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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 3 juin 2025 14 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileJusticeSolidarités & famille

Laurent Jacobelli : "LFI défend systématiquement ceux qui cassent !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 70 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21FerméeRéponse directe

    Vous demandez au gouvernement de tenir bon et d'aller au bout sur la proportionnelle ?

  • 0:49OuverteRéponse partielle

    Laurent Jacobelli, vous adorriez qu'il démissionne ?

  • 0:55RelanceRéponse partielle

    Il fait exactement ce qu'il veut. C'est formidable pour vous, puisque vous craignez d'avoir un ministre de l'Intérieur en poste qui parfois parle un petit peu comme le Rassemblement National ?

  • 3:17OuverteRéponse directe

    Le reproche que font les élus de la France insoumise à Bruno Retailleau, c'est l'utilisation du terme barbare quant à ce qui s'est passé dans la foulée de la victoire du Paris Saint-Germain.

  • 3:27OuverteRéponse partielle

    Sur le niveau de violence dans la rue, avec parfois des scènes de chaos à Paris, mais pas seulement, un bilan extrêmement lourd, plus de 500 interpellations, il y a eu deux morts. On ne peut plus en France célébrer ce qui normalement devrait être un moment heureux, joyeux, sans qu'il y ait ce type de violence. Le dysfonctionnement, il est où ?

  • 5:31FerméeRéponse directe

    Laurent Jacobelli, d'abord, évidemment, vous avez été très critique contre Bruno Retailleau, encore il y a quelques instants, contre la façon dont les choses ont été organisées. Est-ce que le mot de « barbare » utilisé par Bruno Retailleau vous a choqué ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Invité politiqueChiffre
    « Il voulait des occasions de démissionner, il en a eu beaucoup. Aujourd'hui, 3 400 milliards de dettes, l'immigration, l'insécurité, et puis il a des raisons personnelles. »
  • 1:12Invité politiqueFait
    « vu ces 32 policiers agressés, ces pompiers agressés »
  • 2:26Invité politiqueFait
    « On avait dit qu'il ne devait pas y avoir de pillages de commerce. Il y en a eu quand même. »
  • 2:29PrésentateurChiffre
    « Il y a eu 559 interpellations qui ont conduit à 320 gardes à vue. »
  • 5:45Invité politiqueFait
    « des gens arrivent, pillent, agressent, c'est, je crois, pratiquement la définition de « barbare ». »
  • 6:09Invité politiqueFait
    « Nous, on les appelle « barbares », « racailles », « voyous ». La France Insoumise les appelle « électeurs ». »
  • 7:56Invité politiqueFait
    « la police a clairement indiqué qu'ils avaient vu qu'un certain nombre de moyens de transport public, comme des RER, qui venaient de mon lieu et qui amenaient beaucoup de ces jeunes. »
  • 11:56Invité politiquePromesse
    « qu'il y ait des peines de justice exemplaires, c'est-à-dire qu'un jeune, même l'honneur... »
  • 12:30Invité politiquePromesse
    « qu'il y ait la fin de plus de minorités, qu'il y ait des peines courtes, tout de suite, dès le premier acte, dans des centres de rétention spécialisés pour les jeunes. »
  • 12:44Invité politiqueFait
    « La France ne peut pas devenir un coupe-gorge, une nation où on attaque tout le monde, où on vole des voitures, et où on agresse des policiers. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli36 %
  • Invité23 %
  • Présentateur21 %
  • Invité 216 %
  • Présentateur 24 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Laurent Jacobelli

Bruno Retailleau cherche une occasion pour s'échapper, il s'est associé à la Macronie pour se faire un nom. Avec ce nom, il a été élu président des LR, et maintenant qu'il a ce poste de président des LR, il veut rentrer en course pour la présidentielle. Et donc, il y a des amitiés gênantes, comme celle du gouvernement macroniste de M. Bérou. Donc voilà, c'est ni plus ni moins que l'issue de ce cours que recherche M. Retailleau. S'il voulait des occasions de démissionner, il en a eu beaucoup, il participait...

0:21
Présentateur

Mais donc vous, si je comprends bien, vous demandez au gouvernement de tenir bon et d'aller au bout sur la proportionnelle ?

0:26
Laurent Jacobelli

C'était une promesse de M. Bérou, ça faisait partie de nos lignes rouges aussi. Et puis, on ne va pas céder aux caprices de M. Retailleau. Il voulait des occasions de démissionner, il en a eu beaucoup. Aujourd'hui, 3 400 milliards de dettes, l'immigration, l'insécurité, et puis il a des raisons personnelles. Moi, je croyais que quand il a annoncé sa possibilité d'émission, c'est à cause du fiasco des émeutes dans Paris suite à la victoire du PSG. Mais pas du tout.

0:49
Présentateur

On en parlera dans un instant, mais au fond, Laurent Jacobelli, vous adoreriez qu'il démissionne ? Mais il fait exactement ce qu'il veut. C'est formidable pour vous, puisque vous craignez d'avoir un ministre de l'Intérieur en poste, qui parfois parle un petit peu comme le Rassemblement National, c'est quand même pas terrible pour vous ?

1:04
Laurent Jacobelli

Nous ne craignons pas Bruno Retailleau, vous avez raison. Il parle comme le Rassemblement National, mais vu comment Paris a été à feu et à sang, vu ces 32 policiers agressés, ces pompiers agressés, vu ces jeunes qui mettent le feu à des voitures, avec M. Bruno Retailleau qui n'est même pas dans le QG Sécurité, croyez-moi, nous n'avons pas peur de lui, et même ses paroles nous ferons en acte.

1:24
Présentateur

Voilà donc ce que l'on pouvait dire ce soir sur Bruno Retailleau, va-t-il ou non quitter le gouvernement ? On n'en est bien sûr pas là, mais c'est vrai qu'il monte un petit peu le son. Comme promis, parlons désormais de ce qui s'est passé dans la foulée de la victoire du Paris Saint-Germain, avec des violences, des débordements. Juste avant de vous entendre, résumé en images de ce qui s'est joué en France autour de la victoire du PSG, des images compilées par Fanny Regnaud et Tony Caméry. C'est fait, le Paris Saint-Germain remporte sa première Ligue des champions. L'émotion, la joie !

Il faut le dire aussi, des tensions qui sont montées d'un cran tout à l'heure, avec notamment l'utilisation du canon en haut. Des interpellations ce week-end pour jette projectiles, pour violences sur les forces de l'ordre, pour portes d'armes préprohibées ou encore pour pillages.

2:16
Invité

On constate les dégâts ici sur l'avenue des Champs-Élysées. Le magasin qui a été le plus touché, c'est ce magasin de sport. C'est moi qui suis responsable.

2:24
Laurent Jacobelli

On avait dit qu'il ne devait pas y avoir de pillages de commerce. Il y en a eu quand même. Donc évidemment, il y a une forme d'échec.

2:29
Présentateur

Il y a eu 559 interpellations qui ont conduit à 320 gardes à vue. La plupart de ces gardes à vue sont des personnes de moins de 20 ans.

2:38
Invité

Oui, ce sont des barbares. La barbarie, vous voyez, c'est quand tout devient prétexte à la violence. Racaille, barbare, je crois que tout le monde voit bien.

2:48
Laurent Jacobelli

Derrière, il y a des sous-jacents, des sous-jacents y compris avec des relents qui sont des relents racistes.

2:52
Invité

J'en veux énormément maintenant à ces barbares, à ces voyous, parce qu'ils nous voient le tour. C'est le système socialo-macroniste qui a diffigéré la France depuis au moins 15 ans. Rien ne peut justifier ce qui s'est passé les dernières heures dans la capitale et dans le pays. Rien.

3:06
Présentateur

Voilà, on viendra évidemment dans un instant sur le lexique qu'on en a entendu, puisque ce qui est notamment dans le débat, et c'est un reproche que font les élus de la France insoumise à Bruno Retailleau, c'est l'utilisation du terme barbare quant à ce qui s'est passé dans la foulée de la victoire du Paris Saint-Germain. Bonsoir Ludovic Friat, merci d'être avec nous, ancien juge des libertés, président de l'USM. Sur ce sujet, au fond, je vais poser une question assez générale sur le niveau de violence dans la rue, avec parfois des scènes de chaos à Paris, mais pas seulement, un bilan extrêmement lourd, plus de 500 interpellations, il y a eu deux morts.

On ne peut plus en France célébrer ce qui normalement devrait être un moment heureux, joyeux, sans qu'il y ait ce type de violence. Le dysfonctionnement, il est où ? Est-ce qu'il est dans l'organisation ? On entendait le préfet de police qui reconnaissait une forme d'échec. Est-ce qu'il est dans une forme d'absence de dissuasion, de mettre le bazar pour certains ? Qu'est-ce qui cloche ?

4:06
Invité

Je pense que... Excusez-moi, je n'ai plus de voix, mais ce n'est pas parce que j'ai trop crié samedi soir. Ça, c'est bon signe. C'est bon signe. Ce que je pense, c'est qu'on est dans une société où rien ne change. C'est du pain et des jeux, tant mieux pour ceux qui aiment le football, mais fêter une grande victoire, pour certains, effectivement, c'est la fêter sur la voie publique, c'est s'alcooliser, c'est être en groupe. Et on sait que l'alcool, l'exaltation, tout ça, ça crée des débordements. Après, vous me posez la question, à moi, en tant que magistrat, je vais vous dire que l'ordre public sur la voie publique, c'est l'autorité administrative qui en est maître.

C'est-à-dire préserver la sécurité, c'est le travail sur Paris de la préfecture de police. Donc là-dessus, je ne vais pas gloser, moi, sur la sociologie des jeunes, la sociologie du footeux, enfin, je veux dire, les hooligans, le foot, tout ça, ça fait des années qu'il y a de la littérature là-dessus, que c'est connu. Tout ce qu'on peut faire, effectivement, par rapport à ces mouvements-là, c'est de les canaliser, les canaliser le mieux possible en termes, on va dire, d'ordre public et de sécurité. Et puis après, ceux qui sont attrapés, ceux qui sont attrapés, de les juger et les juger rapidement.

Encore faut-il, pour les juger et les juger rapidement, avoir des dossiers qui permettent de les condamner. On ne condamne pas des gens sans preuve et sans dossier.

5:29
Présentateur

Laurent Jacobelli, d'abord, évidemment, vous avez été très critique contre Bruno Retailleau, encore il y a quelques instants, contre la façon dont les choses ont été organisées. Est-ce que le mot de « barbare » utilisé par Bruno Retailleau vous a choqué ?

5:42
Laurent Jacobelli

Non, pas du tout. Dans la mesure où des gens arrivent, pillent, agressent, c'est, je crois, pratiquement la définition de « barbare ». Il ne faut pas avoir peur des mots. Il faut dire les choses.

5:52
Présentateur

La France Insoumise dit qu'il y a des relents racistes à l'utilisation de ce terme.

5:55
Laurent Jacobelli

Non, non, non. Écoutez, je ne sais pas ce qui est dans la tête de Bruno Retailleau, mais je pense qu'on peut utiliser ce terme sans avoir de préjugés racistes. Non, ce qui est intéressant, c'est la façon dont la France Insoumise vient systématiquement défendre ceux qui cassent et accuser ceux qui protègent. Nous, on les appelle « barbares », « racailles », « voyous ». La France Insoumise les appelle « électeurs ». Vous voyez, c'est ça la différence. Parce qu'ils viennent d'un certain nombre de cités. Ce ne sont pas, et je me permets de corriger ce qu'a dit M. le procureur, la plupart ne sont pas des supporters, peut-être même pas des foutreux.

Ce sont des gens qui ont participé, qui ont profité d'une liesse populaire, d'une fête populaire, pour débarquer et casser, casser l'autorité, voler. Juste là, pardonnez-moi, Laurent Jacques,

6:34
Présentateur

vous venez de faire un lien entre les casseurs qui viennent des cités, qui votent pour Jean-Luc Mélenchon. Les choses sont aussi simples que ça ? Oui, bien sûr.

6:44
Laurent Jacobelli

Vous avez là une jeunesse, principalement, il faut dire les choses, issue de l'immigration, qui vit dans la banlieue parisienne, banlieue où la France Insoumise a l'essentiel de ses élus et qui fait 70%. Et pourquoi ? Tout simplement parce qu'il y a la logique de l'excuse derrière la France Insoumise, leur dit, mais pauvre malheureux, c'est la France qui a été méchante avec vous. Donc, finalement, votre vengeance contre elle est à peu près normale. Voilà ce que disent des gens comme M. Bompard. Je crois qu'il faut maintenant arrêter avec ces images. Ce n'est pas la première fois.

Rappelez-vous, le Stade de France et le dernier match de la Ligue qui avait lieu en France, on expliquait d'ailleurs que c'était les jeunes qui s'appelaient Mathéo et des Anglais qui étaient venus attaquer les touristes, je crois qu'il faut dire ce qu'on voit et il faut maintenant faire en sorte que nos forces de l'ordre soient prêtes. Il n'y avait pas assez de force de l'ordre de risque.

7:28
Présentateur

Qu'est-ce que vous voyez ? On voit effectivement...

7:30
Laurent Jacobelli

Je vois des émeutes contre la France.

7:31
Présentateur

Je vois des émeutes contre l'autorité. Non, non, je parle par rapport au profil que vous semblez discerner dans chacun de ceux qui sont compris à des victimes. Vous savez, vous avez exactement à chaque fois le lieu de provenance, l'origine et tout. Pardonnez-moi, mais là, moi, sur ces images, je crois que, et on va me le vérifier dans l'oreille, qu'il s'agit du pillage du magasin foot local. Oui, c'est ça. Vous savez, vous voyez qui sont ces gens ?

7:53
Laurent Jacobelli

Moi, je lis les rapports, comme vous, probablement, et je lis la presse. Et la police a clairement indiqué qu'ils avaient vu qu'un certain nombre de moyens de transport public, comme des RER, qui venaient de mon lieu et qui amenaient beaucoup de ces jeunes. Ce qu'il faut critiquer aujourd'hui, c'est que l'impréparation, elle est quand même générale. On aurait pu faire des contrôles en amont. On aurait pu mobiliser les nouvelles compagnies de CRS qui sont faites pour le maintien de l'ordre, avoir des tactiques données aux policiers pour plus de mobilité, plus de contrôle. Tout cela n'a pas été fait. Et c'était la chronique d'un chaos annoncé.

Et je vois qu'aujourd'hui, malheureusement, malgré tout ce que nous avons vécu, le ministre de l'Intérieur n'était pas prêt.

8:29
Invité

On peut se demander, il faut se demander pourquoi le foot, et principalement le foot d'ailleurs, qui est un sport très populaire. C'est vrai aussi au réveillon, vous le savez. Attendez, c'est les quartiers populaires. Vous avez raison, c'est les quartiers populaires. Les quartiers populaires qui déferlent. Vous avez raison, vous pouvez essentialiser, on peut essentialiser de toutes les façons, et on ne résoudra pas la question. Moi, je vais essentialiser autrement. Ce ne sont que des hommes. Ce ne sont que des hommes.

Est-ce que vous savez que lors de la finale de 2018, on a relevé que dans cette violence, dans cette violence de grégarité, par rapport à la même date, un an avant et un an après, il y a eu 150 agressions sexuelles de plus. Donc il y a une sorte de grégarité masculine qui se déchaîne au moment des matchs de foot comme ça. Et du réveillon. Où on parle d'honneur et de victoire. Je pense qu'il y a beaucoup de quartiers. Il y a beaucoup de quartiers qui souffrent de ce que vous dites.

9:27
Laurent Jacobelli

Et au réveillon, au réveillon, ce sont des gens qui débarquent, qui n'ont même pas vu le match. Non, non, si. Ils viennent casser, Thomas.

9:33
Présentateur

Pardonnez-moi, juste, et vous pourrez poursuivre. Pourquoi en France et pas dans les autres pays, alors qu'il y a des, en tout cas pas dans les mêmes proportions, je vois les deux qui réagissent, mais... Pourquoi en France et pas dans les mêmes proportions ? D'abord, je vais vous répondre tout de suite. Quand on a des victoires en Allemagne, on n'a pas ce genre de scène. Pourquoi est-ce qu'à Paris et dans d'autres villes, on voit si c'est une scène de chaos ?

9:50
Invité

Les chercheurs, les sociologues ont une réponse. Juste avant, on peut dire que, pendant des années, la violence venait de hooligans blancs, puisque vous faites de la politique, hooligans blancs d'extrême droite, d'extrême droite et du Rassemblement National. Non, pas du Rassemblement National, d'extrême droite. Je fais le même rapprochement que les... Non, non, non, mais moi, j'ai été précise. Et deuxièmement... Soyez pas provocateurs, c'est un sujet important. Non, non, non, mais les quartiers populaires en France sont ghettoisés.

C'est-à-dire que les sociologues le disent, les géographes et les urbanistes le disent, les quartiers populaires en France, c'est la spécificité des quartiers populaires, sont particulièrement ghettoisés. Et donc, quand il y a une sorte de libération, ou de... comme ça, qui se... Il y a une sorte de déferlement, ça peut être, effectivement, la nuit de la Saint-Cyde-Vest, ça peut être à l'occasion d'une victoire, où il y a une sorte de grégarité, où les jeunes arrivent, parce que c'est souvent des jeunes, et ils se croient tout permis, ils sont dans la violence, et il faut condamner et la violence, et les acteurs de la violence, je suis tout à fait d'accord.

Et heureusement, Thomas, que tous les habitants qui ne sont pas dans des quartiers ghettoisés ne procèdent pas sur des violences. Mais là, la très grande majorité de ces habitants, même des quartiers ghettoisés, n'ont pas du tout... Là, il s'agit de quelques dizaines, quelques centaines de personnes, sur des millions de personnes qui se sont manifestées dans la joie. Donc, après, on peut les filmer, et vous connaissez la mécanique, et puis en faire des tonnes. Mais c'est une spécificité de la France. On a deux sortes de quartiers à problème, nous.

On a les quartiers ghettoisés, et les quartiers ghettoisés, le 16e arrondissement, qui sont très riches et qui refusent les logements sociaux, 2,5% à Neuilly, etc. Ceux qui refusent la mixité, parce que dans les quartiers où il y a la mixité, ça ne se passe pas du tout comme ça, je sais, j'y reviens, ça ne se passe pas du tout comme ça. Donc, il y a cette sociologie-là, il y a cette testostérone. Si on veut essentialiser... Moi, je ne l'aurais pas fait si vous ne l'aviez pas fait, mais si on veut essentialiser... On veut essentialiser dans tous les sens.

11:40
Laurent Jacobelli

Est-ce qu'on peut être pragmatique ? Réponse de Laurent Jacques-Emilier, il n'y a pas une femme. Il n'y a pas une femme. Est-ce qu'on peut être pragmatique ? Mais est-ce qu'on peut être pragmatique ? Il y a de la violence, d'accord ? Le meilleur moyen de que ça s'arrête, c'est que ceux qui sont là soient empêchés par la police et qu'ils comprennent que la police réagit sévèrement et durement quand ils viennent piller ou mettre le feu. Et deuxièmement, qu'il y ait des peines de justice exemplaires, c'est-à-dire qu'un jeune, même l'honneur... Mais est-ce que je peux finir une phrase ? Vous nous allierez après. Oui, mais chaque fois qu'on se voit, j'entends ça.

C'est les jeunes, c'était avant des dévoleurs mobilaires, c'est plus les mêmes. Vous allez l'entendre encore une fois de plus, même si ça fait saigner vos oreilles. Moi, ce qui m'embête, voyez-vous, c'est que vous l'ayez entendu plusieurs fois et que la justice ne réagisse pas. Il faut aujourd'hui, la c'est le rôle du législateur, qu'il y ait la fin de plus de minorités, qu'il y ait des peines courtes, tout de suite, dès le premier acte, dans des centres de rétention spécialisés pour les jeunes. Que toutes les peines soient appliquées, donner une peine et laisser le jeune rentrer chez lui, ce n'est pas appliquer une peine. Il faut des peines planchées. Il faut maintenant réagir.

La France ne peut pas devenir un coupe-gorge, une nation où on attaque tout le monde, où on vole des voitures,

12:49
Invité

et où on agresse des policiers. Je rappelle que le code pénal et le code de posture pénal ne connaît pas les barbares. On connaît des délinquants, des délinquants qui commettent des infractions et qui vont être jugés. Aujourd'hui, certains passent en CI, en comparution immédiate, ils passeront demain, ils seront condamnés. Je n'ai aucune espèce de souci par rapport à ça. Actuellement, il y a 85 000 personnes en prison, voire plus. On dit que la justice est laxiste, c'est la petite rétournelle que j'entends sans cesse.

Je ne sais pas où on trouve le laxisme, avec des prisons qui sont pleines, pleines à ras-bord, et je ne sais pas où on mettrait des gens sur des courtes peines, des ultra courtes peines.

13:25
Laurent Jacobelli

Donc vous allez les relâcher ?

13:26
Invité

Je vais les relâcher, mais qui va les relâcher ?

13:29
Laurent Jacobelli

Déjà, répondez-moi simplement. Est-ce qu'ils feront une peine de prison ou est-ce qu'ils retourneront chez eux ? Alors, j'ai posé une question. J'ai posé une question.

13:37
Invité

Qu'est-ce que les politiques proposent comme outil, comme instrument, à la fois pour traiter en amont ces difficultés, qui sont les difficultés sociales réelles, et puis après, pour les traiter après ? Si c'est... L'amour ne l'intéresse pas. Les ultra courtes peines de prison, les ultra courtes peines de prison, vous allez les mettre où ? Les prisons, j'allais dire... On va en construire, on va créer des centres spécialisés pour les jeunes.

14:00
Laurent Jacobelli

Mais bien sûr, monsieur, on va le faire. Si c'était si simple, si c'était si simple, on l'aurait fait depuis bien longtemps. Et moins de laxisme. On l'aurait fait depuis bien longtemps. Je sais bien, alors... Laurent, j'ai un milieu de...