Mahaut rôtit Sabrina Agresti-Roubache (28 septembre)
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Aïe ! Oulà, le feu ça brûle ! Ça me fascine !
Au bûcher ! Ok, ok, ok. Ding dong, c'est la sorcière !
N'importe quoi ! Aujourd'hui, c'est le retour de la rôtisserie et je voulais parler de la nouvelle Marlène Schiappa, car moi, humoriste, c'est ce que j'appelle une pépitage, bravasse, elle est comme Gérald Darmanin, quand je crois qu'elle ne me donne plus de matière, elle m'en donne encore, et elle a une successeuse. Et comme vous, je me serais dit, bah, Aurore Berger, c'est une blague en soi, qu'elle soit la solidarité, il y a une blague encore plus drôle, une nouvelle ministre à la ville qui s'appelle Sabrina Agresti Roubache.
Alors, je te fais sa petite bio, parce que tout commence bien, au début, tout est fait pour qu'on l'aime. Elle grandit dans une cité de Marseille, elle vient d'un milieu modeste, son père est maçon, elle a cinq frères et sœurs, et donc moi, je me dis, bon, ça force le respect, c'est un personnage de plus belle la vie, franchement, vas-y, go girl, attaque cette assemblée, va représenter le peuple ! Alors, elle est productrice audiovisuelle, en plus, auprès de groupes, comme par exemple le groupe de rap I Am.
Je me dis, mais légendaire, la main fait beaucoup trop cool ! Je ne sais pas pourquoi, après, le personnage de série, c'est frite, c'est terrible ! Déjà, elle est macroniste, c'est pas facile pour moi.
Elle a été élue députée en 2022, elle est aussi conseillère régionale, et elle est aussi ministre de la ville. Déjà, j'ai une petite question, il n'y a pas une loi contre le cumul des mandats, parce que juste, ça fait un peu beaucoup pour être partout au même endroit. Je sais que moi, je suis juste humoriste et chroniqueuse, et franchement, je suis en mode, peut-être qu'il va falloir que j'arrête de boire, donc je ne sais pas comment elle fait.
Elle se positionne contre la légalisation du cannabis. Bah, tu sais quoi, je suis sûre que c'est parce qu'elle n'a jamais fumé. Et moi, je suis contre les gens qui ne fument jamais.
Franchement, vas-y, prends une taf, c'est comme les mecs qui ne vont pas être cunis, personne n'est mort en buvant la tasse. Amuse-toi, meuf ! Elle fait le lien entre insécurité et immigration dans une interview au journal La Provence.
Je cite, regardez les chiffres. Selon les chiffres officiels, 50% de la délinquance de la voie publique est commise par des étrangers. Ah bah, c'est nul !
Ah bah, je suis trop déçue ! Moi aussi ! J'avais tellement foi en toi, Sabrina, tout de suite, là, on dirait, on dirait la droite.
Moi, selon mes chiffres sortis de mon imagination, 50% de la délinquance en col blanc est commise par des politiciens ou des politiciennes. J'ai que ça à dire. En février, elle sort un livre, Moi, la France du Latif, comment elle parle grave le jeune, ça n'en fait du tout une stratégie.
Je pense que son prochain livre s'appellera Le Cumul quoi ? Quoi coubé ? Lol !
Trop forte, Sabrina ! Bref, en juin, je reviens un peu en arrière pour vous dire le contexte de pourquoi je fais envie de la retire. Le JDD se met en grève pendant 40 jours.
Toute la rédaction s'oppose à la prise de fonction du nouveau rédac-chef Geoffroy Lejeune. Déjà, c'est un nom. Tu sais que ça ne va pas bien.
A mon avis, il est fan de Jules Plissé et de la loi El Khomri. Il est imposé par le nouveau proprio du journal qui s'appelle Bolloré. Bolloré qui est connu pour être fan de lui-même.
Donc, ça ne commence pas bien. Geoffroy, c'est l'ancien gars de Valeurs Actuelles. C'est un quatoréac-opposition absolument raciste.
On est plus dans un remake des années brunes. Mais je pense que maintenant, on est carrément dans un remake des années marron foncé. Mais franchement, avec le reflet, je pense qu'on dirait les années noires.
Bref, la grève se termine. Une soixantaine de journalistes démissionnent. Et le premier numéro, en plus, est un torchon.
Vraiment, tout ce qu'on m'a appris en école de journalisme, c'est une contre-leçon. Je ne sais pas si tu te rappelles de ce truc. Ils avaient mis à l'honneur un fait divers d'un jeune homme qui avait...
Enfin, pas un jeune homme, mais un enfant qui avait été assassiné à la suite d'un harcèlement scolaire. Et ils ont mis la mauvaise photo. De la mauvaise marche blanche.
Tu sais, c'est une nationale géographique qui essaie de parler, je ne sais pas moi, de la fonte des glaces. Il y a le désert du Sahara. Après, tu sais quoi ?
Dans quelques années, peut-être avec la fin du monde, ça aura vraiment lieu en fait. Et alors, tu te serais dit à ce moment-là, bon, les politiques vont soutenir les journalistes qui ont démissionné. Par exemple, rapidement, le PS et les Verts ont dit, nous les gars, nous contactez HAP, on ne répondra pas aux interviews.
Eh bien, elle, oui. Voilà, je ne sais pas quoi dire. Enfin, la vanne est juste là, quoi.
Première interview, l'angle, c'est les émeutes après la mort de Naël. Ce n'est pas la mort de Naël, c'est les émeutes après la mort de Naël. Et ça dit quelque chose parce que le travestissement d'une partie de la presse historique en outil de propagande d'extrême droite, parce que c'est ce que c'est, comme CNews l'est aujourd'hui, je suis désolée, il ne faut pas se leurrer.
Bon, après, je ne mets pas les pieds dans le plat, enfin, c'est un truc qu'on sait depuis longtemps. Je ne suis pas en train de vous annoncer une breaking news, mais c'est une chose. Mais par contre, que ce travestissement soit banalisé par une partie du pouvoir, c'en est une autre.
C'est comme si, par exemple, dans Transformers, il y a des méchants et le Pentagon, il invite les méchants à boire le thé. C'est un exemple d'enfant volontairement, Audrey. Parce que j'ai l'impression, quand je pense à Sabrina, d'avoir affaire à une petite fille dont ce n'est pas l'anniversaire, et qui est là, moi aussi, moi aussi j'ai eu 6 ans, il y a 6 ans, mais un jour j'ai eu 6 ans.
Sa justification, il faut respecter la pluralité de la presse. Mais en fait, là, on parle d'une presse qui ne respecte même pas la déontologie et la partialité attendue. Elle ne nous respecte pas.
Donc je ne peux pas prendre au sérieux cette nouvelle ministre qui accepte à tour de bras toutes les invitations de visibilité. La semaine dernière, par exemple, elle avait un déplacement. Et il y a un journaliste qui s'appelle Paul Laroutourou, qui s'occupe de la politique pour TF1 et LCI.
Et donc, lui, c'est sa rentrée. Il dit que maintenant, il va suivre des personnalités avec son téléphone portable pour faire une nouvelle info connectée. Et il dit, il y a une ministre qui a accepté que je la suive pendant plusieurs jours.
C'est qui ? C'est Sabriche ! Sabriche !
Non mais bref, c'est pour ça que je la voyais un petit peu comme l'héritière de Marlène Schiappa. Parce que Marlène Schiappa a utilisé tous ses mandats pour les mettre à son service et au service de son image. Et comme elle, elle a besoin visiblement d'attention.
J'ai donc une annonce inédite à faire car j'ai des dons de voyance. Nous sommes le 7 juillet 2029 et Sabriche ! Roubache bouscule la grille du PAF pour la rentrée et sera chroniqueux sur TPMP suite à la retraite et à la WC de Segolène Royal.
En tout cas, je rêve aujourd'hui d'un monde où les ministres sont là pour changer la vie des autres et non la leur.
Sabrina Agresti Roubache