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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 3 mars 2016 11 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Christian Estrosi

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Comment se passent les relations depuis avec Marion Maréchal-Le Pen ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Vous allez la squeezer pendant votre mandat ? Vous n'allez pas lui parler ?

  • 3:17OuverteRéponse directe

    Pourquoi la conférence territoriale ne s'est toujours pas réunie ?

  • 4:57OuverteRéponse directe

    C'est une bonne utilisation de l'argent public, ce sondage ?

  • 6:44OuverteRéponse directe

    Que va changer votre façon de gérer la région ?

  • 8:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça passe par une initiative comme celle de Xavier Bertrand ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « 6 départements, 5 millions d'habitants, à la fois l'une des plus dynamiques de France et des plus pauvres également »
  • 0:21Invité politiqueChiffre
    « que vous avez conquis avec près de 55% des voix au second tour face à Marion Maréchal-Le Pen »
  • 3:06Invité politiqueFait
    « C'est cette responsabilité qui pèse sur mes épaules »
  • 4:31PrésentateurChiffre
    « ils sont 83% d'entre eux à trouver que c'est une bonne chose que je permette à tous ceux qui ne siègeront pas la région pendant 6 ans de pouvoir débattre »
  • 5:32PrésentateurFait
    « La première, c'est que ce marché public a été passé en 2012 par M. Vauzel, et pas par Christian Estrosi »
  • 6:02PrésentateurFait
    « faire le point régulièrement sur l'image de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et de ses personnalités »
  • 6:21PrésentateurChiffre
    « Développement économique et emploi, 54%. Apprentissage et formation professionnelle, 33%. Sécurité, 23%. La protection de l'environnement, 22%. Les transports, 18% »
  • 7:48PrésentateurChiffre
    « mon prédécesseur dépensait 150 000 euros chaque année pour avoir un stand à la fête de l'UMA à Paris »
  • 8:02PrésentateurChiffre
    « C'était 900 euros par question. Il y en a eu 42. 25 questions. 25. »
  • 8:22Invité politiqueChiffre
    « En PACA, il est aujourd'hui un peu au-dessus de 12%, je crois, et de le réduire sous la barre des 10% »

Temps de parole

  • Présentateur78 %
  • Christian Estrosi22 %

3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Christian Estrosi

Bonjour Christian Estrosi, vous présidez depuis bientôt 3 mois la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, c'est un acronyme que vous aviez promis de supprimer pendant la campagne, au moins sur les formulaires administratifs, on en parlera tout à l'heure. 6 départements, 5 millions d'habitants, à la fois l'une des plus dynamiques de France et des plus pauvres également, que vous avez conquis avec près de 55% des voix au second tour face à Marion Maréchal-Le Pen après le retrait de la gauche, qui avait appelé à voter pour vous à l'époque, vous en aviez appelé à l'esprit de la résistance, résistance, c'était votre slogan face au FN héritier, disiez-vous, à l'époque du pétainisme.

Comment se passent les relations depuis avec Marion Maréchal-Le Pen ?

0:39
Présentateur

Oh, je ne peux pas vous en dire grand chose, ils sont si peu présents dans l'actualité régionale et dans leurs propositions, leurs initiatives, voire même leurs propositions concrètes lors des quelques assemblées plénières auxquelles ils ont participé. Donc voilà, je dirais qu'il y a le soufflet de la campagne qui est retombée. Ça a été extrêmement violent pendant près de 6 mois où il a fallu mener une campagne qui n'était pas celle que je souhaitais, alors que les compétences de la région devaient porter sur l'économie, sur l'emploi, sur la lutte contre le chômage, sur la formation, sur les transports.

Le FN a créé toutes les conditions pour que nous parlions de tout sauf la réalité des dossiers de cette région et a empêché qu'il y ait un débat constructif aujourd'hui.

1:30
Christian Estrosi

Ça veut dire concrètement que la force d'opposition, la seule qui est présente face à vous au Conseil Régional avec ses 42 élus, vous allez la squeezer pendant votre mandat ? Vous n'allez pas lui parler ?

1:40
Présentateur

Nous échangeons, ils ont leur temps de parole conformément aux... Vous savez, les présidentes du groupe du FN, j'invite les deux présidents de groupe à chaque fois à venir préparer les séances avec moi pour la répartition des temps de parole, etc. Elle ne s'y est jamais présentée, elle envoie toujours son secrétaire général, un certain M. Bocatelli. Donc, forcément, nous voyons bien que je n'ai pas le sentiment que... Ah non, pas du tout. C'est une erreur, ma pardon. Pas du tout, c'est même quelqu'un qui a sévi, qui a eu quelques soucis judiciaires sur Toulon il y a quelques années de cela. Enfin, tout ce qui incarne bien l'image du FN dans notre région.

Et nous n'avons pas de relation constructive aujourd'hui. Tout cela m'importe peu. Vous savez, j'ai été porteur pendant cette période-là, dans cet esprit de résistance, de tous ceux qui se sont reconnus dans les valeurs de la République, de tous ceux qui, dans le monde scientifique, dans le monde intellectuel, du monde de la culture, de la société civile en général, du monde universitaire, d'une certaine jeunesse qui a souhaité se mobiliser, du monde cultuel aussi, avec les différentes religions qui ont souhaité se positionner et apporter leur contribution au débat démocratique. Eh bien, aujourd'hui, je suis porteur de toutes ces valeurs. C'est cette responsabilité qui pèse sur mes épaules.

Et ce n'est pas parce qu'à l'intérieur de l'hémicycle, il y a une majorité et une opposition, que pour autant, j'entends qu'il n'y ait pas un débat à l'intérieur de la région, sous quelque forme d'instance que ce soit, qui associera tout le monde.

3:17
Christian Estrosi

Vous aviez promis pendant la campagne de mettre en place une conférence territoriale, on en parlait tout à l'heure avec Karine Bécard dans l'édito politique, une sorte de conseil régional bis, où siégerait notamment la gauche, qui est absente du vrai conseil régional. Pourquoi il ne s'est toujours pas réuni ? On est trois mois après l'élection.

3:33
Présentateur

Tout simplement parce que vous savez qu'il faut en passer par des procédures, que nous avons eu la première séance plénière, qui a créé toutes les instances qui permettent à la région de fonctionner au début du mois de février dernier, que nous voterons notre budget pour que toutes ces instances puissent fonctionner le 8 avril prochain, et que c'est à partir de là que chacune de ces instances pourra fonctionner, et dès la première quinzaine d'avril, je la réunirai. Je vous dirai d'ailleurs que dans un sondage qui a un peu fait parler de lui... De manière surprenante. Je pense que vous vous posez la question. De manière surprenante. On va en parler de ce sondage, Christian.

Est-ce que vous dit la région PACA ? Parlons de la conférence régionale. Je vais vous poser la question si vous voulez bien. Je termine simplement là-dessus. J'ai voulu savoir notamment ce qu'en pensait l'ensemble des habitants de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, et ils sont 83% d'entre eux à trouver que c'est une bonne chose, que je permette à tous ceux qui ne siègeront pas la région pendant 6 ans de pouvoir débattre, et 12% seulement que c'est une mauvaise chose.

Donc pour tous ceux qui critiquent la volonté que j'ai de démocratiser, de faire en sorte qu'il y ait une instance de dialogue, et que chacun puisse écouter, confronter des idées, critiquer même ma gestion, je leur offre cette possibilité à ceux qui ne siègent pas, eh bien aujourd'hui c'est largement approuvé.

4:57
Christian Estrosi

Alors ce sondage, Christian Estrosil, le Front National et la gauche vous reprochent d'avoir utilisé l'argent du Conseil Régional pour financer donc une enquête d'opinion sur les compétences de la région, mais aussi sur votre image et celle d'autres personnalités politiques en PACA, on y apprend que vous êtes jugé expérimenté, dynamique, mais aussi autoritaire et démagogique. Franchement, c'est une bonne utilisation de l'argent public ça.

5:17
Présentateur

Oui, je crois que vous ne parlez pas des bonnes pages, puisque vous parlez simplement des 5 questions sur 25 qui ont été posées. Sur votre personnalité. Alors on va prendre les choses dans l'ordre. On ne va pas faire toutes les questions. Non, on va prendre les choses dans l'ordre. La première, c'est que ce marché public a été passé en 2012 par M. Vauzel, et pas par Christian Estrosi, et je suis surpris que vous l'évoquiez et que la plupart des médias...

5:43
Christian Estrosi

C'est vous qui l'avez évoqué, vous en avez prévu d'aborder ça un peu plus tard.

5:46
Présentateur

La plupart, vous aviez prévu de l'évoquer, mais je ne parle pas de vous en particulier, et vous, les médias, dans votre ensemble, une pratique qui est conduite par la plupart de toutes les grandes collectivités de France.

5:58
Christian Estrosi

Donc c'est votre prédécesseur Michel Vauzel qui avait lancé le marché ?

6:00
Présentateur

Qui a lancé le marché, et il y a notamment une clause qui dit faire le point régulièrement sur l'image de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et de ses personnalités. Donc on est parfaitement dans les règles du marché public passées par Michel Vauzel. Donc il n'y a rien de surprenant à tout cela. Et l'essentiel des questions, c'est quoi ? C'est priorité pour les habitants de la Provence-Alpes-Côte d'Azur. Développement économique et emploi, 54%. Apprentissage et formation professionnelle, 33%. Sécurité, 23%. La protection de l'environnement, 22%. Les transports, 18%.

Vous ne pensez pas que ce sont autant de sujets qui sont utiles pour que je ne dépense pas d'argent public dans des domaines qui ne sont pas des domaines prioritaires pour la population, mais qui au contraire me permettent aujourd'hui d'être éclairé par traitement sur ses orientations. Que va changer, Christian Estrosier, votre façon de gérer la région,

6:47
Christian Estrosi

le fait de savoir que vous êtes jugé majoritairement expérimenté et autoritaire ?

6:51
Présentateur

Non, mais ça fait partie des items sur 5 questions, sur 25 encore une fois, qui sont posées systématiquement et définies par le sondeur lui-même. Ces questions-là sont posées dans tous les sondages, dans toutes les grandes collectivités qui font appel, que ce soit à CSA, que ce soit à IFOP, à Ipsos, et à tous les grands organismes de sondage de notre pays. C'est leur questionnaire. Ce sont eux qui les définissent. Ce n'est pas moi qui les définis.

Donc voilà, ce n'est pas quelque chose qui est particulier à Christian Estrosier, mais en même temps, de savoir que ma personnalité répond aux exigences qui sont celles de nos administrés, que je fasse de ma priorité la bataille pour l'emploi, pour la formation, pour les transports, et que nous soyons en phase entre mon image et ce que j'ai à apporter dans ces domaines sur lesquels il y a des attentes profondes de l'ensemble de nos administrés. Vous savez, quand on pense que mon prédécesseur dépensait 150 000 euros chaque année pour avoir un stand à la fête de l'UMA à Paris, vous pensez que c'était plus utile de mettre... Il a coûté combien ce sondage ? C'était 900 euros par question.

Il y en a eu 42. 25 questions. 25.

8:06
Christian Estrosi

Donc 20 000 euros à peu près, c'est ça ?

8:07
Présentateur

Voilà, c'est ça.

8:09
Christian Estrosi

Allez, je voudrais qu'on parle du chômage, Christian Estrosier. 8h31, l'horloge tourne. Vous aviez promis... Mais ça peut être des dizaines de millions d'euros d'économie. Grâce aux indications. Du chômage, si vous voulez bien, Christian Estrosier. Vous avez promis de tout faire pour le faire baisser. En PACA, il est aujourd'hui un peu au-dessus de 12%, je crois, et de le réduire sous la barre des 10%. Est-ce que ça passe par une initiative telle que celle lancée par Xavier Bertrand dans le Nord, par exemple ? La création d'une sorte de pôle emploi bis, régional, pour aider les chômeurs à retrouver un emploi ?

8:39
Présentateur

Vous savez, nous échangeons beaucoup sur les bonnes pratiques avec Xavier Bertrand. Mais moi, j'applique au fond les engagements qui ont été les miens. Pendant six mois, j'ai fait campagne de manière très claire en disant ce que je ferai. Et aujourd'hui, nous sommes en train de le faire. D'ailleurs, à 11h, je rencontrerai près de 200 chefs d'entreprise, car je veux associer pour la première fois les chefs d'entreprise à ma stratégie pour l'emploi. Là où il y avait les chefs d'entreprise, d'un côté avec leur chambre aux consulieurs, leur fédération, leur syndicat. Et d'un autre côté, la région qui, avec son administration, de manière unilatérale, prenait des décisions.

Nous allons ensemble élaborer un schéma économique régional, dans lequel vous trouverez une plateforme régionale pour mettre en relation le chômeur et le chef d'entreprise. Aujourd'hui, il me paraît essentiel que ce soit à travers des guichets, ou à travers à la fois un site et un numéro vert, associé à la formation. Je vous donne un exemple. Aujourd'hui, nous avons 25 000 offres d'emploi faites par les entrepreneurs. Non pourvus dans la région. Non pourvus. Et pourquoi ne sont-elles pas pourvues ?

Parce que les formations dont la région avait la responsabilité, et plus encore aujourd'hui, notamment dans le domaine de l'apprentissage, la responsabilité aujourd'hui, avaient trois ans de décalage avec la réalité des besoins des entreprises. Moi, je veux qu'à travers cette plateforme, à l'instant même où un chef d'entreprise dit « J'ai besoin d'un technicien qualifié de telle catégorie ». Oui, monsieur. Vous allez faire du Xavier Bertrand ? Dans deux jours. Dans deux jours. Non, je fais du Christian Estrosi, pardon. Ça ressemble au Xavier Bertrand.

Je fais du Christian Estrosi, et si Xavier Bertrand ressemble à Christian Estrosi, et si Christian Estrosi ressemble à Xavier Bertrand, c'est très bien. parce qu'en tout cas, nous nous démontrons qu'à l'échelle d'une région de 5 millions d'habitants, nous pouvons apporter un modèle national, apporter en moins de 48 heures une réponse aux chefs d'entreprise pour répondre aux offres d'emploi.

10:35
Christian Estrosi

C'est bien Christian Estrosi qui est notre invité ce matin en direct de Marseille. On vous retrouve dans quelques minutes, si vous voulez bien, monsieur le président de la région. Paca, pour continuer à parler du chômage, vous nous direz ce que vous pensez, par exemple de l'avant-projet de loi El Khomri, mais d'abord la revue de presse, il est 8h34. C'est parti.