Indexation des retraites sur les salaires: "Ça fait partie des questions qui méritent d’être posées"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Catherine Votrein. D'abord on commence avec cette information France info. Deux médecins qui ont porté plainte hier au au pôle santé du parquet de Paris pour mise en danger de la personne, violence mortelle, pratique illégale d'investigation clinique.
En fait, les faits se sont déroulés aux hospices civils de Lyon avec des essais cliniques illégaux lors d'une greffe de rein qui pourrait avoir coûté la vie à un patient et dégradé la santé de quatre autres. Alors, évidemment, la justice euh fera son travail. Euh mais comme ministre de la santé, qu'est-ce que comment vous réagissez euh à ce type d'essais clinique qu'on pourrait qualifier quelque part de sauvage ?
Alors, il s'agit de de ce que je connais de ce dossier d'une utilisation de deux médicaments dont l'un n'aurait pas encore son utilisation de mise sur le marché. Vous imaginez bien que ces démarches sont particulièrement encadrées, qu'elles se font euh par décision d'équipe médicale. Et donc ma réaction c'est de dire que évidemment immédiatement enquête pour regarder si l'ensemble des procédures sont suivies parce que par définition ce sont des procédures qui nécessitent d'être totalement suivies.
Donc il y a plainte, il y a enquête, il y a inspection et euh c'est absolument indispensable de faire la lumière. Mais à minima l'utilisation d'un produit qui n'a pas d'autorisation de mise sur le marché euh ça vous le condamnez ? Moi, je ne condamne rien sans avoir le fond du dossier.
C'est à la justice de le faire. J'appelle en revanche bien évidemment à respecter tout encadrement tel que c'est prévu. Nous sommes dans un pays dans lequel nous avons des normes.
On parle trop souvent des normes en disant qu'il n'y en a trop. Il y en a qui sont fondamentales notamment en matière de santé et il est indispensable de les respecter. Est-ce que les essais cliniques sont assez assez encadrés ?
Justement, vous parliez de normes, le les essais cliniques en France sont totalement encadrés et c'est le sujet qui est posé aujourd'hui, c'est dans quelles conditions cet encadrement a-t-il ou non été respecté ? Catherine Vrin, le débat sur la fin de vie euh est de retour à l'Assemblée dans l'hémicycle, ce sera à partir du 12 mai. Il y a deux textes finalement, un sur les soins palliatifs, un autre sur l'aide à mourir.
En commission avantier, vous avez parlé de textes équilibrés, notamment le deuxème qui suscite le le plus de débats. En quoi est-il désormais équilibré ? le Alors, d'abord, je voudrais rappeler que ces deux textes ont fait l'objet de de nombreux travaux puisque il y a eu bien évidemment le travail de la convention citoyenne, il y a eu le travail des sociétés savantes, il y a eu le travail qui a été fait également sur les soins palliatifs qui était un travail conduit par le professeur Chauvin.
Nous avons l'année dernière passé une semaine en commission, de semaines en hémicycle puisque'au moment de la dissolution, nous étions à l'article 6. Et donc très concrètement, l'équilibre sur cette notion d'aide à mourir réside particulièrement dans les conditions d'accès à cette aide à mourir. Ces conditions, elles sont au nombre de cinq.
Certaines sont assez simples, elles sont liées à l'état civil. il faut être majeur. Ensuite, il faut être français ou résider en France de manière extrêmement importante.
La troisième qui est un point très important, c'est l'état de santé du patient. Le pronostic vital. Voilà.
Et donc vous savez que le texte initial était sur pric engagé ou court à moyen terme. Il y a eu beaucoup de discussions sur le fait de la difficulté par les professionnels de santé, par les sociétés savantes de cette notion de moyen terme. C'est la raison pour laquelle dans les débats nous étions arrivés à une discussion sur phase avant pronostic vital engagé phase avancée ou terminale. saisi la haute autorité de santé et nous aurons avant le débat dans l'hémicycle la réponse de la haute autorité de santé sur cet élément.
Le journal Le Monde croit savoir dans dans l'édition daté aujourd'hui que que qu'elle doit donner une réponse qui serait de dire que c'est difficile voir impossible à évaluer le moyen terme. Alors pour avoir échangé avec le président de la Haute Autorité de santé même si je ne suis pas son porte-voie, j'ai compris que nous aurions une réponse sur la notion de phase avancée ou terminale. Alors phase avancée ou terminale pour être extrêmement concret, on se souvient de tout ce débat sur quelle maladie ça peut concerner.
Est-ce que là spécifiquement vous pouvez nous dire voilà tel type de maladie par exemple on se rappelle de la la maladie de charco ce enfin de certains patients atteint de la maladie de charco seront concernés ou pas ? Est-ce que ça ça aide à y voir plus clair concrètement C'est effectivement cette idée de patient dont on sait que les traitements malheureusement ne leur permettent pas d'avoir une issue. Et c'est ça le sujet et c'est l'idée de cette phase avancée ou terminale.
Et effectivement, on sait combien la demande de nos concitoyens est autour de ce type de pathologie. Mais c'est plus restrictif que ce qui avait été prévu initialement quand on alors quand quand on écoute les termes simplement. Di pas que c'est plus restrictif.
La l'autre élément dont nous n'avons pas parlé et que je veux absolument mettre en avant dans les puisque nous n'avons parlé à ce stade que de trois conditions. Il y en a deux autres et les deux autres ce sont c'est la souffrance physique ou psychologique réfractaire, c'est-à-dire cette souffrance que l'on ne peut pas parvenir à soigner. Et 5è point qui est absolument majeur à mes yeux, c'est la notion de discernement du patient.
En d'autres termes, et ça c'est vraiment un point très très important, c'est le patient. Et exclusivement le patient qui est en capacité de demander à bénéficier. C'est ensuite le médecin qui après avoir échangé avec un médecin de spécialité et avec un membre de l'équipe qui peut-être un infirmier ou un troisème médecin, prendra la décision de l'éligibilité ou non.
Donc le point vraiment important qu'il faut que l'on garde parce que je reviens sur votre question, un des grands débats a été de se dire si le patient n'est plus conscient est-ce que l'aide à mourir est possible ? En l'état du texte et j'y suis personnellement très attaché, si le patient n'a plus son discernement, ça n'est pas possible. La la loi ne pré, vous le dites, ne prévoit rien pour ces patients qui sont déjà plus capables d'exprimer un consentement, qui sont dans un coma parfois profond et de longue date, ce qui entraîne beaucoup de de souffrance des familles et de demandes des familles, on estime qu'ils sont entre 1500 et 2000 dans ce cas-là.
Oui, mais la question parce que la question c'est vraiment la vie du patient et c'est le patient qui est l'acteur de sa vie et l'acteur de sa parce que la seule solution dans ce cas c'est la sédation dans la texte actuel de la loi Cless Leonetti. Oui. Que certaines familles et je vais vous citer les mots d'un d'un papa qui était pour tout vous dire hier soir sur France 5 qui parle d'une agonie très lente qu'on ne supporterait même pas pour un animal.
Eux, eux ont un fils qui est dans cet état depuis 20 ans et c'est devenu insupportable. Mais une sédation euh peut durer plusieurs semaines. Je comprends.
Mais je pense que aujourd'hui notre société est dans une démarche qui est une démarche d'accompagner mais d'accompagner le patient. Nous sommes nous parlons de vie et de mort. Nous parlons d'une décision qui sera irrémédiable.
Il faut quand même en être conscient. Et c'est la raison pour laquelle dans ce texte à plusieurs reprises, le patient aura à dire la volonté qui est la sienne. Au départ, c'est lui qui demande à bénéficier de l'aide à mourir.
Il y a un deuxième élément où il a le retour de l'expertise médicale. Et ça n'est pas parce qu'on va lui dire monsieur vous êtes éligible que vous madame que forcément le lendemain ou 3 jours après, il faudra qu'il réitère sa demande et au moment de d'absorber ou de voir le produit injecté, il devra redire sa volonté. C'est dire que cette notion vraiment de discernement du patient est absolument majeure.
Alors, il y a la question des médecins aussi dont on sait que un certain nombre du corps médical est opposé ou un minima un petit peu sceptique sur cette sur cette possibilité donnée. Est-ce que vous avez voilà est-ce que vous avez quelque chose à clause de conscience clause de conscience médecin infirmier les deux. Donc ça ce qui veut dire pour que ce soit clair pour chacun que aucun médecin, aucun soignant ne sera obligé de pratiquer l'aide à mourir.
Et l'idée c'est que il puisse y avoir en fait un registre, c'est-à-dire que les gens qui souhaitent le faire soient identifié et donc le médecin qui dit "Vous êtes éligible mais moi je ne pratique pas ce type d'acte." Voilà qui peut le faire pour pour qu'il puisse plus patient puissent trouver et ça peut être fait aussi bien en milieu hospitalier que bien évidemment d'hospitalisation à domicile. On sait qu'une immense majorité des Français sont favorables à une forme d'aide à mourir.
Chaque parlementaire évidemment se déterminera individuellement. On sait que s'il faut tracer des grandes lignes. Le Rassemblement national et les Républicains sont plutôt majoritairement contre.
Est-ce que vous avez espoir que ce texte soit adopté fin mai ? Vous savez, je crois que c'est ça fait partie de de ces débats de société extrêmement pardon important et en fait chaque parlementaire a son propre avis et à ce stade il y a 162 nouveaux députés à l'Assemblée nationale. Je ne prétends pas connaître évidemment la vision de chacun d'entre eux.
Donc je pense que ça fait partie de ces textes pour lesquels le débat est absolument important parce qu'un parlementaire peut arriver avec une opinion sur le sujet et sortir avec une autre. Donc la qualité des débats, le respect, l'écoute des uns et des autres. Moi, j'aborde ce débat euh évidemment avec beaucoup d'humilité, beaucoup de volonté d'écoute parce que je crois que c'est comme ça que nous cheminons ensemble.
Est-ce que vous envisagez que ce texte puisse ne pas être adopté ? Écoutez, ce sont deux propositions de loi. Moi, ma volonté, c'est évidemment d'accompagner euh les rapporteurs sur ce texte et que le débat c'est au parlementaire d'en décider.
Je suis profondément républicaine. Je respecterai bien évidemment le vote des parlement. Je sais que c'est parfois genre de texte qui nécessite beaucoup de temps et parfois beaucoup même.
Mais oui, mais alors je pense que si vous voulez, nous sommes sur un texte où l'obstruction parlementaire ne serait pas la hauteur des enjeux. Je crois que sur des sujets aussi importants nécessitent que nous fassions du fond, pas de l'obstruction. Euh, il faut qu'on dise un mot quand même de l'autre proposition de loi sur les soins palliatifs euh avec une question centrale évidemment, celle des moyens.
Oui. Euh aujourd'hui, c'est 1 milliard et demi de budget et en fait on met par an, vous avez pris l'engagement de d'un milliard sur 10 ans, ce qui fait à peu près 100 millions sur l'exercice là 2025. Euh sauf que les besoins sont bien supérieurs.
Je je vous donne juste le le la Cour des comptes en 2023 qui dit 380000 patients sont susceptibles d'en avoir besoin de ces soins palliatifs. Seul la moitié y a accès. Alors, je vais vous répondre une chose très simple.
Premièrement, j'ai tenu mon engagement, c'est-à-dire que dans le budget pour l'exercice 25, il y a bien 100 millions supplémentaires. Mon énorme sujet sur lequel je travaille avec le ministre de la santé auprès de moi, Yannick Neer, c'est sur la formation. Parce que derrière tout ça, il y a pas qu'une question d'argent, il y a une question de formation de professionnel. et tout le formation initiale des étudiants médecins, pas forcément initial, ça peut être ça peut être en cours de carrière, mais ce qui est important c'est qu'on est partout des unités de soins palliatifs au moment où on se parle, j'ai encore euh quinzaine de départements dans lesquels il faut pouvoir ouvrir des unités de soins palas alors c'est au-delà de la notion de coût, c'est beaucoup plus une notion de formation des médecins.
Je vous donne un exemple. Mais attendez, quand vous dites qu'il une quinzaine de départements, on imagine que c'est pas dans les deux trois prochaines années que ça va pouvoir être Vous avez fixé des écheurs ? Bien sûr que oui.
Et mon objectif et c'est pas avec 100 millions. Pardon, je regroupe les deux questions mais non mais il y a il y a déjà des budgets qui existent. Je vous donne un exemple.
J'étais dans l'orne il y a un mois où je suis allée ouvrir un service à FLIR pour être tout à fait précise et derrière cette année, j'ai bon espoir d'en ouvrir une dizaine en fonction des gens et donc des professionnels de santé. Et l'objectif c'est fin 26 d'avoir ouvert partout partout sur le territoire. Catherine Vrain, vous restez avec nous.
Ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles. On se retrouve juste après votre filo. Marine Clet, il est 9h mo plus de 2 millions de voitures désormais doivent passer au garage après Citroën et Volkswagen, Toyota et Mercedes rappellent leur véhicule.
Ils comportent des airbags défectueux et potentiellement dangereux. Des modèles de 2001 à 2018 sont concernés. Alors que le président américain Donald Trump suspense sa deuxième vague de tarif douignier, Emmanuel Macron, le président français parle ce matin d'une pause fragile.
L'Union européenne, elle a suspendu sa riposte jusqu'à mi-juillet. Un ancien médecin ORL condamné hier à 4 ans de prison ferme coupable d'agression sexuelle sur sep patients dont deux mineurs, la plupart sont des jeunes hommes. L'agresseur a été placé en détention directement à l'issue de l'audience.
Après 12 ans de retard et 2 mois de fonctionnement seulement, le PR de Flamandville est de nouveau à l'arrêt. Redémarrage prévu aujourd'hui, repoussé pour maintenance. La pleine puissance du réacteur est attendue pour cet été.
Et puis Monaco vainqueur sur le parquet de Lasvel hier soir 8378. Les Monégasques sont assurés de disputer les phases finales de la prestigieuse Euroleue. Le Paris Basketball lui a battu l'Alba Berlin et disputera pour sa part les matchs de qualification pour ses quarts de finale.
France info le 830 France info Berang Gerbondte Adrien Bec et ce matin Catherine Vrin ministre du travail de la santé des solidarités et des familles et donc de toute la protection sociale si on peut appeler ça comme ça même si c'est plus dans l'intitulé du du ministère. Euh la Cour des comptes a rendu hier un nouveau rapport sur les retraites demandé par le par le gouvernement dans le cadre du conclave qui a dû vous faire plaisir. Je sais pas s'il m'a fait plaisir mais en tout cas euh il met en avant un certain nombre d'éléments sur le fait que bien évidemment pour conserver notre modèle nous avons besoin de produire plus parce que la question finalement c'est de se dire pour garder ce modèle comment est-ce qu'on peut le financer ?
Avons-nous les moyens ou pas de garder le modèle ? Vous l'avez dit, le modèle de protection sociale en France sli d'euros et un déficit de 22 milliards 100 millions d'euros. Donc c'est ça la question aujourd'hui.
Je dis que ça doit vous faire plaisir parce que c'est c'est d'ailleurs ce que le patronat a retenu hier du rapport et que pointe la cour des comptes qu'il faut augmenter le taux d'emploi des seniors et des jeunes. Alors ça c'est un élément que j'ai mis en avant depuis un bon moment parce que effectivement pour être très précise nous avons un taux d'emploi des jeunes de 34 % là. Alors, je pense qu'il faut qu'on précise qui est le taux d'emploi.
Le taux d'emploi, c'est le nombre de jeunes en âge de travailler qui travaillent par rapport à la totalité du nombre de jeunes qui pourraient travailler. Valable aussi pour les seniors. D'ailleurs, Idem, c'est la la notion du taux d'emploi.
Et on a le même problème pour les seniors puisque actuellement nous avons un taux d'emploi des seniors à 56 %. Si je regarde l'Allemagne, on est à 49 %. Donc vous voyez 34 en France, 49 % en Allemagne et chez les seniors 56 % en France et 73 % en Allemagne.
Bon ça c'est le constat Catherine Vin. On a l'impression que ça fait 15 ans qu'on entend ça. Pardon de vous le dire mais attendez moi je vais vous répondre très concrètement.
Vous savez ce que ça fait en sonant et trébuchant ? Oui c'est c'est des dizaines de milliards. Ben on va on va se le dire hein.
C'est 20 milliards. Et voyez je viens de vous parler d'un déficit de 22 milliards. Donc vous voyez c'est extrêmement simple finalement si j'ai ça c'est très simple sur le papier.
C'est concrètement on a l'impression que c'est un petit peu plus compliqué. Non, mais c'est extrêmement important qu'on se le dise parce que ça montre bien que effectivement si on a cette capacité d'augmenter le taux d'emploi, on répond très largement à notre sujet de modèle de protection sociale. Et donc là, il y a incontestablement une réflexion à se poser sur pourquoi est-ce que au moment où on se parle, on a plus de 500000 jeunes qui ne sont ni en emploi ni en formation.
Et ça c'est un sujet. Et sur l'emploi des seniors, le rapport de la Cour des comptes montre que on a une légère amélioration. Il a un petit peu augmenté et il a un petit peu augmenté parce que c'est l'effet de la loi de 2050.
Mais ça n'est pas suffisant. ça n'est cette loi c'est c'est ça voudrait enfin si on caricature on pourrait dire bon bah faut encore augmenter l'âge de départ pour que le taux d'emploi des senior vous avez vu que dans le rapport de la cour des comptes il y a un autre élément qui est également mis en avant qui d'ailleurs se pratique dans d'autres pays c'est la notion de l'espérance de vie puisque on a aussi un sujet qui est important qui est et c'est une très bonne nouvelle l'augmentation de l'espérance de vie. Tous ces éléments sont intéressants parce que vous savez que la délégation permanente est encore Attendez, c'est-à-dire que indexer quelque part l'âge de départ sur l'espérance de vie pourrait être quelque chose de pertinent.
Je laisse la délégation permanente et c'est ce j'arrivais de dire que actuellement nous avons des partenaires sociaux et des représentants des organisations syndicales qui travaillent ensemble sur le sujet. Laissons-les avancer. Moi, je me suis fixé une règle depuis le début de la délégation permanente qui est de ne pas commencer à commenter ceux sur quoi on leur a demandé de travailler.
Donc je vous fais part de ce qui vous intéresse quand même. Ouais, bah bien sûr. Je je si on s'arrête une seconde sur le taux d'emploi des seniors, des seiors, on pourrait dire la même chose des des des jeunes, mais ça ne se décrète pas d'un d'unun claquement de doigt. et ce ne sont pas des dans la plupart des cas des gens qui qui ne souhaitent pas travailler.
Mais on va prendre plusieurs exemples. On va se dire que sur les jeunes, on voit le président de la République a souhaité dès 2018 dans l'esprit de la loi plein emploi d'aller beaucoup plus loin sur l'apprentissage et on voit que pour les jeunes, ça a été un des éléments qui permet à des jeunes d'être plus vite sur le marché du travail et c'est probablement une des raisons de notre écart sur le taux d'emploi des jeunes avec les Allemands. sur la partie qui est la partie taux d'emploi des seniors.
Là, on voit évidemment l'incitation à travailler plus, mais également la notion qui reste extrêmement importante qui fait partie d'ailleurs des sujets que discute actuellement la délégation permanente. C'est les sujets d'usure professionnelle, c'est les sujets de de bilan à mi-carrière. Il y a encore beaucoup de choses sur lesquelles on peut travailler.
Il y a aussi Catherine Vrain un autre sujet qui parfois compris dans une partie de la jeunesse peut susciter un petit peu de colère quelquefois c'est l'indexation des retraites sur l'inflation. La Cour des comptes justement suggère pour plus d'équité de non plus l'indexer les indexer sur l'inflation mais sur les salaires. Est-ce que c'est pas du bon sens ?
Mais ça fait effectivement partie des questions qui méritent d'être posées puisque dans le premier rapport de la Cour des comptes, il était très clairement indiqué que la France consacre 14 % de son produit intérieur brut au retraite et qu'en moyenne, alors je suis très prudente sur les moyennes, en moyenne un retraité c'est 400 milliards par an quelque chose comme ça. Mais surtout en moyenne un retraité français à 99,8 % du revenu de qu'il avait en activité. Je dis bien en moyenne parce que on va tout de suite trouver le contreexemple euh d'une petite retraite agricole ou commerçante.
Donc je suis prudente avec les moyenne. Mais pour autant le chiffre mis dans le rapport de la Cour des comptes, c'est celui-là. Si je reprends l'exemple de l'Allemagne, c'est 10 % du produit intérieur et c'est 88 % en moyenne le revenu du retraité allemand.
Donc on voit qu'effectivement il y a un sujet et on voit bien aujourd'hui que le niveau de vie des retraités français dans leur grande majorité est pour certains supérieurs au revenus d'actifs. Donc c'est un sujet. C'est-à-dire que quand enfin vous voilà vous posez le sujet Catherine Votrein mais euh faut bien que quelqu'un décide à un moment donné vous comptez sur qui ? compter sur les partenaires sociaux pour dire on va désindexer les retraites.
Je ne vous dis pas que je compte sur les partenaires sociaux exclusivement. Je vous dis que je respecte le travail qui est celui de la délégation permanente voulue par le premier ministre. L'indexation des retraites, c'est une décision gouvernementale.
Oui, mais je suis d'accord avec vous. Mais on va commencer par laisser la délégation permanente nous faire ses propositions, conclure et ensuite le gouvernement prendra ses responsabilités. Ça n'est pas à moi au moment où nous sommes encore euh à un moment où la délégation permanente travaille de commencer à dire ben voilà la solution grand 1 grand 2 non mais sur l'indexation vous pourriez y avoir un avis pour financer la protection sociale vous alertez souvent sur la baisse de la natalité euh il y a aussi des chiffres de la mortalité infantile qui sont sont qui sont tombées et qui est l'une des plus élevées en Europe.
On est 23e la France sur 27 sur 27 27 pour moi. Euh non, la question une des questions, c'est c'est c'est où en est notamment ce registre national de de la mortalité infantile que que réclament les personnels soignants dont on parle depuis longtemps et qui permettrait de connaître les causes pour essayer d'améliorer la situation. Je vous réponds sur deux choses.
D'abord sur la natalité, on a la natalité a baissé de plus de 20 % depuis 2010 naissances en moins pour être très concrète. 670000 naissances en 2024 et le point très inquiétant 650000 décès. Donc vous voyez que c'est quand même très important. avec des des des des des questions d'infertilité avec des questions de Alors mais on va venir alors je peux vous répondre sur effectivement vous avez raison il y a deux types d'infertilité il y a l'infertilité médicale chez les femmes comme chez les hommes et chez les couples qui augmente considérablement l'âge du premier enfant 31,1 ce qui est très élevé qui évidemment peut mettre à mal des projets de maternité.
Et alors pour revenir sur votre question précise sur la mortalité infantile, en fait ce qui me frappe c'est que non seulement les chiffres sont mauvais mais les causes ne sont pas bien identifiées. C'est-à-dire qu'au moment où on se parle, on potentiellement on pense à des problèmes de néonatalité, on pense à des sujets qui sont liés à l'âge de la femme, pas forcément d'ailleurs chez les femmes les plus âgées. On a des sujets de précarité, on a des on a donc plusieurs facteurs.
Donc j'ai décidé de mettre en place un registre qui permettra d'analyser chaque décès parce que ce que l'on voit c'est que ces décès se produisent entre la naissance et le 27e jour de vie pour les 3/4 d'entre eux. Donc il est extrêmement important que pour répondre à ces situations dramatiques, on puisse identifier les causes. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de mettre en place ce registre.
Il y a un deuxième sujet que je vais regarder. Les l'ensemble des décrets autour de ces sujets date de 1998. Je pense qu'il est plus qu'urgent de les revisiter.
Euh de deux petites questions de d'actualité pour pour terminer. D'abord devant la commission d'enquête sur le scandale Betaram hier, deux enquêteurs chargés de l'affaire au moment de la première plainte pour pour viol contre un prêtre de l'établissement ont confirmé sous qu'il avait bien eu une intervention de François Baïou auprès de la justice, ce qui avait même retardé la présentation du père Caricar au juge. François Baou prétend toujours qu'il n'était au courant de rien.
Qui croire ? François Baou s'est engagé à aller à devant la commission d'enquête. Je crois que la date est fixée et je ne doute pas que le Premier ministre dira tout ce qu'il a à dire et je veux lui dire aujourd'hui le soutien qui est le mien.
Qui croire ? Je n'ai pas de jugement porter. Je ne connais pas ce dossier et le premier ministre participera à la commission d'enquête personnellement.
Commission d'enquête, vous vous engagez souser à propos de commission d'enquête, certains ont été surpris euh par le refus d'Alexis Colère, le le l'ex secrétaire général de l'Élysée, donc Bradrand Emmanuel Macron, de se de se présenter devant la commission d'enquête sur les eaux en bouteille. Est-ce que c'est quand même normal à vos yeux qu'une qu'un haut fonctionnaire que le numéro 2 de l'Élysée puisse refuser au titre de la séparation des pouvoirs de se soumettre à un contrôle du parlement ? Je pense que Alexis Colaire a euh respecté euh le devoir qui était le sien.
Et donc à ce titre-là, je n'ai pas de commentaire particulier à faire. On ne doit pas rendre des comptes quand on a été un proche du président qu'on a été amené aux responsabilités. C'est aujourd'hui quelqu'un qui a eu la confiance du président de la République.
Aujourd'hui, il a quitté l'Élysée. Il a servi le pays pendant 7 ans et à ce stade, je pense que il a respecté l'ensemble des obligations qui étaient les siennes. Ce qui n'empêche pas de l'avoir à justifier devant les parlementaires.
Oui. De même que vous disiez François Baou va s'expliquer premier ministre. Bah oui, mais euh ce que secrétaire général de l'Élysée, c'est pas rien.
Dernière chose, il y a Elbron Pivet, la présidente de l'Assemblée, sort un livre euh dans lequel elle dénonce le sexisme en Macronie et sa déception. Elle dit sa déception sur le fonctionnement euh notamment la verticalité du pouvoir. Sur les deux sujets, quelle est votre expérience à vous après quoi 18 mois comme ministre de trois gouvernements de la Macronie ?
Elle dit aussi que quand on est une femme, il ne faut rien demander, il faut prendre. Je suis parfaitement d'accord avec elle. Je fais partie de ces femmes.
Mais ce qu' ce qu'elle dit, c'est qu'on a tenté de l'empêcher de prendre notamment le perchoir, notamment la présidence de la commission des lois. Elle a montré sa capacité à le faire et je ne peux que la féliciter de ce qu'elle a fait. Mais est-ce que vous vous avez à à voilà, il s'agit pas de pleurnicher mais quand même un sujet.
Moi jamais moi je n'ai jamais pleurniché. J'ai ce que j'ai eu, je l'ai eu parce que j'ai bossé, parce que j'ai je me suis engagée depuis toujours et quand j'ai voulu, j'ai obtenu. Et je pense que ça c'est les femmes en politique, ça reste un sujet.
Et je dis à toutes les filles, allez-y, ça vaut la peine, n'attendez pas qu'on vous donne, prenez. Non, mais en Macronie, elles sont traitées de la même façon pour vous. Vous savez, je pense que la vie politique est passionnante, elle a des règles et on a tout intérêt à s'engager et en tant que femme, on a une responsabilité, c'est d'accompagner celles qui nous suivent.
Moi, je suis ravie par exemple de voir que dans mon ancienne circonscription est aujourd'hui une femme qui est l'ormilaire, qui est hyper engagée. Et ça aussi, c'est important et on a nous en tant que femme une vraie responsabilité, c'est d'accompagner celle qui nous suit. Merci Catherine Vin, ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles.
Noté que dans le cadre d'un appel à la grève déposé par les syndicats CFDT, CGT, FO, SNJ Sud et UNA de Radio France contre le projet de holding de l'audiovisuel public, ce programme a été réaménagé. Yeah.
Catherine Vautrin