Bonjour chez vous ! du 19 mai 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 37 %Défensif 27 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:38OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on a aujourd'hui encore les moyens de notre couverture sociale face à la crise internationale ?
- 9:37OuverteRéponse directe
Est-ce que vous partagez l'inquiétude de Giorgia Meloni sur un risque de choc économique et social ?
- 13:44OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une bonne réforme ? Si vous aviez eu les mains libres, est-ce que vous auriez fait la même proposition sur les ruptures conventionnelles ?
- 16:19OuverteRéponse partielle
Comment expliquer cette forte hausse des ruptures conventionnelles ? Est-ce lié à un abus ?
- 17:27OuverteRéponse directe
Où en est le projet d'allocation sociale unique ?
- 20:19OuverteRéponse directe
Ça doit être un débat parlementaire, c'est au Parlement de fixer les critères ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:52Invité politiqueChiffre
« Encore cette année, enfin en 2025, le déficit de l'assurance maladie, les 17 milliards, les retraites 6 milliards, donc on est à près de 25 milliards, 23 pour être précis. »
- 11:13InvitéChiffre
« Il faut dire que le nombre de ruptures conventionnelles a explosé en France. En 2024, il s'en est signé près de 515 000, soit un bond de 63% en l'espace de 10 ans. »
- 12:01InvitéChiffre
« Elles représentent désormais plus d'un quart des dépenses assurées en chômage, soit près de 9,4 milliards d'euros par an. »
- 23:22PrésentateurChiffre
« La fraude sociale qui est estimée à 14 milliards d'euros dans le pays. »
- 23:52InvitéChiffre
« Il y a, je crois, entre 2 et 3% de fraude. C'est extrêmement minime. »
- 32:12Invité politiqueChiffre
« Il y a un marché qui représente 4 à 5 milliards d'euros par an. »
- 34:26Invité politiqueChiffre
« Seulement 24% de taux de recouvrement. Il y a plus d'un milliard d'euros qui sont actuellement dehors, qui ne sont pas payés. »
- 39:30PrésentateurFait
« Le maintien du troisième référendum a été une erreur en pleine crise du Covid, en plein deuil des canaques. »
- 39:42PrésentateurFait
« M. Lecornu a reconnu que le deuxième, le troisième référendum n'aurait pas dû être tenu dans les conditions dans lesquelles ils ont été tenus. »
- 42:30PrésentateurChiffre
« En 2024, en mai 2024, 14 morts, plus de 2 milliards de dégâts et aujourd'hui, j'ai ressorti les chiffres. »
- 42:38PrésentateurChiffre
« Depuis cette époque, la Nouvelle-Calédonie a perdu 12 000 emplois. 700 entreprises ont disparu. Le produit intérieur brut de la Nouvelle-Calédonie a baissé de 15 % pour un archipel qui ne comporte que 300 000 habitants. »
- 43:54PrésentateurFait
« On est sur des SMICAR qui, quand ils ont une voiture au diesel parce qu'ils n'ont pas le moyen de s'acheter autre chose, vont faire des pleins à plus de 100 euros. »
- 44:50PrésentateurFait
« Total Énergie, M. Pouyanné, c'est une major de l'économie française et je la respecte, c'est l'image de la France, y compris à l'étranger, etc., qui ne paye pas d'ailleurs des impôts en France. »
- 44:56PrésentateurChiffre
« M. Pouyanné, il est à la tête d'une entreprise qui fait 250 milliards de chiffre d'affaires, qui est valorisée autour de 200 milliards en capital. »
- 45:05PrésentateurChiffre
« Premier trimestre, donc en pleine guerre au Moyen-Orient, 6 milliards de bénéfices. Une augmentation par rapport à l'année dernière de 51%. »
- 45:24PrésentateurFait
« La France, pour l'instant, ne s'est pas associée à ces demandes tout à fait légitimes. »
- 46:53Invité politiqueFait
« Je considère que le Parti socialiste a toujours eu un candidat. »
- 47:25Invité politiqueFait
« C'est vrai que 2017, 2022, ça a été une très mauvaise élection pour le Parti socialiste avec nos deux candidats. »
- 48:29Invité politiqueFait
« Je ne veux pas de l'extrême droite majoritaire aux présidentielles dans ce pays, que ce soit M. Bardella ou Mme Le Pen. »
- 51:38Invité politiqueFait
« M. Édouard Philippe, c'est l'homme de la retraite à 67 ans. »
- 59:31Invité politiqueFait
« Je suis attaché au cinéma d'auteur, au cinéma indépendant et pas au cinéma de faire de l'image pour gagner de l'argent. »
- 1:09:26PrésentateurChiffre
« Quand Paravit fait 7 millions d'entrées, quand Anatomy d'une chute fait des millions d'entrées, quand Le vent se lève de Caneloche fait des millions d'entrées »
- 1:12:28PrésentateurFait
« Le cinéma français est financé par trois piliers : le CNC, France Télévisions et Canal Plus »
- 1:13:54PrésentateurFait
« Grassé c'est une machine à Goncourt, à Renaudot »
- 1:17:45Invité politiqueChiffre
« Les débats sur les chaînes de télévision avaient perdu 25 points depuis 1999 »
- 1:20:12PrésentateurFait
« Il y a une bataille culturelle à l'œuvre, bien sûr »
- 1:20:37PrésentateurFait
« Je connais des réalisateurs à qui on refuse systématiquement leur projet parce que le seul sujet convenable c'est parler des musulmans »
Temps de parole
- Présentateur82 %
- Invité8 %
- Invité 24 %
- Invité 32 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mardi 19 mai pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. Voici le programme. C'est un coup de froid qui s'est abattu sur le tapis rouge. Canois, le patron du groupe Canal, premier financeur du cinéma français, ne veut plus travailler avec les signataires d'une tribune anti-Bolloré. Cette riposte est-elle justifiée ? Média, édition, cinéma, Vincent Bolloré est-il un homme d'affaires au service d'une idéologie ?
Le débat dans une heure entre Frédéric Dhabi, Françoise Degoy et Jean-Sébastien Ferjouf. Le Sénat a entamé hier l'examen du texte de Laurent Nunez qui vise à créer un choc d'autorité. Le projet de loi Riposte contient des mesures, notamment de lutte contre le narcotrafic. Sont-elles suffisantes ? Ou les narcotrafiquants ont-ils gagné la bataille face à l'État ? Dans une demi-heure, nous recevons le président du groupe socialiste au Sénat, Patrick Cannaire. Le narcotrafic est également la une de nos régions. Le procédant des plus gros narcotrafiquants de France s'est ouvert hier à Marseille.
Félix Bengui, chef du clan Yoda, rival de la DZ Mafia, jugé pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment. Nous irons dans le Gard, sa région d'origine, avec le Midi Libre. Et puis jeudi, Sébastien Lecornu fera le point sur les conséquences de la guerre en Iran. Sur notre pays, il annoncera un nouveau dispositif d'aide au carburant. Dans un contexte budgétaire contraint, où trouver l'argent ? La crise va-t-elle avoir un impact sur notre modèle social ? A tout encore les moyens de le financer, tel quel le sénateur centriste du Nord, Olivier Henault est notre invité. Bonjour et à tout de suite. Voilà pour le programme. Nous sommes ensemble pendant une heure et demie.
Bonjour chez vous. Et d'abord le journal avec Quentin Calmet. Bonjour Quentin.
Bonjour Ariane, bonjour à tous.
À la lune de ce mardi à 19 mai, Donald Trump qui dit avoir renoncé à une attaque aujourd'hui contre l'Iran. Mais les ministres des Finances du G7 s'inquiètent des conséquences économiques du conflit.
Oui, tout à fait.
Les ministres des Finances du G7 qui sont réunis à Paris pour deux jours afin de tenter de rapprocher leur position face à toutes ces répercussions du conflit au Moyen-Orient. À un mois du G7, elle vient la France qui plaide en faveur du dialogue. Écoutez le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure.
C'était hier devant les journalistes. Je pense qu'aujourd'hui, on va montrer que le multilatéralisme, c'est utile et que ça fonctionne. On fait face à des défis majeurs. La guerre au Proche-Orient, évidemment. Les déséquilibres multilatéraux qui sont aujourd'hui insoutenables. Les enjeux de terres rares, de matériaux critiques.
Gérald Darmanin a rencontré le président Tebouna Alger. Oui, il a été reçu pendant deux heures et demie par le chef de l'État algérien. Gérald Darmanin a dit avoir discuté de la coopération judiciaire, pénitentiaire, de la lutte contre la criminalité organisée, du dossier de la DZ Mafia, mais aussi du cas de Christophe Glaze, journaliste sportif arrêté en Algérie dans le cadre d'un reportage et condamné à sept ans de prison. Écoutez le ministre de la Justice.
J'ai eu l'honneur à l'invitation de monsieur le président de la République algérienne et de son gouvernement et de mon homologue ministre de la Justice, que je remercie pour son accueil depuis hier soir, d'être l'invité au nom du gouvernement français pour améliorer la coopération judiciaire, pénitentiaire entre nos deux pays.
Nous partageons avec l'Algérie la difficulté de lutter contre les mafias. Il n'y a pas d'autres mots qui font venir de la drogue et qui touchent particulièrement notre jeunesse. Nous partageons un travail de renseignement judiciaire, mais aussi de coopération judiciaire. Et les drame lié au narcotrafic qui se sont multiplié en France ces derniers jours. La fusillade de Nice la semaine dernière est liée à une guerre de territoire. Oui, c'est ce qu'a dit hier le procureur de Marseille en conférence de presse. Trois suspects sont mis en examen, dont le tireur présumé.
Je le rappelle, lundi 11 mai, cet homme de 30 ans avait fait feu sur la place des Amarylis, devant un café, un magasin de bonbons tuant deux pères de famille qui étaient totalement étrangers au trafic de stupéviants. Écoutez le procureur de Nice hier en conférence de presse.
Un des marqueurs importants sur ce quartier, c'est la prégnance des mineurs et notamment des mineurs étrangers isolés dans ce quartier. Environ la moitié des gardes à vue concernent des mineurs. Il y a une véritable explosion de la présence des mineurs dans les trafics de stupéfiants, tout particulièrement au Moulin. Si je prends Nice, dans sa globalité, nous avons entre 2020 et 2024 une progression de 300% en termes d'implication des mineurs dans les trafics de stupéfiants.
Il se veut une réponse à la colère des agriculteurs. Le projet de loi d'urgence agricole arrive au Parlement. Voilà, le gouvernement qui avait d'abord évoqué un texte resserré autour de l'eau, du loup et des moyens de production pour répondre à la colère agricole de l'hiver dernier. Mais finalement, le projet de loi d'urgence agricole, examiné dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à partir d'aujourd'hui, aborde de nombreux autres thèmes, comme par exemple la question des revenus. Plusieurs articles veulent renforcer le poids des organisations de producteurs face aux industriels. Et puis le Sénat lui a approuvé l'élargissement du corps électoral en Nouvelle-Calédonie.
C'est la première étape d'un contre-la-monte organisé cette semaine au Parlement. L'idée est d'élargir le corps électoral six semaines avant l'organisation des élections provinciales prévues le 28 juin. Pour le Premier ministre, le statu quo institutionnel ne peut être une base solide pour l'avenir. Écoutez Sébastien Lecornu hier au Sénat.
Ce dialogue a ouvert la voie pour sortir du statu quo. Et vous le savez comme moi, cette tentation du statu quo est facile. C'est même une pente naturelle pour de trop nombreux acteurs du dossier, à ce moment précis, de l'histoire calédonienne. Car le statu quo ne donne au fond plus aucune perspective à personne. Il peut même être demain le ferment de la violence. Et c'est une ombre qui ressurgit alors sur le caillou.
Merci Quentin. A tout de suite. Vous reviendrez sur le vote du Sénat. Un autre vote du Sénat hier qui approuvait une réforme de l'assurance chômage. Nous allons en parler tout de suite avec le sénateur Olivier Hénon. Olivier Hénon, vous êtes sénateur union centriste du Nord, vice-président de la Commission des affaires sociales du Sénat. Et nous sommes ensemble pour parler de l'avenir de notre modèle social. La crise internationale a un impact sur le pouvoir d'achat, sur les prix du carburant. Mais va-t-elle aussi toucher notre modèle social à tout encore les moyens de le financer tel quel dans le contexte budgétaire actuel ? Nous en parlons pendant cette demi-heure.
Olivier Hénon, est-ce que quand on voit les conséquences économiques déjà dans notre pays de la crise de la guerre en Iran, est-ce qu'on a aujourd'hui encore les moyens de notre couverture sociale ? Alors déjà, notre modèle social, il vit à crédit. Puisque sur nos 3 500 milliards de dettes à peu près, on va bientôt le dépasser, il y a 2 000 milliards qui sont une dette sociale. C'est d'ailleurs le drame du pays. Parce que l'endettement en soi, ce n'est pas gravissime. Si ça concerne les nouvelles technologies, la production, des ponts, des infrastructures, des écoles, enfin tout ce qui concerne les équipements. Mais là, le pays ne s'est pas endetté pour les équipements.
Il s'est endetté pour ses soins, sa retraite. Et c'est tout à fait irresponsable d'ailleurs pour ce qui concerne les générations qui vont nous suivre. C'est-à-dire qu'on vit à crédit depuis très longtemps. On a un modèle social qui vit à crédit. Encore cette année, enfin en 2025, le déficit de l'assurance maladie, les 17 milliards, les retraites 6 milliards, donc on est à près de 25 milliards, 23 pour être précis. Ce n'est pas exactement 25, mais enfin, ça veut dire qu'on dépense, par rapport à nos 28 millions de foyers, 800 euros de plus que ce qu'on reçoit en recettes pour nos soins, nos assurances sociales, notre retraite, tout ce qui concerne la sécurité sociale.
– Mais on est dans une forme de paradoxe face à un modèle social qui a été conçu justement pour nous protéger des crises et qui aujourd'hui se retrouve en danger face à la crise budgétaire, face à la crise internationale. – Il n'y a jamais eu, depuis longtemps, il y a une forme d'irresponsabilité, de fuite en avant. – Mais de qui ? Tout gouvernement ? – C'est-à-dire que chaque fois, on présente un déficit de l'assurance maladie et il n'y a jamais d'équilibre, il n'y a jamais de recherche d'équilibre. – Mais c'est quoi responsabilité ? Gauche-droite, Emmanuel Macron ?
– C'est quand même plutôt la gauche qui est responsable de cette fuite en avant où à chaque fois, on a un slogan « taxer les riches » et puis en réalité, c'est endetté la classe moyenne. – Les budgets n'ont pas présenté à l'exilice, c'est pas contre la gauche. – C'est taxer les riches, mais c'est endetté la classe moyenne. Un peu plus, regardez, récemment, à chaque fois qu'on recherche quelque chose qui régule, qui responsabilise ou qui veut rembourser la dette, c'est les trois R, il y a un refus de la gauche, encore hier sur l'assurance chômage. Il y a une volonté des partenaires sociaux à saluer, c'est le paritarisme.
C'est signé par 80% des partenaires sociaux, la presque totalité des employeurs. – On revient sur ce texte dans quelques secondes, mais est-ce que vous partagez l'inquiétude, par exemple, de Giorgia Meloni, la dirigeante italienne, qui dit qu'il y a un risque de choc économique et social ? – Ah ça, c'est par rapport à la guerre. – Mais avec des conséquences sociales ? – S'il y a un risque de crise économique, le modèle social s'équilibre si on arrive à produire plus de richesses. À partir du moment où on n'arrive plus à produire plus de richesses, le modèle social est en danger parce qu'il ne s'équilibre plus financièrement.
Moi je participe à un certain nombre de réflexions, à la fois au groupe UC, au sein de l'UDI avec Hervé Marseille, ou à Nous France avec Xavier Bertrand. – Donc il faut revoir aujourd'hui notre modèle social ? – Oui, c'est-à-dire qu'il faut responsabiliser et réguler, on ne peut pas continuer cette fuite en avant, c'est totalement irresponsable pour l'avenir du pays, parce qu'on doit cibler l'investissement et on doit augmenter notre quantité de travail pour produire plus de richesses.
Sans ça, vous savez, c'est comme la fonte des neiges, la France elle ne s'affaiblit pas brutalement, mais c'est comme si on fondait un petit peu à la fois, partout, tout ça fesse un petit peu, on doit rester un grand pays et pour ça, il faut qu'on régule et qu'on responsabilise par rapport à nos dépenses sociales. C'est un objectif majeur du prochain quinquennat et de 2027. – Et vous parliez de l'assurance chômage, Quentin, le Sénat a adopté hier un texte qui transpose dans la loi l'accord trouvé entre partenaires sociaux et qui réforme donc l'assurance chômage.
– Exactement, c'était en février dernier, une majorité de syndicats de salariés et le patronat qui se sont entendus pour réduire la durée d'indemnisation en cas de rupture conventionnelle. L'idée c'est de faire 600 à 800 millions d'euros d'économies, il faut dire que le nombre de ruptures conventionnelles a explosé en France. En 2024, il s'en est signé près de 515 000, soit un bond de 63% en l'espace de 10 ans, ce sont les chiffres qu'a rappelé le ministre hier en séance. 18 ans après sa création, ce mode de rupture de contrat est donc un peu victime de son succès, pèse lourd dans les dépenses de l'assurance chômage.
Écoutez Jean-Pierre Farandou à la tribune hier après-midi. – Il n'est pas question de remettre en cause le principe même des ruptures conventionnelles. Elles sont un instrument important de séparation à l'amiable entre un salarié et son employeur. Depuis leur création en 2008, les ruptures conventionnelles ont démontré leur utilité. Elles sécurisent les salariés en leur donnant accès à l'assurance chômage, elles réduisent la conflictualité dans les entreprises et contribuent à apaiser les relations de travail. Elles représentent désormais plus d'un quart des dépenses assurées en chômage, soit près de 9,4 milliards d'euros par an.
– Et Quentin, que contient cette réforme validée par syndicat et patronat ? – L'idée, c'est de réduire les durées maximales d'indemnisation. La réforme qui prévoit ainsi que les durées maximales d'indemnisation passeraient de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, 22,5 à 20,5 mois pour les 55-57 ans, 27,5 mois en passerait à 20,5 mois pour les plus de 57 ans. L'idée est donc pour les parlementaires d'acter dans la loi l'accord entre partenaires sociaux sur ces durées maximales. À gauche, on a entendu les critiques de cette réforme. Écoutez Laurence Rossignol pour les socialistes.
– Depuis huit ans, les partenaires sociaux n'ont pas l'initiative de leur rencontre. Les réunions des partenaires sociaux sur l'assurance chômage se font sur la base d'une lettre de cadrage que le gouvernement donne aux partenaires sociaux. Et c'est sur la base de cette lettre de cadrage que les partenaires sociaux doivent ou non accepter les économies que le gouvernement propose. Les syndicats de salariés qui l'ont conclu, qui ont signé, l'ont fait sous la menace. C'était soit vous signez, soit c'est 400 millions d'euros d'économies supplémentaires. – Alors le Sénat, donc hier, validait cette réforme.
C'était plus compliqué à l'Assemblée. – Oui, le Sénat a une nouvelle fois validé le protocole d'accord. Il y avait eu un premier vote favorable le 1er avril. Et c'est à l'Assemblée nationale que les choses sont plus compliquées. Le 16 avril dernier, les députés de gauche ont réussi à faire rejeter le texte, faute de mobilisation, on peut le dire, dans le camp présidentiel. Alors on a quelques questions pour vous, Olivier Henault. C'était un accord trouvé entre partenaires sociaux que vous avez retranscrit dans la loi. Est-ce que c'est une bonne réforme ? Si vous aviez eu les mains libres, est-ce que vous auriez fait la même proposition sur les ruptures conventionnelles ?
– D'abord, moi je suis favorable au paritarisme. C'est-à-dire qu'on ne peut pas à la fois dire je suis favorable au paritarisme, leur confier une négociation, cette négociation elle aboutit, et dire, ah ben non, elle ne nous convient pas. Enfin, il y a une espèce de logique. – Donc les députés ont eu tort de rejeter ce texte. – Ah oui, mais ils ont rejeté ce texte. Mais c'est comme hier, la gauche, c'était la première partie de notre discussion. On a quand même un déficit de l'assurance maladie de 2 milliards. Et donc, il faut bien réguler et responsabiliser parce que… – Non mais là, sans parler du fond, vous dites que c'est une remise en cause de la démocratie sociale.
– Ah, c'est une remise en cause de la démocratie sociale, oui, bien sûr. Mais parce qu'il s'agit avec ça de faire une économie de 600 à 800 millions d'euros. Mais encore une fois, de réguler cette dépense. Parce que c'est ça qu'on se dit tout le temps, nous, à la fois à l'UDI, à Nous France, avec Hervé Marseille et Xavier Vertranc. C'est qu'il y a des gens qui cotisent. On ne pense jamais à eux. Mais c'est cotisé par le travail, par les salariés. Et au fond, cette fuite en avant n'est pas une générosité. C'est une démagogie. C'est-à-dire qu'à un moment donné, forcément, l'assurance chômage, elle s'endette. Il y a des gens qui vont devoir rembourser. C'est une fuite en avant.
Et les partenaires sociaux, vous voyez, on est quand même dans un paradoxe incroyable. Les partenaires sociaux, ils sont plus responsables que les parlementaires de gauche à l'Assemblée nationale. C'est-à-dire qu'eux, ils se disent, attendez, on est responsable de l'assurance chômage. On aboutit à cet accord. Il y a une lettre de cadrage. Oui, c'est ce que j'allais dire. Laurence Rossignol, elle dit, les syndicats, ils signent, en fait, sous la contrainte, sous la menace, de toute façon, qu'il y ait des coupes dans les budgets ensuite de l'assurance chômage. Qu'est-ce que vous lui répondez sur cette menace ? Mais il y a toujours eu... C'est des histoires de gamins, ça.
Il y a toujours eu une lettre de cadrage, même quand eux étaient au pouvoir. C'est permanent, cette lettre de cadrage. Et de toute façon, on ne va pas dire aux partenaires sociaux, augmenter le déficit tout de même. Enfin, imaginez le ridicule. On a 2 milliards, on fait 600 à 800 millions d'euros d'économies. Les ruptures transactionnelles ont augmenté dans des proportions excessibles. On régule et on responsabilise. C'est extrêmement simple, l'objectif. Et donc, on applaudit à cet accord et comme quoi le paritarisme, ça marche. C'était ma question d'après. Comment est-ce qu'on explique cette forte hausse qu'on a vue, plus 63% en disant des ruptures conventionnelles ?
Est-ce que c'est lié à un abus ? On a entendu ce débat dans l'hémicycle hier. Il y aurait des ruptures conventionnelles qui remplaceraient, par exemple, des démissions. Est-ce que vous croyez que c'est ça qui se joue dans le monde du travail aujourd'hui ? Je pense qu'il ne faut pas le juger juste sur cette question. C'est qu'aujourd'hui, le monde du travail change et qu'il y a beaucoup plus de souplesse. Les jeunes générations changent plus facilement de travail. Et moi, je trouve que c'est une bonne chose, la rupture transactionnelle. Parce qu'à la fois, ça permet à quelqu'un de quitter l'entreprise, mais d'être sécurisé dans son nouveau travail si ça ne fonctionne pas aussi bien.
Donc, c'est à la fois une logique qui est favorable pour le salarié et une logique qui est favorable pour l'employeur. Simplement, il faut réguler. On n'a pas supprimé. Je veux dire, le ministre l'a dit. On réduit la durée de 15 à 18 mois ou pour les seniors jusqu'à 20 mois ou les plus âgés, 26 mois. Bon, ce n'est pas non plus complètement fermé. Mais on régule la dépense. Autre sujet sur la table, l'allocation sociale unique ou allocation de solidarité unifiée. Elle vise à regrouper le RSA, la prime d'activité, les APL, les aides personnalisées au logement. Une mesure annoncée par Sébastien Lecornu, c'était en novembre, lors du congrès des départements. Bonjour Sébastien Vincini.
Merci d'être avec nous ce matin, président du conseil départemental de la Haute-Garonne. On le disait, c'est devant votre congrès que le Premier ministre a annoncé cette mesure. Il en est où, ce projet ?
C'est une très bonne question. Aujourd'hui, on a un projet de loi qui énonce quelques principes. Mais concrètement, on ne verra rien aboutir avant la fin de cette mandature et probablement pas avant le milieu de la mandature prochaine. Notre système social mérite une réforme. Tout le monde le souhaite pour le rendre plus lisible, plus comprensible, pour comprendre qui a droit à quoi. C'est au final ce que nous demandent nos concitoyens. On sait aujourd'hui que 30% de personnes n'ont recours à des droits, alors qu'ils pourraient avoir droit, accès à la solidarité. Ça veut dire que c'est un véritable échec de notre modèle de solidarité. Il mérite d'être simplifié.
Un peu à l'instar de ce qu'on avait fait sur le prélèvement à la source avec les impôts. Bon, la vraie question aujourd'hui, c'est avec quel budget on va le concrétiser. C'est-à-dire que si on fusionne l'ensemble des allocations et que ça se joue à budget constant, automatiquement, il y aura des perdants qui viendront financer des gagnants. Nous, ce que nous demandons, parce que nous sommes favorables à l'évolution de notre système, les départements, on a été consultés, j'ai participé à plusieurs reprises à des groupes de travail avec le ministre Farandou.
On a posé quelques conditions demandant aussi d'avoir des évaluations, des études d'impact, pour savoir quels allaient être, finalement, le résultat d'une telle simplification et de la fusion de trois dispositifs à terme. Bon, aujourd'hui, on reste avec beaucoup d'interrogations, beaucoup de questions. Le projet de loi tel qu'il est écrit pose une question démocratique. Nous, nous pensons que c'est au Parlement à décider et ce n'est pas simplement sur un point de table en écrivant un indice sur un décret, puisque c'est à peu près comme ça qu'on calculerait, finalement, l'allocation unique par décret.
Nous, nous pensons que ça doit être un débat parlementaire, comme il y a un débat parlementaire pour fixer le niveau du revenu minimum, du SMIC, qui fixe également le niveau de solidarité. Voilà où c'est, aujourd'hui, ou en année.
Je vais laisser Olivier Henault vous répondre. Ça doit être un débat parlementaire, c'est au Parlement de fixer les critères ? Bien sûr, c'est une évolution profonde. Ça n'aurait pas de sens de décider ça rapidement. À la fois, ça a des conséquences en termes de... Comment dire ? Par rapport à l'endettement, par rapport au niveau de dépense. Et puis, évidemment, il y a des gens qui vont être impactés dans leur vie quotidienne. Mais vous, vous êtes favorable à cette allocation sociale unique ? C'est une vraie avancée pour les Français, selon vous ? Moi, cette allocation sociale unique, je crois qu'on y reviendra. Mais encore une fois, faut-il voir les modalités d'application ?
Et en tous les cas, je pense que c'est un effet d'annonce. Aujourd'hui, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale, on le voit tous les jours, pour adopter un projet d'une telle ampleur. Et ça ne peut pas être un décret décidé par le gouvernement. Ça n'aurait pas de sens. C'est un des défis de la prochaine présidentielle et des prochaines législatives, cette question. Mais ça doit aussi participer à la régulation de la dépense sociale. Un dernier mot, Sébastien Lassigny. Est-ce que pour vous, c'est une réelle avancée pour les Français ? Et en tant que président de département, est-ce que vous êtes inquiet des conséquences sur les finances des collectivités ?
Aujourd'hui, il n'y a aucune avancée. Soyons clairs. Aujourd'hui, c'est un texte qui contient sur trois pages. Donc, on ne peut pas parler d'une avancée. Il ne va pas y avoir de réforme. Il ne va pas y avoir de transformation à court terme de notre modèle social. Pour autant, il faut bien tracer des perspectives et ouvrir ce débat. Ce débat, il mériterait un consensus. Je pense que notre société est prête à débattre de ce modèle de solidarité et comment il doit être aujourd'hui rendu beaucoup plus lisible. Il y a une complexité. C'est un véritable labyrinthe. On rajoute souvent à de la souffrance humaine, de la souffrance administrative. Nous le savons tous.
Et moi, en tant que chef de file de solidarité, je l'avais dit au Premier ministre Lecornu, on sera autour de la table pour discuter de cette question. Il n'y a pas une espèce d'opposition où il y aurait un conservatisme de gauche et un volontarisme de droite pour transformer les choses. Ce n'est pas comme ça qu'aujourd'hui, on travaille sur cette question majeure de réformer notre modèle social. Il y a 10 millions de nos compatriotes qui vivent sous le seuil de pauvreté dans notre pays. Ça doit nous interroger. Aujourd'hui, la question fondamentale, c'est que le travail ne paie pas assez aussi. Ne paie pas assez pour que chacune et chacun puisse vivre dans la dignité.
Regardez les files d'attente qui explosent dans les banques alimentaires, dans toutes les associations d'aide alimentaire. C'est dramatique encore aujourd'hui. Donc, on doit se poser la question de notre modèle social, mais aussi de comment le travail rémunère et permet aux gens de vivre dans la dignité.
Merci beaucoup. Merci Sébastien Vincigny d'avoir été avec nous, président socialiste du Conseil départemental de la Haute-Garonne. Autre sujet qui là est bien sur la table et qui a déjà été adopté par le Parlement, c'est le projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales. La fraude sociale qui est estimée à 14 milliards d'euros dans le pays. Ce texte permet de mieux détecter ces fraudes, de renforcer les sanctions et le gouvernement espère faire rentrer 1,5 milliard dans les caisses de l'État. Écoutez ce qu'on disait il y a quelques semaines sur notre plateau, Marie-Lise Léon, la secrétaire générale de la CFDT.
Et moi je suis persuadée que le problème aujourd'hui n'est pas la fraude sociale. Ce n'est pas du tout un problème aujourd'hui. France Travail fait des contrôles réguliers sur la recherche réelle d'emplois par les allocataires. Il y a, je crois, entre 2 et 3% de fraude. C'est extrêmement minime. Ce n'est pas un problème aujourd'hui la fraude sociale ?
Si c'est un problème. Mais voyez, ça c'est une vision que je ne partage pas. La fraude sociale, on l'estime à 14 milliards d'euros. Mais encore une fois, ce n'est pas une fraude occasionnelle de la maman qui élève seule ses enfants. Non, ce sont des réseaux organisés. On l'a bien vu, une fraude au RSA organisée, une fraude aux cotisations sociales, des entreprises éphémères. C'est un peu les mêmes réseaux que le C2E, le certificat économie énergie, la taxe carbone, ou ma prime rénove. C'est ça qu'il faut comprendre.
Et encore une fois, quand on agit contre la fraude sociale, on n'agit pas pour sanctionner les personnes les plus modestes, mais on agit pour protéger les cotisations de ceux qui travaillent tous les jours. C'est là que j'avoue, je ne comprends pas l'opinion ou l'expression d'une certaine gauche. La victime de la fraude sociale, c'est le cotisant, c'est celui qui travaille tous les jours. Il n'en profite pas. La gauche qui dit qu'il y a un acharnement sur les plus pauvres. C'est ce qui s'est dit pendant le débat. Mais c'est totalement faux. Ce n'est pas ça la fraude sociale.
La fraude sociale, c'est des gens qui trichent et qui sont organisés pour tricher, qui utilisent par exemple le statut d'auto-entrepreneur pour ne pas rechercher un emploi ou pour bénéficier du RSA comme l'ont montré les départements de manière infondée. C'est ça la fraude sociale. Et donc, 14 milliards de fraude, mais vous vous rendez compte, estimé maintenant par la Cour des comptes.
Et on dit qu'avec ce projet de loi, moi j'espère qu'avec ce projet de loi, d'ailleurs on l'a durci avec Frédéric Puissat et Patrick Hetzel pour essayer de, et je crois qu'on va y parvenir, non pas de récupérer un milliard et demi par rapport à l'objectif du gouvernement, mais de récupérer trois milliards et demi. Mais ça ne fait encore qu'un quart ou un tiers. Ça ne fait pas la totalité. Et donc, la responsabilité, c'est de faire en sorte de l'uecter contre cette France, ne serait-ce que pour sécuriser notre modèle social. Parce que si les gens payent et qu'il y a des fuites partout, ils vont être en colère et ils vont dire à quoi ça sert de cotiser. C'est même pour sécuriser notre modèle.
Un mot sur un thème qui sera, à n'en pas douter, au cœur de la campagne présidentielle, c'est la réforme des retraites, une réforme suspendue par le gouvernement. La droite pousse pour travailler plus, la gauche et l'ERN pour revenir sur les 64 ans. On parle pendant cette demi-heure de l'avenir de notre modèle social. Est-ce que le système de retraite actuel est viable et est-ce qu'il faut arrêter de faire de l'âge un totem et plutôt se concentrer sur la durée de cotisation ? Moi, j'avoue que je pensais qu'on pouvait réformer les retraites et de dire qu'on fixait la barre à 64 ou 65 ans. Ça a été 64. Bon, force est de constater que ça génère un blocage dans le pays.
On avait eu des débats, mais je vois bien que si on veut progresser sur ce sujet, sans doute qu'il faudra plutôt aller vers la durée de cotisation, peut-être introduire aussi un peu de capitalisation et faire en sorte que les gens aient plus de liberté, mais qu'ils travaillent aussi un peu plus longtemps. Parce que la mesure d'âge, on avait beaucoup travaillé avec ça. Moi, je n'étais pas totalement d'accord. Xavier Bertrand, à l'époque, il disait ça d'ailleurs. Moi, je croyais qu'on pouvait travailler sur la mesure d'âge.
Mais ça a créé tellement de blocages, tellement de frictions qu'aujourd'hui, j'avoue que j'ai un peu évolué et que je me dis qu'on ne va pas encore rebloquer le pays et qu'il faudrait mieux travailler sur la durée de cotisation. Je crois que c'est vers ça qu'on aboutira dans cette réforme des retraites. Mais encore une fois, la question, c'est de travailler plus pour sécuriser notre système de protection sociale et notre système de retraite. mais la répartition n'est pas morte. On va terminer en regardant trois unes de la presse régionale. Maintenant, Olivier et nous, on va les regarder ensemble. D'abord, la une de la dépêche. Poutine veut-il vraiment la paix ?
Plus de quatre ans après le début de la guerre, le conflit entre Russie et Ukraine reste enlisé dans une guerre d'opposition et malgré quelques signaux politiques récents et des déclarations surprenantes du côté de Vladimir Poutine, les combats continuent, la perspective d'une paix durable s'éloigne. La deuxième une, c'est celle du midi libre. Radar, les maires pas pressés de flasher. Dès janvier 2027, les communes seront libres de financer des équipements nouveaux mais elles craignent un désengagement déguisé de l'État sans parler de l'impopularité auprès des habitants.
Et puis, la dernière une, c'est celle de l'Union, c'est le Tour de France qui fait la une de beaucoup de journaux de la presse régionale ce matin. Tour de France 2028, top départ pour Reims qui accueillera donc le départ de cette édition. C'est une première depuis 1956 pour la ville. De quelle une avez-vous envie de nous parler pour terminer ? Oh, c'est quand même de Poutine veut-il vraiment la paix parce que cette guerre entre l'Ukraine et la Russie, une guerre au cœur de l'Europe qui dure, qui est interminable, participe quand même à la complexité du monde et puis nous empêche aussi d'avoir un monde apaisé.
La paix, ça préserve des vies mais en même temps, ça permet aussi de commercer, de créer de la richesse et de ne pas vivre une crise permanente. Mais il veut la paix Vladimir Poutine ou est-ce qu'au contraire il est une menace non seulement pour l'Ukraine mais pour le reste de l'Europe ? Je ne suis pas sûr qu'il souhaite la paix. Vous savez, dans l'histoire du monde, souvent c'est le vainqueur qui impose la paix à celui qui a perdu. Là, on est dans une guerre qui dure mais à l'évidence, je pense que ce serait l'intérêt du... j'en suis sûr d'ailleurs du peuple russe et puis du peuple ukrainien d'aboutir à la paix mais encore faut-il qu'on aboutisse à des équilibres.
Mais je pense qu'il a fait une bêtise en agressant l'Ukraine et qu'il a du mal à revenir sur cette bêtise. Il a cru que ce serait simple et ça s'avère plus compliqué mais encore faut-il qu'il fasse ce constat. Ça exige une forme d'humilité et je n'ai pas l'impression que ce soit sa qualité majeure. Merci Olivier Henault. Merci d'avoir été notre invité pendant cette demi-heure. Nous, Quentin, on se retrouve dans 20 minutes sur d'autres une de la presse régionale. Voilà, on reviendra notamment sur le tracé du Tour de France 2028 parce qu'il y a beaucoup d'excitation dans le Grand S ce matin. Il n'y a pas que Reims. On verra ça avec vous.
Je vous propose en attendant de revenir sur la gauche tout de suite avec notre invité, le président
du groupe socialiste au Sénat, Patrick Canard.
Comment répondre aux inquiétudes des Français qui voient les prix des carburants s'envoler ? Comment lutter contre le narcotrafic ? Le Parti socialiste peut-il apporter des réponses ? Le PS qui tarde à se positionner dans la campagne présidentielle. Est-ce la gauche qui se cherche ? Pour en parler, nous recevons Patrick Canard. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation, sénateur du Nord et président du groupe socialiste ici au Sénat. On commence par le narcotrafic. Patrick Canard, puisque la semaine dernière, il y a eu une fusillade dans le quartier des Moulins à Nice, une autre à Nantes où c'est un adolescent de 15 ans qui a été tué.
Est-ce qu'aujourd'hui, l'État est dépassé dans la lutte contre le narcotrafic ? Hier, j'entendais le ministre de l'Intérieur sur un autre projet de loi que nous avons évoqué, je pense, parler de choc d'autorité. Il y a 250 morts liées au règlement de compte en 24 et en 25, 2024-2025. 90 morts et tentatives d'assassinat au premier semestre 2026. On est devant, ce n'est plus un fléau, c'est un drame politique national. Et je pense que tous les moyens de l'État devraient être consacrés, en tout cas, les moyens de sécurité devraient consacrés, tous les moyens, en tout cas, beaucoup plus de moyens à cette lutte. Plus qu'aujourd'hui ? L'État n'en s'est pas assez pour nous.
Bien sûr, on a fait, vous voyez, on a fait un gros travail ici au Parlement avec la loi Blanc-Durin, proposition de loi qui est devenue une loi de la République. Il faut la mettre en œuvre, on n'est pas encore au niveau et on voit bien que quand il y a un marché qui représente 4 à 5 milliards d'euros par an, l'État est débordé et c'est une atteinte au bon fonctionnement de notre République, finalement, qui est en jeu. Mais l'État est débordé, est-ce que ça veut dire qu'aujourd'hui, ce sont les narcotrafiquants qui sont en train de gagner la guerre ? En tout cas, dans certains quartiers, ils l'ont gagné, disons-le clairement.
Moi, je le vois bien, y compris dans le quartier de ma ville de Lille qui est pourtant moins touché par les phénomènes. On n'a pas ces phénomènes de règlement de compte comme on peut le voir à Nice, à Grenoble ou ailleurs, ou à Nantes. Donc, c'est une situation qui est vraiment dramatique. Il faut une prise de conscience au plus haut sommet de l'État. Je ne dis pas qu'elle n'existe pas, je dis simplement qu'il y a un décalage entre la prise de conscience et les moyens à mettre en œuvre. Vous le disiez, il y a une loi qui a été votée il y a moins d'un an, une grande loi narcotrafic.
Dans le projet de loi Riposte qu'examine en ce moment le Sénat, il y a aussi quelques mesures de lutte contre le narcotrafic. Est-ce que l'arsenal législatif aujourd'hui est suffisant ? Le projet de loi Riposte que nous sommes en train d'examiner, on a commencé hier soir, je dirais, c'est un patchwork, un cabinet de curiosité. On parle des rêves partis, des rodéos, du protoxyde d'azote, des choses importantes et qui empoisonnent la vie des Français. Je le dis ici, mon groupe, le groupe socialiste, écologiste, républicain, souhaite qu'il y ait une tolérance zéro par rapport à ces situations qui ne sont pas que des incivilités.
C'est des débordements qui font que les Français les plus modestes sont les premières victimes de cela, notamment dans les quartiers populaires. Ça veut dire que votre groupe va voter ce texte ? Alors, nous regardons les sujets les uns après les autres. Je vous l'ai dit, c'est un cabinet de curiosité. Il y a plein de choses, 35 articles, mais il y a des choses qui ne nous plaisent pas. Le constat, on le partage. Mais les réponses, par exemple, la multiplication des, ce qu'on appelle des AFD, les amendes forfaitaires délictuelles, c'est-à-dire que quand vous êtes pris, vous devez payer une amende pour sortir de la menace qui pèse sur vous au niveau judiciaire. Les AFD, ça ne marche pas.
Ça ne marche pas. Seulement 24% de taux de recouvrement. Il y a plus d'un milliard d'euros qui sont actuellement dehors, qui ne sont pas payés par celles et ceux qui devraient les payer. Et on les utilise essentiellement aujourd'hui pour les petits consommateurs de drogue, ce qu'on appelle les fumettes. Donc on va utiliser un outil qui est partout dans ce texte et qui ne fonctionne pas d'ores et déjà. Donc vous voyez, nous sommes très inquiets sur la capacité du gouvernement à mettre en œuvre un texte qui réponde vraiment aux préoccupations des Français. Ce que veut ce texte ? Ce texte, c'est un texte qui se veut répondre aux préoccupations sur la sécurité du quotidien.
Oui, mais en mélangeant les choses. Je reprends un autre exemple. Vous retenez plus le côté fourre-tout que le côté texte qui s'intéresse aux préoccupations des Français ? On a des amendements que nous allons porter. On va essayer d'améliorer ce texte. On verra s'ils sont adoptés ou en tout cas au moins discutés de manière bienveillante. Mais dans toutes les hypothèses, quand on demande aux douaniers de faire le boulot des officiers de police judiciaire ou à des agents de sécurité privés d'avoir les mêmes moyens de contrôle sur les voitures par exemple que des organismes publics, permettez-moi de m'inquiéter sur une forme de confusion. Il y a une volonté, M.
Lunez est sincère, il a envie de répondre aux préoccupations des Français. Mais on est là avec un véhicule législatif qui me paraît particulièrement désordonné. Beaucoup d'amendements au Sénat, plus de 200, je crois. Vous verrez, à la Sommelle nationale, ça va être la fête du slip, permettez-moi l'expression, il va y en avoir des milliers. Mais le vote de votre groupe, il est arrêté ou ça va dépendre de l'issue des débats ? Alors, le vote aura lieu la semaine prochaine. Donc, le débat commence. Vous pourriez encore voter pour ? Peut-être qu'on votera pour certains articles. La question du vote final sera délibérée en groupe mardi prochain. Un dernier mot sur la question du narcotrafic.
Gérald Darmanin était en Algérie. Il s'est longuement entretenu avec le président Teboun Algérie où se trouvent notamment les dirigeants de la DZ Mafia. Il a raison de renouer la coopération avec Algérie ? Bien sûr. Bien sûr. Et la position de mon collègue Bruno Rotaillot, position qu'il a toujours menée, y compris en tant qu'ancien ministre de l'Intérieur, cette position de, j'ai envie de dire, de rapports de force non maîtrisés. Quand on veut un rapport de force, il faut avoir les moyens de le mettre en œuvre. On peut sauter sur sa chaise en disant l'Algérie, l'Algérie, non, non, non, non. On remet en cause les accords de 68, etc. C'est Bruno Rotaillot, là ?
Si, mais si, si on n'arrive pas à mettre en œuvre les décisions qu'on a envie de prendre, eh bien, on n'est pas à la hauteur de la situation. Il n'a pas été, Bruno Rotaillot, il était à la hauteur de la situation. L'Algérie est un grand pays, un grand partenaire de la France, avec une histoire compliquée, chacun le sait bien, lié à la colonisation. Mais c'est un partenaire qu'il faut respecter. Et j'ai le sentiment aujourd'hui que le gouvernement a pris le bon chemin et qu'au bout de ce chemin, il y aura notamment la fameuse libération de votre confrère, M. Jean-Luc Glein. Vous pensez que la libération de Christophe Glein ? Jean-Luc Glein, c'est quelqu'un mais c'est un Glein aussi.
C'est quelqu'un de votre famille politique. Christophe Glein. Mais vous pensez qu'elle aura lieu dans les jours, dans les semaines à venir ? La visite de Gérald Darmanin peut y contribuer ? En tout cas, si cette libération se déroule, peut-être par une grâce présidentielle, ce serait une bonne nouvelle et je crois que ça apaiserait ces relations qui méritent d'être normalisées aujourd'hui. Et vous avez vu notamment que sur le plan judiciaire, l'Algérie reprenez un rythme d'acceptation des OQTF, enfin des passeports consulaires qui permettent à des délinquants de nationalité algérienne de repartir vers leur pays.
Il y a un autre texte qui a été examiné et voté hier par le Sénat qui concerne un dossier que vous suivez de près, c'est la Nouvelle-Calédonie. Ce texte, il vise à élargir le corps électoral de la Nouvelle-Calédonie aux natifs, corps électoral qui était jusque-là réservé aux personnes justifiantes de 10 ans de résidence en 1998 et à leurs descendants. Déjà, est-ce que c'est un bon signal que Sébastien Lecornu soit venu lui-même hier dans l'hémicycle du Sénat ? Oui, oui. Et il a pris le temps d'expliquer ses positions de manière pédagogique, de manière apaisée, sereine. Nous ne sommes pas d'accord toujours, je vais vous le démontrer avec M.
Lecornu sur ce sujet très complexe qui est celui de la Nouvelle-Calédonie, mais qu'un Premier ministre, comme ça a toujours été l'histoire du dossier calédonien, Rocard, 88, Jospin, 98, 1998, le Premier ministre a repris ce dossier en main. Mme Moutchou était là, la ministre de l'Outre-mer, mais elle n'a pas dit un mot dans ce débat. Elle a assisté à ce débat et je connais son intérêt pour le sujet. Mais c'est important que le chef de l'exécutif puisse être présent, prenne son temps et nous dise quelle est sa vision du dossier calédonien après beaucoup, beaucoup d'erreurs, y compris des erreurs de M. Lecornu quand il était ministre en charge des Outre-mer. Quelles erreurs il a faites ?
Vous savez, le maintien du troisième référendum a été une erreur en pleine crise du Covid, en plein deuil des canaques en la matière. Il ne fallait pas tenir ce référendum et d'ailleurs, M. Lecornu a reconnu que le deuxième, le troisième référendum n'aurait pas dû être tenu dans les conditions dans lesquelles ils ont été tenus. Il y en a eu trois pour qu'on comprenne bien. Un en 2018 et en 2020 et en 2021 les trois qui ont l'indépendance. Dans le cadre de l'accord de Nouméa de 1998. Pardon, parce que vous dites Sébastien Lecornu, il prend son temps. On est dans un temps extrêmement contraint.
C'est-à-dire que là, on parle de modifier le corps électoral pour des élections qui ont lieu le 28 juin. Le Parlement a trois jours tout compris pour examiner ce texte. J'allais y arriver. Il a pris son temps politiquement devant les sénateurs. Et cela a été apprécié sur tous les bancs du Sénat. Quel est l'enjeu ? Élargir effectivement le corps électoral pour permettre les élections provinciales le 28 juin prochain. Et donc, nous, nous avons voté. Et le Sénat a voté à une très, très large majorité. Cet élargissement du corps électoral aux natifs. 10 000, 10 500 personnes qui seront concernées.
Mais nous avons refusé, en dehors de LR, l'amendement du gouvernement visant à élargir ce droit électoral aux conjoints. On a estimé que ce n'était pas le moment, c'était trop compliqué, juridiquement, pas suffisamment assis sur des réalités permettant d'éviter une censure du Conseil constitutionnel. Et donc, cet amendement a été rejeté. Et amendement rejeté du gouvernement, mais le texte, globalement, permet une avancée. Pourquoi ? Parce que vous craignez des risques d'inconstitutionnalité ? Des risques d'inconstitutionnalité. Et puis, il faut mettre cette question des conjoints dans un accord global qui devrait être négocié juste après les élections provinciales.
Vous savez, on a toujours dit au gouvernement « Vous allez dans le mur si vous voulez passer outre les élections provinciales et notamment en les reportant en décembre 2026. » Et donc, le projet de loi constitutionnel qui avait été évoqué par le gouvernement au début d'année a été rejeté, notamment pour cette raison. Aujourd'hui, nous reprenons le chemin normal. Une respiration démocratique va avoir lieu le 28 juin prochain. C'est essentiel. Et à partir de là, nous voulons que toutes les parties des loyalistes du côté droit de l'échiquier au FLNKS, du côté gauche de l'échiquier politique néo-calédonien, se retrouvent pour former un avenir.
Vous savez, la Nouvelle-Calédonie, c'est encore possible. Pourquoi c'est autant un enjeu ce corps électoral ? Ça va avoir des conséquences sur quoi ? Sur le résultat de l'élection ? On sait que c'est cette réforme qui a déclenché les émeutes il y a deux ans. Il est aussi là l'enjeu ? Ce n'est pas cette réforme qui a déclenché les émeutes. C'est l'entêtement du ministre de l'époque, M. Darmanin, qui a poussé les feux de manière brutale en disant « mais ce sera ça et pas autrement ». C'est cette question du corps électoral ? C'est le corps électoral mais là, il y a un consensus parce qu'on a pris le temps de trouver ce consensus et ne pas forcer le destin comme ça avait été le cas en 2024.
Je vous rappelle quand même qu'en 2024, en mai 2024, 14 morts, plus de 2 milliards de dégâts et aujourd'hui, j'ai ressorti les chiffres. Depuis cette époque, la Nouvelle-Calédonie a perdu 12 000 emplois. 700 entreprises ont disparu. Le produit intérieur brut de la Nouvelle-Calédonie a baissé de 15 % pour un archipel qui ne comporte que 300 000 habitants. Faites la comparaison avec la France, ce seraient des chiffres absolument insupportables pour l'Hexagone. Mais l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, c'est encore possible de l'écrire ou aujourd'hui, il y a une forme de divorce finalement entre l'archipel et la France et la métropole ?
Écoutez, je considère que le vote d'hier, et j'espère qu'il sera confirmé demain par l'Assemblée nationale, donc avec un vote conforme, sinon il y aura une commission mixte paritaire jeudi prochain, ce que j'espère, c'est que ce signe donné au peuple calédonien d'apaisement permettra de dresser un chemin, de définir un chemin qui tournera le dos à ses larmes, à ce sang qui a trop coulé sur le caillou. Le Premier ministre qui va cette semaine s'attaquer à un autre dossier et pas des moindres, les conséquences de la crise en Iran sur notre pays. Il annoncera un nouveau dispositif d'aide carburante. Quelle mesure vous attendez jeudi prochain de la part de Sébastien Lecornu ?
J'attends une décision non pas sur les carburants, enfin, si. Espérons qu'il y aura des mesures ciblées pour les plus modestes. Je vous rappelle quand même qu'aujourd'hui, on est sur des SMICAR qui, quand ils ont une voiture au diesel parce qu'ils n'ont pas le moyen de s'acheter autre chose, vont faire des pleins à plus de 100 euros. C'est quand même ça la réalité d'une grande partie de nos concitoyens les plus modestes. Et donc, ça devient insupportable. je voyais un reportage ce matin avant de venir sur votre plateau où quelqu'un mettait 15 litres d'essence dans son réservoir parce qu'elle n'avait pas les moyens de faire plus une retraitée.
Bon, c'est quand même dramatique ce qui est en train de se passer. Donc moi, ce que je demande, bien sûr, c'est les mesures ciblées, mais je demande des mesures concernant les super profits. Encore ? Malgré les déclarations du patron de Total qui dit s'il y a taxe sur les super profits, il n'y a plus de plafonnement ? Mais attendez, c'est quoi ces menaces ? Je vous rappelle, Total Énergie, M. Pouyanné, c'est une major de l'économie française et je la respecte, c'est l'image de la France, y compris à l'étranger, etc., qui ne paye pas d'ailleurs des impôts en France, c'est un autre débat. M.
Pouyanné, il est à la tête d'une entreprise qui fait 250 milliards de chiffre d'affaires, qui est valorisée autour de 200 milliards en capital. Premier trimestre, donc en pleine guerre au Moyen-Orient, 6 milliards de bénéfices. Une augmentation par rapport à l'année dernière de 51%. On ne peut pas demander un effort à une entreprise sous forme de taxes sur le super profit et d'ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à demander l'Espagne, le Portugal, l'Italie, demande une taxe au niveau européen. La France, pour l'instant, ne s'est pas associée à ces demandes tout à fait légitimes.
Donc, ces grandes entreprises qui font des profits énormes, en lien avec le conflit du Moyen-Orient, parce que tous les prix augmentent, même s'il n'y a que 20% qui passent par le détroit d'Ormouz, du pétrole mondial, devraient être solidaires de leurs consommateurs. Alors, M. Pouyanné dit, oui, mais moi, j'ai plafonné mon prix, 1,99€ pour les carburants. Mais en faisant cela, il a fait une opération commerciale incroyable parce que tout le monde est venu. Est-ce que pour le porte-monnaie des Français, ce n'est pas plus efficace de payer moins cher son prix à la pompe que de savoir qu'il fait ça ? Je demande les deux.
Je demande une mesure sur le pouvoir d'achat direct des Français par rapport au prix du litre d'essence ou de gazoil et je demande aussi une contribution de ces super-profits à l'équilibre général des Français.
Cette taxe sur les super-profits, ce sera une condition du vote du prochain budget ? Je ne sais pas
quel sera l'état du monde en septembre prochain. Mais c'est évident que pour nous, la question de la justice fiscale, la justice fiscale et pas uniquement sur les majors pétrolières, est un élément qui sera majeur dans notre détermination. Le PS, justement, qui se prépare à la présidentielle, je voudrais vous faire réagir à une déclaration de Jean-Jacques Hurvoise, l'ancien ministre socialiste qui dit qu'il n'est pas dans l'intérêt du PS d'avoir un candidat à la présidentielle, qu'il vaut mieux se focaliser sur les législatives. Vous partagez son analyse ? Non. J'ai beaucoup d'amitié pour Jean-Jacques Hurvoise, mais je considère que le Parti socialiste a toujours eu un candidat.
C'est la force d'un grand parti politique. Nous sommes le premier parti de la gauche. Mais lui, il dit que la gauche n'a aucune chance d'être au second tour. Écoutez, vous savez, il n'y a que ceux qui ne jouent pas, qui ne gagnent pas au loto. Donc, moi, je considère que nous... Vous en êtes à dire
que c'est un loto.
Non, mais attendez. Non, mais attendez. Ça peut le devenir, effectivement, si on n'a pas de ligne politique. Mais 2012, nous avons gagné. C'est vrai que 2017, 2022, ça a été une très mauvaise élection pour le Parti socialiste avec nos deux candidats. Dont acte. Simplement, moi, je souhaite que mon mouvement politique auquel j'appartiens, grand parti politique, qui a montré au municipal qu'il avait su résister, malgré toutes les menaces qui posaient sur lui et les annonces, je souhaite que nous puissions avoir un candidat. Lequel ? Écoutez, pour l'instant, il y en a un qui s'est déclaré. M. Jérôme Guedj, député de l'Essonne. Très bien. Mais il y en a d'autres potentiels. Chacun le sait bien.
Lequel a votre préférence ? Je ne parle pas de préférence. Ma préférence... Lequel, aujourd'hui, est le mieux à même de défendre le PS en 2027 pour vous ? Ma préférence, elle ira vers un candidat de cette galaxie socialiste et démocrate, écologiste, capable d'apporter une solution par rapport aux risques qui pèsent sur notre pays, à savoir l'extrême droite. Je ne veux pas de l'extrême droite. majoritaire aux présidentielles dans ce pays, que ce soit M. Bardella ou Mme Le Pen. Mais qui est le mieux à même de faire barrage chez vous ? Donc, pour y arriver, il faut d'abord affirmer cette sensibilité politique et l'affirmer de telle manière qu'elle soit devant M. Mélenchon au premier tour.
Première étape, qui est capable, homme, femme, de mettre M. Mélenchon derrière nous dans ce combat qui est un combat existentiel pour la République. Ça ne veut pas dire pourtant qu'on sera qualifiés au second tour. Mais déjà, considérez que... Est-ce que c'est Olivier Faure ? Est-ce que c'est François Hollande ? Est-ce que c'est Raphaël Glucksmann ? Attendez, en tout cas, je ne vous répondrai pas, vous l'avez compris, mais je vous répondrai sur la méthode dont je ne veux pas, à savoir la primaire. Je ne crois pas à cette idée de primaire.
Aujourd'hui, j'ai bien compris que sur les six sensibilités qui composent le groupe des Verts, 38, je crois, députés à l'Assemblée nationale, cinq d'entre elles ont leur champion. De Marine Tondelier à M. Benjamin Lucas-Landie. Cinq sur six. Moi, je ne veux pas une primaire qui soit une primaire entre le Parti Socialiste et le groupe des Verts. Ça n'a aucun sens. Ça n'a aucun sens. Il y avait comme arbitre suprême les électeurs de M. Mélenchon qui viendraient voter pour choisir celui que M. Mélenchon voudrait avoir face à lui au premier tour. Je ne veux pas de cette méthode.
Donc moi, je souhaite, et j'ai participé à la construction de construire 2027, c'est-à-dire ce rassemblement avec des Verts, des socialistes, les amis de madame... D'accord, mais comment vous le déterminez votre candidat si vous dites que la primaire, c'est mort ? Je souhaite que ce candidat devienne une évidence. La primaire est un acte soi-disant démocratique, mais qui sera pollué par le contexte politique du moment, notamment en octobre prochain. Donc, moi, je souhaite d'abord que nous bâtissions un projet politique, un projet politique entre toutes celles et tous ceux qui pensent qu'un projet socialiste et démocrate, écologiste, soit la meilleure chose pour le pays.
Et à partir de là, au travers des sondages, au travers peut-être d'un conclave, au travers de la construction d'une évidence, il faudra déterminer celui ou celle qui sera le mieux placé pour être d'abord M. Mélenchon, devant Mélenchon au premier tour de l'élection présidentielle, de pouvoir se qualifier à l'élection présidentielle autour de 18-19% manifestement. Et un élément qui est majeur, c'est non seulement de permettre de rassembler la gauche, mais de ramener les 20 ou 25% d'électeurs venant d'autres sensibilités qui refuseront... C'est-à-dire qui sont partis chez Emmanuel Macron ?
Est-ce que pour faire un barrage à l'extrême droite, vous pourriez voter, vous rallier à Édouard Philippe, par exemple ? Mais je ne veux pas d'un second tour d'une droite et de l'extrême droite. Mais ça peut passer par une candidature commune avec Édouard Philippe ? Je voulais dire quoi, une candidature commune ? Est-ce que vous pourriez vous rallier ? Vous dites le meilleur barrage à l'extrême droite, c'est qu'il y ait une union qui aille du centre droit à la social-démocratie ? Attendez, là vous êtes déjà sur l'étape législative. Il faudra une majorité législative. Pas que, ça peut être à la présidentielle. Mais M. Édouard Philippe, c'est l'homme de la retraite à 67 ans.
Ce n'est pas pour moi un progressiste. Donc je ne... Je ne vais pas sacrifier mes idées, mes convictions, mon engagement politique à M. Édouard Philippe pour qui je n'ai aucune sympathie politique particulière. Merci Patrick Caner, c'est très clair. Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin. On va regarder ce qu'il fait la lune dans nos régions. On va commencer par le dossier du narcotrafic. Une des victimes de la fusillade au Moulin la semaine dernière est à la lune de Nice matin. La détresse des blessés, c'est ce qu'on lit ce matin dans le journal de Nice. Ils ne se sentent pas pris au sérieux.
Deux des six blessés témoignent d'un sentiment d'être réduits à leur passé, privés du statut de victime. Dans le même temps, l'enquête avance. La fusillade, qui a fait deux morts la semaine dernière, a eu lieu dans le contexte d'une escalade entre deux équipes de narcotrafiquants de l'ouest et de l'est de Nice. Dans cette affaire, deux hommes et une femme ont été placés en détention provisoire. Le tireur présumé fait partie de ce groupe aérien. Et on nous continue à parler de cette question du narcotrafic qui fait la lune dans nos régions. On va à Montpellier. Bonjour Yannick Philippona. Merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes journaliste au Midi Libre.
Yannick, c'est un procès-fleuve qui s'est ouvert hier devant le tribunal correctionnel de Marseille. Tout à fait, oui, bonjour. C'est le procès du leader présumé du groupe Yoda. Yoda, c'est l'équivalent
de la DZ Mafia mais qui a perdu un peu le match face à la guerre du narcotrafic et jugé depuis hier effectivement Félix Bengui, 36 ans,
qui a eu une association fulgurante dans le narcotrafic et ça s'est soldé par une guerre vraiment qui a été sanglante en 2023 avec, on se rappelle, sur Marseille une cinquantaine de morts de narcomicides. Le terme est apparu à ce moment-là
parce que c'était la guerre des stupéfiants qui ravage un peu partout, qui fait rage
un peu partout en France, on le voit actuellement que ce soit à Nantes ou à Nice. Et que sait-on Yannick de Félix Bengui et de son parcours ?
Alors ce qui est étonnant c'est que c'est une personne qui est née à Alès, qui a grandi dans la gare à Nîmes et très rapidement dès 13 ans il commence à basculer dans la délinquance mais la petite délinquance son avocat dit lui que c'est un voleur de mobilettes stupéfiant vol, braquage il bascule ensuite à Marseille et il va y avoir une ascension fulgurante qui va être aussi corrélée liée au développement des points de deal et du narcotrafic particulièrement organisé et particulièrement lucratif on parle de points de deal pour lesquels il est jugé pouvant générer jusqu'à 100 000 euros de revenus par jour ça va faire de lui un multimillionnaire présumé ce qu'il conteste ce qu'il minimise il est ensuite parti à Dubaï puis au Maroc gérer ses affaires de là-bas c'est tout l'enjeu du procès c'est de savoir un peu comment ont été organisés ces points de deal et revenir sur ces épisodes qui ont découlé à cette guerre sanglante avec la DZ mafia Merci Yannick Filippona merci beaucoup journaliste au Midi Libre et parallèlement comptant le débat sur l'armement des policiers municipaux ça fait l'une du courrier Picard Exactement l'impatience monte sur l'armement des policiers c'est ce qu'on lit à la une du courrier Picard dans son édition Damien l'ancien maire avait bien promis que les policiers municipaux seraient tous armés au premier semestre 2026 mais dans le journal ce matin on lit que les formations n'ont toujours pas commencé on s'interroge donc dans cet article sur ce que veut vraiment faire le nouveau maire le socialiste Frédéric Fauveil Plusieurs titres de la presse régionale reviennent ce matin sur l'importance de l'apprentissage Les budgets de l'apprentissage qui sont en berne mais le système qui résiste plutôt bien lit-on ce matin dans la presse régionale les DNA les dernières nouvelles d'Alsace qui racontent que le nombre d'apprentis reste élevé dans les départements alsaciens dans le journal du centre à Nevers on lit que les restaurants d'application sont des forgeurs d'avenir professionnel Allez on parle de sport et ça y est on en sait plus sur le parcours du Tour de France 2028 c'est un peu loin mais quand même de nombreux titres font leur une dessus ce matin Beaucoup de titres de l'Est de la France on voit l'importance qu'a pris le Tour de France pour qu'on en vienne à en parler deux ans avant l'événement cette information qui est donc partout dans les titres des journaux du Grand Est l'Ardennais qui résume ainsi un départ pour Reims les Ardennes dans la boucle on n'a pas encore le tracé précis de ce Tour de 2028 mais il sera annoncé dans les prochains mois pour les prochains mois mais on sait déjà que les quatre premières étapes seront dans le Grand Est la caravane passera notamment par Metz Luxembourg fera étape à Thionville c'est ce qu'explique le républicain Lorrain dans l'Est républicain on lit que le Tour de 2028 s'offre une grande virée en Lorraine c'est le fruit de dix ans de travail c'est ce que dit le maire de Thionville visiblement ému et qui est cité dans cet article Oriane et puis surtout le Tour refait un départ en France parce que ce ne sera pas le cas lors des deux prochaines éditions on passe du sport au cinéma on termine avec la polémique qui secoue justement le monde du cinéma c'est-à-dire dans Ouest France et dans le Télégramme Ouest France qui parle de brouille avec Canal Plus quand le journal de Brest lui s'interroge sur le fait que le cinéma français puisse vraiment se passer de bolloré le groupe Canal Plus qui finance près de 20% des films français avec 170 millions d'euros par an injectés dans la création mais donc à Cannes cette année c'est une atmosphère étrange qui règne avec des festivaliers qui portent des badges zappés bollorés ou encore des sifflets dans les salles de projection lorsque le logo de Canal Plus s'affiche de quoi dire que le cinéma français traverse une zone de forte turbulence comme on l'a lu dans le Télégramme Ce sera notre débat dans quelques instants que veut Vincent Bolloré débat à suivre mais d'abord notre reportage en région et qui reste dans le monde du cinéma à l'heure du festival de Cannes on parle du bras de fer qui se joue entre les exploitants de petites salles et l'entreprise Megaram le groupe propriétaire de Multiplex ferait pression sur les distributeurs pour obtenir le monopole des sorties nationales de certains films une pratique jugée déloyale par les exploitants indépendants qui craignent pour leur survie en Gironde une pétition a été lancée en regard de ce reportage de nos partenaires de TV7
il est signé Mathis Pires voilà 2761
une pétition pour alerter sur les pressions subies par les indépendants de la part de grands cinémas on alerte les spectateurs
on alerte les élus pour que on défende l'accès au film en sortie nationale dans les petites salles comme dans les multiplex
ce directeur de cinéma fait partie du syndicat à l'origine de la pétition il dénonce des pratiques malhonnêtes qui pourraient mettre en danger la survie de son cinéma
dans un mail
que nous avons pu consulter Megarama demande à de nombreux distributeurs de films de ne pas envoyer leur production à certaines salles de cinémas indépendantes contactés la société n'a pas souhaité donner suite à nos sollicitations on a besoin de l'accès au film est-ce que c'est normal qu'on puisse se dire que ces grands établissements auraient le monopole pourraient vivre décemment et entraîner nous notre mort c'est plutôt celle-là dont on va parler c'est pas la leur c'est la nôtre dans ce cinéma de proximité de Pessac les habitants y sont attachés
ça c'est votre place qu'il faudra faire scanner voilà
et voir leur cinéma fermé est inconcevable ça m'embêterait que vraiment ils ferment ici oui tout à fait
je suis attaché au cinéma d'auteur au cinéma indépendant et pas au cinéma de faire de l'image pour gagner de l'argent le syndicat
compte profiter du festival de Cannes pour diffuser sa pétition et place au débat que veut Vincent Bolloré c'est la question réponse du groupe Canal propriété de Vincent Bolloré premier financeur du cinéma français qui ne veut plus travailler avec les signataires d'une tribune anti-Bolloré à jeter un froid sur la croisette à Cannes une tribune qui divise le monde du cinéma après les polémiques sur la ligne de CNew celle sur son rachat de Grasset que veut Vincent Bolloré pour en parler nous sommes avec Frédéric Dhabi bonjour Frédéric bonjour merci beaucoup d'être avec nous directeur général opinion de l'IFOP bonjour Sébastien Ferjoux bonjour Sébastien fondateur du site Atlantico et Françoise Degoy éditorialiste politique bonjour Françoise c'était un coup de tonnerre à Cannes alors cette tribune mais surtout la réponse de Maxime Sada le patron de Canal vous l'avez compris cette riposte Françoise j'ai parfaitement compris la tribune moi je pense que ça n'étonnera personne qui suit un peu ma conclusion et ma construction je pense d'abord que le milieu du cinéma qu'on dit frileux c'est vrai que les artistes engagent souvent pour les causes humanitaires ou les droits etc mais dès qu'on touche si vous voulez à la production il n'y a plus personne là vous voyez quand même des signatures assez prestigieuses pas simplement d'acteurs il y a Juliette Bignoche il y a Swan Arleau excellentissime acteur je vous recommande Anatomie d'une chute regardez-le re-regardez-le bref vous avez ça mais vous avez des producteurs des réalisateurs etc j'ai tout à fait compris je pense qu'il vaut mieux prévenir que guérir il me semble que le déclencheur c'est le rachat à 34% enfin la participation à 34% de UGC ça veut dire qu'on a un patron milliardaire avec des idées totalement de mon point de vue rance réactionnaire qui devient qui devient un maître de la production à la distribution on a vu les artistes ont vu ce qu'il a fait de CNews moi j'étais à l'édité avant donc je sais comment est devenu CNews ce qui est devenu Europe 1 ce qui est devenu Canal ce qui est devenu le JDD ce qui est devenu Fayard ce que va devenir Grasset Fayard vous avez le choix entre maintenant Philippe Devilliers Sarah Knafour Eric Zemmour c'est super et le journal intime de Jordan Bardella c'est génial et bien il tape avant la dérive qui paraît à mon avis inévitable
Jean-Sébastien Farge
vous l'avez comprise ou cette tribune non je le trouve assez absurde parce qu'il se tire surtout une balle dans le pied puisque ça ne reflète pas la réalité de ce qu'est Canal Plus dans le paysage culturel et cinématographique français regardez à Cannes 85% des films présentés cette année sont présentés par Canal Plus je crois que personne ne soupçonne Canal de faire un tri idéologique donc on peut prêter les intentions qu'on veut à Vincent Bolloré mais ça n'a pas de sens d'autant qu'on a besoin de champions français parce que Canal Plus c'est quoi ?
c'est le seul groupe français qui soit en mesure de concurrencer ce qui par ailleurs finance pas tellement du cinéma mais plus des séries les géants qui sont désormais Netflix ou Amazon et encore on est très très loin en termes de volume de production donc sérieusement arrêtons d'imaginer qu'il y aurait une volonté d'emprise oui Vincent Bolloré a certainement un projet et on le voit à travers plus son groupe de presse et il ne s'en cache pas mais enfin il me semble que par ailleurs la censure elle fonctionne plutôt à l'inverse et ce depuis des années poser la question Françoise moi je connais j'ai un ami réalisateur il propose des scénarios au CNC c'est toujours l'histoire des gauchistes qui dominent je ne dis pas des gauchistes je vous dis qu'il y a des sujets sur lesquels vous ne pouvez pas faire financer un film parce qu'ils sont considérés comme incorrects donc il y a de facto dans ce milieu là une forme d'emprise idéologique de la gauche et là on voit juste une gauche qui panique à l'idée de perdre son hésémonie culturelle voilà et voilà vous avez vu le débat y poser vous avez bien fait ce matin c'est une question parce qu'elle est dépassée par bien d'autres en réalité on va juste l'arbitre je vais faire non non est-ce que c'est une polémique qui prend chez les français qui est comprise et est-ce que vous arrivez déjà à voir quelle peut être leur opinion
je vais être très direct et pas comme d'habitude péremptoire absolument pas je suis frappé par l'indifférence des français sur cette question chaque semaine l'IFOP travaille sur la mémorisation spontanée c'est-à-dire une question ouverte on ne suggère pas de réponse quels sont les événements qui vous ont marqué écrasé on l'a déjà dit ici par les questions internationales qui comptent maintenant très fortement par les français l'Iran et les Etats-Unis écrasé par le pouvoir d'achat qui remonte en flèche dans l'hérarchie des préoccupations des français et je pense que ce n'est pas une surprise ça mouvement de fond les français aiment tel ou tel artiste mais la caste des artistes il y a maintenant un véritable désamour on le voyait on le voyait dans le top 50 ex-JDD que maintenant l'IFOP réalise avec TF1 et LCI avec l'effondrement des artistes il y a l'idée de déconnexion il y a l'idée que ces artistes ne connaissent pas notre vie et puis sur cette affaire en tant que telle il y a un adage qui peut prendre chez les français c'est ne mordez pas la main qui vous nourrit mais en tout cas il y a vraiment dans cette défiance généralisée à l'égard on va dire des élites c'est-à-dire il y a ce clivage gauche-droite qu'on connaît mais il y a aussi ce clivage gros-petit et les artistes ce sont des gros quand on a très récemment et je dis même au sens très large un intellectuel Geoffroy de Laguerrie qui dit ah j'étais pas là le 1er mai pour manifester parce que j'étais en vacances avec mes enfants à New York qu'entendent les français et si je veux aussi un petit pas de côté dans le cadre de l'élection présidentielle et Françoise je le sais par cœur qu'est-ce que c'était avant une élection présidentielle au-delà de la campagne c'était une recherche effrénée du côté des candidats favoris d'avoir le soutien des artistes 81 je vais donc très très loin c'était Brigitte Bardot de Funès et Alain Delon chez Giscard c'était Barbara Dalida et Piccoli ou d'autres chez Mitterrand il y a eu une petite ressuscée en 2007 maintenant c'est absolument fini donc pour résumer c'est un sujet qui bien sûr est un sujet d'intérêt mais aujourd'hui ici et maintenant il ne prend pas chez les français alors moi je vais vous répondre
je vous adore tous les deux vous êtes mes copains depuis tant d'années vous savez quoi Frédéric je m'en fous que les français s'en foutent mais vous avez mais ça commence comme ça vous avez droit
mais vous avez parfaitement droit
mais oui les français s'en foutent on peut s'en foutre de tout mais on peut se foutre de tout la réalité c'est que Jean-Sébastien bon c'est toujours l'intelligence qui va avec la mauvaise foi c'est pas la mauvaise foi non non pas vous oui oui ah oui que moi non non mais objectivement non je plaisante blague à part la tribune n'attaque pas Canal+, c'est Maxime Saada qui riposte mais pourquoi est-ce qu'il a vraiment envie de riposter forcément Maxime Saada mais vous avez évidemment le chef breton Vincent Bolloré qui ne supporte pas qu'on puisse critiquer quoi que ce soit moi je pense vraiment les équipes de Canal+, se sont heurtées elles s'en remettront
les équipes de Canal+, j'en ai un peu marre moi
les artistes aussi s'en remettront ils n'ont qu'à avoir du génie industriel et être capables de créer un groupe justement qui contrôle de la production jusqu'à la distribution je termine laisse-moi finir sinon les gens n'entendent pas de bon matin je dis juste qu'on peut s'en foutre on peut considérer que c'est la main qui vous nourrit etc.
nous sommes dans un combat culturel je ne vais pas vous faire Gramsci qui est une de mes idoles que j'adore à tout point que j'ai étudié des années et des années nous sommes dans une bataille culturelle nous sommes dans là-dedans là-dessus nous sommes déjà dans la présidentielle et les gens peuvent s'en foutre maintenant mais la réalité la réalité profonde c'est que ce combat-là c'est un combat idéologique et l'idée vous l'avez très bien dit à un moment donné on tombe toujours du côté où on penche comme disait François Mitterrand la fin de votre démonstration extrêmement polissée etc.
ça termine toujours par le monde de la gauche qui a préempté la culture basta la réalité si vous voulez mais écoutez est-ce que vous êtes d'accord après on va laisser répondre Jean-Sébastien François je le laisse répondre non parce qu'elle préempte la parole non je préempte rien du tout non mais je pense qu'il y a aussi une absurdité parce que c'est un acteur industriel enfin n'oublions pas ça Vincent Bolloré ou Canal Plus c'est un acteur qui mieux que Vincent Bolloré a compris l'importance et la réalité économique du monde dans lequel nous vivions avant il y avait des gens qui ont beaucoup misé sur les tuyaux maintenant il lui a compris qu'il fallait miser sur les contenus et c'est extrêmement important justement pour la culture française qu'il y ait encore quelqu'un qui soit capable de financer des contenus et qui soit capable d'avoir un business model qui tient parce qu'on peut s'en foutre de tout être uniquement dans l'art
et effectivement ne pas se préoccuper non plus du quotidien des français mais c'est important
qu'il y ait un grand acteur industriel français il a compris ça avant bien d'autres parce que l'explosion du nombre de supports a fait que ce qui compte maintenant ce sont les contenus premier point et deuxième point la bataille culturelle mais qui peut croire qu'elle se joue encore dans les salles de cinéma elle se joue mais bien sûr mais enfin mais elle se joue toutes les palmes d'or mais écoutez elle se joue sur les podcasts elle se joue sur les réseaux sociaux François attendez vous pouvez me répondre en suite elle se joue à l'intelligence artificielle on est en train de vivre ce monde là mais tellement dépassé mais il vit encore au 19ème siècle alors qu'elle se joue dans l'intelligence artificielle parce que ce qui est en train de se produire aujourd'hui alors on en est au balbutiement je vous l'accorde mais ce qui est en train de se produire aujourd'hui c'est que jusqu'à présent il n'y avait que justement un certain petit monde culturel qui avait le vernis suffisant pour s'exprimer correctement pour faire passer ses idées mais là l'intelligence artificielle qu'est-ce qu'elle permet elle ne permet pas juste comme l'imprimerie de diffuser des livres elle permet de mettre en forme sa pensée je ne délire pas vous allez vous en rendre compte vous délivrez j'ai dit arrêtez de penser que nous sommes un monde d'aveugles et que vous avez la sapience quand par exemple quand Paravit fait 7 millions d'entrées quand Anatomy d'une chute fait des millions d'entrées quand le vent se lève de Caneloche fait des millions d'entrées arrêtez de dire vous croyez quand je vais voir ces films j'en tire une conclusion sur ce que je dois voter non mais je pense que ça fait partie de l'influence vous devriez être heureux d'avoir des artistes qui combattent et qui montrent si haut aussi l'influence culturelle je serai heureux que nous respections la pluralité la diversité la création on va faire des films sur les choix en toute la journée vas-y
ça fait partie d'une période réduire la droite la modération je vais peut-être nuancer mon propos par rapport à ce qu'on a dit j'ai pas parlé que les gens s'en foutent je dis que c'est une certaine indifférence pour l'instant par rapport à des sujets de la vie quotidienne par rapport à un moment où on entre en pré-campagne présidentielle et dans les enquêtes qualitatives et encore on ne suggère pas des propos ou des questions aux français on attend une belle campagne pour remettre le pays à l'endroit notamment sur des sujets de la vie quotidienne pouvoir d'achat maintenant c'est vrai qu'il y a une distance de plus en plus forte vis-à-vis des artistes mais dans ce contexte de toile de fond qui est le déclin la France qui tombe il y a des éléments de réassurance forte il y a l'armée il y a nos services publics et il y a également la culture et c'est vrai que le fait qu'il y ait une exception culturelle européenne sur le cinéma le cinéma italien en termes d'audience est en mauvais état allemand etc Angleterre oui il y a Ken Loach qui est l'arabe qui veut dire le film sur le jeune qui a le syndrome de Gilles de la Tourette qui a eu un petit succès mais en tout cas la France est une véritable exception alors c'est pas dit c'est pas mobilisé spontanément par les français mais quand on suggère les choses c'est un élément de réassurance fort effectivement
Mais Françoise vous nous avez dit tout à l'heure en fait cette tribune elle est née d'une inquiétude de la part d'une partie du monde du cinéma parce qu'effectivement il manque quand même beaucoup de noms à cette tribune et beaucoup de grands noms pardon du cinéma à cette tribune mais quand même il y a effectivement 600 signataires plus d'autres qui se sont rajoutés depuis est-ce que finalement le monde du cinéma et en tout cas ces signataires ne sont pas en train de créer finalement ce qu'ils craignent Non moi je ne pense pas je pense qu'ils ont tout à fait raison Franck Vincent Bolloré et nous sommes dans un monde où on ne comprend que le rapport de force je rappelle j'en ai aussi un peu assez enfin c'est n'exagérant rien tout le monde s'en gardait d'entendre la main qui te nourrit mais c'est exactement comme d'entendre les écrivains et bien ils n'ont qu'à partir vous croyez que Canal Plus c'est quoi sans ces artistes c'est dans les deux sens que ça fonctionne j'en ai un peu marre d'entendre ces milliardaires qui font la grandeur de la France mais Vincent Bolloré sans la grandeur de la France il est Vincent Bolloré ?
Non Béran Arrarno non plus vous pensez que Canal Plus sans la grandeur des artistes et sans la créativité et bien aura une filiale qui marchera et qui sera un champion pas du tout ça va rejoindre les deux sens je vais terminer les artistes Canal Plus a autant besoin si vous voulez des réalisateurs des artistes et des producteurs de talent que l'inverse le cinéma français est financé par trois piliers le CNC France Télévisions et Canal Plus ok Canal Plus a autant besoin des artistes qui coopèrent et de grands projets qui touchent le cœur des gens et donc qui font des entrées en salle et des millions d'entrées je le redis que l'inverse donc non je ne crois pas du tout Je vous pose une question un peu volontairement provocatrice est-ce qu'en faisant ça non mais est-ce qu'en faisant ça finalement ils n'ont pas rendu service à Vincent Bolloré qui en leur permettant en lui permettant pardon d'écarter certaines personnes qu'ils ne faisaient pas ce que Studio Canal ne faisait pas écoutez ce n'est pas le sujet non mais non parce que je pense que ça n'arriverait pas je pense que Vincent Bolloré est suffisamment froid et cynique pour effectivement pour glisser là-dessus je pense que c'est du rapport de force qui est mis les artistes disent il ne fera pas ?
non je ne pense pas qu'il y aura deux c'est-à-dire qu'il ne fera pas vous qui avez travaillé il ne fera pas ce qu'il a fait attendez excusez-moi une petite télé parce que c'est news les télés ça reste des petites télés c'est bien de le dire c'est minuscule en réalité vous êtes sur des audiences honnêtement on ouvre le champagne quand on fait 200 000 téléspectateurs il ne faut pas délirer donc ces petites télés n'ont rien à voir avec le monstre par exemple qui est grassé dans le groupe grassé l'Empire qui est mondial et l'Empire Vivendi donc combien de départs chez Grassé depuis ? est-ce que quelque part partout les causes n'ont pas produit les mêmes effets ?
c'est pas parce que Grassé c'est une machine à Goncourt à Renaudot ok vous pensez que c'est en sifflant sur un tuyau en publiant le journal intime par exemple de Sarah Knafo que vous allez obtenir en Goncourt il y a un moment donné la qualité est aussi la marque et la marque est le succès je vous le dis studio au canal ne pourra pas donc quelqu'un d'autre crée une autre maison d'édition moi je crois à la pluralité à la diversité mais enfin si on n'est pas capable de se rendre compte du sectarisme qui règne quand même dans le monde de la culture je pense que ce qui exaspère les français c'est le préchipréchat c'est pas uniquement le fait qu'ils soient perçus comme des gros par rapport aux petits ils s'en foutent parce que justement ils ont cessé d'écouter ce préchipréchat regardez les seuls qui ont le droit à la préférence nationale ce sont les artistes les autres quand ils le disent ils sont fascistes et c'est anticonstitutionnel mais c'est tout le temps comme ça en réalité et donc moi je ne suis pas encore une fois pour exclure les gens et je ne crois pas justement à ces espèces en plus je ne pense pas que l'art soit spécialement de gauche ou de droite ça n'a aucun sens chez un grand artiste un militant qui est
enfin un artiste militant c'est un militant qui est moutonnier qui ne fait que projeter
on a vu ce que ça avait pu donner dans le monde soviétique l'art oui et dans le non-fasciste c'est pour ça que l'art est un combat c'est pour ça que la culture est un combat l'art officiel n'a aucun sens maintenant et même si on revient à CNUS CNUS a fait du bien au paysage audiovisuel français alors je vous le dis d'autant plus récemment que j'ai décidé de ne plus collaborer avec CNUS en raison d'un certain nombre de choses parce que je suis trop attaché à ma liberté de parole heureuse décision je vous félicite peu importe je pense que ça ne me préoccupe personne mais c'est utile pour le paysage audiovisuel français il y avait un déséquilibre idéologique il y a des tas de gens je regardais ce matin sur le Figaro il y a 92% alors c'est le Figaro ça veut dire bien sûr oui mais ça dit quelque chose de l'opinion de droit 92% des gens qui répondaient au sondage est-ce que Vincent Bolloré ou est-ce que Canal Plus a bien fait de menacer de boycott ceux qui ont signé la tribune et qui répondent oui parce qu'il y a quand même une perception par des millions de français qu'avec leur argent on leur impose un précipité
je sais bien que ça n'est pas un sondage je sais bien que ça n'est pas un sondage je vous dis que ça reflète ça reflète quelque chose de l'opinion de droite
Jean-Sébastien pardonne-moi Frédéric le sondage du Figaro l'électeur du Figaro considère par exemple que le gauchisme commence avec Emmanuel Macron donc si vous voulez à un moment donné je pense que les artistes de Cannes considèrent que l'extrême droite commence à François Bayrou est-ce que vous pouvez prendre ce chiffre de 82% c'est comme si moi je posais la question et je vais arriver avec des chiffres je vous dis que ça reflète une humeur qui disait les artistes ont raison à 92% ça n'a aucun sens
je vais me permettre de dire parce que ce dont Jean-Sébastien fait référence c'est pas un sondage c'est une consultation je ne dis pas que ça vaut rien mais c'est un c'est une logique de mobilisation on peut voter plusieurs fois ça veut dire quelque chose s'agissant du lectorat du Figaro maintenant c'est vrai que quand on fait parler les français le côté ou case inquisition fermons CNews fermons telle ou telle chaîne ça ne passe absolument pas les français sont sur une logique de diversité et je rebondis sur ce que dit Françoise qui est extrêmement juste on se focalise sur les chaînes info les audiences restent relativement modestes pour ne pas dire parfois familique c'est le cumul sur une journée qui peut faire dire à BFM à CNews nous avons eu 4-5 millions de personnes aujourd'hui malgré l'effacement de Grand Messe les JT de 20 heures de test et Fréhens 2 continuent à tout écraser et plus largement puisqu'on va rentrer en campagne présidentielle jamais les manières de s'informer des français n'ont été aussi diverses n'ont été aussi clivées générationnellement et là vous avez raison sur l'IA je rappelle qu'aux élections européennes les deux premiers vecteurs d'information des primo-votants c'est-à-dire ceux qui votaient pour la première fois et on va y voter il va avoir un rôle essentiel à la présidentielle c'était TikTok et Instagram les débats sur les chaînes de télévision avaient perdu 25 points depuis 1999
et au mieux ils fonctionnent
par petits extraits qui sont rediffusés sur les réseaux sociaux avec des effets d'algorithme donc les artistes s'ils étaient cohérents il ferait mieux de s'intéresser aux algorithmes parce que ce qui impacte vraiment la perception de l'opinion non parce que je pense qu'ils ne comprennent pas grand chose de la réalité du monde mais juste Jean-Sébastien je voudrais revenir non mais parce que vous allez pouvoir en débat je voudrais revenir sur ce que vous avez dit tout à l'heure vous nous avez dit Jean-Sébastien CNews vous trouvez que c'est utile au paysage médiatique est-ce que dans l'esprit de Vincent Bolloré c'est pas surtout utile pour faire infuser son projet politique et son idéologie politique ?
Mais parce que vous croyez sérieusement que d'autres n'ont pas de projet politique ? Pardon mais pour fréquenter beaucoup de plateaux de télévision il y a des biais partout et peu importe c'est comme ça ce qui compte c'est qu'il y ait suffisamment de canaux de diffusion pour qu'il n'y en ait pas un seul qui s'impose donc ça a rééquilibré les choses après que je vais vous dire la vision de Vincent Bolloré enfin de Xenia Fedorovna du conflit sur la guerre en Ukraine ça n'est pas la mienne justement donc c'est pas un projet idéologique Mais quand vous avez CNews, Europe 1, le JDD, Paris Match est-ce que ça finit pas par infuser ?
Paris Match est défilé en gros Est-ce que ça finit pas par infuser dans le pays ?
Mais ça marche dans les deux sens ça existe aussi et les audiences sont montées parce que oui c'est relativement faible enfin quand même une émission de Pascal Praud ou Christine Kelly ça peut être 800 000 1 million de téléspectateurs C'est fini maintenant Oui, je suis d'accord avec vous mais ça dit bien quelque chose ça dit qu'à un moment donné ça a capté l'attention parce que ça a capté une demande qui était préexistante et qui ne trouvait pas parce que je vous assure que quand moi j'écoute un certain nombre d'antennes du service public mais notamment Ça y est, ça recommence les obsessions sur le service public mais écoutez Mais mais c'est ça Ça n'est pas une obsession Ça n'est pas une obsession dès que j'entends parler Mais non Françoise pardon dès que j'entends parler d'économie Vous faites comme si la droite n'avait jamais eu un seul média Vous faites comme si la gauche dominait les médias Mais vous vous plaisantez Mais je vous rappelle l'Europe 1 de Jean-Pierre Lecaval Vous pensez que TF1 est une chaîne de dangers gaussistes bolcheviques avec le couple entre les dents Ça c'est des années Ça fait 40 ans, 50 ans Qu'est-ce que vous chantez là en fait ?
Vous chantez la messe Jean-Sébastien Vous êtes en train d'expliquer En réalité c'est de la post-vérité Vous êtes en train de faire croire aux gens que toute la presse française a été de gauche depuis la nuit des temps Vous êtes complètement contradictoire Vous nous expliquez vous connaissez Gramsci par cœur et donc la bataille culturelle Mais bien sûr qu'il y a une bataille culturelle À l'œuvre, bien sûr que le fait qu'Éric Zemmour ait fait des audiences massives quand il était sur CNews qui a fait d'ailleurs décoller la chaîne à ce moment-là Ça dit quelque chose Mais ça marche dans les deux sens À la fois ça façonne l'opinion et ça répond à une demande Ça entre en résonance avec quelque chose qui était présent et qu'on ne se trouvait pas ailleurs parce que je suis désolé Il y a des propos Allez essayer de produire un film Je vais vous dire juste ne serait-ce que sur Israël ne serait-ce que sur le 7 octobre Allez essayer de présenter un dossier au CNC Mais ça c'est une réalité Parce que moi je connais des réalisateurs à qui on refuse systématiquement leur projet Parce que le seul sujet convenable c'est parler des musulmans Et moi je ne vous dis pas qu'il ne faut pas en parler Je vous dis juste qu'il faut accepter la diversité et la pluralité des opinions et que c'est un monde qui est organisé sur quand même une domination idéologique François, la réponse C'est une espèce de...
Écoutez... Mais François, Gracet Vous savez quoi ? Quand j'ai créé Atlantico
les services de prêt de Gracet ou de Gallimard Je ne parle pas que de moi Je vous donne un exemple précis Ne voulez pas nous répondre parce qu'un libéral
c'était déjà trop pour eux Ne répondez pas à les services de prêt Il y a un sectarisme absurde Vous êtes dans une espèce de folie générale qui pense qu'il y a une censure qui pense qu'il y a une censure générale Laissez-moi finir Laissez-moi finir Le cinéma est capable de produire des choses absolument merveilleuses Vous avez dit l'inverse Mais y compris sur la question Israël-Palestine D'accord ? Arrêtons avec ça Vous connaissez ma pensée Vous savez très bien qu'elle est ma pensée par rapport à Israël etc.
Mais vous êtes injuste de dire ça Vous êtes injuste Je ne suis pas injuste que vous citez des exemples très précis de producteurs François, répondez comme ça après on revient à l'impact sur la politique et sur la présidentielle Et à la fin on a eu droit à nouveau les musulmans etc. Jean-Sébastien ce n'est pas sérieux Je ne vous parle pas de ça Ce n'est pas sérieux Je pense Je pense pour revenir à l'empire Pierre Bolloré c'est qu'il a une influence pour imposer son projet politique C'était la question Dorianne C'est-à-dire un projet d'extrême droite et de droite extrême qui moi ne me convient absolument pas D'extrême droite ou d'union des droites ?
Non D'extrême droite Ecoutez Mais écoutez et d'ailleurs regardez regardez ces news du matin au soir monosujet monomaniaque même l'électorat de droite est saturé par cela Lisez le JDD c'est à la limite c'est un fanzine maintenant Donc ce que je veux dire par là c'est que c'est son choix il le fait il le fait mais je pense c'est un peu d'impact en fait en réalité c'est un impact assez limité Mais donc les artistes ont bien fait une tribune pour rien CQFD Est-ce que ça peut avoir un impact ? On rentre là pleinement dans la campagne présidentielle Frédéric est-ce que ces médias peuvent avoir un impact électoral ?
Oui alors déjà par rapport à CNews un des succès de CNews à partir de 2017 c'était chez les Français et CNews avait une audience on croisait le vote par le fait de regarder CNews qui était beaucoup moins droitier que maintenant c'était aborder des sujets notamment sur l'institut de sécurité et sur l'immigration qui n'était pas abordé dans les médias traditionnels Maintenant l'impact sur la présidentielle je vais être extrêmement modeste J'ai parlé de cet éclatement du champ médiatique et puis les Français ça serait faux et il faut être modeste par rapport à ce que nous disons ici ce matin ne se décident pas uniquement et loin de là en fonction du discours médiatique On parle de Bauré maintenant par exemple dans les années 70 et 80 de Robert Ersan qui dominait et achetait toute la presse et Françoise vous vous en souvenez Sébastien aussi quand Robert Ersan rachetait un obscur journal local ça faisait des gros titres parce que c'était l'Empire Ersan ça n'a pas empêché la défaite de 80 parce que ce sont les mêmes réflexes de la gauche celle de 88 également je pense qu'on est maintenant sur une socialisation du vote qui est tellement différente liquide où toute une série d'appartenances de réflexes se sont absolument effondrées ça ne jouera que marginalement mais en tout cas les Français et je l'ai vu dans des enquêtes attendent des débats attendent une vraie campagne présidentielle après la frustration de la campagne de 2022 qui a été percutée par la guerre en Ukraine phagocytée par le Covid après la campagne riquiqui de la dissolution qui par définition a duré deux semaines et demie et après ces municipales on en a parlé ici où la bande passante a été complètement occupée par l'international donc au-delà de l'Empire Bouloré et des radios de gauche il faut une truc en revanche Par exemple
lors de la dernière présidentielle c'est vrai qu'il a été beaucoup dit alors que Éric Zemmour avait fait décoller CNews certes mais que CNews avait aussi fait décoller et fait la campagne d'Éric Zemmour c'est-à-dire que là ça s'est fini avec 7% ça s'est fini avec 7% Ils ne peuvent pas promouvoir un candidat et faire le jeu d'un candidat
Vous leur poserez la question Il y a les règles Non mais attendez Déjà il y a les règles de l'ARCOM D'abord l'équité entre les candidats et dans les trois dernières semaines je crois l'égalité parfaite aucune chaîne aucun média ne pourra faire ce qu'il veut de ce point de vue-là
Et moi ce qui me dérange dans tous ces projets de vouloir faire fermer des chaînes des tribunes toujours d'ailleurs il y a toujours une seule cible parce que ça va toujours enfin même si d'ailleurs je trouve que c'est totalement absurde Il y a fini par avoir une posture inverse contre le service public alors que d'ailleurs les chaînes privées sont les premières à ne pas vouloir que le service public soit privatisé Mais ce que je voulais vous dire c'est que c'est prendre les français pour des imbéciles et c'est précisément ce dont ils ne veulent plus et c'est précisément ce qui les agache à un certain nombre d'artistes qui sont très militants c'est qu'ils n'ont pas besoin qu'on leur dise où ni quoi penser ils sont capables de penser par eux-mêmes et que quand on est en permanence en train de dire oui mais attention il faudra interdire telle parole interdis ta parole parce que tel propos est dangereux c'est prendre les gens pour des cons qui ne seraient pas capables et c'est même une négation du pari fondamental de la démocratie le pari fondamental de la démocratie c'est considérer que chaque citoyen est capable de se faire un avis éclairé par lui-même pas de le gaver comme une noix d'avis autorisé Je voulais juste dire en parlant de gavage doigt vous écoutez je pense que même vous vous avez mal à la tête du matin au soir vous écoutez ces news on parle du gavage doigt vous n'avez qu'à pas écouter c'est ce que je dis à mes copains je ne regarde pas moi ce n'est pas parce que je soutiens la tribune des artistes que je suis pour la censure je me suis toujours opposé à toute forme de fermeture je pense que la démocratie française est assez solide pour résister si vous voulez à ces comment dirais-je à ces petites choses mais je dis une chose je suis d'accord avec Frédéric je pense que nous rentrons dans une présidentielle les français ont soif d'idées y compris la droite c'est pour ça d'ailleurs que je pense que les audiences des chaînes en règle générale baissent parce que les français en ont marre de la polarisation la polarisation ça fait plaisir au plateau de télé mais la réalité je pense que le pays n'est pas polarisé au point où les éditorialistes le sont je pense que les français c'est un grand peuple politique qui a besoin de grandes idées la dernière fois qu'on a fait une présidentielle d'idées je pense sous contrôle de Frédéric c'était 2007 86% de participation parce que vous aviez deux personnages
et 75% Nicolas Sarkozy
et Ségolène Royal et même Bayrou qui était au meilleur de sa forme qui révolutionnait chacun le logiciel c'était une présidentielle d'idées et 2012 ça n'a rien été du tout c'est pas faire honte à François Hollande mais il s'agissait de dégager Nicolas Sarkozy c'était assez simple 2022 2027 donc 2027 c'est la présidentielle d'idées celui qui l'oublie et bien un peu un crétin on peut quand même le dire que vous n'êtes pas mon cher ami c'est bien au moins vous finissez sur et on finit toujours au moins vous finissez par être d'accord non seulement il y a une demande d'idées mais par ailleurs le fait qu'il n'y ait pas eu de campagne comme Frédéric David rappelait lors des dernières présidentielles ou dernières élections fait que ça n'a pas purgé les tensions dans le pays parce qu'une campagne présidentielle c'est aussi le moment où on purge les tensions ça n'a absolument pas eu lieu en 2022 donc oui il faut une campagne où il y ait de vrais débats mais il faut aussi une campagne qui regarde le monde d'aujourd'hui parce que dans les inquiétudes des français on voit très bien ils ont compris que l'IA ça allait tout révolutionner tout le monde a compris tous les candidats à travail sur l'IA merci beaucoup merci à tous les trois pour ce débat passionné passionné vous savez et vous en pensez quoi merci à tous de nous avoir suivis très bonne journée à demain public sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme public sénat merci à tous
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