Déclaration du Président Emmanuel Macron depuis un centre d’accueil de réfugiés ayant fui l'Ukraine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:01OuverteRéponse directe
Faut-il commencer à se rationner en France, notamment en gaz ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Envisagez-vous de vous déplacer à Moscou ou à Kiev ?
- 10:01OuverteRéponse directe
En quoi la situation des réfugiés ukrainiens diffère-t-elle de celle des Afghans en 2021 ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Avez-vous des nouvelles de la journaliste Marina Ovsiannikova ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Emmanuel MacronChiffre
« Nous nous sommes mis en situation de pouvoir accueillir au moins 100 000 Ukrainiennes et Ukrainiens »
- 4:00Emmanuel MacronChiffre
« Il y a plus de trois millions d'Ukrainiennes et d'Ukrainiens qui ont fui leur pays à cause des bombes et de l'agression russe »
- 6:00Emmanuel MacronFait
« Décider d'une zone de neutralité aérienne en Ukraine, c'est entrer en guerre avec la Russie »
- 9:00Emmanuel MacronFait
« La France s'est conformé en 2014 exactement à ce qui convenait, c'est-à-dire au droit international et aux choix qui ont été les nôtres »
- 11:00Emmanuel MacronFait
« La France a pris les décisions qu'elle devait prendre en 2014 et je les défends ici, même si ce n'est pas moi qui les ai prises »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Mesdames et Messieurs. Je voulais remercier l'ensemble des élus présents et les parlementaires, Monsieur le Maire, Madame la Présidente du Conseil départemental, Monsieur le Président du Conseil et Monsieur le Préfet, également l'ensemble des services de l'État, et vraiment remercier l'ensemble des travailleuses et travailleurs sociaux qui nous ont accueillis aujourd'hui. C'était très émouvant et très fort d'être à vos côtés.
Merci pour votre travail de ces derniers jours et celui qui est fait tout au long de l'année, au demeurant. Je veux remercier l'ensemble des associations qui, en France, œuvrent aujourd'hui pour accueillir les réfugiés venant d'Ukraine mais qui, tout au long de l'année et quels que soient les conflits qu'il y a à travers le monde, permettent à la France d'honorer sa parole, ses principes et ses valeurs, qui sont d'accueillir celles et ceux qui fuient la guerre et sont les combattantes et combattants de la liberté. En étant présent à vos côtés aujourd'hui ici, je veux évidemment dire la mobilisation de la nation tout entière pour conduire ce travail.
Nous avons la guerre depuis maintenant plusieurs semaines, malheureusement, qui est revenue en Europe. Il y a plus de trois millions d'Ukrainiennes et d'Ukrainiens qui ont fui leur pays à cause des bombes et de l'agression russe. Ces femmes et ces hommes fuient à travers l'Europe et je sais que notre devoir est de pouvoir les accueillir et les protéger dans les meilleures conditions possibles.
La France, comme je l'ai dit depuis le début de cette guerre, prendra sa part et nous la prenons. Nous nous sommes mis en capacité, et je veux remercier le ministre de l'Intérieur et la ministre déléguée d'avoir piloté ce travail qui est éminemment interministériel et aussi, à côté d'eux, l'ensemble des membres du gouvernement concernés. Nous nous sommes mis en capacité déjà de mobiliser les premières places d'accueil et c'est un travail qui se fait conjointement avec nos élus partout sur le territoire, avec évidemment les services de l'État, avec les associations qui font ce travail et, souvent aussi, avec la solidarité très concrète des Françaises et des Français.
Nous nous sommes mis en situation de pouvoir accueillir au moins 100 000 Ukrainiennes et Ukrainiens mais nous prendrons, comme je l'ai dit, notre part et nous protégerons celles et ceux qui arrivent sur notre sol. Nous aurons aussi une solidarité à avoir à l'égard des pays qui, aujourd'hui, sont le plus sous pression. Nous avons pris des engagements en particulier à l'égard de la Moldavie, qui a accueilli beaucoup de réfugiés ces dernières semaines et que nous allons aider dans les prochains jours en reprenant des femmes, des enfants et des hommes pour les protéger.
Vous le voyez, l'Union européenne est mobilisée. Elle s'est organisée très vite. Nous avons organisé la solidarité européenne et les structures juridiques.
Nous nous sommes organisés en Européens pour pouvoir donner des titres provisoires protégeant celles et ceux qui arrivent sur notre sol et nous sommes en train d'organiser la présidence française, avec la Commission et l'ensemble de nos collègues, le partage de l'effort que tous les Européennes et les Européens doivent mettre en œuvre pour accueillir dans les meilleures conditions. Dans les prochains jours et les prochaines semaines, nous allons continuer à poursuivre ce travail qui est d'abord un travail d'accueil, de permettre à ces femmes et ces hommes d'arriver dans les meilleures conditions, de pouvoir avoir un hébergement d'urgence et de pouvoir instruire leurs droits. Je veux remercier l'ensemble des services de l'État qui ont pu raccourcir les délais pour que, dans les temps les plus rapides, en lien avec les associations et les travailleurs sociaux, nous puissions faire ce travail très vite.
Ensuite, c'est de permettre de soigner celles et ceux qui en ont besoin. On évoquait tout à l'heure, de manière importante, le fait que des enfants, des adolescents, des femmes et des hommes arrivent avec les traitements dont ils ont besoin, qu'il faut pouvoir très vite restabiliser et donner. Donc c'est la santé.
C'est, évidemment, l'hébergement et de la stabilité. C'est ensuite de l'éducation donc nous allons mobiliser nos communes et notre Éducation nationale à cette fin et c'est de permettre, par l'apprentissage de la langue et le travail, de donner aussi une stabilité, une place et une dignité le plus vite possible. C'est tout cela, l'accueil.
Vous le voyez, cela va nous mobiliser dans les semaines et les mois qui viennent. Nous en avons la capacité, nous en avons le devoir et je pense que cette fraternité est aussi notre dignité collective. À nouveau, je veux vraiment ici remercier l'ensemble des associations qui font ce travail, remercier les services de l'État, remercier nos élus, remercier les travailleurs sociaux, les bénévoles et nos compatriotes qui, je le sais, sont très mobilisés dans ce moment particulièrement éprouvant pour notre Europe mais, surtout, ce moment terrible pour les Ukrainiennes et les Ukrainiens aux côtés desquels nous nous tenons.
Je vais maintenant répondre à vos questions. Monsieur le Président, lors de vos échanges avec ces familles, plusieurs d'entre elles, des mères de famille notamment, vous ont supplié de fermer le ciel ukrainien, vous répétant aussi qu'il était aujourd'hui inutile de discuter avec Poutine. Est-ce inutile, aujourd'hui, de discuter avec le président russe ?
D'abord, j'ai un immense respect pour les demandes qui m'ont été faites et vous avez noté, comme moi, que toutes les mamans qui étaient là, parce que c'étaient des mères ou des grands-mères, avaient leur époux ou leurs fils aînés qui étaient restés au combat dans leur pays et donc leur demande est légitime. Ce que j'ai essayé de leur expliquer, c'est qu'en effet le choix que nous avons fait et que j'assume, nous Français, nous Européens, et qui a été aussi partagé par les autres nations du monde, est de ne pas entrer en guerre avec la Russie. Or décider d'une zone de neutralité aérienne en Ukraine, c'est entrer en guerre avec la Russie, puisque c'est décider de combattre l'aviation russe là-bas.
Notre action reposait sur les sanctions les plus massives possibles pour permettre d'étouffer l'effort de guerre russe et de stopper cette offensive. Le soutien à l'Ukraine, humanitaire, d'équipements militaires et le soutien à la population, ce que nous faisons ici aujourd'hui, et l'initiative diplomatique pour à la fois isoler et convaincre de reprendre les discussions. Je continue de croire qu'il y a une utilité à ce travail et donc je le poursuivrai dans les prochaines heures, encore et encore.
D'abord parce que je pense que c'est ce qui permet parfois d'éviter des situations qui se dégraderaient encore davantage, je le rappelais, sur le nucléaire civil ou quelques points humanitaires. Mais ensuite c'est aussi préparer, dès que l'opportunité sera là et que la pression sera suffisante, la reprise d'une sortie négociée de cette guerre, et donc la fin du conflit. Notre objectif prioritaire est le cessez le feu.
C'est aussi à cette fin que je me suis entretenu il y a moins de 48 heures avec le président Biden et c'est à cette fin que je continuerai de concerter dans les prochaines heures et les prochains jours. Plus nous arriverons à rassembler pour mettre la pression sur la Russie, plus nous pourrons obtenir ce résultat. Bonjour Monsieur le Président.
Nos confrères de Disclose ont révélé que la France a maintenu la livraison de matériel militaire aux Russes depuis 2014. Ce n'était pas illégal parce qu'il y avait des contrats qui étaient antérieurs à la crise de 2014, pour autant est-ce que vous considérez que c'est une faute de l'État ? Est-ce que c'est moral ?
Est-ce qu'au vu de la situation, c'est acceptable ? La France s'est conformé en 2014 exactement à ce qui convenait, c'est-à-dire au droit international et aux choix qui ont été les nôtres. Le président Hollande a pris des décisions, y compris des décisions très fortes et structurantes à l'époque, je vous le rappelle, puisqu'il y avait des BPC qui étaient censés être livrés à l'Ukraine et ces contrats ont été rompus.
L'ensemble des contrats qui étaient couverts par les engagements de la France et qui n'étaient pas conformes à ce moment-là à ce qui a été décidé en 2014 ont été interrompus. Ce qui a été mis en lumière par vos collègues et qui correspond d'ailleurs à ce que la France n'a jamais caché, ce sont les fins de contrats dans des montants très réduits, sur des équipements qui sont tout à fait connus et qui étaient en conformité avec ces engagements de la France. La France a pris les décisions qu'elle devait prendre en 2014 et je les défends ici, même si ce n'est pas moi qui les ai prises.
Nous nous y sommes scrupuleusement tenus et c'est ce qu'il convenait de faire. Voilà. Bonjour, Monsieur le Président, Paul Larrouturou, LCI.
Double question. Faut-il commencer à se rationner en France, notamment en gaz, comme après le choc pétrolier de 1973 ? Et les Premiers ministres polonais, tchèque et slovène sont actuellement en route pour Kiev, envisagez-vous vous-même de vous déplacer à Moscou pour rencontrer physiquement Vladimir Poutine ou, même si j'imagine évidemment que votre service de sécurité vous le déconseille, envisagez-vous de vous rendre à Kiev pour soutenir le président Zelensky ?
J'ai quotidiennement le président Zelensky au téléphone et j'échange avec lui pour essayer d'œuvrer justement à une solution utile et aussi parfois pour répondre à des demandes ponctuelles qui sont les siennes et j'ai de manière régulière le président Poutine. Je n'exclus rien et aucune initiative politique. Je le ferai quand je considérerai qu'il peut y avoir un résultat utile et tangible.
Vous pourriez y aller ? Je n'exclus absolument rien mais, aujourd'hui, les conditions ne sont pas remplies qui permettraient de faire d'un tel déplacement quelque chose qui soit de nature à changer la donne. Donc je vais, pour le moment, continuer à œuvrer avec la méthode qui est la nôtre.
Ce que vous m'avez vu faire ces derniers temps, c'est d'abord continuer ce travail de discussion avec l'un et l'autre, continuer un travail intense en Européens, et nous le ferons avec la perspective du Conseil européen de la semaine prochaine et, ensuite, d'élargir aussi nos initiatives diplomatiques. Travailler avec les États-Unis d'Amérique. Il y a eu plusieurs travaux de coordination ces dernières heures et derniers jours avec Européens et Américains.
Travail aussi avec la Chine. J'ai eu le président Xi Jinping il y a quelques jours pour, justement, essayer de produire cette solution diplomatique et négocier utile. D'abord un cessez le feu et un règlement du conflit.
Je n'exclus donc aucun déplacement, mais il n'est pas prévu dans les prochaines heures ou les prochains jours. Sur les sujets ensuite de réponse à la crise énergétique, qui est une conséquence directe de la crise qui vient aggraver une situation de tension sur les marchés. Nous avons pris des mesures de soutien au pouvoir d'achat à court terme.
Maintenant, la situation va continuer d'évoluer et nous devons nous préparer, Françaises et Français que nous sommes et Européens, à tous les scénarios. C'est exactement ce que nous sommes en train de faire et donc nous sommes en train de regarder les voies de substitution pour trouver d'autres acheteurs à court terme, pour accélérer notre transition et pour pouvoir réduire notre consommation de manière choisie par des rénovations plus rapides, des changements de parcs de véhicules plus rapides, etc. Dans l'ensemble des réponses qui sont les nôtres, il peut y avoir des recommandations, en effet, de moindre consommation ou d'ajustements.
Je pense qu'il ne faut rien exclure aujourd'hui à l'ensemble des dispositifs que nous aurions à mobiliser parce que nous ne savons pas comment le conflit va continuer d'évoluer. Il est clair que, si nous voulons être dissuasifs, nous ne devons exclure aucune forme de sanction. Il est clair que la nature de la conflictualité est telle que des représailles économiques et énergétiques peuvent aussi donner lieu à des baisses de livraison et donc nous devons nous mettre en capacité de nous organiser pour moins dépendre.
Cela peut faire partie plutôt d'une forme de recommandation dans un premier temps mais, évidemment, tout ça nous allons l'anticiper, l'organiser et le concerter. Bonjour, Monsieur le Président, Simon Le Baron de France-Inter. Une question, je pense, qui a interpellé pas mal de Français et qui a même fait débat.
L'été dernier, lorsque des hommes et des femmes, eux aussi en danger, fuyaient le régime des talibans en Afghanistan, vous aviez parlé, en plus des Afghans et des Afghanes qu'il nous faudrait accueillir, des flux migratoires irréguliers contre lesquels l'Europe allait avoir à se protéger. En quoi la situation est-elle différente aujourd'hui ? C'est toujours la même chose.
J'ai pris d'ailleurs la précaution, au début de mon propos, de parler dans l'ensemble des théâtres de guerre et mon propos d'août dernier couvrait bien les deux sujets. L'asile constitutionnel, la protection des femmes et des hommes qui fuient la guerre et des combattants de la liberté est inconditionnel. Mais nous savons qu'il y a toujours, à côté de ça, des réseaux de migration clandestine, d'autres systèmes qui se mettent en place.
Faire le distinguo, c'est aussi honorer la nature du premier et donc je me suis toujours attaché à ce que nous soyons à la hauteur de nos valeurs. Je regarde aussi les chiffres ces dernières années, et je ne veux absolument pas faire de politique ici, ça n'a pas commencé en 2017, je crois que c'est l'honneur de la France, quelle que soit la pression migratoire nous avons toujours fait partie des pays d'Europe dont les taux de protection à l'asile sont parmi les plus élevés, y compris quand il s'agit d'Afghanes ou d'Afghans. Et ça n'a pas changé avec le mois d'août, c'était une très mauvaise polémique.
Mais à côté de ça, quand il y a des mécanismes de fraudes, des gens qui essaient en quelque sorte, au bénéfice de la situation, de continuer à alimenter ce que sont des chemins de la misère, nous devons continuer d'être rigoureux. Je crois que ce à quoi nous sommes attachés, c'est l'humanité et la fraternité de nos valeurs. La France a cette histoire, on l'évoquait avec les dirigeants de France Horizon et l'ensemble des travailleurs qui étaient là.
C'est notre histoire et notre force et moi, je ne laisserai personne vouloir nous faire céder sur ce point. C'est ce qui nous a fait. C'est dans notre Constitution, c'est même dans le préambule.
C'est ce qui a fait notre Europe aussi au sortir de la Deuxième Guerre mondiale. À côté de ça, si on veut pouvoir continuer à assurer ce devoir d'humanité et de fraternité, cette protection, si on veut le faire dans de bonnes conditions, il faut aussi pouvoir, face à d'autres phénomènes migratoires, assurer un contrôle, contrôle de nos frontières, contrôle rigoureux, et donc dire parfois non, vous n'êtes pas éligible à l'asile ; non, vous n'êtes pas en situation régulière et donc nous ne pouvons vous garder sur le sol français. Nous allons vous raccompagner là d'où vous venez parce qu'il n'y a pas de risque pour vous, parce que ce n'est pas un pays en guerre, parce que vous n'y êtes pas menacé et parce que vous êtes arrivé par des voies irrégulières sur notre sol.
Ce sont deux choses différentes. Je pense que la nuance et l'esprit de distinction aident aussi à faire œuvre d'humanité. Monsieur le Président, est-ce que vous avez des nouvelles de la journaliste Marina Ovsiannikova ?
Je suis désolée pour la prononciation. Est-ce que vous savez comment elle va et où elle est ? Le cas échéant, est-ce que la France pourrait faire un geste en sa faveur, l'accueillir par exemple à l'ambassade de France, comme le demande Yannick Jadot ou autre ?
Merci de nous le rappeler, ce qui me permet ici à nouveau de dire évidemment le soutien inconditionnel de la France à tous les journalistes, les journalistes qui couvrent la guerre en Ukraine et les journalistes aussi qui font œuvre d'informer en Russie et dans tous les États qui seraient soumis à des pressions politiques les empêchant de faire ce travail. Je veux ici redire vraiment notre solidarité, je l'ai exprimée dimanche, à l'égard de votre confrère qui a été abattu lors des attaques de dimanche, après aussi les confrères ukrainiens qui ont été abattus. La France ici condamne très fermement tout emprisonnement de journalistes comme toute manipulation et, évidemment, nous allons lancer les démarches diplomatiques visant à offrir une protection, soit à l'ambassade, soit aussi une protection asilaire à votre confrère.
J'aurai l'occasion, lors de mon prochain entretien avec le président Poutine, de proposer d'ailleurs cette solution de manière directe et très concrète, comme je l'ai fait à chaque fois. Je souhaite en tout cas que nous puissions avoir au plus vite toute clarté sur sa situation personnelle et sa capacité à poursuivre son travail. Merci.
Merci beaucoup. Merci à nouveau pour votre formidable travail. Je le dis avec beaucoup d'émotion.
Je pense que tout le monde a été très touché. Merci.
Emmanuel Macron