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interviewINA (sur YouTube)· 2 juillet 2012 9 min

[Plateau invité : Thierry Breton]

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] alors Thierry von je le disais les Français vous connaissent peu lors du départ de Nicolas Sarkozi vous avez déjà failli être au ministère de l'Économie à l'époque on dit que vous aviez refusé pourquoi avoir accepté aujourd'hui vous savez je suis un entrepreneur et et quelque part un entrepreneur au service de l'État ça fait longtemps c'est pas aujourd'hui et j'estime que à partir du moment où les plus hautes autorités de la République vous demande de venir servir votre pays et bien on doit dire oui alors j'ai dit oui c'est vrai que c'est un métier nouveau pour moi même si je connais bien les rouages de l'État même si je connais bien le monde politique j'ai été moi-même un élu quand j'étais jeune et puis aussi vous savez Carol Gessler c'est un honneur c'est un honneur que de servir son pays alors vous avez dit oui à qui à Jean-Pierre àarin ou à JAC shirac lui-même c'est le premier ministre qui a proposé au Président de la République de me nommer et bien quand ils m' on informé j'ai dit oui alors est-ce qu' en tant que ancien responsable de France técom vous allez aujourd'hui vous interdire de traiter bah les dossiers qui concernent les Télécom on parle de conflit d'intérêts est-ce que vous allez vous prémunir de ces potentielles accusations Carol Gessler pour qu'il y ait conflit d'intérêt il faut qu'il y ait intérêt alors les intérêts de quoi s'agit-il j'ai été nommé vendredi soir pendant le weekend je me suis démis de l'ensemble de mes mandats d'administrateurs bien entendu chez France Télécom mais aussi dans d'autres entreprise et puis surtout j'ai pris une précaution j'étais propriétaire de 11000 actions France Télécom j'ai demandé à un mandataire extérieur de les vendre immédiatement ce qui fait qu'aujourd'hui je n'ai plus d'intérêt chez France telléecom par ailleurs je suis le ministre de l'économie des finances et de l'industrie et effectivement dans l'industrie il y a tout un tas de secteurs dont le secteur des télécommunication il se trouve que le ministère de l'Industrie avait comme prérogative l'organisation de la régulation des télécommunication une loi a été votée l'année dernière la loi dit Paquet Télécom c'était une transposition du une directive européenne les décrets d'application ont été passés il y a quelques semaines depuis quelques semaines effectivement le ministère n'a plus rien à voir dans la régulation ceci a été confié à l'autorité indépendante des télécommunications donc oui Carol Gassler j'exercerai la plénitude de mon mandat y compris sur le secteur global des télécom alors on a vu la méthode Thierry bereton chef d'entreprise est-ce qu'elle est transposable pour gérer l'économie de la France vous savez la France c'est pas une entreprise la France est une collectivité la France est un pays et encore une fois ce qui est peut-être transposable c'est l'animation des équipes il y a 190000 agents dans mon département ministériel ils sont performants euh ils aiment ce qu'ils font et bien je vais essayer avec eux précisément de relever les défis mais je le redis la France n'est pas une entreprise la France a des lourdeurs la France a des héritages la France a aussi beaucoup d'atouts et bien à moi de mettre ses atouts en musique mais sincèrement quel est aujourd'hui votre marge de manœuvre sachant que on l'a vu he le chiffre du déficit est très conséquent de la dette publique aussi de la France 17000 on l'a dit euros par par français quelle est aujourd'hui votre marge de manœuvre vous savez dans toutes les situations difficile que j'ai rencontré dans ma vie et je commence à en avoir rencontré un certain nombre j'ai toujours vu effectivement un moment les difficultés Auber ce qui est de positif alors pour la France on parle beaucoup des difficultés c'est vrai que le ministère de l'économie et des finances parle beaucoup parce qu'il est quelque part responsable des chiffres et les chiffres aujourd'hui on l' rappelé tout à l'heure en 1980 la dette de la France était de 90 milliards d'euros aujourd'hui elle est de plus de 1000 milliards d'euros donc effectivement cet ensemble cette héritage quelque part collectif et bien il faut le gérer mais il faut pas le gérer uniquement en disant on est content parce que on a fait 10 ou 15 milliards de moins c'est important on le fera je vais m atteler il faut aussi savoir retrouver chez les entrepreneurs chez les salariés chez l'ensemble DESS compatriote l'envie de se battre mais mais quel engagement vous pouvez formuler aujourd'hui sur la réduction des déficits qu'est-ce que vous direz lundi à Bruxelles avec les ministres des des finances alors voyez-vous je me suis tout de suite attelé effectivement sur à ce dossier puisque vous avez raison lundi j'ai mon premier ecofine à Bruxelles et donc nous allons parler bien entendu du pacte de stabilité alors aujourd'hui on a annoncé Linc hier a annoncé effectivement que le déficit pour l'année 2004 est de 3,7 %. j'ai bien regardé l'ensemble du dossier je me suis entretenu avec l'ensemble des directeurs je me sens à l'aise pour dire que effectivement l'année prochaine en 2006 on sera en dessous de 3 % ça je le sens bien il y a encore des enjeux c'est pas gagné mais je prends ce pari et je suis sûr qu'on le tiendra h ce pari mais sur sur quel critère comment vous ferez concrètement ah vous savez il y a des tas des dynamiques qui sont engagées il y a déjà des tas de choses qui ont été faites il y a une dynamique aujourd'hui l'État réduit ses dépenses par ailleurs il y a encore beaucoup de dépenses à réduire sur ce point du reste sur ce point du reste sur les dépenses il y a comme dans toute organisation humaine des dépenses qui sont utiles des dépenses qui sont quelquefois inutiles ou qui peuvent être réallouées alors moi je vais prendre un engagement très clair je serais extrêmement intraitable sur les dépenses inutiles pour quelle raison parce que je veux précisément avec ces économies pouvoir redonner des marges de manœuvre des marges de manœuvre pour quatre priorités qui sont essentielles aux yeux du président de la République et du Premier ministre bien entendu l'emploi bien entendu le pouvoir d'achat de tous les Français et puis évidemment la croissance et l'innovation parce que l'innovation c'est l'avenir donc je veux prendre un engagement soir devant tous les Français dans quelques jours je travaille déjà avec mes équipes à mettre sur pied une batterie d'indicateurs simple Carol Gessler des indicateur simple pour pouvoir démontrer que même si l'on réduit et on va réduire précisément l'ensemble de ses déficits on progresse par ailleurs donc ces indicateurs simples accessibles à tous je vais les présenter en français et puis tous les 6 mois je viendrai m'expliquer les leur expliquer les progrès que nous avons fait si jamais on a pas fait de progrès j'expliquerai ce qui se passe et puis on prendra les mesures pour le faire alors justement une question qui préoccupe évidemment les Français c'est la baisse de l'impôt c'était un engagement de Jacques chira qui l'a renouvelé lors de ses V lors de ses vœux là est-ce que c'est vraiment réaliste de pouvoir continuer diminuer les impôts ah mais la baisse des prélèvements fiscaux est un impondérable le président de la République l'a rappelé encore une fois cette année il est indispensable que nous prenions les dispositions et on les prendra je vais m'atteler à ce dossier à cette tâche et croyez-moi ceci est un sujet qui sera un sujet traité comme les autres h alors l'emploi 9 % c'était l'objectif endu de Jean-Pierre rfarin ça c'est réaliste vraiment d'ici fin 2005 je crois sincèrement que dans les indicateurs du reste que je proposerai à l'ensemble des Français il y aura effectivement l'emploi il est clair qu'il faut tomber clairement sous la barre des 10 % c'est une évidence ce chiffre n'est pas acceptable en particulier pour pour l'emploi des jeunes c'est un domaine sur lequel nous allons beaucoup travailler et je le redis il faut aussi pour pouvoir parler emploi parler croissance la croissance c'est aussi la confiance je voudrais dire que le ministère le ministère encore une fois de l'économie des Finances et de l'Industrie a aussi pour responsabilité de rétablir la confiance de redonner la confiance à l'ensemble des acteurs économiques la confiance c'est la croissance la croissance c'est l'emploi et l'emploi c'est aussi le pouvoir d'achat confiance mais aussi répondre à des questions concrètes un des Français c'est le pouvoir d'achat il y aura une grande manifestation le 10 mars prochain est-ce que vous avez l'impression aujourd'hui alors que les grandes entreprises font des bénéfices monumentaux distribués surtout aux actionnair qu'on distribue suffisamment bien cette richesse pas distribuer surtout d' actionnaires vous savez une entreprise ce sont des salariés ce sont des clients ce sont des actionnaires lorsqu'une entreprise fait des bénéfices c'est bien elle doit faire des bénéfices ces bénéfices il servent effectivement à rémunérer à rétribuer les actionnaires mais il servent aussi à rémunérer les salariés moi par exemple je France Télécom j'ai mis en place un système de participation qui était très efficace j'avais indiqué à nos collaborateurs que si nous si nous avions atteint les objectifs qu'onétaent fixés on doublerait la participation et bien cette année on a doublé la participation donc il y a des moyens la participation est un moyen très dynamique est un moyen tout à fait approprié j'entends du reste m'attacher à la développer au maximum et puis enfin j'ajoute que lorsqu'il y a des bénéfices c'est aussi pour réinvestir et là aussi avec l'ensemble de mes collègues avec l'ensemble de mes ministres délégués nous allons nous attacher à redéfinir une politique d'investissement y compris peut-être essentiellement aussi dans la recherche dans le développement dans l'innovation alors on a bien compris votre engagement d'aujourd'hui quelle échéance vous vous donnez alors l'échéance elle est très simple d'AB une batterie d'indicateur simple pour que les Français se l' se les approprient pour qu'ils comprennent aussi l'économie de façon simple pour que avec mes collaborateurs je puisse leur rendre des comptes leur rendre des comptes tous les 6 mois donc dans quelques semaines je vais aller très très vite ces indicateurs seront présentés et puis après ça tous les 6 mois je viendrai rendre des comptes et puis si vous si vous m'invitez je serai très heureux de venir le faire ici merci beaucoup Thierry Breton d'être venu pour cette première allocution voilà depuis votre nomination vendredi dernier merci beaucoup merci

[Plateau invité : Thierry Breton] — Jacques Chirac · Pourquijevote