donc je vais quand même aller vers celui qui

2:28
Locuteur

fait… Il avait

2:29
Invité

pas l'air plutôt

2:30
Locuteur

bien, Bruce Willis. Ah oui, oui, oui, oui,

2:35
Invité

bon, peut-être un peu de cholestérol quand même. Mais non, ouais, moi, je sais que les films d'action m'ont toujours passionné. Enfin, je crois que c

2:44
Locuteur

'est les films

2:44
Invité

genre Speed, j'ai dû le voir 70 fois, je pense.

2:47
Locuteur

C

2:47
Invité

'est ton film d'action préféré

2:48
Locuteur

? C'est mon film d'action préféré. C'est mon film d

2:49
Invité

'action préféré. Speed,

2:50
Locuteur

c

2:50
Invité

'est mon film d'action préféré.

2:51
Locuteur

Tu

2:51
Invité

le mets devant Dyer, devant Piège de Cristal ? Oui. C'est un avis que je respecte. Petite anecdote, fun fact, dans Speed,

2:58
Locuteur

il

2:58
Invité

y a un des gars dans le bus. C'est un des mecs qui jouent dans Succession, tu sais, le frère rejeté

3:03
Locuteur

de

3:04
Invité

Succession. Tu

3:04
Locuteur

vois ? C

3:05
Invité

'est un des pré-preneurs, enfin des prix en otage dans le bus.

3:08
Locuteur

Bref.

3:09
Invité

Ça,

3:09
Locuteur

c

3:09
Invité

'est une anecdote d'un mec qui

3:10
Locuteur

a vu 50 fois et qui l'a vu il n'y a pas longtemps. Oui, bien sûr. Ah, je n'avais pas vu

3:14
Invité

ça comme ça la première fois.

3:16
Locuteur

Exactement. Je

3:16
Invité

vois, je vois là. Mais j'ai toujours adoré les films d'action, mais je ne sais pas, je ne me vois pas dedans. Je trouve qu

3:21
Locuteur

'il

3:21
Invité

y aurait un truc de physiquement ou alors il faudrait que je change du tout au tout, tu vois, mais ça ne marcherait pas quoi. Ou alors le

3:26
Locuteur

side

3:27
Invité

kick, le mec un peu, le côté comique des

3:30
Locuteur

films d

3:30
Invité

'action quoi.

3:31
Locuteur

Et

3:31
Invité

toi, Petit, c'était beaucoup plus les personnages français aussi, parce qu'on retrouve vraiment chez vous, souvent les personnages que vous interprétez, que ce soit sur scène, Benjamin ou dans tes films, un truc justement très français. Il

3:41
Locuteur

n'y

3:41
Invité

a pas tant la fascination pour les Etats-Unis qui peut exister quand même.

3:44
Locuteur

Oui,

3:44
Invité

bien sûr. Non, mais il y a cette fascination là pour les Etats-Unis. Moi, tu ne m'as pas posé la question parce que tu t'en fous, mais je vais te dire mon film d'action préféré. Franchement, on

3:52
Locuteur

peut

3:52
Invité

parler de film d'action pendant

3:53
Locuteur

une heure, c'est un de mes sujets. Moi,

3:55
Invité

en fait, je ne

3:56
Locuteur

parle

3:56
Invité

même pas de film d'action. Mon film préféré de toute la vie ever, c'est Rocky IV. Ah oui. Pour moi, Rocky IV, c'est ce qui se fait de mieux au cinéma. Il aurait dû avoir un prix d'interprétation à Cannes, un Oscar, je n'en sais rien.

4:10
Locuteur

Mais

4:10
Invité

Rocky IV, j'adore tout dans Rocky IV. Mais là,

4:13
Locuteur

c

4:13
Invité

'est vraiment l'Amérique pour le coup, effectivement.

4:14
Locuteur

Oui, c'est

4:14
Invité

vrai. Contre la Russie

4:16
Locuteur

en plus. Il n'y a pas de

4:17
Invité

plus cliché.

4:18
Locuteur

Oui, mais

4:18
Invité

c'est mon film préféré ever de la vie. Mais ma culture, intrinsèquement, dans mon sang, dans mes veines, c'est la culture au film français. C'est Pierre Richard, c'est Patrick Devers, c'est Jean Dujardin dans OSS.

4:32
Locuteur

C

4:32
Invité

'est vraiment

4:33
Locuteur

la culture. Les bons

4:34
Invité

dialogues.

4:35
Locuteur

Exactement. C'est vraiment

4:36
Invité

trop

4:36
Locuteur

bien. C

4:36
Invité

'est ma culture. Notre culture, à nous, vraiment, c'est les anti-héros. Nous, j'ai l'impression qu'en France, c'est… En fait, je pense que c'est culturel aussi. Il n

4:44
Locuteur

'y

4:44
Invité

a pas un culte à la réussite. C

4:48
Locuteur

'est vrai. C'est plus

4:48
Invité

tête basse,

4:50
Locuteur

on

4:51
Invité

n'a pas trop d'argent, on n'a pas trop de trucs et tout.

4:53
Locuteur

Et

4:53
Invité

du coup, moi, j'ai ça aussi en moi. Et franchement, ma culture, c'est le cinéma français, même si j'ai adoré des films américains. Benjamin,

5:00
Locuteur

est-ce

5:00
Invité

que c'est aussi ça ? Je pense que tu as ça aussi en commun avec JP.

5:04
Locuteur

C

5:04
Invité

'est aussi pour ça que dans tes spectacles, même dans tes chroniques quand tu en faisais, tu as bien aussi parlé des personnages justement, des personnes dont on ne

5:12
Locuteur

parle

5:12
Invité

pas trop. Typiquement, ton premier spectacle que j'avais, j'allais voir deux fois à

5:15
Locuteur

l

5:15
Invité

'époque.

5:15
Locuteur

Oui, bien

5:15
Invité

sûr. C'est littéralement des personnes dont on ne parle pas ou qu'on ne voit pas. Oui, oui. Il y a aussi cette volonté de…

5:21
Locuteur

C

5:21
Invité

'est presque des anti-héros par définition, en fait.

5:24
Locuteur

Oui,

5:24
Invité

mais c'est souvent… Oui, c'est vraiment le plus jouissif à jouer et c'est le plus marrant parce qu'on ne les voit pas aussi. Et de leur donner la parole, c'est toujours du coup un peu bancal. Parce qu'on se dit, ouais, est

5:35
Locuteur

-ce

5:35
Invité

qu'on donne la parole ? Pourquoi on les voit pas

5:36
Locuteur

?

5:36
Invité

On les invisibilise. C

5:38
Locuteur

'est aussi parce

5:38
Invité

qu'ils ont toujours des phrases un peu… Du coup,

5:42
Locuteur

je

5:42
Invité

trouve ça trop marrant dans les spectacles de les mettre en avant parce que tu sais que ça va être que des phrases où tu te dis,

5:48
Locuteur

ouais,

5:48
Invité

ça va être un peu limite quoi. Mais du coup, toi, tu joues des personnages et toi, JP, il y a toujours

5:53
Locuteur

une

5:54
Invité

frontière très fine.

5:54
Locuteur

En

5:54
Invité

fait, c'est souvent des personnages, ils s'appellent comme

5:57
Locuteur

toi. Là, John

5:59
Invité

Wax l'a fait un peu

5:59
Locuteur

exprès. Exactement. Mais

6:01
Invité

tu vois, est-ce que tu t

6:02
Locuteur

'es

6:02
Invité

pas dit à un moment, mais peut-être que les personnes vont penser que je suis vraiment comme ça ? Ça fait plaisir que tu me dis ça parce que c'est un vrai problème dans ma vie. C'est un vrai… Surtout quand Tout Simplement Noir est sorti et que je m'appelle JP dans Tout Simplement Noir, les gens dans la rue, ils pensaient qu'en fait, c'était moi le film.

6:18
Locuteur

Ils

6:18
Invité

m'appelaient JP. Ouais, quand t'as fait ça et tout ? Il

6:21
Locuteur

y a

6:21
Invité

même des gens qui m'ont demandé si la scène avec Claudia Tagbo, c'était de la

6:25
Locuteur

fiction ou si

6:27
Invité

c'était vrai et tout. Et donc du coup, non mais ce qui est bien, ce que j'aime bien faire moi en tout cas,

6:32
Locuteur

quand

6:33
Invité

je joue, c'est toujours mettre un peu de ma personnalité et aller chercher dans mes défauts et on extrapole.

6:39
Locuteur

Bien

6:39
Invité

sûr. Et c'est ce qu'il a fait John Wax. Mais oui,

6:41
Locuteur

mais

6:41
Invité

c'est, pardon, Pierre Richard, le pauvre, ça lui a collé à la peau toute sa vie et en même temps, quelle légende et c'est extraordinaire quoi. C'est aussi

6:49
Locuteur

bien aussi

6:50
Invité

quand t'as ça.

6:51
Locuteur

Et

6:51
Invité

il y avait aussi cet enfoiré de John Wax qui me disait et tout, parfois, pendant qu'on jouait et tout, je lui disais, t'es-moi frère, j'ai fait des films, j'ai fait des trucs et tout, donc des fois je suis là, je joue et tout. C'est pas ce fumier,

7:04
Locuteur

il

7:04
Invité

me dit arrête de jouer, arrête de jouer, vas-y, j'ai envie de le taper. Mais non,

7:09
Locuteur

mais

7:09
Invité

ça, est-ce que c'est un enjeu pour ton monde d'avoir,

7:13
Locuteur

tu

7:13
Invité

sais, c'est ce qu

7:13
Locuteur

'on

7:13
Invité

raconte toujours, c'est le tchao pantin. C'est-à-dire, le film où tu casses ton image, où tu fais quelque

7:17
Locuteur

chose de complètement différent, parce

7:18
Invité

que globalement, jusqu'à présent, on t'a souvent vu dans un registre un peu, je sais

7:23
Locuteur

pas,

7:23
Invité

c'est pas les mêmes films, toi,

7:24
Locuteur

tu es dans

7:25
Invité

le personnage. Est

7:25
Locuteur

-ce

7:25
Invité

qu'il y

7:26
Locuteur

a

7:26
Invité

cet enjeu-là, même pour toi, de prouver ça ?

7:28
Locuteur

Non,

7:28
Invité

moi, déjà, je trouve que, non, moi, j'ai rien à prouver, moi, je suis comme R.O.H. de guerre,

7:32
Locuteur

t

7:32
Invité

'as capté ? Le seul à qui je dois prouver des trucs, c'est moi devant le

7:35
Locuteur

miroir, t'as capté ? Non, ce que je veux dire, c'est que j'ai pas d'enjeu là-dessus.

7:40
Invité

Moi, je trouve que, déjà, faire rire les gens, c'est extrêmement dur, et c'est noble, et tant que je continue à faire rire, je continuerai. Après, s'il y

7:48
Locuteur

a

7:48
Invité

un bon scénario qui arrive, il y en a, en plus, là, qui arrive, un bon scénario dans lequel je suis plus dans le drame, machin et tout, je le ferai. Mais c'est pas ma quête absolue de me dire, ah ouais, là, aujourd'hui,

7:59
Locuteur

il

7:59
Invité

faut que je sois dans le drame, oh, frère, vas-y, salam. Déjà, on a de la chance, on est là, on est acteur, on joue dans

8:04
Locuteur

des

8:04
Invité

séries, on joue dans des trucs. Et puis, moi, je suis content. Je

8:07
Locuteur

crois que, dans

8:07
Invité

le rêve américain, tu joues un truc un peu plus différent.

8:10
Locuteur

Oui, c'est vrai. Dans le rêve

8:11
Invité

américain, je joue un truc un peu différent, mais moi, je suis trop content quand les gens dans la rue,

8:15
Locuteur

ils

8:15
Invité

me disent, ah ouais, trop marrant, ça, ça, ça, ça. Je trouve que c'est un honneur. Et je trouve qu'en fait, non, je veux pas dénigrer le drame.

8:21
Locuteur

Mais

8:21
Invité

c

8:22
Locuteur

'est plus facile. En tout cas, il n'y a pas d

8:22
Invité

'hierarchie.

8:23
Locuteur

Il n'y a pas d'hierarchie,

8:24
Invité

mais en tout cas, c'est quand même plus facile de faire pleurer les gens que de les faire rire. Donc, j'accepte tout à fait, voilà, mon domaine, et j'essaye de le faire bien. Mais tu parles justement qu'on avait une culture de l'anti-héros en France. Est-ce qu

8:35
Locuteur

'il

8:35
Invité

n

8:35
Locuteur

'y

8:35
Invité

a pas aussi parfois, je ne sais pas si c'est propre à la France,

8:36
Locuteur

d

8:36
Invité

'ailleurs, mais tu sais, presque

8:38
Locuteur

parfois

8:39
Invité

un mépris pour des grands films populaires et parfois des grandes comédies

8:43
Locuteur

populaires qui sont

8:44
Invité

typiquement moins récompensées au César, par exemple. Toi,

8:48
Locuteur

tu

8:48
Invité

as été un contre-exemple. Je pense aux trois frères aussi à l'époque qui avaient énormément de César, mais c'est rare. Et je crois que tu cites un film comme Camping, dans un de tes films préférés, qui est

8:57
Locuteur

«

8:57
Invité

Réli Parfum et Rotteniente », qui est un ami de l'émission qu'on a beaucoup reçu, c'était pendant la Coupe du Monde. Mais typiquement,

9:02
Locuteur

qui

9:02
Invité

n'est pas un film qui a été bien vu par les critiques à l'époque.

9:05
Locuteur

Oui,

9:05
Invité

mais ça, ce n

9:06
Locuteur

'est

9:06
Invité

pas grave, ça.

9:06
Locuteur

Oui, non, non. Les bronzés, les bronzés. Mais ça

9:09
Invité

témoigne parfois d'un petit

9:10
Locuteur

mépris

9:11
Invité

qu'on peut avoir

9:12
Locuteur

vis-à-vis de ces

9:13
Invité

comédies-là. Oui, mais ça, c'est des trucs, franchement, on s'en fout un petit peu. Ce qui compte, c'est est-ce que tu fais des films ? Est-ce que les films sont vus ? Point barre. Après, c'est toujours bien d'avoir le respect de ses pères et tout,

9:24
Locuteur

tu

9:24
Invité

vois. Mais je ne pense pas que Fabien Rotteniente, quand il marche dans la rue, on lui crache à la gueule, tu vois.

9:28
Locuteur

Je

9:28
Invité

ne crois pas. Donc, moi, je pense que le plus important, c'est de faire des films, des films dont on est fier et que ça marche ou que ça ne marche pas. Mais au moins, faire un film où tu as été au bout de ton délire et que tu as dit ce que tu avais à dire et tout. Et après, que la profession méprise ou ne méprise pas, ça, franchement, pour moi, c'est secondaire. Frère, la vie, ça passe tellement vite. Aujourd'hui, on est à la quarantaine. Dans deux semaines, on aura 60 ans. On n'a pas le temps de... Ouais, la profession, elle a dit que machin et tout. Vas-y, salam.

9:54
Locuteur

C'est pas pour ça que tu te lèves le matin. Pas

9:56
Invité

du tout. Moi, je me lève le matin pour m'éclater, pour rigoler, pour être avec des gens que j'aime bien et faire des projets qui tiennent la route un peu avec des gars que j'aime bien. Après, la profession, vas-y, salam, frère. C'est un peu le moins, je sais qu

10:08
Locuteur

'il faut choisir. C'est un peu le moins, je

10:09
Invité

peux le dire.

10:10
Locuteur

Oui, c'est

10:11
Invité

facile, c'est facile,

10:12
Locuteur

c'est pas

10:12
Invité

facile.

10:14
Locuteur

Mais

10:14
Invité

oui, à choisir, j'avoue, je préfère faire un film qui cartonne,

10:17
Locuteur

que

10:17
Invité

récupérer tous les prix, quoi. Bien sûr. Là, sur la série Surveillant, vous jouez comme dans un vrai univers carcéral. Vous avez tourné là-bas. Évidemment, c'est pour une série marrante, etc. Mais

10:29
Locuteur

est

10:30
Invité

-ce que ça peut,

10:30
Locuteur

je

10:30
Invité

ne

10:30
Locuteur

sais

10:30
Invité

pas, dans l'état d'esprit, on est quand on rentre là-dedans pour jouer la comédie. Est-ce que ça change quelque chose d'être non pas dans un décor, mais réellement un univers

10:38
Locuteur

carcéral

10:38
Invité

? Et

10:38
Locuteur

puis,

10:38
Invité

surtout, on nous avait bien expliqué que c'était une prison des longues peines et qu'ils ont tous déménagé en Alsace. Donc, c'était Carlos le terroriste,

10:49
Locuteur

Émiloui,

10:50
Invité

Fourniray, enfin, tous, ils étaient

10:51
Locuteur

tous là. Ils

10:52
Invité

étaient vraiment tous là. Donc, déjà,

10:54
Locuteur

on

10:54
Invité

nous annonce ça à peine arrivé. On fait, waouh, waouh, waouh, l'ambiance. Et en fait, j'avoue, il y avait tellement de blagues et tellement de gens drôles. J'avoue, on a un peu vite oublié

11:04
Locuteur

tout ce qui a dû se passer

11:05
Invité

là. Voilà, mais en tout cas, c

11:10
Locuteur

'est

11:10
Invité

ça que j'aime bien quand même de John, ce qu'il a fait dans la série, avec son co-auteur Gauthier Planckert.

11:16
Locuteur

C

11:16
Invité

'est Planckert, c'est qu'il n'a pas oublié de parler de sujets importants.

11:21
Locuteur

C

11:21
Invité

'est-à

11:21
Locuteur

-dire

11:21
Invité

qu'on se marre beaucoup. Mais c

11:22
Locuteur

'est

11:22
Invité

ça que j'aime bien dans son écriture, c'est que, tu vois, ils sont quand même beaucoup trop dans des cellules. Enfin, tu vois,

11:28
Locuteur

il

11:28
Invité

n

11:28
Locuteur

'y

11:28
Invité

a pas...

11:28
Locuteur

C'est pas juste léger, on va parler... Oui, c'est

11:31
Invité

clair, la condition de travail des surveillants,

11:33
Locuteur

la

11:33
Invité

réinsertion dans la société. Mais John, il ne le fait pas quand il écrit. Je connais, c'est mon gars. Il ne le dit pas en disant... Il faut parler

11:41
Locuteur

de ça.

11:41
Invité

Oui, il faut parler de ça, tout ça. Il le fait de manière naturelle, de manière crédible et tout. Et avec toutes les blagues qu'il faut. Et finalement, en regardant, en rigolant, tu apprends des choses. Mais là, je me rends

11:53
Locuteur

compte

11:53
Invité

qu'il y

11:54
Locuteur

a

11:54
Invité

un truc qui m'énerve. C'est que Benjamin, il parle beaucoup de John Wax comme si c'était son pote. Alors qu'il ne le connaît pas vraiment. Le vrai pote de John Wax, c'est moi, en fait.

12:03
Locuteur

C

12:03
Invité

'est vrai. Tu as tenté son pote ou son père ? J'essaie de comprendre

12:05
Locuteur

votre relation. C'est

12:06
Invité

une relation père-fils mais amicale.

12:08
Locuteur

Et du coup, là,

12:09
Invité

ça m'énerve quand il dit, ouais, John Wax, John Wax.

12:12
Locuteur

Mais

12:12
Invité

ce n

12:12
Locuteur

'est

12:12
Invité

pas ton pote, en fait. Calme-toi, en fait. Casse les couilles sous Benjamin Entranié. John

12:17
Locuteur

Wax, toi,

12:17
Invité

tu le connais depuis très longtemps. Mais je le connais depuis. Il n'était même pas réalisateur, John

12:21
Locuteur

Wax.

12:22
Invité

Je me rappelle, je l'ai connu. Ça date de 2011, comme ça. C'était un pote d'un pote. Et au début, on ne pouvait pas se calmer. On ne pouvait pas se plairer au début. Ça commence souvent comme ça.

12:32
Locuteur

Mais lui, il me regardait

12:33
Invité

mal un peu. Moi, je le regardais mal. Je dis, il est fou, lui. Et après, on passait des soirées ensemble. Après, j'ai vu, il était trop marrant, frère. Après, j'ai passé des soirées avec lui, Fabrice Ebué. Tout ça, c'était des soirées légendaires. En fait, John Wax, il est bon comme réalisateur. Parce qu'il est marrant. Ouais, ouais.

12:50
Locuteur

C'est vrai parce qu'il est marrant. Il est marrant

12:52
Invité

à

12:52
Locuteur

mort

12:52
Invité

et tout le monde, en fait, il fait marrer tout le monde sur le plateau. Et tout le monde a envie de bien faire pour lui. C

12:57
Locuteur

'est assez

12:57
Invité

ouf. Puisqu'on parle un peu des débuts, notamment, toi, en

13:00
Locuteur

tant

13:00
Invité

que réalisateur aussi de JP. Moi, je me souviens que dans les années 2000, tu avais sorti des films de cramé.

13:05
Locuteur

Oui, tout à fait.

13:08
Invité

Je me

13:08
Locuteur

souviens

13:08
Invité

que c'est des DVD, enfin, qu

13:10
Locuteur

'on

13:10
Invité

trouvait, mais qui étaient notamment beaucoup distribués. Moi, en tout cas, j'en avais entendu parler, il

13:14
Locuteur

y

13:14
Invité

avait une presse rap, parce que c'était des rappeurs.

13:16
Locuteur

C

13:16
Invité

'est comme ça que je t'avais découvert à l'époque. Et évidemment, du chemin a été parcouru.

13:22
Locuteur

Mais

13:22
Invité

quand tu repenses, tu sais, à ça, même, à ses premiers

13:25
Locuteur

films,

13:26
Invité

je sais, et même, je pense, l'envie juste de faire quelque chose

13:30
Locuteur

que tu

13:30
Invité

avais, est-ce que tu trouves une cohérence avec même ce que tu fais aujourd'hui ? Parce qu'en fait, moi, je ne les ai pas vus depuis longtemps, mais je pense que dans l'humour, etc., il y avait déjà la base

13:39
Locuteur

de beaucoup de choses. Bien sûr,

13:40
Invité

bien sûr, bien sûr. Non, non, alors, j'ai commencé en faisant trois films autoproduits, cramés, africains, gangsters, sans pudeur ni morale. Et en fait, déjà, allez-vous...

13:50
Locuteur

Mais

13:50
Invité

cramés, cramés, c 'était exceptionnel. C'était

13:54
Locuteur

absurde, mais c'était exceptionnel. C'est gentil, c'est gentil. C'est

13:56
Invité

déjà un truc que les gens se passaient sous le manteau,

13:58
Locuteur

quoi.

13:58
Invité

Exactement,

13:59
Locuteur

non, c'était vendu à Clignanfou, à Carapha, à Carapha, à Carapha, tu vois, ouais, ouais, ouais. On

14:03
Invité

autoprod et tout. On autoprod et tout. Non, mais après, je me suis associé avec un gars à moi qui s'appelle Granit, qui avait le label Neochrome, qui

14:10
Locuteur

produisait

14:10
Invité

7 geckos, Al Capote,

14:12
Locuteur

tout ça.

14:13
Invité

Donc, c'est pour ça que je connais bien Al Capote, le milieu du rap n'a aucun secret pour moi. Et en fait, dès mes débuts, j'avais envie d'être moi-même et de faire ce que j'avais envie de faire. Et donc, je pense que la cohérence avec ce que je fais aujourd'hui, c'est ça. C'est qu'avant, je n'avais pas envie de travailler dans un bureau, je n'avais pas envie de travailler pour quelqu'un. Je voulais faire mes trucs moi-même. Et pourquoi dans le cinéma ? J'en ai aucune idée jusqu'à aujourd'hui. J

14:37
Locuteur

'aurais pu faire autre

14:38
Invité

chose. Et donc, j'avais envie d'être moi-même. Et du coup, la cohérence, c'est que j'ai fait mes films en étant moi-même, en ayant ma personnalité, en parlant des choses que j'avais envie de parler. Après, je suis passé à la comédie en ayant mes thèmes à moi. C'était tout simplement noir. Après, je suis devenu acteur à ma manière à moi, sans faire des colles et tout. Et donc, je pense que la cohérence dans tout ça, c'est juste l'envie d'être soi-même et de ne pas se renier, de ne pas se prendre pour quelqu'un d'autre. Et je pense que ça, c'est quand même un peu la clé pour arriver à faire un petit truc. Tu as dit que le milieu du rap n'avait pas de secret pour toi ?

Je rappelais un peu, il y avait, comment il s'appelle ? Médine, je faisais des scènes avec Médine,

15:13
Locuteur

je

15:13
Invité

faisais

15:13
Locuteur

des scènes

15:14
Invité

avec Soprano. Il y avait aussi le producteur de Nécessité. Salsa ! Salsa,

15:20
Locuteur

voilà. Qui est maintenant

15:21
Invité

un très grand producteur

15:22
Locuteur

qui travaille chez

15:22
Invité

WoW. Voilà, Ayana Kamoura, tout ça et tout. Et pourquoi tu n

15:25
Locuteur

'es

15:25
Invité

pas allé vers le rap ? Parce qu'en fait, à un moment donné, ce n'était pas cohérent. Dans le rap des années 2000, il fallait être un peu la rue, un peu teub et tout. Et toi, tu n'étais pas... Je n

15:35
Locuteur

'étais

15:35
Invité

pas dans

15:36
Locuteur

ça, je n'étais

15:36
Invité

pas cohérent avec

15:37
Locuteur

mon

15:37
Invité

setup. Alors, j'ai laissé Roff et tout faire leur truc, tu as capté.

15:41
Locuteur

Oui, si tu les avais, c'est bien sûr. Oui, c'est non. Et là, il n'a pas fait un qu'un

15:44
Invité

free, tout ça, c'est tout méga, t'inquiète pas. Mais c'est juste que ce n'était pas cohérent avec moi. Donc, je me suis dirigé vers un peu les films, quoi. Sur... Comme toi, Benjamin,

15:54
Locuteur

en

15:54
Invité

fait, de ce qu'on a...

15:54
Locuteur

Ah, il rappait avant, Benjamin ? M. Citranier ? M.

15:57
Invité

Citranier ? Je parle

15:58
Locuteur

de diriger vers les films. Parce que moi,

16:01
Invité

je t'ai découvert en tant que chroniqueur. C

16:05
Locuteur

'est Radio

16:05
Invité

Nova,

16:06
Locuteur

et

16:06
Invité

puis ensuite sur scène, bien sûr. Et aujourd'hui, tu continues à aller sur scène, ça reste, je crois, ta base. Mais moi, ce que j'avais beaucoup aimé aussi dans le premier spectacle, c'est qu

16:13
Locuteur

'à

16:14
Invité

l'ère

16:14
Locuteur

du

16:15
Invité

stand-up roi, en fait,

16:17
Locuteur

où

16:17
Invité

maintenant, c'est quand même essentiellement ça, et c'est cool. Toi,

16:20
Locuteur

il

16:20
Invité

y avait un truc presque, qui semble presque qu

16:22
Locuteur

'à

16:22
Invité

l'ancienne. Aujourd'hui, c'est interpréter des

16:24
Locuteur

personnages. Parce

16:24
Invité

que

16:24
Locuteur

moi, quand j

16:25
Invité

'ai commencé à regarder des spectacles d'humour, en fait, c'était des inconnus, c'était Elikaku ou Gad Elmaleh,

16:31
Locuteur

même sur son

16:32
Invité

premier... C'était vraiment des personnages. Donc, tu avais déjà, je pense,

16:35
Locuteur

ça,

16:35
Invité

cet amour-là. Est-ce que

16:36
Locuteur

c

16:37
Invité

'était, dans ta tête, peut-être même inconsciemment, un moyen aussi d'aller vers la comédie, vers le cinéma ? Je ne dis pas que tu l

16:43
Locuteur

'as

16:43
Invité

fait de manière stratégique, mais en tout cas, ce qu'il y avait quelque chose... Si, un peu...

16:46
Locuteur

Presque, en gros,

16:47
Invité

avec mon code...

16:48
Locuteur

Il

16:48
Invité

vient juste de dire que tu es ringard. Il a dit,

16:50
Locuteur

oui, les nouveaux gars, c'est stand-up, c'est à l'ancienne, machin. Moi, ça m'a fait beaucoup de bien. Les personnages,

16:57
Invité

tous ceux qui en faisaient, c'était vite ringard.

17:00
Locuteur

Et

17:00
Invité

nous, avec Zahid, on s'est dit, gardons notre écriture à nous. Au lieu de faire du stand-up comme tout le monde, on va le faire sur des persos. Et voilà, du coup, c'est des persos qu'on beau avoir, je ne

17:09
Locuteur

sais

17:09
Invité

pas,

17:10
Locuteur

70

17:10
Invité

ans ou 80 ans, ils parlent vraiment d'une manière où ça fait marrer les gens de mon âge. Et tu ne fais pas le vieux pour faire le vieux et faire marrer les vieux. Non, mais toi, tu réponds bon cœur parce que

17:21
Locuteur

tu

17:21
Invité

es quelqu'un de bien. Moi, je le connais, Louis.

17:23
Locuteur

Tu ne me connais pas. En fait,

17:24
Invité

là, il est en train de t'attaquer, en fait.

17:25
Locuteur

Tu vois ce que je veux dire

17:26
Invité

? Non, pas du temps, vraiment pas.

17:27
Locuteur

Il

17:27
Invité

sait que

17:27
Locuteur

toi...

17:28
Invité

Et avec Zahid, donc, mon co-auteur, on s'était dit, l'objectif, c'était ça, c'était écrire nos films, faire des trucs ensemble, ce qu'on est en train de faire, on développe une série ensemble et tout. Et c'était un peu un impact de comment accéder à ce truc-là en passant par aucun réseau et juste ce qu'on peut faire, quoi. Donc, les chroniques, le spectacle et là...

17:48
Locuteur

L

17:48
Invité

'envie,

17:48
Locuteur

c

17:48
Invité

'était vraiment de faire de la comédie depuis le début, c'était ça que

17:50
Locuteur

tu

17:50
Invité

avais envie

17:51
Locuteur

de faire.

17:51
Invité

Exactement, oui. Même, je crois, quand tu étais petit, d'ailleurs, tu y pensais avec

17:54
Locuteur

ton frère. On

17:55
Invité

tournait, on a fait beaucoup de courts-métrages avec mon frère.

17:58
Locuteur

Ah,

17:58
Invité

oui ? Oui, mais des courts-métrages qu'on n'a jamais... Enfin, qu'on n'a montré qu'à notre famille, quoi.

18:03
Locuteur

J'ai

18:03
Invité

fait le court-métrage de Titanic. On a refait Titanic avec mon frère. J'ai inondé ma maison,

18:08
Locuteur

en vrai, de vrai. Ah, mais

18:09
Invité

tu as inondé la

18:10
Locuteur

maison ?

18:10
Invité

Oui, et mes parents l'ont découvert en voyant la cassette. Ça,

18:14
Locuteur

ils

18:14
Invité

ont fait...

18:15
Locuteur

Mais

18:15
Invité

c'est les escaliers, là, qui sont pleins d'eau. Ouais, mais on a tout nettoyé, ils avaient vu et tout. On avait même peint la façade de la maison en faisant un

18:22
Locuteur

bateau.

18:23
Invité

Et ma mère, là, elle avait un peu pété un cap. Mais là,

18:26
Locuteur

vous

18:26
Invité

avez quel âge quand tu as fait ça ? Je pense, on devait avoir 10, 12 ans, je pense. Mais en y repensant, ils n'ont jamais voulu qu'on fasse ce métier-là. Mais quand on a peint la façade ou jeter de l'eau, la façade, on s'est un peu fait enluler, mais ça a été. Et je me suis rendu compte avec mon frère qu'il nous laissait faire ça alors qu'ils n'ont jamais dit « faites ce métier-là ». C'était assez étrange.

18:47
Locuteur

Ouais, c'était

18:47
Invité

fou. Bref, mais voilà. Du coup, j'ai toujours eu envie de faire ça. Et mon frère, maintenant, bosse dans la production.

18:53
Locuteur

Lui aussi avait envie de faire ça. Ah, son

18:56
Invité

frère, il travaille dans la production

18:57
Locuteur

?

18:57
Invité

De pub, de pub. T'es un épo baby, oui.

19:00
Locuteur

Non, c

19:01
Invité

'est pas le fils

19:02
Locuteur

de son frère. T'es un épo broseur. T'es un épo broseur. Oui,

19:06
Invité

si tu veux, oui. JP, il s'est passé quelque chose d'important dans ta vie. Je pense qu'on t'en parle souvent, mais

19:11
Locuteur

on

19:12
Invité

va en reparler un peu. C'était ça.

19:13
Présentateur

Et le César du meilleur espoir masculin est attribué à

19:18
Locuteur

Jean

19:18
Présentateur

-Pascal Zadine. Bravo !

19:22
Invité

Oh, la vache. Alors, moi, ce que j'ai envie de dire, ça va être très intelligent. J'ai envie de dire, comme mon ami Danila Ferrière, il faut faire confiance au temps et il faut voir le temps en temps long. Et donc, pour ça, je remercie tous ceux qui ont ouvert la Bresse avant moi. J'ai envie de remercier Eusanne Palsy, Isaac de Bancolet, Omar Sy, Maïmouna Dukouré, Débora Lokumouena, Alice Diop, Zita Hanraud, le bon vieux colonel Lajli et Fatiha Yousouf.

20:04
Locuteur

Alors,

20:05
Invité

ça, c'était ton discours, mais...

20:06
Locuteur

Et pas une seule

20:06
Invité

fois, il remercie John Wax. C'est qu'il est venu voler de César chez moi, après. Il a bien raison.

20:12
Locuteur

Il a pris le César chez moi. C'est tout le monde,

20:14
Invité

sauf les gens du film, quoi. Oui, mais c'était, je pense, aussi important de

20:18
Locuteur

parrainer les gens qui ont ouvert. Bien sûr, j'entends bien,

20:20
Invité

j'entends bien. Mais est-ce que, tu sais, parce que

20:22
Locuteur

tu

20:23
Invité

parlais justement du

20:24
Locuteur

chemin

20:25
Invité

que tu as fait, etc., qui est assez atypique, au final.

20:27
Locuteur

Tu

20:27
Invité

vois, quand on voit d'où tu es parti et où tu es arrivé, est-ce que ça, ça, légitime, en tout cas ? Est-ce que tu t'es senti plus légitime après César ou ça n'a pas d'impact sur toi ? Tu savais déjà que c'était ta place. Non, c'est à partir du César que j'ai commencé à dire que, ouais, je suis réalisateur, acteur et tout. Mais jusqu'à aujourd'hui, je ne me sens pas légitime. Je pense qu'il va y avoir quand même beaucoup, beaucoup de films et de séries avant que je dise que c'est légitime, quoi. C'est difficile de se sentir légitime quand, tu vois,

20:58
Locuteur

tu

20:58
Invité

n'es pas du sérail,

20:59
Locuteur

il

20:59
Invité

n

21:00
Locuteur

'y a

21:00
Invité

pas de diplôme, il n'y avait pas trop de gens non plus qui me ressemblaient, que je voyais, qui bossaient là-dedans. Donc, la légitimité, je pense que c'est quelque chose qu'il faut gagner toute sa vie, quoi. Je ne me sens pas genre, ah ouais, j'ai un César, je suis acteur, jamais de la vie. Tu sais que jusqu'à très, très, très longtemps, je disais je bosse dans l'audiovisuel.

21:20
Locuteur

Je te

21:20
Locuteur non identifié

jure,

21:21
Invité

je disais, ouais, je travaille dans l'audiovisuel et tout. Et là, j'ai commencé à rencontrer des gens un peu acteurs et tout, qui m'ont dit, oh frérot, vas-y, tu travailles dans le cinéma, machin. Non, cette histoire de légitimité là, ce n

21:32
Locuteur

'est

21:32
Invité

pas facile. Mais en tout cas, j'essaye de transmettre un peu cette envie d'ailleurs et tout, aux amis de mes enfants et tout, que j'amène sur mes tournages, je leur parle, je les amène dans des avant-premières et tout. J'essaye de transmettre, en tout cas à la prochaine génération, le fait que, voilà, être un acteur et puis avoir un César, ça peut être n'importe qui. Parce que moi, je suis là tous les jours avec eux, j'habite encore en banlieue, tout ça, je les croise tous les jours,

21:58
Locuteur

j'en

21:59
Invité

parle avec eux. Donc, j'essaye plus de transmettre, tu vois. Tu disais qu

22:02
Locuteur

'il

22:02
Invité

n

22:02
Locuteur

'y

22:02
Invité

avait pas beaucoup de personnes qui te ressemblaient dans le milieu quand tu étais plus

22:04
Locuteur

jeune.

22:04
Invité

Et pas beaucoup de beaux gosses. C'est bien sûr,

22:06
Locuteur

j

22:06
Invité

'ai compris. Est-ce qu'il y

22:07
Locuteur

avait

22:07
Invité

des personnes quand même, notamment dans le paysage français, à qui tu pouvais t'identifier, en tout cas,

22:11
Locuteur

tu

22:11
Invité

peux, parce que c

22:12
Locuteur

'est

22:12
Invité

des personnes qui t'ont ouvert la voie, mais est-ce que petit,

22:16
Locuteur

tu

22:16
Invité

les connaissais ?

22:16
Locuteur

Non, je ne les

22:17
Invité

connaissais pas.

22:17
Locuteur

Moi,

22:18
Invité

mon modèle, je vais parler vrai là, mon modèle à moi, c'était Stomy Bugsy, frère.

22:24
Locuteur

Stomy

22:24
Invité

Bugsy, Stomy Bugsy, pour moi, il a ouvert tellement de choses en France. Déjà, quand j'étais petit, j'allais en vacances à Sarcelles chez mon cousin. Et quand sa mère, elle me disait d'aller faire des courses au Flanade et tout, et je voyais le bâtiment Sector A, là, tu vois, au Flanade

22:39
Locuteur

et tout.

22:39
Invité

Déjà, là, j'étais traumatisé de ça.

22:41
Locuteur

C

22:41
Invité

'était des throats.

22:42
Locuteur

C'était génial. Mais

22:42
Invité

déjà, je voyais un immeuble avec écrit Sector A. Je me disais, mais attends, donc, des Noirs peuvent avoir un immeuble de production, machin de ça. Pour moi, c'était un truc de fou. Et après, quand Stomy est arrivé, c'était un des premiers rappeurs, machin, qui commençait à avoir du succès, commercial et tout. Et après,

22:59
Locuteur

il

22:59
Invité

jouait dans des films,

23:01
Locuteur

il

23:01
Invité

jouait dans 3-0, Les Jolies Choses

23:03
Locuteur

et tout. Exactement, Les Jolies Choses. Il a

23:05
Invité

tourné avec Marion Cotillard et tout. Gomes et Tavares.

23:07
Locuteur

Gomes et Tavares.

23:09
Invité

En fait, quand je voyais Stomy Bugsy à la télé, en fait, je me disais, dans ma tête, il a ouvert plein de trucs. Ouais. Parce qu'en plus, c'était pas un comique, c'était un acteur.

23:18
Locuteur

Tout à

23:18
Invité

fait. Souvent, quand il y avait des Renois qui étaient dans des films et tout, souvent, c'était un peu des comiques qu'on mettait, tu vois, dans des films pour faire les marrons et tout, tu vois.

23:25
Locuteur

Mais

23:25
Invité

Stomy Bugsy et le secteur A, donc à travers le secteur A,

23:28
Locuteur

je

23:28
Invité

peux te dire, Doc Gineco, Passy, Arsenic, P.A. Son A, Macalbo. Bien sûr. Tout ça, les Nègues Marrons, tout ça, pour moi, c'était vraiment, vraiment les modèles et ils ont explosé tout dans ma tête. Parce que quand t'es Renois, t'es pauvre, moi j'habitais à Caen, Renois, pauvre, famille nombreuse, ton objectif, c'est quoi, footballeur ? Après, t'arrives au foot, tu vois, c'est compliqué, ils caillent, les gens, ils courent vite. T'es là, en galère. Et puis après, tu t'écoutes Skyrock à la radio, tu vois, Stomy Bugsy, disque d'or, disque de machin, Stomy Bugsy au cinéma. Non,

24:03
Locuteur

c

24:03
Invité

'est lui, franchement, pour moi, lui, c'est un pionnier du game,

24:06
Locuteur

c

24:06
Invité

'est Stomy. Et je trouve qu'on lui rend pas assez hommage. D'accord, et son premier album, Quelques balles de plus pour Calipule de Faux, c

24:12
Locuteur

'était

24:12
Invité

exceptionnel.

24:12
Locuteur

J'ai bien

24:13
Invité

aimé Gangster d'amour, j'ai bien aimé Quatrième Round. Ok, toi, j'ai compris. Toi, t

24:16
Locuteur

'aimes

24:17
Invité

le Stomy qui mettait les bandanas comme Tupac. Oui,

24:19
Locuteur

voilà, voilà, voilà,

24:20
Invité

qui voulait

24:20
Locuteur non identifié

ressembler

24:21
Locuteur

à Tupac. Non, et puis pour moi,

24:22
Invité

Stomy, c'est vraiment un concept. C'était le concept du Renoir qui est du noir africain, qui s'est débrouillé, qui est devenu acteur, qui a fait son label, qui

24:34
Locuteur

rave, qui a du succès, que les femmes aimaient, tout

24:37
Invité

ça, voilà. Pour moi, Stomy, c'était plus un concept, quoi. C'était quelque chose d'inatteignable. Et quand je l'ai rencontré après, j'ai vu qu'il était vraiment aussi gentil que dans mes rêves, quoi. Donc, j'étais trop content. Est-ce que c'était la plus grande star ? Enfin, pas la personne qui t'a le plus intimidé ? Non, je ne

24:53
Locuteur

suis

24:53
Invité

pas intimidé par beaucoup de gens.

24:55
Locuteur

Même

24:55
Invité

Stomy,

24:55
Locuteur

même ton héros d'enfance ? Non, mais

24:57
Invité

je dois dire quand même qu'il m

24:58
Locuteur

'a

24:58
Invité

un peu intimidé, c'est vrai. Il m'a quand même un peu intimidé quand je l'ai vu et tout. Et il est très simple, il est très gentil, c'est un bon gars. Et je n'étais vraiment pas déçu de le rencontrer. Benjamin, toi aussi, on parlait de cette légitimité avec JB, même si tu disais que

25:13
Locuteur

tu

25:13
Invité

avais envie de faire de la comédie. Et là, tu commences à avoir

25:15
Locuteur

une

25:17
Invité

carrière solide aussi au cinéma. Je veux dire à la télévision. Est-ce qu'on parlait de télévision avec les plateformes,

25:22
Locuteur

en

25:22
Invité

tout

25:22
Locuteur

cas

25:22
Invité

aussi en série ? Est-ce qu'aujourd'hui, tu te sens comédien, toi

25:25
Locuteur

?

25:26
Invité

Quand on me demande ce que tu fais dans la vie, tu te dis quoi ? Oui, quand même. Quand même, mais c'est marrant. Encore, je reviens au daron, mais c'est un peu les darons qui m'ont donné la légitimité. En gros, j'avais fait un an où j'avais réussi à faire mes heures et j'étais assez content de café-théâtre, d'être comme ça, des pièces de boulevard, des choses comme ça. Et en gros, je dis à ma mère, bon, j'ai un an pour essayer de faire un truc solo et on verra parce que j'ai mes heures. Et puis, si je n'y arrive pas, je retournerai en tant que community manager. Et ma mère au téléphone, qui n'était pas trop pour choix ce métier-là, m'engueuille. Elle me dit, maintenant, stop, t'arrêtes.

Tu ne

26:04
Locuteur

vas

26:04
Invité

pas retourner comme community manager. Tu restes comédien. C'est ton métier, en fait.

26:08
Locuteur

Et là, j'ai

26:08
Invité

fait, putain, OK, c'est mon métier. Et

26:11
Locuteur

j'avoue, je me fais engueuler

26:12
Invité

pour me dire que

26:13
Locuteur

c

26:13
Invité

'est ton métier. J'avoue, ça m'a... Depuis, je me suis dit, elle a raison. À partir du mot où ta mère te

26:19
Locuteur

valider, te donne le pass,

26:20
Invité

tu

26:20
Locuteur

t'enlèves en stress. Exactement.

26:22
Invité

Qui était un peu mon seul stress, c'était les darons, quoi.

26:24
Locuteur

J'avoue qu'il ne soit pas...

26:26
Invité

Ouais,

26:26
Locuteur

voilà.

26:27
Invité

C'est à ce moment-là. Donc, ça date, je sais que je dis que je suis comédien. Ouais. Plutôt accès humour,

26:32
Locuteur

à

26:32
Invité

chaque fois,

26:32
Locuteur

je

26:32
Invité

dis,

26:32
Locuteur

tu

26:32
Invité

as comédien, accès humour.

26:34
Locuteur

Tu ne t'es pas obligé de le préciser. Tu n'es

26:35
Invité

pas obligé de le préciser. Mais là,

26:50
Locuteur

il faut que tu

26:50
Invité

arrêtes de dire accès

27:01
Locuteur

humour.

27:02
Invité

Déjà, moi, j'ai beaucoup en moi, je ne sais pas pourquoi, mais l'envie de transmettre des choses. Et quand on s'est mis sur ce documentaire-là, pour France Télé, je savais qu'on allait le faire avec mon fils. Donc, du coup, je me suis dit, ah, pour mon fils, c'est bien parce qu'il aura quelque chose à raconter. Donc, le documentaire Une histoire française, ça raconte mon père, mon fils et moi qui allons en Côte d'Ivoire pour savoir de quoi mon grand-père est mort. Parce que mon grand-père, il est mort pendant la colonisation et on ne sait pas exactement de quoi il est mort parce que mon père était tout petit. Et donc, on va sur ces traces là-bas, au village, en Côte d'Ivoire.

Et dedans, on parle de la colonisation, des travaux forcés. Après, on parle aussi du parcours de mon père qui décide de venir en France dans les années 70. Pourquoi il est venu en France ? Comment ça s'est passé quand il est arrivé là-bas ? Donc, ça s'appelle Une histoire française parce que ça raconte l'histoire de la Côte d'Ivoire et l'histoire de la France à travers ma famille. Et oui, moi, je l'ai fait. Au début, je n'avais pas du tout envie. Mais je l'ai fait pour mon fils et aussi pour les enfants, les jeunes. Pourquoi tu n'avais pas envie parce que tu te dis que

28:03
Locuteur

ça

28:03
Invité

va être trop

28:04
Locuteur

sérieux

28:05
Invité

ou

28:05
Locuteur

trop content ? Non, ce n

28:05
Invité

'est pas ça. C'est que tu connais. On est des Africains. Moi, je suis fatigué, frère. Je tourne dans des films. Je suis fatigué. L'été, j'ai envie de me reposer.

28:17
Locuteur

Et là, je me suis dit, c'est l

28:19
Invité

'été

28:19
Locuteur

en plus, il faut

28:20
Invité

partir avec mon fils, avec mon père.

28:22
Locuteur

C

28:22
Invité

'était éprouvant, même émotionnellement et tout. Vous avez tourné cet été ? Non, on a tourné à l'époque qu'on a tourné Surveillant. Donc, c'était il y a un an. On a tourné l'année dernière. Et là, on a fini le doc. Il va passer à la fin de l'année sur France 2. Mais je suis trop content parce que du coup, à travers l'histoire de ma famille, ça raconte aussi l'histoire de tous ceux qui ont une double culture, mais aussi tous ceux qui veulent savoir des choses sur leurs grands-parents. Tout le monde a des grands-parents. Moi, je ne connaissais rien sur mon grand-père parce que mon père, il ne le connaissait pas. Mon père, il ne connaît même rien sur son père. Donc, on est parti là-bas.

On a interrogé des gens dans le village, des historiens, tout ça. Il nous a raconté un peu son histoire et je trouve ça hyper intéressant pour ma part, en tout cas. Si je reviens parce que tu viens de dire que tu as fait ça, il y

29:05
Locuteur

a

29:05
Invité

un an, un moment de Surveillant

29:06
Locuteur

à peu près.

29:07
Invité

Dans Surveillant, évidemment, il y a des vannes, évidemment, et il y a des vannes,

29:15
Locuteur

je ne sais

29:15
Invité

pas comment, parfois,

29:16
Locuteur

en tout cas, non, ça, là, je ne sais pas, mais en tout cas, c

29:19
Invité

'est

29:19
Locuteur

bon, d'ailleurs, comme ils disent, bon, d'ailleurs, c

29:20
Invité

'est la question que j'allais poser parce que tous les deux, votre métier,

29:23
Locuteur

c

29:23
Invité

'est entre autres de faire rire les gens. Et est-ce que, aujourd'hui, non pas pour dire qu'aujourd'hui, on ne

29:30
Locuteur

peut plus rien dire, c'est vrai, on ne peut plus rien dire, c'est vrai, on

29:33
Invité

ne peut

29:33
Locuteur

plus

29:33
Invité

rien dire. Ce

29:39
Locuteur

qui est

29:40
Invité

sûr,

29:42
Locuteur

c'est

29:42
Invité

que ce qu'on dit, en tout cas, aujourd'hui, est forcément plus regardé ou plus, il y a les réseaux, etc.,

29:47
Locuteur

il

29:47
Invité

y a quelque chose,

29:47
Locuteur

en

29:47
Invité

tout cas, typiquement, je pense qu'avant, un humoriste, il avait un peu la scène, c'était un truc un peu sacré, donc, en fait, ce qui se passait dedans, il y a presque un pacte de confiance entre l'humoriste et le public.

29:57
Locuteur

Aujourd

29:57
Invité

'hui, tout sort, etc., c'est forcément des choses, quand on fait une série comme Surveillant ou un spectacle ou un film, des questions qu'on se pose sur... Là, il y a des choses que je ne peux pas faire, que je peux moins faire, parce que, fatalement, tu vas blesser des gens, mais c'est peut-être le jeu, en fait, de se dire qu

30:11
Locuteur

'on va blesser des gens. Il y a toujours le

30:12
Invité

risque de ce soit sorti du contexte, ça, aussi bien sur scène que dans une série, si tu n

30:17
Locuteur

'as

30:17
Invité

pas l'ensemble de la blague et que tu as juste un extrait qui est posté sur les réseaux, bon, ben oui, tu peux te manger un seau de merde complètement dingue. Mais, ce qu'on disait avec JP en interview il n

30:29
Locuteur

'y a

30:29
Invité

pas si longtemps,

30:30
Locuteur

on

30:30
Invité

disait, en fait, tant que c'est drôle, tu peux tout dire.

30:33
Locuteur

C

30:33
Invité

'est subjectif, le fait que ce soit drôle.

30:35
Locuteur

Non, il

30:35
Invité

y

30:35
Locuteur

a

30:35
Invité

des vannes. En fait, pour moi, la limite, c'est quand c'est marrant. En vrai, quand c'est marrant, même si tu n

30:40
Locuteur

'es

30:40
Invité

pas d'accord avec le gars,

30:41
Locuteur

tu ne peux rien faire

30:42
Invité

contre l'humour. Tu peux être un mec normal, pas misogyne, pas raciste et tout, et dans l'action, comment c'est présenté avec le personnage et la situation, c'est drôle, frère.

30:56
Locuteur non identifié

C

30:56
Invité

'est drôle. Moi, je pense que la seule limite,

30:58
Locuteur

c

30:58
Invité

'est est-ce que c'est drôle ou est

30:59
Locuteur

-ce

30:59
Invité

que ce n

30:59
Locuteur

'est

30:59
Invité

pas drôle ? Et après, pour moi, je me dis, aujourd'hui, en humour, il y a tellement de choses sur Instagram, sur scène et dans les stand-up que je pense que les gens, en fait, ils sont éduqués à l'humour. Et ils savent percevoir quand un truc est humoristique ou un truc est premier degré. Et aussi, comme on a la chance et l'avantage, je pense, dans notre équipe, avec John Wax, Benjamin Tranier, Audrey, Eva Yotou, de ni être raciste, ni misogyne, ni antisémite ou tout ce que tu veux. Du coup, je trouve que quand tu fais une blague,

31:31
Locuteur

que

31:32
Invité

le point de départ, il est neutre, du coup, les gens, ils arrivent à voir. En fait, le problème, il arrive quand un raciste fait une blague raciste, quand

31:39
Locuteur

un misogyne fait... Bien sûr, bien sûr.

31:41
Invité

Ce n'est pas qu'il le pense,

31:42
Locuteur

c

31:42
Invité

'est qu'en fait, l'angle est toujours mal trouvé, parce que c'est ce qu'il pense. Alors que quand tu es sain, tu sais très bien que cette phrase-là, il faut la dire comme ça, parce que si tu ne dis pas comme ça, ça va être mal interprété. Et puis surtout, quand tu n

31:55
Locuteur

'es

31:55
Invité

pas un con, voilà, quand tu n

31:57
Locuteur

'es

31:57
Invité

pas con, du coup, tu sais que si tu dis cette phrase-là, ça ne va pas faire rire les gens, puisque toi aussi, tu t'identifies. Tu comprends ce que

32:05
Locuteur

je veux dire

32:05
Invité

? Donc moi, pour moi, les limites,

32:07
Locuteur

c

32:07
Invité

'est déjà, il faut que ce soit drôle. Si ce n

32:09
Locuteur

'est

32:09
Invité

pas drôle, ça ne sert à rien de le faire. Et puis, si tu es sain, en vrai, tu trouveras toujours le bon angle. Dans En Place, j'ai dit des trucs, frère. C

32:18
Locuteur

'est ma série

32:18
Invité

que j'avais faite sur Netflix, j'ai dit, même dans tout simplement le

32:22
Locuteur

noir, il y

32:22
Invité

a

32:22
Locuteur

des vannes, il y a des

32:23
Invité

trucs et tout, ça

32:24
Locuteur

passe parce qu'on voit,

32:25
Invité

dans Surveillant aussi, ça passe parce que le fond, il est sain. Et en fait, je pense qu'à chaque fois qu'il y a un truc qui ne passe pas, c'est quand le fond, il est bizarre, frère. Quand le fond, il n'est pas sain, il est...

32:36
Locuteur

C

32:37
Invité

'est chelou, on sent que c'est chelou, tu vois ce que je veux dire ? Mais quand c'est drôle, c'est drôle, man. Voilà. Je suis tout à fait d'accord.