Interview Interview "Découverte" : Quel protocole sanitaire doit-être mis en place pour la reprise progressive du tourisme hôtelier ? - 21/05
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteRéponse directe
Quel système et quelle organisation pour respecter les distances et exigences sanitaires à l'hôtel ?
- 1:28FerméeRéponse directe
Vous mettez certaines chambres en quarantaine entre deux clients ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez laver le linge avec davantage de soins que d'habitude ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Tout ça a un coût colossal. Comment vous allez faire ?
- 4:34OuverteRéponse directe
Est-ce que l'hôtellerie va avoir les reins suffisamment solides pour faire face aux coûts supplémentaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48InvitéFait
« on impose des occupations des ascenseurs limitées aux seuls occupants d'une chambre. »
- 2:19InvitéFait
« le linge à plat, les têtes d'oreillers, les housses de couettes, les draps sont passés en calandre après lavage à 140 degrés. »
- 3:36InvitéChiffre
« la désinfection, c'est à minima un tiers de plus de travail pour la femme de chambre. »
Temps de parole
- Invité69 %
- Présentateur31 %
≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, RMC 6h-9h, Vaudin Direct. Et Laurent Duc qui est toujours avec nous, je rappelle que vous êtes le président de la branche hôtellerie de l'Union des métiers et de l'industrie de l'hôtellerie. Vous-même vous avez un hôtel dans le centre-ville de Lyon, je voudrais qu'on rentre vraiment dans les détails, c'est-à-dire ceux qui veulent aller à l'hôtel, quel système, quelle organisation vous avez mis en place, comment on fait pour être à l'hôtel et respecter les distances de sécurité, respecter les exigences sanitaires, quels sont les principes que vous allez appliquer ?
Alors déjà, effectivement, on a protégé nos réceptionnistes souvent par des plexiglas pour qu'ils puissent, au moins que vous les voyez s'exprimer, c'est clair. Et puis, on impose des occupations des ascenseurs limitées aux seuls occupants d'une chambre. Le personnel qui fait votre chambre est séparé entre désinfection et nettoyage et entretien de la chambre, jusqu'à certains hôteliers et qu'ils affichent la mise dans le jachère entre deux clients de la chambre, puisqu'on sait très bien que dans le cas du virus, au bout de trois jours, ce sont des traces qui, a priori, ne sont pas contaminantes. Donc, le temps joue aussi dans la franchise.
Ça veut dire que vous mettez certaines chambres en quarantaine, en quelque sorte, entre deux clients ?
Alors, il faut bien être réaliste qu'on ne va pas faire 100% d'occupation dès la semaine prochaine, ni dès le 2 juin. Donc, ça permet un roulement ? Voilà. C'est assez facile de le faire. Et puis, on avancera vers une récession de la pandémie. Et plus on réduira ces jachères en fonction de l'occupation de nos établissements.
Est-ce que vous allez laver le linge avec davantage de soins que d'habitude ? Est-ce qu'il y a un certain nombre aussi de règles de lavage sanitaire ?
Alors, déjà, l'hygiène, c'est notre ADN. C'est notre métier. Depuis toujours, un hôtel, la seule chose qui évolue, c'est le standing et les prestations. Mais au départ, la propreté du linge, c'est l'ADN d'un hôtel. Donc, le linge à plat, ce qu'on appelle le linge à plat, les têtes d'oreillers, les housses de couettes, les draps sont passés en calandre après lavage à 140 degrés. Donc, elles sont complètement, complètement, du moins, il n'y a absolument aucun virus. Concernant le linge de toilettes, elles sont lavées et séchées dans des séchoirs qui montent à plus de 70 degrés. Et le temps de séchage permet largement de tuer tout germe et tout virus dans les serviettes.
Après, il reste à apprécier toutes les surfaces plates et tout ce que le client touche dans la chambre le plus fréquemment, que sont la table, le téléphone, la lampe de chevet, les interrupteurs, la pompe de douche, le robinet. Tous ces éléments-là, on les désinfecte avec des produits spécifiques. Et un autre personnel, après, interviendra soit dans les 24 heures, soit selon la jachère qu'on a mis en place pour faire le nettoyage et refaire la chambre et faire une chambre impeccable.
Mais tout ça, ça a un coût colossal. Comment vous allez faire ça ? Vous imaginez que ça va représenter à peu près combien le temps supplémentaire qu'il va falloir passer ?
La désinfection, c'est... Pardon, excusez-moi, je vous ai coupé. La désinfection, c'est à minima un tiers de plus de travail pour la femme de chambre, pour les femmes de chambre. Et sachant aussi que l'on sépare les personnels. Ou quand le personnel fait de la désinfection et du nettoyage, on a une coupure. On leur propose de changer complètement d'uniforme, de prendre une douche entre les deux. Tout ça pour la protection de nos personnels aussi, ça va de pair avec celle du consommateur. Pour faire des petits-déjeuners, aujourd'hui, on n'a plus le droit au buffet, puisque il est bien évident que si les gens sont penchés et se servent même sur un buffet, c'est tout sauf Sécure.
Donc, on emballe beaucoup plus de choses. On met les viennoiseries soit dans des corbeilles fermées, soit dans des sacs en papier pour ne pas que les gens les touchent. Le moins possible, on rentre dans la chambre du client, voire même certains hôteliers proposent de ne pas rentrer dans la chambre du client pendant son séjour, pour ne pas rompre cette barrière salaire.
Mais tout ça, c'est un coût qui s'ajoute au fait d'avoir quand même évidemment une clientèle qui est beaucoup moindre. D'abord, pendant, vous le disiez vous-même, pendant toute la période du confinement, même si officiellement vous n'étiez pas obligé de fermer, il y avait de fait plus de clientèle. Là, elle revient très, très progressivement. Est-ce que l'hôtellerie va avoir les reins suffisamment solides pour faire face aux coûts supplémentaires et à la baisse de consommation ?
Alors, est-ce que l'hôtellerie aura les reins assez solides ou est-ce que le consommateur aura assez de moyens pour pouvoir payer ce coût ?
C'est une boucle, c'est une boucle, bien sûr.
C'est une boucle. Moi, je m'en réfère aux coiffeurs qui, eux, existent sans avoir à partager leur prix en ligne, ce qui n'est pas le cas de l'hôtellerie, et qui ont allègrement ajouté 2, 3, 5 euros à leur couple pour compenser le surpeignoir, les serviettes individuelles, les infections du fauteuil. Nous, je ne sais pas encore, et le marché nous le dira, si on sera capable de répercuter ce coût en tout état de cause. À un moment, un hôtel, il va falloir qu'il gagne de l'argent, sinon il fermera. Donc, le marché va s'adapter, je ne peux pas dire mieux.
Le marché va s'adapter, les clients aussi, et on verra bien comment ça fonctionne. Merci, en tout cas, Laurent Duc. De votre côté, vous le disiez, vous êtes hôtelier à Lyon. Hôtellerie, plutôt d'affaires, et donc ça, ça va revenir très, très progressivement. On le voit bien, les habitudes aussi ont changé. Merci, Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie.