Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingPublic Sénat (sur YouTube)· 2 juin 2025 7 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleJusticeEurope & international

Dégradation du mémorial de la Shoah : « Nous ne pouvions pas dire que c’est un évènement de plus »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30inconnuFait
    « La République, elle n'admet jamais qu'on puisse appeler à la haine de l'autre. »
  • 2:00inconnuFait
    « On a pu voir ce weekend encore un assassinat absolument épouvantable en fonction des origines d'une personne et ça nous ne pouvons le tolérer. »
  • 4:00inconnuFait
    « La France ça n'est pas la haine de l'autre. »
  • 5:00inconnuFait
    « Il faut inlassablement rappeler que la République ne fait pas de différence entre ses enfants et que en France nous acceptons évidemment chacun quel que soit sa culture, quelle que soit son origine, quelle que soit sa religion. »
  • 9:00inconnuFait
    « Il faut toujours renforcer notre arsenal juridique, mais ça ne suffit pas. »
  • 10:00inconnuFait
    « La loi doit protéger la foi tant que la foi n'entend pas dicter la loi. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nous voulions symboliquement avec la présidente de l'Assemblée nationale être présent devant ce qui est un symbole, le mur des justes. Voilà, des hommes et des femmes qui pour sauver des familles, des enfants qui étaient premiers à la mort en raison de leur religion et de leur origine, des gens qui ont pris tous les risques et quelque part nous leur devons un respect immense car ils sont notre conscience. Et dans cette période où nous voyons monter la perte du vivre ensemble, les haines, l'antisémitisme qui est pas notre seul combat mais un combat majeur, nous ne pouvions pas dire allez c'est un événement de plus et nous voulions témoigner ainsi.

Bien sûr, il faudra avoir les résultats de l'enquête, mais quel que soit queles que soient les origines, c'est strictement insupportable. au sens profond du mot, c'est le sens de notre présence, de notre combat sans cesse pour la République. Et la République, elle n'admet jamais qu'on puisse appeler à la haine de l'autre.

Évidemment, vous savez qu'avec le président du Sénat, nous partageons ce combat depuis cette marche pour la République et contre l'antisémitisme que nous avions réalisé en novembre 2023 entre nos deux assemblées, ce qui était un acte extrêmement symbolique et puissant. Nous nous mobilisons à chaque fois pour faire vivre les valeurs de la République et pour rappeler que la France ça n'est pas ça. La France ça n'est pas la haine de l'autre.

On a pu voir ce weekend encore un assassinat absolument épouvantable en fonction des origines d'une personne et ça nous ne pouvons le tolérer. Donc il faut inlassablement rappeler que la République ne fait pas de différence entre ses enfants et que en France nous acceptons évidemment chacun quel que soit sa culture, quelle que soit son origine, quelle que soit sa religion. C'est les fondements de la laïcité dont nous allons bientôt célébrer le 120e anniversaire.

Mais au-delà de ça, euh il est important de rappeler à chaque à chacun qu'il est euh chez lui dans cette République et qu'il sait qu'il est euh protégé. protégé euh par évidemment les autorités, protégé par les institutions que nous représentons euh le président du Sénat et moi-même et que nous ne laisserons jamais rien passer et que effectivement quels que soient euh les auteurs de ces actes-là et l'enquête est actuellement en cours, euh ça ne finalement ça n'amoindrit pas la gravité de la profanation qui a eu lieu sur ce mur. Ici, comme le disait le président du Sénat, ce sont les justes de France.

Ce sont justement ceux qui savent se dresser, savent résister, ne se ne sacrifie pas l'idéal républicain, quel que soit le risque qu'ils ont pris pour leur vie. Et nous leur devons finalement notre présence aujourd'hui parce que eux se sont dressés et il faut finalement aujourd'hui que chaque citoyen français se dresse contre ces idéologies qui prôent la haine de l'autre. que ce soit en fonction de son origine ou que ce soit en fonction de sa religion.

Donc, il était important de montrer cette solidarité, de montrer aussi que toujours les deux chambres, le Sénat et l'Assemblée nationale sont unis pour se faire parce que la République et ses valeurs sont évidemment au-dessus de tout et nous l'avons euh évidemment en partage avec le président du Sénat et nous savons que nous l'avons en partage avec tous nos compatriotes. Est-ce que vous pourriez refaire une marche aujourd'hui contre l'antisémitisme comme vous l'avez fait en 2023 ? Écoutez, nous n'excluons rien.

Euh comme je le dis souvent, cette marche que nous avions réalisé euh avec Gérard, c'est moi, pour moi, mon plus beau souvenir politique personnel parce que nous avons rencontré les Français à cette occasion. En quelques jours, nous avons pu mobiliser des centaines de milliers de nos compatriotes pour marcher pour la République et contre l'antisémitisme, pour n'entanter qu'un champ, la Marseillaise, pour n'arborer qu'un seul drapeau, le drapeau français. Je pense que dans ces moments troublés, dans ces moments où certains peuvent vouloir appuyer là où ça fait mal, là où c'est douloureux, nous devons montrer l'unité de la République.

Donc rien n'est jamais exclu. En tout cas, le président du Sénat et moi-même sommes toujours euh très unis pour euh protéger ce que nous avons tous de plus cher. On s'habituera jamais et jamais à toutes ces manifestations qui rompent l'unité d'une nation, qui atteignent le vivre ensemble.

Jamais. Alors, que ça soit en marchand, que ça soit par la loi, que ça soit par notre présence, je vous le dis, on ne s'habituera jamais à cela. Est-ce que vous trouvez que le parlement fait assez contre l'antisémitisme ?

On a vu aujourd'hui une proposition de loi pour élever Alfred Drefus au rang de de général de brigade. Est-ce que c'est assez ou c'est juste un symbole et finalement c'est pas assez efficace ? Vous savez les symboles c'est important dans une République et aujourd'hui à l'Assemblée nationale nous l'avons adopté cette proposition loi à l'unanimité.

J'étais au perchoir j'avais tenu à présider cette séance importante et j'avais en face de moi la famille de d'Alfred Refus. Et euh ça n'est pas que symbolique, c'est ce que la France doit euh à ses enfants et cette reconnaissance et ce rétablissement dans ses droits. Je crois que c'est ce qui est c'est très important.

Après, on a adopté un certain nombre de textes pour lutter, lutter contre l'antisémitisme, lutter contre la haine en ligne aussi. Il faut toujours renforcer notre arsenal juridique, mais ça ne suffit pas. C'est impréalable, c'est important mais ça ne suffit pas.

Il faut agir, il faut agir politiquement et il faut aussi qu'il y ait évidemment des prises de conscience dans la société et travailler sans relâche à l'enseignement et c'est ce que fait formidablement le mémorial de la choa. Il faut enseigner à nos enfants, à nos petits enfants ce qu'a choa, ce qu'est la France tout simplement. Et à nouveau, nous sommes aujourd'hui, nous allons célébrer les 120 ans de la loi si importante sur la laïcité.

C'est un c'est notre bien le plus précieux. Et donc, il faut cette année-là aujourd'hui apprendre à nos enfants ce qu'est la laïcité. Et la laïcité, c'est vraiment la liberté de croire ou de ne pas croire.

Et c'est le respect des croyances ou des noncroyances de chacun. Et c'est cela qu'il faut faire vivre aujourd'hui dans notre pays plus que jamais. Je terminerai par un mot puisqu'on évoque la loi de 1905, aristique brillant.

La loi doit protéger la foi tant que la foi n'entend pas dicter la loi. Ça c'est l'équilibre. de la laïcité et c'est le message d'Aristi brillant.

Je crois qu'on a bien besoin, j'allais dire de le prendre tous ensemble pour la République. Merci. Merci à tous. [Musique]