C'est quoi l'État de droit, dont parle Bruno Retailleau ?
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« 40 milliards d'économies sont annoncées. »
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« 15 milliards d'euros d'économies sur la sécu. »
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Je trouve qu'on est dans une cohabitation entre LR et les macronistes au sein de ce gouvernement, que ça commence à se taper très très fort dessus en interne. Vous avez entendu par exemple Gérald Darmanin qui a fait savoir qu'il considérait que les hausses d'impôts étaient inacceptables. Et le mot inacceptable est rare pour un ancien ministre du gouvernement, désormais soutien d'un nouveau gouvernement, qui parle du caractère inacceptable d'un budget. Donc je ne m'attendais pas à voir Gérald Darmanin parmi les frondeurs de Michel Barnier. Il y en a d'autres, on pourra en parler, Roland Lescure, etc. Il a dit quoi Roland Lescure ? Je n'ai pas vu ça. Roland Lescure, il a fait savoir que...
Ancien ministre de l'Industrie, on a reçu ici. Il a fait savoir que Retailleau et ses idées sur l'état de droit, c'était hors de question. Ah oui, heureusement. Non, mais voilà, c'est ça. Il y a des gens au sein de la Macronie qui commencent à parler. Je dis ça parce que c'était une question qu'on se posait avec le chat quand on analysait ce discours de politique générale. Va-t-il y avoir des frondes au sein des macronistes ? Est-ce qu'il y a des macronistes ? En même temps, ça fait 7 ans qu'on se pose la question. Est-ce qu'il y en a qui n'ont pas à se dire, ça commence à bien faire là ? Bon, il commence à y en avoir effectivement qui le disent.
Est-ce qu'ils seront suffisamment nombreux pour aller jusqu'à faire une vraie fronde avec un nouveau groupe ? Ça, je n'y crois pas un quart de seconde. Et de là à voter une motion de censure de gauche, je n'y crois pas non plus. Moi, j'ai lu qu'Agnès Pannier-Renacher discutait directement avec le PS, qu'elle était sur une boucle au Télégramme avec 100 personnes proches du PS pour faire une tribune commune pour la démocratie de je ne sais pas quoi. Et puis qu'ils lui ont filé un ministère, donc elle va fermer sa gueule. Là, je ne savais pas ça.
Comme c'est pratique.
Je ne savais pas. Je confirme.
Qu'est-ce que tu en penses, toi, Malek ? Tu étais sur la boucle ? Non, je n'étais pas sur la boucle. Ne m'insultez pas, les gars. Je pense que c'est une belle illustration de ce gouvernement qui, en réalité, ne veut rien dire, n'a aucune cohérence. Il y a des mecs qui sont arrivés, mais qui, en réalité, auraient pu être autre part trois jours avant. DJ Migon l'a sorti, le pauvre miskin. Personne ne lui a rien demandé. Il était bien dans son bureau. Il y a eu de la poussière de partout. On lui a dit, viens, il faut que tu fasses la caution de gauche, de divers gauche, pardon. Autant pour moi. Non, par contre, ça pose une véritable question sur cette cohabitation, coexistence.
Maintenant, ils le disent comme terme. Est-ce que ça peut tenir, tu vois ? Même s'il n'y a pas, en réalité, de motion de censure parce que c'est Marine Le Pen qui va jouer le rôle d'arbitre et qui va être la guillotine dans tout ça. Sur le long terme, dans le fonctionnement, comment va tenir ce gouvernement ? Moi, j'ai très hâte de voir. Ça me fait rire.
Il y a aussi la question de, dès les prises de fonction de ce gouvernement, il y a eu les premiers couacs qui se sont faits jours. Je pense notamment à Antoine Armand, le ministre de l'économie, qui a un micro, je ne sais plus où, sur France Inter, je crois. C'était son premier jour, un premier jour de ministre, tout nouveau, le mec débarque. On lui a demandé, est-ce que l'extrême droite, ce n'est pas bien ? Il a fait, bah ouais, ce n'est pas bien. Et il s'est fait taper sur les doigts, très, très vite, par Michel Barnier qui a même appelé Marine Le Pen pour s'excuser. Et quand on préparait l'émission, Usul t'a dit que toi, tu voulais revenir sur la notion de couac.
En fait, c'est dès que j'ai vu cette info, moi, je tombe de ma chaise. Celui-là, bon, oh putain, il en reste un qui dit... En fait, lui, il fait quoi quand il dit ça ? Il est fidèle au barrage républicain qui a fait que beaucoup de gens dans les bancs de l'Assemblée ont été élus avec les voix, y compris de gens de gauche qui ont voté pour eux en se disant tout sauf... Même Darmanin, il y a des gens qui ont voté Darmanin en se disant tout sauf le RN, quoi. Des gens de gauche. Donc, au nom de ça, il y a des gens qui ont été élus. Et lui, il s'en souvient, il dit ça, il dit oui, non, en effet, ce n'est pas l'arc républicain, le FN, le RN. Et je me suis...
Et donc, derrière, t'as l'autre qui appelle Marine Le Pen. Pardon, on va le tenir, on va le calmer. Mais c'est quoi, ça ? Et je me suis dit, tu vas voir que les commentateurs vont parler de couac. Ils vont dire, oh, c'est un petit couac. Moi, pour moi, c'est le symptôme d'un truc dramatique. Déjà, d'une trahison du front républicain que nous, on a construit avec nos petites mains, avec nos énergies militantes à gauche, à droite, partout. Et puis, surtout, des principes même de ce que c'est que la République.
Quand l'autre nous dit l'état de droit, machin, et que le RN est en train d'applaudir en ce moment, il est en train de dire, retaillot, excellent, nos idées sont au pouvoir, nos idées sont au ministère de l'Intérieur, en plus, pas n'importe quel ministère. C'est-à-dire que là, on n'a pas... C'est un gouvernement soutenu, il y a un soutien sans participation de la part de l'extrême droite. Donc, c'est la première fois qu'on a un... Donc, c'est une rupture. C'est la première fois qu'on a un gouvernement qui est, à ce point, dans la main du RN. C'est la première fois que le RN a un tel pouvoir sur le gouvernement.
On peut se demander ce que ça va donner dans les textes de loi, quand il va s'agir de voter des amendements. On voit que ça discute, on voit qu'il y a des gens qui discutent avec le RN. On connaît une Yael Brown-Pivet, on sait que ça a discuté sur les votes, les postes de machin. On sait que Gabriel Attal aussi, ça discute un peu avec le RN. Bon, bah si c'est ça maintenant l'ambiance, c'est une rupture. C'est pas des petits couacs là, ce qui vient de se passer. C'est vraiment un symptôme qui devrait nous affoler. La notion de couac, elle a une histoire. Un couac, c'est un petit bois. Un déséquilibre au sein d'un gouvernement. Le PS a été un des meilleurs là-dedans.
En gros, t'as deux matinales de radio, t'as deux ministres qui disent deux choses différentes. Quelle est la position de gouvernement sur le sujet ? Ah bah d'où on pense ça ? Et puis en fait, voilà, ça c'est un couac. C'est effectivement un couac d'arbitrage.
Dans la constitution du gouvernement, on nous disait aussi que l'intérieur, vu que c'est un sujet important, le président de la République aurait un petit droit de regard là-dessus. Bon, au final, on regarde, on a eu Retailleau. Et si on prend aussi le domaine réservé, qui est celui de la défense pour le président de la République, on a Sébastien Lecornu. Je rappelle que Sébastien Lecornu, c'est le mec qui tapait des petites pâtes au pesto ou que sais-je, avec Marine Le Pen dans des repas organisés par Thierry Solaire.
Donc tu vois, ça veut dire que même dans les domaines qui sont réservés par le président, où le président a un droit de regard, même là, en réalité, on a des gens qui ont l'aval de la mère Le Pen.
On a eu aussi une prise de position de Bruno Retailleau, le nouveau ministre de l'Intérieur, dans une interview à l'obdomadaire d'extrême droite JDD. Il a eu une phrase sur l'état de droit, en disant que l'état de droit n'était ni sacré ni intangible, je cite, selon lui, et qu'il était en tout cas contraint par la souveraineté du peuple en démocratie. Je voulais faire un petit point là-dessus quand même, parce que c'est assez important. L'état de droit, c'est un truc assez gazeux, assez vaseux, assez compliqué à comprendre. C'est un espèce de principe qui est un peu insaisissable.
Effectivement, il relève plutôt de la philosophie de l'état et de la philosophie du droit que de trucs pratico-pratiques du tous les jours. L'état de droit, ça vous paraît bizarre quand je vais vous le définir, parce qu'en fait, on vit dedans depuis tellement longtemps que c'est un truc qui fonctionne de cette manière-là. Mais il y a des pays dans lesquels ça n'existe pas, et pour eux, c'est très concret. L'état de droit, c'est le principe selon lequel un état, une autorité publique, est soumise à son propre droit, au droit qu'elle édicte elle-même. C'est bizarre de le dire, parce que oui, je ne sais pas, moi, les policiers, ils respectent la loi, ils s'arrêtent au feu rouge, par exemple.
Bon, tiens. En principe, des fonctionnaires... Non, mais justement, d'où le problème d'ailleurs, quand des policiers se comportent mal, etc., c'est une rupture de l'état de droit, et c'est pour ça que ça doit être condamné en justice, que c'est poursuivi par des associations de défense des libertés fondamentales, etc., de lutte contre le racisme et tout. Mais par principe, un état de droit, c'est un état qui respecte les droits humains qu'il proclame, qui respecte la séparation des pouvoirs, les hiérarchies des normes, la mise en place d'une... Oui, c'est ça, d'une séparation du pouvoir entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire. En Corée du Nord, il n'y a pas d'état de droit.
En Iran, il n'y a pas d'état de droit. Voilà, l'état est un voyou. L'état se comporte n'importe comment. L'état fait ce qu'il veut. Et ce qui est particulièrement dangereux dans ce qu'a dit, parce que remettre en cause l'état de droit, ce n'est pas nouveau. Nicolas Sarkozy parlait des droits de l'homiste, du café de flore, avec beaucoup de dédain, etc. Ce que fait Eutaillot, c'est qu'il le fait avec un argument populiste. Il le fait en disant, il y a plus important que l'état de droit, il y a la souveraineté du peuple. Vous savez, en démocratie, le peuple, c'est ce qu'il y a de plus important.
C'est un truc que Jean-Luc Mélenchon pourrait dire, et c'est vrai, la souveraineté du peuple, en démocratie, c'est très important. Mais opposer la souveraineté du peuple à l'état de droit, il est là le crime. Et c'est là que c'est très très grave. Parce que non, justement, la souveraineté du peuple n'est pas plus importante que l'état de droit. Au contraire, l'état de droit, c'est un principe d'autocontrainte d'un peuple, violé lui-même, même s'il le dessine, même s'il en a très très très envie. Non, ça n'est pas possible. Les droits de l'homme s'imposent même à la volonté populaire, exprimée par un vote, par je ne sais pas quoi.
Donc, ce n'est pas parce que les fachoars arrivent au pouvoir demain qu'ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent. C'est ça que ça veut dire l'état de droit. Je voulais faire ce petit point un peu philo, droit constitutionnel, etc. Bah oui, parce que c'est hyper important et c'est très flippant quand un ministre de l'intérieur, premier flic de France, qui a la main sur la police, qui a la main sur les préfets, qui a la main sur l'autorité de l'état, dit des trucs comme ça, c'est grave. Déjà, quand c'est un petit député d'opposition qui le dit, c'est grave. Quand c'est un ministre de l'intérieur en exercice, c'est très très... Fraîchement nommé. Fraîchement nommé, en plus.
Non, mais c'est ça. C'est vraiment, on débarque, nouvelle ambiance et tout. Et la manière qu'il avait de le dire dans ses interviews, évidemment, je me suis coltiné son interview sur LCI, la manière qu'il avait de se dire en opposant l'émotion du meurtre... De Philippines. Légitime d'ailleurs, de Philippines. L'émotion des familles, vous vous rendez compte, on ne peut pas ne rien faire, on doit faire. Sous-entendu, on peut faire, y compris des choses illégales. Méfiez-vous de ça. Méfiez-vous à un point stratosphérique. Je rajouterais que l'état de droit, c'est la première chose que les nazis ont supprimé quand ils sont arrivés au pouvoir, évidemment. Parce qu'en fait, c'est l'idée de...
Mais mine de rien, quand il y avait des flics qui ont manifesté, qui ont carrément fait une énorme manif devant l'Assemblée nationale en disant « Le problème de la police, c'est la justice ! » Et qu'il y avait des gens pour applaudir à ça, et je me souviens très bien qui y était allé, il y avait des gens de gauche, il y avait des Olivier Faure, des Fabien Roussel, des machins, tout ça. Je veux dire que le droit est un problème que le fait que les gens aient des droits. C'est un problème, parce que la volonté... Alors, si tu le dis poliment, tu vas dire la volonté du peuple.
Par exemple, en Allemagne, la volonté du peuple s'exprimait à travers son leader, qui, du coup, ça passe au-dessus du droit, qui est une construction bourgeoise imposée par les droits de l'homiste, et puis des technocrates, et machin. Tu peux complètement monter le peuple contre le droit. Et c'est exactement ce qu'ils sont en train de faire avec ces grands accès de démagogie, de dire qu'on aimerait que la police puisse faire plus, mais le problème, c'est qu'il y a le droit. Oh, merde ! Tiens, d'ailleurs, ça vient de me rappeler, quand tu l'as dit, sur le meurtre de Philippines, donc commis par une personne qui a été libérée de prison par des procédures internes à la justice, etc.
De centre de rétention. On a parlé de la question... Pardon, de centre de rétention, tu as raison. On a parlé de la question de la responsabilité des magistrats. Les magistrats qui libèrent des gens qui, ensuite, commettent des crimes. C'est une marotte, hein ! Quand est-ce qu'ils sont responsables de leurs décisions, ces magistrats ? Il ne faudrait pas un peu les contrôler ? Et voilà. C'est con, hein ! Vous voyez ? Mais c'est bien, ça marche sur une émotion, d'un fait divers, et on remet en cause, finalement, l'indépendance de la justice. Il faut contrôler les magistrats. Il faut qu'ils flippent les magistrats avant de prendre des décisions, parce que derrière, on va taper très fort.
Donc, qui les contrôle, du coup, le pouvoir exécutif devrait contrôler le pouvoir judiciaire. Ce n'est pas comme ça que ça marche. C'est plutôt l'inverse, d'ailleurs. Oui, complètement. Je suis complètement d'accord avec toi. Je suis complètement d'accord avec toi. La droite en pouvoir, en puissance. Elle n'est pas seulement dans les discours de Marine Le Pen. Elle est aussi très concrètement dans ce genre de trucs.
Malek ? Dernière petite remarque qui a un lien avec ce que nous disait tout à l'heure, Usul, sur les médias, sur le commentariat. Il y a un argument, en ce moment, qui est repris par les macronistes et par la droite qui soutient le gouvernement de Michel Barnier. C'est de dire, ah, mais vous n'êtes pas d'accord avec ce nouveau gouvernement nommé. Vous n'êtes pas d'accord avec la déclaration de politique générale du Premier ministre. Vous n'êtes donc pas dans une opposition constructive et responsable. Bah, en fait, on a aussi le droit de dire, bah non, en fait, la déclaration de politique générale, elle ne me fait pas kiffer et on est en totale opposition avec ce gouvernement.
On a eu une Laurence Garnier qui a été pondue. On a un Bruno Rotaillot avec tout ce qu'il y a eu dans le passé. Et ce qui est pour moi, selon moi, dangereux, c'est que les médias ont complètement repris cet élément de langage. Éric Brunet, hier, quand il accueille Karim Bouamann. Lui, il est carrément bruné, lui. La véritable question, c'est, ah, mais vous êtes vous, vous serez dans une opposition constructive ou pas ? Dans quelle opposition vous êtes ? Bah, on a aussi le droit de dire que non, il n'y a rien qui nous fait kiffer. C'est pas la petite présence de Didier Migo qui va nous faire kiffer.
Les gouvernements changent, mais leur allégeance au gouvernement, quel qu'il soit, ça, ça change pas. C'est fou, hein ? Mais effectivement, le caractère constructif de l'opposition, ça a toujours été un espèce de leitmotiv un peu bizarre. Je veux dire, toutes les oppositions déposent des amendements. Toutes les oppositions déposent des propositions de loi. Toutes les oppositions, enfin, ça veut dire quoi, constructif ? C'est complètement con. C'est vraiment vraiment débile. Ah ouais, on n'a pas kiffé, la déclaration, c'est là. Non, non, on n'a pas kiffé, on kiffera pas. Non, et puis, voilà, juste un dernier truc sur vraiment les politiques qui vont être menées.
Donc, on l'a vu, il y aura du sécuritaire à balle parce que ce gouvernement est donc dans la main du coup de fil de Marine Le Pen qui dit, là, stop, là, ok, là, encore, stop ou encore. C'est elle qui a le bouton pour dire stop ou encore. Et donc, du coup, il va falloir lui plaire. Donc, jusqu'à quand un Michel Barnier pourra recadrer un retaillot comme ça a été le cas, là, à la suite de son interview de dimanche ? Jusqu'à quand ? Et gouvernement austéritaire, politique austéritaire, c'est-à-dire que là, il ne sait pas combien de temps il va durer, Barnier.
Par contre, il sait qu'il a une situation budgétaire qui est catastrophique, léguée, en effet, par les autres qui, comme d'habitude, ont tapé dans la caisse à gogo pour, enfin, je veux dire, ont surtout vidé la caisse en ne faisant pas rentrer de dépenses, en ne faisant pas rentrer de recettes, pardon. Et donc, du coup, derrière, on se retrouve, ah merde, il va falloir couper dans les services publics. C'est à ça qu'on doit s'attendre, de nouvelles coupes dans les services publics. 40 milliards d'économies sont annoncées. Et donc, vous savez que tout l'argent qui ne va pas dans les services publics, c'est peut-être des prestations que vous aurez au moins, vous, des trucs.
Ils ont commencé à parler de la sécurité sociale. C'est très clair. C'est à vos cartes vitales. Voilà. Donc, il va y avoir sans doute plus de restes à charge. Donc, c'est sur vous que ça va se reporter. 15 milliards d'euros d'économies sur la sécu. Mais il a dit fin du tout gratuit dans le discours. Oui, c'est vrai que dans le discours, il a parlé de ça, le tout gratuit, la fin de la cistana. Le tout gratuit, c'est comme la cistana. C'est un espèce de truc. Alors, ça n'existe pas. C'est un mirage. Mais ça marche très, très bien dans les discours. C'est-à-dire qu'il faut s'attendre à une augmentation de la pauvreté. Il faut le dire clairement. C'est le pari qui a été fait. C'est tant pis.
On ne veut pas trop emmerder les riches. On va le faire un petit peu, mais à la marge et pas longtemps. Mais globalement, l'essentiel de ce qu'il va falloir payer, c'est nous qui allons le payer. Et donc, gouvernement qui va bourriner, vu qu'il ne sait pas combien de temps il va rester, ça va bourriner sec. Des gens qui n'ont rien à perdre. Des gens comme Barnier qui n'ont pas d'ambition présidentielle. Voilà. Moi, je m'attends à un truc hyper violent. On va voir effectivement combien de temps il va durer. Ce qui, pour l'instant, est connu, c'est que la gauche va déposer une motion de censure qui devrait être examinée dans les prochains jours. Mais il n'y a pas de mystère, pas de surprise.
Elle ne devrait pas être adoptée, puisque le Rassemblement national a annoncé qu'il laissait sa chance au gouvernement Barnier. Marine Le Pen, dans un même élan, a déclaré qu'elle souhaitait qu'il y ait une nouvelle dissolution l'année prochaine. Donc, elle va peut-être censurer le gouvernement Barnier plus tard, vers le mois de mai, juin, pour déclencher une nouvelle dissolution. Emmanuel Macron ne sera pas obligé, le cas échéant, de déclencher une nouvelle dissolution. Il pourra chercher une autre majorité alternative à l'Assemblée. Et c'est pour ça qu'on reçoit Lucie Castel dans la deuxième partie de cette émission pour en parler avec elle.