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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 15 octobre 2025 175 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraitesBudget & impôts

Déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu - 14/10/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 49 %Attaque 36 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures concrètes pour lutter contre la violence et les féminicides ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    La suspension de la réforme des retraites est-elle un renoncement ou une opportunité de dialogue ?

  • 6:00FerméeRéponse partielle

    Comment financer les mesures sociales sans alourdir la dette ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    La France participe-t-elle à des livraisons d'armes vers Israël ?

  • 10:00FerméeRéponse directe

    Le 49.3 sera-t-il abandonné pour le budget ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quels engagements pour Mayotte et les outre-mer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Sébastien LecornuFait
    « Nous ne pouvons pas placer notre pays en dépendance durable de prêteurs étrangers et je ne serai pas le premier ministre d'un dérapage des comptes publics. »
  • 6:00Sébastien LecornuChiffre
    « Le coût de la suspension pour notre système de retraite est de 400 millions d'euros en 2026 et d' 1,8 milliards d'euros en 2027. »
  • 12:00Sébastien LecornuFait
    « La fiscalité des très grandes fortunes parmi nos compatriotes a pu interpeller un certain nombre d'entre vous. »
  • 14:00Sébastien LecornuFait
    « La durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028. »
  • 16:00Sébastien LecornuFait
    « Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028 comme l'avait précisément demander la CFDT. »
  • 18:00Sébastien LecornuFait
    « La suspension en préalable de rien serait irresponsable. Cette suspension doit installer la confiance nécessaire pour bâtir de nouvelles solutions. »
  • 20:00Sébastien LecornuFait
    « Le gouvernement proposera un projet qui par essence est perfectible. Il est urgent de continuer à dépenser moins. »
  • 24:00Sébastien LecornuFait
    « Un projet de loi contre les fraudes a été déposé ce matin en même temps que le budget de l'État et de la sécurité sociale. »
  • 28:00Sébastien LecornuFait
    « Nous croyons que réussir par son travail est une bonne chose. Nous voulons une société où il est bon de travailler, de réussir et d'innover. »
  • 30:00Sébastien LecornuFait
    « Le gouvernement sera du côté des travailleurs et de celles et ceux qui veulent travailler. Le travail est la condition indispensable à la croissance et au financement de notre modèle social. »
  • 3:00Sébastien LecornuFait
    « Sans sursaut donc de notre part pour adopter un budget avant le 31 décembre. C'est l'impuissance généralisée qui nous guettet. »
  • 6:00Sébastien LecornuFait
    « Nous voulons aussi que ce budget puisse être celui de la justice fiscale que notre groupe défend avec une forme de continuité depuis 2017. »
  • 8:00Sébastien LecornuChiffre
    « Il faut absolument accélérer l'effort car l'empilement des normes coûte cher, très cher et tous les rapports en conviennent. »
  • 10:00Paul ChristopheChiffre
    « Nous sommes aujourd'hui le deuxième pays d'Europe le plus dépensier en proportion de notre PIB. »
  • 11:00Paul ChristophePromesse
    « Il faut, monsieur le premier ministre, continuer dans cette voie. Mobilisons notre énergie pour bâtir un budget crédible pour la France. »
  • 13:00Paul ChristopheChiffre
    « Nous devons être plus nombreux à travailler et le faire plus longtemps. Nous avons aujourd'hui un système qui repose sur 1,8 actifs cotisant pour un retraité là où il a été conçu avec 4,1 actifs cotisant pour un retraité. »
  • 15:00Christophe NéelFait
    « Passer d'un ministère d'État classé numéro 2 dans l'ordre protocolaire au numéro 13 est très mal perçu par les habitants et leurs représentants ici à l'Assemblée. »
  • 16:00Christophe NéelChiffre
    « Il s'agit là d'un discours impératif, démocratique mais aussi économique tant la censure et la dissolution auraient un coût largement supérieur de l'ordre de 15 milliards d'euros à cette suspension. »
  • 18:00Stéphane PeuFait
    « Vous devriez savoir, monsieur le premier ministre que les Français sont attachés à la notion d'égalité et celle devant l'impôt étant de loin la plus sensible. »
  • 19:00Stéphane PeuFait
    « La droite dans ce pays a toujours combattu l'impôt progressif. Elle préfère les taxes qui frappent de manière aveugle les plus modestes comme les plus riches. »
  • 23:00Éric SiotiChiffre
    « 3400 milliards d'euros de dette, des dépenses publiques endémiques, le seul déficit de la zone euro à s'aggraver, le record du monde des prélèvements obligatoires. »
  • 24:00Éric SiotiFait
    « Vous êtes désormais, monsieur le Premier ministre, l'otage consentant du Parti socialiste. »
  • 25:00Sébastien ChenuChiffre
    « Le nombre de travailleurs payés au SMIC en 2017 était de 10 %, il est de 15 % aujourd'hui. »
  • 27:00Sébastien ChenuFait
    « Vous l'avez ruiné, vous l'avez uburisé, vous l'avez insécurisé, vous l'avez dégradé, vous l'avez livré au prédateur de tout poil. »
  • 2:00Sébastien LecornuFait
    « Ces derniers jours ont été ceux de drames aussi de drames qui ont marqué les Français qui les inquiètent. qui les touche vraiment et fortement. »
  • 3:00Sébastien LecornuFait
    « C'est hier à Grâce le terrible féminicide d'une femme tuée de 16 coups de couteau. »
  • 4:00Sébastien LecornuFait
    « J'ai honte en pensant au martyre de cette petite fille et à la souffrance de sa famille. »
  • 6:00Sébastien LecornuFait
    « La 320 est devenue depuis quelques jours l'avion le plus commandé au monde et Airbus a annoncé agrandir son site de Toulouse et accélérer les recrutements. »
  • 10:00Mathilde PanotChiffre
    « Votre passage en force sur le dégel du corps électoral aura causé 15 morts et l'effondrement économique et social du territoire. »
  • 11:00Mathilde PanotChiffre
    « 3/4 des Français souhaitent le départ du président. »
  • 12:00Mathilde PanotPromesse
    « Nous sommes prêts à bâtir la civilisation du temps libéré avec la retraite à 60 ans. »
  • 15:00Raphaël ChelleFait
    « De LFI au Rassemblement national, chaque parti a contracté le même mal, celui de la radicalisation permanente. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Madame la présidente, mesdames et messieurs les parlementaires, il faut savoir tirer les bienfaits d'une crise. J'ai accepté la mission que m'a confié le président de la République parce que la France doit avoir un budget, parce qu'il y a des mesures d'urgence à prendre sans attendre. C'est un devoir.

Je l'accomplirai sous certaines conditions qui découlent d'évidence de la composition de cette assemblée. Certains aimeraient voir cette crise parlementaire virer à la crise de régime. Cela n'aura pas lieu grâce aux institutions de la 5e République et à ses soutiens.

Mais cette crise a des racines. D'autres crises sont palpables, profondes, entremêlées. crise sociale, économique, financière, écologique, climatique, culturelle, internationale.

Aux crises habituelles s'ajoutent les crises imprévisibles comme celles du Covid ou de l'énergie sans oublier les guerres. En s'ajoutant à certaines dépenses qui augmentent de manière automatique, elles expliquent pour l'essentiel la situation financière dans laquelle nous sommes. Là non plus, il ne faut rien oublier.

En vérité, plus qu'une crise, je crois que nous changeons de monde créant des fractures tout aussi locales que mondiales et des bouleversements géopolitiques majeurs. Une révolution de même ampleur que la révolution industrielle remet tout en cause. Cette révolution digitale sociétale bouleverse notre façon de vivre.

Elle choque, effrait. Il y a le monde d'avant, il y a ce monde de demain. L'irruption de ce nouveau monde provoque 1000 conflits, 1000 raidissements.

Nous vivons et nous vivrons dans une époque de crise. Soit on les subit, soit on les utilise, soit on change, soit on saura changer. Le dégagisme c'est cela.

Ceux qui ne changent pas, ceux qui s'agrippent au vieux réflexes, aux postures disparaîtront. En politique, comme en tout, en France comme ailleurs, le basculement du monde ne s'arrêtera pas. Au fond, c'est la place de la France et des Français dans ce nouvel environnement qui est en jeu.

Restera-t-elle parmi les pays dont la voie compte ? Restera-t-elle indépendante ? Le déclin n'est pas certain.

Le progrès non plus. Tout dépend de notre capacité à innover en matière politique comme en matière sociale, économique ou scientifique. Innover, c'est vrai pour le gouvernement.

J'ai pris acte de cet impératif. Innover, c'est assumer des ruptures. Le monde n'attend pas.

Dans la vraie vie, nos concitoyens, pas les statistiques, travaillent, s'inquiètent, attendent des solutions. J'ai proposé un gouvernement de mission, d'objectif. Il n'agira qu'avec l'Assemblée nationale et le Sénat.

À nous, au-delà des divergences, des écoles de pensées, des confrontations, de valoriser ce qu'il est possible de faire ensemble. La défiance de nos concitoyens n'épargne personne. Ou bien la politique certent des terrains d'entente ou bien ils ne les trouvent pas et la déception se répand autant que l'impuissance.

Je vous propose d'avancer. L'assemblée dans sa diversité et ses divisions ressemble au français. Elle est le fruit du choix des Français.

Elle traduit les doutes, peurs et espérances de millions de nos compatriotes. En un mot, cette assemblée n'a jamais été aussi représentative des Français. Il faut en tirer toutes les conséquences.

Jusqu'ici, on en a tiré essentiellement des conséquences négatives. On peut aussi en tirer des conséquences positives. Il serait temps pour avancer.

La première condition élémentaire est de pouvoir compter sur le soutien des députés qui portent le besoin de stabilité. Je remercie toutes celles et ceux qui ont annoncé leur soutien. J'ai proposé au président de la République un gouvernement pour donner un budget sérieux et fiable pour la France, utile et bon pour les Français dans les 3 mois.

Ce gouvernement incarne le renouvellement avec l'entrée d'experts parmi les plus compétents de notre pays. Chacun apporte une expérience incontestable. Je les en remercie.

Ils quittent des fonctions stables pour se frotter à une vie politique qui n'a pas toujours montré sa meilleure face ces derniers jours. Ils serviront le pays avec une nouvelle génération de parlementaires qui partagent l'envie d'avancer. Toutes et tous ont une feuille de route.

Tous ont conscience des difficultés pour réussir à faire avancer notre pays avec une assemblée nationale divisée. La seconde condition que j'avais sans doute insuffisamment mesuré, je le reconnais devant vous, et de tenir le gouvernement le plus éloigné possible des divergences légitimes qui s'expriment à travers les partis politiques. Il est logique que chacun affirme ses convictions.

Chacun pose ses lignes rouges avec d'autant plus de force que des élections se profilent. C'est tout naturel. Le gouvernement de la République assure la continuité de l'action de l'État, porte ses propres convictions dans le respect de la diversité de ses membres, mais il doit incarner l'ouverture au débat et au compromis. qui recherche les points d'accord d'action plutôt que de cultiver les différences parce que dans la situation du monde marquée par une instabilité financière, militaire, économique, commerciale, migratoire, climatique, mieux vaut montrer une France unie qu'une France divisée.

C'est une évidence qui est tellement évidente qu'elle disparaît tantit dans des querelles intérieures. Ce que je vous propose, c'est de trouver un chemin commun divergences. Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez.

Là encore, c'est une rupture. La troisième condition pour esser du sens à la politique, pas par des mots, mais par des actes, par une nouvelle pratique du pouvoir qui doit amener plus de progrès pour nos concitoyennes et nos concitoyens. Mesdames et messieurs les parlementaires, partagez le pouvoir avec le parlement.

Voici incontestablement une rupture de dans une assemblée divisée. Un gouvernement, même en s'appuyant sur la majorité la plus relative, ne peut dans la durée agir sans tenir compte des oppositions. Ce n'est pas possible.

Ce n'est plus possible et surtout ce n'est pas souhaitable. J'ai renoncé à utiliser l'article 49 aliné 3 de la Constitution. C'est la garantie pour l'Assemblée nationale que le débat notamment budgétaire mais pas seulement dans tous les domaines vivra ira jusqu'au bout jusqu'au vote.

Cette décision est forte de changements radicaux. La légitimité démocratique c'est une démocratie où le parlement a un rôle politique expliqué Michel Debré père de notre constitution. Le Parlement et le gouvernement ayant, je le cite encore, chacun une semblable importance dans la marge de l'État et assurant les moyens de résoudre les conflits qui sont dans tout système démocratique, la rançon de la liberté.

Et la ronçon de la liberté, pour reprendre ce terme, c'est la responsabilité. Le gouvernement présente le budget qu'il estime souhaitable. Le Parlement l'examine, le discute, le modifie.

C'est sa liberté. et 1493 sans majorité absolue. Le Parlement aura le dernier mot, c'est sa responsabilité et nous devons lui faire confiance.

Nous ne devons pas en avoir peur. Cela paraît de bon sens. C'est pourtant presque une révolution.

À vous de saisir ce pouvoir qui est une chance, un bel exercice de responsabilité pour montrer à toutes celles et à tous ceux qui doutent que la démocratie représentative n'est pas morte et que l'Assemblée nationale et le Sénat restent l'endroit du pouvoir de décision, du pouvoir d'agir. Quel parlementaire dira à ses concitoyens qu'il ne veut pas discuter le budget de l'État, le budget social de la nation, n'est-ce pas le cœur même de la fonction parlementaire ? En renonçant au 493, il n'y a plus de prétexte pour une censure préalable.

N'est-ce pas d'ailleurs ce que réclama une grande partie de cette assemblée ? Je ne reprendrai pas ici les déclarations des uns et des autres. Vous le demandiez, c'est fait.

J'avais promis une rupture, cela en est une. Les débats sur la fiscalité, sur le niveau des dépenses publiques, sur le déficit public, chaque parlementaire se prononcera. Les débats sur les moyens à allouer pour l'écologie, la sécurité, l'éducation, le logement, les collectivités locales, la culture, l'agriculture, nos services publics.

Chaque parlementaire s'en saisira. Cette fois, son vote dictera la copie finale. On verra la position de chacun sur la dette. les impôts, les dépenses, les économies, chaque vote sera un acte.

Le budget sera donc au cœur du débat. Alors, que contient ce budget initial ? Une maîtrise des comptes publics qui réduira le déficit.

Dans la copie proposée par le gouvernement, il est réduit à 4,7 % du PIB contre 4,6 % suite au retrait de la suppression des 12 jours fériers. Comme je l'ai déjà annoncé, dans tous les cas de figure, à la fin de la discussion budgétaire, ce déficit devra être à moins de 5 % du PIB car cette impératif de souveraineté s'impose à nous tous. Nous ne pouvons pas placer notre pays en dépendance durable de prêteurs étrangers et je ne serai pas le premier ministre d'un dérapage des comptes publics.

Aussi, dès 2025, nous aurons respecté les 5,4 % de déficit prévus par mon prédécesseur. Le gouvernement proposera un projet qui par essence est perfectible. Il est urgent de continuer à dépenser moins.

L'État a engagé une revue de ces dépenses. Des économies seront faites et il faudra désormais qu'elles s'inscrivve dans un cadre pluréannuel en s'appuyant sur une véritable réforme de l'État. J'y reviendrai dès demain devant le Sénat et devant vous dans les jours qui viennent.

Sur les dépenses de l'État, on peut faire beaucoup à la condition de repenser son action en profondeur, de réussir sa transformation numérique, de moderniser ses interventions et d'alléger considérablement certaines procédures qui ne sont plus explicables. Tout le monde prône la simplification, nombre d'acteurs dans le pays la réclamente. Une majorité d'idées dans les deux chambres est possible sur ce sujet.

D'autres économies seront engagées en luttant plus rigoureusement contre les fraudes, qu'elles soi sociale ou fiscale. Là encore, c'est une question de justice. Trop d'argent public est gaspillé parce qu'on contrôle pas assez à quoi il sert.

Un projet de loi contre les fraudes a été déposé ce matin en même temps que le budget de l'État et de la sécurité sociale. C'est la première fois vous pouvez vous en emparer. Il y a par ailleurs des baisses d'impôts pour les petites et moyennes entreprises.

Il y aura des hausses d'impôts ciblées et exceptionnel pour certaines grandes entreprises. Baisse d'impôts d'un côté, hausse de l'autre pour mieux répartir les efforts au sein des contribuables et garder une maîtrise de nos prélèvements obligatoires qui sont déjà très élevés pour financer notre modèle de redistribution au profit des plus modestes. La fiscalité des très grandes fortunes parmi nos compatriotes a pu interpeller un certain nombre d'entre vous.

Là aussi, il faut reconnaître qu'il peut y avoir des anomalies. Nous croyons que réussir par son travail est une bonne chose. Nous voulons une société où il est bon de travailler, de réussir et d'innover.

Nous voulons aussi être vigilants au consentement, à l'impôt. Mesdames et messieurs les députés, encadrer l'optimisation fiscale, en particulier celle qui passe par les holdings, est une première réponse. Nous demanderons à créer une contribution exceptionnelle des grandes fortunes que nous proposons d'affecter au financement des investissements du futur qui touchent à notre souveraineté pour les infrastructures, la transition écologique ou la défense.

Là encore, mesdames et messieurs les députés, le débat parlementaire aura lieu. Il permettra à chacun de faire valoir ses arguments en ne perdant jamais de vue que derrière la fiscalité se pose la question du consentement à l'impôt, de la confiance et de la justice. Le débat fiscal doit être aussi un débat sur l'emploi et la croissance.

Raison pour laquelle je ne suis pas favorable à ce que le patrimoine professionnel soit touché. Je ne détaillerai pas les mesures fiscales maintenant. J'ai ouvert le débat sans tabou.

Je vous exposerai moi-même avec les ministres les propositions que j'ai faites, les modifications que je soutiendrai et celles que je combattrai. Le gouvernement proposera, "Nous débattrons, vous voterez." Sans utilisation du 493, le gouvernement devra changer de méthode.

Il faudra des discussions préalables, des compromis, le souci du détail et ne jamais refuser la technicité et la preté du débat. La loi se fera ici pas à Berc. Je montrerai moi-même l'exemple en portant la discussion générale du budget de l'État et du budget de la sécurité sociale ici même dans les tout prochains jours.

Une fois de plus, le gouvernement proposera. Nous débattrons, vous voterez. Mesdames et messieurs les parlementaires, je veux maintenant vous parler d'un sujet majeur qui a traversé notre pays, qui l'a parfois fracturé. le mérite, la dignité et le courage des travailleurs, la légitimité d'une bonne retraite.

La fierté d'être travailleur, c'est la fierté de nos entreprises qui ne sont pas l'affaire que des patrons, mais aussi de tous les salariés. C'est celle de notre industrie, de toutes nos industries et de leurs filières électronique, automobile, nucléaire, chimique, métallurgique, aéronautique, militaire. Cette fierté, c'est celle du goût de l'effort partout et pour tous.

L'effort mérite reconnaissance et récompense. Le gouvernement sera du côté des travailleurs et de celles et ceux qui veulent travailler. Le travail est la condition indispensable à la croissance et au financement de notre modèle social.

Il nous faut nous attaquer à deux problèmes majeurs. Les Français quand ils travaillent sont productifs. Par contre, ils accèdent trop tard au travail et en sortent parfois trop tôt.

Le deuxième problème est qualitatif. Nous avons en proportion trop d'emplois de services moins rémunérés et pas assez d'emplois industriels qualifiés. C'est la raison pour laquelle il est urgent d'accélérer la réindustrialisation de notre pays par l'investissement, l'innovation, mais aussi par notre politique énergétique.

Nous croyons à la promotion interne, à l'ascenseur social. Je demanderai au ministre du travail et des solidarités d'engager dès cet automne des négociations par branche pour développer des parcours permettant aux salariés en bas de l'échelle de devenir agent de maîtrise et cadre. Le travail, le mérite, la volonté de progresser doivent être encouragé et récompensé.

Comme le disait Gabriel Atal à cette tribune, on ne peut pas rester au SMIC des années sans perspective de progression. Des nouveaux ministres sont arrivés avec de nouvelles idées. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils sont là.

Le gouvernement présente un budget pour l'emploi, pour produire, pour que le travail pai. Nous soutiendrons la rémunération, le logement, la santé des travailleurs. Ce sera aussi un budget pour préserver l'outil de production avec la reprise de la baisse de la CVAE, impôt qui pèse sur la production de nos petites et moyennes entreprises.

Des propositions ont émergé de plusieurs groupes parlementaires ici-même. pour le pouvoir d'achat des travailleurs. Là aussi, toutes seront examinées, toutes seront débattu et font actuellement l'objet d'un travail technique préalable par les ministres en charge.

Une fois là encore, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Être du côté des travailleuses et des travailleurs, c'est être aussi auprès de celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui sont à la retraite. Nous respectons les travailleurs, donc nous respectons les retraités.

Mesdames et messieurs les parlementaires, je vis donc avec quelques convictions simples, celles qu'il faut garantir l'équilibre de notre système, qu'il faut le financer pour les générations futures, qu'il faut pour chacun une retraite digne et pérenne. Il y a moins de quotisans qu'avant et plus de retraités. Cela s'impose à nous comme dans plusieurs pays européens, plus personne ne peut le nier.

Mais je ressens aussi ce que la dernière réforme pourtant nécessaire a provoqué. des tensions, des inquiétudes, de la lassitude, parfois un sentiment d'injustice ou d'incompréhension, y compris à tort ou à raison dans sa dimension démocratique. Alors, est-ce que le gouvernement est prêt à un nouveau débat sur l'avenir de notre système de retraite ?

La réponse est oui. Une réforme sociale, aussi nécessaire soit-elle, ne peut tenir que si elle est comprise et équitable. Cet enjeu reste un enjeu d'avenir.

J'ai toujours indiqué que l'avenir de nos retraites serait au cœur de la prochaine campagne présidentielle. Mais nous devons entendre que ce débat est demandé dès maintenant par des forces politiques et syndicales légitimes. Paradoxalement, cette période de quelques mois d'ici à l'élection présidentielle peut-être une opportunité pour avancer, y compris sur ce sujet difficile des retraites.

J'ajoute que la plus grande richesse pour notre pays, c'est la stabilité et la capacité à recréer la confiance entre les acteurs, notamment chez les partenaires sociaux. La maîtrise des comptes publics, la croissance, l'emploi, le renforcement de notre défense, la perspective de réformes utiles votées d'ici à 2027 repose sur notre capacité collective à acter cette stabilité politique. La plus grande richesse du pays, c'est sa capacité collective à aller de l'avant.

C'est pourquoi je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028 comme l'avait précisément demander la CFDT. En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028.

Mais je le dis ici très directement, suspendre pour suspendre n'a aucun sens. La suspension en préalable de rien serait irresponsable. Cette suspension doit installer la confiance nécessaire pour bâtir de nouvelles solutions.

La suspension pour faire mieux et la solution si chaque acteur sait en tirer quelque chose. Mesdames et messieurs les parlementaires, résumons. L'Assemblée voulait que je n'utilise plus le 493 ou pas le 493.

Je m'y suis engagé. L'assemblée voulait débattre à nouveau des retraites. Elle en débattra et chaque parlementaire pourra défendre ses opinions.

L'Assemblée voulait que le gouvernement suspende la réforme en attendant un débat, une solution, un vote. Je le fais. Ce qui permettra d'éclairer le débat lors de la future élection présidentielle.

Mais je veux être très clair, je n'endsai pas n'importe quoi. Le coût de la suspension pour notre système de retraite est de 400 millions d'euros en 2026 et d' 1,8 milliards d'euros en 2027. Cette suspension bénéficiera à terme à 3,5 millions de francis.

Elle devra donc être compensée financièrement, y compris par des mesures d'économie. Elle ne pourra pas se faire au prix d'un déficit accru. J'ai pris des engagements.

Ceux que les oppositions demandaient, j'en prends un supplémentaire et il doit être entendu par chacun, y compris mesdames et messieurs les députés, par nos prêteurs sur les marchés financiers. Je n'endsai pas un résultat qui mettrait en danger la crédibilité de notre pays et encore moins notre système de retraite tout entier. Je fais des pas en avant à chacun aussi d'en faire.

Mesdames et messieurs, les parlementaires, je veux être encore plus précis. Suspendre doit être une opportunité. Débattre de la question des retraites n'est pas seulement une équation financière, elle est partie intégrante de notre contrat social et ce contrat a besoin lui aussi d'une refondation d'innovation, de rupture.

Ce gouvernement est prêt à renforcer le paritarisme, à faire confiance à la démocratie sociale. Une fois encore, suspendre la réforme n'a de sens que si c'est pour aller plus loin. Je propose dans les prochaines semaines d'organiser une conférence sur les retraites et le travail en accord avec les partenaires sociaux.

Grâce à la suspension, cette conférence aura le temps de se prononcer avant l'élection présidentielle. Elle se posera la question de l'ensemble de la gestion de notre système de retraite. Certains veulent les systèmes par point, d'autres par capitalisation.

D'autres veulent abandonner toute référence d'âge, mais ces propositions ne valent que si l'on sait qui est responsable aux partenaires sociaux de s'emparer ou non de cette responsabilité de gérer le régime, ce serait revenir aux sources historiques de notre modèle de retraite. C'est d'ailleurs ce que font toujours nos voisins européens. Le gouvernement y est prêt.

J'ai confiance dans la démocratie sociale, confiance dans la démocratie parlementaire. Si la conférence conclut, le gouvernement transposera l'accord dans la loi et le parlement décidera. Sinon, il appartiendra au candidat à l'élection présidentielle de faire leur proposition et aux Français de les trancher.

Elle pourra rendre ses premières conclusions au printemps prochain. Mais il y a aussi des urgences. J'ai inscrit comme si était engagé mon prédécesseur dans le budget de la sécurité sociale une amélioration concernant les retraites des femmes.

Là aussi, je pense que c'est consensuel, inutile d'attendre. La conférence devra aborder d'autres sujets cruciaux comme l'attractivité de certains métiers indispensable, le travail pénible, l'usure au travail et les carrières longues. Voilà une discussion qui a été bloquée depuis 23 ans.

Paradoxalement, la rupture c'est de conclure. Là encore, le gouvernement proposera "Nous débattrons, vous voterez." Je le dis 110 tours.

Suspendre, ce n'est pas renoncé, ce n'est pas reculé. Si nous savons utiliser ce temps avec intelligence et volonté d'avancer, la cohésion sociale, l'unité du pays et donc sa stabilité sont une force. La division, elle à un coup, chacun doit l'assumer.

Mesdames et messieurs les parlementaires, partage du pouvoir entre le gouvernement et l'Assemblée. Partage du pouvoir entre le gouvernement et les partenaires sociaux. partage du pouvoir aussi avec les collectivités locales, pas pour faire plaisir aux élus locaux, j'en suis un, mais pour être efficace au service des Français.

On le dit souvent, on le fait rarement, déjà avec une urgence sensible la réforme institutionnelle pour la Nouvelle-Calédonie. La fin des accords de Numéar a laissé un vide institutionnel qu'il faut combler pour permettre la paix sur le caillou. L'accord de Bougival permet un chemin de réconciliation.

Il doit être transcrit dans la Constitution. Le gouvernement proposera la discussion de ce texte avant la fin de l'année afin que les Calédoniens puissent être consultés au printemps 2026. C'est une urgence.

Mais ce serait une erreur de croire que la Nouvelle-Calédonie est un cas à part. La question des outresemères se pose aussi avec la même urgence. Un projet de loi concernant la vie chère est prêt.

Il ne faut pas attendre. Certains territoires comme aux Antilles et en Guyan réfléchissent à leur avenir institutionnel. Nous devons les accompagner.

Un projet de loi constitutionnel concernant la Corse, fruit de 2 années de discussion, lui aussi est prêt. Rien ne serait pire pour l'État que de renier sa parole. Là aussi, l'Assemblée nationale et le Sénat débattront et trancheront.

Nos concitoyens veulent que le pouvoir soit proche d'eux, adapté aux réalités de terrain. Je proposerai donc en décembre un projet de loi pour renforcer le pouvoir local, un nouvel acte de décentralisation. Lui seul permettra de réformer l'État de manière globale et d'améliorer le fonctionnement de tous nos services publics.

Qu'est-ce que l'on attend de l'État ? C'est la question centrale. La police, la justice, la sécurité, la défense, les relations internationales.

Dans ces domaines, les budgets ont augmenté depuis 2017 et continueront d'augmenter. L'État s'est renforcé parce que ce sont des missions que lui seul peut exercer. Pour le reste, quel doit être le niveau de décision locale ?

Qui est responsable de quoi ? Je proposerai un principe simple, celui de de l'identification d'un seul responsable par politique publique. Il s'agira soit d'un ministre, soit d'un préfet, soit d'un élu.

Il ne faut pas décentraliser des compétences, il faut décentraliser des responsabilités avec des moyens budgétaires et fiscaux et des libertés y compris normatives. C'est aussi une formidable occasion de repenser complètement notre planification écologique et énergétique. Nous ferons des propositions précises.

Le gouvernement peut-il engager cette réforme dans les 3 mois ? vous dites que cela prendra du temps, c'est précisément parce que cela prendra du temps qu'il faut engager cette réforme tout de suite. Sinon, elle sera reportée une fois de plus.

Et jusqu'à quand ? Au plus tôt dans 2 ans après l'élection présidentielle, nous n'attendrons pas. Des majorités sur ce texte sont possibles dans les deux chambres.

Le gouvernement en proposera. Nous débattrons. Vous voterez.

Mesdames et messieurs les députés, ne pas attendre. Il y a urgence. Urgence pour tenir le calendrier d'adoption du budget et voter le meilleur budget.

Urgence pour renforcer le dialogue social. Urgence avant les élection municipal de mieux répartir les compétences et réformer l'État. Si les débats de cette assemblée débutent cette semaine, cela permettra via les discussions budgétaires de répondre aux urgences pour la santé, l'accès aux soins avec France Santé pour défendre l'environnement, la sécurité pour la loi de programmation militaire.

Il y a des urgences, il y a des projets de loi qui sont prêts pour les polices municipales et la sécurité du quotidien, pour le statut de l'élu. Des discussions sensibles doivent se poursuivre notamment sur la fin de vie. Des combats doivent sans cesse être menés contre le racisme, l'homophobie, l'antisémitisme pour l'égalité entre les femmes et les hommes.

La soif absolue de nos compatriotes pour leur sécurité, pour la justice et le respect de la loi doit être entendu sur chaque banc de cette assemblée. Les enjeux migratoires à venir, tant liés à la démographie, au réchauffement climatique et au terrorisme, pose un défi imminent qui ne peut être nié. J'y reviendrai.

Les ministres y reviendront à condition d'oser discuter, agir, avancer. Tout cela, nous pouvons le faire ensemble dans les mois qui viennent si nous mettons fin, mesdames et messieurs les parlementaires, à cette crise. Désormais, cela dépend de vous.

Je sais, je n'ai pas obéi à l'exercice de style habituel d'une déclaration de politique générale collectant chaque domaine d'intervention de l'État, citant chacune des préoccupations de nos concitoyens dans leur travail, leurs familles, leur village ou leur ville. Que personne ne se sente oublié. Je pense sinon à tout.

Je n'en ai pas la prétention, en tout cas à toutes et à tous. Cela est facile. Il me suffit de me sentir utile à mon pays et je vous le dis avec toute ma conviction. avec aussi tout ce que j'ai appris au ministère des armées, les seuls qui se réjouiraient d'une crise, d'une panne budgétaire en France, ce ne sont pas les amis de la France. qui parmi les Français se sentira mieux si la France se divise plus encore, si elle est plus faible, si elle repousse les questions de fond et les questions d'urgence à plus tard.

Je ne vous ai pas fait un discours de politique générale convenu. Je reviendrai ici pour expliquer la politique que le gouvernement entends fondamentaux. Je me suis engagé à revenir pour expliquer le budget parce qu'il traduit une politique pour la France.

Mais je reviendrai aussi sur les questions de sécurité, d'immigration, d'énergie, de transition écologique, d'éducation, du numérique. Sur tout cela, nous ferons des propositions, nous débattrons et à la fin vous voterez. Je ne vous ai pas présenté un programme à long terme.

C'est un gouvernement de mission. L'urgence est de redonner son sens à la politique, de redonner confiance en la politique, de respecter les engagements de chacun, y compris ceux des oppositions. La vraie démocratie permet à celles et ceux qui ne sont pas d'accord de travailler ensemble sans rien ren de leur conviction.

C'est ce qui se passe dans toutes les démocraties du monde et même dans tous les conseils municipaux de France. Osons, il suffit de faire un pas. C'est comme cela que l'on avance pour la France et pour les Français.

Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre.

La parole est à présent à monsieur Laurent Voquier, président du groupe droite républicaine. S'il vous plaît, je vous remercie de quitter l'hémicycle en silence, s'il vous plaît, pour laisser l'orateur s'exprimer. Merci à vous.

Allez madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, monsieur le Premier ministre, vous prononcez votre discours dans une crise politique inédite sous la 5e République. Au cours des 10 derniers jours, la politique française a donné le pire des spectacles. Une image terrible.

Oui, mais ayez juste, messieurs et mesdames, l'élémentaire lucidité consistant à vous dire que vous y avez tous contribué, que chacun a contribué à cette situation lamentable. dans laquelle la politique française s'est abîmée. Ceux qui ont joué avec la censure et qui visiblement ont plus de mal à faire leur autocritique.

Ceux qui ont la volonté de tout faire tomber parce qu'ils y voient leurs intérêts. Et ceux, oui, reconnaissons-le, qui veulent que rien ne change alors que les Français aspirent à plus de rupture. Et vos rires sarcastiques sont l'illustration de votre incapacité à vous poser les bonnes questions.

Les Français regardent cela. Il regarde tout le monde. Il le regarde avec un mélange d'écurement.

Il le regarde aussi avec de la colère et il le regarde plus que tout. Et vous feriez bien de l'entendre, vous qui traitez cela avec tant de légèreté, avec une profonde inquiétude. Et ne vous y trompez pas, il juge avec sévérité ceux qui jouent avec cette inquiétude parce que nous sommes dans une des pires périodes d'instabilité qui est connue notre histoire.

Parce que cela renvoie à la période que nous avons connue sous la 3e République où à la fin du 19e siècle, les gouvernements duraient à peine quelques semaines et certains ici semblent s'en réjouir parce que cela renvoie à une période au moment de la guerre d'Algérie où les gouvernements n'étaient pas capables de tenir tellement plus longtemps et certains ici ne devraient pas se réjouir de ce chaos. Mais au moins, vous qui semblez si imperméable à cette inquiétude des Français, à l'époque la France pouvait compter sur une économie solide. À l'époque, la France pouvait compter sur une économie prospère qui protégeait ses compatriotes.

Aujourd'hui, notre nation fait face à une triple crise. Une crise politique, certains ici la nourrissent. une crise économique, certains ici n'y semblent pas sensibles, et une crise géopolitique au moment où notre nation danse au-dessus du volcan.

Aucun d'entre nous, je l'espère, aucun d'entre nous sincèrement ne peut s'en réjouir et chacun d'entre nous, j'en suis sûr, queles que soient les différences politiques qui sont les nôtres, aspirent à ce que notre pays retrouve les chemins de l'intérêt général et il est urgent de tourner cette page catastrophique pour la politique française et cela suppose un certain effort, un certain effort de chacun. Est-ce qu'il y a de fortes différences politiques entre nous ? C'est une évidence.

Est-ce que nous sommes tous convaincu que l'élection présidentielle dans nos institutions est la seule qui soit fondatrice ? Évidemment, est-ce que ce moment de confrontation entre les visions politiques des uns et des autres viendra ? Tout le monde le sait.

Mais entre-temps, il y a une question qui nous est posée. Est-ce que nous voulons tout détruire ? Où est-ce que nous sommes capables de faire des efforts les uns vers les autres ? 1 an. 1 an.

Juste 1 an. 1 an avant qu'il y ait la campagne présidentielle. 1 an avant ce débat décisif sur les causes de notre impuissance et les moyens d'en sortir.

Et entre-temps juste faire cet effort minimal. qui consiste à trouver des compromis plutôt que de s'écharper, qui consiste juste tout simplement à discuter plutôt que de parier sur une éème élection par défaut. Que chaque injuste soit capable de ce petit effort agir pour le moindre mal dans cette période où le pire est possible et où nous devrions tous le redouter.

Et les Français, chers collègues, c'est cette lucidité que les Français attendent de nous. Ils nous disent "Entendez-vous." Ils nous disent discutez.

Ils nous disent trouver des solutions et j'en suis convaincu. Il juge avec sévérité ceux qui nourrissent le chaos. Et je le regrette, ceux qui nous écoutent ne l'entendent pas.

Mais au moment où je parle, vous avez dans cet hémicycle sur les debouts ceux qui ne sont que capables de hurler, qui sont incapables d'écouter et qui sont incapables juste de se respecter et qui continuent à nourrir cette image lamentable de la politique française. Monsieur le Premier ministre, c'est la condition pour que votre gouvernement puisse agir. Oui, l'Assemblée nationale est divisée mais cela n'empêche pas d'avancer.

La France l'a réussi par le passé et bien des démocraties autour de nous y parviennent. Dans un climat de division politique, trouver des équilibres, ne pas prétendre tout faire pour se concentrer sur l'essentiel. ce que vous avez rappelé, monsieur le premier ministre dans votre discours.

Les gouvernements d'Antoine Pinet pour la restauration de l'équilibre budgétaire, cher Michel, y était parvenu celui de Pierre Mind France avec la fin des guerres coloniales y était parvenu. Le pays à l'époque avait su avancer en dépit de son instabilité politique et nous sommes convaincus avec les députés de la droite républicaine que c'est aujourd'hui notre responsabilité. C'est la position de notre groupe, monsieur le premier ministre, qui n'a pas changé depuis la dissolution.

Refuser d'abord, je l'assume et quand je les écoute dans cet hémicycle, ma détermination n'est que plus forte. refuser d'abord qu'il y ait un gouvernement sous la coupe de la France insoumise de la folie de l'extrême gauche qui est le principal danger politique pour l'avenir de notre République. [Applaudissements] Et notre deuxième priorité, c'est que la France ne soit pas bloquée et nous nous engageons conscient des compromis nécessaires pour que des lois indispensables soient adoptées.

Cette position, nous l'avons défini collectivement avec nos députés et nos sénateurs. Nous ne censurerons pas un gouvernement a priori et nous ne ferons pas partie de ceux qui feront tomber les premiers ministre. Cette position des députés de la droite républicaine n'a pas varié.

La France a besoin d'un minimum de stabilité. La France a besoin d'un gouvernement. La France a besoin d'un budget.

Et pour ceux qui ici ne comprennent rien, notre priorité pour les semaines à venir sera simple. Il faut donner un budget à la France parce que si nous continuons comme cela, il n'y aura pas de budget pour protéger les Français. Et il faut dire les choses.

Priver la France de budget, c'est aggraver le déficit déjà le plus élevé de la zone euro. Priver la France de budget, c'est nous mettre dans la main des créanciers. Priver la France de budget, c'est le poison de l'incertitude.

Les Français ne consomment plus parce qu'ils sont inquiets. Les entreprises n'investissent plus parce qu'elles sont inquiètes. Et vous feriez bien d'écouter les commerçants et les artisans de ce pays qui nous disent tous : "La situation n'a jamais été aussi difficile à cause de l'instabilité politique que certains nourrissent ici.

Priver la France de budget, c'est geler les moyens dédiés à l'hôpital. C'est geler les moyens dédiés à la santé et c'est même monsieur le premier ministre geler les moyens consacré à nos armées dans un contexte géopolitique encore plus menaçant que celui de la guerre froide. Et monsieur le premier ministre, je me permets de rappeler ici une évidence parce que les débats de ces derniers jours ont tourné le dos au bon sens.

Monsieur Tangi, s'il vous plaît. Le sujet, il y a un peu de tension dans l'hémissi que ceux qui nous écoutent ne voient pas parce que certains se comportent n'importe comment. Voilà, c'est un peu regrettable mais ça me permet de l'expliquer à ceux qui nous écoutent.

Monsieur le Premier ministre, je me permets donc de rappeler ici une évidence. Le sujet n'est pas d'augmenter les impôts dans un pays qui a le record de la fiscalité au monde. Le sujet, c'est de les baisser.

Le sujet n'est pas d'augmenter la dépense dans un pays qui a le record de la dépense publique au monde. Le sujet, c'est de baisser la dépense. Et pour que les choses soient très claires, ce n'est pas au Français qui travaillent.

Ça n'est pas la France qui a travaillé toute sa vie de faire des efforts. C'est à l'État de faire des efforts en luttant contre la bureaucratie administrative et la dépense improductive. Et vous avez su envoyer des signaux, des premiers signaux symboliques et il faudra aller plus loin.

Vous connaissez nos convictions. Il faut supprimer toutes ces agences qui coûtent temps et qui ne servent à rien. Vous connaissez nos convictions.

Il faut arrêter la politique des chèqus gouvernementaux. Et vous connaissez nos convictions, il faut remettre de la bonne gestion dans nos services publics en faisant confiance aux acteurs de terrain au lieu de tout rendre si compliqué. Et c'est possible dans un certain nombre de nos collectivités locales, en Auverne Ronald, nous avons baissé de 15 % les dépenses de fonctionnement sans augmenter le poids de la dette ni la moindre taxe.

Baisser la dépense, ce sera le combat de la droite républicaine dans ce débat budgétaire. Nous ne laisserons pas la gauche et la France insoumise imposer un budget contraire aux intérêts du pays et nous investirons le débat budgétaire pour faire valoir nos convictions et nos propositions. Les aspirations des Français, monsieur le Premier ministre, sont au fond beaucoup plus simples que ne le sont les fractures politiques dans cet hémicycle. revaloriser le travail, rétablir l'ordre, arrêter l'immigration incontrôlée.

Et je voudrais ici revenir sur ce débat fondamental pour les députés de la droite républicaine. Arrêter l'assistana et revaloriser le travail. La plus grande injustice en France, c'est que le travail ne paye pas.

Quand un employeur veut augmenter de 100 € un salarié au SMIC, il doit mettre 500 € sur la table. Quand un salarié touche 4000 € de salaire 3000 € de salaire brut, son employeur doit payer 4000 € et à l'arrivée, il ne touche que 2200 € déduits des taxes et des charges. Et dans le même temps, ce qu'on dit trop peu souvent, c'est qu'un couple aux aides sociales avec trois enfants va toucher 2300 € d'aide sociale nette, d'impôts et de charge.

Et bien mes amis, il faut le dire, ça n'est pas juste. n'est pas juste parce qu'aucune société ne peut tenir sans ce ciment de justice élémentaire la récompense du travail, la récompense de l'effort et la récompense du mérite. Cela a toujours été notre combat avec les députés de la droite républicaine.

Gardez le social, arrêtez la Sistana, revaloriser le travail. Et notre engagement, monsieur le Premier ministre, et il sera fondamental que la droite républicaine soit écoutée. Ce sera d'une part l'instauration d'une allocation sociale unique permettant de plafonner les aides sociales à 70 % du SMIC pour qu'on ne gagne pas plus d'argent en restant chez soi qu'en allant travailler.

C'est la justice. Et le deuxième combat de la droite républicaine sera pour qu'il y ait un signal pour cette France qui travaille avec la défiscalisation des heures supplémentaires, zéro impôts et zéro charges pour que l'on sorte de ce qui est si décourageant pour ceux qui se donnent du mal. Travailler pour payer plus et pour perdre des aides.

Enfin, monsieur le premier ministre, et vous l'avez dit, il faut évidemment s'attaquer à l'ultraviolence et à l'immigration hors de contrôle. Cela suppose de réarmer notre droit en face de chaque sanction. en face de chaque infraction une sanction.

Rétablir l'autorité de la loi, rétablir l'autorité de la frontière, rétablir l'autorité de notre mode de vie. C'est cette politique qu' ont engagé aussi bien les socio-démocrates danois que la droite italienne 7 attendu par les Français. Sur ces sujets prioritaires, monsieur le Premier ministre, vous nous trouverez à vos côtés.

Et ensuite ensuite viendra le débat présidentiel, celui qui permettra d'enclencer enfin la profonde reconstruction de notre pays. Et notre conviction est que la France a besoin d'un redressement de droite, clairement de droite avec un objectif sortir du régime de l'impuissance de notre 5e République aujourd'hui dénaturée dont il faut retrouver l'esprit et l'efficacité des origines. Ce qui menace notre pays, c'est de glisser toujours plus vite sur la pente de la décadence.

Pour surmonter une crise de régime dans notre histoire, notre pays n'a toujours suivi que deux chemins. Deux chemins et pas d'autres. Le premier, c'est la tentation de tout renverser.

Nous l'avons parfois suivi dans notre histoire et nous savons dans quel tourment la passion de la destruction a souvent condamner l'avenir de la France. L'autre chemin, c'est celui dessiné par le général de Gaulle en 1958. Lui qui avait compris que la volonté de tout détruire était avant tout un aveu de résignation. lui qui avait compris que le courage consiste à tout rebâtir et non pas à tout détruire, que le pire des dangers le désordre, ce qu'il appelait la Chianlie dans un pays où la guerre civile est toujours une menace.

Comme le résumait George Pompidou, rebâtir en sachant ce qu'on veut rebâtir et ce qui en vaut la peine. Changer ce qu'il faut pour préserver ce qui vaut, c'est ce changement qu'il faudra préparer avec tous ceux qui auront alors à cœur le sursaut français. Je vous remercie.

Merci beaucoup monsieur le président Voquier. La parole est à présent madame Cyriel Chatelin, présidente du groupe écologiste et social. [Applaudissements] Merci madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, monsieur le premier ministre, vous avez déjà réussi une chose, c'est que c'est sans doute la déclaration de politique générale la plus attendue depuis 2022 et vous avez dit avoir fait un discours inhabituel, permettez-moi de faire une réponse qui le sera tout autant, c'est-à-dire de ne pas m'en tenir à ce que j'avais écrit. mais de vous répondre directement.

Peut-être déjà pour commencer dire que la première réaction en vous entendant parler d'innovation démocratique lorsque le Parlement vote et qu'il est respecté et bien je me dis combien nous étions-nous habitués à avoir une démocratie malmenée quand le simple respect du vote est devenu une innom démocratique. La seconde chose, nous avons toujours eu un échange que vous avez souhaité être sur le contenu des politiques publiques et donc c'est par cela que je commencerai. Vous avez fait le choix et je le comprends de ne pas embraser tous les sujets.

Mais l'écologiste que je suis ne peut être qu'inquiète de ne pas avoir vu la question environnementale, la question de la biodiversité au cœur des priorités. Si monsieur le premier ministre, vous savez combien cela impacte au quotidien. Les vagues de chaleur et les morts que cela entraîne.

Les inondations qu'on subit nombre de nos concitoyens. aujourd'hui ne pas agir de manière ferme contre le réchauffement climatique, c'est laissé aujourd'hui c'est pardon c'est laisser prospérer ses calamités environnementales. Et donc oui, cela est un regret.

La deuxième chose, c'est je veux dire mon inquiétude car il y a aussi tout ce que vous n'avez pas dit pour ne pas froisser et notamment des partenaires qui sont peu fiables. Quand j'entends Laurent Voquy à cette tribune utiliser des mots extrêmement durs et inacceptables sur les questions d'immigration, je me dis à la fin où est-ce que où est-ce qu'ils vont vous mener ? Monsieur le Premier ministre, est-ce que comme vos prédécesseurs, vous céderez sur les questions d'immigration à vos partenaires des Républicains ?

Oui, il y a une inquiétude profonde quand on voit l'extrême droite montée dans notre pays que d'imaginer un gouvernement qui est en partenariat avec un parti dont le chef de ce parti dit "La différence entre la droite et l'extrême droite, c'est la même chose qu' pensée et l'arrière-pensée." Monsieur le Premier ministre, allez-vous laisser entraîner sur ces questions d'état de droit par vos partenaires ? Enfin, vous l'avez dit, l'Assemblée demandait plusieurs choses.

Pour les écologistes, il y avait le sujet environnemental. nous n'aurons pas une réponse. Puis il y avait les questions de justice sociale.

Tout d'abord et bien je vais commencer par la question des retraites, celle qui était tant attendu, monsieur le premier ministre. Il faut quand même rappeler ce dont nous parlons. Nous parlons d'une réforme qui a été imposée par 493 que Michel Barnier alors premier ministre a maintenu coûte que coûte.

Que vos collègues aujourd'hui vos soutiens ont fait ont refusé d'abroger par leur obstruction parlementaire. Il s'est aussi servi d'Aibi à maintenir François Bairou et son conclave et finalement c'est aujourd'hui un élément de marchandage pour maintenir votre gouvernement. La réforme des retraites est une faute originelle.

Elle devient aujourd'hui, j'avoue avec étonnement, l'assurance vie des macronistes. Alors, je vais être extrêmement clair. Si notre assemblée peut voter, nous voterons la suspension des retraites.

Car oui, il vaut mieux l'empêcher de se dérouler pendant un an et demi que de ne pas l'empêcher du tout. Et ce vote peut être une première étape de l'abrogation puisque oui, il y aura quelque chose à dire pendant la présidentielle, c'est que si nous ne voulons pas qu'au 1er janvier 2028 cette réforme elle reprenne, si nous voulons un vote qui la broge, si nous voulons un vote qui la suspend réellement, ça sera un président de gauche et écologiste qui le fera. Mais je ne peux que constater qu'une partie des méfets de la réforme a déjà été appliquée depuis 15 jours.

L'âge de départ a été porté à 62 ans et 9 mois, la durée d'annuité, donc de cotisation à 170 trimestres et que à l'inverse le vote que nous aurons ne la suspendra que pour un an et demi et que s'il n'y a pas de nouveaux votes après les présidentiels, elle reprendra son cours extrêmement néfaste. Donc ça c'est une première chose pour nous. C'est une suspension mais une petite suspension.

Voilà, sur une réforme qui n'avait pas de socle de socle politique, c'est insuffisant. La deuxième chose, c'est l'obstination que vous avez sur la question des ultra riches. J'entendais là encore vos partenaires parler de justice.

Mais où est la justice ? Aujourd'hui, nous avons des dynasties qui font des produits des profits outrageux et qui les soustrait à l'impôt. Je parle des familles Arnaud, des Hermes des vertes meilleurs, des bétancours et des Saadés dont le patrimoine boursier a progressé de 400 % en 6 ans. 400 % pendant que les gens n'arrivent pas à vivre de leur salaire.

Les voilà qui s'engressent et voilà un projet de budget bien faible sur cette questionlà. Et oui, cela me tient au trip parce que monsieur le premier ministre, vous avez dit respecter cette assemblée. Et bien dans cette assemblée, la taxe Ocman elle a été voté grâce à mes collègues Clémentin et Vas.

La taxe Zutman qui pouvait ramener 20 milliards d'euros, remettre un peu de justice et d'équilibre, refaire contribuer au pot communiches, et bien celle-ci n'est pas dans le budget. À la place, nous avons une taxe sur les holdings financières pleines de trous qui ne permettra pas de taxer 95 % de ce patrimoine des ultra riches. Alors, vous allez continuer à sans aucun doute la politique de l'offre qui coûte bien cher, des milliards d'euros distribués aux entreprises sans aucune contrepartie qui cherchent qui vont dans les profits et non dans les emplois.

Moi, je peux prendre deux exemples pour vous expliquer que cette politique de l'offre qui aujourd'hui a dilapidé de l'argent, qui a été menée depuis notamment 2017, qui a été défendu coûte que coûte par le président de la République, n'a rien amené. Premier exemple Sanofi 1 milliard d'euros de crédit d'impôt recherche en 10 ans et il a supprimé 3500 emplois dans la recherche. Carrefour a bénéficié d'un allègement de cotisation d'un milliard et demi d'euros et dans le même temps, ces ces effectifs en France sont passés de 112000 à 75000 salariés.

Voilà, beaucoup d'argent dépensé et bien peu d'emproit créés. Aujourd'hui, cette politique là, vous allez la continuer. Elle a creusé des déficits et c'est les Français qui vont payer.

Et ce que vous n'avez pas dit dans votre discours de politique générale, c'est ce que c'est ce qu'il y a aujourd'hui dans les projets de budget que vous avez présentés. C'est par exemple le gel des prestations sociales, notamment des pensions de retraite. C'est la sous-indexation des retraites de 04 points par rapport à l'inflation jusqu'en 2030. 2030 bien après la suspension de la réforme des retraites la durée la limitée la durée des prescriptions initiales d'arrêt maladie l'augmentation des franchises médicales car ce que vous ne dites pas monsieur le premier ministre et si vous êtes prêt à discuter de tout vous avez quand même réaffirmé une trajectoire extrêmement claire celle de l'austérité que vous cachez derrière maîtrise des dépenses publiques, le refus d'augmenter les infos pour les plus riches et que vous parlez de la fameuse réforme de l'État ça veut dire de nouveau enlever des professeurs et des médecins.

Voilà la réalité derrière votre neuve langue macroniste. Monsieur le premier ministre, il y a les questions de fond et il y a les questions démocratiques. Nous avons eu au sein du groupe écologiste et social des débats.

Il n'y avait pas de vote évident sur la question de la censure. Vous l'avez vu, nous sommes profondément opposés aux orientations de votre gouvernement. Mais comme vous l'avez dit, nous devons dans une assemblée savoir travailler ensemble. tout en étant opposé.

Et pourtant, le groupe écologiste et social ira à la censure. Oui, parce que nous sommes opposés à votre politique, mais tout particulièrement parce que nous refusons d'assister sans réagir à l'accarement du pouvoir par Emmanuel Macron. Monsieur le Premier ministre, vous devez reconnaître aujourd'hui, regardez autour de vous, il est bien loin le temps où il y avait 3 361 sièges occupés par des soutiens du président de la République.

Aujourd'hui, vous avez finalement deux groupes qui sont en soutien du président de la République et qui sont largement affaiblis en nombre de parlementaires. Vous avez le groupe Hison qui est certes dans votre majorité mais demande une présidentielle anticipée et donc le départ d'un président détesté. Et vous avez enfin les Républicains qui vous ont forcé par un tweet de leur chef à démissionner.

Mais vraiment, pouvez-vous compter dessus ? Vous avez un socle parlementaire fragile, en décomposition, affaiblie et minoritaire. En d'autres termes, vous avez réussi une seule chose, c'est sans doute de nommer à votre gouvernement des visages jusqu'à inconnu, laissant l'espoir que, comme vous l'avez dit, il serait détaché des partis.

Mais finalement, ce n'est pas un gouvernement détaché des partis que vous avez constitué, mais un gouvernement subordonné à une à Emmanuel Macron. Parce que voilà, derrière la façade, ce sont les ex-conseillers présidentiels, des fidèles de Jean-Michel Blanqueur, un ancien secrétaire d'état auprès de Christophe Castaner et de nombreux fidèles du président de la République qui constituent votre gouvernement. Alors voilà, nous nous refusons cette mascarade qui consiste à dire qu'on a tout changé pour rien changer car cela a un prix et un prix qui est élevé.

C'est celui de l'affaiblissement du fondement le plus précieux de notre République, la confiance des citoyens envers celles et ceux qu'ils les ont élus pour les représenter. Cette confiance, vous le sentez, elle s'affaiblit, elle est en train de presque de disparaître parce qu'à force, il y a les mots et il y a les actes. Et sur cette question de confiance, alors certes, vous n'étiez pas premier ministre, mais il y a des précédents avant vous, je n'ai plus le temps d'y revenir.

La dernière chose que je voudrais dire puisque quand on suis passé notes forcément le temps court c'est vous êtes gauliste. Et bien voilà, vous m'avez cité le discours de Bailleux, je suis donc allé le lire monsieur le premier ministre. Il y avait cette phrase du général de Gaulle : "Le trouble dans l'État pour conséquence inéluctable la désaffection des citoyens à l'égard des institutions.

Il suffit alors d'une occasion pour faire apparaître la menace de la dictature. Nous n'en sommes pas là mais aujourd'hui le trouble de l'État c'est vous. C'est le refus d'Emmanuel Macron de lâcher les reines d'un pouvoir.

C'est l'imposition de la volonté d'une minorité à la majorité du peuple français. Et à un moment où nous faisons face à une l'international réactionnaire, nous ne pouvons pas accepter même sous des formes mondaine, même avec un discours bien posé, un accaparement du pouvoir. C'est la décision du peuple qui doit toujours primer.

Merci beaucoup madame la présidente Chatlain. La parole est à présent à monsieur Marc Fenot, président du groupe les démocrates. [Musique] Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs des ministres, mes chers collègues, nous sommes ici par la seule volonté des Français.

Ils ont voté il y a un an seulement et cette assemblée nationale est issue de leur vote qui lui est souverain. Ils ne l'ont pas fait contre leur gré ou à la légère. Ils l'ont fait en pleine conscience comme en témoigne le taux de participation inégalé depuis des décennies lors de ces élections.

Ils l'ont fait pour envoyer deux messages que cela plaise ou non à certains ici. Ils ont d'abord dit "Nous ne voulons pas de l'extrême droite au pouvoir." Et ils ont dit aussi "Vous avez tous ces choix à nous convaincre, ceux qui sont en place depuis 2017 comme ceux qui aspirent à gouverner." et ils nous ont donc dit entendez-vous pour faire mieux.

Alors évidemment, ça ne satisfait personne mais cela s'impose à nous tous et j'entends ceux qui réclament la longueur de tribune de faire revoter les Français espérant à chaque fois que ce vote leur soit favorable et s'il leur déplaît continueront de le remettre en cause. Et voici qu'à son tour le Rassemblement national joint ses voix à celle de la France insoumise dans une forme de réflexe pavlovien. sautant sur leur fauteuil comme des cabris.

Censure, censure, censure comme seule réponse au mots du pays. Abandonnant la stratégie abandonnant la stratégie de la cravate pour celle de la cravache. Ils dévoilent ainsi leur vrai visage et deviennent les mêmes agents d'instabilité que leurs collègues insoumis. les élections, mais le vote n'est pas une loterie et on ne continue pas à jouer jusqu'à espérer gagner parce que ça n'est pas un jeu et respecter le vote, cela porte un nom et je sais que nous sommes nombreux et majoritaires à chérir ce nom et ce mot, c'est celui de démocratie.

Si l'on veut que notre assemblée soit respectée des Français, il faut les respecter dans leur vote car nous sommes condamnés à nous entendre plutôt qu'à nous opposer. Et je dois avouer qu'il y a pire qu'enation tout de même que savoir que celle d'avoir à chercher des compromis. N'en déplaise à ceux qui veulent le chaos et le conflit.

C'est la manière dont fonctionne toutes les grandes démocraties. Et j'ai été heureux déjà d'entendre des voix à gauche et à droite, plaidant désormais pour le compromis et abandonnant leur ligne rouge. Comme nous le demandions depuis des années, on a donc jamais tort d'avoir raison trop tôt.

Et ce n'est pas parce que les Français ont constitué cette assemblée fragmentée qu'il nous invite par nos attitudes et nos décisions à nous fracturer plus encore. Je crois au contraire qu'il nous demande de trouver un point d'équilibre et une forme de stabilité. Une assemblée qui se respecte et qui est respectée, c'est aussi une assemblée qui respecte le pluralisme.

Nous l'avons toujours défendu. Il n'y a pas de députés de seconde zone ou de seconde classe. C'est donc égalité des droits, mais c'est aussi égalité des devoirs.

C'est-à-dire que quand on est dans l'opposition, on n'est pas condamné à l'irresponsabilité pathologique. Dans la série des devoirs, il y a aussi quand on fait la loi celui de respecter la Constitution et singulièrement au moment où nous ouvrons le débat budgétaire de respecter l'article 40, sauf à s'exposer à une censure quasi automatique puis à venir se répandre sur la prétendue République des juges. On ne teste pas la Constitution, on la respecte, on ne la choisit pas, la découpe, on l'accepte sur les lois qui traite de sécurité, de liberté publique comme sur les lois de finances.

Et c'est dans ce cadre celui du budget que le premier ministre a indiqué faire le choix de ne pas recourir à l'article 493 de la Constitution. C'était une demande d'un certain nombre de groupes notamment à gauche. Nous n'y étions pas pour notre part favorable sur la question du budget mais par esprit de compromis, monsieur le premier ministre, nous n'en avons pas fait une ligne rouge.

Et donc 149 alinéa 3, la liberté des parlementaires, vous l'avez rappelé, est immense mais leur responsabilité doit l'être tout autant. Et je mets en garde sur l'exercice d'une liberté qui ne s'accompagnerait pas d'un esprit de responsabilité. Jusqu'alors on s'accommodait, reconnaissons-le, assez facilement du 493 tant permettait de dire n'importe quoi, de faire n'importe quoi, de ne rien assumer et de pouvoir se parer de la vertu de certaines victoires avec amendement des magogues en sachant que le gouvernement assumerait lui de ne pas les garder. 1493, personne ne pourra se défausser.

Tout le monde devra assumer. Les démagogues et populistes de cette assemblée vont s'en donner à Corgeois, je vous le promets. Et nous, démocrates, vous nous trouverez et j'espère que nous serons nombreux sur ce chemin, sur le chemin de la responsabilité.

Et vous, monsieur le premier ministre, vous l'avez d'ailleurs rappelé, vous aurez ici une responsabilité particulière avec votre gouvernement car vous aurez pour mission avec le gouvernement de permettre l'émergence de compromis et de faire respecter ses compromis dans la navette parlementaire. Il faudra une majorité de députés de gauche, de droite et du centre dans cet hémicycle pour ne pas laisser libre cours à une folie budgétaire qui rendrait infiné le budget invotable et nous livrerait pieds et points liés au marché. Souvenez-vous de l'astrust en Grande-Bretagne, ce sont les marchés au final qui lui ont dicté sa politique et je ne souhaite pas cette humiliation pour mon pays.

Sans sursaut donc de notre part pour adopter un budget avant le 31 décembre. C'est l'impuissance généralisée qui nous guettet. Cette assemblée veut défendre les services publics nous aussi.

Alors, nous avons la responsabilité de nous entendre et de leur trouver un financement et un budget pour éviter de les paralyser comme l'an dernier. Cette assemblée considère que les entreprises sont vitales pour l'emploi et que les associations sont vitales pour la cohésion sociale. Alors, nous avons la responsabilité de leur donner de la visibilité sur le cadre dans lequel elles vont évoluer.

Cette assemblée veut défendre les collectivités locales. Alors, nous avons la responsabilité là aussi de nous entendre et de leur donner des assurances pour qu'elles puissent voter leur budget et investir dans les prochaines semaines. Cette assemblée veut améliorer le pouvoir d'achat des Français.

Alors, nous avons la responsabilité de nous entendre pour réduire les incertitudes, faire baisser les taux d'intérêt et réduire le poids des contributions sociales sur le seul travail. Car depuis plus d'un an, l'instabilité a une conséquence directe sur les Français. D'abord, des familles ne peuvent pas concrétiser l'achat d'une maison, des entrepreneurs ne peuvent pas investir et donc créer des emplois.

Sans parler des doutes dans les esprits de nos partenaires européens et mondiaux et des appétits prédateurs de ceux qui pensent pouvoir en tirer profit et qui jouent la déstabilisation et l'ingérance. Vous l'avez rappelé, monsieur le Premier ministre, cette instabilité sert les ennemis de la France et ils ont manifestement des complices jusque dans cet hémicycle. cette instabilité cette instabilité et incapacité à nous en prendre un coût.

La seule hausse du taux d'intérêt depuis 1 d'un an, c'est une facture de 8 milliards d'euros au bout de deux 20 milliards la 5e année. Rendez-vous compte les budgets des ministères de l'agriculture et de la justice réunis en aggravant à chaque fois la situation budgétaire. Chacun de ces épisodes nous contraint à devoir faire des choix encore plus difficiles à chaque fois, nourrissant à leur tour le populisme et l'instabilité politique.

Des élections anticipées, qu'elles soient législatives ou présidentielles, loin de mettre un terme à ce cercle vicieux ne ferait que le renforcer. Nous devons dès maintenant, pas dans 6 mois, pas dans 18, donner une perspective à la France et je crois, monsieur le premier ministre, que nous en avons les moyens. C'est pourquoi dans mon groupe, nous croyons que c'est le moment du ressaisissement parce que pendant ce temps-là, je t'intends il y avait une expression à l'ouest rien de nouveau.

À l'est et à l'ouest tout est nouveau. Le monde avance, nos compétiteurs ne nous attendent pas. Eux ils se réforment, eux ils cherchent du consensus et eux ils se préparent y compris au pire.

C'est donc le moment de démontrer les vertus d'un parement fort et libre. Oui, c'est le moment de dire aux français que le compromis c'est aussi et au vu du contexte, j'ai envie de dire surtout reconnaître ces désaccord et savoir les dépasser. Personne n'a à renier ses convictions mais tout le monde doit faire un pas.

Notre enjeu est donc de trouver avec méthode les plus grands dénominateurs communs. Et puisque après la taxe Zuxman, la remise en cause de la réforme de retraite semblait être un élément central du devenir du pays et de votre gouvernement, monsieur le premier ministre, j'en diraiis évidemment un mot ici. Au groupe les démocrates, nous ne refusons pas par principe de rouvrir ce débat.

Il l'avait d'ailleurs été par François Bairou au printemps dernier et nous avions lors de la volo proposée voté une clause de revoyure et nous avions demandé de mieux associer les partenaires sociaux. Un compromis est possible pour retrouver de la stabilité dans le pays mais sans travestir la réalité. Suspendre cette réforme, c'est un paris ou un risque pour nos finances publiques.

C'est un risque pour la pérennité de notre modèle social. Et nous devons aux jeunes, aux générations futures de ne pas fermer les cieux sur ces risques et d'accompagner toute décision, comme vous l'avez dit, monsieur le premier ministre, d'un esprit de responsabilité. Nous devons aux jeunes et aux français dans leur ensemble des réponses et nous n'assumerons pas les mensonges et la facilité parce que ces mensonges-là, un jour ou l'autre, il nous rattraperaient.

Comptez sur nous pour continuer de dire la vérité et nous baser sur le réel notre seule véritable ligne rouge. Nous voulons aussi que ce budget puisse être celui de la justice fiscale que notre groupe défend avec une forme de continuité depuis 2017. Peut-être, monsieur le premier ministre, l'année 2025 martera enfin le couronnement de nos efforts.

En tout cas, je le souhaite parce qu'il n'est pas juste certes de considérer le capital utile à notre économie comme la rente qui bénéficie trop souvent des effets d'optimisation ou d'obè fiscal. On ne règle jamais, ceci étant un problème en désignant un bouquet émissaire, que ce soit les riches, les immigrés, les chômeurs, les fonctionnaires ou les retraités, même si c'est parfois attendu de ses propres électeurs. Sachons distinguer les choses et trouvons les moyens de cibler la rente sans mérite et sans effort qui échappe encore trop souvent à l'impôt.

Les plus fortunés doivent prendre leur part de l'effort. C'est une question de civisme. La justice est aussi défendre la France du travail et c'est pourquoi nous pensons effectivement qu'il est urgent de rapprocher la feuille de paye sur la feuille de pelle le salaire brut du salaire net.

C'est nécessaire si nous voulons redonner du pouvoir d'achat au français. C'est essentiel si nous voulons effectivement relancer la production nationale. Et sans évoquer tous les sujets, il en est un, vous l'avez évoqué et je m'en félicite monsieur le premis, qui est important et qui peut être mis en œuvre très rapidement, c'est celui de la simplification.

Il faut absolument accélérer l'effort car l'empilement des normes coûte cher, très cher et tous les rapports en conviennent. C'est de la dépense publique supplémentaire sans effet sur la qualité de vie. C'est la dép c'est de la dépense privée aussi pour les ménages et les entreprises et à la fin des emplois qui disparaissent ou ne sont pas créés.

Les démocrates seront forces de proposition pour le budget que vous annoncez et nousons et nous le ferons pour bien d'autres sujets. Je pense à la santé dont le français eux parlent tous les jours. Je pense à la réindustrialisation, à l'agriculture, à la transition énergétique, aux services publics, au logement et à l'éducation.

Je crois qu'il existe dans cet hémicycle une majorité pour avancer pas à pas. Personne ne sort parfaitement satisfait ni victorieux d'un compromis. Mais si nous y mettons de la bonne volonté, si nous acceptons majoritairellement majoritairement le réel, je suis certain que la France et les Français en sortiront grandi et pour nous c'est bien cela l'essentiel.

Je vous remercie. Merci beau Merci beaucoup monsieur le président Fenu. La parole est à présent à monsieur Paul Christophe, président du groupe Horizon et indépendant.

Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, quelle image renvoyons-nous, quel triste spectacle offrons-nous du débat public. Mes chers collègues, je vous le dis en toute franchise, nous ne sommes que de piètres comédiens qui n'amusent plus personne. À force d'égarement puéril et de bataille stériles, notre pays s'enfonce dans une crise politique inédite sous la 5e République.

Nous n'avons visiblement plus de boussol, plus de cap. Dans le vacarme assourdissant de notre hémicycle, plus personne ne trouve ni conviction, ni valeur, ni respect. Aucune ligne, aucun objectif commun ne semble pouvoir se dégager, pas même l'intérêt général du pays.

Face à nous, les oppositions se rejoignent souvent dans la critique sans jamais proposer d'alternatives crédibles. Quand certaines promettent encore plus de dépenses, les autres voient toujours moins d'ouverture, mais toutes s'éloignent du sérieux budgétaire que réclament les Français. Les extrêmes, malgré leur divergence, s'unissent dans leur rejet.

L'alliance des contraires espère ainsi peser plus lourd dans la balance politique, accroître sa présence médiatique et amplifier son audience. Elle nous chante la douce mélodie de la vérité. Les unes exclusivement basées sur la fable, les riches sont nos ennemis.

Les autres sur le compte, les étrangers sont le problème. Quant aux anciens partis de gouvernement, il se vendent de négocier à partir d'un discours sans nuance. Ce sera ça ou rien.

Comme si compromis rimait avec dictate. Chaque jour la liste de leurs exigences s'allonge un peu plus et bien entendu, il ne s'engage en rien, ne signent aucun accord, plus facile ainsi de se dérober. Par cette attitude, il nous mène collectivement droit dans le mur.

La consommation des ménages est en baisse tout autant que l'investissement des entreprise. Les Français sont inquiets, en colère même et observent conster notre médiocrité. Ils s'éloignent de nous, ils ne nous comprennent plus, ils ne nous écoutent plus.

Et lorsque la parole des représentants du peuple cesse de trouver écho, c'est le lien même entre la nation et ses institutions qui se fragilisent. Notre pays n'a pas besoin d'égoïsme mais de stabilité. En responsabilité avec le groupe Horizon et Indépendant, nous cherchons à bâtir depuis le début des compromis dans un hémicycle profondément divisé à l'image de notre France désormais fracturée.

Le compromis politique, oui, le renoncement à nos valeurs, jamais. Je vous le dis, nous n'accepterons aucun accord où la France sortirait perdante, où l'intérêt général serait piétiné, où la stabilité économique et budgétaire serait sacrifiée. Il en va de notre crédibilité en tant que nation.

L'année écoulée nous a grandement fragilisé au niveau national comme sur les scènes européennes face à des puissances étrangères qui profitent de notre faiblesse pour menacer nos intérêts et notre souveraineté. aussi nous nous devons de tenir notre maison dans le respect de nos engagements internationaux alors que nous avons désormais le déficit le plus élevé de la zone européenne et une dette colossale. Pour cela, il nous faut suivre notre plan de retour à l'équilibre qui passe nécessairement par une réduction importante de notre déficit dès le prochain budget.

Non, la dette n'est pas un simple souci comptable comme certains voudraient nous le faire croire. Nos résultats économiques comme notre déficit public sont scrutés par nos partenaires, par nos créanciers, par nos concitoyens. Si nous ne respections pas nos engagements, les difficultés seraient très concrètes pour le quotidien des Français.

Non, le FMI n'est pas non plus à nos portes, c'est vrai. Mais qui pourrait pour autant se satisfaire d'une situation aussi catastrophique ? Qui pourrait croire qu'une telle dégradation budgétaire serait un deore pour nos concitoyens ?

Moi, je ne le crois pas. Chez Horizon, nous savons qu'il est possible et souhaitable de réduire les dépenses publiques et que c'est d'abord à l'État de montrer l'exemple. Dans cette perspective, la trajectoire budgétaire présentée par le gouvernement va dans le bon sens en proposant des économies conséquentes.

Il poursuit l'ambition engagée l'année dernière et attendue par nos concitoyens, celle de la maîtrise de la dépense publique. Nous sommes aujourd'hui le deuxième pays d'Europe le plus dépensier en proportion de notre PIB. Cette situation n'est plus tenable et le gouvernement semble avoir pris la mesure.

Il faut, monsieur le premier ministre, continuer dans cette voie. Mobilisons notre énergie pour bâtir un budget crédible pour la France. Rien d'extraordinaire, un budget réaliste, sincère et équilibré et ce sera déjà beaucoup.

Quand cet état d'esprit qui nous guide, le budget que présente aujourd'hui le gouvernement n'est pas pour nous un texte d'adhésion, mais déjà un compromis. Oui, il comporte des mesures que nous n'aurions pas proposé. Ainsi, bien que nous restions fermement opposés à toute hausse généralisé des impôts, nous ne rejetterons pas par principe les ajustements nécessaires à la stabilité politique à partir du moment où ceci ne contreviennent pas à notre stabilité financière.

Comme nous le répétons depuis des mois, aucune réforme structurelle ne pourra avoir le jour dans pareil hémicycle. Faisons alors preuve d'humilité et de tempérance. Le temps n'est pas venu pour qu'un parti, quel qu'il soit puisse prétendre appliquer son programme rien que son programme.

Chacun dans cet hémicycle doit faire un pas, mais entendons-nous bien, un pas en avant pour le pays et non pas en arrière. Je sais qu'on va me dire qu'on devrait s'accorder sur la suspension de la réforme des retraites, que ce geste ouvrirait la voie à la stabilité politique tant recherché, que somme toutes, ce ne serait qu'un compromis technique comptablement supportable. Mais mes chers collègues, intérisement serait à mes yeux profond dévastateur car la réalité est là, implacable.

Nous devons être plus nombreux à travailler et le faire plus longtemps. Nous avons aujourd'hui un système qui repose sur 1,8 actifs cotisant pour un retraité là où il a été conçu avec 4,1 actifs cotisant pour un retraité. Dans le même temps, si la durée en retraite était à l'origine de 5 ans en moyenne, elle est aujourd'hui de plus de 22 ans.

Notre système de retraite par répartition ne peut pas continuer à fonctionner avec trois fois moins de cotisans pour une durée d'indemnisation quatre fois supérieure. C'est une folie. Le groupe Horizon et Indépendant est prêt à discuter d'un compromis sur les améliorations possibles d'une réforme de retraite, sur celle des femmes, sur les carrières hachées, les carrières longues ou encore la pénibilité.

Mais suspendre la réforme des retraites pour offrir une victoire politique aussi symbolique qu'éphémère aux groupe socialistes est une dangereuse facilité. Car le compromis politique ne saurait se bâtir au détriment de l'intérêt général. Une nation qui renoncerait à la rigueur de ses engagements, à la cohérence de ses choix, perdrait la confiance de ses partenaires comme celle de ses citoyens.

Et puis, disons-le clairement, la gauche a choisi de faire de la suspension de la réforme des retraites son nouveau totem et j'en suis tristement persuadé, monsieur le premier ministre. D'autres lignes rouges apparaîtront demain. Nous connaissons la tendance à l'assuranenchère de nos collègues.

S'il s'y adonnait, il nous conduirait immanquablement à l'échec budgétaire de demain. Je l'annonce ici, nous ne voterons pas n'importe quoi. Pour des objectifs de court terme.

Nous ne rendons pas service à nos concitoyens en mettant la vérité sous le tapis. Le courage politique, c'est de dire la vérité, c'est de reconnaître que sans équilibre financier, il n'y a pas de justice sociale. Et c'est précisément cela que nous défendons, un modèle soutenable, fidèle à la promesse républicaine de solidarité entre les générations.

Enfin, malgré l'urgence, la situation budgétaire ne doit pas être notre seule priorité. À des milliers de kilomètres, madame la ministre, à des milliers de kilomètres de ces demicycles, nos concitoyens nous regardent et attendent des réponses concrètes à leurs difficultés. Je pense notamment à la Nouvelle-Calédonie.

Nous devons adopter le plus rapidement possible la proposition de loi visant à reporter le renouvellement général des membres du Congrès et des assemblées de province pour la bonne mise en œuvre de l'accord de Bougival. Mes chers collègues, le général de Gaulle déclarait le 12 septembre 1944 les plus nobles principe du monde ne valent que par l'action. Par ces mots, il nous rappelait que les idéaux, aussi élevés soit-il, ne prennent sens que lorsqu'ils se traduisent dans des décisions et des actes.

Sans action, les principes sollent, les valeurs se figent. Il est désormais temps de passer des mots aux actes, de faire ici dans cet hémicycle ce que notre devoir commande, prendre nos responsabilités car les Français n'entendront pas nos états d'âes. La dernière chance n'est pas un hasard, c'est le moment où le courage rencontre la nécessité.

Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le président Christophe. La parole est à présent à monsieur Christophe Néelen pour le groupe liberté indépendant autre mè et territoire.

Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés, chers collègues, cela fait désormais plus d'un mois que notre assemblée, non plutôt que notre pays tourne au ralenti. Un mois que nous donnons aux français un spectacle pathétique qui lasse nos concitoyens avec un mix de comique de répétition et de tragédie. Le problème est que loin de nous applaudir, nos concitoyens non seulement ne rit pas, même jaunes, mais pleur pleure de la déliquence de notre pays aux yeux du monde, de l'État, de nos finances publiques, de notre incapacité à trouver des compromis dans l'intérêt général.

Nous payons encore les conséquences de la dissolution désastreuse de 2024. exemple, s'il en est besoin, que les prises de décisions solitaires en déconnexion avec le terrain nous mènent à des situation inextricable. Monsieur le Premier ministre, votre première mission sera de vous libérer de cette tutelle présidentielle.

En réalité, monsieur le Premier ministre, vous devez couper le cordon et trouver l'oxygène par vous-même en lien avec le Parlement. Notre constitution est bien faite. D'ailleurs, dans son article 20, il est clairement inscrit que le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. le gouvernement, votre gouvernement et non le président de la République.

Vous avez à raison parler de rupture. C'est la toute première à engager. Les autres ruptures concernent les politiques à menées.

Elles ne peuvent et ne doivent pas se conduire dans le droit fil des 8 dernières années. Alors que l'urgence est à fournir un budget à notre pays, nous vous demandons la mise en œuvre rapide de mesures attendues et plébiscité par les Français. Vous le savez, notre groupe a été en pointe contre la réforme des retraites.

Elle a été le premier à avoir demandé sa suspension et l'idée de réunir une conférence de financement. Il s'agit là d'un discours impératif, démocratique mais aussi économique tant la censure et la dissolution auraient un coût largement supérieur de l'ordre de 15 milliards d'euros à cette suspension. La future élection présidentielle devra de toute manière trancher cette question.

Nous saluons donc votre engagement sur le sujet. Les autres ruptures que nous attendons, monsieur le premier ministre, concerne la contribution des plus hauts patrimoines au redressement des comptes publics. Car il ne peut y avoir pour le groupe Liot de redressement sans justice fiscale et sociale.

C'est la condition de l'acceptabilité des efforts financiers de la part de nos concitoyens. De l'autre part, il n'est pas possible de présenter un budget qui ne soit que punitif. Nous défendons de longues dates au sein de notre groupe la nécessité de mettre en avant la valeur travail, de permettre aux Français de tous les Français de pouvoir travailler dans des conditions décentes.

C'est à ce titre que nous proposons des allègements généraux sur les cotisations salariales pour redonner du pouvoir d'achat pour les plus bas salaires. Nous sommes convaincus que le travail doit payer plus. Il conviendra également de remettre à plat les aides publiques aux entreprises pour plus de transparence et d'efficacité et mettre bien entendu davantage à contribution les gafes.

Nous notons en parallèle votre ouverture sur les mesures qui sont nécessaires de lutte contre l'optimisation fiscale. Vous devrez aussi, monsieur le premier ministre, faire de nouveau confiance au corps intermédiaire qui depuis 8 ans ont été maltraités. Les syndicats, le tissu associatif et les élus locaux doivent redevenir des partenaires de confiance car qui mieux que eux saisissent les mots de notre pays.

Vous avez d'ailleurs annoncé que l'un de vos premiers chantiers serait de mener une réforme au bénéfice de nos collectivités locales. Nous vous appelons à aller vite effort sur ce sujet de la dédaincentralisation pour permettre aux élus locaux d'obtenir davantage de liberté, d'action au quotidien, l'adaptation normative, l'autonomie fiscale ainsi que la réduction des doublons, facteur de meilleur usage des deniers publics. La véritable révolution pour notre pays est là : faire confiance au territoire pour se gérer eux-mêmes.

Là où l'État, à force de vouloir tout gérer, finit par mal gérer. Je vous perlais d'entendre la voix des territoires, de l'hexagone bien sûr, mais aussi de la Corse et des outresemes. Pour les premiers, il s'agit bien évidemment d'aller au terme du processus de beauvau mené par les pressants gouvernements pour l'autonomie de la Corse.

Nous avons entendu votre engagement clair sur le sujet. Nous attendons maintenant les actes pour les territoires ultramarins, vous commencez clairement avec un mauvais signal. Passer d'un ministère d'État classé numéro 2 dans l'ordre protocolaire au numéro 13 est très mal perçu par les habitants et leurs représentants ici à l'Assemblée.

Il faudra donc mettre les bouchées doubles pour relever les immenses défis auxquels sont confrontés ces territoires. Je pense particulièrement à Mayotte qui attend toujours la concrétisation dans le budget d'une ligne spécifique. Je répète, une ligne spécifique dans le budget concernant les 4 milliards d'euros prévus dans une future loi de programmation et pour lequel, monsieur le Premier ministre, vous n'avez eu aucun mot.

Aujourd'hui, les 25 millions qui seraient prévus sont largement insuffisant et au regard des 4 milliards qui avaient été promis, ne pas avoir abordé le sujet de ce territoire de la République meurtri et ravagé est une faute politique. Je pense aussi à l'impérieuse nécessité d'adopter des mesures de lutte contre la vis Polynésie à la Guadeloupe et bien entendu de continuer le dialogue en Nouvelle-Calédonie. Monsieur le Premier ministre, les défis sont immenses.

Notre groupe est un groupe d'indépendants à la recherche de stabilité pour notre pays, d'une politique sociale juste, d'une maîtrise de notre budget et d'un réel amour des territoires. notre indépendante et notre ADN, le renfort des uns ou des autres au gouvernement, non obstant leur qualité intrinsèque, voire l'amitié que nous leur portons, ne saurait engager notre groupe. Nous demeurons pleinement un groupe situé dans l'opposition mais force de proposition.

Notre démarche constructive hors du socle commun est avant tout guidée par l'intérêt général et la nécessité de trouver des compromis pour notre pays. Il est parfois compliqué de comprendre le chaos organisé au plus haut sommet de l'État, d'entendre des prises de position qui exaspèrent les Français se dédoinant de toute responsabilité dans la situation politique actuelle et pointant du doigt toutes les personnes possibles inimaginables, excepté lui-même. Monsieur le Premier ministre, vous l'aurez compris, les mots asserbes et accusatoires depuis Charmcher ne vous facilitent pas le travail pour essayer de renouer la confiance dans cet hémicycle.

C'est à l'ône de vos paroles et surtout de vos actes que notre groupe se positionnera comme nous en avons toujours eu l'habitude. Mais néanmoins, la nécessité de compromis ne doit pas enlever la nécessité d'action. Car nous cessons de le répéter, la situation est grave mais pas encore totalement désespérée.

Vous avez entre vos mains l'ultime opportunité de montrer aux françaises et aux Français qu'ils ont été entendus. Notre groupe très majoritairement ne votera pas la censure, mais nous attendons des gages et des actions concrets de votre part. Merci beaucoup, monsieur le député. [Applaudissements] Merci.

La parole est à présent à monsieur Stéphane Peu, président du groupe gauche démocrate et républicaine. Madame madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, vous avez euh dès votre première nomination, puisquil y en a eu deux, euh utiliser le terme fort de rupture mais après pour vous avoir écouté, en fait de rupture, je dois vous le dire, c'est surtout de la continuité que j'ai entendu. Alors, je vais commencer par là et sortir de mon texte.

J'ai entendu ce que vous avez annoncé sur la réforme des retraites. C'est une avancée. C'est même, considérons-le, potentiellement, je dis bien potentiellement une victoire pour notamment ceux qui vont pouvoir bénéficier d'un départ anticipé à la retraite par rapport à ce quiétait la loi Borne.

Je dis potentiellement parce que j'ai entendu derrière votre prise de parole beaucoup de parlementaires du groupe du bloc central dire à quel point ils allaient combattre cette mesure et que il comprenaient que vous en faisiez l'annonce pour pouvoir démarrer le débat budgétaire et pas être censuré immédiatement. Mais quand les choses viendront en débat dans l'hémicycle, ils utiliseront tout leur poids pour essayer de la combattre et que cette suspension n'adienne pas. Alors, on connaît les habilités du débat parlementaire et donc nous serons extrêmement extrêmement vigilants.

Et je dois vous dire que cette première victoire que nous enregistrons aujourd'hui, on la doit surtout et je veux les saluer ici à cet instant à l'opiniatreté des syndicats et des mobilisations sociales qui ont jamais lâché l'affaire et à ceux qui ici dans cet émiss n'ont pas non plus jamais lâché l'affaire sur la réforme des retraites. Quand vous dans la majorité vous pensiez que les Français étaient passés à autre chose. Nous on rappelait à quel point cette injustice marqué au fer rouge notre pays était une blessure démocratique au moins aussi importante que celle du non respect du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen.

Alors pour autant, nous savons qu'en faisant cette suspension, si elle arrive, si elle est votée, si vous êtes pas contrarié par votre bloc central, vous ne voulez pas néanmoins sur la question des retraites touché pour ce qui nous concerne à l'essentiel. C'est la réforme dans son ensemble qu'il faut abroger. C'est ce que vous demande l'immense majorité des Français.

C'est la c'est la proposition d'ailleurs de résolution que notre groupe a fait adopter ici même en juin dernier. Votre déclaration de politique générale, monsieur le Premier ministre, a comme boussole celle de maintenir les privilèges de certains et d'écraser la masse des salariés, des retraités, des malades et des chômeurs. Rien dans votre programme sur le retour de l'impôt sur la fortune. plus sur le contrôle ou le remboursement des aides accordées aux entreprises sans contrepartie dont le montant pharaonique de 211 milliards a été dévoilé dans le rapport de mon collègue sénateur Fabien Guayet.

Vous devriez savoir, monsieur le premier ministre que les Français sont attachés à la notion d'égalité et celle devant l'impôt étant de loin la plus sensible. Déjà en 1789, les cahiers de doléance étaient remplis de demandes de suppression des impôts injustes et mal répartis. Il en était de même des cahiers de doléance issus des revendications des gilets jaunes.

La droite dans ce pays a toujours combattu l'impôt progressif. Elle préfère les taxes qui frappent de manière aveugle les plus modestes comme les plus riches. Mais au bout du compte, la plus emblématique d'entre elles, la TVA, pèse bien plus sur le budget des salariés que sur les plus gros revenus.

Quand comprendrez-vous que l'impôt doit s'adapter à la richesse ? Aujourd'hui, ce n'est plus la terre ni la production industrielle qui rapporte le plus. C'est le capital non productif.

Ce sont les dividendes pharamineux, les placements dans les paradis fiscaux et les niches fiscales qui ne profitent qu'à une extrême minorité de Français. Et vous continuez de vouloir nous faire peur en disant que si on les taxe, ils vont quitter le territoire national. Mais ils le font déjà tous les jours.

Ils ferment des entreprises, ils licencient, il délocalisent au lieu de maintenir les investissements dans l'outil industriel et la recherche dans notre pays. On le sait depuis Marx, le capital n'a pas de patrie. En revanche, le salarié En revanche, le salarié, lui n'a que son salaire pour vivre.

Le retraiter sa pension et le priver d'emploi son allocation. Et ce sont eux que votre projet de budget va encore pressurer. Eux et les malades qui à vous écouter devront sortir la carte bleue avant la carte vitale.

Vous restez vous restez comme vos prédécesseurs sour aux revendications du monde du travail. Vous pensez une nouvelle fois que la colère passera mais elle ne passe pas comme en témoignent d'ailleurs les fortes mobilisation syndical et ce n'est pas votre projet de budget présenté ce matin en conseil des ministres qui va calmer la colère sociale. Nous nous y découvrons avec stupeur 29 taxes et impôts supplémentaires pour les Français moyens.

Mais concernant les plus riches, une petite taxe sur les holdings qui contient tellement d'exonération qu'elle ne rapportera quasiment rien. Votre projet de budget comme celui de François Berou n'est qu'un concentré de mépris de classe. J'ajoute que chacune de vos mesures va une nouvelle fois aggraver la situation des territoires d'outreem parce que la vie est plus cher, parce que les revenus y sont plus faibles.

Vous allez une nouvelle fois aggraver la fracture sociale et amplifier les raisons d'une juste colère. Votre mépris est visible, ça a été dit par mon prédécesseur, dans la composition même de votre gouvernement, d'un ministre d'État au 2e rang protocolaire, nous passons à un ministre légué au bas des priorités de la nation. Pourtant les outres Pourtant en outre maire, les questions institutionnelles et de la vie chère devrait figurer au premier plan des préoccupations du pays.

Oui, monsieur le premier ministre, pour nous berou et le cornus c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Plus personne dans le pays ne vous croit mais plus grave, plus personne ne vous écoute. Il y a une colère qui ne peut qu'éclater d'une manière ou d'une autre.

Votre politique est non seulement néfaste mais aussi dangereuse. Néfaste au plan social et économique, dangereux sur le plan politique et démocratique. Désormais, nombre d'acteurs du CAC 40 n'ont plus peur d'une éventuelle arrivée au pouvoir de l'extrême droite.

Celle-ci a donné suffisamment de gage au patronat qui sait très bien que le RN ou ses alliés ne s'attaqueront jamais aux injustices sociales et fiscales. À l'heure où nous fêtons les 80 ans de la sécurité sociale issue du Conseil national de la Résistance, le patronat fidèle au plus triste moment de son histoire semble renouer avec son slogan : "Meux vaut l'extrême droite que le Front populaire". Monsieur le Premier ministre, vous voulez que le Parlement débatte et vous annoncez l'abandon du 493, mais la Constitution vous donne notamment sur le débat budgétaire tant d'autres moyens d'interrompre ou de pervertir le débat parlementaire.

Vos prédécesseurs en ont d'ailleurs usé et abusé. Ordonnance article 40 vote bloqué. Voilà un aperçu de l'arsenal dont vous disposez.

Nous sommes dans une démocratie corsetée. Monsieur le Premier ministre, vous êtes le 6e titulaire du poste depuis 2022 et écoutez-moi bien, depuis juillet 2024, notre pays a été dirigé un jour sur qu par un gouvernement démissionnaires. Oui, l'usage abusif de son pouvoir par le président de la République, Emmanuel Macron, abîme notre pays et notre démocratie.

Monsieur le Premier ministre, vous avez au-dessus dessus de la tête l'épée de Damoclè de la censure. La censure n'est pas un jeu comme vous tentez de le faire croire. La censure, c'est l'un des moyens du parlement de se faire entendre quand toutes les voix du dialogue ont été épuisées.

Pour notre part, nous avons répondu présent à toutes vos invitations, mais derrière les paroles, il y a les actes. Le budget que vous avez présenté ce matin ferme les portes aux propositions venues de la gauche et en ouvre de nombreuses vers la droite et l'extrême droite de notre hémicycle. Nous en sommes convaincus.

Ce sont pas les têtes qu'il faut changer, ce sont vos orientations politiques. Depuis les dernières législative, le président de la République nit le résultat des urnes et combine pour reculer l'échéance de son départ volontaire ou contraint. Monsieur le Premier ministre, on vous présente souvent comme le dernier grognard du président Macron.

Bref, vous seriez son Cambron. Vous tomberez vous aussi pour le défendre mais sans la noblesse de la cause et donc sans le panage. La 5e République est à bout de souff tant elle a été dévoyée par l'actuel président de la République, Emmanuel Macron, il est donc le seul responsable et coupable de la crise politique que traverse notre pays.

Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président. La parole est à présent à monsieur Éric Sioti, président du groupe UDR.

Merci madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, nous vivons aujourd'hui des heures dramatiques et sans doute historique. Dramatique pour notre pays qui subit la pire crise politique au bord de la crise de régime depuis 1958. Ces heures critiques de l'histoire sont celles où se défait notre nation victime d'un système aboutou.

Notre pays s'effondre de l'intérieur et s'efface à l'extérieur. Les Français ont peur, sont sidérés. Le monde entier nous regarde, stupéfait, ahurie, les marchés menacent.

Mes chers collègues, ce chemin de croix, c'est celui de la France. Ce calver, c'est celui des Français, abîmé par votre politique, abîmé par votre bilan, 3400 milliards d'euros de dette, des dépenses publiques endémiques, le seul déficit de la zone euro à s'aggraver, le record du monde des prélèvements obligatoires, une immigration de masse qui ne cesse de croître, une insécurité record, le recul de l'indépendance énergétique et du nucléaire, l'effondrement des services publics et des faillites d'entreprises historiques. Votre agonie coûte terriblement à la France combien de points de croissance perdus ?

Combien de défaillances d'entreprise ? Combien d'emplois perdus ? Combien d'acquisitions immobilières retardées ?

Combien au global de temps perdus face à la submersion migratoire ? Combien d'occasions ratées pour affronter cette crise économique, financière, sociale dont vous êtes les responsables ? Oui, monsieur le Premier ministre, ce chaos, vous en êtes responsable.

Le chaos, c'est vous. L'irresponsabilité, c'est vous. La chien li, c'est vous.

Votre nomination constitue une ultime tentative d'un président délégitimé, effrayé par le jugement des Français pour contourner les urnes. Elle traduit une défiance envers les Français. Elle est faite, elle s'est construite dans le déni, dans la division, dans le mépris, dans l'isolement, dans la provocation.

C'est pourquoi, monsieur le Premier ministre, vous n'êtes pas un moine soldat mais plutôt un liquidateur judiciaire. [Applaudissements] Votre discours de politique générale était caducant d'avoir été prononcé. Nous avons, mes chers collègues, face à nous le premier ministre le plus faible de l'histoire de la 5e République.

Faible car abandonné par sa propre majorité. Faible car animé par le seul but, le seul but et unique de se maintenir au pouvoir sans pouvoir l'exercer. faible car suspendu à la clémence du Parti socialiste.

Prêt à tout céder, à tout brader pour que Messieur Hollande et Fort ne baisse pas le pouce pour vous achever. Faible et prêt, monsieur Hollande confirme qu'il est aujourd'hui le comptable de la survie de ce gouvernement. Quelle honte !

Et monsieur le Premier ministre rigole dans une belle complicité à saluer entre monsieur Hollande et la Macronie. L'Union est faite, faible et prêt à s'aborder la compétitivité de nos entreprises, augmenter les impôts, s'attaquer aux retraités, s'aborder la réforme des retraites pour éviter le coup des urnes. faible carotage de l'idéologie socialiste, fléau de notre nation depuis 1981.

Vous venez, vous venez, monsieur le Premier ministre, vous venez de tous aider au Parti socialiste, celui qui a obtenu 1,7 % à l'élection présidentielle. Jamais, jamais la France n'aura été aussi peu à gauche et vous cédez tout au socialistes. Vous êtes désormais, monsieur le Premier ministre, l'otage consentant du Parti socialiste. [Applaudissements] Incapable de vous réformer, incapable d'entendre les Français.

Vous avez oui, vous avez perdu toute légitimité. Vous êtes illégitime par votre nomination d'émission qui a confiné au ville illégitime car vous êtes le dernier relais d'un président déchu, forcé de la République. L'élection présidentielle, mes chers collègues, n'est pas un blancin sans limite.

C'est un contrat moral avec les Français. Ce contrat, il a été bafoué, il a été rompu. Écoutez, monsieur le premier ministre, écoutez une parole de bon sens.

Je cite "Lorsqu'une majorité et son leader sont battus, ils doivent partir. Savez-vous qui a prononcé ces mots ? C'est vous.

C'est vous ! C'est vous, monsieur le Premier ministre. C'était dans le Figaro le 20 octobre 2015.

Vous parliez d'or. Alors appliquez vos propre principes comme le président doit appliquer ce des institutions. Le général de Gaul l'a fait pour un référendum perdu de deux points.

Certes, n'est pas de Gaul qui veut. Sûrement pas Macron. En tout cas, ce que l'un a patiemment bâti, l'autre le démolit sans scrupule.

Aujourd'hui, vous êtes le dernier protecteur du pire président de l'histoire de la 5e République. Emmanuel Macron, Néron qui se voulait Jupiter, tel l'empereur maudit regarde sa propre nation brûlée sur le bûcher funéraire qu'il a érigé. Trois français sur qu exige une dissolution, 70 % réclament une démission.

Mais vous vous obstinez. Son obstination narcissique porte un suicide national. Malgré les défaites électorales, il s'entè vous entêtez.

Malgré les censures, il s'enferme, vous vous enfermez. Malgré la colère populaire, vous vous acharnez. vos propres alliés, ses propres alliés l'abandonnent.

Édouard Philippe, Gabriel Atal qui lui doivent tout, demande, c'est vrai, avec une forme d'indignité qu'il faut reconnaître, sa mise à mort. Alors oui, vous n'avez plus de majorité, même plus de socle minimal qui n'a plus rien de commun. J'aiécouté il y a quelques instants monsieur Vaquier, le représentant ici d'un parti qui est soumis aujourd'hui à une véritable guerre civile interne.

En vous écoutant, [Applaudissements] en vous écoutant, en vous écoutant, monsieur Vauquier, vous qui êtes normalien, je pense à Anna Rein Arte disait en optant pour le moindre mal, vous avez oublié que vous avez choisi le mal. Oui, monsieur Vaquier, vous avez choisi le mal de l'alliance de la soumission avec la Macronie et aujourd'hui avec le Parti socialiste. Le Premier ministre nous présente un budget socialiste, des indexes, les retraites. vous qui avez toujours, nous je peux dire qui avons toujours défendu l'indexation des retraites pour sauvegarder le pouvoir d'achat de ceux qui ont travaillé dur au service de la France toute leur vie.

Vous acceptez qu'on désindexe les retraites. L'inverse de ce que nous avons toujours défendu ensemble, l'inverse de votre programme, de notre programme ailleurs. Alors, soyez cohérents.

Je vous le dis. censurer jeudi matin. Monsieur le premier ministre, monsieur le premier ministre, rassurez-vous, l'enf de l'enfer de Matignon va prendre fin bientôt.

Comptez sur l'Union des patriotes pour abréger vos souffrances. Votre tout tour de garde d'un président déchu sera bref. Le retour au peuple vers les urnes pour que les Français tranchent va arriver.

Avec nous, l'agonie du macronisme ne sera pas celle de la France. Votre effondrement ne sera pas celui des Français. L'heure du sursaut est là.

Non, la France n'est pas finie. La dissolution est inéluctable. Votre remplacement par Jordan Bardella à Matignon est imminent.

Le compte le comptebour a commencé. Le sablier s'écoule inexorablement. L'alternance arrive et rien ne pourra l'empêcher.

Je vous remercie monsieur le président. La parole est à présent à monsieur Sébastien Chenu pour le rassemblement national. Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames messieurs les ministres, chers collègues, monsieur le premier ministre, bonjour.

Et monsieur le Premier ministre, au revoir. Comme vous le savez, on oppose souvent bonjour et au revoir alors que dans la langue française, dire bonjour quand on quitte une personne n'est pas incorrecte, tu pars déjà. Alors, bonjour et à bientôt, écrivait Jul Verne.

Alors, bonjour monsieur le Premier ministre et nous l'espérons dès demain. Au revoir monsieur le Premier ministre. En montant à cette tribune, c'est l'Himalaya d'un pays que vous avez endetté au-delà de tout que vous gravissez.

C'est la terrasse depuis laquelle vous regardez votre œuvre collective, celle de l'inaction, celle de l'absence de courage politique, celle de la soumission à l'Union européenne, celle de l'aveuglement idéologique. À n'en pas douter lorsqu'on vient de vous entendre, le plus dur quand il faut finir est de commencer. Missionner pour bricoler un budget se basant sur le plan de votre prédécesseur François Beou, vous allez en réalité éteindre la lumière du macronisme.

Monsieur le Premier ministre, vous nous aviez promis la rupture tant sur la forme que sur le fond et nous aurons la continuité et sur la forme et sur le fond et sans rien résoudre. Même conseiller ministériel, même premier déplacement, même pratique, même politique, même ministre. La France s'interroge d'ailleurs sur l'idée lumineuse du retour de Bruno Lemire la semaine dernière au gouvernement, l'homme de la ruine réfugié en Suisse qui aura à la seule évocation de son nom plonger le pays dans une crise toujours plus profonde.

Une crise politique qui permit à feu Bruno Retaillot de s'ofusquer de l'idée de siéger à côté de Bruno Lemire pourtant issu du même parti politique que lui alors qu'il roucoulait depuis de longs mois entre Manuel Vals et Ellisabeth Born. sur la rupture sur la rupture gouvernementale, on repassera entre ministre épuisé, recyclé, débauché qui trouve sur ce radeau de la méduse l'espoir d'exister encore un peu et technel. Ce gouvernement ressemble à celui de l'an 1 du macronisme et comme dans l'Évangile, les premiers seront les derniers.

Quelques survivants du gouvernement rafarin nous rappelant davantage le train fantôme que le futuroscope. Un ministre de l'économie qui veut la fin du siège de la France au conseil de sécurité de l'ONU. un ministre du logement qui refuse la priorité nationale en matière de logement lui préférant la la priorité amicale.

Et quelques ministres quelques ministres LR quelques ministres LR désormais prêts à cautionner le contraire de ce qu'ils racontent à leurs derniers électeurs. Par ici la bonne soupe. Si les dernières gorgées dégoûtent les Français ici les appellent cuse et puis et puis comment ne pas voir avec ce holdup de la technructure sur les grands ministères du quotidien la main mise de l'État profond qui gouverne ici en pleine lumière.

Cela ne serait qu'anecdotique si ces acteurs ne portaient pas des convictions dangereuses à l'image de la nouvelle ministre de l'écologie, militante antinucléaire, renforçant dans cette période de crise l'illisibilité écologique de ce gouvernement. Une écolobarbu, on a déjà vu une barbu ministre antinucléaire, on veut pas voir. Point de rupture sur les hommes, point de rupture sur les politiques.

Tout est tenté pour vous survivre à vous-même. Une gesticulation piteuse. Walter Benjamin écrivait "La catastrophe c'est lorsque les choses suivent leur cours et c'est votre objectif.

Reprendre le cours catastrophique des choses. Durer, tenir, continuer. On fermerait les yeux, on entendrait encore François Berou.

Alors, vous faites semblant, vous faites semblant, monsieur le premier ministre, de renoncer à l'utilisation du 493 pour mieux achever le débat budgétaire par ordonnance. Vous faites semblant de rompre alors que votre feuille de route, elle est celle de Ber venant puiser 19 milliards d'euros d'impôts dans les poches des Français en continuant à laisser filer la dépense publique, souvent d'ailleurs la plus toxique. Pour la rupture, vous repasserez.

En revanche, concernant votre bilan, nous allons vous retenir quelques instants. Monsieur Atal, désormais opposant numéro 1 d'Emmanuel Macron, voulait désicardiser la France en 2024. Le nombre de travailleurs payés au SMIC en 2017 était de 10 %, il est de 15 % aujourd'hui.

La productivité française était une fierté. Elle a baissé de 3,5 %. Notre tissu de PME qui irriguait notre économie fait leurs faillites n'ont jamais été si nombreuses aujourd'hui, augmentant encore de 3 % de 24 à 25.

Les courageux dirigeants de TPE qui forcent notre admiration. Ils sont 50 % à être payés, moins du SMIC et un tiers moins de 1000 € par mois selon leur propre syndicat. Qu'avez-vous fait de notre pays, monsieur le Premier ministre ?

Vous l'avez ruiné, vous l'avez uburisé, vous l'avez insécurisé, vous l'avez dégradé, vous l'avez livré au prédateur de tout poil, vous l'avez abîmé. La crise que vous avez créée, vous n'êtes même pas capable de l'assumer car vous n'êtes jamais responsable de rien. En fait, avec vous, la faute, c'est toujours celle des autres.

Les gilets jaunes, les anglais, le Rassemblement national, Trump, Israël, le Covid, les ouragans en réalité, votre responsabilité, elle est immense. Vous qui êtes là depuis le premier jour, monsieur le Premier ministre, mais c'est surtout celle évidemment du président de la République, véritable artisan du chaos. Le peuple de France crie son incompréhension tous les jours, crie sa douleur, crie ses blessures, crie ses attentes.

Vous préférer les ignorer parce que vous avez peur de lui. Vous avez peur du peuple de France. Alors nous ici avec Marine Le Pen, nous sommes le cri du peuple.

Le cri du peuple qui veut vivre. Nous sommes le cri du peuple qui veut vivre de son travail, de son talent, de sa créativité, de son agriculture, de son industrie, de son intelligence collective. Ce peuple qui demande que vous vous attaquiez aux dépenses toxiques de l'État, les agences, les 1000 feuilles, les plan à copain, rien dans ce budget, rien en vue.

Ce peuple qui demande que vous attaquiez à la contribution à l'Union européenne, elle augmente encore dans ce budget. Au coût de l'immigration, tabou suprême, rien en vu. À la fraude sociale et fiscale, rien en vue à une fiscalité plus juste et tourné vers la croissance.

Rien en vue à l'aide au développement qui ressemble souvent à la Gabjie, rien en vue. Le cri du peuple que nous portons, c'est celui des retraités qui seront encore la variable d'ajustement avec la fin de l'abattement des 10 % que vous envisagez avec le gel des pensions. Quel acharnement !

Le cri du peuple que nous portons, c'est celui des classes moyennes avec le gel du barê de l'impôt sur le revenu, la taxation des tickets restaurant et des chques vacances. Ils seront encore une fois impactés concernant leur pouvoir d'achat. Eux bien entendu, ils ne cassent rien alors vous les tondez.

Le cri du peuple que nous portons, c'est celui des jeunes qui verront leur job étudiant fiscalisé, mesquin et si injuste dans la même logique que la suppression des 5 € d'APL. Le cri du peuple que nous portons, c'est celui de la France populaire qui verra via l'année blanche le salaire du public et des prestations sociales gelées et un pouvoir d'achat attaqué. Encore une fois, le cri du peuple que nous portons, c'est celui des Français qui vivent en dehors des métropoles qui verront les collectivités, leur communes davantage impacté encore.

Le cri du peuple que nous portons, c'est celui des outres maères, de nos compatriotes de Mayotte, je pense à Anchia Bamana qui est là, qui ont été oubliés de vos préoccupations budgétaires. Pas un mot. Le cri du peuple que nous portons, c'est celui d'un pays qui ne veut pas mourir, qui ne se résout pas à accueillir 500000 étrangers par an et qui mérite que l'effort de justice fiscale que nous nous proposons au rassemblement national avec Marine Le Pen soit consacré à la relance de la natalité en jeu majeur que vous ignorez.

Pour la rupture, monsieur le Premier ministre, vous repasserez. Dites-levous bien, monsieur le Premier ministre. Nous ne sommes dubes de rien.

Nous ne sommes pas achetables. Nous ne sommes pas négociables, ni via la proportionnelle, ni via l'arrêt des horloges préconisées par l'économiste macroniste à Guillon. Car votre parole, monsieur le Premier ministre, pèse peu lorsque vous parlez.

C'est Emmanuel Macron que nous entendons. Alors, chacun va prendre ses responsabilités. Qui des LR ou des socialistes se couchera le premier ? qui viendra en premier au secours de la Macronie et de son Titanic, qui acceptera une des hausses d'impôts des recettes d'impôt sur le revenu de 10 % qui acceptera la fin du dégrèvement des frais de scolarité ?

Quel socialiste longera les murs demain parce qu'il n'aura pas voté la censure ? embobiné par une hypothétique suspension de la loi sur les retraites qui ne finit qui ne figure même pas dans le texte budgétaire leur permettant de justifier le sauvetage de la Macronie. Le PS acheté à pas cher sera roulé dans la farine.

Vous aurez le maintien de la réforme des retraites et le déshonneur. Le PS capable aujourd'hui de demander jusqu'à la suspension de la loi Touren sa propre loi pour éviter l'élection. Pauvre madame Touren qui doit se retourner dans sa tombe.

Pardon, elle est encore vivante. [Applaudissements] Les Français vous voi vous de l'UMPS, il vous voi du PS au républicains. Il vous voit vos petitesses, vos insincérités, vos calculs de boutiquier.

C'est finalement peut-être encore pire que les échecs de la Macronie. Vous avez topé comme vous dites, vous avez topé sur le dos des retraités, des classes populaires, des étudiants pour échapper au suffrage universel. Comment imaginez-vous un jour socialiste et républicain diriger de nouveau notre pays avec comme seul programme d'empêcher l'alternance et donc d'empêcher la démocratie ?

Il y a pourtant urgence à l'alternance à retrouver de la stabilité à récompenser les efforts et les sacrifices imposés aux français par vos politiques. Il y a urgence à redonner un cap au pays. Jordan Bardella l'avait indiqué l'avait indiqué à redonner un cap au pays.

S'il n'y a pas de rupture alors il y aura censure. Cette censure elle est méritée et elle arrive quoi qu'il en soit. Elle demande bien sûr du courage, elle demande de la force et de la liberté.

Le courage, c'est celui des convictions. La force, c'est celle de résister aux pressions. La liberté, c'est celle que devrait avoir chaque parlementaire vis-à-vis de sa conscience.

C'est votre liberté intérieure, chers collègues, que j'appelle ce soir. Sauvons la liberté. La liberté sauve le reste, déclamait ici Vector Hugo.

Et bien devant le pays qui le réclame, "Soyez, chers collègues libre et fort, soyez des législateurs. Soyez des Français, issez-vous à la hauteur de l'événement et demain censurez-les. Bonjour et au revoir monsieur le Premier ministre.

Je vous remercie, monsieur le député. La parole est à monsieur Gabriel Atal, président du groupe ensemble pour la République. Merci madame la présidente, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les députés, chers collègues, c'est aujourd'hui la 4e fois que nous nous retrouvons en un an pour prendre position sur une déclaration de politique générale en un an des motions de censure. ont par ailleurs été examiné à neuf reprises dans cet hémicycle.

C'est donc la 13e fois en 1 an que nous avons l'occasion de nous retrouver, de débattre, de faire connaître encore et encore les positions de chacun de nos groupes. Je crois donc que dans cet hémicycle, les positions de la plupart d'entre nous, la plupart de nos groupes sont connues et nous aurions tous pu imaginer à l'avance ce que seraient les interventions des uns et des autres. Il y a ceux qui affirment clairement qu'ils censureront tout jusqu'à une dissolution, une destitution ou une démission, quoi qu'iladienne, quoi qu'il en soit.

Il y a ceux comme nous qui cherchent la stabilité. La stabilité sans menacer d'une censure sans imposer des lignes rouges. La stabilité non pas comme un immobilisme mais comme un mouvement par le compromis, par la volonté de discuter des idées d'abord avant de parler des personnes.

Alors notre position, celle de mon groupe, celle de mon parti, elle est connue. Elle est bien connue et n'a pas varié d'un Yota depuis plus d'un an. Alors, je ne vais pas consacrer mon intervention à vous rappeler ce que vous savez déjà.

Cela tient en trois phrases. 1. Nous voulons que le gouvernement réussisse. 2.

Nous voulons qu'un budget soit voté d'ici à la fin de l'année. 3. Nous sommes prêts à faire des compromis pour y arriver.

Vous avez annoncé, monsieur le premier ministre, que vous proposerez la suspension de la réforme des retraites. Sur ce point, il faut être clair. Je crois que la messe est dite, puisque les voix des groupes favorables à revenir sur cette réforme à gauche et au Rassemblement national ont une majorité absolue dans cet hémicycle.

Et donc, quel que soit le sens de notre vote à nous qui avons porté cette réforme, elle sera donc suspendue. Je le dis ici, en ce qui concerne les députés Renaissance, notre idéal en 2017 n'a jamais été de rentrer dans la valse des réformes paramétriques comme des pensements qu'on met et maintenant qu'on enlève tous les 2 ans. Notre idéal, c'est un changement de système car notre système est en train de mourir face au bascules démographiques et technologique.

Ces derniers mois, nous avons travaillé. J'avais confié à Stéphanie Rist que je félicite pour sa nomination au gouvernement le soin de préparer une réforme systémique au nom de notre parti Renaissance. Cette réforme pour un système de retraite universel par point débarrassé du totem de l'âge légal de départ mais avec une seule durée de cotisation et avec de la capitalisation ouverte à tous, elle est prête, elle est disponible et nous la défendrons.

Mes chers collègues, notre position est connue. à cette tribune. Je veux consacrer un peu du temps dont je dispose à parler de ce qui s'est passé en France ces derniers jours, mais qui a hélas été invisibilisé par le spectacle politique qui a occupé tant d'heures sur les plateaux télé, les ondes radio, tant de lignes dans les pages des journaux. parler de ces jours où loin du vacarme parisien la France a bougé, changé, vécu au rythme de tous les défis qu'il anime.

Car si la politique ne parle plus des Français, alors elle ne parle plus de rien. Ces derniers jours, nous avons commémoré des dates et notamment une hier douloureuse, effroyable, celle des 2 ans de l'assassinat de Dominique Bernard. Dominique Bernard, victime du terrorisme islamiste, pour avoir défendu son lycée, pour avoir défendu ses élèves, pour avoir défendu le savoir.

J'étais à Aras hier auprès de sa veuve, auprès de ses élèves, auprès de ses collègues. Les larmes ne sont pas encore sèches à Aras. La douleur est encore vive et je n'ai vu là-bas que des femmes et des hommes qui attendaient des actes.

Alors oui, oui, nous défendrons des actes pour notre école pour qu'elle reste le sanctuaire du savoir, des actes contre le terrorisme, contre l'islamisme qui menace toutes nos valeurs. Ces derniers jours, et vous l'avez rappelé madame la présidente, la France a remporté deux prix Nobel : Michel Devoret en physique pour la découverte de l'effet tunnel quantique et Philippe Agon en économie. pour ses travaux sur l'innovation.

Deux distinctions qui nous rendent fiers et nous rappellent que la France a des talents, qu'elle a tous les atouts pour réussir, qui nous rappelle aussi que ces talents peuvent parfois malheureusement préférer s'exiler pour rechercher, pour enseigner. Alors oui, nous défendrons des actes pour les garder et nous défendrons des actes pour continuer à soutenir l'innovation et la recherche. Ces derniers jours ont aussi été ceux de la liberté.

La liberté pour la libération des otages israéliens. Bien sûr, des otages retenus depuis 2 ans maintenant dans des conditions inhumaines. Une libération comme une délivrance après le massacre du 7 octobre.

Une libération aussi comme un espoir pour la paix au proche Orient. La liberté, c'est celle qu'incarne le prix Nobel de la paix. Maria Corina Machado, héroïne face à l'oppression du pouvoir au Vénzuela.

La liberté entravé aussi bafoué avec il y a quelques heures la condamnation dans une parodie de justice de nos compatriotes Cécile Coler et Jacques Paris. Et avec vous, je veux appeler une nouvelle fois à leur libération immédiate et à celle de Boem sans sal retenue toujours par le pouvoir algérien. La liberté, c'est bien sûr le regard de Robert Bader entrant au pantthéon pour veiller à jamais sur la République.

Lui qui n'avait que la justice pour combat et le droit comme arme. Ces derniers jours ont été ceux de drames aussi de drames qui ont marqué les Français qui les inquiètent. qui les touche vraiment et fortement.

C'est hier à Grâce le terrible féminicide d'une femme tuée de 16 coups de couteau. C'est dimanche un octogénère roué de coup en pleine rue victime de la violence gratuite. Ce sont quatre policiers blessés dans des violences insupportables en plein centre de Paris après l'annulation d'un concert. autant de drames qui nous rappellent que la sécurité n'attend pas, que l'ordre public ne connaît pas d'affaires courantes et qu'il faut agir encore et encore pour protéger les Français.

Et si je parle de drame, je veux en évoquer un qui m'a serré le cœur. Je parle du suicide de cette petite fille de 9 ans à Sargemine en Moselle, victime du harcèlement scolaire. 9 ans.

Je le dis ici, j'ai honte en pensant au martyre de cette petite fille et à la souffrance de sa famille. Honte de me dire que plutôt que de discuter de comment agir pour que chaque élève se sente bien à l'école, nous pourrions perdre encore du temps en nous empêchant nous-mêmes d'agir pour l'école. [Applaudissements] Ces derniers jours, un espoir a été donné aux salariés d'Arcelor Mital après l'annonce d'une baisse des importations d'acier et de la hausse des droits de douane de l'Union européenne par le vice-président exécutif de la Commission européenne, ouvrant la voie à de nouveaux investissements industriels à Dinkkerc, continuant le combat pour la souveraineté économique et industrielle de notre continent.

Un combat dans lequel nous devons jeter toutes nos forces si nous voulons continuer à peser. Un combat sur lequel l'instabilité pèse comme une épée de damoclès. Ces derniers jours, le plus grand cargo à voile du monde a accosté à Saint-Nazer.

Un bateau français montrant que l'innovation rime avec décarbonation, que des solutions existent pour réussir la transition écologique et que ces solutions, elles peuvent être françaises. Et puisque nous parlons transport, la 320 est devenue depuis quelques jours l'avion le plus commandé au monde et Airbus a annoncé agrandir son site de Toulouse et accélérer les recrutements. La preuve que nous pouvons encore être pionniers et que nous ne devons rien lâcher.

La preuve que la transition écologique est possible, qu'elle avance mais qu'elle ne pourra jamais se faire si nous misons encore sur les blocages. Ces derniers jours, un homme, Charlie d'Alin a confié son histoire, celle du courage, en ayant gagné le vent des globes malgré un cancer. Dimanche dernier, dans des milliers de communes de France, dans toutes nos circonscriptions, des concerts et démarches ont eu lieu pour octobre rose pour s'engager contre le cancer du sein.

Hier à Évreux dans une ville en liè, on a célébré le ballon d'or d'Ousman Dembélé. Certains trouveront peut-être tout cela dérisoire. S'il vous plaît, un peu de silence.

C'est pourtant la France. C'est ça la France. C'est la France qui malgré les sousbressaux politiques, travaille, crée, recherche.

La France qui s'engage, la France qui partage, la France qui a peur parfois qui s'insurge et se désole. C'est vrai, mais qui ne baisse jamais la tête. La France n'attend pas ses politiques pour vivre, mais les Français attendent de nous des réponses, des solutions, des actions.

Ils attendent de nous d'agir, d'agir vraiment. Monsieur le Premier ministre, vous tracez un chemin, il est étroit, nous le savons tous. Vous appelez à partager le pouvoir, à écouter, à agir avec les Français, avec les collectivités, avec les partenaires sociaux, avec les parlementaires.

Partager le pouvoir, c'est ce pourquoi nous plaidons. Vous vous êtes donné une mission. Donner un budget à la France, c'est aussi la nôtre.

Assurer l'ordre, la stabilité dont le pays a besoin, c'est aussi notre volonté. Alors, nous serons à vos côtés et au côté du gouvernement pour réussir. Avec mon groupe parlementaire, avec mon parti, nous n'avons jamais rien réclamé.

Nous n'avons jamais brandi aucune ligne rouge, jamais exigé aucun poste, jamais jeté la Nathème sur aucun nom. Pourquoi ? Parce que la seule chose que nous voulons, c'est que ça marche.

C'est que ça marche même si parfois cela doit nous coûter. Parce que ce qui compte à la fin, ce sont les Français. Ce qui compte, ce sont les femmes et les hommes de notre pays qui vivent aujourd'hui sans la politique et n'attendent plus qu'une chose qu'elle s'intéresse à nouveau à eux.

Nous serons au rendez-vous. Alors, je n'ai qu'un message à passer, qu'une chose à dire. Mettons-nous au travail.

Au travail pour un budget, au travail pour réformer, au travail pour les Français. Je vous remercie. Merci beaucoup, monsieur le président.

La parole est à présent à madame Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise. Présidente, ministre, collègues, monsieur le Premier ministre, votre présence devant nous est un appront à la démocratie. Vous avez déjà été censuré deux fois par cette assemblée comme membre des gouvernements Barnier puis Bairou et pourtant vous voilà consacré premier ministre.

Le 3è locataire de Matignon en moins d'un an contrecour bail précaire le macronisme face à lui-même. Devenu premier ministre comme on entre dans les ordres parti lundi soit-disant en dernier des golises revenu vendredi en dernier des fidèles. Vous voilà ici sous la contrainte du chef.

Dans l'intervalle arrangement et tambouille secrète rythmé par les défections de votre clan, les ambitions médiocres d'un parti à 6 sur 4 % des voix et de quelques figurants dont la vocation d'une semaine a semblé être de sauver à tout prix la politique de Macron qui a tant fait souffrir notre pays. Votre présence le confirme à vos dépends. Emmanuel Macron est un cas désespéré.

Votre nomination est laaveu même de l'entêtement du président. Mais pour comprendre, il faut revenir aux origines. Il n'est pas d'éruption volcanique sans fissure dans la couche terrestre comme il n'est pas de séisme politique sans fracture avec le peuple.

En 2022, Emmanuel Macron proclame "Ce vote m'oblige" avant de violenter la nation avec une réforme des retraites empoisonnées. En 2024, Emmanuel Macron perd les élections européennes. Il réplique par la grenade des goupillers de la dissolution, "Retour à l'envoyeur, Emmanuel Macron perd à nouveau les élections.

Depuis, malgré les contestations et le mouvement social, le président nit délibérément le verdict des urnes. Trois premiers ministres plus tard, vous voilà. tentant de sauver ce qui peut l'être sans même les apparences.

Oui, en politique comme en géologie, chaque secousse contient la précédente et chaque fracture agrandit celle qui suit. Après ces dénis démocratiques, quelle ironie de vous entendre parler de responsabilité, de compromis et de stabilité. Dans votre langage, le compromis consiste à raller votre position comme si vous étiez le centre de gravité du champ politique.

Il faudrait vous remercier pour l'année blanche, la baisse des remboursements pour les malades atteints de cancer, le doublement des franchises médicales et le refus de l'ISF. Merci mais non merci. La responsabilité serait de donner un surcis à une politique battue dans les urnes et la stabilité imposerait de céder aux caprice du président.

À cet égard, vous avez raison, il n'y a rien de plus stable qu'un régime autoritaire. Vous parlez encore de socle quand le sol se dérobe sous vos pieds. Les deux anciens premier ministres, Édouard Philippe et Gabriel Atal, pourtant sortis de la cuisse de Jupiter, l'ont bien compris.

Sauf qu'il peut. Il ne fait pas bon être assimilé de près ou de loin, Emmanuel Macron, car nous assistons depuis un an à une contradiction entre la volonté générale et la volonté d'un seul. Pour vous avoir longuement pratiqué, nous connaissons le prochain acte de ce coup de force, un chantage au budget ou plutôt à votre budget.

Car vous n'avez eu, malgré vos défaites, aucun scrupule à appliquer le programme. Tout le programme, rien que le programme du macronisme radicalisé. Sauf que le peuple ne veut plus de votre politique. 3/4 des Français souhaitent le départ du président. son départ car il refuse obstinément de changer une politique qui apportait le nombre de pauvres à plus de 11 millions dans notre pays.

Dégrader l'école comme l'hôpital public, malmener notre industrie, éroder notre souveraineté, ça ne tient plus. jusqu'aux associations quient l'alerte, ça ne tient plus parce que vous êtes le pouvoir qui rogne les libertés associatives et qui baisse les subventions. Monsieur le Premier ministre, plus personne ne croit en vous car nous vous avons déjà vu à l'œuvre.

Vous êtes le seul homme du pays à avoir participé à tous les gouvernements d'Emmanuel Macron, tous sans exception. Depuis 2017, c'est votre haine de classe qui s'est abattue sur le pays. C'est vous qui avez déployé le GIGN et le raide contre le peuple Guadeloupéen en lutte pour le droit à l'eau et à la santé.

C'est encore vous qui avez imposé la date du 3e référendum en Kan Nouvelle-Calédonie, rompant ainsi un processus de 40 ans de paix civil et de décolonisation. Votre passage en force sur le dégel du corps électoral aura causé 15 morts et l'effondrement économique et social du territoire. C'est vous toujours qui avez enterré les revendications des gilets jaunes.

Vous avez fait du peuple votre ennemi. Vous incarnez surtout, monsieur le Premier ministre, la complicité de la France avec le génocide mené par Netaniaou contre le peuple palestinien. Vous avez mentiffirmant que la France ne livrait aucune arme à Israël.

C'est le peuple de France qui vous a contraint à la plus minime des décences reconnaître l'état de Palestine qui agonise par l'abandon du monde. C'est le peuple qui sauve l'honneur de la France en brandissant le drapeau palestinien partout. C'est le peuple lui-même qui est parti prendre la mer pour briser le blocus illégal de Gaza.

Mais au-delà de votre parcours, vos actes parlent de même. Votre premier déplacement aura été à l'hôpital pour expliquer que les problèmes budgétaires du pays sont dus au trop d'argent mis dans l'hôpital public. Les soignants épuisés et les patients abandonnés apprécieront cette saillant de ceux qui ont fermé 30000 lits en 8 ans.

Votre première décision aura été de nommer deux haut fonctionnaires pour démanteler l'État. La même méthode que Trump et Miley en Argentine qui avec sa tronçonneuse a mené son pays à la faillite piller les caisses de l'État pour engraisser le grand patronat. Ça ne marche jamais longtemps.

La logique des insoumis a toujours été la même. Nous ne participerons pas à votre sauvetage. Nous avons compris qu'Emmanuel Macron ne changera pas de politique aussi longtemps qu'il restera au pouvoir.

À cet égard, la crise que nous traversons ne connaîtra pas de retour à la normale. Le présidentialisme est crépusculaire. Emmanuel Macron a sans l'aide de quiconque abîmé sa fonction et épuisé les institutions de la 5e République.

En organisant l'irresponsabilité d'un homme qui ne cesse de rejeter sur les autres les conséquences de cet acte, notre constitution permet toutes les dérives autoritaires. Les caprices et combinent d'un seul homme à qui elle conflit les pleins pouvoirs. Mais dans les méandres de ces erments, le président nous a livré un aveu.

De qui a-t-il donc le plus à craindre lui qui tremble à l'idée de voir sa politique démantelée ? On apprend ici et là qu'Emmanuel Macron au soir du premier tour des élections législatives manigançait espérant voir l'extrême droite en tête. Il pensait alors que les fondamentaux de sa politique seraient poursuivis par d'autres moyens à l'inverse de ce qu'il pouvait espérer de nous.

Le système et son assurance vie la loi de l'attraction ne trompe pas. N'en déplaise aux frontistes ridicules qui pleurnichent toute la journée sur une prétendue alliance sur sur un scrutin qui leur aurait été volé. Apprenez la démocratie élémentaire.

Vous avez perdu les élections car les Français ne voulaient pas de vous. Gardez plutôt votre énergie pour vos procès. Et expliquez-nous plutôt, vous madame Le Pen qui n'est pas là, vous voulez abroger la retraite à 64 ans ou la repousser à 67 ans comme votre ami Sioti ou peut-être la reporter à 65 ans comme la droite à qui vous faites du pied.

Madame Le Pen, c'est pour séduire les 1800 familles les plus riches que vous refusez la taxe duman. Et pourquoi avoir voté contre la prise en charge intégrale des clients liés au cancer du sein ? À présent, la tectonique des places politiques est enclenchée.

Le retaillot macronisme pourrait trouver un prolongement à l'extrême droite. Après tout, Le Pen et ses amis ont sauvé Macron deux fois de la destitution. L'extrême droite a refusé h fois de voter la censure de Bairou.

Nous seuls sommes capables d'une rupture. Alors que tant de dépendent ? Le monarque présidentiel nous fait perdre du temps à tous.

Le second mandat d'Emmanuel Macron est un mandat pour rien. Dorén avant, peu de choix s'offre à lui. La dissolution serait encore une manière de rejeter la faute sur l'assemblée quand elle relève de l'Élysée.

Elle ne garantit pas plus de clarté et ne présage rien de ce que le président fera du résultat. Les insoumis proposent une voie de sortie de cette crise. Votre censure d'abord, le vote d'une loi spéciale ensuite permettant de reconduire momentanément les budgets pour l'année à venir.

Et puisque le compte à rebour du départ d'Emmanuel Macron est lancé, il faudra en passer par la démission ou la destitution du président. Si la première relève de sa volonté, la seconde est la seule brèche dont nous disposons et comme le chantait Léonard Cohen, dans toute chose, il y a une brèche et c'est par là qu' entre la lumière. Monsieur le Premier ministre, nous allons agrandir la brèche jusqu'à ce que s'écroule le vieux monde que vous incarnez.

Nous assistons à la fin d'un monde connu, guerre commerciale, retour de l'impérialisme, partout la hausse des conflits. L'humanité tout entière est menacée par le dérèglement climatique auquel notre pays n'est pas préparé. Les Français subissent depuis trop longtemps la maltraitance sociale, l'explosion des inégalités et de la pauvreté, mais aussi la hausse du racisme qui mine la dignité des êtres humains.

Nous réussirons car nous sommes prêts à prendre à la racine ce qui disloque notre pays. Reprendre le pouvoir à l'oligarchie qui le confisque en passant à la 6e République. Organiser des conditions d'existence compatible avec la vie humaine.

Planifier de grands chantiers d'avenir énergétiques, industriel et écologiques. Partager les richesses en taxant les ultra riches. garantir l'unité du peuple contre le poison de la haine.

Nous sommes prêts à bâtir la civilisation du temps libéré avec la retraite à 60 ans. Car une réforme imposée contre tout un peuple, contre l'ensemble des syndicats, contre l'Assemblée nationale ne se conclave pas, ne se discute pas, ne se suspend pas, elle s'abroge. Monsieur le Premier ministre, nous allons agrandir la brèche jour après jour, lutte après lutte, car dans chaque brèche, il y a la promesse d'un matin.

Je vous remercie, madame la présidente Panu. La parole est à présent monsieur Boris Ballot, président du groupe socialiste. Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, quelle folle semaine !

Alliance et mes alliances, participation sans soutien et soutien sans participation, nomination, démission, renomination, riciifi et chanlé. Quel spectacle ! celui d'un ministre de l'intérieur à peine nommé s'abordant son propre gouvernement pour un bruneau de trop.

Un ancien premier ministre appelant à l'heure de servir à la démission de celui qui l'a pourtant servi. Un chef de parti présidentielle dont l'intérêt bien compris et de ne plus comprendre le président lui-même. Voilà, un socle pas commun, un socle pas commode.

Quel désordre ! et le désordre appelle toujours le retour de l'ordre le pire de l'ordre. Monsieur le premier ministre, votre mission était terminée.

La voici. Qui reprend un contexte dont chacun mesure la gravité. Un monde menacé par l'égoïsme des nations, la remise en cause du multilatéralisme, du droite international et infiné par la guerre.

Un climat déréglé dont on peine à imaginer toutes les conséquences mais dont on éprouve déjà la brutalité mortelle. Une humanité percluse d'inégalité, rongée par la désespérance sociale, l'individualisme forcené, le ressentiment et à tout dire la colère. Partout, des États-Unis à l'Europe, des ennemis mortels de la démocratie près à toutes les promesses pour tenir tous les mensonges.

Nous vivons dans un monde au bord du basculement. Nous vous avons écouté avec l'attention qu'appelle la situation. Nous vivons et nous vivons dans une époque de crise, dites-vous.

Soit on les subit, soit on les utilise, soit on change, soit on sera changé. Dans le moment grave et incertain où nous sommes, ce qui se joue en effet, ce n'est pas l'avenir du macronisme, il se meur. Ce qui se joue est bien plus grand, c'est la démocratie elle-même.

Il faut entendre, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues du socle commun, la colère qui gronde, le sentiment de ne compter pour rien et de ne jamais être écouté, l'aspiration au changement précisément de nos concitoyens. Ils perdent les élections, ils gouvernent. Ils sont censurés, ils gouvernent.

Ils n'ont pas la confiance, ils gouvernent. Ils démissionnent, ils gouvernent encore. Il est temps que ça s'arrête.

Voilà ce que nous disent les Français excédés dont les regards se portent sur l'Élysée. Car ils savent que les responsabilités ne se divisent pas et que celle du président de la République est éminente. Le mal n'est pas que le pouvoir lui échappe.

Le mal c'est qu'il refuse de l'accepter. Si ceux qui gouvernent refusent de partager le pouvoir et n'écoutent pas. Si ceux qui s'opposent loyalement et négocient sincèrement en républicains authentique n'obtiennent rien, alors oui, c'est la démocratie elle-même qui s'en trouve emporté.

Mes chers collègues élus dans l'élan de Front républicain, ne faisons pas comme si la plus grande crise qui nous menaçait n'était pas d'abord celle d'une extrême droite aux portes du pouvoir. Pour reprendre vos mots, la défiance de nos concitoyens n'est pas une personne. Ce qui se joue, ce n'est pas une affaire ce n'est pas qu'une affaire de désaccord stratégique entre forces de gauche, de différence de lignes politiques entre le centre, la droite ou nous.

C'est notre avenir comme démocratie, comme état de droit, comme République. Et c'est ici toujours la même question qui vous est posé collègue du socle commun parlementaire, présent et à venir. Que préférez-vous ?

La soumission au maître chanteur du Rassemblement national ou la responsabilité républicaine au prix de négociation exigeante avec la gauche ? Monsieur le Premier ministre, nous vous avons écouté. Les Français attendaient de votre déclaration et nous avec eux signe que vous les entendiez.

Ils attendaient un signe comme un commencement de réparation de ce qui a été vécu comme une brutalité. La suspension de la réforme des retraites. La voici enfin.

C'est une victoire assurément pour les centaines de milliers de Français qui en bénéficieront chaque année. 3,5 millions de nos concitoyens, ce n'est pas rien pour qui la vie va changer. À ceux qui veulent tout ou rien et qui souvent n'offrent rien, j'hésite à le considérer en ces termes.

C'est la reconnaissance du combat mené par les organisations syndicales que je veux remercier ici. C'est une fissure dans le dogme macroniste. Nous prenons cette situation pour une victoire autant que pour un premier pas qui permet d'envisager les suivants, le blocage et l'abrogation.

Nous vous avons écouté, monsieur le Premier ministre, comme un gage de confiance dans le Parlement, vous avez accepté une nouvelle règle du jeu renoncé au 493. Nous l'acceptons puisque nous l'avons demandé avec toute la gauche d'ailleurs et que nous avons la conviction que la démocratie ne meurt pas de mouvement mais d'immobilité. Dans ce moment grave, les députés socialistes et apparentés assument de ne pas vouloir livrer sans combat ici dans l'hémicycle la République à ses ennemis mortels. de croire encore que le débat parlementaire entre forces républicaines est possible et peut changer la vie.

Car je ne connais pas d'autres remèdes contre l'extrême droite, contre le fascisme que la justice, la République sociale, la reconnaissance de la valeur du travail, l'égale dignité, l'école publique, la solidarité nationale. Je vous cite et vous prends au mot. Ou bien la politique sert à quelque chose, ou bien la déception se répand autant que l'impuissance si nous sommes tous attachés à la République, il nous faut faire se parer de donner un budget, un budget juste au pays.

Un budget qui protège les plus fragiles et fait contribuer les plus fortunés. Un budget qui donne aux services publics les moyens de leur mission et qui prépare l'avenir et d'abord la transition écologique. Depuis des mois, nous nous battons avec des principes simples : épargner les Français qui n'ont que leur force de travail pour vivre des efforts d'économie et soutenir leur pouvoir d'achat.

Mettre à condistribution les grandes fortunes et les haut patrimoines qui ont trop longtemps été les passagers clandestins de la solidarité nationale. Réduire les déficits sans écraser la vie. Nous avons des propositions qui sont plébiscitées par les Français dans les débats parlementaires.

Nous verrons bien qui se range du côté du peuple qui en défend la cause et qui protège les milliardaires parce qu'ils financent leurs médias, parce qu'ils financent leur signe tank, parce qu'ils défendent leur politique. Car oui, quand depuis des semaines nous défensons les Français qui travaillent, le RN défend les rentiers. Parce que oui, quand nous défendons le pouvoir d'achat, le RN prépare une loi d'amnistie pour sa chef.

L'établissement, c'est eux. La défense du capital, c'est eux. La justice a de vitesse et la trahison, c'est eux.

Nous nous battrons, je vous le dis, de toutes nos forces, mais je le dis aussi de toutes nos armes. Vous nous renoncez au pas au 40 Vous nous renoncez pardon au 493. Nous n'en demeurons pas moins dans votre position et maître d'une sanction du gouvernement tout au long du débat budgétaire.

Nous ne croyons pas à la stabilité pour elle-même. Nous ne croyons qu'à la stabilité dans la justice qui fait reculer la misère et avec elle la colère. Monsieur le Premier ministre, nous vous avons écouté et vous avez parlé de faire contribuer les patrimoines et les grandes entreprises et de la nécessité de soutenir le pouvoir d'achat.

C'est heureux mais c'est bien trop peu. Nous avons défendu une idée simple avec la taxe Zukman et nous continuerons de le faire. Que les classes moyennes ne payent pas les impôts des hyper riches qui ne les payent pas.

Que les PME ne payent pas les impôts des multinationales qui ne les payent pas. Je ne veux pas que mon voisin dans les landes paye les impôts de Bernard Arnaud. Je ne veux pas que mon boulanger à Air Suradou paye ceux de l'Oréal.

Nous voulions la garantie d'un débat loyal et ouvert. Vous nous en faites la promesse. Nous serons vigilants à ce que vos mots se traduisent en acte.

Ce que vous avez proposé là comme budget, je vous le dis sans phare, avec netteté, avec aussi ce qu'il faut de colère. Il est insupportable et gravement insuffisant. Il n'est pas question pour nous d'accepter le doublement des champs franchises médicales, le gel du barê de l'impôt sur le revenu, le gel des prestation en un mot, l'année blanche et donc le rythme insensé de réduction des déficites que vous avez inscrit dans votre budget sur les Français de l'hexagone et des outres mèes.

Pour court firmer la possibilité de l'assouplissement de cette trajectoire, nous vous prenons au mot parce que vous ne pouvrez pas demander 15 milliards d'économie sur le dos des hommes et des femmes qui travaillent et ne rien demander à ceux dont le patrimoine a doublé en 10 ans. Votre copie est amendable. Comptez sur nous que nous l'amendions et chacun devra assumer aux yeux des Français les choix qu'il fait.

Votre point de départ ne sera pas notre point d'arrivé. Souvenez-vous-en, monsieur le Premier ministre, nous sommes capables de faire des compromis. Nous en avons fait la démonstration.

Nous sommes capables de renforcer un gouvernement. Nous l'avons fait par deux fois. Nous n'avons qu'une boussole.

L'intérêt du pays, l'intérêt des Français. Je mesure et nous en coûte. Nous faisons un paris, un paris risqué dont seul l'avenir nous dira ce qu'il est.

Chacun et chacun d'entre nous ici héritier de Gambetta ou de Jorè, de Mandel ou de Mind France, de Simon Veille ou de Giselle Anlimi, du général de Gaulle ou de François Mitteran représentant de la belle et grande nation française doit à cette heure se poser cette question simple, cette question exigeante. En sommes-nous capables ? Des socialistes répondent, il le faut.

Merci beaucoup monsieur le président Vallot. La parole est à présent à monsieur Raphaël Chelenberger. Madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, avant toute chose, permettez-moi de souligner la place particulière des députés non inscrits dans cette assemblée.

Nous sommes peu nombreux, mais dans une situation politique que vous décrivez vous-même comme fragile, chaque voie compte, y compris celle de ceux qui refusent les étiquettes toutes faites, les consignes automatiques et les fidélités imposées. Monsieur le Premier ministre, vous venez de prononcer un discours de la méthode antimacroniste. Nous sommes beaucoup à en prendre acte avec satisfaction.

Il n'est jamais trop tard. Vous revendiquez l'humilité, c'est déjà un progrès. Mais après 8 années de macronisme, ça ne suffira pas et surtout pas.

Un grand débat de plus, les Français ne sont pas dupes de vos écrans de fumée. Voilà ce qu'il reste de 8 années de pouvoir vertical, d'opération de communication et de mépris institutionnalisé. une République fatiguée, des institutions asphyxiées, une société fracturée.

Mais soyons honnêtes, vous n'êtes pas seul responsable. De LFI au Rassemblement national, chaque parti a contracté le même mal, celui de la radicalisation permanente. Il n'y a pas de fierté à la radicalité.

Il n'y en a pas d'avantage à la trahison. Là où les partis politiques devraient structurer le débat d'idée, aujourd'hui, il le perturbe au gré des slogans et des sondages d'opinion. On a vu l'égolistes devenir des supplétifs, les centristes transformer le fameux en même temps en réflexe de survie.

Les socio-démocrates s'effacaient dans un brouillard indigne. Et désormais, même Gabriel Atal en costume de loyaliste ou Édouard Philippe, ancien héritier discipliné, semble considérer le reniement non plus comme une faute, mais comme un projet politique. Je le dis avec regret car je crois profondément au rôle structurant des partis dans une démocratie vivante.

Mais à l'heure des chaînes d'info en continu et des réseaux sociaux, ils sont devenus plus souvent des amplificateurs de tension que des bâtisseurs de compromis. Et ce glissement a été encouragé méthodiquement par l'Élysée. Alors oui, la France a besoin d'un budget.

Censuré par principe n'aurait d'ailleurs pas de sens, pas plus que donner un blanc sein à un gouvernement sans capination. En 8 ans, vous avez fini par abandonner l'idée même que la politique pouvait transformer le pays, que la politique peut changer la vie. Votre gouvernement est un gouvernement de technicien, pas de stratège, de gestionnaire, pas de bâtisseur parce que les Français n'attendent pas qu'on leur explique que la situation est compliquée.

Ils vivent cette difficulté tous les jours sur leur facture d'électricité, dans leurs retraites amputées au fil des réformes, dans leurs territoires oubliés. Ce que vous appelez responsabilité, il l'appelle incertitude. Parlons du fond.

Lors de la réforme des retraites, je me suis opposé avec quelques députés LR courageux à une réforme inéquitable et mal né. Aujourd'hui, voir les Républicains devenir les plus ardents défenseurs d'une réforme d'Élisabeth Borne et d'Emmanuel Macron après avoir tout fait pour s'ériger comme principal d'opposition à quelque chose de savoureux. La cohérence politique a parfois le sens de l'humour.

Vous annoncez vouloir parler, monsieur le premier ministre, d'énergie, de réindustrialisation, c'est pour moi la priorité stratégique mais c'est impossible sans boussole politique et sans récit national. Dans ces domaines comme dans d'autres, la difficulté de nous mettre d'accord ici n'est rien face aux difficultés que vivent chaque jour des millions de Français. Ce n'est pas notre stabilité ou même notre confort parlementaire qui est en jeu, mais bien notre avenir collectif.

Enfin, vous parlez de gaulisme. La 5e République est née dans une époque similaire à la nôtre. L'explosion du l'explosion du débat partisan, une crise budgétaire et financière devenue indigeste et des institutions à bout de souffle.

La réponse du général ne s'est pas limitée à faire adopter un budget, mais il a été capable de rassembler par-delà l'éclivage partisan autour d'un cap, d'une vision, d'une ambition pour la France. L'histoire a déjà connu des impasses politiques, mais elle a rarement été clém avec les gestionnaires de la fatalité. Monsieur le premier ministre, vous vous définissez comme un moine soldat.

Lorsque vous étiez secrétaire d'État à l'écologie, vous avez déjà mis vos qualités au service d'Emmanuel Macron, agissant avec précision et sans discernement pour fermer Fenheim. Je n'ai qu'une espérance que cette fois vous mettiez ses qualités au service de la France. Car la France n'a besoin ni d'un moine ni d'un soldat.

Elle a besoin d'authentique républicain au service d'un idéal qui les dépasse la France. Merci beaucoup monsieur le député. Les interventions sont terminées.

Je redonne la parole à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames messieurs les députés. Merci pour euh les prises de parole des différents orateurs.

Je vais évidemment tenter de répondre à tous celles et ceux qui sont encore présents et je vais même euh faire le pari de répondre à celles et ceux qui sont partis. Euh monsieur le Premier ministre, monsieur le président Atal, merci d'avoir parlé de la France et merci d'avoir parlé des Français. Merci d'avoir parlé des compromis parce que c'est effectivement la philosophie du groupe que vous présidez.

Je peux en témoigner depuis maintenant de nombreux mois. Et surtout pardon mais merci d'avoir pris la balle au bon sur la réflexion sur les retraites parce qu'au fond certains y verront la suspension peut-être pour la suspension. Je vois déjà une certaine presse de droite tenter de dire au fond que ça serait un chèque en blanc.

Au contraire c'est une opportunité et ça on le voit bien les différents modèles qui ont pu être mis sur la table différentes espérances sur la manière de concevoir ce régime auquel au fond tout le monde est attaché ici on l'entend bien dans les prises de parole. Il est clair que ce débat de la présidentielle doit être nourri avec les meilleurs experts, avec les partenaires sociaux, avec les parlementaires, avec les différentes formation politiques. Et de cela au fond euh ce geste de la suspension qui est plus qu'un geste qui est quelque chose qui va être ici débattu, sur lequel je m'engagerai en même temps, il faudra s'engager justement sur cette discussion et sur ces concertations.

C'est comme cela aussi que l'on remet en celle un certain nombre de syndicats réformateurs. C'est comme ça aussi d'ailleurs que les syndicats patronaux pourront aussi prendre un certain nombre de responsabilités. Parfois, j'ai entendu dire que c'était un problème macroéconomique.

Non, c'est autant un problème macroéconomique que microéconomique. Et c'est bien pour ça que tout à l'heure j'ai dit que tout ce qui sera fait devra naturellement être financé. Et ça, je sais que l'ensemble des partis de gouvernement qui sont ici partage cette réflexion et nous aurons l'occasion d'y revenir.

Le ministre président Fenu l'a dit aussi dans son inter dans son dans son discussion, dans son discours euh il y a quelques instants. Monsieur le ministre président Voquier euh à travers lui, les monsieur le ministre, pardonnez-moi, euh travail travail travail. Je pense que on ne peut pas parler d'ailleurs des retraites sans parler du travail et de celles et ceux qui travaillent.

Et tout à l'heure, j'ai voulu le dire et j'ai commencé d'ailleurs par là. Ça pose la question des revenus du travail, ça pose la question de l'incitation au travail, de la récompense en quelque sorte de ce travail. Vous avez cité des mesures, des propositions dans votre discours.

Le ministre Farandou, j'en suis certain, les a entendu et ça pose effectivement tous les débats, toutes les questions autour des mesures d'incitation, des mesures qui permettent de travailler plus. Vous avez cité la question des heures supplémentaires, d'autres formations politiques nous ont saisi sur d'autres mesures. La CSG pour le Parti socialiste, les questions liées à la prime Macron pour d'autres.

En tout cas, il est clair que dans la discussion budgétaire, et je prends cet engagement devant vous, monsieur le ministre-président, il doit y avoir des mesures pour le pouvoir d'achat de celles et ceux qui travaillent et je souhaite que les parlementaires de votre groupe puissent évidemment s'engager dans ces discussions et dans ces débats. Vous avez parlé de la location sociale unique. Il y a une première étape, pardon d'être technique mais qu'il faut à tout prix remplir, c'est au fond, il existe un impôtgouff.fr.

Il faut qu'on arrive à faire le social.goof.fr.

FR. Ensuite, peut-être que les opinions divergeront dans cet hmicycle sur la manière de concevoir la location unique. Ce que je sais pour y avoir travaillé pendant ce mois, c'est que nous n'avancerons pas sur ce dossier d'ici à la présidentielle si nous ne sommes pas capables de faire le grand rapprochement de l'ensemble des fichiers, de l'ensemble des responsabilités.

J'ai été maire, présente département, vous avez été vous-même en responsabilité dans les collectivités. On voit bien que si on veut avancer sur cette allocation sociale unique, il y a un travail absolument prodigieux à accomplir. Il faut qu'il démarre dès cet automne.

Et là aussi, je prends l'engagement devant vous que l'on puisse avancer sur le sujet. Les fraudes, le projet de loi a été déposé ce matin en conseil des ministres comme je l'ai dit tout à l'heure à la tribune. Maintenant au parlementaires de s'en emparer.

C'est un projet de loi que je crois juste équilibré. Il traite autant le social que le fiscal. Il traite autant les cotisations que les prestations, il traite autant les impôts que les niches ou les différentes interventions.

Donc au fond, soit on prend ce dossier avec euh le plus d'ambitions possible et il aura du résultat et pardon de le dire pour les cordons de la bourse et pour nos comptes publics, il y aura du rendement et des économies qui seront faites. Soit on le prend avec évidemment de l'idéologie et auquel cas évidemment le rendement sera moindre. Et donc je pense que les Françaises et les Français nous attendent.

En tout cas, il faut être sourd pour ne pas entendre ce qu'ils nous disent par ailleurs et donc c'est évidemment un engagement que je prends devant vous. D'autres questions sont portées par votre famille politique, par vos parlementaires, par les députés qui sont ici. La question de la sécurité, j'ai demandé au ministre de l'intérieur euh Laurent Nunise de d'accélérer euh les discussions du texte sur les polices municipales et donc la question de la sécurité du quotidien.

On ne peut pas expliquer à nos concitoyennes et nos concitoyens qu'on a encore des systèmes de fichiers comme par exemple des fichiers aussi peu sensibles que les cartes grises qui ne sont pas consultables par les polices municipales. Il y a un défaut de bon sens et ce bon sens, il faut à tout prix le convoquer dans les discussions qui sont à venir. Et c'est donc dans ce gouvernement de mission de 3 mois, monsieur le ministre Voquet, c'est ce que je vous propose, c'est qu'on puisse avancer parce que par définition, l'engagement que j'ai pris sur le fait que les débats puissent avancer valent évidemment pour l'ensemble des formations politiques avec bon sens, avec le sens des responsabilités.

Ça a été dit par le président Fenau dans le respect de l'état de droit parce que là aussi par définition c'est le cadre dans lequel nous nous situons. Ensuite nos outres maires qui me soi permis de dire que je ne pense pas que les rangs protocolaires des ministres donnent quelque chose systématiquement à voir sur la priorité gouvernementale. Je le dis parce que vous le savez très bien dans la pratique ce sont plutôt les qualités personnelles ou en tout cas le fait que le premier ministre Manuel Val, c'est à qui je veux rendre hommage et je n'aurais jamais cru monsieur le président peu que vous regrettiez Manuel Vals un jour.

Euh en tout cas euh il est clair que ce sont ces qualités d'ancien premier ministre qui l'ont amené à être ministre d'État et moi je peux témoigner de l'engagement de la ministre Naï Amutchu sur ces questions et sur ces sujets. Je n'ai pas cité l'ensemble des territoires. Ça a été dit par le président Néeline, je n'ai pas cité Mayotte.

Je n'ai pas non plus cité Saint-Pierre et Mlelon ou Alice et Foutouna, la Polynésie française. Bref, sur Mayotte pour que les choses soient claires. Et la députée Youssoufa, je crois était avec elle est avec nous et je la salue.

L'ensemble des engagements qui ont été pris, y compris dans les lois maillotes qui ont été votées ici même cette année suite notamment au drame que nous avons connu en début d'année. l'ensemble des engagements seront tenus et dans la copie budgétaire madame la députée Youssoufa, telle qu'elle vous sera soumise, l'ensemble des lignes budgétaires prévu à cet effet seront bien au rendez-vous. Et si je puis me permettre, c'est donc précisément une censure et le fait d'empêcher la discussion du budget qui repousserait malheureusement les différentes décisions qui sont attendues pour Mayotte.

Là aussi, on ne peut pas avoir de double discours, mais ça je ne le dis pas pour vous, vous l'avez bien compris, mais pour d'autres bancs ici sur cette assemblée. Euh 4e chose, on peut pas faire comme si je n'avais rien dit à la discussion générale euh et à la présentation de la déclaration de politique générale sur le 49 aligné 3. J'ai dit clairement "Mais qui vous a parlé d'ordonnance ?

Madame député ?" Non mais et si et si et si moi je vais vous dire une chose. Vous avez demandé l'abandon du 493, c'est fait.

Maintenant, prenez vos responsabilités. Prenez vos responsabilités. N'ayez pas peur du parlement.

N'ayez pas peur de la démocratie représentative. Je vous prends au mot et c'est un moment de vérité. C'est un moment de vérité.

Tout simplement par définition, vos électrices et vos électeurs vous regardent. Mais on ne vous parle pas d'ordonnance. On vous demande, madame la députée, de ne pas empêcher le début des discussions sur le budget de la nation et sur le budget de la sécurité sociale.

Rien de plus. Le bon sens et pardon, vos électeurs vous ont élu pour cela, si je puis me permettre, pour amender, pour discuter, pour voter et le cas échéant pour refuser la copie budgétaire. C'est la démocratie mais vous ne pouvez pas le refuser au préalable.

Donc la copie budgétaire telle qu'elle a été déposée et je veux répondre à ce que le président Valot a dit il y a quelques instant. Par définition, monsieur le président, ce texte entre ici dans cet hémicycle et donc par définition, il sera discuté, il sera amendé et il évoluera. Tout simplement parce que déjà en entendant les différentes prises de parole ici même dans cet hémicycle, vous voyez bien qu'un certain nombre de sujets feront débat et les ministres le savent déjà.

La vraie règle désormais, c'est comment permettre justement cet exercice parlementaire inédit qui doit nous conduire justement à avoir devant les Françaises et les Français une copie la plus intelligible possible parce que vous l'avez dit, il y a une ceux qui gouvernent et il y a les oppositions. Il y a pas de compromission mais il y a des compromis et donc il va falloir les bâtir et je mesure que pour les différents présidents de groupe, pour le ministre en charge des relations avec le parlement, pour l'ensemble des ministres, c'est un défi. Mais je pense que ce défi mérite d'être levé parce qu'une fois de plus nous croyons en la démocratie représentative.

Ensuite et j'en terminerai par là car je pense que nous aurons l'occasion de d'y revenir. Madame la présidente Panot vous votre votre énergie est bien connue ici et comme avait dit Michel Barnier, j'ai du respect pour vous et je vous le redis. La seule chose que je ne peux pas accepter vraiment c'est de dire que la France a participé à un génocide à Gaza.

Pas une arme française n'est allée à la destination de Tsal. Je ne cesse de le répéter depuis 3 ans et vous maintenez ce mensonge. Jamais vous ne faites état de l'action des forces armées lorsqu'elles ont distribué des vivres, des denrées alimentaires, des médicaments aux populations à Gaza.

Jamais vous ne faites référence à ce que l'armée française a fait à la riche avec notamment ce bateau hôpital, le dixmud. Jamais vous ne parlez de l'engagement des forces armées dans la finule à la frontière avec notamment des soldats qui ont été blessés. Donc arrêtez de caricaturer et de mentir sur la position de la France sur un sujet aussi grave et aussi sensible.

Arrêtez de remonter les Françaises et les Français les uns contre les autres. Vous avez le droit de vous opposer. Vous avez le droit d'être brutal.

Vous n'avez pas le droit de mentir sur un sujet aussi grave. C'est une question de dignité. Et c'est pour la République pour conclure et j'aurai l'occasion d'être à la disposition du parlement autant qu'il le faudra avec l'ensemble des ministres.

Moi, je souhaite que le débat soit le plus franc possible. Je souhaite que la démocratie fonctionne mais elle doit se faire dans le respect, y compris dans le respect des membres du gouvernement. Un bon chef d'équipe se doit défendre les membres du gouvernement.

Ce ne sont pas des marionnettes, monsieur le président Chenu. Ce ne sont pas des ventriloques. Quand un président de la SNCF accepte de rentrer au gouvernement de son pays pour servir son pays, ce n'est pas un alibi.

Quand le préfet de police de Paris, grand préfet de la République, accepte de devenir ministre de l'intérieur, ce n'est pas une marionnette. Et pardonnez-moi, monsieur le président, de voir un vice-président de l'Assemblée nationale monter à la tribune et parler de madame Touren comme si elle était dans une tombe me semble être complètement décalée. Et vous savez pourquoi je vous le dis monsieur le président Chenu ?

Parce que lorsque j'entends ces mêmes propos parfois sur Madame Le Pen, je les refuse parce que la question du respect des personnes est clé dans notre démocratie. Le débat peut avoir lieu ici qu'il commence mais il doit se faire dans la dignité. Merci beaucoup monsieur le premier ministre.

Le débat est clos. Prochaine séance demain à 14h. Question au gouvernement.

Je vous remercie. Ah.