Politique et justice en France: une relation sous tension qui dure - 25/09/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nicolas Sarkozi qui cible la justice. C'est injustice est un scandale. La charge, si elle a pris aujourd'hui une ampleur inédite n'est pas nouvelle.
L'ancien président a déjà utilisé cette stratégie du soupçon dans l'affaire dite désécoute pour laquelle il a été condamné en 2021. J'ai estimé que la situation était suffisamment grave pour que je dise au français ce qu'il en était de l'instrumentalisation politique d'une partie de la justice aujourd'hui. Instrumentalisation, un mot qui revient régulièrement dans la bouche des personnalités politiques qui rejettent leur condamnation.
En mars dernier, Marine Le Pen jugé coupable dans l'affaire des assistants parlementaires, se dit aussi victime. Une volonté qui est celle en réalité de me priver et même de priver les Français disons de la capacité de voter pour qui il souhaite. En fait, c'est ça le l'objectif.
C'est ça. Une justice accusée d'empêcher une candidature à la présidentielle, l'épisode en rappelle un autre, la mise en examen de François Fillon en pleine campagne en 2017. C'est un assassinat en effet, mais par ce déchaînement disproportionné, ça n'est pas moi seulement qu'on assassine, c'est l'élection présidentielle.
Des attaques récurrentes et des soupçons de justice partial voire politique qui restent nourr par un épisode demeuré célèbre, celui du mur des cons. Ainsi qualifié des personnalités politiques dont les photos avaient été épinglées dans les locaux parisiens du syndicat de la magistrature classé à gauche. Une image qui avait alimenté un procès en partialité des magistres.
Alors justice et politique sont-elles condamnées à un climat de défiance ? forcément. Par le passé, certaines personnalités ont montré l'exemple.
Ainsi, Alain Jupé, condamné en 2004 dans l'affaire des emplois fictif de la mairie de Paris, n'a-t-il jamais publiquement mise en cause l'institution judiciaire ?
Marine Le Pen