Questions d'actualité au gouvernement - 25/02/26 - @senat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Comment protéger les libertés académiques et la sécurité dans les universités face à la violence des mouvances ultra ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Bernard FialaireFait
« La condamnation par la quasi unanimité de la classe politique d'une telle violence pourrait être rassurante si l'ambiguïté de l'extrême gauche et de quelques-uns de ses associés n'était de nature à nous inquiéter. »
- 2:01Bernard FialaireFait
« Cette violence dans les manifestations prolonge celle à laquelle nous assistons, des universités aux écoles, dans les stades, dans les règlements de compte entre narcotrafiquants et même dans la rue entre automobilisme cycliste ou encore en intrafamilial. »
- 4:01Laurent NunisFait
« la violence des ultras d'où qu'elles viennent ? Ultra gauche, ultra droite, il n'y a pas de de voilà, il n'y a pas il n'y a pas d'exclusive. »
- 4:01Laurent NunisFait
« nous luttons contre toutes les mouvances ultra. Pourquoi ? parce qu'elles sont en dehors du cadre de la République et leur seul mode d'expression c'est la violence et l'expression violente. »
- 6:01Laurent NunisPromesse
« Avec le ministre de l'enseignement supérieur, Philippe Baptiste, nous avons adressé une instruction à la fois au recteur, à la fois au préfet pour bien encadrer les réunions qui peuvent se tenir dans les universités. »
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La parole est à notre collègue Bernard Fialer pour le groupe du rassemblement démocratique et social européen. Monsieur le ministre, nous avons tous été bouleversés par la violence qui a provoqué la mort de Quentin de Ran le 14 février dernier à Lyon. La condamnation par la quasi unanimité de la classe politique d'une telle violence pourrait être rassurante si l'ambiguité de l'extrême gauche et de quelques-uns de ses associés n'était de nature à nous inquiéter. mais tout aussi inquiétante fut la manifestation dommage qui lui a été rendue avec quelques salut nazi des propos racistes et antisémites samedi dernier.
Au-delà de l'exploitation politique par l'extrême droite, cette violence dans les manifestations prolonge celle à laquelle nous assistons, des universités aux écoles, dans les stades, dans les règlements de compte entre narcotrafiquants et même dans la rue entre automobilisme cycliste ou encore en intrafamilial. Elle ressemble ou s'inspire de films d'action ou de support de jeux vidéos. Au-delà des crimes de guerre en Ukraine comme au Proche Orient, de la brutalité des rapports qu'impose l'Amérique de Donald Trump, la Russie de Poutine ou la répression en Iran, les propos échangés à l'Assemblée nationale n'ont certainement pas de vertu apaisante.
Comment protéger les libertés académiques, la liberté d'expression dans les universités afin d'éduquer une jeunesse à un débat serein, respectueux des opinions et forger leur esprit citoyen ? Monsieur le ministre, comment la force publique peut-elle garantir le calme et la sécurité dans et autour des lieux de savoir et d'éducation ? Comment protéger l'autorité morale scientifique de l'université et de ceux qui en ont la responsabilité ?
Il en va de la défense des fondements de notre République pour lesquels le groupe RDSE reste vigilant. La parole est au ministre de l'intérieur, monsieur Laurent Nunis. Merci monsieur le président.
Mesdames et messieurs les sénateurs. Monsieur le sénateur, votre question est très très vaste. Elle part de la manifestation pour finir sur les universités mais il y a un trait d'union, il y a un point commun, c'est la violence des mouvances ultra.
Et je tiens à dire ici dans cet hémicycle devant le Sénat, devant l'ensemble des sénatrices et les sénateurs, la violence des ultras d'où qu'elles viennent ? Ultra gauche, ultra droite, il n'y a pas de de voilà, il n'y a pas il n'y a pas d'exclusive. On entend ici on entend ici ou là les uns ou les autres essayer de charger plutôt l'autre camp.
Non, pour nous, pour le ministre de l'intérieur que je suis, pour l'ensemble du gouvernement, nous luttons contre toutes les mouvances ultra. Pourquoi ? parce qu'elles sont en dehors du cadre de la République et leur seul mode d'expression c'est la violence et l'expression violente.
Alors évidemment évidemment c'est souvent le prolongement d'une radicalité dans l'expression qu'on peut parfois retrouver, vous avez raison de le souligner, sous les sous sur les band de l'Assemblée nationale ou ailleurs ou ailleurs quand vous avez des permanences parlementaires de la France insoumise 22 22 hier soir qui ont été dégradés au cours des nuits qui ont précédé quand vous avez des meetings de certains responsables du Rassemblement national qui donnent lieu systématiquement à des contreemanifestations et même chose pour ceux de la France insoumise il y a une forme de radicalisation qui ne peut qu'en engendrerit la violence. Alors, que faisons-nous face à tout cela ? Bien, c'est la protection, c'est la présence des forces de l'ordre.
Ce sont les instructions que j'adresse au préfet de la République de sécuriser l'ensemble de ces rassemblements et y compris y compris ces rassemblements quand ils ont lieu dans les universités. Et vous avez cité cet exemple, donc je rebondis évidemment là-dessus. Avec le ministre de l'enseignement supérieur, Philippe Baptiste, nous avons adressé une instruction à la fois au recteur, à la fois au préfet pour bien encadrer les réunions qui peuvent se tenir dans les universités.
Vous savez que ça relève des présidents d'université s'il y a une liberté d'organisation mais néanmoins, les préfets et les recteurs ont des prérogatives en matière de gestion des troubles de l'ordre public pour être présent pour mieux encadrer ces réunions chaque fois évidemment qu'elles contiennent quel qu'elles ont comme thématique principale des thé des des thèmes dont on peut penser qu'ils vont donner sur une qu'ils vont aboutir à une expression qui va finalement favoriser la violence ou qui va s'inscrire parfois même parfois même il faut avoir faut le reconnaître qui s'inscrivent parfois dans l'apologie du terrorisme et c'est notre devoir évidemment de les encadrer surtout d'y mettre terme. Monsieur Fialer, vous avez quelques secondes. Merci monsieur le ministre pour votre réponse.
La défense de la République, c'est un combat permanent et nous devons tous nous y atteler.
Laurent Nuñez